The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé]

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Beckett Campbell
Eleve né-moldu
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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Mer 31 Jan - 12:07


Top of the bucket list
L'urbex de la cabane hurlante
Beckett, même s'il se laissait porter par les évènements, avait saisi l'opportunité de ne rien laisser au hasard. Comme si on lui avait glissé des cartes en mains, et que dans la seconde qui suivait, il avait compris quand et comment les utiliser pour tourner le jeu à son avantage. Il y avait une raison pour laquelle, quand on est invité chez ses potes, on ne dort jamais aussi tôt que l'on ne croit. On s'installe sous nos couettes, la lumière est éteinte... Et là, quelqu'un parle. Crush, dispute, pensée parasite, aveu... Dans le noir, dans une pièce, seuls, il y avait cette ambiance de confessionnal. On est appelé à partager des secrets. Isolés dans le noir, inatteignable, on lâche les derniers ragots, ses craintes. Beckett bien sûr n'y échappait pas.
Il avait oublié, s'il ne l'ignorait pas, le poste de la mère de Bertram. Cela expliquait deux trois choses... Le jeune homme plissa les yeux. Il avait atteint la limite, le serdaigle cessait de lui répondre. Comme c'était fourbe, ne pas répondre et détourner le sujet étaient les réponses les plus flagrantes lors de telles interrogations, le début d'un malaise. Il avait parfait sa technique sur son père. Des soirées d'une ambiance incroyable !

Et sans cette panique, Beckett aurait répliqué. Ces questions lui plaisaient, mais ce sera pour plus tard : pour l'instant, il était tendu sur sa chaise, main crispée sur sa baguette alors que Bertram affirmait être innocent. La douce lumière du Lumos ne le rassurait pas, et bien vite il se retrouva seul dans la pièce. Beck daigna se lever et faire quelques pas, avant d'entendre le cri. Il se précipité dans les escaliers, manqua à son tour de prudence dans les escaliers, manquant une marche qui penchait au mauvais moment et se ramassa à son tour lourdement au sol aidé par la gravité, étouffant un cri à l'atterrissage. Ce dernier, d'ailleurs, fut à moitié amorti. Ayons une pensée émue pour le pauvre Berty.
Lui au moins n'avait pas laché sa baguette, et même les quatre fers en l'air, la brandit, scrutant la zone du regard, attentif au moindre bruit. Rien ?
Le jeune aventurier heurta quelque chose en tentant de se redresser -il avait d'ailleurs failli prendre appui sur son visage- Bertram.

-... Hey Bertram.

Encore secoué par sa chute, il leva la tête et observa la salle. Rien à signaler, vraiment. Plus de bruits de pas, rien qui aurait pu les faire... Finalement, l'ambiance d'un urbex en lieu hanté s'installait !
Il tourna la tête vers Bertram, l'éclairant de son Lumos.

- Ça va ??

Pas de blessures ? Il supportait toujours son coup dans les côtes ? Avec des cheveux pareils, dur de voir s'il était blessé à la tête aussi...  Mais dans l'ensemble, il avait l'air d'avoir résisté à la chute. Lui aussi avait glissé des escaliers mais avait déjà oublié l'incident; il n'en était pas à sa première chute, il en aurait fallu plus pour l'arrêter. Puis c'est toujours plus facile quand quelqu'un amortissait l'atterrissage.

- Dis moi, tu aurais oublié de réfléchir avant d'agir ? Même moi je n'aurais pas fait un truc aussi stupide...

Foncer tête baissée vers des bruits de pas, c'était plutôt dangereux dans un endroit pareil ! Et s'ils tombaient sur un détraqué ? Ou un mec qui aurait lancé un sort sur cette chose tombant des escaliers ? Après, il l'aurait peut-être fait, en fait. Dans un autre contexte, autre part.
Beckett soupira et se releva, avant de tendre la main vers son acolyte pour l'aider à se relever.
L'islandais afficha un sourire en coin amusé.

- Si on reste ici, tu vas finir par vraiment te blesser...

