L'obscurité qui nous étiole •• Ariance

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L'obscurité qui nous étiole •• Ariance Sam 11 Nov - 19:11

Les cauchemars érigés de ton passé dévastèrent tes pensées, les étiolant du macabre de leur fragrance répudiée et tes courbes se relevèrent toujours débordantes de brusqueries. La doucereuse saveur d'un sommeil embaumé de quiétude se faisait évanescente chaque nuit qui s'écoulait. Elle finirait bientôt par s'éclipser et tu ne pourrais que blâmer toute l'horreur déversée du creux des paumes dénuées de passion de ton père pour oser hanter aussi sournoisement tes soirs de repos. Tes courbes glissèrent hors de la chaleur de tes draps et ta cape de sorcière les épousa pour dissimuler le pyjama recouvrant ta chair. Tes paumes s'emparèrent de ta baguette, d'un paquet de bâtonnets nicotiniques et d'un briquet. Ton existence déambula à travers l'obscurité des couloirs fébrilement flagellée de la lueur de ton artefact magique. La prestance de ton poste de préfète ne te défendit pas de t'attarder au creux des entrailles du château à cette heure aussi effrontée.

Tes pas te portèrent jusqu'aux escaliers magiques dont le caprice ne saurait éveiller ta fureur. L'étrangeté d'une distraction de leurs mouvements ornementés d'imprévisible. Ta chair s'affaissa et tes coudes se reposèrent sur le puissant rustique de leur rambarde. Tu offris délicatement ta baguette à la fraîcheur du sol trop morne et tes phalanges enlacèrent ce paquet empli de toxicité pour le dérober d'une cigarette. Coincée entre la pulpe de tes doigts, tu l'embrasas vivement et le pulpeux velouté de tes lippes l'accueillit presque suavement. Une profonde inspiration engorgea tes poumons d'un peu de cette nuée fumante que tu chassas d'un silencieux soupir.

Tes iris vagabondèrent sur quelques tableaux flamboyants de vie à présent ternis de leur ensommeillement. Qu'ils étaient chanceux de pouvoir savourer la profondeur d'un sommeil aussi paisible. Une délectation dont l'accès t'était peut-être déjà indéfiniment entravé.
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Re: L'obscurité qui nous étiole •• Ariance Mer 22 Nov - 17:24

sombre nuit d'hiver
L'OBSCURITE QUI NOUS ETIOLE
arizona disney
Préfet, trophée, prophète, il jonglait d'état d'âme, suivant les caprices des battements de son cœur, il n'avait plus la force de penser. Ses pas étaient simple caresses sur le sol, baiser empoisonné sur la peau d'un chat endormit. Plus rien n'avait de sens, quand les ténèbres prenaient place dans le château, quand le calme avait enfin renversé le pouvoir. Paisible, il pourrait presque y trouver un peu de réconfort. Sa baguette tendue devant lui, une boule de lumière accrochée à celle-ci, Croyance arpentait les couloirs de Poudlard avant de s'endormir, faisant sa ronde nocturne. Le loup qui rôde, ses iris scrutaient chaque petits détails dans la sombre nuit intérieure.

Puis une lueur. Une lueur attira son attention. Elle était frêle, et se fit engloutir par les ombres, disparaît à l'angle d'un couloir qui menait aux escaliers magiques. Croyance resta un instant là, immobile, à se demander ce qu'une âme errante pouvait bien trouver comme satisfaction dans ces murs bien trop gorgés de souvenirs douloureux. Cependant, il se mit en route, suivant l'être abandonné qui cherchait une perte certaine. Et il trouva.
Une jeune femme était assise, tandis qu'un chemin de fumée s'élevait de sa personne, formant des spirales étranges au dessus de sa tête. Le Poufsouffle était dans son dos, bien plus loin, mais réussit cependant à reconnaître le titre de cette silhouette. Arizona Disney.

