Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo

Lukas S. D. Einarsson
Incarnation de la pulsion de mort
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Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Ven 10 Nov - 17:15

don't you worry if i disappear

Souvenirs incertains qui se bousculent dans ton esprit, enclume à ton raisonnement qui se passerait bien de ces réminiscences inutiles. Seulement quelques jours ont passé depuis la rentrée mais tu ne peux plus t'en empêcher, il faut que tu lui parles. Que diraient les autres s'ils étaient au courant ? Tu ne peux pas te le permettre. Il faut que tu la trouves pour mettre les choses au clair, mais déjà ton esprit s'embrume de pensées délicieuses, souvenirs mielleux qui te paraissent infâmes à présent, torturant ton esprit, abjectes images. 

Tu sais pourquoi tu t'es éloigné. 
Elle est trop dangereuse penses-tu, mais le danger vient de vos deux âmes torturées. 

Long discours méthodiquement préparé. Ton esprit manipulait les mots depuis des heures, des jours. Tu savais quoi dire à cette autre qui n'en était plus vraiment une. Ton scénario était près et le jeu pouvait commencer.
Il ne te manquait plus qu'un endroit tranquille où vous pourriez parler en toute discrétion. Parce qu'il s'agissait de cela et uniquement de cela, la discrétion. Tu voulais obtenir son silence, tu voulais étouffer tes souvenirs. 

Enième souvenir qui s'impose à ton esprit qui les transforme pour éradiquer tout affect, ton coeur est de glace, ton âme est semblable à la mort, tu détruis, c'est tout ce que tu sais faire après tout. Et tu entends son souffle, mais ce n'est pas un souvenir, du moins pas encore. 

Elle s'approche de toi sous la lumière du matin baignant ce couloir trop fréquenté. 
Tu ressens comme une pointe à l'intérieur de ton ventre, te tordant d'une douleur nouvelle, tes yeux partent à la recherche d'un coin d'ombre, d'un endroit isolé et c'est là que tu aperçois cette porte vers laquelle tu décides d'entraîner Romeo. Tu ne lui laisse pas le choix, tu la pousses à l'intérieur avant de fermer la porte derrière toi. 

Un placard. Petit, confiné, secret. 

Il faut qu'on parle. 

Tes yeux se plongent dans les siens, cherchant une quelconque réaction. Tu en avais presque oublié son odeur qui t'enivrait, elle n'a plus le même effet aujourd'hui. 




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Romeo I. Pierce
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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Sam 11 Nov - 22:27


   
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La chaleur des rayons lumineux caresse l’enveloppe charnelle, douceur naturelle venant draper la chair d’un hâle étincelant et ensorcelant, réchauffant le cœur congelé et les lèvres pâles sous le rouge à lèvres écarlate, mèches encadrant les traits parfaitement dessinés dont les muscles relâchés et détendus relèvent presque d’un miracle – regard reposé et apaisé surprenant chacun des individus croisé dans le couloir traversé; prête à reprendre l’année avec la mission de tout anéantir, dominer; laisser masse de corps torturés à ses pieds; démarche irréprochable – inabordable.
Tentative de ne pas être contaminée par le virus qu’il représente est manquée, destin qu’on ne peut évincer alors qu’elle est prête à l’éviter et faire comme s’il n’avait jamais existé, passant à ses côtés comme si elle ne l’avait jamais regardé, jamais embrassé, jamais désiré; que sa vue ne faisait pas trembler les murailles et n’effondrait pas les remparts, qu’il n’était qu’un parmi la plupart. L’opportunité de l’éviter pour ne pas se retrouver de nouveau enchaînée à l’être contre lequel elle a sombré tout l’été est anéantie dans le noir total d’une armoire – oxygène devenant poison mortel lorsqu’il s’imbibe de l’odeur qu’elle a respiré contre sa peau, idée qui ne fait que l’irriter d’avantage, piégée dans la pire cage qu’on aurait pu lui créer.
Et elle aurait pu se laisser couler dans les abysses de ses iris si tout ne s’était pas achevé; transformé en un souvenir écarté pour ne plus venir déranger sa tranquillité – impassibilité parfaitement contrôlée sous le regard envenimé.« Pour me pousser de façon aussi brutale dans un placard miteux, je doute que ce ne soit que pour parler. » Ton éloigné mais avec l’habituelle touche de sensualité qu’elle réserve à ceux qui lui ont déjà cédé, âmes souillées et essence partagée ; c’est la provocation qui découle de désirs essoufflés à travers un sourire assuré, distance corrompue par l’espace confiné qu’elle n’hésite pas à combler.« Et bien qu’attends tu? Que je me mette à genoux? Parle. »
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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Dim 12 Nov - 17:08