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HRP: sorry c'est plus court de d'habitude, j'ai moins de temps cette semaine ;-; Si je dois compléter hésite pas à le dire-
Bertram Godfrey
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Jeu 1 Fév - 12:50

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Je tombais à genoux. C’était un peu stupide. Un peu chanceux aussi, j’aurai pu tomber la tête la première sur le sol taché de bière ou d’alcool bref, de cette substance non identifiée qui le rendait collant et malodorant. Je ressentais une légère brûlure au niveau des genoux. Et chose étrange,je ne pouvais pas me rappeler de la dernière fois où je m’étais égratigné les genoux. Quand j’avais 8 ans peut-être ? J’avais dû courir autour d’une piscine au moins une fois dans ma vie... Impossible de m’en souvenir. Je reprenais mon souffle. J’avais eu une petite frayeur. Manquer une marche, glisser dans le vide, dans l’inconnu. Je cherchais ma baguette du regard.

C’était sans compter sur l’intervention de mon camarade. Je n’avais pas eu le temps de calculer, en quelques secondes je percevais une série de craquements, un cri étouffé et puis le choc d’une collision, un poids lourd qui se fracassa contre mon dos avant de rouler sur le côté. Evidemment je retombais sur le sol, ayant juste le temps de mettre mes bras en avant pour amortir le choc. Je lâchais un soupir, un peu étourdi par le choc. Une lumière éclaira le plafond. Beckett, évidemment Beckett….il m’était tombé dessus. Mais était-ce accidentel ou intentionnel ? Une main glissa maladroitement sur mon visage avant de s’appuyer sur le sol.

... Hey Bertram.



Un soupir étouffé et un regard courroucé qui disparut aussi vite qu’il était venu.Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir pour s’être planté là où je l’avais fait quand même ? Et pourtant si, un petit peu. Tout n’était pas forcément logique chez moi.

Ça va ??



Je me redressais péniblement, à genoux, essuyant machinalement mon manteau. Heureusement que j’avais des gants, si j’avais dû toucher le sol à mains nues….brrr. Répugnant. Rapide checkup. Rien de neuf, à part les genoux. Je les touchais à travers mon jeans. Ouaip. C’était bien ça. Je relevais la tête, replaçant mes mèches de cheveux défaîtes d’une main experte.

Oui, je pense et toi ? Rien de cassé ?



J’en doutais vu la façon dont je lui avais servi de matelas mais on ne sait jamais. Il aurait très bien pu se fouler la cheville et là l’exploration aurait touché à sa fin. Mais Beckett n’avait pas l’air d’avoir mal. Il était fait de ce matériau qui compose selon moi tous les simples d’esprits et bienheureux : souple et résistant à la fois. Un peu comme une balle magique.

 Dis moi, tu aurais oublié de réfléchir avant d'agir ? Même moi je n'aurais pas fait un truc aussi stupide...



J’ai saisi la première occasion pour fuir tes questions, crétin.

Je rêvais où c’était lui, le casse-cou de service qui me faisait la leçon ? J’éclatais d’un rire poli, passant une main derrière la tête pour paraître embarrassé arborant ce sourire innocent qui me sauvait de toutes les situations.

Oui ce n’était pas très intelligent, ahaha… J’ai été pris dans le moment.



Je voulais ajouter que je savais très bien m’occuper de moi tout seul, qu’il y avait eu vraiment quelque chose en bas, j’aurai été capable de le gérer. Cependant ma crédibilité venait d’en prendre un coup, après avoir bêtement chuté dans les escaliers. Et puis ce n’était pas comme si Beckett avait eu des scrupules à me demander de rentrer en premier dans la gueule du loup tout à l’heure. Néanmoins, j’ajoutais, dans l’esprit de cultiver notre camaraderie :

Et puis, s’il y avait vraiment eu quelque chose, tu serais venu à ma rescousse, n’est-ce pas ?



C’était...à moitié vrai et à moitié faux. Parce que j’étais convaincu de pouvoir gérer seul tout ce qui me tombait dessus et pourtant… malgré son manque d’utilisation de la magie dans la forêt, je ne pouvais pas affirmer que Beckett était inutile, et encore moins lâche. Il aurait pu s’enfuir sans moi là-bas. Mais non, il m’avait attrapé par le bras pour m’entraîner avec lui, loin de ce qui nous fonçait dessus. Je ne baissais pas ma garde pour autant, mais de ce que je pouvais voir… le serpentard n’était pas du genre à laisser tomber ses camarade afin de privilégier sa propre sécurité. Maintenant que j’y pense, c’était vraiment étrange pour une vipère. Il y avait deux hypothèses possible qui pouvaient expliquer son comportement : soit j’avais raison et c’était parce qu’il était une anomalie, une valeur aberrante dans ce monde d’horloge déréglée, soit il cachait quelque chose et très bien en plus. Peut-être qu’il y avait une bonne raison derrière ce comportement. A investiguer.

