The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé]

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Bertram Godfrey
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The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 21 Jan - 12:37

The Bucket List : part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


Il y avait quelque chose d’exaltant dans ces cachotteries et ces stratagèmes. Ces messages secrets échangés et ces documents subtilement glissés dans une poche, du bout des doigts, alors que personne ne regardait. Et pendant une brève seconde un sourire malicieux se dessinait sur mes lèvres. Les secrets, en savoir plus que les autres sans qu’ils ne le sachent, être à l’abri de toutes suspicions, ça me donnait des frissons. Personne n’en a la moindre idée, n’est-ce pas ?. Personne à part Beckett Campbell, mais on ne pouvait pas qualifier l’individu de suspicieux. D’ailleurs j’avais été agréablement surpris : apparemment il avait réussi à tenir sa langue. Pas de bruits de couloirs, de questions impromptues, on me regardait toujours avec la même indifférence… peut-être que je pourrais vraiment le faire confiance. Ce genre de choses s’évaluent avec prudence, dans le temps.

Chaque week-end, Pré-au-lard était pris d’assaut par des troupes de sorciers, désireux de prendre l’air en dehors des murs du château. C’était également l’occasion pour laisser les uniformes au placard et de laisser exprimer notre individualité. Pas de chances aujourd’hui le temps était couvert, avec beaucoup de vent et quelques chutes de neige. La plupart des pensionnaires du château faisaient leurs emplettes avant d’aller se réfugier aux trois balais ou encore au salon de thé, attendre la fin de la tempête avec une boisson chaude entre les doigts. L’idée d’un chocolat chaud était tentante mais j’avais d’autres plans pour aujourd’hui. Après avoir refait mon stock de bonbons, sucreries et plumes en tout genre, je me dirigeais vers l’extérieur du village.

Vêtu de mes gants noirs et de mon manteau en laine bleu foncé, je resserais mon écharpe en tartan beige autour de mon cou. Le vent glacial s’infiltrait, faisant tomber la neige qui s’était maintenue sur les branches crochues des arbres rares et dépouillés du coin. La cabane hurlante se dessinait au loin, perchée sur une colline. La vieille structure délabrée résistait aux éléments. Elle me rappelais vaguement la silhouette d’une vieille dame, courbée sur elle-même, gémissant. Et oui, la cabane hurlante portait bien son nom, vu qu’en ce moment, même à cette distance l’on pouvait l’entendre gémir et hurler.

Moi, j’attendais sagement près des barrières que mon cher Professeur décide de se montrer. Je vérifiais l’heure sur mon téléphone. Il était un peu en retard. Pris d’une nouvelle idée, je tournais l’appareil vers l’objet de notre excursion. Une photo. Immortalisée dans la neige et le vent, la cabane hurlante.

Je n’avais jamais vraiment pris de photos avant. Je considérais que ce que je vivais, ce qui m’entourait ne valait pas la peine d’être immortalisé et revu. Peut-être que c’était sur le point de changer

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Dernière édition par Bertram C. Godfrey le Dim 11 Fév - 20:34, édité 2 fois
Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 21 Jan - 19:12


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L'urbex de la cabane hurlante
Il avait attendu la fin du cous de Défense comme il pouvait, c'est à dire impatiemment, bien plus agité qu'il ne l'était habituellement. Grandir avec la technologie c'était grandir dans une époque d'immédiateté, envoyer la liste par sms aurait été si simple, mais non. Bertram avait décidé de garder le suspens et de lui glisser un bout de papier dans la poche.
Il n'avait pas pu réprimer un sourire quand, en enfouissant ses mains dans ses poches, le bout de ses doigts se heurtèrent à la fameuse liste. Il fila en dehors de la classe sans se soucier de bousculer deux ou trois élèves, trop préoccupé. Une fois isolé, il déplia le papier, et une fois lu, le rangea dans sa poche, déjà en train de réfléchir à toutes ces choses à réaliser.
Bien joué, Bertram... Même Beckett n'avait pas pensé à deux trois points de cette liste !

Ce week end, cabane hurlante. Le tout premier point de la liste. Lieu mythique de Pré-au-Lard, il était hors de question que Beckett finisse sa scolarité sans y entrer une bonne dizaine de fois.
En sortant de l'école, le jeune homme avait suivi la foule, se laissant porter par cette dernière où qu'elle aille, tandis qu'il laissait ses pensées vagabonder. C'est ainsi qu'il se retrouva en plein Pré-au-Lard sans même l'avoir vu. Les magasins et les discussions l'entouraient, beaucoup trop d'informations à intégrer d'un coup, comme ces odeurs de chocolats chauds, de nourriture...
Beckett n'était pas en avance, et acheter une gaufre n'arrangeait pas son cas. L'appel de la nourriture fut trop fort pour un esprit aussi simple que le sien.

C'est donc gaufre en main que Beckett se dirigeait vers la cabane hurlante. Paré de son éternel kit d'aventurier, à savoir son sac, d'épaisses chaussures ayant visiblement vécu mais capable d'endurer encore 50 ans d'aventures, il avait cette fois ci pensé à prendre de quoi résister au froid : veste en jean doublée, bonnet, gants devenu des mitaines depuis que Hal le furet avait décidé d'en ronger des bouts...
Beckett était à la moitié de sa gaufre quand il trouva Bertram à l'entrée du domaine de la cabane hurlante, à visiblement prendre des photos. Il s'avança sans s'annoncer, et se planta juste devant le téléphone. Lui, gâcher la photo ? C'était le but oui... Un photobombe loin d'être discret, avec l'air le plus naturel du monde, comme si de rien n'était.

- Hey Bertram !

Beckett ne put retenir un sourire plus longtemps, mais lui tourna le dos pour le cacher et admirer le batiment au loin. Il l'entendait déjà se plaindre... C'est fou ce que les planches craquaient ! S'il s'agissait bien des planches... Puis toute cette neige ! C'est vrai que cela méritait une photo.
L'aventurier s'avança déjà sur le sentier menant à l'objet de leur sortie tout à fait légale cette fois.

- Je sais vraiment pas ce que t'attends...


Lui.
L'imbécile heureux qui était arrivé en retard. Bientot, le Seirdaigle aura l'habitude. Il n'arrivait pas spécialement toujours en retard. Parfois il était là trop tôt. Il était là quand il le devait.
Après une bonne dizaine de pas, il réalisa quelque chose, et se tourna vers Bertram, lui tendait sa gaufre à moitié consommée.

- Tu en veux un bout ?

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Bertram Godfrey
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Lun 22 Jan - 13:15

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


J’étais sur le point de prendre un cliché de la cabane hurlante lorsque mon complice apparut droit devant l’écran. Son visage en gros plan, tout content de m’avoir surpris et d’avoir toute mon attention. Automatiquement, je répondais poliment à ses salutations.

Oh ! Hey Beckett !



Un effleurement du bout du doigt et je capturais son image alors qu’il tournait la tête. Le serpentard en mouvement, un demi visage très flou. Ce n’était pas vraiment ce qu’on pouvait appeler un flou artistique.Deux photos de Beckett, déjà. Ca va commencer à être suspicieux. Cela ne ressemblait pas à grand chose, mais je décidais de garder le cliché. De plus il était à peine reconnaissable, à part moi personne ne saurait de qui il s’agissait. Je profitais de sa distraction pour voler un cliché de la cabane hurlante, mon sujet principal cette fois-ci. Le serpentard me devançait sur le sentier y menant.

Je sais vraiment pas ce que t'attends...



Je rangeais rapidement mon téléphone dans mon sac, un peu déconcerté par sa question. Est-ce qu’il essayait de me taquiner en suggérant que j’étais lent alors que je l’attendais depuis tout à l’heure? Je répondais avec un léger sourire, en ajustant la bandoulière de mon sac.

Euh...et bien je t’attendais. Professeur.



Parfois j’avais l’impression d’être complètement à côté dans la plaque quand il me posait une question.C’était déconcertant. Comme s’il me manquait un élément pour comprendre s’il s’agissait d’une question simple, une question de surface ou quelque chose de plus profond. C’est vrai que je n’avais pas besoin de lui pour accomplir les méfaits de ma liste. J’aurai très bien pu m’y mettre tout seul. Mais je devais admettre que c’était plus amusant de faire des bêtises à deux. Et puis…. c’était bien lui qui avait mit un coup de pied dans la fourmilière sans savoir ce qui l’attendait. Il ne s’attendait probablement pas à un tel résultat. Il ne savait pas qu’avec sa petite virée il avait entrouvert une porte en moi, une porte dont je connaissais l’existence mais qui,faute de clé, était restée fermée jusqu’à présent.

Non pas que Beckett l’avait ouvert avec une clé. C’est moi qui la détenait. Il avait juste foncé dedans par hasard.

Ce dernier me proposa un morceau de gaufre. Un peu étonné par cette proposition je refusais avec un ton et un sourire poli :

Oh, non merci, j’ai bien mangé ce matin.



Question d’anthropologie, je considérais cette proposition comme une marque d’amitié. De mon point de vue on ne partageait pas sa nourriture avec tout le monde, surtout quand on avait déjà mordu dedans. Et Beckett ne se formalisait pas de politesses en général.