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Discours assuré et pourtant erroné, tout te laisse à penser que cette ombre du passé vous survole de nouveau, embaumant vos corps d'une sensualité chimérique, dangereuse affliction résultant d'une liaison avortée. A raison. 

Bannissons toute sentimentalité veux-tu.

Brûlure emprunte d'ironie dans ton élocution. Sourire cynique sur ton doux visage. Condescendance maîtrisée qui ne fera que l'énerver d'avantage. A raison. 

Après l'avoir si lâchement jetée tu ne peux t'attendre à de la reconnaissance, pas même à de la différence, tu ne peux t'attendre à rien de la part de cette jeune femme que tu as tenté de briser, qui aurait pu me briser, penses-tu alors, l'orgueil gonflé par des hypothèses de ta création où le danger émanait d'elle tandis qu'en vérité il suintait de vos deux êtres à part égale. Trop périlleux pour ne pas être écarté, trop menaçant pour ne pas être annihilé. A la réalité tu préfères le déni. Moins coûteux pour ton ego, plus acceptable pour ta conscience. 

Tu as bonne mine, depuis la dernière fois. Tentative de re-narcissiser celle que tu as blessé. 

Espace confiné dans lequel il serait aisé de succomber aux désirs passés, aux chimères idylliques qui ne pourront jamais devenir réalité. Rêve bleu qui restera rêve au grand désespoir de coeurs qui ne peuvent plus ou ne veulent plus s'ouvrir, qui resteront probablement fermés à jamais, gardés précieusement par une conscience omnipotente. 

— Je voulais m'assurer qu'il n'y ait pas eu de méprise à l'aune de cet été. 

Ton acerbe, glacial, dans un but non pas de blesser mais d'être ferme, sans prendre de précautions, elle méritait au moins cette franchise de ta part. 
Après tout, s'il fallait crever cet abcès, autant le faire rapidement et nettement. 
Pas de place pour les facéties ou le ton mielleux aujourd'hui. 



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Romeo I. Pierce
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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Ven 15 Déc - 16:25