 Si on reste ici, tu vas finir par vraiment te blesser...



dit-il avec ce sourire amusé. Est-ce qu’il souhaite me faire mal ? C’est ça son plan ? Pour le quidditch ? Vu où on se trouvait dans le classement ça n’avait pas de sens.Et puis, meh. Il en fallait plus pour venir à bout de Bertram Godfrey. C’est dingue comment les gens peuvent vous sous-estimer  physiquement quand vous êtes un garçon aux longs cheveux. Je répliquais à mon tour avec un léger sourire et le ton de la plaisanterie.Après avoir reçu un coup de coude, des objets au visage et avoir été plaqué au sol, c’était légitime comme déduction.J’acceptais sa main tendue et je me relevais à mon tour, lançant avec un léger sourire et le ton de la plaisanterie.


Et bien, si tu pouvais arrêter d’essayer de me tuer, ça aiderait.



Aussitôt j’allais chercher ma baguette qui n’était pas tombée entre les fentes du sol. Miracle. Je l’éteignais et je la rangeais dans ma poche. Pas besoin de deux lumos et puis..J’aimais l’obscurité. D’un geste je reniflais le col de mon manteau. Ca ne sentais pas tellement l’alcool. Mon jeans par contre… Est-ce que j’allais devoir passer toutes les tenues que je portais en sa compagnie à la lessive ? Je n’aime pas tellement me salir…Beckett, lui, ne semblait pas dérangé.

Je savais ce que sa phrase suggérait. Il n’y avait rien à voir, rien à faire. L’exploration ou plutôt la visite, touchait à sa fin. Mais je n’avais pas envie de partir, pas tout de suite. Je voulais profiter davantage de ce moment en suspend, dans cette cabane. Tout grinçait et craquait au moindre souffle de vent, comme si la maison respirait de son vieux poumon encrassé. Je voulais juste rester un moment. Profiter de l’obscurité. De l’intimité. Les faibles rayons qui traversaient les fenêtres mal barricadées laissaient entrevoir la poussière qui tombait.

Depuis qu’il m’avait posé ces questions, il y avait quelque chose qui me dérangeait là dans le coin de ma tête.Et les mots du Professeur Cissé me revenaient en mémoire. Elle m’avait vraiment troublé. J’en avais vraiment des scrupules. Moi je savais ce que j’attendais de Beckett. Je savais que mes intention n’étaient pas fondamentalement mauvaises. Mais les siennes ? Qu’est ce qu’il pouvait bien vouloir en échange ? Je ne parvenais même pas à deviner. Et dans cette pause, ce moment de suspension qui régnait dans l’air, j’osais lui demander  :

Dis-moi Beckett, sérieusement, pourquoi est-ce que tu m’aides à accomplir cette liste ? Pourquoi est-ce que tu fais tout ça ?



Je regardais son visage, faiblement éclairé par son lumos. Je croisais les bras.

Parce que si c’est juste pour avoir mes notes de temps en temps il suffit simplement de demander.



C'était la seule chose qu'il avait mentionné.

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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Jeu 1 Fév - 22:57


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L'urbex de la cabane hurlante
Bien sur qu'il serait venu à sa rescousse. La sécurité d'autrui passait toujours avant la sienne, encore plus si leur venue dans des lieux dangereux était son idée. Etait-ce si surprenant pour un vert de se préoccuper des autres ? Nous parlons bien d'un serpentard, pas d'un gryffondor ou d'un serdaigle ! Plus précisément, on parlait de Beckett. Si on se limitait aux retours des autres élèves qui ne le connaissaient que de vue, on ratait quelque chose. Un fauteur de trouble au grand cœur ? Peut-être.

Il se mit à rire alors qu'il parlait de ses tentatives de le tuer. D'accord, il ne faisait que l'emmener dans les lieux les plus dangereux de la région, et avait régi brutalement à cette blague, et lui était tombé dessus... Mais de là à s'imaginer qu'il voulait le tuer ! Beckett ferait un piètre tueur en série. Le jeune homme avait plutôt la carrure de la parfaite victime.
Ignorant les tumultueuses pensée de son compagnon d'aventure, et pas plus dérangé que cela d'avoir été sali dans sa chute, il errait avec nonchalance dans la pièce, laissant trainer son regard sur les murs et le plafond.
Il releva les yeux vers Bertram quand il posa finalement cette question qui le hantait depuis quelques jours. Beckett afficha un large sourire : ce genre d'interrogation lui plaisait. Cette curiosité lui parlait, celle de comprendre le monde qui les entoure et les gens qui l'habitent.
Mais la suite le surprenait. Des notes ? Il ne pouvait pas cacher une légère déception malgré le sourire qu'il tenait à garder.