Ses premières pensées furent tout à fait simples à déchiffrer, que faisait-elle là. Alors d'un pas tout aussi silencieux, le loup-garou s'approcha. Penchée au dessus d'elle, il avait bien sûr éteint sa baguette magique, et se pencha au dessus de son épaule tandis que ses doigts vinrent éteindre sa cigarette, écrasant le bout de celle-ci de son indexe et son pouce. Brûlure éphémère qui partira par la suite, il ne broncha pas, puis murmura doucement

« Dans l'obscurité, je ne peux deviner que c'est vous Arizona, et donc sévir. Restons ainsi. » A ses mots, il s'assit à ses côtés, et observa le paysage plongé dans les noirceur d'une nuit sans fin.

« Cela fait plusieurs nuits que je vous vois ainsi.. vous ne parvenez pas à dormir ? » Bien trop curieux, il s'en voulait presque d'avoir été aussi familier et imprudent. Les songes appartiennent aux rêveur, et Croyance venait de s'introduire dans les problèmes de cette jeune femme sans même avoir demandé permission.
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Re: L'obscurité qui nous étiole •• Ariance Dim 8 Avr - 20:50

La solitude agrémentait l'obscurité embrassant tes arabesques et les lactescents et fumeux brouillards exsudés d'entre tes lippes enrobant le bâtonnet nicotinique, batifolaient lascivement et silencieusement au-dessus de ta tête. Tes bras échoués sur la rustique rambarde des escaliers, l'incandescent crépitant qui embrasait la finalité de ta cigarette fut fugacement essoufflé du fracas de deux phalanges s'y accolant. Une brûlure balbutia fébrilement à travers les airs et ta paume lova ta baguette en son creux pour illuminer vos silhouettes d'un Lumos. Ta tête s'affaissa dans la direction du nouveau venu, les traits de ton faciès mortifiés de monotonie malgré la pulpe de ses doigts désormais estropiée.

Je peux tout autant sévir que toi tu sais ? Je suis aussi préfète après tout. Ce n'était pas très malin d'éteindre ma cigarette avec tes doigts.

Tes esquisses s'avachirent aux côtés de l'être incessamment flagellé par les pleines Lunes et ton poignet fit valser ta baguette tandis que tes lippes tressaillirent à la prononciation d'un sortilège de guérison. Son acrimonie lénifiée, l'objet magique se para à nouveau d'une lumière étincelante.  

Tu peux me tutoyer sans soucis. Oui, mes nuits se résument toujours à de violents cauchemars alors je dors très peu ce qui n'est pas sans conséquence. Toi non plus je présume que tu ne trouves pas le sommeil puisque tu es là. Quelque chose te tourmente ?

Les maux du jeune homme étaient peut-être davantage ardents que ton passé te tourmentant une fois la nuit conquérant le firmament. Les gênes de loup-garou entravant peut-être sa béatitude te paraissaient être un supplice à effriter de potions tue-loup. Une mutilante bestialité qu'il fallait impérativement vaincre grâce aux bienfaits magiques pour continuer à jouir d'une existence parée de tranquillité. La créature lupine au crocs déchaînés et au hurlement perçant ne pourrait pourtant jamais se vêtir du rôle de monstruosité à ton esprit. Seul ce paternel dénué de passion à ton égard était un immondice qui aurait pu s'assombrir d'une insupportable laideur suintante d'horreur si son coup ayant détonné envers ta mère était parvenu à lui dérober son souffle de vie.

Une de tes paumes s'enfonça au creux de la poche de ta robe de sorcière pour exhiber un paquet de dragées mentholées destinées à opprimer ton excessive délectation de nicotine. L'emballage ouvert du bout de ton index, tu en extirpas une qui fut rapidement enrobée de ta langue puis la boîte fut tendue vers l'autre préfet.