Interrompu dans mes pensées par cette proposition incongrue, je me demandais alors : pourquoi est-ce que Beckett acceptait de m’emmener avec lui ? Il devait en retirer quelque chose, lui aussi. Ou bien était-ce simplement par curiosité, pour me tester ? J’étais prêt à relever le défi. Je pouvais sentir le bas de mon pantalon se détremper au contact de la neige, par capillarité. Heureusement que j’avais de bonnes chaussures et des chaussettes chaudes.

Nous nous rapprochions de la cabane hurlante. On pouvait l’entendre gémir et souffler. Les fenêtres mal condamnées devaient laisser passer le vent, produisant une respiration fantômatique. Et pendant un instant je redevenais cet enfant qui le soir d’halloween, se retrouvait devant la maison abandonnée du coin pour se raconter des histoires terrifiantes et se lancer le défi d’y entrer. Sauf que je n’étais plus un enfant, je n’avais pas peur et ce défi j’étais pressé de le relever. D’un ton mystérieux j’essayais de reproduire l’ambiance. Nous étions dans la neige et le vent, en face de cette maison désolée et décrépie… Il ne manquait plus que la nuit et le tonnerre pour compléter le tableau. Je faisais de mon mieux pour contribuer, ajoutant un peu de mystère :

Tu sais, on dit beaucoup de choses sur cet endroit. Qu’il est si hanté que même les fantômes de Poudlard n’osent pas y entrer. Qu’un loup-garou y vit, caché, et hurle tous les soirs...Il paraît qu’elle a été ensorcelée pour le contenir et que c’est pour ça qu’elle tient toujours debout.



Je croyais bien que l’histoire du sortilège était vraie. Celle du loup-garou aussi avait dû l’être mais ce n’était probablement plus le cas. Les loups-garous n’étaient plus aussi victimisés qu’avant. Je me tournais vers mon compagnon d’aventure :

Qu’est ce que tu en penses ? A moins que tu sois déjà venu ici ?



Après tout la cabane hurlante était suffisamment célèbre pour avoir déjà attiré son attention. Et contrairement à moi, le serpentard avait déjà un beau palmarès d’aventures, et probablement plus que l’on ne pensait.

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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Mar 23 Jan - 0:35


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L'urbex de la cabane hurlante
Il haussa légèrement les épaules et garda sa nourriture pour lui, la finissant au fur et à mesure qu'ils s'approchaient de la cabane délabrée d'un pas déterminé. Visiter une maison abandonnée ? Easy Peasy. Il n'en était pas à sa première.
Une fois devant l'impressionnante bâtisse mouvante, il posa sa main sur la façade, y laissant glisser ses doigts. Froide, craquelée, moyennement stable... Du bout des doigts il gratta la peinture, avant de se décaler vers l'une des fenêtres barricadées. Pourquoi clouer des planches aux fenêtres ? Le jeune homme essayait de coller son visages aux planches pour espérant voir à l'intérieur. Rien n'était fort distinguable... Mais rien ne semblait bouger, là dedans.
Bertram brisa le silence. Beckett tourna alors la tête vers lui, sans se décoller du mur. Alors c'était le moment pour les légendes urbaines ? Cool ! Visiblement enjoué, il l'écoutait attentivement.
Avant de perdre tout son entrain.

Beckett savait pertinemment que c'était ridicule, mais rien que ce mot le faisait pâlir, tétanisait ses muscles alors que la peur s'emparait de lui comme une araignée se jette sur un moucheron pour l'enrober dans sa toile.
Il s'écarta sèchement de la façade, regarde rivé sur le sol enneigé et s'éloigna de la maison avec autant de détermination qu'il était venu vers elle, dépassant Bertram. Jamais on ne lui avait raconté quelque chose d'aussi flippant ! Mais quelque chose n'était pas clair. Le jeune aventurier se stoppa dans sa fuite, et tourna après un soupir la tête vers le Serdaigle.

- Toutes les nuits ?

Même si cela ne semblait pas logique, ce n'était pas assez de preuve pour que sa peur panique s'évapore d'elle même. D'ailleurs, il essayait de contenir ce sentiment. S'exprimer ouvertement, pourquoi pas ! Mais partager le pire du pire ? Il n'aimait vraiment pas cela. Pour ne rien arranger, moult élèves étaient témoins de sa réaction face à l'épouvantard amené fut un temps en classe : Beckett ne pouvait pas supporter les loups.

- Mais ce n'est que les nuits de pleine Lune...

Le pauvre essayait de se rassurer lui même. Son regard balayait tout ce qu'il y avait devant lui, sauf son compagnon d'aventure, l'évitant habilement. La frustration se mêlait à la peur. Encore une fois, il n'osait même pas prononcer le mot.
Beckett se pencha et forma une boule de neige vite fait, avant d'enfin poser ses yeux sur Bertram, et continuer sa phrase.

- Révise tes cours, Bertram !

Il lui lança la boule de neige dessus. Un moyen pour déverser sa peur, sa frustration, pour reprendre le contrôle de la situation.
Une autre boule de neige était en fabrication, et le jeune Islandais leva les yeux vers la maison qui gémissait toujours. Quelque part, une voix lui soufflait que ces bruits, ces cris et plaintes, ce sont peut-être ceux du loup garou. Et pour chasser cette idée persistante, il envoya la boule de neige sur la façade, s'étalant sur les planches décrépies.
La situation lui échappait encore des mains, il devait reprendre ses esprits

- T'es vraiment un mauvais menteur. Tout le monde sait que barricader les fenêtres de l'extérieur, c'est pour retenir quelque chose à l'intérieur. Un fantôme ? Un démon ?

Il se pencha pour faire une autre boule de neige. Bon sang, il ne se rassurait pas plus que cela. Démon, fantôme, loup garou... On aurait dit un mauvais épisode de Scooby-Doo ou de Ghost Adventure.
Au final, la seule chose qui lui occupait bien l'esprit, c'était occuper ses mains. Il s'appliquait à faire la boule de neige la plus ronde possible, ignorant la cabane hurlante.
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Mar 23 Jan - 20:11

The Beckett List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


Lest doigts de mon camarade examinaient la façade décrépie de la cabane hurlante. Ses doigts nus en plus. Ca ne devait pas être très propre, le bois malmené par les intempéries. Quelle couleur avait la cabane hurlante avant ? Je l’ignorais. Désormais elle était d’un gris sale et indéfinissable. Alors j’entamais ma narration des contes étranges et effrayants de la cabane hurlante. Qu’est ce qui était vrai là-dedans ? Qu’est ce qui était faux ? J’espérais qu’on pourrait le découvrir ensemble.

Sauf que Beckett se mit à reculer comme si j’avais appuyé la touche rewind de l’univers. Mon regard le suivit automatiquement. Il se passait quoi là ? Il regarde fixement le sol avant de lever les yeux vers moi.

Toutes les nuits ? Mais ce n'est que les nuits de pleine Lune...



Bon d’accord, les loups-garou ne hurlent pas toutes les nuits, c’est impossible mais cela faisait partie de l’histoire, de la narration. Il fallait embellir un peu pour faire peur. Mais...il n’avait pas… peur quand même ? Je ne l’avais tout de même pas effrayé avec ces histoires ? Beckett l’aventurier sans peur, qui s’enfonçait dans la forêt interdite avec insouciance battait en retraite à la simple mention d’un loup ? Voilà qui était décevant….et instructif. Dans mes notes mentales sur Beckett, je soulignais “loup” trois fois en rouge.

Et voilà que je servais de cible à une de ses boules de neiges. Je protestais.

Hey ! C’était juste-



Il attaqua alors les murs de la cabane hurlante. S’il comptait me viser, c‘était raté.

T'es vraiment un mauvais menteur. Tout le monde sait que barricader les fenêtres de l'extérieur, c'est pour retenir quelque chose à l'intérieur. Un fantôme ? Un démon ?



Tu ne sais pas de quoi tu parles.Je suis un brillant menteur. Et un démon, carrément ? Mauvaise dimension, mon gars.

Il y avait une attaque dans ses mots, dans sa façon de parler. Pour me défendre, je lui lançais une boule de neige à mon tour. Je pensais que ça serait drôle. C’était la scène parfaite de camaraderie. Une vieille baraque soi-disant hantée, de la neige, un peu de rivalité et challenge.

Alors pourquoi n’était-ce pas satisfaisant ?

Parce que Beckett ne riait pas. Il ne souriait pas. Il agissait sur la défensive, de façon erratique. Qu’est ce qui n’allait pas, qu’est ce qui manquait ? Je ne savais pas et c’était frustrant.

Qu’est ce que j’ai mal fait ? Ou est-ce que je me suis trompé ?

Je reprenais mon masque de monsieur-je-sais-tout pour poursuivre et tenter de retrouver le contrôle de la situation :

Voyons, professeur, des fenêtre barricadées ne retiendraient pas un fantôme. Encore moins un démon.