- Tu penses sérieusement que je fais tout ça pour des notes ? Si j'en voulais, je serais venu directement te les demander, tu ne crois pas ?


Comme s'il n'avait pas eu suffisamment de temps pour comprendre que le serpentard ne se gênait pas pour demander ce qu'il souhaite ! Il évitait toutes ces stratégies hypocrites et manipulatoires comme la peste, les laissant au commun des mortels.

- Je t'aide parce que c'est amusant. Parce que c'est toujours plus agréable que de le faire tout seul. Si tu aurais osé le faire seul...

Beckett croisa les bras dans un soupir. Il voulait aussi aller dans les douches des préfets, mais n'allait pas lui voler l'idée non plus !

- Puis j'ai adoré la sortie en forêt, alors forcément j'en veux plus ! Cela n'aurait pas été si chouette sans toi, forcément. Je m'en fiche de tes notes ! Je voulais juste te provoquer un peu...

Comme s'il avait l'air d'un étudiant studieux ! Il s'appliquait, certes, mais sa manière d'approcher les études lui était propre, imprévisible, et surement pas la meilleure manière de retenir. Beck voulait aussi voir de quoi étaient fait ces élèves modèles, de bravoure ou de passivité, s'ils n'étaient fait que de raison ou si eux aussi avaient des failles, s'il existait un moyen de sortir quelqu'un de la monotonie une fois pour toute.
L'islandais détailla Bertram du regard, se remettant doucement de la déception. Il lui en fallait plus pour l'ébranler. Les gens étaient aussi fait de déceptions et de mauvaises surprises après tout...

- Je pourrais même te retourner la question Bertram, pourquoi m'avoir suivi dans cette forêt, ou même avoir écrit cette liste ? Rien ne t'obligeait à le faire.

Beck avait l'impression de déjà avoir été trop loin à l'étage, ce serait dommage de le brusquer d'avantage. Il ne voulait pas effrayer un possible acolyte d'aventure récurent juste par ses nombreuses questions qui apparaissaient  aléatoirement dans son esprit, pour la plupart des questions fort intrusives, mal formulées, complexes. Elles mettaient les gens sur la défensive s'il n'était pas prudent, ils se refermaient et n'osaient plus lui répondre parfois.
Hors de question que cela n'arrive avec Bertram !

- Je pourrais. Mais je ne vais pas le faire.


Les yeux rivés sur le parquet, il se tut enfin. Il aurait aimé savoir, c'est vrai. Qui n'a jamais rêvé de savoir ce qu'il se passait dans la tête de l'autre ? Ce qu'ils pensent réellement de nous ? S'ils se souviennent de nous, ou si parfois ils pensent à nous ? Ces questions créaient plus d'angoisse qu'autre chose. Car ils ne le diront jamais, nous ne saurons jamais non plus. Questions inutiles s'il en est ! Quelqu'un pourrait bien vous aimer mais ne vous le dira jamais. Il ne se passera donc jamais rien. Incroyable moments de la vie humaine.
D'où le choix de Beckett de ne jamais rater l'occasion de s'exprimer.

- Est-ce que ça te va ou tu veux plus de précisions ? Je peux essayer de détailler...

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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Ven 2 Fév - 19:16

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Les gens vous diront toujours que dans la vie, il faut prendre des risques. Que de grandes ambitions demandent de grandes prises de risques si vous voulez accomplir quelque chose. Blablablabla. Je ne suis pas d’accord. Le risque c’est une valeur comme une autre et ça se calcule : le risque, le gain, la perte. Il faut en prendre peu, mais bien. Donc il me semblait que je prenais peu de risque quand j’osais lui demander ce qu’il gagnait à participer à notre partenariat. Et la réaction que ma question avait produit dépassait une fois de plus toutes mes espérances, comme si Beckett Campbell prenait un malin plaisir à contredire mes statistiques. Juste pour le faire exprès. C’était…

Absolument fascinant.