   
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Elle avait attrapé la flèche avant qu’elle ne lui écorche la peau pour l’empoisonner jusqu’aux tréfonds de son âme, arracher chacune de ses écailles et éteindre le sifflement de la langue de vipère; regard enflammé et objectivité difficilement préservée à cause de cet individu qui s’est fait adversaire. Une chute courte et brève, un seul et unique frisson avait fait vibrer l’organe vital qu’elle préserve si bien et dont le peuple doute de l’existence; mais aucune surprise quand il les a condamné tous les deux à une fin méprisable, indigne – exécrable; souvenirs anciennement immaculés dorénavant consumés par des craintes inavouées.
Et sa violence en est presque apaisante, calmant artificiel qui l’avait faite pliée à tous les désirs étouffés, y compris celui de tout arrêté avant que rien n’ait encore commencé. Mais aucun regret ne déchaîne l’esprit anesthésié, provocante tendresse qui anime les iris lorsque le compliment rappelle l’accoutumée familiarité qui a existé et qui l’empêche de jouer l’indifférence; arrière du crâne posé contre le fragment encore intact de l’armoire qui n’est plus que débris pour refouler le réflexe d’aller contre l’armature jadis nécessaire à provoquer un bien-être immémoré. « Merci. Cependant ce n’est plus le genre de compliment que tu peux te permettre. »
Traitre. Anciennes blessures avaient été embrassées pour en créer de nouvelles ; contrôle total sur une souffrance qu’elle serait seule à manipuler – en possession du repli salutaire qu’elle préfère à présent taire, suprême hommage qu’elle lui rend en lui accordant son temps malgré tout celui qu’il lui a fait perdre à infecter chacune de ses pensées le temps d’une saison châtiée, mais fin du solstice avait été proclamé.
Mais il n’est plus que reflet terne et pâle, maussade et insignifiant, un écho de plus à tous ceux qui résonnent dans ses pensées, une chaleur ancienne devenue froideur actuelle dont elle tient à se tenir éloignée, parce qu’elle ne sait que trop bien que les gens insatisfaits détruisent tout autour d’eux, et que ni lui ni elle ne veut finir en miette ; mosaïque aux éclats noirs et blancs qu’elle enterre sous une confession aux intonations qui ne laisse pas la place à une réconciliation.  
« Tu rappelles des chimères censées être enterrées à jamais, te dérobe face à un passé que tu as pris soin d’éreinter et c'est à moi que tu demandes s'il y a méprise? » Un carnage qu’elle aurait probablement elle-même prit soin d’accomplir s’il n’avait pas eu une légère longueur d’avance qu’elle n’a aucun mal à reconnaître ; mais larmes ne coulent pas sur ses joues et pouvoir continu à dominer ; elle sait qu’elle peut gagner – histoire privée peut être transformée en affaire nationale ; nouveau bandage qui lui permettra de lui coller une droite sans avoir à serrer le poing.
« Par respect pour ces souvenirs qui semblent tellement te nuire je vais te laisser vingt secondes pour fuir ou me donner une bonne raison de ne pas te détruire. »
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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Mer 20 Déc - 12:09

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Accusation dans sa manière d'être, de se tenir, de te parler.
Remerciements écourtés par une agressivité amer. Qu'avais-tu fait ? Si ce n'est briser le silence, annihiler l'espoir, vaincre les affects en les rejetant si fort que tu avais réussi à nouveau à rendre ton coeur froid, glacé, inerte, un calme mortuaire qui t'étais plus familier, et plus aisé à comprendre, pour toi comme pour elle, les sentiments n'ont pas de place dans vos vies et quand le lien charnel qui vous unissait avait commencé à faire éclore des fleurs si belles et si fragiles que des sentiments naissants, tu étais obligé d'y mettre un terme, dans la douleur, dans la souffrance, parce qu'il n'y a que comme ça que tu fonctionnes.

Destruction prématurée d'une relation qui aurait finit par détruire jusqu'à la chaire, jusqu'à l'os, jusqu'à l'esprit. Sentiments aliénant qui aurait fait de vous des êtres écoeurants, contentés par la simple présence de l'autre, vous privant de la vie, de votre vie, alors tu es redevenu être perfide, la douceur d'un été n'aurait su que trop t'atteindre et pour y remédier quoi de mieux que d'assener un coup fatal à l'autre, à cette autre que tu avais tenue en estime, cette autre à laquelle tu commençais dangereusement à t'attacher.

Elle confondait ton geste avec celui d'un désespéré, désireux de faire revivre un passé tandis que tu ne souhaites que confirmer que tout ce qui a été enterré le restera à jamais.
Aurais-t'elle préféré longer les murs, ignorant ton existence, refoulant ses souvenirs ?
Tu l'ignores, et tu ignores si tu en serais capable.
Tu n'as jamais été confronté à cette situation, habituellement les femmes ne sont pour toi qu'objets de désirs et de plaisirs éphémères, aucune n'avait comme Romeo fait partie de ta vie pendant des semaines, des mois, aucune ne venait hanter ton esprit à la recherche de plaisirs que tu t'efforces avec peine d'oublier.

