On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé

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Bertram Godfrey
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On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Jeu 4 Jan - 15:28

On the edge of an adventure

Bertram C. Godfrey & Beckett Campbell



*Bzzzz. Bzzzzz*

Hm ?

Voilà qui était inhabituel. A part les rendez-vous pour les entraînements de quidditch et autres groupes d’études habituels je ne recevais pratiquement jamais de messages. Curieux, je sortais l’appareil de ma poche et je lisais le contenu du message avec des yeux ronds. Anonyme ? Hein ?

Bonsoir Bertram !
Tu te demandes sûrement de qui vient ce message... Tu le découvriras si tu me rejoins demain après le repas à l'entrée de la forêt interdite. Tu ne le regretteras (probablement) pas !
Je t'expliquerai tout une fois sur place. Oh, et je serai extrêmement déçu si tu ne venais pas... Mais je sais que je ne serai pas déçu, parce que tu vas venir.


Et à la suite une image animée d’un homme noir se tapotant le crâne, l’air confiant. Si c’était possible, j’aurai eu des points d’interrogations à la place des yeux. Un rendez-vous ? A la forêt interdite ? Mais…. pourquoi ? Je tentais une question.

Qui est-ce ?

Mais le message ne partait pas. Destinataire inconnu. Mystère et boule de gomme.

Le message m’avait tenu en haleine tout le reste de la journée. Je crois bien que je n’ai jamais autant scruté le petit écran avec autant d’attention, à la recherche d’un indice qui trahirait son expéditeur ou encore ses vraies intentions. “Bertram”. Quelqu’un qui connaissait mon prénom et mon dédain pour les surnoms. Mais si cette personne m’étais familière pourquoi tant de mystère ?  Et cette image… j’avais beau la tourner dans tous les sens, je ne parvenais pas à en extraire le moindre sens. J’aurai pu demander de l’aide à mes camarades de classe, mais je préférais garder ce message secret.  “ Tu ne le regretteras pas [...] tu ne seras pas déçu” . Un futur affirmatif qui confirmait ma première hypothèse. Toutefois j’avais beau me creuser les méninges aucun nom ne me venait à l’esprit. Et s’il s’agissait simplement d’une erreur ? Ou d’une mauvaise blague ? Peut-être que quelqu’un tentait de me piéger  mais pourquoi ? Faire perdre des points à Serdaigle ? Il y avait des moyens moins fatiguant pour ça.  Je poussais un long soupir et  laissais tomber l’appareil sur le côté.

Peut-être que je deviens paranoïaque

Le jour suivant, après une nuit mouvementée de remue-méninge, je n’avais toujours pas la moindre idée de l’identité de l’expéditeur. Ce message continuait de me tourmenter. J’y avais pensé toute la nuit, et encore aujourd’hui, mon corps arpentait les couloirs mécaniquement, l’esprit absent. Les questions venaient et partaient, des vagues que j’essayais vainement de repousser. Mais la plus grande question était la suivante :

Vais-je vraiment y aller ?

Je pesais le pour et le contre. Ma curiosité me poussait à y aller. Juste pour voir. Que pouvait-il se passer au pire ? Un piège ? Une bande de plaisantins venus me lancer des bombabouses et autres boules puantes juste pour le plaisir. Hm. Si c’était cas je serais prêt. Prêt à leur mettre une belle raclée. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Pourquoi pas, en effet ? N’est-ce pas le but de tout mystère, d’être résolu ? En fait, j’avais hâte d’être à ce soir.

Durant le repas, je balayais la grande salle du regard, en quête d’un autre. Personne ne m’observait, tout le monde était occupé à s’empiffrer joyeusement en racontant leur journée ou leur drama personnel.  J’écoutais le brouhaha d’une oreille, histoire de prétendre m’intéresser à la vie triviale de mes camarades. En réalité je devais faire preuve de self-control pour ne pas me lever trop tôt et ne pas me précipiter vers l’extérieur. Non, Bertram. Réfléchis. Ton empressement va te trahir.

Je me suis donc levé en même temps que les autres et dans le flot de sorciers, dans ce tumulte bruyant, j’étais parfaitement invisible. Personne ne m’a vu partir. Je faisais partie du papier peint. Plutôt que de passer par la grande porte de l’entrée, je fis un détour par les tours nord et je contournais le terrain de quidditch, histoire de ne pas être vu. De plus, si on me croisait, j’avais une bonne excuse à fournir. J’aurai pu prétexté avoir oublié quelque chose dans le vestiaire. Pas une âme qui vive dans ces couloirs. Tout le monde se rendait bien sagement dans leur salle commune ou allait s’amuser ailleurs. Personne ne passait par les couloirs qui menait aux salles de classes. Je passais mon écharpe autour du cou et j’enfilais mes gants noirs avant de m’engouffrer dans le froid de l’extérieur.

J’avançais le pas rapide et léger, fier de ma ruse et curieux à l’idée de ce qui m’attendait. A marcher seul dans les couloirs, j’éprouvais une drôle de sensation. Le bonheur d’être caché, seul dans un château où l’intimité était impossible. Le bonheur de marcher dans le noir en connaissant la destination. Et dans le désir, dans l’expectative de trouver quelque chose de nouveau, d’inconnu.

J’arrivais bien vite devant la majestueuse forêt qui bordait Poudlard. Et là, désormais sur la défensive j’avais rendez-vous avec le mystère.

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Dernière édition par Bertram C. Godfrey le Lun 22 Jan - 15:10, édité 1 fois
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Jeu 4 Jan - 21:04


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Cinq jours sans avoir dérogé au règlement intérieur de l'école, ou sans avoir mis les pieds dans le plat d'une remarque qui lui semblait pertinente mais qui avait sonné comme impertinente aux oreilles de ses camarades. C'est long, cinq jours...
Les cours se suivaient, les jours faisaient de même et il rêvassait, le regard perdu vers la fenêtre la plus proche. L'aventure lui faisait de l’œil. Et il y avait encore beaucoup de lieux dans cette école qu'il souhaitait explorer, notamment la forêt interdite. Plusieurs fois il s'en était approché, sans jamais oser y entrer. Mais maintenant, il se sentait prêt, quelque chose lui disait que c'était le bon moment.

L'aventure se partage, il l'avait appris tout jeune, à arpenter les plaines d'Islande seul. En plein cours il cherchait quelqu'un avec qui partager ses méfaits. DarkWizard666, son correspondant ? Il avait plus l'air d'un geek que d'un aventurier... Quelqu'un du Quidditch ? Quelque part, cela ne l'emballait pas fort.
Beckett tourna son regard vers l'élève répondant à la question du professeur. Bertram Godfrey... Le bon élève, qu'il connaissait vaguement, poli et souriant. A part la surface visible de l'iceberg, il lui était encore inconnu.
Décidé, Beck lui envoya le soir un message lui donnant rendez vous le lendemain à la forêt interdite, sans pouvoir résister à l'envie de l'agrémenter d'un gif, signature éternelle du garçon.

Beckett était loin de se douter que le Serdaigle serait tout retourné par son message, agitant même son sommeil alors que le sien était lourd et serein.
Loin de lui l'idée que Bertram était au taquet même pendant l'heure du repas, à chercher des réponses à ses questions du regard, pendant qu'il ne se préoccupait que de son repas, un léger sourire aux lèvres en songeant à l'aventure qui les attendait. Entre découvrir la forêt dite interdite ou découvrir ce fameux bon élève dans un cadre différent que les cours, il ne savait pas ce qui l'enjaillait le plus. Quoi de mieux, au final, que d'apprendre à connaitre quelqu'un en plein danger de vie ou de mort ?
Peut-être qu'il exagérait...
Faire ami ami en conditions réelles, disons.

Le ventre bien rempli, il se leva et fut dans les premiers à sortir du réfectoire. Il suivait de près des petits groupes pour s'en détacher ensuite et se glisser dans les couloirs vides, pour sortir en toute discrétion de l'enceinte de l'école.
L'air était frais mais rien ne pouvait arrêter le Serpentard dans ses idées fixes, même pas une tempête. Être dehors lui était bien plus agréable que de rester à l'intérieur ! Sauf quand il y a un feu de cheminée et un chocolat chaud... L'une des rares choses qui tenait tête à ses envies d'explorations nocturnes.
Premier arrivé au point de rendez vous, il observa les alentours, attentif. Personne ? Pas de pleine Lune ? Bien...
Beckett se tourna alors vers la forêt, inquiétante et sombre, qui avait d'attendre une seule chose : l'avaler tout cru.

Un bruit de pas l'alerta et il fila derrière un arbre en lisière de forêt. Cela aurait pu être un surveillant... Il le laissa s'approcher collé contre son arbre, tendant l'oreille. Les bruits s'étaient arrêté assez près. Beckett se pencha légèrement et put apercevoir la silhouette du Serdaigle. Des cheveux long pour une silhouette masculine ? Forcément Bertram.
L'islandais était soulagé qu'il soit venu ! Il n'avait aucune garantie, à part une confiance aveugle pour le goût du mystère et de l'aventure, que chacun avait quelque part en soi. Enfin, c'est ce qu'il espérait.

- Tu es venu ! Bien !

Beckett se dégagea de son arbre pour s'approcher de son tout nouveau compagnon d'aventure. Il ne lui accorda pas de contact visuel direct pour l'instant, son regard se perdant derrière lui, cherchant quelque chose.

- On dirait que tu n'as pas été suivi... Cool.

Il finit par poser son regard sur lui, et afficha un léger sourire satisfait.

- Je ne pensais pas que mon message fonctionnerait pour de vrai. Tu es curieux alors, uh ? Parfait...

Beck recula avec nonchalance de quelques pas, détaillant son interlocuteur du regard, avant de lui tourner le dos et s'avancer vers la forêt.

