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 bullet in a loaded gun — selene

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Selene D. Flaherty
venimous girls
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venimous girls

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MessageSujet: bullet in a loaded gun — selene   Dim 23 Avr - 7:28




SDF

⌜ la nuit pour le troisième est la liberté des sanglots la fin de toute contenance et le visage à son aise au malheur abandonné ce grand désordre de soi-même et personne à qui de rien rendre compte je peux me coucher sur la terre et la mordre et crier pardon ⌟

Le choixpeau a quelques questions pour commencer...

selene daisy flaherty, la plupart du temps non-apostrophée ou alors d'un pauvre et vulgaire hé toi !, est une sorcière sang-mêlée âgée de dix-sept ans et venant de birmingham. c'est une septième année qui possède le don instable et capricieux de la legilimancie. le secret est actuellement gardé pour l'instant pour des raisons confidentielles et personnelles. pour les aspics, elle a choisi de prendre les arts magiques, la transmutation et l'occultisme. elle a, en revanche, décidé de supprimer la divination et l'étude des moldus. plus tard, elle s'imagine langue de plomb, sûrement dans le département de la mort. en ce qui concerne les moldus et cracmols peuplant les murs de poudlard, elle n'en pense rien. des existences parmi tant d'autres ; elle ne se forge pas encore d'opinion sur le sujet. en revanche, la lueur candide brillant au fond de leurs pupilles est mignonne.



Il est temps que tu apprennes la différence entre la vie et les rêves.





Ta baguette magique — tilleul argenté, plume de phénix, 28,3cm. fine et relativement souple.
La forme de ton épouvantard un endroit enténébré où il n'y aurait rien. un endroit où la délimitation n'existerait pas, dans lequel elle pourrait marcher des heures sans trouver de sortie, ni même de porte.
L’animal de ton patronus un fennec, bien qu'elle ait du mal à le faire apparaître correctement.
Qu’est-ce que tu vois dans le miroir de Risèd ? sa mère, qui lui sourit et qui semble lui dire qu'elle l'aime et qui l'étreindrait tendrement. une famille heureuse, en somme. le visage de son père lui apparaît comme il apparaît dans les souvenirs de sa mère, en revanche. et ses traits sont flous, embrumés d'un nuage épais.
Que sens-tu au dessus de la potion d’Amortencia ? une odeur ténue du tabac django mélangée à celle de la violette et d'un jour de pluie.
Ta matière favorite les arts magiques.
Tu aimes quoi comme bonbon ? elle préfère les choses salées.
La créature qui t’inspire le plus démonzémerveille. son déploiement la fascine et davantage encore ses pouvoirs.
Un animal de compagnie peut-être ? un chat blanc, mâle, et de race scottish fold nommé endymion.


Tout est possible, du moment qu'on a assez de cran

Reliquat ambulant de quelque chose qui n’est plus ; ombre fugace de sourires flétris, de souvenirs meurtris. Se fane au fond de la carcasse l’essence de toute vie, ne demeure qu’un amas de chagrin, de désolation, de tourmentes. Et ses pas résonnent, détonnent sur le bitume grisâtre, toujours avec la même rengaine, toujours avec le même refrain ; le regard éteint, l’encéphale borgne refusant de s’attarder sur ce goût amer habitant le fond du gosier, ces peines d’esprit inopinées, cette bile noire visqueuse, tenace encrassant le cœur et les pensées. Car Selene est vide, Selene n’est rien. Selene est cette clope à peine entamée qu’on écrase nonchalamment sous le talon alors que les braises et les étincelles persistent à vouloir survivre. Et Selene, c’est cette odeur de mégot qui suit à la trace, colle aux basques ; refusant de courber l’échine et de vaciller. Quand bien même l’effluve s’évapore une fois le temps passé, quand bien même Selene finit elle-même par s’envoler et filer entre les doigts. Car elle tente, Selene, de se raccrocher. A quelque chose, à quelqu’un ; peu importe. L’âme n’est que supplications évanescentes d’une main tendue, d’un mirage de salut. Pourtant l’arsenic s’écoule des lèvres devant l’aveu honteux, devant cette pusillanimité abjecte qui l’anime. Elle voudrait paraître davantage et annihiler cet espoir dégénéré grondant au fond de ses entrailles. Alors Selene empoisonne ; elle intoxique les autres de sa fumée mortelle, s’insinuant vicieusement dans la poitrine et ternissant les cœurs courageux ayant eu l’effronterie de la fréquenter, ne serait-ce qu’une seconde. Pour fuir devant son reflet dans la glace, faire taire cette l’introspection meurtrière bourdonnant à chaque instant.

Selene fuit car elle ne sait faire que ça.


Ce qui compte, ce n’est pas la naissance, mais ce que l’on devient.