Mon regard se reporta sur la vieille baraque tordue. Il y avait du potentiel là-dedans. Un rictus malicieux se dessina sur mes lèvres. Il était temps d’appeler un loup, un loup et faire ce que tout enfant moldu aurait fait. Un soupçon de provocation. Une mise à l’épreuve. Le calcul était vite fait et je prenais un risque. Oui, oui  mon bluff pouvait fonctionner… Je regardais la cabane hurlante puis je tournais mon regard vers Beckett. Un sourire innocent sur les lèvres j’articulais d’un ton détaché :


Bon et bien, moi je veux en avoir le coeur net. Tu peux rester ici et faire un bonhomme de neige, si tu as peur ~



Voilà, le mot avec un grand P était lancé. Je risquais de m’en prendre une boule de neige derrière la tête mais ça en valait la peine. Sans attendre, j’avançais sur le perron et je posais la main sur la poignée. C’était ouvert, pas étonnant vu que la porte tenait à peine droite, son chambranle affaissé et tordu. J’avais prévu de laisser la porte ouverte et de l’inviter à rentrer sauf que le destin en décida autrement. Une fois entré la porte se referma sur moi, juste devant mon visage et les ténèbres qui régnaient à l’intérieur m’avalèrent en une bouchée. Je retenais ma respiration pendant quelques secondes, seul dans le noir.

C’était le vent hein ? Forcément le vent.

Petite angoisse. Un lumos fusa rapidement. A l’intérieur régnait le silence à l’exception des soupirs fantômatiques et des craquements. Spooky. L’atmosphère était lourde de poussière, une odeur de renfermée imprimée à l’intérieur malgré les courants d’air. Et une autre odeur. Une drôle d’odeur qui n’avait rien à faire là.

De l’alcool ?

J’aurai le temps d’enquêter là dessus plus tard. J’emprisonnais le bout de ma baguette dans ma paume gantée. Je pouvais sentir la chaleur et la vibration qu’elle émettait. Il y faisait de nouveau sombre. Je reculais, derrière la porte, près à surprendre mon camarade. S’il daignait se montrer.


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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Mer 24 Jan - 13:34


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L'urbex de la cabane hurlante
Une fois sa boule parfaitement ronde, il retira les bouts de neige restés accrochés à sa veste, vestige de la veine tentative de camaraderie de Bertram. Il leva mollement les yeux vers ce dernier alors qu'il réfutait sa théorie. Cela n'en avait pas l'air, mais c'était rassurant, dans un sens où les planches ne servaient donc pas à contenir un fantôme ou un démon. Mais cela avait une valeur réconfortante uniquement dans un univers moldu : là où le monde se résumait à la science, toute manifestation ectoplasmique ne pouvait se manifester ou véritablement blesser les intrus. A la rigueur, révéler leur présence par électromagnétisme, par enregistrement de voix, d'orbe lumineuse sur les images, bouger un objet, claquer une porte, jouer de la musique avec un thérémine... Beckett aurait adoré tenter ce genre d'expérience. Mais cela, c'était plus un rêve d'enfance, quand il avait un futur moldu et qu'il se raccrochait à tout espoir de fantaisie et de mystère non résolu.
Maintenant, cet espoir était devenu l'univers dans lequel il évoluait. Pour le meilleur, et surtout le pire. Si la science avait ce pouvoir apaisant d'expliquer l’inexplicable, ici c'est le "ta gueule c'est magique" qui prime. Une maison normale pouvait être bien plus dangereuse qu'un bâtiment abandonné, il suffisait qu'on lui ait lancé un sort pour. La cabane hurlante pouvait donc contenir pire encore qu'un fantôme ou un démon. Sympathique.

Alors qu'il se perdait dans ce genre de pensées, il fut ramené à la dure réalité par ce qu'il avait cru voir comme de la malice sur les lèvres de Bertram, mais avait surement du confondre avec son habituel sourire.
Le voilà qu'il entend de la provocation dans une phrase des plus anodines, de la part du Serdaigle. Une impression de déjà vu le prend et, confus, il plisse les yeux, toisant son camarade du regard. Venait-il de retourner les armes de Beckett contre lui ? Était-ce le même genre d'invitation insolente à l'aventure qu'il avait mis en place lors de leur sortie dans la forêt interdite ? L'élève n'avait pas encore dépassé le maître, mais il était sur la bonne voie.
Il ouvrit la bouche, voulant le contredire et répliquer, mais ne voulant pas mentir non plus, se ravisa dans une moue froissée. Oui, il avait peur. Cette impression d'être poursuivi par des loups ne le quittait jamais, et regrettait souvent de ne pas avoir peur des araignées à la place. Les loups garous étaient plus effrayants encore; mi homme mi loups, ils accumulaient deux créatures dangereuses et mêlaient à la sauvagerie animale la perfidie de l'homme.

- C'est ça ! Prends des photos pour moi ! Je vais plutôt aller prendre un chocolat chaud en ville...

Noyer son chagrin dans la boisson.
Bertram s'éloignait déjà, n'attendant pas la répartie surprenamment lente et désemparée du pauvre islandais. Dans un dernier espoir, il lui lança sa boule de neige parfaitement ronde, et le manqua lamentablement. La porte se claqua derrière lui, et Beckett se retrouva seul, dehors, dans le froid. Rien à faire dans le coin, à part véritablement faire un bonhomme de neige, ou s'y rouler, ou encore arrêter d'être un pleutre et entrer dans cette cabane hurlante.
Pendant de longues secondes, il observa la bâtisse pliant au gré du vent. Un nouveau Helvítis marmonné, et il s'avança vers la porte. Cela faisait pas mal de temps qu'il n'entendait aucun bruit à part la maison... Inquiet, lui? Pfff !

- Bertram ?


Non, il s'assure juste qu'il soit encore en vie, en restant devant la porte. Quelle idée de lui avoir cassé sa motivation dans l'oeuf ! S'il se faisait chopper par le loup-garou, c'était bien fait pour lui !! Qu'il se débrouille tout seul, comme ce fameux garçon qui criait au loup pour rire et qui finalement s'était fait mangé.
Et pourtant Beckett ouvrit doucement la porte.

- ... Bertram ??

Personne. L'entrée était vide, poussiéreuse, le papier peint terne et tombant en lambeaux. Il ne dit rien, mais pensait à de nombreuses insultes. Il avait vu suffisamment de film d'horreur pour savoir que c'était mauvais signe, et que le comic relief mourrait en premier. Restait à savoir lequel des deux était le comique de service... Se séparer aussi, c'était la pire idée qui soit. Loué soit la fiction, sans laquelle se faire peur tout seul pour un rien ne serait pas possible.
Beckett sortit sa baguette, chuchotant un Lumos, avant d'oser ses premiers pas dans la cabane hurlante. La porte se referma derrière lui aussi abruptement qu'elle l'avait fait avec Bertram et s'en inquiéta nullement. L'aventurier en herbe ne s'attendait juste pas à ce qu'il fasse si sombre...
Il avançait lentement, laissant son regard s'aventurer dans la zone éclairée par sa baguette, s'aventurant jusqu'à une salle de séjour, possiblement. L'odeur était spéciale... On aurait dit l'odeur des trois balais passé deux heures du matin. Aucun signe de Bertram non plus. Fichu Serdaigle. Individualiste. Lâcheur. Intellectuel à deux balles !
Beckett fouilla une commode, tirant les tiroirs, qui craquaient alors qu'il posait à peine sa main dessus. Pas de laudanum... Que des vieilleries. Pas de Bertram.
Il entendait des planches grincer, mais toute la maison respirait en même temps. Le jeune islandais leva la tête, fixant le plafond. Il serait à l'étage ? Ou bien c'était quelqu'un d'autre ? En tout cas, il n'avait aucune envie d'aller voir, et restait bêtement là à fixer le plafond, essayant de distinguer quoique ce soit qui pourrait lui indiquer où avait filé l'autre idiot chevelu.
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Mer 24 Jan - 15:49

The Bucket List part 1

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J’attendais. J’expirais profondément pour me débarrasser de ces idées qui fusaient dans mon crâne. Et s’il y avait vraiment quelque chose de dangereux. Et si c’était là, à m’attendre, à poser ses longues griffes sur mon épaule avant de me dévorer dans les ténèbres? . Mon imagination commençait à partir en roue libre, il faut dire que j’en avais toujours eu un peu trop. Mais je pouvais m’en servir. Je m’imaginais en train de me gifler. Ecoute et réfléchis. Le craquement du bois secoué par le vent. Les courant d’air qui s’infiltraient entre les fenêtres barricadées. Il n’y avait que ça. Ca et moi.

En ce moment, la chose la plus dangereuse dans cette cabane c’est toi

Etrangement cela ne me procurait un sentiment de soulagement. La tension était toujours là et monta rapidement lorsque la porte s’entrouvrit. J’aimerai dire avec candeur que j’étais surpris que mon plan ait fonctionné. J’aurai été plus surpris qu’il ne me suive pas. Après tout je l’avais traité de peureux. La pire insulte pour un aventurier de son envergure. Et j’aimais penser aussi qu’il serait un peu inquiet pour moi et qu’il finirait par me rejoindre.

Je retenais ma respiration, espérant que le faisceau de son lumos ne m’éclaire pas. Coup de bol, je restais dans l’obscurité. Dans le noir, je pouvais sourire lorsqu’il m’appelait par mon nom, sans qu’il ne le sache. J’étais protégé, j’étais libre. Plus que dans la forêt interdite.