— Tu te trompes Romeo. Tu confonds désir et indifférence. Je souhaite seulement mettre les choses au clair, ce n'est pas comme si nous avions eu l'occasion de parler après ce que je...  pause. Orgueil ravalé. Peur de la blesser en invoquant le passé, chose qu'elle ne souhaitait plus faire désormais.

— Si tu souhaites oublier ce qu'il s'est passé alors je respecterais ton choix. Tu la regardes, comme si tu la voyais pour la première fois, lors de ces nuits blanches où se mêlaient discussions profondes et tendresse sauvage, charnelle, pulsions sexuelles J'essaye de t'oublier, ce n'est pas si facile. Orgueil ravalé, sentiments à moitié avoués. Mais c'est mon problème désormais.

Ton esprit se calme, les pulsions éveillées par sa présence finissent par se faner, il te faudra du temps pour t'ajuster mais bientôt Romeo n'aura plus aucun pouvoir sur toi, bientôt elle ne sera plus que l'une parmi tant d'autres, bientôt elle deviendrait transparente à tes yeux qui auront trouvé un nouvel objet à contempler.

— Romeo, je ne m'excuserais pas de t'avoir blessée, tu sais aussi bien que moi que c'était la seule façon d'en finir. Mais ce choix tu l'avais fait, tu aurais pu choisir d'en discuter avec elle, mais ça aurait été comme avouer des sentiments que tu tentais de refouler, tu aurais pu choisir de partir sans donner de nouvelles, mais tu avais peur qu'elle te poursuives, alors tu as choisi de la blesser, dans son orgueil, en choisissant de la jeter pour une autre, ainsi tout dialogue et tout espoir serait à jamais brutalement abattus.



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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Sam 30 Déc - 18:55


   
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Vide vertigineux, crevasse surpeuplée de maux douloureux,  fossé creusé par la bêtise des hommes et l’amertume du temps, froid glaçant les poumons et brisant les vertèbres, puits nébuleux dont personne n’a jamais touché le fond – ses yeux reflètent à eux seul la chute qu’il réalise dans son estime, cascade ahurissante et redoutable ; fatale. Mots imprudents retentissant entre les remparts, répercussion aussi accessoire et futile que s’il avait été question d’un dialogue de sourd, consonnes attirant aussi peu l’intention qu’un corps jeté après avoir été intégralement lynché.  Il se mutile avec autant de facilité que ce qu’elle aurait fait, attention lui étant retiré avec une facilité contraire à celle qu’il lui faut pour l’attirer – réduit à la banalité. « Bon dieu si seulement tu parlais aussi peu qu’au lit ce serait parfait. Pourquoi ressentez-vous tout le temps de besoin de combler le silence lorsqu’il n’y a plus rien à dire? » Elle n’a plus rien à ajouter. Comment faire comprendre que l’option de l’oubli ne lui a jamais été accordé, souvenirs vivant dans l’intimité d’un esprit qui puise sa force dans leur vitalité, âme reviendrait poussière si chaque détail impérissable ne laissait pas une marque coriace, tenace – ineffaçable. Parce qu’oublier n’est que ce qu’elle désire, tout ce qu’elle a toujours convoité, enterrer les images bouleversantes qui la hantent et ne voir que ce que la réalité a à lui offrir. Mais ce pouvoir lui a été retiré, alors elle n’oublie pas, car chaque cicatrice qui recouvre les débris de son corps est là pour lui rappeler qu’elle a déjà été blessée une fois, et que ça ne se reproduira pas.  
Dernier chant des sirènes se propage tout à coup, son miraculeux et stupéfiant, attrayant et envoutant, faisant vibrer la poitrine et les iris qui se teintent d’ironie. Un sourire nocif pousse sur les lèvres lorsque son rire s’égare pour ne laisser qu’un regard inexpressif. « Lukas, je suis Romeo Pierce. Si tu crois qu’un homme est en capacité de me blesser, c’est que tu n’as rien compris.  T’excuser n’y changera strictement rien et je ne t’en demanderai pas tant – du moins pas pour l’instant.»
Dernière rencontre avait été abrégé par la vision d’une déception qui l’avait laissé moins inerte que le manque de respect qu’il avait fait en sorte de provoquer dans le but de le seul but de l’affecter, mais elle ne voit que lâcheté et bassesse – la plèbe. Infection qu’elle arbore à présent avec autant de désintérêt que de sérénité, moins contaminé que lui et décider à en profiter ; elle sait qu’elle peut se permettre de jouer sans s’érafler.  Alors elle ose, ose se rapprocher, ose poursuivre les hostilités à travers une caresse volée, doigts frôlant la naissance de sa mâchoire avec prudence, imposants la présence ensorcelante et insolente  dans une ultime provocation interdite qu’elle brise en un sourire.
« Je ne t’en veux pas. Néanmoins tu te doutes bien que je ne vais pas continuer à te considérer alors que tu n’as plus aucun intérêt. De ce fait je te prie de bien vouloir abréger sinon je risque de compliquer ta résolution de m’oublier. Et visiblement ce sera un jeu d’enfants.»
Parce que mon absence est la pire des présences.
Alors bonne chance.
All in.