C’est les premiers instants, les premières ébauches d’une existence. C’est la douceur candide, l’innocence mièvre et tendre de l’enfance. Paradent les moues boudeuses, les éclats de rire spontanés, les doigts baladeurs et curieux de toucher à tout et ressentir l’infinité des surfaces venant caresser les terminaisons nerveuses. C’est les premiers moments où l’horloge décline ses tic et tac, où les secondes s’écoulent comme un carré de chocolat fondant sur la langue, où les premiers babillages s’éveillent ; où les orteils viennent enfin fouler le sol d’un geste maladroit. Et dressée sur ses deux jambes, Selene marche, tâtonne, tombe, pleure, se relève, sourit et se met à courir. Elle court jusqu’à que l’air vienne à lui manquer, jusqu’à que ses poumons se compriment, que ses muscles s’épuisent ; jusqu’à que l’énergie s’évapore de son corps et laisse place aux siestes composées de créatures chimériques venant la bercer tout doucement.

C’est l’assimilation aveugle de ce que l’on perçoit, à cet âge-là. Selene mime et répète bêtement ce qu’elle entend et ce qu’elle voit. L’encéphale tente de se construire faiblement par la perception de ces choses venant constituer son chétif monde ; à rassembler les petits riens de la vie et en former un tout — essayer. Et elle se délecte de ces joies éphémères, grappillant avec convoitise tous ces précieux morceaux d’euphorie formateurs de son existence insouciante de jeune bambine. Elle les imprime et les placarde au coin de son crâne, pour y penser plus tard lorsque rien ne va, lorsque tout va mal.

Car la culpabilité ronge l’épiderme diaphane. Car Selene existe et respire. Elle est là toute entière ; parasite destructeur de vie. Celle de la génitrice en l'occurrence, qui ne cesse de lui rappeler à quel point elle n’est que bavure lâche dans cette prétendue grande histoire d’amour. Un faux pas, un égarement, une maladresse, une bêtise ayant provoqué la fuite — l’abandon — de son amant censément merveilleux et extraordinaire. Et les je suis désolée s’énoncent et rappliquent à chaque complainte, chaque accusation hurlée à son oreille. Elle est désolée, Selene, tellement désolée d’être née. Si désolée qu’elle s’esquinte à vouloir se faire pardonner, lui rendre ce qu’elle a volé, abdiquant à toutes ses suppliques et courbant l’échine dès qu’elle lui demande. C’est son prénom et les mots tendres qu’elle aimerait entendre rouler sur sa langue, un sourire qu’elle aimerait découvrir sur son visage et des bras venant l’étreindre doucement contre son corps. Mais Selene rêve, elle rêve tout haut et trop fort. La concrétisation de ses desideratas ne s’est jamais manifestée, au même titre de n’avoir jamais pu voir le Père Noël en chair et en os. Alors les croyances enflammées s’essoufflent et s’étouffent, s’enlisant finalement dans cet agrégat disparate de toutes ces choses qu’on aimerait enterrer au fin fond du cœur et ne jamais remémorer. Et Selene s’éloigne dû à la découverte de sa nature. Elle s’en va, elle part loin de cette demeure morbide qui ne cesse de la tourmenter.

C’est la haine qui s’installe à présent. La haine de soi, la haine des autres. C’est une gangrène atteignant cœur et esprit, une affection terrible qui la consume corps et âme. C’est la notion d’être paria dans le tableau truculent qu’est la vie, la notion d’être une erreur dans une formule mathématique. La mère n’a plus la force de lui accorder un regard et Selene désespère de ce manque d’attention et d’égard qui la grignote petit à petit. Elle aimerait savoir, connaître, décortiquer. Elle aimerait tant mettre la main sur cette l’histoire, cette histoire fantasque qu’on lui répète inlassablement et souvent achevée par des reproches. Et elle tente d’oublier, de se plonger autre part ; de se préoccuper le crâne et le bourrer ad libitum jusqu’à qu’il n’en puisse plus ; de le gorger suffisamment jusqu’à ne plus penser. Puis se cacher derrière les médisances et les comportements hautains, se cacher derrière une condescendance factice pour ne pas se mettre à découvert, ne pas dévoiler la pourriture qui sommeille en elle et prétendre hautainement être ce qu'elle n'est pas.

Et c’est la stupeur qui surgit. Celle qui dépose une caresse cinglante au creu de la joue et qui laisse une trace cinabre pendant des jours. C’est l’histoire ridicule d’un sorcier baratineur sans nom qui séduisit une moldue beaucoup trop affable et naïve, mais surtout jeune. C’est l’idylle des premiers amours, des premiers baisers, des premiers tambourinements de poitrine. C’est l’histoire simple d’un sorcier lâche qui ne désirait que le corps, et non le cœur. Et Selene rit amer, elle rit jaune et noir. Elle rit jusqu’au décrochement de la mâchoire devant l’absurde du drame de son existence. Elle rit jusqu’à s'asphyxier de sa propre salive, s’étouffer de cette ineptie ringarde et insipide. L’imposture et la mystification de son spleen la rend hilare. Alors elle torture davantage la misérable, fautive de ses maux. C’est sa vendetta. Elle s’insinue, encore et encore, jusqu’à tout savoir, tout connaître, tout décortiquer. Que la moindre seconde s’imprime dans l’encéphale. Elle somme de la regarder dans les yeux, toujours et encore, jusqu’à que les deux corps tombent d’épuisement et n’en puissent plus. Jusqu’à que les premières larmes s’en découlent enfin de ces yeux qui étaient à bout. Car c’est finalement la facétie qui l’acheva dans sa péripétie de vérité. Et Selene se perd devant la cruauté de la vie, à ne plus savoir que faire ni penser. Elle longe le bitume de ses prunelles mouillées, en quête d’une explication plus théâtrale, se refusant l’incohérence de cette réalité. Elle aurait aimé que sa mère ait eu de quoi réellement la blâmer.