Je pouvais suivre mon camarade du regard, se déplacer au rez-de-chaussée. J’étais invisible, dans le noir avec mon sourire. Une idée espiègle s’insinua dans mon esprit. Le genre de mauvaise idée parfaitement immature qui me faisait souvent envie. Le genre de petite idée vicieuse qui animait mes fantasme en pleine journée lorsque l’ennui pesait sur mon existence. Mon regard braqué sur Beckett, sa lumière l’éclairant en retour, lui et ses boucles brunes. Lentement je levais le pied pour avancer d’un pas. Avec tout le remue-ménage que produisait la maison il ne m’entendait pas. Un autre pas. Comme un chat, comme un loup, j’avançais vers ma proie,  un étrange sourire aux lèvres. Je savais qu’il ne m’entendait pas, qu’il ne me voyait pas et il ne se doutait pas de ce qui allait lui tomber dessus. Je pouvais sentir mon coeur battre dans ma tempe, pomper un sang nouveau dans mes veines. Cette sensation grisante d’excitation. J’étais si près maintenant que je pouvais le toucher…. sans qu’il le sache. Je pouvais l’observer…. sans être vu.

Qu’est ce qui ne va pas chez moi ?

Pourquoi est ce que j’aimais ça à ce point ? Je l’ignorais. Cela dépassait un peu le jeu innocent de vouloir effrayer son camarade de bac à sable. Je voulais savoir à quel point cela pouvait durer. Je voulais souffler près de son oreille et disparaître, le voir se retourner avec une nouvelle expression sur son visage. La peur du danger imminent. Plus forte, plus puissante que la peur qui m’accompagnait dans ma vie ordinaire. Je voulais en être libre. Deviens ce que tu crains. Cette phrase je la prenais sans doute trop au pied de la lettre.

T’es malade. Et carrément creepy.

Je revenais à moi. La culpabilité, la peur d’être découvert, la peur d’être avalé par ce qui était sombre en moi resurgissait. Alors je comptais simplement les secondes avant de poser brutalement ma main sur son épaule.

BOUH ! AHAHA--




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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Jeu 25 Jan - 2:40


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mdr j'ai perdu la rep, je m'en occupe après
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Dernière édition par Beckett Campbell le Ven 26 Jan - 14:26, édité 3 fois
Bertram Godfrey
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Jeu 25 Jan - 15:00

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


A pas feutré, tel un chat, j’avais décidé de surprendre mon camarade de jeux. J’aurai aimé pouvoir me dire que c’était uniquement motivé  par l’envie puérile et innocente de l’effrayer. Mais ça serait mentir. En tout cas, je pouvais être fier de moi car cela avait fonctionné. Alors que je posais lourdement ma main sur son épaule, je le sentais tressaillir et pousser un cri. Grisant. Je n’avais pas anticipé le coup de coude dans les côtes par contre qui me ramena bien vite à la réalité. Une douleur vive me coupa le souffle. C’est qu’il était plein de ressources Beckett ! Un exclamation de douleur étouffée, je me pliais en deux avant de recevoir une série d’objets non identifiés dans le visage. PAF un dans le front. BIM un sur l’oreille et l’épaule. Aieuh.

AÏE ! OUCH ! MAIS-



Je reculais de quelques pas en essayant d’éviter en vain. Je relevais les yeux vers mon camarade. Son visage était un peu rouge et son expression de terreur tout à l’heure, son cri. Ca en valait la peine. Et alors que je m’attendais à me faire enguirlander car je l’avais surpris, car j’avais capturé ce moment de peur et de vulnérabilité - car oui, personne n’aime vraiment avoir peur - il défia mes attentes. Je pensais qu’il serait un peu fâché, voire boudeur. Mais au lieu de ça, il éclata d’un rire nerveux et ravageur qui mourut en un soupir (probablement de soulagement).

 ... J'aurais dû m'y attendre.



C’était tout ce qu’il avait à dire ?! J’haussais les sourcils et je fis mine de m’épousseter pour qu’il ne surprenne pas mon expression. Je ne souriais pas. J’étais...agréablement surpris.

Désolé… je n’ai pas pu résister. Hmpf-



Je posais ma main contre mes côtes. Il ne m’avait pas raté le bougre ! Mais en même temps qu’est ce qui m’était passé par la tête ? Attaquer Beckett Campbell ? Je devais m’estimer heureux de ne pas finir avec un oeil au beurre noir et un nez cassé. C’est que le serpentard avait la réputation d’avoir un tempérament sanguin. Et alors que je m’attendais à ce qu’il se moque de moi pour avoir tenté de le surprendre et essayer de m’en sortir indemne….

 Ca va ?? Tu... Tu veux que j'aille chercher de la glace ?



Est-ce que c’était de l’inquiétude que je percevais dans sa voix ? De la sincérité dans son regard ? J’évitais rapidement le sien, passant une main sur mon visage. Je lâchais un petit rire que j’arrêtais immédiatement à cause de la douleur.

Putain, Beckett.
Imprévisible.Il était imprévisible ! Etait-il vraiment si attentionné ? J’adorais ça. C’était terriblement intéressant, sa façon unique de réagir. Absolument fascinant.  Etait-il sincèrement si gentil ? Je ne m’attendais pas à ça...pas du tout. Sur le moment je l’adorais pour se montrer aussi différent et je le détestais aussi. Parce qu’il me mettait mes pensées en déroute.
Il me fallut quelques secondes pour retrouver mon sang-froid et lui signaler que tout allait bien.

Oh, non merci...ça ira. Les  cognards frappent plus fort que toi, tu sais. J’ai l’habitude.



Un sourire innocent.Hypocrite. Oui ça faisait mal, mais je n’allait pas lui laisser la satisfaction de le savoir. Maintenant j’étais perdu. Est-ce qu’il serait vraiment satisfait de le savoir ? Voilà que je me perdais dans mes multiples raisonnements.

Vite, dis quelque chose.

Je me forçais à retrouver ma posture habituelle et je libérais la lumière de ma baguette.

Excellent réflexes par contre, professeur. Bien que… si nous étions en situation de traque en terrain dangereux, j’aurai utilisé un sort. Même si là, je te suis plutôt reconnaissant d’avoir évité de le faire.



J’aurai probablement fini avec un trou au milieu du torse. Ou des brûlures. Ou pire. Bref, il fallait que je reprenne le contrôle de la situation avant de m’enliser dans ces pensées parasites.

Spoiler:
 

La seule façon de les faire taire était d’avancer, de passer à autre chose. D’un ton guilleret, je lançais :

Bon et bien, maintenant que tu es là, nous allons pouvoir commencer notre investigation. Ca sent vraiment bizarre, tu ne trouves pas ?



D’un geste j’éclairais le sol et les murs. Tous les meubles qui étaient encore présents, étaient complètement cassés. Le sol et les murs étaient tâchés. Et cette odeur d’alcool. Je me déplaçais jusque dans la pièce suivante. La semelle de mes chaussures collait un peu au sol et l’odeur était plus forte. Ici, il y avait des chaises abandonnées et ce qui ressemblait vaguement à un bar, en bon état. Un peu de verre blanc, cassé au sol. Des morceaux d’étoiles qui réfléchissaient la lumière du lumos.De larges taches. Le sol grinçait. Les murs aussi. Je m’approchais du meuble. Abandonné sur le comptoir, de petits verres en plastique. Ca empestait l’alcool. Pas de traces de bouteilles en revanche, les vauriens avaient repris tout ce qu’ils pouvaient, seuls quelques déchets restaient.

Un peu décevant. J’espérais trouver quelque chose de vraiment intéressant, pas les restes d’une beuverie estudiantine. Je poussais un léger soupir avant de m’adresser à mon camarade :

On dirait bien que les fantômes et les démons ont fait la fête. Et nous n'avons pas été invités.






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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Ven 26 Jan - 14:27


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L'urbex de la cabane hurlante
Il se tenait les côtes, tentant de ne rien laisser paraître, mais ne pouvait même pas rire sans s'interrompre. C'était drôle, d'ailleurs ? Beckett n'avait pas suivit et ignorait bien pourquoi. Qu'il ne réponde pas trop vite non plus ! Il s'inquiétait, mais pouvait attendre ! Après tout, ils n'étaient pas dans une maison hantée, à la vue du premier squatteur !
Et bien sûr qu'il était gentil. Malgré ses habitudes à tendance délinquante comme préférer vivre une aventure que de suivre les cours ou le règlement, ou encore parfois régler ses différents avec ses mains, il ne voulait de mal à personne. Après, sa maladresse aide à penser le contraire...

Bon, apparemment il ne pouvait pas prétendre avoir la force d'un cognard. Déception légère, mais à l'observer, il s'estimait assez brutal que pour le stopper dans son hilarité. Beckett hésitait à vérifier ces dires en appuyant sur ses côtes, mais comme dit plus tôt, il valait mieux préserver ses camarades. Au moins, il semblait suffisamment en forme que pour reprendre l'excursion, plus besoin de s'inquiéter !

- Hm tu as raison...

Ses premiers réflexes n'étaient jamais d'utiliser sa baguette, trop habitué à son instinct dicté par ce bout de cerveau reptilien durement entrainé chez les moldus. Frappe, réfléchis ensuite. Une mauvaise habitude, lui qui avait pris la licence des métiers sérieux nécessitant de meilleurs réflexes que ceux là.
Peut-être que faire plus de duel arrangerait le soucis, s'il ne finissait pas par envoyer sa baguette sur l'adversaire. Alors qu'ils s'enlisaient tout les deux dans leurs pensées, Bertram décida de relancer l'action.
Le jeune homme tressaillit et leva les yeux vers lui, avant d'afficher un léger sourire en coin. Il était temps de passer aux choses sérieuses ! Il laissa son regard vagabonder dans la salle, avant de se déplacer à son aise.

- Oui, c'est comme...