Une réaction en chaîne, un tourbillon de mots qui me tombait dessus. Ma question avait été pourtant simple, non ? Elle ne demandait pas tant d’explications. Et je n’avais jamais espéré susciter….qu’est ce que c’était ? De la colère ? Déception ? Exaspération ?

J’haussais les sourcils dans une expression de stupéfaction confuse. Non ce n’était pas la réaction que j’attendais.

- Je t'aide parce que c'est amusant. Parce que c'est toujours plus agréable que de le faire tout seul. Si tu aurais osé le faire seul...



avais. Les poissons “si” n’aiment pas les “rai”

Je retenais ma remarque de nazi de la grammaire pour moi, décidant de le laisser s’exprimer. Beckett semblait déterminé à transmettre sa pensée dans ce qui ressemblait à un enchevêtrement de mots choisis maladroitement. Mais je pense que je saisissais l’idée. Je pense que peut-être ses intentions n’étaient pas plus complexe que les miennes. Nous étions étrangement similaires et pourtant tellement différents.

Puis j'ai adoré la sortie en forêt, alors forcément j'en veux plus ! Cela n'aurait pas été si chouette sans toi, forcément. Je m'en fiche de tes notes ! Je voulais juste te provoquer un peu...



Je détournais le regard un moment. Celle-ci venait de frapper sa cible si fort que j’en chancelais presque. Cela n’aurait pas été si chouette sans toi. C’était comme si ses doigts avaient réussi à traverser mon corps, à pincer une de ces cordes qui résonnait en moi. Une note vibrante, une note d’espoir. J’étais un instrument et par hasard, il avait trouvé le moyen de me jouer. C’était une belle image, j’interprétais probablement trop ses paroles maladroites et ce n’était certainement pas son intention mais...c’était ce que je ressentais et je ne pouvais pas m’empêcher. C’était terriblement embarrassant. Cela n’aurait pas été si chouette sans toi. Moi j’avais eu l’impression que ma présence avait été insignifiante, accessoire. Il me donnait tort. Personne ne dit jamais : Bertram, ça n’aurait pas été si chouette sans toi. Ils disent : merci pour tes notes, est-ce que tu peux m’aider avec ça ? En temps normal, ma présence n’est pas un facteur d’amusement. Il venait de me faire un beau compliment et il ne le savait même pas. Je regardais le sol, mes mains sagement rangées dans mon dos, cachées.

Tu es tellement bizarre, Beckett.



Et puis je réalisais qu’il était déjà un peu énervé et qu’il risquait de se sentir encore plus insulté malgré le ton chaleureux et presque affectueux que j’avais employé. Alors je me corrigeais :

De ma part, c’est un compliment, crois-moi. Et je suis désolé si tu t’es senti… insulté parce que j’ai dit.



J’avançais de quelque pas vers lui. Le Professeur Cissé avait raison. Connaître les termes du contrat se révélait être un atout au final. Je débordais d’une confiance et d’une arrogance mal placée. Un plan fou germa dans mon esprit, le genre que je n’ai pas normalement, le genre qui risquait gros pour peu de gain. Mais si mes paris sécurisant ne fonctionnaient pas avec Beckett, alors pourquoi ne pas tenter une approche un peu plus brutale ? C’était le moment d’expérimenter, je sentais qu’il y avait une opportunité là maintenant, alors que je ressentais encore cette vibration à l’intérieur de moi. Un moment de folie.

Avec un léger sourire je m’approchais, détaillant son visage. Je reprenais un ton posé et sûr de moi :

Et tu as raison. Tu ne vas pas me poser cette question.



Je regardais le bout de sa baguette encore illuminée la désignant de l’index.

Ca te dérangerait de … ?



Evidemment que je voulais qu’il l’éteigne. Certains sujets doivent être discutés sous le voile sécurisant de l’obscurité, des murmures secrets dans le noir. Du moins ça serait plus facile pour moi. Je n’attendais pas qu’il comprenne. Je lui lançais un dernier regard, soutenant le sien. Et ma main droite vint lentement mais assurément se refermer sur l’extrémité de sa baguette, étouffer la lumière de mes doigts gantés de noir. C’était particulièrement stupide et dangereux. Et un grand manquement à l’étiquette des sorciers. Ma mère en serait choquée si elle l’apprenait. Mais ça m’était égal.

Mieux

Mais je vais y répondre quand même. Ca me semble plus juste, non ?