- Allons y alors !
Il prit une courte pause, puis reprit la parole. Tu t'es déjà demandé pourquoi elle est interdite ? Est-ce qu'on ne voudrait pas nous cacher quelque chose là dedans ?
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Bertram Godfrey
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Ven 5 Jan - 12:51

On the edge of an adventure

Bertram C. Godfrey & Beckett Campbell



Le vent froid secouait la cime des arbres devant moi, remplissant le soir de ce bruit de froissement de papier. Il y avait peu de risque de rencontrer des passants avec ce vent mordant, les températures avoisinant les négatives. Et surtout peu de chances de croiser qui que ce soit aussi loin du château. J’ajustais mes gants, par réflexe et reportait momentanément mon regard vers les pics dansants. D’ici on ne percevait déjà plus les bruits de vie de Poudlard. Il y avait quelque chose d’excitant, de … libérateur dans le fait d’attendre dans le noir. Je n’avais pas peur. J’avais hâte.

Et ensuite une voix masculine.

- Tu es venu ! Bien !


Et en face de moi se dressait la silhouette du mystérieux expéditeur désormais démasqué.


Campbell ?! C’est toi  ?

Donc c’était à lui que je devais ce message ? J’étais sincèrement surpris. Et puis en y réfléchissant bien, pas tellement. C’était bien son genre d’élaborer des plans foireux afin de tenter de faire perdre un maximum de points à sa maison. En revanche, ce qui me surprenait, c’était qu’il m’avait inclus dedans. Et j’avais mordu à l’hameçon comme un crétin. Beckett Campbell, un individu singulier qui semblait dénué de filtre et ...de bon sens. Loin d’être ordinaire donc, ce qui pour moi représentait à la fois un sujet intéressant mais aussi dangereux. Parce que Campbell était imprévisible. Parce qu’il était impulsif je ne pouvait pas l’anticiper, ni le comprendre. Et avec l’empressement et la surprise surviennent des erreurs. Et je ne pouvais pas commettre d’erreur, c’était exclu.

Ca serait mentir de dire que je n’étais pas un peu déçu. Quelque part au fond de moi mes espoirs de gamin, mes fantasmes subsistaient. Comme ces pissenlits qui parviennent à pousser entre deux plaques de béton. De la mauvaise herbe. Des parasites.Des espoirs fous. Un message inconnu. “Bertram”. Ca aurait pu être la révélation du plus grand mystère qui m’entourait. De la réponse à la question : quelle est l’autre moitié qui m’a engendré ?  Telle une feuille de papier, je m’imaginais en une petite boule avant des les jeter le plus loin possible, sans grande conviction. Je savais qu’ils reviendraient. Ils reviennent toujours.Les rêves aussi.

Campbell sourit avec satisfaction. Je n’avais pas été suivi. Evidemment, contrairement à lui je faisais preuve de suffisamment de restreinte et de prudence pour ne pas me faire attraper quand mes pas s’égaraient à la limite des libertés que le règlement nous offrait. Tsss… tu me prends pour un débutant ? . Mais je gardais ces commentaires désobligeants pour moi. Et puis il me laissait à peine le temps d’en placer une.

Hein ? Euhm...


Comment pouvait-il être convaincu que ça fonctionnerait. Aurais-je malgré moi laissé trop d’indice quant à ma curiosité ? Hmm...Non, à première vue il ne se passait pas grand chose dans son crâne à part son enthousiasme débordant pour partir à l’aventure. Un enthousiasme que j’aurai dû partager si seulement on ne parlait pas de la d’aller cueillir des champignon dans la forêt interdite au beau milieu de la nuit, sans aucune préparation. Et voilà qu’il s’apprêtait déjà à partir en tournant les talons.

C’est exactement ce que je disais. Imprévisible. Et son impulsivité résultait en des décisions prisent en dixième de seconde de ma part. Des réflexes, plus que des décisions, sur lesquels j’avais très peu d’emprises, ni de temps de réflexion. Je m’écriais :

Hey attends !


Je l’attrapais par le bras, empêchant son avancée. Merde. L’attraper par le bras, avoir ce genre de geste spontané, c’était exactement ce que je souhaitais éviter. Je retrouvais mon calme, mon sang-froid et mon sourire hypocrite. Une fois son attention retenue,  je le lâchais, tentant de le raisonner.

Tu n’écoutes pas en cours ? On sait précisément ce qui se cache dans cette forêt. Des centaures, des sombrals, des hippogriffes, des acromentules…. certains disent des licornes et des trolls aussi.


Honnêtement j’étais dubitatif sur les trolls. Sur les gobelins buveurs de sang aussi. C’était d’ailleurs pour ça que je n’avais même pas pris la peine de les mentionner.

Mais tu sais ce qu’on y trouve aussi ? Une mort certaine.


Ce n’était pas que je n’avais pas envie de l’explorer cette forêt. Je la regardais avec la même envie de la découvrir et les mystères qu’elle cachait. Mais il y avait des circonstances. Dans le froid, au beau milieu de la nuit ? Seuls ? La peur reprenait le dessus et me murmurait insidieusement toutes les façons les plus graphiques et surtout les plus probable dont l’on pouvait mourir. Et je ne comptais pas rencontrer mon créateur de cette façon je tenais à la vie. Je comptais sur mes doigts en citant quelques unes :

Hypothermie, démembrement, gobé par une quelconque créature, écrasé, empalé,...


Devais-je vraiment continuer ? Je pouvais voir que cela ne lui faisait ni chaud, ni froid. Tête brûlée. Alors j’optais pour une autre stratégie : la distraction. Je sortais mon portable de ma poche, arborant son message.

Et puis je suis curieux de savoir ça : cette image. Qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ?    

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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Ven 5 Jan - 19:34


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Alors qu'il avançait d'un pas déterminé et qu'il était impatient de découvrir cette forêt ténébreuse remplie de créatures en tout genre, avant que Bertram ne le retienne par le bras. Il n'était même pas encore entré dans la forêt... Beckett se tourna vers lui à moitié, légèrement surpris. Il avait imaginé son compagnon d'aventure moins tactile...
L'aurait-il interrompu juste pour afficher son éternel sourire ? Sourire que Beckett avait bien du mal à comprendre. C'était le même que d'habitude en plus... Pas de traitement de faveur pour le Serpentard !

Il lui lista la liste des créatures y vivant, enfin, théoriquement. Beckett leva les yeux au ciel : bien sûr qu'il savait tout ça ! Et cela n'amenuisait en rien l'envie d'explorer les bois, au contraire.
Son regard s'illumina au mot "troll". Oh, il l'avait encore plus motivé. Chez lui, dans ses contrées froides, il avait entendu parlé des trolls qui empilaient des cailloux sur les bords de route, mais n'avait jamais pu en voir un ! C'était l'occasion d'en rencontrer finalement !

- Des trolls ?

Beck l'avait murmuré. Cela lui avait échappé mais ne s'en souciait pas plus que cela.
Puis la voix de la raison. Cette forêt était dangereuse, c'est vrai... C'est ce qu'on disait. Beaucoup de gens disaient beaucoup de choses, décidément. L'eau ça mouille, internet c'est pas mal, les jeux vidéos rendent violent et la forêt interdite est dangereuse. Il voulait se forger sa propre opinion.
Suivi moult manières de mourir. Le Serdaigle chevelu avait toute son attention ! Lui faisant maintenant face, Beckett semblait plus intrigué qu'effrayé. Ces idées de mort lui venaient si rapidement en tête... Comment finir empalé, par contre ? Il ne pensait tout de même pas aux licornes en disant cela. Beckett allait répliquer, ouvrant la bouche, avant de voir la lueur d'un écran. Son gif...

Distraction parfaite, le jeune homme s'approcha d'un pas pour lui prendre le téléphone des mains et observer son œuvre de plus près, un sourire aux lèvres. C'était comme si la forêt interdite qui le servait de décor avait disparu, toute son attention portée sur cet homme se tapant du doigt les tempes avec parfois la même assurance dont il faisait preuve.

- Parfois j'oublie que vous êtes pas... Habitués à ça.


Tiens ? Numéro inconnu ? Il n'y avait même pas pensé... Bertram ne l'avait pas dans ses contacts, forcément ! Cela avait dû être encore plus mystérieux encore... Le hasard fait bien les choses !
Beck releva les yeux vers le propriétaire du portable, qu'il ne lachait pas, visiblement amusé, voire même ravi : il était aussi fier de parler de l'Islande que de parler du monde moldu. C'était sa culture, qu'il aimait partager avec les autres.

- Alors on appelle ça un Gif. Jif... Gif ? Bref... C'est une image animée avec laquelle une certaine communauté modlu communique si tu veux. C'est drôle parce que c'est récent, mais c'est devenu une culture mondiale !

Visiblement il était un grand passionné aussi.

- Ces images proviennent de vidéos ou de films et véhiculent une sorte de... Message ? D'émotion ? Bref là je l'ai mis pour surligné le fait que je...

Beckett se racla la gorge, maintenant embarrassé. Il baissa les yeux vers le téléphone, cherchant une manière de l'expliquer sans paraître trop imbu.

- Que je sais que tu viendras et que je serai pas déçu, parce que je suis malin quoi. Ca c'est le geste que les moldus font pour dire qu'ils en ont dans la tête mais c'est ringard en fait. C'est... Une blague quoi.


Il détourna le regard, et par réflexe, verrouilla l'écran avant d'enfouir le téléphone dans sa poche. Peut-être était-il encore trop attaché à ce monde moldu et ses habitudes technologiques... Il voyait bien que la plupart des gens à Poudlard ne comprenaient pas ses références aux films de Tarantino ou même aux Disney, malgré la présence d'une salle de cinéma dans l'école. Peut-être que ces efforts d'intégrations moldues n'étaient pas encore au point, et qu'il était trop avancé pour son époque.

- Bref...

Beckett plongea finalement son regard dans celui de Bertram pendant quelques secondes, pensif.

- Tu disais avoir peur d'aller dans la forêt, c'est ça ? Peur de finir... Empalé ?

Il grimaça légèrement, imaginant inconsciemment cette manière de périr. Quelles idées ce type avait en tête, franchement... C'était glauque ! Il ne l'imaginait pas si emo...

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Bertram Godfrey
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Sam 6 Jan - 11:03

On the edge of an adventure

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Il me paraissait que mes tentatives de le dissuader de son escapade étaient vaines. Pire, les mentions des dangers qui l’attendait éclairait son regard d’une lueur que je connaissais bien et que j’avais appris à dissimuler. La raison ou la peur ne le motiverait pas à changer d’avis, ça se voyait tout de suite. J’optais donc pour une distraction histoire de gagner du temps et peut-être de le laisser réfléchir sur les informations que je lui avais fourni. Même si, au premier abord, Beckett Campbell ne me frappait pas comme étant un individu basé sur la réflexion. Tout ce qu’il faisait, il le faisait spontanément, comme incapable de se contrôler. L’appareil attira son attention et il me le prit momentanément des mains. Ouf, ça a marché !. Il était un peu comme un enfant, facilement distrait par un écran lumineux. Un grand enfant de 18 ans tout bouclé.