Quelque chose de familier. Un retour de vacance.
Un pub après la fête nationale, ou une victoire dans un sport quelconque. Une fête d'étudiant le vendredi. Le sol collait à ses chaussures à chaque pas, c'était écœurant. Il continuait d'avancer, trouvant des vestiges d'une soirée arrosée, un objet surement perdu comme un porte monnaie -vide-, et soupira. Avait-il laissé sa phrase en suspens ? Bien sûr.
Beckett avait vaguement entendu parler d'une soirée prévue dans un lieu abandonné, mais n'y avait pas fait plus attention que cela. Il se souvenait des visages mal réveillés le lendemain et de certains élèves avec une odeur particulièrement agressive, ainsi que pas mal d'absence.

- Dommage.


Il n'était pas friand de grandes soirées remplies de monde et d'inconnus, avec de la musique digne des stations de radio populaire aux paroles très riche par l'absence de recherche de rimes, d'allusion subtiles, caractérisée par du bruit et non plus par des guitares ou autre. Mais rien que pour l'ambiance et l'occasion de chopper des verres gratuitement l'aurait poussé à venir y jeter un coup d'oeil.
En parlant de regard, il vint poser le sien sur Bertram. Cette image d'élève parfait lui restait encore en tête, alors qu'il venait avec lui dans les lieux interdits et s'amusait à lui faire peur il n'y a même pas deux minutes. Alors imaginer Bertram dans une fête étudiante...

- Tu serais venu à ce genre de fête, toi ?

Le jeune islandais resta de longues secondes à le détailler du regard, comme s'il cherchait à construire une réponse par lui même rien qu'en l'observant. Non, vraiment, il avait du mal à l'imaginer.
Il finit par affiché un sourire amusé, haussant les épaules.

- Tu dois être un sacré déchet, une fois bourré.


Il ne voyait rien de mal là dedans, juste l'image de quelqu'un hors de contrôle. Et puis, c'était celui qui ne tenait pas l'alcool qui venait de dire cela ! Pour les fois où il se souvenait de ses soirées, il se souvenait être trop bavard et beaucoup rire. Mais ce genre d'anecdote ne regardent que lui jusqu'ici.
Beckett reprit son errance au rez de chaussée. Il s'imaginait la cabane hurlante plus flippante, mine de rien... A part les craquements, sifflement du vent entre deux planches et Bertram, c'était calme. Reposant, si on oublie le sol collant et l'odeur, vestige d'un agréable moment entre élèves.
Alors il entreprit de se diriger vers les escaliers, alors que doucement sa mémoire lui rappelait la rumeur du loup garou.

- Bertram, je te laisse monter en premier. Tu as surement de meilleurs réflexes que moi, alors si jamais on croise... Quelqu'un, disons...


Il gesticula un haussement d'épaule maladroit, n'ayant simplement aucune idée de comment finir sa phrase.
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Bertram Godfrey
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Ven 26 Jan - 22:42

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


Un sourire mutin étira les lèvres de mon camarades. Ce sourire de lutin malfaisant qui le définissait bien. Il était prêt à repartir à l’aventure, et moi aussi. Il en fallait plus qu’un hématome supplémentaire pour m’arrêter. Nous reprenions donc l’exploration de la cabane hurlante pour y retrouver le fantôme d’une fête passée. Apparemment les vapeurs d’alcool montaient à la tête de mon camarade, qui ne parvenait pas à retrouver ses mots. Alcool, bar et quelques verres en plastique abandonné mais rien de plus. Les vauriens avaient laissé suffisamment de preuves de leur méfait, mais pas des instigateurs. Et apparemment ça avait l’air d’avoir été une fête plutôt folle et intense étant donné la quantité d’alcool au sol. Je suspectais le concours de t-shirt mouillé ou encore d’autres pratiques qui consistaient à lécher ou boire les substances sur les autres.

Au moins cette découverte, à défaut d’être excitante devait rassurer Beckett. Si des individus avaient pu faire la fête sans être dérangés, cela voulait dire que la cabane hurlante n’était probablement pas plus hantée que les toilettes de Poudlard. Je cherchais encore un peu aux alentours, un indice, peut-être un message sur les murs quand il m’interrompit :

Tu serais venu à ce genre de fête, toi ?



J’examinais les plafonds. les lattes étaient tordues et il y avait des traces d’humidité qui ne dataient pas d’aujourd’hui. Ce n’était pas du champagne qui avait dû faire ça. Je répondais, sans trop lui accorder d’attention.

Je ne sais pas… Je n’aurai jamais été invité à une fête clandestine donc… ça règle un peu la question.



C’était le résumé de ma vie. Pas invité. Et de toute façon serais-je venu ? Peut-être. Juste 10 minutes. Et puis… je serai probablement parti. D’un point de vue pragmatique les fêtes étudiantes avaient surtout pour but de servir d’entremetteuses entre les élèves, de procurer l’occasion de boire. Dans la majorité des cas l’objectif était de trouver un partenaire sexuel temporairement consentant. Et quand ça échouait, de danser et de s’amuser avec ses amis. Elles représentaient donc peu d’intérêt pour moi.  Quoique en terme d’observation d’individus…. y aller sobre pouvait être intéressant. Juste pour voir comment les gens réagissent une fois les inhibitions envoyées à la poubelle. Juste pour avoir un aperçu de ce qui se cachait derrière leur masque.


Tu dois être un sacré déchet, une fois bourré.



Surpris, je tournais mon lumos vers lui. C’était tellement aléatoire comme réflexion, je ne pouvais pas m’empêcher de lâcher un petit rire.

Quoi ? Ahahaha….Je ne sais pas… peut-être. Tout le monde est un “déchet” une fois bourré, non ?



Est-ce que je devais considérer cette remarque comme une moquerie ? Ou bien est-ce qu’il était vraiment en train de m’imaginer saoûl ? Drôle de hobby. Je ne pouvais pas me permettre de perdre le contrôle. J’aurai fini par révéler mes pensées, mes désirs sans le faire exprès. Et ça… ce n’était pas une option. Donc ma stratégie consistait à prendre une bièraubeurre en début de soirée, d’en boire la moitié et garder le reste jusqu’à la fin. De cette façon ce n’était pas suspicieux et en même temps je restais sobre toute la soirée.

Et Beckett, de quoi il devait avoir l’air bourré ? Si c’était un petit jeu, moi aussi je pouvais y jouer.

Toi, je parie que tu es du genre à être surexcité. A sauter partout et à vouloir faire plein de bêtises.  



Une sorte de version survitaminée de lui-même. Un peu comme un essaim de lutins de Cornouailles. J’ignorais si Beckett était un party animal mais peut-être aurais-je l’occasion de le découvrir. J’espérais juste que même dans cet état, il garderait notre secret.

Il n’y avait plus grand chose à explorer au rez-de-chaussée et mon camarade avait dû ouvrir tous les meubles encore en état à la recherche de trésors. Il nous restait encore l’étage, la partie la plus dangereuse de la cabane. Parce que oui, même de l’extérieur on pouvait remarquer que le partie supérieure tanguait comme un bateau.

Bertram, je te laisse monter en premier. Tu as surement de meilleurs réflexes que moi, alors si jamais on croise... Quelqu'un, disons...



Décidemment mon camarade perdait ses mots. A vrai dire, cela ressemblait plus à de la couardise qu’à un vrai compliment mais vu que j’en étais avide… je l’acceptais. Amusant comme les rôles s’étaient inversés. J’étais censé être le novice et lui le professionnel et pourtant voilà qu’il avait peur. Etrange. Je le rassurais tout de suite en passant devant lui terminant sa phrase d’un ton enjoué :

Bien. Si quelque chose de “poilu” se montre, je serai le premier à être défiguré. Compris, professeur.



Les chances que cela se produisent frisaient le 0% mais puisque ça le rassurait… La lumière de mon lumos balaya la rangée d’escaliers sombre. Rien pour l’instant. Sur les côtés, des marques, des traces de griffes ou bien d’un meuble trop large ayant été déplacé. Je les touchais du bout de mes doigts gantés. C’était nette et propre. Par endroit le bois éclatait et le papier peint était devenu indéfinissable, quand il en restait un morceau. Les premières marches grincaient. Je devais avouer que ce n’était pas très rassurant. Vu leur solidité j’aurai très bien pu passer au travers au prochain coup de vent qui les déformeraient. La cabane se mit à geindre comme un vieux navire. Toutefois je poursuivais mon ascension avec prudence, marche par marche. Beckett était déjà à deux doigts de partir en courant, il avait du voir les griffes sur le côté. Un grincement plaintif particulièrement bruyant se fit entendre, suivi du souffle spectral du vent. Je manquais d’être déséquilibré.

Attention, ça bouge !  



Je me collais automatiquement sur le côté. Non je n’avais pas bu, et pourtant je venais de voir les marches se pencher.Le sol venait tout juste de se tordre, de bouger, avec la force du vent. Au final c’était un miracle que la cabane tienne encore debout. J’attendais un instant, m’assurant que Beckett n’était pas en PLS dans un coin avant de continuer.

Quelque chose me troublait en revanche. Une question que j’hésitais à formuler. Je choisissais mes mots soigneusement.

Dis Beckett… Tu n’étais pas aussi “ inquiet” quand nous étions dans la forêt interdite. Qu’est ce qui a changé ?



Après tout il y avait plus de dangers là-bas qu’ici. Que ce soit les loups ou les autres créatures...Est-ce qu’il y avait une raison à ce changement de comportement ?