Après tout je ne pouvais pas être le seul à apprécier cette satisfaction, même si ça me donnait un avantage. Il devrait connaître la vérité aussi, du moins en partie. Sauf que moi, je choisirai mes mots. Nous étions assez proches pour que je puisse baisser la voix. Dans l’obscurité je distinguais encore sa silhouette mais plus l’expression de son visage. Etait-il surpris ? Effrayé ? Je fermais les yeux un instant choisissant comment j’allais formuler cette information.

Et une fois de plus, tu as raison. Je ne t’ai pas suivi dans la forêt parce que je m’y sentais obligé. Je n’ai pas écrit cette liste juste parce que tu me l’a demandé. Je l’ai fait parce que….j’en avais envie. Parce que je suis curieux. Parce que je me suis bien amusé.



Je gardais pour moi une partie de mes intentions. Il n’avait pas besoin de savoir qu’il m’intriguait, que je voulais en savoir plus sur lui. J’agissais déjà de façon assez bizarre, je ne souhaitais pas qu’il parte en courant en pensant que je souhaitais expérimenter sur lui. En plus j’en profitait pour un mettre un grand coup de couteau dans l’image de Bertram Godfrey. Il y avait quelque chose d’étrangement libérateur dans cet acte, quelque chose de grisant.Quelque chose d’effrayant aussi, car j’appréhendais sa réaction. Alors, avec une pointe d’angoisse, je relachais sa baguette, inondant de nouveau la pièce de lumière.

Comment allait-il réagir ?

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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 4 Fév - 2:08


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Alors demander une grammaire parfaite d'un natif islandais perturbé, c'était compliqué, tout autant pour un écrivain amateur qui écrit ses textes tard le soir et qui manque de sommeil. Ah la grammaire anglaise, si complexe...
L'islandais avait l'impression de l'avoir gêné. Il entendait si peu de gens s'exprimer honnêtement ? C'était vraiment le fléau de l'humanité. Cela le renforçait dans ses idéaux et ses manies, quitte à passer pour un abruti fini, il comptait continuer de dire ce qu'il avait sur le cœur, sans se douter que cela avait chamboulé le pauvre Serdaigle.
S'en suivait un compliment, disait-il, et des excuses.
Lui, bizarre ? Étrangement, cela ne le choquait pas. Le jeune homme avait appris au fil des années que non, il n'était pas comme les autres garçons d'une certaine manière, notamment celle de penser et d'agir. Bizarre était sans doute le mot le plus doux qu'on utilisait pour le décrire. Il baissa juste les yeux. Au final, cela lui convenait : tout était mieux que normal, banal ou dans la norme. N'importe qui pouvait se fondre dans la foule !

Beckett releva les yeux en l'entendant s'approcher, confiant, un sourire aux lèvres.  Tiens ? Avait-il quelque chose en tête ? Il ne lui semblait pas qu'il ait tenté une telle approche auparavant... Cependant il ne bougea pas, le laissant venir à lui sans comprendre encore où il voulait en venir.
Il jeta un coup d’œil à sa baguette, un peu perdu. L'éteindre ? La ranger ? Faire des feux d'artifices avec ? Beckett n'était pas instinctif au point de pouvoir comprendre une phrase à moitié commencée. Entre soutenir son regard et observer sa baguette avec interrogation, son cœur balançait. Bertram vint alors agripper le bout de la baguette, enfermant la lumière au creux de sa main.
Plongé dans la pénombre, il ne distinguait plus aussi bien le visage de son interlocuteur. C'était comme dans la pièce de toute à l'heure, au final... Lui même était surpris par l'intimité qui s'installait, loin d'avoir été préparé. Il était surpris, loin de s'imaginer Bertram venir réduire la distance entre eux, distance dans laquelle le serdaigle semblait se complaire pourtant. Non pas qu'il était contre la proximité, mais il ne lui avait même pas laissé l'occasion de prononcer un nox, pour le surprendre avec cet élan d'audace.
Beck l'écouta sans oser l'interrompre ni bouger. Ses yeux, à défaut de pouvoir se poser sur un visage, cherchaient un endroit où s'accrocher, en vain. Parler si doucement, dans le noir, donnait à la pièce et la situation des airs de confessionnal. Il l'écoutait attentivement. Était-ce un aveu ? Étrange...