Ensuite il commença son explication. Je l’écoutais avec attention. Peut-être était-ce à cause de son manque de filtre que son visage était si expressif. Il ne cachait rien, révélant tout aux yeux de son interlocuteur. De cette façon on pouvait déterminer quelques secondes à l’avance si le serpentard allait rigoler à une blague ou se mettre à vous insulter. Il ne gardait rien pour lui. Avait-il seulement des secrets ou est-ce qu’il les déblatérait au premier venu qui posait la bonne question ? C’était ce qui me rendait particulièrement curieux.


- Alors on appelle ça un Gif. Jif... Gif ? Bref... C'est une image animée avec laquelle une certaine communauté modlu communique si tu veux. C'est drôle parce que c'est récent, mais c'est devenu une culture mondiale !!


Je demandais avec surprise :

Vraiment ? Les moldus dans le monde entier peuvent se comprendre avec ça ?  


Si c’était le cas, c’était absolument merveilleux. Une sorte de langage universel véhiculé via des images ?! Pourquoi n’en avait-on pas entendu parler lors du cours d’études des moldus ? Si c’était le cas j’en aurai entendu parler, non ? Ma surprise cachait un peu de scepticisme. Mais ma question permettait de le relancer. Car quand il se mettait à parler du monde moldu il s’ouvrait, les yeux pétillants, content de pouvoir partager sans être jugé. Et je devais l’admettre, il avait du mérite à être un né-moldu. Personnellement je ne savais pas si j’aurai pu m’en sortir en débarquant dans un monde inconnu aux règles si strictes et importantes. Peut-être que ça expliquait partiellement son comportement. Son côté différent. Il était un peu…. inadapté. Out of place , comme autrefois on aurait considéré un téléphone portable ou un stylo bille dans les mains d’un sorcier.

Fait intéressant : il cherchait ses mots pour expliquer ce qu’il voulait dire. Peut-être parce qu’il était si habitué à sortir ses idées, ses émotions si spontanément qu’il n’avait pas le temps de les comprendre. Son explication manquait de précision mais le message était passé.

Oh je vois !


Et d’un geste rapide, je tapotais le haut de ma tête de mon index ganté en lui adressant un clin d’oeil. Un geste amical pour lui signaler que j’avais compris. “ Il y en a là dedans”. Au moins mon plan avait fonctionné. J’avais gagné du temps. Je le regardais mettre mon téléphone dans sa poche sans comprendre. J’allais le mentionner lorsqu’il revint sur le sujet.

- Tu disais avoir peur d'aller dans la forêt, c'est ça ? Peur de finir... Empalé ?!


Il grimaçait à l’idée. Il avait dit ce mot avec hésitation, presque crainte. Comme si c’était un gros mot. Mais ce n’était pas tout. Je n’avais jamais dit que j’avais peur… même si je me serais passé de l’image mentale de mon corps transformé en shish kebab pour créature nocturne. Je corrigeais donc sa perception en gardant une voix calme et posée :

Hmm. Je n’ai pas dit que j’avais peur mais que c’était une possibilité. En revanche, j’ai peur que tu ne réalises pas ce que tu veux faire. Ca revient à t’aventurer sur le territoire de créatures affamées et nocturnes. Je doute qu’elles apprécient l’intrusion...  


Mon pauvre Campbell, si tu comptes finir ta licence en défense magique vivant, il serait temps de prendre un peu de plomb dans la cervelle. Il pensait que quoi ? Il pourrait se balader le monde entier en agitant sa baguette pour faire des étincelles contre les méchants ?  Il y avait de vrais risques derrière. Des situations de vie ou de mort. Les criminels et les mages noirs ne veulent pas se faire attraper et ils ne reculent devant rien pour imposer leur justice. Et ici, c’était quoi son plan, se promener dans les bois tel le petit chaperon rouge et faire copain-copain avec le grand méchant loup ? Il avait besoin d’une bonne dose de réalité.


Je souhaite juste que tu prennes une décision informée. Peut-être serait-il préférable d’y retourner en journée ? Moins de chances d’être surpris par une créature.


J’esquissais toujours le même sourire. Oui, je sais. C’était un conseil condescendant. Après mes avertissements il devait être un peu timbré pour avoir encore envie de se jeter dans la gueule du loup. J’étais assez confiant de mon effet. En plus je lui offrais une alternative.

J’avais autant envie que lui de percer les mystères de cette forêt. Mais j’avais aussi très envie de vivre. Il fallait mettre ça dans la balance. Toujours avec mon sourire confiant vers lui je tendais la main vers lui.

Maintenant est-ce que tu pourrais me rendre mon téléphone ? Je pense que tu l’as mis dans ta poche par erreur ~


Comme d’habitude, je faisais de mon mieux pour paraître plaisant.


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Dernière édition par Bertram C. Godfrey le Sam 6 Jan - 20:12, édité 1 fois
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Sam 6 Jan - 15:48


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
En effet, les moldus pouvaient se comprendre avec dans le monde entier. Ou plutôt, une certaine communauté de moldus lié par le pouvoir de l'internet, et ayant une vie sociale telle qu'ils avaient beaucoup de temps à passer sur internet. Mais cette communauté de nerd avaient développé à eux même un langage compréhensible par tout les curieux explorateur du net, ce langage se répandait de plus en plus dans d'autres médias, les nerds s'adressent aux nerds. Même dans le langage courant, certaines répliquent se faisaient entendre. Merveilleux monde humain, capable du pire comme du meilleur.

Beckett était ravi d'avoir pu apprendre quelque chose à un sorcier originaire du monde magique, et plus encore quand il mima ce fameux gif. De fait, c'était pas mal ringard... Mais l'idée était passé, c'était même amusant à voir. Le clin d'oeil en plus ! Cela aurait un gif d'une grande qualité...
Aussi, les peintures vivantes étaient monnaie courante ici, mais personne n'avait pensé en faire quelque chose de plus. Cet univers magique devait véritablement être différent de celui où il était né. D'autres moeurs, d'autres motivations... Quelles étaient les private jokes des sorciers ? Lui était là pour faire découvrir le coté cocasse des moldus, mais personne ne l'avait jamais briefé sur le monde sorcier. Peut-être, comme soupçonné par le Serdaigle, que cela avait aidé le jeune homme turbulent à rester du coté marginal de la Force. Cela, et son déni des conventions naturel.

Dommage pour Beckett, Bertram n'était pas du genre à s'enflammer et vouloir prouver qu'il avait tort. Non, Bertram était toujours calme, et déterminé à le détourner de son objectif. Il n'avait pas tort cependant : se promener dans la forêt interdite était dangereux, surtout la nuit.
Il n'en donnait pas l'air, mais parfois l'Islandais réfléchissait, détournant le regard de son interlocuteur. Ah, peut-être aurait-il dû emmener quelqu'un réputé pour foncer tête baissée vers le danger... Beckett ne regrettait pas son choix pourtant, ce n'était qu'un défi supplémentaire !
Il donnait l'impression de ne pas écouter, tandis qu'il songeait à tout ce que lui disait la voix de la raison, et à comment répondre à ses arguments.

Ah, qu'il était redoutable, avec ce sourire et son flegme étrange... Beckett ne voyait que la ruse pour s'en sortir, mais quels pouvaient bien être les points de pression de son camarade de licence, à part ce parcours sans accrocs ?
La main tendue le sortit de sa réflexion. Interrompu, il la fixait, avant de lever les yeux vers Bertram. C'est vrai, le portable ! Embarrassé, il le sortit de sa poche sans attendre, baissant rapidement son regard.

- Ah ! oui, désolé... Tiens, ton tél-

Beckett stoppa son geste, frappé par une idée de dernière seconde. Le jeune homme retenait un léger sourire, avant de fixer son interlocuteur. C'était le meilleur plan qu'il avait pour le moment.

- Tu as raison Bertram... Ce serait plus sage de revenir en plein jour.

Mais il commençait déjà à faire quelques pas à reculons, en direction de la forêt interdite, légère moue sur le visage, haussant ses épaules.

- Mais je ne pense pas que ce soit moins dangereux en plein jour ! Ces créatures ne sont pas si nocturnes que tu ne le dis, pas vrai ? Donc cela sera toujours dangereux... Puis je suis sûr qu'on aura plus de chance de croiser une licorne la nuit.


Un doux rêve d'enfant curieux que de voir de ses propres yeux une licorne. Et un hypogriffe. Et un troll... Beaucoup de rêves habitaient la tête de Beckett, c'est vrai.
Il continuait de reculer, ayant de plus en plus de mal à cacher son sourire. Comme pour son message anonyme, il doutait de l'efficacité de sa démarche, et c'était exactement ce pourquoi il s'amusait autant : c'était un pari, et cela relèverait forcément du génie s'il en sortait vainqueur!

- Mais c'est pour cela que je t'ai demandé de venir, Bertram. Tu es un bon élève, doué... Je ne doute pas que tu puisses nous sortir des situations les plus délicates. Imagine si ça tourne mal mais qu'on s'en sort : "Bertram Godfrey, héros local sauve un abruti des méchants monstres" à la une !

Il se surprenait à parler plus qu'à l'accoutumée... Demain, il ne sortira pas un seul pour, pour garder l'équilibre de l'univers intact.
Beck prit un air triste, le temps de prononcer la phrase suivante ;

- Puis j'ai mis tellement de mystère dans ce texto, ne gâches pas ma mise en scène ! N'as-tu donc pas envie de découvrir cet endroit ??

Un coup d'oeil au téléphone qu'il avait gardé en main. Beckett était maintenant à environ cinq ou six mètres de son acolyte, à force de reculer. Un soupir s'échappa de ses lèvres, et il leva les yeux vers Bertram, secouant doucement le téléphone devant lui, avant de le remettre dans sa poche.