J’atteignais le haut des escaliers. Je m’accroupis, comme on l’avait appris au cours de traque en terrain dangereux et j’éclairais tout ce qui était à portée.

Rien à signaler.




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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 28 Jan - 1:21


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L'urbex de la cabane hurlante
Une fois bourré, il y avait plusieurs types de déchets. Le lourd, le bruyant, le larmoyant, le violent, ...
Et voilà que Bertram s'y mettait aussi, à l'imaginer avec un verre de trop dans le nez. Le concerné afficha un sourire en coin. Il lui était arrivé de danser avec des gens sur les tables, rire de trop pour une ânerie...

- Tu veux dire, plus que d'habitude ? Qu'un seul moyen de le découvrir, uh.

Une invitation à boire ? A la débauche ? Allons ! Jamais Beckett n'oserait attirer Bertram vers le coté obscur des études, comme violer les règles et boire de l'alcool. Non, il n'était pas une mauvaise influence !
Beck laissa passer le Serdaigle devant. Les griffures n'échappèrent pas à son regard, qui resta accroché dessus longtemps. Comment les ignorer quand son guide les touchait comme si elles ne représentaient rien du tout ! Lui, cela ne le mettait pas à l'aise.
Puis l'escalier tangua. Beckett, aussi prêt qu'un étudiant pour le bac, manqua une marche, et se rattrapa à un bout de rampe encore suffisamment solide pour soutenir son poids, lui évitant une descente douloureuse. Un coup d'adrénaline qui avait assommé le pauvre jeune homme dans son début de panique, comme une claque pour le sortir de sa torpeur.

Bertram en profita pour poser les questions qui ennuient. Le temps de rattraper ce dernier en haut des marches, Beck resta silencieux, tendant l'oreille et élaborait un vague début de réponse.
La forêt interdite ne lui faisait pas peur, malgré ces créatures semblables à des loups en son sein. Mais rencontrer un gavaudan était rare, peut-être plus rare que croiser une licorne. Alors qu'à Poudlard, il semblerait que croiser un loup garou, ça se faisait plusieurs fois par jour...

- Tu sais très bien pourquoi.


Bertram était loin d'être idiot, et Beckett n'allait pas le traiter comme tel. S'il n'avait pas compris d'où venait le problème, il n'aurait pas parlé de quelque chose de poilu.
Frustré par cette stupide anxiété l'empêchant de profiter pleinement de ses aventures, il devança son camarade pour s'avancer dans le couloir. Le sol penchait selon les vents, le plancher grinçait sous ses pas... Cela le rassurait, tout déplacement étaient donc audible. Le temps du Beckett stressé et inquiet était révolu ! Du moins, c'est ce qu'il essayait de faire croire, à avancer d'un pas "déterminé".
L'islandais prit une grande inspiration, avant de se tourner vers son compagnon à poil long. Il n'était pas idiot, mais curieux, pas vrai ? Puis ce n'était pas comme si Beckett avait choisi de garder ses informations pour lui. Non, il avait cette lubie d'éviter de mentir, de voir si la communication règle belle et bien tout les conflits. Mais bon sang, c'était d'un lourd parfois...

- De quoi as-tu peur ? Du vide ? Il plissa légèrement les yeux, songeur. De l'échec ? De la solitude ? Tu sais déjà ce qui me terrifie le plus ! Mais si en plus ça ressemble à un humain, c'est pire ! Comment est-ce que je peux même savoir si je suis en danger ou non ?? J'aime pas en parler non plus.

Dernière phrase, tombée dans le monologue comme une pensée soudaine, et une conclusion. Bien sûr, il répondrait à d'autres question, à contre coeur.
Il détaillait Bertram du regard, encore légèrement perdu dans ses pensées, avant de lui tourner le dos et continuer l'exploration. Les fêtards étaient passé avant eux. Des restes de bouteilles trônaient sur les rares meubles tenant encore debout... Beckett se concentrait sur chaque objet qu'il trouvait, essayant de retrouver cette assurance, essayant d'oublier cette histoire de cabane hurlante habitée par vous savez quoi. Il ne fallut qu'un vent d'une nouvelle direction, pour pencher la maison, et d'un seul claquement de porte pour faire sursauter Beckett dans une insulte de sa terre natale. Jouer les gros durs ne payait pas...
Il était temps de changer de tactique.

- Cet endroit est vide...

Beckett entra dans une salle au hasard, sombre comme les autres. Les rideaux tenaient encore par miracle et guidaient le regard vers le lustre au plafond, où il ne restait plus beaucoup de verrerie. Finalement, cette salle semblait avoir été préservée. L'aventurier s'approcha d'un fauteuil qui semblaient encore solide, miteux et dur. Cela ne l'empêcha pas de se poser dessus, et souffler un finite, le plongeant dans l'obscurité. Il n'y avait plus que les sifflements du vent et le mouvement de la maison, en plus de la vague lueur d'un Lumos qu'il distinguait par l'encadrement de la porte.
Beckett attendit sagement l'arrivée de Bertram, non sans tressaillir quand des craquements se faisaient trop proche de lui.
Cela lui rappelait ses urbex à Londres...

- Je me demandais... Les fantômes de chez vous sont toujours visibles ? C'est facile de les contacter ?Il prit une courte pause. C'est vraiment bizarre.
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Bertram Godfrey
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 28 Jan - 14:59

HRP:Désolé, je sais c'est horriblement long  halp

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell




Tu veux dire, plus que d'habitude ? Qu'un seul moyen de le découvrir, uh.



Intéressant…. était-ce une invitation ? Un défi ? En tout cas, c’était comme ça que j’interpretais son sourire en coin, son sourire de lutin. Il avait l’art de rendre ce genre de débauche et de danger particulièrement tentant. L’occasion d’avoir accès à un Beckett complètement désinhibé… Si je jouais mes cartes correctement peut-être que j’en apprendrais davantage sur lui, tout en me préservant. Et je pourrais vérifier ma théorie. C’était un pari, que je gardais précieusement dans le coin de ma tête.  Je devais faire tourner ma langue deux fois dans ma bouche pour m’éviter de sourire.

L’ascension des escaliers était plus périlleuse que prévue, de toute évidence la cabane hurlante avait bien l’intention de nous déséquilibrer d’une façon ou d’une autre. C’était assez amusant. Comme jouer aux pirates dans un navires à l’aspect insolite.

Et pourtant je ne parvenais pas à comprendre ce qui effrayait tant mon complice. Au final, la cabane hurlante n’était qu’une vieille baraque à la mauvaise réputation, rien de plus. Alors qu’est ce qui le faisait reculer autant ? Ce n’était pas cette histoire de loup et de loup-garou quand même ? Je savais qu’il en avait peur mais...pas à ce point là. Et d’un point de vue pragmatique, il avait 10 fois  plus de chances de croiser le chemin d’un loup dans la forêt qu’ici.

Tu sais très bien pourquoi.



Sa réponse suggérait que je devais passer à autre chose. Je ne souhaitais pas le contrarier davantage simplement en lui expliquant que ce n’était pas rationnel. De toute façon, la peur n’était pas un sentiment complètement rationnel. Je n’insistais donc pas, afin d’éviter de froisser mon camarade.C’est alors que Beckett me dépassa, au final, il avait  probablement été vexé par ma réflexion. Je sous-entendais qu’il était peureux et maintenant il était déterminé à me prouver le contraire. Bien mieux

De quoi as-tu peur ? Du vide ? De l'échec ? De la solitude ? Tu sais déjà ce qui me terrifie le plus ! Mais si en plus ça ressemble à un humain, c'est pire ! Comment est-ce que je peux même savoir si je suis en danger ou non ?? J'aime pas en parler non plus.



Une fois de plus, j’étais surpris par sa façon singulière de réagir. N’importe qui se serait contenté de se taire, tentant de faire preuve de d’audace, juste pour prouver que j’avais tort. Mais au lieu de ça, il confrontait directement la situation. Il avait peur, il ne savait pas expliquer pourquoi. Je pouvais essayer de le rassurer, de lui montrer les choses sous un autre angle...mais il ne souhaitait pas en parler. très bien, message reçu. Et puis il me retournait la question. Est-ce que je suscitais sa curiosité ? On dirait bien. Si c’était le cas, c’était intéressant.

J’aimais bien sa façon de réagir. Si honnête. Si différent. Et il me donnait matière à réflexion.

De quoi j’avais peur ? Du vide ? Non. De l’échec ? Peut-être un peu ? De la solitude ? Probablement aussi. Mais ce n’était que le début d’une longue liste. Mon épouvantard montrait une foule se moquant de moi. Oui, Beckett, j’ai peur. J’ai peur de la honte, j’ai peur d’être rejeté. Pourquoi ? Parce que j’ai commencé à jouer ce rôle pour être aimé. Aimé par ma mère, apprécié par mes pairs. Et je m’y complais. J’ai peur de moi, de ce dont j’étais capable, de ces pensées que j’entretiens, seul dans ma tête, seul dans le noir. J’ai peur de découvrir qui je suis vraiment. Les pires hypothèses que je cultive sur mon pères et s’ils étaient vraies ? Et si j’étais pareil …. J’ai peur. J’ai peur que l’on découvre mes mensonges, qu’on m’arrache mon masque. Et ça, je sais que si je me révélais, je serai rejeté. Rien que pour avoir menti toutes ces années. Alors cela n’avait pas d’importance à quel point j’avais parfois envie de l’arracher moi-même ce masque. D’être libre. Parce qu’au final je serai seul. Rejeté. Abandonné . Ce n’était plus un secret pour moi que je n’avais jamais été désiré. Pourquoi est-ce que d’autres personnes voudraient de moi ? J’ai peur que ma mère ne m’aime pas vraiment. Non. Ce n’est plus une peur, c’est une suspicion.