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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Mar 2 Jan - 21:01

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Ses mots résonnent et te heurtent comme des couteaux qu'on viendrait planter sur tout ton corps, Romeo s'amuse à te torturer, elle est la cause de ces vives douleurs qui compriment ta poitrine, te font manquer de souffle, retourne ton estomac sans jamais calmer l'ardent brasier qui brule dans tes reins.
Tu l'admets à moitié, cette attirance pour elle qui demeure, que tu chasses sans succès. Et alors que tu voudrais faire preuve de bienséance, calmer ses peines si tu lui en a causé, lâcheté d'un homme qui ne voulait pas s'attacher et qui a préféré l'attaquer, tu te rends compte que ta véritable chute ne se joue qu'en cet instant.

Combler le silence.
Combler son absence.
Elle est celle que tu pensais avoir brisé mais elle n'en est rien, jeune femme forte qui semble avoir été utilisée autant qu'elle t'a utilisé, peut-être t'étais tu fait des idées, peut-être auriez vous pu continuer.
Ton esprit s'embrume, se trouble et les souvenirs rejaillissent et sont aussi vifs qu'au premier jour, une vague de chaleur se saisit de ton corps tandis que tu te mords la lèvre, réfrénant une pulsion des plus charnelles, tu aimes qu'elle te malmène, tu aimes qu'elle se moque, tu aimes la voir libre, destructrice et en cet instant tu aimerais toi aussi la malmener, la détruire.

Son rire, ses moqueries, tu ne le pensais pas possible mais Romeo redevient objet de convoitise, toi qui pensais t'en être lassé, elle redevient objet et les sentiments naissant s'éteignent en un instant, ego meurtri qui se libère de toute attache, yeux vagabonds qui voudraient s'accompagner de caresses pour redécouvrir le corps d'une femme qui ne sera jamais tienne, du moins jamais entièrement, relation platonique rythmée par la chaire ne recherchant que jouissance.

Si aucun homme ne semble capable de la blesser tu t'y essaierais bien en cet instant, créature qui saurais te procurer du plaisir dans la douleur, luxure qui se veut grandissante à mesure qu'elle se rapproche, ton souffle s'accélère, elle n'est plus Romeo Pierce, tu n'es plus Lukas Dawson, vous êtes simplement deux êtres à l'instinct animal, bestial.

Elle glisse ses doigts le long de ta mâchoire mais cette invitation charnelle est éphémère, elle se brise en un sourire et sa verbe te traverses le corps et l'esprit, tu voudrais retrouver de l'intérêt, Lukas tu ne sais plus ce que tu veux. Cruel dilemme qui se joue dans ton esprit, ignorant les possibles barrières que tu avais érigé, dirigé uniquement par l'envie de lui faire du mal et de te faire du bien, souvenirs trop vifs pour être ignorés, intentions floues qui ne te permettent pas de l'oublier.
La condescendance laisse place aux actes et tu attrapes sa main qui te caresse, tu voudrais qu'elle te brise, qu'elle te frappe, qu'elle te montre de l'intérêt, tu ne peux pas rester ainsi ignoré.
Alors tu serres son poignet, de ton autre main tu t'agrippes à sa nuque, comme elle t'avait manqué, comme si c'était un souvenir qui se rejouait, tu l'embrasses fougueusement, rageusement, ne sachant pas si elle te rendrait ton baiser.