- En tout cas, moi j'en ai envie. Et j'emporte ton portable. Je te le rendrai demain, et j'aurais pris des selfies avec quelques acromentules, tu vas a-do-rer ! Ca fera un bon fond d'écran...


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Bertram Godfrey
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Sam 6 Jan - 20:11

On the edge of an adventure

Bertram C. Godfrey & Beckett Campbell



Je dispensais tous mes talents à tenter de le convaincre. La peur n’avait aucun effet sur le jeune serpentard, ça j’aurai dû le savoir. La raison ne fonctionnait pas. La distraction, oui, mais uniquement durant une période de temps limité. Il semblait m’écouter jusqu’à ce que son regard finisse par s’égarer. Une nouvelle distraction donc : le téléphone qu’il avait distraitement rangé dans sa poche. Il était sur le point de me le rendre avec embarras quand il s’arrêta à mi-chemin.

Je plissais les yeux. A quoi pensait-il ? Impossible de tirer quoi que ce soit de l’appareil. Non pas de photos embarrassantes, pas de dickpics, pas de messages sulfureux. Vraiment à part quelques rendez-vous pour le quidditch et groupe d’études je m’en servais à peine.

-  Tu as raison Bertram... Ce serait plus sage de revenir en plein jour.


Sauf que ce n’était pas la voix de quelqu’un de vaincu ou de raisonnable. Son ton cachait quelque chose. Une ruse de serpentard sans aucun doute : ils étaient plein de ressources ceux là et Campbell ne faisait pas exception. Il commençait à reculer. Je pouvais entendre son sourire dans le son de sa voix. Il ne fallait pas être un génie pour deviner qu’il comptait s’enfuir avec mon précieux téléphone, me forçant ainsi à le suivre. Malin. Ou pas, vu que je pouvais le récupérer d’un coup de baguette. Il reculait et j’avançais d’un pas. J’espérais encore qu’il s’arrête. J’écoutais son petit monologue. Chasser des licornes.

- Mais c'est pour cela que je t'ai demandé de venir, Bertram. Tu es un bon élève, doué... Je ne doute pas que tu puisses nous sortir des situations les plus délicates. Imagine si ça tourne mal mais qu'on s'en sort : "Bertram Godfrey, héros local sauve un abruti des méchants monstres" à la une !


Quoi ? Mais ce n’est pas du tout-hmpf….


...ce que je veux.Je m’arrêtais au milieu de ma phrase, décapitée par un soupir. C’était inutile. Il n’avait pas tort, quitte à faire quelque chose de dangereux autant y aller à deux. Tiens, ça rime. Mais ses tentatives de flatteries n’avaient aucun effet puisque je savais pertinemment que c’était vrai. Je ne voulais pas de la gloire. C’en était presque insultant. Et puis je me rappelais qu’il ne me connaissait pas. Il ne pouvait pas le savoir.

Et si on ne s’en sort pas, quelle sera la une ?

C’est peut-être ce que j’aurai dû dire si je n’étais pas si convaincu que je gaspillerais ma salive pour rien. Sa réflexion sur la mise en scène m’arracha un sourire. En effet il s’était démené pour faire son petit effet… Heureusement qu’il ne savait rien de l’obsession et de la curiosité que ça avait entraîné chez moi. Il jubilerait, j’en suis sûr. Je ne pouvais pas lui laisser la satisfaction de le savoir. Il secouait l’appareil devant moi pour me narguer tout en continuant de reculer.  Il ne restait plus beaucoup d’espace entre lui et les arbres.

-N'as-tu donc pas envie de découvrir cet endroit ??


Voilà qu’il s’approchait du centre de la cible. Je gardais les lèvres scellées. Je ne pouvais pas non plus lui accorder la satisfaction de savoir que quelque part il avait raison. Que quelque part, il avait réussi à me cerner. C’était parfois fatiguant, ce jeu de cache-cache mais si grisant en contrepartie. Moins je lui donnais d’information, plus il devait affûter ses méninges et son raisonnement pour m’atteindre. Et quand il y arrivait, par hasard ou par instinct….il y avait une part de moi qui le craignait et l’autre qui trouvait ça palpitant. Comme une chasse. Sauf que Beckett Campbell n’avait pas la moindre idée qu’il y participait. Et moi, de mon côté, je le chassais aussi. Je cherchais quelque chose, je ne sais pas encore quoi. Un élément de réponse à une question que je ne parvenais pas à formuler et qui me restait sur le bout de la langue.

Il secouait l’appareil devant moi pour me narguer tout en continuant de reculer.  Il ne restait plus beaucoup d’espace entre lui et les arbres.  Il secouait l’appareil devant moi pour me narguer tout en continuant de reculer.  Il ne restait plus beaucoup d’espace entre lui et les arbres. Je ne réponds pas à la provocation, mais j’avance, résigné. Il ne manquerait plus qu’il alerte tout le monde en criant pour que j’entende.

Il me promit de me le rendre demain et là je me trouvais face à une décision. Je pouvais sortir ma baguette, lancer un “accio” et le récupérer avant de tourner les talons. Mais ça ne serait pas du jeu n’est-ce pas ? Et puis qu’en tirerais-je à part une sensation de supériorité ? Je mettrais fin au jeu. Et le serpentard voulait jouer.

Et j’avais envie de jouer aussi.

Bien. Je te laisse avoir le dessus cette fois-ci. Voyons ce que tu vas faire avec.

Je poussais un soupir avant de m’avancer, comme si c’était à contre-coeur.

Très bien. Je ne peux pas décemment te laisser y aller seul. Je t’accompagne mais uniquement parce que tu es un abruti. Et un fou. Et parce que tu as définitivement besoin de moi.  


L”’abruti” était sorti de sa propre bouche - je m’accordais donc le droit de lui répéter ses propres mots. En réalité je l’accompagnais parce que j’en avais envie. Et aussi parce que si quelque chose lui arrivait là dedans il aurait peut-être besoin de moi. Et si je ne venais pas avec lui et qu’un accident se produisait ? Il se retrouverait seul, possiblement en danger de mort. Pas sûr que je puisse vivre avec ma conscience si quelque chose de grave se produisait. Et comme Beckett ne connaissait pas l’existence du mot “prudence” ou “survie”, la tâche de protéger cet être irréfléchi m’incombait. Et puis j’avais envie d’essayer de le comprendre, impossible de l’analyser si il venait à disparaître. Je ne réclamais pas le téléphone. Il pouvait le garder pour l'instant.

Je me tournais vers lui, relevant un peu le menton.

Pas de lumos avant que nous ayons avancé. Je n’ai pas l’intention de me faire prendre, ma mère serait furieuse...


En effet, elle serait furieuse que son petit Bertram se fasse remarquer en mal. Quel dommage . J’avais des comptes à régler avec elle.

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Beckett Campbell
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Dim 7 Jan - 18:04


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
La raison ne pouvait emporter une envie empressante vieilles d'une demie décennie. Beckett n'allait pas abandonner sans donner son maximum, et perdre le rendait bougon. Il aurait maugréé pendant quelques jours, râlé à voix haute et rejeté la faute sur Bertram bien sûr. Certainement pas une situation qui les aurait rapproché, c'est sûr ! Au moins, avec ce débat entre la petite voix de la raison et la petite voix de la folie, il avait appris que faire la une et passer pour un héros n'était pas son objectif. S'il donnait l'impression que les informations entraient d'une oreille et sortaient de l'autre, il n'en était rien ! C'était un garçon attentif à son environnement, aux gens et leurs motivations, toute information était bonne à stocker. Elles pouvaient servir, plus tard...
Mais cette réaction semblait déjà plus spontané comme réaction que son sourire figé, qu'il n'arrivait pas à comprendre.
Un soupir, finalement. Beckett tressaillit, retenant son souffle comme s'il s'agissait d'un climax palpitant. Ca l'était pour lui : on essayait de le raisonner, de lui faire faire demi tour et rentrer sagement à coup d'arguments crédibles. Beckett n'était pas aussi sage et à l'aise avec les mots qu'un Serdaigle pourrait l'être, mais quelque chose dans la rhétorique était palpitant. Convaincre mister Poudlard 2027 à lacher prise serait un exploit de taille...
Il s'avançait ! Victoire ! Beckett afficha un large sourire satisfait.
Bertram n'avait pas raté l'occasion de reprendre ses mots et le traiter d'abruti non plus. Beckett pouffa. Abruti, fou... N'avait-il pas raison quelque part ? D'autres le pensaient aussi. Mais tout ce qui importait pour le moment, c'était sa victoire, et l'attente de toute une vie : l'aventure de la forêt interdite !

- Tu n'es pas obligé de te justifier tu sais ?

Même si quelque part, il avait raison : le jeune homme aurait sûrement besoin de son aide si les choses tournaient mal. Cependant il avait du mal à croire que ce soit l'unique raison.

Sa mère, furieuse ? Il ne s'attendait pas à ce qu'il la mentionne... Il hocha la tête en guise de réponse. Ce serait dommage en effet, avec un dossier scolaire aussi propre que le sien !
Il sortit le téléphone de sa poche et accéda à la caméra, avant de tendre le bras et chercher à avoir lui et Bertram sur l'écran, avant de prendre une photo. Selfie maladroite.

- Tiens, un souvenir du jour où tu as transgressé le règlement de Poudlard pour la première fois !

Beckett lui tendit son téléphone en affichant un léger sourire, avant de reprendre sa route dans la forêt, mêlant hâte et concentration vis à vis d'où il mettait les pieds. Jusqu'ici, les arbres étaient encore espacés, mais plus il s'avançait, plus ils étaient resserrés entre deux. L'ambiance se faisait plus lourde, plus sombre...
Il se retourna alors pour voir s'ils étaient suffisamment éloigné que pour éclairer leur chemin. Sortant sa baguette, il se tourna vers son compagnon d'aventure.

-Cela devrait être bon...

Un Lumos, et Beckett reprit sa route. Cet endroit était loin d'être rassurant en fait... Lui qui avait beau être brave, ou plutôt trop idiot et curieux pour avoir peur, il n'était pas fort à l'aise. Son rythme de marche ralentit, préférant garder Bertram dans son champ de vision au lieu de mener la marche.
Il aimait les nuits calmes, mais là, c'était un petit peu trop calme. La lumière bleutée du Lumos ajoutait une dimension peu rassurante, à la manière de ces jeux vidéos indés qui ne lésinaient pas sur les screamers et que le jeune aimait et détestait à la fois.