Oh tu sais, j’ai peur de beaucoup de choses. C’est juste que...j’essaie de ne pas le montrer.



J’ai peur. Tout le temps. Là tout de suite, je n’ai pas peur des loups-garous ou des fantômes. J’ai peur de toi. J’ai peur que tu me coinces dans un coin de cette cabane miteuse. J’ai peur que tu voies à travers le masque. Et que tu me détestes pour ça.

Mais évidemment, je ne pouvais pas lui dire tout ça. Alors je prenais ce ton de voix doux et innocent que je privilégiais pour les mensonges délicats.

Mais malheureusement tu n’en as deviné aucune ~



Un léger sourire, pour rendre le mensonge plus convainquant. Comme si j’étais content d’être encore en sécurité. Comme s’il n’avait rien deviné. Mais ses tentatives de trouver...n’étaient malheureusement pas aussi à côté de la plaque que je l’espérais. J’essayais donc de changer de sujet en lui donnant ce que je pensais être un bon conseil :

En en ce qui concerne les loups-garous… peut-être que tu devrais arrêter de réfléchir et simplement faire confiance à ton instinct ?



En effet, à défaut d’utiliser la logique ou les preuves, le serpentard me semblait plus instinctif que réfléchi. D’ailleurs, il avait de bons réflexes. J’avais toujours un point de douleur dans les côtes.

A l’étage, c’était à peu près la même chose qu’en bas. Le sol un peu collant, des cadavres de bouteilles. Seul exception, un lustre qui grinçait et bougeait. Autrefois, il avait dû être magnifique. Je l’examinais, pensif.

Cet endroit est vide...



Déçu, prof ?



Ou soulagé ?

Je balayais la salle de mon lumor pour retrouver mon camarade, assis sur un vieux fauteuil, tel un méchant de film d’espionnage. Voilà qu’il avait retrouvé sa témérité, personnellement je n’aurai jamais osé m’asseoir là dessus. Au mieux il y avait trois centimètres de poussières au pire…. Il y avait eu une fête ici, non ? Pas besoin de vous faire un dessin.


- Je me demandais... Les fantômes de chez vous sont toujours visibles ? C'est facile de les contacter ?                     C'est vraiment bizarre.



Une drôle de question. Donc ce qu’il voulait trouver c’était des fantômes ? Il pouvait rester au château pour ça et s’adresser au Baron sanglant. Enfin “ s’adresser”. Le spectre était connu pour ne pas parler. Et aussi pour avoir assassiné notre fantôme. Mais ce qui était révélateur dans sa question c’était ce “ vous”. Malgré ses 8 années à Poudlard, Beckett se considérait toujours comme un moldu. Et cela confirmait ma théorie.

Beckett était une anomalie

Et c’était ce qui marginalisait le serpentard. Un sorcier parmi les moldus. Un moldu parmi les sorciers. Une anomalie.

Une anomalie…

Ce mot résonnait dans mon esprit avec une connotation particulière. Des rides à la surface des eaux calmes. Des ondulations qui se réverberaient. Parfois moi aussi je me sentais comme une anomalie. Une erreur. Peut-être que c’était pour ça que je voulais en savoir plus. Je me tournais vers lui.

 Tenté par une séance de spiritisme ?



J’esquissais un sourire. A Poudlard, pas besoin de matériel pour contacter les fantômes, il suffisait de leur tomber dessus par hasard ou d’essayer de les appeler. Ici pas de bougie, pas de plateau de oui-ja. On manquait de matériel.

 On raconte que la cabane est hantée, mais …. nous n’avons pas croisé un seul fantôme. En général il se montrent d’eux-même.



Je regardais l’extrémité lumineuse de ma baguette. Ah, très juste. Le sortilège avait tendance à les éloigner.

Nox. Ce sort leur déplaît.



Je marchais un peu en rond, les mains derrière le dos. Je fermais les yeux et j’écoutais dans l’obscurité. La cabane vivait, grinçait, criait, gémissait. Elle bougeait. Ca me donnait des frissons dans le cou, malgré mon écharpe. Avec un léger sourire, je murmurais de façon audible.

Peut-être que le fantôme est dans les murs. Peut-être que le fantôme est devenu la maison. Peut-être que c’est lui, qu’on entend gémir et crier…..



Je ne pouvais pas résister à l’envie d’essayer de lui faire peur.

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Beckett Campbell
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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Lun 29 Jan - 13:07


Top of the bucket list
L'urbex de la cabane hurlante
Bien sûr qu'il n'essayait pas de montrer ses peurs ! C'était naturel, cacher ses faiblesses. Beckett prenait un risque à révéler les siennes, bien qu'il se gardait de parler des autres, tant qu'on ne lui posait pas directement la question. Il était normal de préserver ce genre de secret, et d'après, se retrouver au coeur d'une mauvaise blague, face à sa peur, et obtenir du coupable un désarmant "mais je savais pas moi" et ainsi ruiner de belles amitiés.
Il était loin d'ignorer que pour le Serdaigle, il était la plus grande menace présente dans cette cabane hurlante, ou qu'il puisse inspirer la peur.  Il était conscient que défaire les apparences était un hobby récurrent, mais ignorait à quel point les autres pouvaient en être effrayé. La vérité était tellement boycottée que le monde ne voulait plus l'entendre ?
Jusqu'ici il n'avait rien tenté de bien méchant, trop préoccupé par l'adrénaline de l'aventure, du danger... Mais là, on se tournait bien les pouces ! Puis il affirmait qu'il n'avait pas trouvé sa peur, si cela n'était pas de la provocation... Beckett ne semblait cependant pas convaincu. La peur de la solitude était le catalyseur de l'amitié après tout, qui ne se fait pas des amis juste pour ne pas être seul ? Tout commence par cette bête idée égoïste. Éventuellement, ce sentiment évolue, et devient noble, désintéressé. Éventuellement.

Et contre toute attente, il avait été rassuré. Suivre son instinct, l'une des seules choses qui le faisait réellement avancer depuis toujours... Et qu'il avait soudainement oublié. C'était même surprenant qu'un Serdaigle, esprit rationnel, lui sorte une conseil pareil ! Beckett y resongeait, trônant sur son fauteuil, profitant de l'obscurité pour sourire.
Il haussa les épaules en guise de réponse. Beaucoup de choses leur manquait pour faire du spiritisme ! Notamment un univers où cela faisait sens.

- Pff... Pas ici. C'est moins drôle quand on sait qu'ils existent pour de vrai.

Là était la beauté de la chasse au fantôme moldue : le doute. La recherche de preuve, d'une réponse à la vie après la mort. Un énorme débat qui ne semblait jamais fort avancer.
L'écoutant distraitement, il laissa son regard vagabonder dans la salle, avant qu'il ne fasse tout noir. Tout de suite, c'était plus tendu comme ambiance. Peut-être même auraient-ils dû venir la nuit, afin de pousser le vice encore plus loin. Apparemment son acolyte se déplaçait, aux grincements du parquet. L'étage tanguait toujours... Est-ce que cela se résumait à cela ?
Ah, lui qui espérait trouver plus de secrets et moins de restes de fête ! Mais il devait l'avoir, ces bruits ne le rassuraient pas. Trop souvent, ils ressemblaient à des plaintes, des soupirs et des cris. Et rien ne s'arrangeait quand Bertram racontait des on-dits.

- Peut-être qu'elle va aspirer notre énergie vitale... Quel dommage.

Beck rit légèrement. Non, il n'allait pas le croire. Bertram inventait ces histoires, comme celle du loup garou. D'accord, il assumait ses faiblesses et avouait sa peur, mais il n'allait pas non plus laisser quelqu'un en profiter trop longtemps.
Puis cela ressemblait trop au scénario d'un film...
Il s'acclimatait doucement à la pénombre, et cherchait la silhouette de Bertram dans le noir.

- Si j'étais un fantôme, j'aurais chassé les fêtards... Je doute que cette cabane regorge véritablement de secrets.


Bertram, en revanche... D'apparence posé, sans jamais d'excès, bon élève, serviable, sans problème, jamais invité, et qui visiblement avait décidé de lui faire peur !
Il se posa au fond de son fauteuil et plissa les yeux, pensif. Poudlard avait son lot de personnalité renfermant autant de secrets chacun que l'école même. Garder des secrets pour soi, c'était louche, et Beckett possédait cette curiosité intrusive qui le poussait impulsivement à se mêler de ce qui ne le regarde pas.

- Je n'avais pas encore fait de retour sur ta liste... J'ai été impressionné.

Certains points intéressaient particulièrement le jeune homme. Jamais il n'avait pensé à profiter des droits exclusifs des préfets... Ou encore d’approfondir sa visite du lac noir.

- Mais c'est tout ? Je veux dire, c'est chouette, mais il n'y a pas grand chose de personnel. Une bucket list, c'est pour soi. Rien pour se venger de ta mère ?