Ainsi tu serais fixé quant à ses intentions, si elle te rejetait tu pourrais l'oublier, elle ne te serais plus d'aucun intérêt.



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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Dim 28 Jan - 20:24


   
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Noyée dans l’étreinte du malin, vapeur rouge de la tentation s’infiltrant dans chaque pore pour souiller la décision de ne plus jamais se retrouver à ses côtés au petit matin, lorsque les premiers rayons de l’aube venaient embrasser les muscles apparents de son échine et  durant ces rares moments de réflexion où le sommeil s’efface face au besoin de la contemplation et accentue l’adoration des traits dont la narcose procurait une beauté si majestueuse qu’il lui était arrivée de se résoudre à avouer la supériorité. Regard était devenu noir – oracle visionnaire et vue arrachée pour anticiper la sérénité dont elle ne va pas tarder à être privée, conséquences de syllabes  prononcées pour l’achever. Il use de son dernier souffle pour ravager le royaume, fléau dévastateur qui n’apporte que désolation, crame les fibres et tourmente les sens, traînée de fumée noire et âcre qui prive de tout l’oxygène et polarise toutes ses cellules qui bouillonnent, corps s'embrasant et répondant automatiquement, manipulation de l’illusion.
Elle l’oblige à la libérer, recul instantané, yeux brillant avec la brutalité de deux émeraudes taillés à la perfection, aucun défaut apparent ne venant gâcher leur somptuosité, regard divin planté dans le sien, cartes révélées pour lui montrer son jeu car la victoire n'a plus aucune importance, seul compte l'idée de détruire, faire faiblir et à jamais bannir. Puis c’est à sa manière : délicatesse inégalée – inégalable et douceur ironique qu'elle lui offre un frôlement, mythe originel et amants voués à la fatalité, elle est le serpent qui mord à pleine dents pour laisser couler le liquide juteux, l'imbibant de poison car elle est le reptile incompris, la malédiction qui fait plier les légions. Elle choisit de ne laisser que chaos parce qu’elle est mortelle, personnification des désirs charnels et de la luxure dévorante, inapaisable et incontestable.
Il n’est question que d’une inspiration pour que les lèvres s'entrouvrent pour frôler à peine les siennes le temps d'un mirage, lui offrant la seule réponse qu'il attend vraiment, la seule qui importe réellement, frontières entravées et dynasties supprimées juste pour un seul désir, un seul acte prohibé qu’elle s’accorde pour respirer. Il est sien – unique démonstration dont elle a besoin pour que chaque mouvement vise à rendre la rédemption encore plus délicate, transforme sa guérison en supplice et sa convalescence en redescente interminable vers les abysses qu’elle lui réserve dans son enfer personnel.
Mais aucun autre contact ne lui est dédié, détachement complet mis à part celui des lèvres scellées, démolissant chacune de ses convictions et remettant en question chacune de ses décisions, elle lui lègue ce dernier délire – malédiction personnelle et sentence patibulaire.
Elle ne lui accorde qu’une seule impulsion, tragique apologie de son audace avant de lui être arrachée aussi brutalement qu’il a voulu la faire abdiquer – disgracié, laissant le goût du doute sur sa peau où elle aurait voulu déposer mille et un baiser en lui confiant la part d’elle détournée, indésirée et dépravée, telle est sa réalité. Et la nouvelle distance imposée est  moins douloureuse que le regard qu’elle lui accorde, ses lèvres encore imprégnées du goût des siennes: le goût d’un inconnu. Elle ne ressent plus rien, rien à pars cette facilité incorruptible à le détraquer; désirs envolés. Et si elle lui dit qu'elle ne veut plus de lui, c'est qu'elle le pense, si elle le manipule aussi facilement qu'un politicien sur le trône, c'est qu'elle le veut, parce qu'elle est Eros et Thanatos dans la même chandelle qui crame aussi rapidement que l'espoir.
Puis elle secoue la tête, encore suspendue à ses lèvres, regard encore étourdi par la brutalité qui l’avait autrefois faite vibrée. Mais ses iris ne peuvent plus supporter le poids des siennes et c’est dans un coup létal qu’elle détourne le regard car il ne mérite plus rien venant d’elle. Rien, à pars un non silencieux suffisant à combler le vide qui s’est creusé, parce qu’il a donné l’impression d’être en vie à un corps meurtri. Elle célébrera sa défaite; ce bouquet final dont elle est la fleur du mal.
C’est terminé.
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Re: Don't you worry if i disappear ✝✝✝ Romeo Dim 4 Mar - 15:48