- Alors... Mis à part le danger de mort, blessures, tout ça... Quelles créatures tu voudrais le plus voir ?

Quitte à se perdre en forêt, autant parler un peu ? C'était bien plus rassurant que de subir le silence, et paniquer au moindre bruit.
L'aventurier en herbe jeta un coup d'oeil en coin à Bertram, curieux de voir comment lui gérer l'ambiance d'un lieu à la réputation si terrible pour la première fois.
Beckett n'avait pas geré son stress et sa panique lors de sa première exploration en lieu dit "hanté" et "dangereux". Une maison hantée, disait-on. Il était jeune et une vraie mauviette, qui avait finalement pris goût au danger.
Qu'en était-il pour les autres, du coup ? Il s'agissait presque d'une évaluation : avait-il suffisamment de cran pour partir à nouveau à l'aventure avec lui un jour ?
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Bertram Godfrey
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Dim 7 Jan - 21:05

On the edge of an adventure

Bertram C. Godfrey & Beckett Campbell



Je lui accordais la victoire, faisant mine d’y aller à contre coeur. Le serpentard arborait le sourire satisfait avec un petit air de lutin. Malicieux et ravi, il l’était ce qui me faisait poser une autre question : pourquoi est-ce qu’il avait tellement cherché à me convaincre ? Est-ce qu’il considérait que ma compagnie était nécessaire ? Il aurait pu simplement courir dans la forêt à la moindre résistance de ma part. Au lieu de ça, il avait joué le jeu, avait tenté de me convaincre...Peut-être qu’il pensait que j’irai donner l’alerte directement. Et j’avais quelques doutes quant à sa motivation. J’avais l’impression qu’il cherchait à me tester. Je devais donc procéder avec prudence et choisir mes mots soigneusement.

-  Tu n'es pas obligé de te justifier tu sais ?


Hmpf ! Beckett était plus perspicace que je le pensais. Au contraire, j’avais besoin de me justifier, sans nommer mes véritables motivation. Je ne pouvais pas me trahir, et en même temps je devais rester crédible. Pourquoi est-ce que Bertram Godfrey, cet ennuyeux énergumène prendrait une décision aussi téméraire ? Il fallait cultiver le personnage, protéger le mystère.

Ne le laisse pas t’atteindre


Et alors que je me remémorais ce précieux mantra, je me tournais vers lui pour être ébloui par un flash. Son téléphone. une photo. J’étais surpris, je ne m’attendais pas à ça. Pourquoi une photo ?


- Tiens, un souvenir du jour où tu as transgressé le règlement de Poudlard pour la première fois !


Un beau souvenir en effet...et une belle preuve. Mais qu’est ce que ça représentait exactement pour le serpentard? Il me tendit mon téléphone avec un sourire. Je ne savais pas quoi en penser. Je regardais l’écran. Son sourire figé par les pixels, ma silhouette surprise dans le mouvement. Preuve ou souvenir ? Je ne parvenais pas à me décider.

Tu sais,normalement un méfait bien accompli demande la destruction de toutes les preuves accablantes...


Un dernier clin d’oeil à son sourire et son regard emprisonné, le flash éclairant nos visages surexposés, les reflets dans son regard vert. Je fermais les yeux, retrouvant mon sourire et mon expression détachée habituelle.

Mais je pense que je vais faire une exception pour celle-là.


Qui sait, peut-être que cette photo serait utile un jour ? Du chantage ? Une preuve, oui ce n’était pas exclu…Sa voix malicieuse  de lutin revint dans mon esprit.

Tu n'es pas obligé de te justifier tu sais ?

...Shut up.

[...]

Nous marchions en silence, suivant le sentier. L’obscurité nous enveloppait comme un manteau, ralentissant notre progression. Dans le silence et les ténèbres, j’étais au aguets. Le silence soulignait le moindre bruit. Le froissement des feuilles, une brindille qui craque. Le moindre son pouvait être signe de danger… ou de découverte.  Toutefois, malgré la tension qui montait, il y avait quelque chose de...libérateur. Marcher dans le noir, sans être vu. Comme tout à l’heure dans le couloir avec le petit twist supplémentaire qu’une créature pouvait se cacher dans les méandres pour nous sauter dessus.

Il paraît que le corps ne fait pas le différence entre la peur et l’excitation.

Peut-être que Beckett et moi avions ça en commun.

J’hochais la tête quant à sa suggestion et désormais le faisceau de nos baguettes pouvaient éclairer notre chemin. Je déglutissais. A partir de maintenant nous pouvions commencer l’exploration. Et à partir de maintenant nous étions visibles aux créatures de la forêt. Sans le réaliser j’avais pris la tête avançant prudemment. la forêt pouvait nous réserver bien des surprises, entre les arbres malicieux et autres fossés difficilement visibles. Mon compagnon d’aventure brisa le silence qui s’était installé. En répondant, je remarquais que ma mâchoire était un peu tendue et que je parlais d’un ton plus bas et plus lent que d’habitude, mais toujours avec cette même politesse, cette légèreté.

Oh, je ne sais pas….j’aime beaucoup les hippogriffes et avoir la chance d’apercevoir une licorne serait merveilleux mais….


J’hésitais avant de poursuivre. Lançons un hameçon dans le lac. Une miette, une goutte. Je prononçais ces mots avec prudence, un peu plus sérieusement.

Je pense que ce que j’aimerais vraiment voir...c’est quelque chose dont nous ignorons l’existence. Une créature inconnue, que l’on attend pas.

C’était vrai. Quelque chose d’inconnu. Quelque chose de sublime dans le sens du terme. Beau et étrange à frapper de stupeur. Mais trêve de bavardage, il était temps de brouiller les pistes. Je me tournais vers Beckett, projetant mon faisceau de lumière sur lui momentanément. Capturer son expression en l’éblouissant pour qu’il ne puisse pas lire la mienne. Je fis mine d’être embarrassé.

Mais c’est un peu bête n’est-ce pas ?


Je reprenais ma marche vers l’avant. Il était temps de chasser un peu. Il fallait que je fasse attention où je mettais les pieds, au sens propre comme au figuré. Je ne souhaitais pas provoquer le serpentard avec un mot de travers, surtout connaissant son tempérament.

Et toi ? Pourquoi est-ce que tu voulais  venir ici ce soir ? Tu as un plan ?


Je voulais demander plus de chose. Pourquoi m’avoir choisi ? Etait-ce juste une sorte de façon d’exprimer son mépris du règlement ou quelque chose de plus profond ? Qu’est ce qui le motivait ? Mais je savais que je devais rythmer l’allure de mes questions de la bonne façon. Ne pas paraître suspicieux.

Alors que nous avancions les arbres se faisaient plus denses, plus noueux. L’atmosphère plus lourde. Nos baguettes éclairaient le chemin mais projetaient également des ombres menaçantes. Beau et effrayant à la fois. Que cachaient les noeuds de ces arbres millénaires ? Je m’arrêtais pour inspecter un tronc. Des marques dessus. Ca pouvait être un cerf comme autre chose. Je lui demandais pensivement :


Tiens, il paraît qu’il y a des sombrals dans cette forêt. Est-ce que tu es capable de les voir ?    


Autrement, est-ce qu’il avait vu la mort de près ?  Ce n’était pas mon cas.

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Beckett Campbell
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Lun 8 Jan - 1:04


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Bertram n'avait pas l'air si anxieux que cela... Aux aguets, avançant toujours, le dépassant même... Aurait-il même plus envie que lui de progresser dans cette forêt ? Il avait tout de même l'air tendu tout autant que lui. Intéressant...
Il continuait de le détailler du regard alors qu'il lui répondait. L'hypogriffe et la licorne était clairement dans son top 3 des créatures à rencontrer ici. L'un si fier et fougueux, l'autre noble et pur. Beckett avait entendu dire que ces chevaux à cornes préféraient être approché des femmes. Il plissa les yeux, se préoccupant des cheveux de Bertram. Meh, une licorne n'allait pas être trompée par un jeune homme aux cheveux longs quand même...

La suite déconcerta Beckett. Lui même n'avait pas songé à l'Inconnu et son potentiel ! Une nouvelle découverte ! Le paroxysme de l'aventure ! Il se sentait presque honteux de ne pas y avoir pensé lui même, mais il était trop occupé à l'observer avec admiration et stupéfaction.
Avant d'être littéralement ébloui non plus par ses mots mais sa baguette, laissant place à une grimace et laissant entendre une plainte mécontente. Il n'était plus d'accord du tout avec la suite, n'aidant pas la grimace.

- Pff !

Finalement l'élève modèle s'éloigna, emportant sa lumière avec.
Lui ? Ses raisons, son plan ? Beckett expira et se remit à le suivre, songeur. Sur ce point, il allait devoir le décevoir...

- Hmm... Je voulais venir ici depuis longtemps, et j'ai l'impression que ce soir, c'est le soir pour explorer cette forêt. Mais je me trompe peut-être... Puis, tu ne t'es jamais demandé pourquoi elle était interdite ? Et ne me dis pas parce qu'elle est dangereuse ! on l'aurait appelé la forêt dangereuse sinon ! Et si quelque chose y était caché ?


Il tourna son regard vers Bertram, un sourire au coin des lèvres.

- Imagine qu'il y ait bel et bien une créature inconnue ! Je n'y avais pas pensé avant que tu n'en parles, mais je veux la découvrir maintenant !

Beck se tut ensuite, ignorant volontairement de parler de son plan, qui consistait juste à ramener Bertram avec lui et lui laisser le loisir d'établir un plan si quelque chose tournait mal. La réflexion n'était pas son fort, laissons cela aux vrais génies de Poudlard...
En tout cas, il ne regrettait rien : cet endroit était magnifique, sombre et torturé. Il aurait peut-être dû ne pas sous-estimer les nuits fraiches, mais il ne s'ennuyait pas encore suffisamment pour remarquer qu'il commençait à avoir froid. Il laissait glisser le bout de ses doigts sur les troncs qu'il dépassait. Celui qu'inspectait son camarade de licence semblait porter la signature d'une créature. Rassurant...
Il s'arrêta aussi, aventurant son regard tout autour d'eux. Ce n'était pas le moment de se demander s'ils allaient retrouver leur chemin ou non, uh ?
Pour voir un Sombral, il fallait avoir vu la mort. Beckett avait vu beaucoup de choses mais pas vécu une telle épreuve...