Il enfouit ses mains en poche. la liste y était, bien sûr.

- Je ne m'attendais pas à ce qu'un si bon élève veuille autant semer la pagaille dans l'école.


Un sourire étira ses lèvres. Quand la fine fleur des établissements scolaires tournaient leur veste, c'est que quelque chose clochait. Il le savait lui même car il n'a pas toujours été aussi turbulent. Casse cou, oui. Aussi prompte à défier le règlement, non.
Beckett n'avait toujours pas réussi à trouver la silhouette de Bertram, même s'il commençait à distinguer les limites de la salle, la porte, quelques meubles...

- Quelque chose a changé, ou tu satures ?


Beckett ne dit plus rien après, perdu dans ses propres pensées. Il avait du mal à comprendre, biaisé par sa propre perception du méfait. Il n'y avait rien de plus grisant que survivre au danger et braver les interdits. De voir dans le regard choqué des autres que oui, il l'avait fait.
Il fut sorti violemment de ses pensées par des grincements venant de l'étage d'en bas. Blême, il se crispa et resta silencieux, cessant de respirer. Ils semblaient se déplacer... Mais la porte n'avait pas claqué ? Ils l'auraient entendu ? Oh non, Beckett n'était pas à l'aise.

- Helvítis, Bertram ! C'est toi qui fait ça ?
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Bertram Godfrey
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Lun 29 Jan - 22:30

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Nous retrouvions donc tous les deux dans une obscurité apaisante. Masqués par ce voile sombre et rassurant, je peignais avec plaisir  mon imagination sur cette toile noire. C’était assez déprimant de savoir que j’avais dû attendre d’avoir dix-huit ans pour partager des histoires de fantômes avec un ami, dans une maison abandonnée. Beckett me ramenait à ces désirs enfantins que j’avais malencontreusement dépassé dans mon empressement de devenir - ou plutôt de paraître - adulte.

Pas de commentaires sur mon conseil. J’imaginais qu’il devait l’absorber en silence ou bien l’avait-il simplement ignoré ? J’étais incapable de discerner la moindre expression de sa part dans le noir, il était masqué, je ne pouvais qu’essayer de deviner. Un haussement de sourcil ? Un air dubitatif ? Ou un sourire ? Toutes ces options prenaient vie dans l’obscurité. J’espérais qu’il en tiendrait compte. Je me souvenais de cette nuit dans la forêt, lorsqu’il m’avait attrapé par le bras pour m’attirer dans cette clairière. De l’instinct. De l’intuition. Sans lui, je serai resté debout, immobile, hypnotisé par l’abysse ou bien paralysé par la peur. Alors, quand on n’avait pas d’instinct, comme moi, il fallait se reposer sur l’analyse, la logique, le rationnel.

Seul, j’accompagnais les mouvements de la cabane hurlante. C’était un peu comme une danse. Un pas à gauche, puis à droite. Un pivot. Attention au lustre qui grince. Je commençais à m’ennuyer et de l’ennui provient la malice des hommes.

 Peut-être qu'elle va aspirer notre énergie vitale... Quel dommage.



Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Apparemment je n’avais pas été suffisamment convainquant, ou bien le charme était rompu et le serpentard avait enfin appris à se méfier de mes mots. Dommage, j’aurai bien aimé provoquer quelques frissons supplémentaires. Peut-être une autre fois.

Si j'étais un fantôme, j'aurais chassé les fêtards... Je doute que cette cabane regorge véritablement de secrets.



Bonne surprise, apparemment Beckett pouvait être réfléchi quand il voulait. Enfin, j’étais arrivé à cette conclusion depuis le début. Il avait des progrès à faire en terme de rapidité de réflexion.

Peut-être que ça a été le cas un jour. Mais plus aujourd’hui. Dommage...



Peut-être que le vrai trésor était son histoire, sa réputation. La raison pour laquelle d’autres élèves dans le futur viendraient tester leur bravoure dans la fameuse cabane hurlante. Peut-être que les histoires de fantômes,de loup-garou continueraient de s’empiler et contribuer au palmarès de l’endroit. Ou peut-être qu’elle deviendrait une sorte de squat, un déchet dépourvu d’histoire, de mystère, d’âme. J’aime bien cet endroit. Tout cassé, mal réparé. C’est un miracle que cette cabane tienne encore debout.  Mais si je disais tout ça, Beckett me trouverait bizarre. Et un peu sentimental.

  Je n'avais pas encore fait de retour sur ta liste... J'ai été impressionné.



Un sourire taquin. J’aime ne pas avoir à me cacher. Ca me donne de l’assurance.

Vraiment Professeur ? Ca me fait des points supplémentaires ?



Mais c'est tout ? Je veux dire, c'est chouette, mais il n'y a pas grand chose de personnel. Une bucket list, c'est pour soi. Rien pour se venger de ta mère ?



J’arrête de bouger. Elle était bien ou pas ma liste ?! Tsss. Personnel. Je mentirais si je disais que je n’avais pas gommé quelques imperfections avant de la rendre. Moins d’idées idiotes ou carrément dangereuses. C’était un bon exercice, mais un exercice déprimant. Une liste à faire avant de mourir. Toutes ces choses que j’avais eu envie de faire mais que je n’avais jamais osé entreprendre. En 8 ans. Une vengeance par contre ? Ce n’était pas le bon terme. Je ne souhaitais vraiment me venger je voulais juste… arrêter de me priver pour elle, arrêter de subir sa pression constante, sa main sur mon cou.  Et sa question soulevait des sentiments contradictoires. J’avais envie de la blesser, oui, d’une certaine façon mais….

J’ai surtout peur qu’elle arrête de m’aimer. Non. Je suis terrifié.

Non, c’est… compliqué.



Je ne savais surtout pas expliquer. Alors d’un ton détaché, je trouvais une excuse :

Et puis avec sa position au Ministère, peu importe l’écart, ça suffira à l’embarrasser.



Je l’avais dit sans envie, mais c’était vrai. J’avais travaillé si dur jusqu’à présent juste pour lui plaire...Et pourtant quand je pensais à elle, ce n’était pas une chaleur qui m’animait mais un froid glacial. Ca faisait mal.
Peut-être que je ne serai jamais assez bien pour elle.

Je ne m'attendais pas à ce qu'un si bon élève veuille autant semer la pagaille dans l'école.  Quelque chose a changé, ou tu satures ?



J’aurai souri, si sa question précédente n’avait pas juste bouleversé mon état d’esprit. Pourquoi est-ce qu’il se mettait à poser les bonnes questions maintenant ? C’était probablement mieux comme ça. Il ne pouvait pas lire le désarroi sur mon visage.  Je ne voulais pas réfléchir, je voulais juste m’amuser. Avec lui. Et depuis quand est-ce qu’il se mettait à poser des questions pertinentes sur moi ? Changé  ? non jamais, ça avait toujours été là. Saturé...peut-être. J’inspirais profondément histoire de retrouver le ton adéquat pour sa réponse. Mon visage était masqué, mais pas ma voix et en ce moment elle pouvait me trahir. Je demandais, d’une voix calme et posée qui contrastait avec mes intentions :

Ca fait beaucoup de questions. Est-ce que je t’intrigue tant de ça ?



Stratégie numéro 1: Deflect. Je n’étais que Bertram Godfrey après tout. J’étais prêt à parier que jusqu’à la nuit dernière Beckett ne connaissait mon nom que parce qu’il souhaitait m’emprunter des notes. J’étais sans intérêt. Une personne sans visage dans la foule. A cette phrase, la seule alternative correcte était de répondre “non”. Et quelqu’un de doué en sous-texte aurait aussi compris qu’il ne fallait pas insister.

Et toi ? Pourquoi est-ce que tu m’as envoyé ce message à la base ? Et pourquoi tu as accepté de continuer ?



Stratégie numéro 2 Counterattack. La contre-attaque pouvait éventuellement servir d’échange, mais cela aboutissait rarement. Il suffisait de choisir les bonnes questions et c’était suffisant pour déconcerter son adversaire ou encore l’énerver. Répondre par des questions, tel était la voie du politicien. Telle mère, tel fils.

Et puis un grincement particulièrement bruyant. se fit entendre.

Helvítis, Bertram ! C'est toi qui fait ça ?



Non, c’était pas moi.



C’était sérieux cette fois-ci. Beckett avait l’air un peu paniqué. Je sortais un lumos de ma baguette. Sauvé par le gong, je pouvais désormais échapper à ses questions.

Je vais voir ce que c’est.



Quand je vous parlais d’instinct...Je rejoignais les escaliers. A première vue, il n’y avait rien en bas. Je commençais lentement et prudemment à descendre. La descente se révéla plus dangereuse que l’ascension avec le couloir qui tanguait.  Qu’est ce qui pouvait bien avoir fait ce bruit ? Un meuble était tombé ? Un fantôme ? Un très gros rat ? Un des fêtards qui venait récupérer du matériel ?

WAAAAAAAAAAAAAH !.



J’étais presque au bout des escaliers lorsqu’un soubresaut de la cabane hurlante me fit glisser de quelques marches. Craquements successifs et brutaux du bois qui gémissais sous moi, j’avais tenté de me retenir au mur, en vain. Heureusement,j’atterissais indemne et à genoux sur le sol. Dans ma chute j’avais lâché  ma baguette des mains et désormais elle  roulait un peu plus loin, dispensant une faible lueur.


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