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Un sourire naissant qu'on ne peut contrôler lorsque de tes lèvres Romeo tente de se libérer.
Tu n'es plus, et je peux oublier ce que tu as été.

Ecran de fumée qui aura permit d'éclaircir tes pensées, désirs qui finiraient par s'étouffer, ce dernier baiser volé aurait le goût de la victoire et non celui de l'amertume, réflexe protecteur dont elle n'avait pu s'échapper qui te rappelle combien l'amour peut aussi être synonyme de fragilité. Faiblesse déjà connue de l'âme, torture pour l'esprit glacial, Romeo réagissait et c'est tout ce qu'il te fallait pour savoir qu'elle se détruirait en t'approchant à nouveau, que tout contact aurait pour dessein l'anéantissement de l'autre, et comme une réplique mortelle au coup que tu venais de lui asséner elle répondait avec la même férocité.

Vos lèvres se frôlent à présent, avec une fébrilité déconcertante, une cassure à peine visible que seuls vos deux consciences arrachées peuvent reconnaître, la pulsion demeurera entre vos enveloppes charnelles et puisque vos deux psyché s'entrechoquent sans s'ébranler il ne restera que les corps pour se blesser. Ce dernier échange ne te laisse pourtant pas l'amertume accoutumée, il vient clore un chapitre trop longtemps ouvert, bourgeons de fleurs fanés avant d'avoir pu éclore, les fleurs d'un mal dont tu ne saurais que trop te protéger. Et elle est là, devant toi, l'ivresse d'une vie de plaisirs qui n'aurait fait qu'étouffer ton être, l'angoisse d'être prisonnier d'une autre par la simple pensée, un tel pouvoir ne saurait être donné et tu lui avait arraché des mains tout espoir en lui arrachant une partie du coeur comme tu t'étais arraché une partie du tien.

Les tourments de ton âme s'apaisent enfin, tornades et ouragans qui ne déposèrent que carnage et chaos laissent place au calme olympien, tu as ta réponse, tout est fini, il n'est plus rien entre vous si ce n'est l'envie d'annihiler, le jeu est terminé.

Elle n'était que profanation, ton âme démoniaque retournait aux enfers, ange déchu qui avait choisi de s'arracher les ailes.

Tes pensées se tournent vers l'extérieur et tandis que son regard se pose dans le tien tu n'y retrouve plus la tendresse qui avait bien failli te faire imploser, tu n'y retrouve que le regard accusateur dont tu es devenu l'héritier. Vision horrifique qu'elle ne semble pas supporter, détournant le regard dans un dernier mouvement, échec et mat aurais-tu pu alors proclamer, mais il n'en est rien, il n'y aura pas de vainqueur aujourd'hui, seulement des perdants.

Vos chemins finissent par s'écarter, plus rien ne vous lie désormais, et brisant ce silence tu te tourne, te détourne, ouvre la porte avant de t'en aller, sans un regard, vous libérant ainsi de ce passé commun, qui, à coup sûr, reviendrait vous hanter.



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