- Je ne crois pas. C'est frustrant quelque part... Mais c'est tant mieux non ?
Il prit une courte pause. Et toi ? Tu aurais un passé tragique te permettant de les voir ?

Il posa son regard sur lui. Il ne l'imaginait pas avoir un passé tragique, peut-être un peu de drames, mais sans plus. Après, Beckett était loin d'être un détective et fonctionnait à l'instinct.
Une branche craqua plus loin, à sa droite. Beck tourna immédiatement la tête vers le bruit, suivi de sa baguette tenue fermement. Quelque chose avait bougé ? Il ne voyait rien... Heureusement ce n'était pas si proche. Un autre bruit, venant du même endroit, comme un râle. Un autre craquement, plus à gauche cette fois. Ils n'étaient pas seuls.

Beckett restait immobile, les sens en alerte. Quelque chose se déplaçait à distance raisonnable d'eux, cachés par les arbres, trop éloigné de la lumière émise par leur baguette. Il retenait son souffle, cherchant du regard une quelconque silhouette qui le mettrait sur la piste. Il supposait avoir entendu deux êtres. Un couple d'animaux magiques ? En tout cas, ils semblaient s'éloigner.
L'appréhension laissa bien vite place à la curiosité.
Ils ne semblaient pas avoir été repéré... Beckett avait déjà eu l'occasion de faire deux trois randonnées dans sa vie, et avait retenu des petites astuces comme faire attention au sens du vent. Pas de brise, rien. Bon... Prions pour qu'ils ne soient pas trop odorant !

- Si tu veux parier une bièraubeurre, c'est maintenant ou jamais.

Il l'avait tout juste murmuré à l'intention de Bertram, avant de s'avancer à pas de loups vers l'origine des bruits, faisant brièvement signe au Serdaigle de le suivre.
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Lun 8 Jan - 13:46

On the edge of an adventure

Bertram C. Godfrey & Beckett Campbell



J’imaginais bien que d’après l’expression surprise de son visage, ma révélation avait eu son petit effet. En effet pourquoi se limiter à une liste exhaustive ? De nos jours, nous pensons tout savoir, avoir tout découvert. Je considère que c’est de l’orgueil mal placé. Je gardais l’esprit ouvert, au bon comme au mauvais. Comme pour Campbell. Sa réputation seule suffirait à faire fuir n’importe quel élève qui souhaitait garder un dossier impeccable. La différence c’est que ses actions ne découlaient pas d’une quelconque méchanceté envers ses camarades, ni même d’une volonté enfantine de vouloir braver les règlements. Je suspectais autre chose. Quelque chose que j’avais envie de comprendre. Ou peut-être que je cherchais de la complexité là où il n’y en avait pas. Je ne pourrais en avoir le coeur net tant que je n’explorais pas un petit peu.  

Il chassa la lumière de ses yeux avec un soupir exaspéré. Je ne pouvais lui donner l’impression que je baissais ma garde quand même. Mon instinct me pousse à toujours me protéger.

Il me révéla qu’il n’avait pas de plan particulier en revanche il suspectait que quelque chose soit caché ici dans cette forêt. J’étais un peu surpris et je m’exprimais, perplexe et curieux à la fois.

Quelque chose de caché ? Mais qu’est-ce qu’il pourraient bien cacher ici ?


Moi je trouvais que le danger était une bonne raison de déclarer cette forêt comme étant interdite. Je veux dire si les élèves commençaient à disparaître un à un parce qu’ils étaient trop curieux, ça donnerait une mauvaise réputation à l’établissement. Et j’avais du mal à imaginer Beckett comme partisan de la théorie du complot. Quoiqu’il devait y avoir des rumeurs sur le directeur. Les mécanismes de mon imagination commençaient à tourner, détournant mon attention de ce que j’étais entrain de faire.


Si j’étais le directeur et que j’avais quelque chose à cacher, je trouverais un endroit secret dans le château. Une sorte de chambre forte avec un code complexe...A moins que ce ne soit trop gros, ou trop dangereux...Hmm...


Je m’égarais. Ce n’était pas le but de cette expédition, même si je dois avouer que l’idée était assez séduisante. Ce qui importait, c’était cette pépite d’information qu’il venait de me fournir et que j’avais failli manquer.

Il veut découvrir des secrets. C’est sa motivation.

Voilà qui me mettait dans une position inconfortable, même si pour l’instant il ne semblait pas tellement s’intéresser aux miens - pour l’instant. Je devais faire en sorte que cela reste ainsi. Cependant j’étais trop tenté et je reformulais ses propos avec prudence. Vous seriez surpris de l’effet que cela peut avoir, de ce qu’on apprendre sur les gens quand on leur renvoie leur propres paroles. Parfois c’est comme s’ils ne se rendaient pas compte de ce qu’ils disent.

Donc…. c’est vraiment découvrir les secrets qu’on te cache qui t’as motivé à venir ici ?


Je découvrais des marques sur les troncs. Il pouvait s’agir de marques de cerfs, comme de licornes ou encore même de botrucs. Ca aurait pu être des sombrals ( des sombraux ?, non sombrals ). Je n’étais pas capable de les voir mais était-ce le cas de mon complice ? Il m’affirma que non et me retourna la question. Je secouais la tête en signe de négation. Non je ne pouvais pas les voir. Mais avoir évité une rencontre fortuite avec la mort n’était pas synonyme de passé non tragique, pour moi comme pour lui. On était bien avancé, si ça tombe on aurait pu en croiser tout une meute sans le savoir.

Non, je -


Je m’arrêtais. Un bruit distinct.Un craquement. Je m’arrêtais. Je me tournais vers Beckett, lui aussi immobile, aux aguets. Un bruit étrange, comme un râle. Voilà qui n’était pas rassurant. Je déplaçais le faisceau du lumos sur le sol, histoire de ne pas agir comme un phare dans la nuit, effrayer ces créatures ou les attirer vers nous. La densité des arbres nous empêchait de distinguer quoi que ce soit de loin. Je n’avançais pas, concentré sur ma tension artérielle qui avait fait un bond. Je ne pouvais pas me rappeler de la dernière fois que j’avais ressenti ça. Pas même lors d’un match de quidditch.

Avec surprise je vis Beckett me dépasser, lentement mais sûrement. Je n’avais pas eu l’occasion de voir son visage mais j’aimais imaginer qu’il devait arbore une expression sérieuse et déterminée. Il murmurait au passage :


- Si tu veux parier une bièraubeurre, c'est maintenant ou jamais.



Hein, quoi ?
Qu’est ce que tu fous c’est dangereux !


Je fus surpris que mon premier réflexe soit de le rattraper pour l’empêcher d’avancer. De le faire reculer. Toutefois je retenais ma main. Je l’avais déjà rattrapé par inadvertance une fois, pas question de commettre cette erreur à nouveau. Il me fit signe d’avancer. Alors je plaquais ma main droite contre ma bouche et mon nez, afin de masquer ma respiration. Je me tournais derrière moi, je vérifiais que rien ne nous suivait. Rien à part les ténèbres. Et je trouvais le courage de suivre le serpentard, lentement et prudemment.

Je levais les yeux vers lui. Il avait l’air assez à l’aise, expérimenté, presque. Mais ce n’était pas le moment de poser des questions. Nous approchions du bruit. Beckett avait l’allure d’un trappeur. D’autres petits bruits. Une sorte de grattement. J’échangeais un regard avec lui, nous étions assez proches désormais. Nos baguettes éclairaient donc le chemin comme des projecteurs, à la recherche de la créature.

Sur le sol, en train de creuser, une petite créature touffue. Elle se redressa aussitôt nous fixant avec ses yeux perçants et interrogateurs.

Un ….niffleur ?


Et même pas un gros en plus. Il était plutôt petit. Mignon Je poussais un soupir de soulagement. Au moins ce n’était pas aujourd’hui que j’allais tomber sur gavaudan affamé. J’étais anxieux pour rien. Pas le temps de l’observer que la créature disparaissait dans un terrier avec un petit cri. Nous avions dû l’effrayer. Du moins c’était ce que je pensais. Une autre question bien plus intéressante me traversa l’esprit. Les niffleurs ne traînent pas habituellement dans la forêt et cherchent des objets précieux ou brillants.

Qu’est ce qu’il pouvait bien chercher ici ?


Je réalisais que je m’étais un peu tassé sur moi même pour ne pas être vu, donc je me redressais aussitôt pour avancer prudemment vers le trou en question. Je l’éclarais de ma baguette. Un vague reflet brillant revenait mais j’étais incapable de déterminer de quoi il s’agissait.  Et surtout pas le temps.

Soudainement, un poids me tombait sur les épaules et sur la tête. Non. Pas un poids au sens figuré. Un poids au sens littéral.

WAAAH !


Ouais quelque chose venait de me tomber dessus. Et je pouvais sentir sa patte pousser mon crâne avant de s’engouffrer sous ma robe de sorcier.

Evidemment. Le niffleur.

HEY ! Sors de là toi !


J’essayais de l’attraper mais il était trop rapide. Et un peu glissant. Je ne savais pas s’il avait eu le temps de prendre quoi que ce soit avant que son petit corps de fouine ne m’abandonne pour essayer de fouiller mon camarade.


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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Lun 8 Jan - 23:40


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Les questions posées furent vite oubliée, balayée par l'objet de leur visite : l'aventure. Il s'avançait, essayant de déduire quelle créature pouvait faire ce genre de bruit. Ils étaient assez proches maintenant, et Beckett semblait déçu: pas d'hypogriffe ni de licorne alors ? Il ne voyait rien de très haut, pas de bruits de sabots... Un coup d'oeil à son accolyte avant d'enfin découvrir la créature qui les avait interrompu : un niffleur !

- Aw...