Tu veux des chewing-gums ?
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Re: L'obscurité qui nous étiole •• Ariance Mer 11 Avr - 16:54

You call me a sinner I call myself a saint Heaven in hallelujah Today we close to pray Feel it all happen Girl, all about flame Tonight we livin' like it was our last day Don't mind the gravity
Il ne s'attendait pas à ce qu'elle prenne ainsi sa main pour soigner cette blessure superficielle. De nature hybride odieuse et détestable, l'unique avantage – s'il pouvait vraiment employer ce mot, était la rapidité affolante de récupération physique de sa chair. Ceci dit un sourire vint épouser ses lèvres.

« Merci. »

Faible murmure tandis que le sorcier rangeait sa baguette dans sa poche et refusait poliment les sucreries. A vrai dire, il songeait aux dires précédents de la préfète, le regard plongé dans un abstrait tentateur auquel il ne risquait pas de sortir de si tôt.

« Ah, non, moi ça va, j'ai juste l'habitude de me coucher très tard alors je fais souvent un tour du château avant d'aller me coucher.. j'ai l'étrange habitude de souvent y trouver des âmes en peines. »

Croyance tourna la tête vers la demoiselle, un sourcil arqué, léger amusement dans le fond de sa gorge. Il pourrait très bien sûr parler des fantômes, mais cela était clairement adressé à la Serdaigle. De nouveau occupé par ses pensées, l'albinos vint loger ses doigts dans ses cheveux dénués de mélanine. Faible soupire, son regard se fait vague.

« Tu devrais songer à en parler à quelqu'un. La psychologue ? » Il n'ose proposer l'infirmier, car il connaît sa réputation plus que trouble et supporte difficilement les répliques tranchantes sur Yaroslav. « Ou pas au final, tu peux le garder pour toi, mais je doute que ta santé apprécie cette option. »

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Re: L'obscurité qui nous étiole •• Ariance Mer 11 Avr - 21:45

Ta générosité balayée de son doucereux refus, un des délices dragéifié fut délaissé au creux de ta bouche puis enrobé de ta langue qui l'étiola de véhémentes succions puis ta frange d'émail le mua en une gomme aux prouesses acrobatiques, la saveur mentholée asservissant ton palais et sa fragrance sans doute expiée par ta mâchoire mouvante. Une esquisse éclatante de béatitude se promena le long de tes lippes et s'affaiblit fugacement.

De rien. Tu n'es pas fatigué le lendemain lorsque tu te couches aussi souvent tard ? J'espère que la mienne disparaîtra un jour. Je dois être patiente car ce qui me tourmente a une fin et quand elle arrivera ce sera un poids pour moi qui s'envolera. Ce serait bien en attendant que je trouve quelque chose pour dissiper mes cauchemars.

Ton existence s'entremêlait peut-être désormais à celles fantômasques, errant incessamment à travers les couloirs opprimés d'obscurité, ton apparence presque similaire à ces êtres immatériels. Fébrile copie aux cascades lactées et à l'épiderme désormais auréolé de lividité affectée, estropiée de souffreteux abysses cicatrisés, leptosomes sur ton étendue dorsale. La gomme parfumée s'engorgea de ton souffle et se galvanisa de sa fleurissante opulence, une bulle s'extirpant d'entre tes lippes, les culminant progressivement puis s'essoufflant d'un fugace affaissement alors recueilli de ta cavité buccale.  

Je ne suis pas du tout quelqu'un qui expose ses problèmes aux autres. Je préfère plus écouter que me confier. Puis, la psychologue ne m'inspire pas trop confiance et n'en parlons pas de ce médicomage qui me blase énormément avec ses airs froids et indifférents. Si un jour je trouve quelqu'un qui m'incite sans s'en rendre compte à lui dévoiler ce qui me tracasse, je m'inclinerai devant lui.

Croissant étincelant de plénitude qui longea tes lippes tandis qu'une énième bulle jaillit d'entre elles et que le paquet de rafraîchissantes douceurs fut une seconde fois exhibé à ses iris.

Tu es sûr de ne pas en vouloir. C'est amusant de faire des bulles.
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