Mais Selene ne sait pas, n’en sait rien. Et devant le regard des autres, elle s’abstient de regarder. Car le miroir de l’âme se trouve dans ces iris où elle pénètre de manière inopinée ; et elle ne contrôle pas, elle ne contrôle plus rien. Tout cela n’était qu’une tentative désespérée, une expérimentation pensée ratée de comprendre et obtenir des réponses, ne serait-ce que les effleurer.

Et tout cela la dépasse.

fromage saint-félicien



Qui es-tu ? — une méduse. (ノ´ヮ´)ノ*:・゚✧
Ton âge ? — j'ai la majorité.
Ton film favori — cloud atlas. fight club. le voyage de chihiro. eternal sunshine of the spotless mind. prédestination. dead poets society. hero. whiplash. big hero 6. her. american beauty. the great gatsby. v for vendetta. les misérables. the theory of everything. zootopie. le château ambulant. princesse mononoke. c'est tout ce qui me vient à l'esprit maintenant, même si je sais que la liste est longue. orz
Ton livre favori — la cartographie des nuages. geisha. rebecca. âmes perdues. comme un père. 1984. les fleurs du mal. les poètes. la liste est aussi très longue et je suis incapable de choisir.
Comment tu as découvert Dabberblimp ? — partenariat.
Des remarques pour l’améliorer ? — le seul truc qui me vient actuellement en tête, ça serait de rajouter un bouton sélectionner le code lorsqu'il y a un code. je crois aussi avoir repéré quelques fautes dans les annexes, et un lien manquant vers les cracmols et les moldus à poudlard ((paragraphe 4, section 3)). sinon vous êtes cools, restez comme vous êtes. ♥
Personnage sur l’avatar — OC de l'artiste ashiyaart.
Une dernière… Nargole ou Joncheruine ? — joncheruine. c'est drôle d'embrouiller les gens.




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A. Caïn de Shrewbury
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Empereur des Diables

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MessageSujet: Re: bullet in a loaded gun — selene   Dim 23 Avr - 9:44

Bienvenue jeune demoiselle ❤

La seule chose que j'ai envie de dire c'est... MAIS QUELLE PLUME. J'aime énormément et ce caractère me vend du rêve, énormément.

J'espère qu'on se retrouvera vite en Rp et bonne chance pour ta fiche, si tu as des questions n'hésite pas huhu ❤
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Orphan E. Scamander
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MessageSujet: Re: bullet in a loaded gun — selene   Dim 23 Avr - 12:45

Bienvenue Selene lapin
C'est vrai que c'est très bien écrit, c'est envoutant.. mais vu tes goûts littéraires, ça ne m'étonnes que très peu. Je retrouve beaucoup de ces influences dans tes textes.
Finis vite ta fiche que le choixpeau puisse lire en toi escargot


Quiet people have the loudest minds; orphan


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Orphan E. Scamander
Directeur
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Directeur

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Points : 285
MessageSujet: Re: bullet in a loaded gun — selene   Mar 25 Avr - 11:18




Bienvenue sur Dabberblimp !

Hmmm.. Selene, Selene. Le choixpeau a eu vraiment du mal à te répartir, tu sais ? Quand tu es arrivé à tes 11 ans, et qu'Aileen l'eut placé sur ta chevelure.. Il mît plusieurs minutes à se décider, tiraillé entre deux maisons emblématiques de Poudlard.
Même si Serpentard aurait été une évidence à la vue de ce petit bout de femme débordant de haine et de peur, le Choixpeau a décelé une âme de Serdaigle, enfouie en toi, peut-être que même tu ignorais. Oh Selene, tu t'es construis un univers dont tu t'es toi-même enfermé. Ce qui te différencie des Serpentard, c'est que tu n'as pas l'ambition d'imposer tes valeurs. Tu es perdue dans cette dualité, entre don et malédiction, travail et passion.

_____

J'espère que cette petite explication du choixpeau lui même saura te justifier ce choix qui a été dur à prendre. ♥️ J'ai adoré, dévoré cette fiche et je t'avais déjà complimenté sur ton style d'écriture. lapin
Tu es donc validée! Je t'invite à créer ta fiche de liens (qu'on puisse la spammer), ton portable, et RP évidemment! (n'oublie pas d'aller faire un tour dans les postes qui pourraient t'intéresser ainsi que les clubs !)

PS: petite anecdote, mais ta répartition et le temps d'hésitation du choixpeau est entré dans les records de Poudlard cette année là! Orphan commençait à s'impatienter et a failli trancher lui même et t'envoyer à Serpentard jusqu'à ce que le choixpeau crie son verdict!
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