Un ornithorynque magique, rien que cela ! Beckett baissa sa garde, les yeux rivés sur la boule noire qui les avait également remarqué. On aurait dit une peluche...
Elle se faufila dans les tunnels d'un coup. Beck tressaillit et s'approcha du terrier, s’accroupissant pour vainement distinguer la créature.

- Quelque chose de brillant ?

N'était-ce pas ce que tout les niffleurs voulaient ? Mais dans une forêt, n'était-ce pas peine perdue ? Il plissa les yeux : peut-être qu'un trésor était caché ici... Il leva finalement les yeux vers Bertram qui venait également inspecter le terrier. Quelque chose brillait ! Beckett se pencha d'avantage et allait engouffrer sa main dans les tunnels avant de sursauter à cause du cri.
D'un bond il se tourna vers son camarade de licence, prêt à utiliser un sort baguette tendue, mais éclata de rire à la place. Il ne lui fallait pas beaucoup de temps pour comprendre que la bestiole s'était introduite dans sa tenue, offrant un spectacle inimaginable au jeune homme.
Son rire fut interrompu par un cri de surprise alors qu'il sentait le niffleur grimper sa jambe d'un air déterminé. Beckett avait à peine le temps de se pencher qu'il s'était introduit sous sa chemise.

- Helvítis !!


Le voilà enfin, le juron islandais. Beckett essayait d'agripper l'animal à travers ses vêtements même, sans grand succès. Il avait beau avoir l'habitude, possédant un furet, mais il n'avait jamais dû faire face à une créature aussi avide !
Des petites pattes boudinées fouillaient ses poches, ramassant ses pièces.
Une autre injure islandaise suivit donc, puis finalement de l'anglais:

- Lâche ça !

Beck finit par agripper le niffleur, qui couina, se rattachant aux dernières pièces qu'il avait subtilisé, se dandinant comme il pouvait. Mais il ne comptait pas le lâcher, quitte à se prendre quelques petits coups de griffes aux doigts, aux mains... Il avait l'habitude, et le regrettera une fois rentré.
L'inspectant sous tout les angles, agité et interrompu par des tentatives de fuites, Beckett essayait de comprendre comment récupérer son argent. Le fourbe avait tout caché sur lui !!
Beckett leva les yeux vers Bertram. Peut-être qu'il avait mal révisé son cours sur les niffleurs, parce qu'il n'avait aucune idée de comment s'y prendre, et très peur de blesser le pauvre animal. Il le tendit à Bertram, avant de sentir la bête lui glisser des mains, et tomber. Beckett le rattrapa in extremis par les pattes et remarqua quelques pièces finalement tomber à leur tour.
Il resta immobile quelques secondes, avant de doucement secouer le niffleur. Des pièces glissaient, il secoua un peu plus fort. L'animal couinait au rythme des secousses.

- Désolé...

Beckett avait de la peine pour lui, mais en même temps le trouvait adorable.
Un amas d'objets brillants jonchait finalement au sol. L'aventurier en herbe donna l'animal à Bertram, le tenant contre son torse le temps qu'il le prenne en main.

- Maintiens le bien, j'aimerais le caresser après.

Il s'accroupit et ramassa ses pièces. Une montre était également tombée, ainsi qu'une bague. Le Serpentard hésita quelques secondes, puis mit la montre à son poignet sans aucun scrupule.
Une fois le loot ramassé, il se redressa et en profita pour détailler l'animal du regard, et passer ses doigts sur sa tête. C'était spécial comme texture... Puis ces tout petits yeux noirs qui brillaient...

- C'est encore plus mignon qu'un ornithorynque...
Il plongea son regard dans celui de Bertram. On peut le garder ?
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Bertram Godfrey
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Mar 9 Jan - 23:56

On the edge of an adventure

Bertram C. Godfrey & Beckett Campbell



Il y a quelques minutes, nous étions tous les deux sous tension, les sens aux aguets. Moi je craignais de tomber sur une grosse acromentule  ou encore un gavaudan.  Ces loups mystérieux au regard rubis, annonciateur de mort…. En fait maintenant que j’y pensais j’aurai bien aimé apercevoir un Gavaudan. Et vivre aussi. Mais soit, ce n’était qu’un inoffensif petit niffleur qui nous avait alerté. Malheureusement je m’étais décontracté un peu trop vite, car la créature n’avait pas donné son dernier mot. Elle s’était jetée sur moi pour m’agresser et tenter de me dérober le peu d’objets de valeur que j’avais sur ma personne ( en me décoiffant au passage). Le niffleur s’était ensuite pris à Beckett, qui du coup faisait un peu moins le malin.

- Helvítis !!


C’était quoi ça ? Un sort ?

Si c’en était un je ne l’avais jamais entendu et il ne faisait pas d’effet. J’aurais pu lancer un sort, quelque chose pour l’étourdir ou le ralentir, mais je n’y arriverais pas sans toucher le serpentard par la même occasion. Apparemment mon camarade était plus doué que moi pour attraper les créatures élusives. C’était drôle de le voir se dépêtrer avec ce petit niffleur insaisissable qui laissait allègrement tomber son butin. Je ne résistais pas à un petit rire quand il le rattrapa du bout des doigts.

J’espère que ce n’est pas comme ça que tu attrapes le vif d’or, Beckett

Je retrouvais mon sérieux quand il me tendit la créature. J’ôtais mon écharpe pour l’emmailloter dedans sans lui faire mal et pour éviter les coups de griffes.

Maintiens le bien, j'aimerais le caresser après.


Rien que ça. Tu sais que je ne suis pas ton larbin ? Le serpentard récupéra les quelques pièces et autres objets brillants qui étaient tombés de la créature. Tranquille . Je jetais un oeil à la montre bracelet. Bizarre, ça devait appartenir à un moldu ou un nez moldu. Peut-être même que c’était là depuis longtemps. Des dizaines d’années. Quel intérêt avait une montre bracelet lorsqu’on avait des portables ?

Alors ? Quelque chose d’intéressant ?


Le niffleur couina en voyant son butin désormais pillé et me lançais un regard avec ses petits yeux noirs et  globuleux. Mignon. Beckett vint approcher pour doucement caresser le haut de la tête de notre nouveau compagnon d’aventure avant de me lancer un regard

On peut le garder ?


Je haussais les sourcils et je pouffais de rire avant de retrouver mon expression habituelle. Comme s’il avait besoin de ma permission pour se lancer dans une autre quête complètement folle. Adopter un niffleur…N’importe quoi

Heu....Je ne sais pas. C’est clair que ce petit malin serait aux anges à Poudlard. Tes camarades de dortoir un peu moins...  


C’est vrai qu’à bien y réfléchir, le petit adorerait Poudlard. Plein de recoins où se cacher et de trésors à voler. De plus l’idée que des objets brillants puissent disparaître du jour au lendemain correspondait parfaitement à l’essence malicieuse qu’avait conservé le château. Le mystère d’un mignon petit voleur. On pourrait le nourrir à l’occasion. Je regardais la petite créature qui était qui ne lâchait pas la main de Beckett du regard à cause de la montre à son poignet. Sa tête dodelinait.

Enfin bon… J’imagine qu’on pourrait le relâcher dans le parc. Il trouvera un moyen de se faufiler dans le château, sans aucun doute.


J’avais envie de le caresser aussi, mais mes mains gantées ne me permettrait pas d’apprécier. J’ajustais la position de mes mains pour  mieux tenir le niffleur emmitouflé dans mon écharpe ainsi que ma baguette. Pas évident de jongler entre les deux. Je reposais mon regard sur le serpentard. J’avais remarqué ses mains griffées.

Ca va, tes mains ? Et c’est quoi le truc que tu as crié tout à l’heure au juste ?


Voilà qui me rendait curieux. Je savais que Beckett n'était pas originaire de Grande-Bretagne mais j'avais tendance à l'oublier. On ne pouvait pas dire qu'il avait un accent très marqué et son apparence quelconque ne le distinguait pas des autres étudiants. Pâle, cheveux foncés et les yeux clairs. Ce qui le rendait intéressant et intriguant se trouvait quelque part à l'intérieur de cette mystérieuse boîte crânienne et j'avais bien l'intention d'en apprendre plus. J'avais envie de lui demander si parfois il avait le mal du pays. A ce qu'il paraît l'Islande est un magnifique pays. Sauvage et libre, à son image.  Il devait se sentir à l'étroit ici.

Mais je n'avais même pas l'occasion de lui poser la question. Un souffle de vent secoua mes cheveux déjà décoiffé. Un son distant. Une sorte de grognement ou autre chose que je ne parvenais pas distinguer clairement. Ce son alerta le niffleur qui se mit à se débattre comme un diable. J'essayais de le retenir du mieux que je le pouvais mais c'était impossible sans lui faire mal. La créature me regrimpa dessus comme si j'étais un vulgaire tronc d'arbre, me et s'enfuit, non sans me faire les poches au passage. J'en vérifiais rapidement le contenu en tapotant ma robe de sorcier.

Mon téléphone !

Hey ! Reviens ici petit voleur !


Je me lançais à sa poursuite. Tout ce dont j'avais besoin c'était de l'apercevoir et de lancer un accio. C'est qu'il était rapide, le bougre. Mais j'avais de la ressource aussi, et de la détermination. Je courrais aussi vite que possible dans le noir, dans une forêt dense, zigzagant entre les arbres. Dans le faisceau de mon lumos, j'apercevais le niffleur. Il était posé sur un arbre tombé et semblait perdu, hésitant. Il me lança un regard curieux. Il me narguait en plus ! Un éclat blanc dépassait de sa poche ventrale. C'était l'occasion parfaite.

Même pas le temps de reprendre mon souffle que je lançais

Accio Pinapple !


L'objet s'envola rapidement vers moi. Je le rattrapais aussitôt, comme un souafle en plein vol. Ouf. Le niffleur, lui, poussa un cri apeuré avant de s'enterrer le plus vite possible et de disparaître. Je prenais quelques secondes pour reprendre mon souffle.  

Désolé. Je pense que je lui ai fait peur.


Mais était-ce vraiment moi ?


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Beckett Campbell
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Beckett Campbell
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Mer 10 Jan - 16:01


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Il afficha un large sourire amusé. Tant pis pour ses colocataires de dortoir ! Ils le réveillaient, à ronfler et parler dans le sommeil, laisser un niffleur fouiller leurs affaires était une douce vengeance.
Avec un peu de chance, il pourrait s'enrichir grâce à cette petite bête ! L'argent ne fait pas le bonheur, mais c'était toujours plus intéressant d'avoir un porte monnaie bien rempli non ? Et pauvre créature, elle observait son butin volé depuis tout à l'heure ! Quelle maltraitance !
Ces petits yeux tout humide avaient séduit le jeune homme. Ceux du niffleur bien sûr. Son pelage lui faisait penser à celui d'une loutre, bien qu'il n'en ait jamais touché de sa vie. C'était... humide ? Gras ? Il glissait un peu. Le relâcher près de Poudlard lui aurait fait plaisir : s'y attachant déjà, il aurait bien aimé le voir de temps en temps, et semer des pièces dans l'école pour essayer de l'attirer.

Beckett leva finalement ses yeux vers Bertram. Son attention fut détournée par le désordre capillaire trônant sur la tête de ce dernier. C'était l'ornithorynque magique qui avait fait cela ? Uh. Il avait tout de suite moins l'air d'un élève sage...
Ses mains, oui ! Il avait presque oublié ! le niffleur y avait laissé quelques griffures, pas si profondes que cela mais déjà visibles.
Cela picotait un peu tiens... Le Serpentard resta un moment silencieux, le regard rivé sur ses mains, qu'il serrait et rouvrait.

- Tu n'as jamais essayé de nettoyer un furet. Ou de lui faire avaler un médicament !

En plus des griffes, ces charmantes petites bêtes avaient des dents ! Et son furet était particulièrement têtu, doublé d'un mauvais caractère.
Il leva à nouveau les yeux vers son acolyte, pensif. Il ne devait pas avoir d'animal à griffes...

- J'ai crié ? Moi ?

Il n'assumait pas le fait d'avoir crié pour si peu.
Beck s'efforçait d'avoir l'air innocent, et détourna le regard comme si soudainement les arbres tortueux les entourant avaient piqué sa curiosité.

- Puis c'est juste un truc en Islandais... Tu serais choqué si je te le traduisais.

Petite boutade pour la route, sourire taquin aux coins des lèvres qu'il s'efforçait de cacher également.
Bien sûr qu'il ne serait pas choqué... Mais quelque part, il n'avait jamais entendu Bertram jurer, ni s'emporter. Pour le jeune Islandais, c'était simple : surpris, ou en colère, il s'exprimait dans sa langue maternelle par réflexe. Pratique pour insulter sans se faire prendre. Et tellement libérateur !

Un grognement se fit entendre, accompagné d'une brise qui fit frissonner Beckett. Au même moment, le niffleur s'excita et grimpait sur Bertram, la pauvre victime de la soirée.
Cette dernière poursuivit le niffleur sans attendre. Beckett était retenu sur place par un autre bruit lointain, comme un cri rauque, à faire froid dans le dos. Le temps de se ressaisir il se lança à leur poursuite, suivant tant bien que mal le faisceau de lumière devant lui.

- Bertram !!


Elle s'éloignait. Beckett sentait la panique petit à petit s'emparer de lui, ne distinguant plus la lumière provenait de sa baguette de celle venant de Bertram. Il avançait malgré tout, ignorant la route à suivre, quand il finit par l'entendre.
Il se tourna vers la droite et courut une dizaine de seconde avant de finalement retrouver son compagnon de mésaventures, essoufflé.
Un autre bruit l'empêchait de faire une remarque, des pas s'approchant rapidement, quelque chose à quatre pattes et de plutôt lourd. Un centaure ? Beckett chercha du regard une cachette. Les racines des arbres avaient beau être tordues et s'étaler sur le sol en sillonnant, il n'y avait pas assez d'espaces entres elles pour qu'ils s'y cachent. Pas le temps de se poser, ni de réfléchir, navré Bertram. Suivant son instinct de survie, il agrippa la manche de son acolyte et le tira avec lui, continuant de s'avancer dans la forêt, tombant bien vite sur une petite clairière.
Il murmura un autre helvítis, avant de lâcher Bertram et faire quelques pas, inspectant le lieu du regard. Ils étaient toujours suivi. La bête semblait agitée, et le jeune homme pu enfin distinguer sa silhouette : ailée, munie d'un bec... Finalement, sa peur s'était envolée pour ne laisser que des paillettes dans son regard. Un hippogriffe ?!
La noble créature semblait énervée par cette course poursuite et frappait le sol de la patte, ouvrant ses ailes à son entrée dans la clairière pour s'imposer et les intimider, leur criant dessus bien sûr.
En pleine admiration de l'animal, Beckett ne faisait même pas attention à tout les signes indiquant qu'il pourrait les attaquer s'ils ne se décidaient pas vite de partir ou de lui montrer du respect.

- Wow...

Au moins, Beckett le fixait droit dans les yeux ! Avec un sourire aux lèvres bien sûr. Ne pas sourire au danger n'est pas Campbell.
Il en profitait pour reprendre son souffle également, baguette baissée, ayant complètement baissé sa garde.

- Je t'avais dis que tu ne le regretterais pas !


Un pari risqué, mais gagné ?
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Mer 10 Jan - 20:21

On the edge of an adventure

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Suite à ma question, Beckett examina ses doigts. Il n’avait pas l’air préoccupé, apparemment il avait l’habitude avec son furet. Une information que j’ignorais, les animaux de compagnie étant généralement confiné dans les dortoirs et les salles communes. Voilà d’où venait son étrange habileté à manipuler les créatures élusives. Et à éprouver de l’attachement envers les animaux avec de petits yeux de fouine. Quand je lui parlais de tout à l’heure, il faisait mine de ne pas comprendre. Si, si. Je t’ai bien entendu. Aucun détail ne me passait sous le nez.

- Puis c'est juste un truc en Islandais... Tu serais choqué si je te le traduisais.



Des insultes en islandais donc. Le coin de mes lèvres pointait en un rictus discret et amusé. C’est vrai que je ne jurais jamais. Que j’étais du genre à dire des choses comme : Est-ce bien nécessaire d’être vulgaire ?. Mais j’étais loin d’être scandalisé. Quoique…. Qui sait ? Ses insultes étaient peut-être plus inventives et colorées  que celles que je connaissais en anglais.

Le niffleur avait profité de ma distraction et de mon relâchement pour s’enfuit avec son nouveau butin. Sauf que je ne comptais pas le laisser gagner cette fois-ci. J’ai entendu le serpentard m’appeler mais je n’avais pas lancé de regard en arrière, braqué sur le niffleur comme un oiseau de proie. Heureusement, tout allait bien, tout était sous contrôle. Je venais de récupérer mon Pinapple, indemne. Seul bémol : le niffleur avait pris la poudre d’escampette. Voilà qui allait décevoir mon compagnon d’aventure. Il s’était attaché à la petite bête. Je m’excusais auprès de lui, tout en reprenant mon souffle. Et puis, un grand bruit se fit entendre. Le bruit de piétinement au sol, rapides, écrasant feuilles et créatures sur son passage. Une course. Vers nous. Vous connaissez la réponse combat-fuite ? Fight or flight . Face au danger, en une fraction de seconde votre cerveau prend la décision. Moi je restais campé sur mes deux pieds. Jusqu’à ce que Beckett me tire par la manche. Réflexe, je me suis mis à le suivre. Peut-être que c’était lui qui avait eu la bonne réponse face au danger. Au bout d’un moment nous atteignons un espace ouvert. une clairière au milieu de la forêt. La fuite n’avait pas servi à grand chose puisqu’une créature imposante, s’avança vers nous. A l’aide de la lumière de la lune qui perçait les arbres et de nos baguettes, je distinguais le majestueux animal. Un hippogriffe, dans toute sa splendeur là devant moi. L’animal poussa un cri qui me donna des frissons.
Je le regardais, sans voix. Le pelage fauve, les pupilles orangées qui me toisaient en retour. Oui, il fallait les fixer. Mes lèvres se séparaient dans une expression de surprise et d’admiration. Je n’en croyais pas mes yeux.

C’était un de ces moments. Ce moment. Le moment précis ou la peur et l’excitation entrent en collision et explosent. Grisant Ce moment où l’on peut entendre son coeur battre dans sa poitrine et sentir les pulsations dans le bout de ses doigts. Ou on respire vraiment l’air qui entre dans nos poumons. Cet air, il a un goût, une saveur particulière inconnue jusqu’à présent. Vivant, enfin . Ce moment sublime où plus rien n’a d’importance. Adieu ce puits sombre dans ma cage thoracique. Adieu mes doutes et mon anxiété. Adieu les masques et les déguisements. Il n’y avait que ce moment et les mots étaient inutiles pour le décrire.

Je t'avais dis que tu ne le regretterais pas !.



Non, je ne le regrettais pas. Ce moment, cette sensation, c’est ce que j’avais attendu. Ma main se resserra sur ma baguette. Un coup de patte de la créature et c’était fini. Il fallait la fixer sans ciller et s’incliner si on voulait avoir une chance.  Dans un souffle, je murmurais à l’adresse de mon complice :

A 3, on s’incline. 1...2...3.



Ce n’était pas le ton hypocrite, doux et sucré que j’employais d’habitude. C’était un souffle un peu rauque. Sérieux. Comme si j’avais du mal à parler autrement.A la fin du décompte, je m’inclinais respectueusement. Au moindre bruit étrange j’étais prêt à intervenir avec ma baguette. En me relevant je remarquais que l’hippogriffe ne s’inclinait pas en retour mais ne semblait pas agressif pour autant. Il nous jugeait du regard, L’hippogriffe s’avança lentement dans la clairière sans nous quitter des yeux, longeant les arbres. Sur le côté de son cou je distinguais une longue cicatrice. Ensuite il s’arrêta net, pencha légèrement la tête avant de déployer ses larges ailes, et profiter de l’ouverture de la clairière pour s’envoler. Le son était puissant, un peu comme un hélicoptère. Je tentais de le suivre des yeux alors qu’il traversait les étoiles et finit par disparaître.

Ma main gauche tremblait un peu. Juste, j’avais serré ma baguette tout ce temps. Sous tension.

C’était… C’était … génial.



.

DEV NERD GIRL

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On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé
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