La lumière fut. Beckett plissait légèrement les yeux, pour s'y habituer, et aussi parce qu'il réfléchissait, se donnant un air plus sérieux que voulu. Il leva finalement les yeux pour plonger son regard dans celui de son acolyte, restant silencieux, suffisamment longtemps pour que cela en soit incommodant.

- Bertram. Tu oublies le plus important.


Il prit une nouvelle pause, avant de craquer afficher un large sourire amusé, le fameux sourire de lutin, surplombé d'un regard rieur.

- Tu m'accompagnes aussi parce que je suis un abruti qui a définitivement besoin de toi, non ? Et tu dois aussi faire mieux que sept sur dix...

Comme pour ponctuer son point final et accentuer son propos, il haussa les sourcils, puis contourna Bertram. Ils allaient devoir revenir une fois que cet endroit sera véritablement hanté... Heureusement il y avait cette liste, puis la sienne également, qu'il gardait encore pour lui.
Beckett se tourna vers son compagnon d'aventure, reculant nonchalamment vers la porte.

- C'est toi qui est bizarre Bertram.

L'aventurier releva légèrement la tête, pour se donner un léger air impudent et provocateur. Cet aveu n'avait, selon lui, pas besoin de tant d'artifices pour être dit. Après, il est passé depuis longtemps professionnel dans l'art d'exprimer ses pensées, imaginant bien les efforts que cela avait dû lui demander. Ce qui, pour lui, était du coup bizarre.

- Et j'ai une idée... Si tu es prêt à partir, on peut faire une course jusqu'au bout du sentier, et le premier arrivé choisit la prochaine mission. Mais devra payer un chocolat chaud à l'autre. T'en penses quoi ?


Il lui adressa un sourire en coin.Cet entrain ne venait pas de nulle part : il était bien content que Bertram lui ait répondu !

- Ou bien tu as quelque chose pour surenchérir ?



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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 4 Fév - 17:05

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Pourquoi prenais-je autant de risques ? Je ne pouvais pas me l’expliquer, empilant les hypothèses les unes contre les autres. Un moment de folie, un moment magique où, comme dans la forêt, je me sentais pousser des ailes. Un moment où je pouvais soulever mon masque, juste un peu et respirer sans m’attendre à un rejet. Toutefois je restais prudent. dans ma témérité. Mes phrases roulaient sur ma langue, sûr de moi, comme si j’avais répété cet acte depuis un moment. Et dans la prudence de ma réponse je me limitais à l’égoïste “je”. Beckett pouvait en tirer les conclusion qu’il souhaitait, contrairement à lui je ne comptais pas me dévoiler avec des “tu”. Avec des “ c’est amusant de traîner avec toi”, ou encore “ je pense que tu es très intéressant”. Avec habileté je parvenais à le soustraire de cette équation, bien qu’en réalité il se trouvait au centre. Il était l’élément perturbateur dans ce scénario, la foudre qui frappe et relance la machine.

J’étais rassuré de ne pas voir l’expression de son visage et pourtant j’étais curieux de savoir ce qui pouvait bien se passer dans sa tête. Alors, quand je libérais sa baguette c’est avec appréhension que j’attends sa réaction. Le léger sourire qui masquait mon appréhension finit par fondre sur le coin de mes lèvres à la vue de son regard si sérieux. Serait-il possible que je me sois trompé ? Nous nous fixions mutuellement en silence. Le suspens me tuait à petit feu. Son regard silencieux ne dévoilait rien sur lui et tout sur moi. Mes mains se rangeaient doucement derrière mon dos pour se cacher à défaut de pouvoir détourner le regard. Je remarquais qu’il pouvait avoir l’air sérieux derrière son expression d’ordinaire malicieuse. Je remarquais que son regard cachait un éclat, une intensité magnétique que j’avais manqué jusqu’à présent. Une intensité impérieuse qui imposait le silence dans mes pensées pour mieux y mettre le chaos plus tard. Un éclat qui me mettait en échec suffisamment longtemps pour que je le sente de nouveau ses doigts de musicien toucher ma corde sensible. Pas en pincer, juste la toucher, insidieusement, pour me le rappeler que cette faiblesse était toujours là. Cela ne dura que quelque secondes et se dissipa lorsque mon camarade brisa le silence.

 Bertram. Tu oublies le plus important.



Je le fixais désormais avec curiosité. Son visage retrouvait son expression habituelle de lutin farceur : le sourire en pointe et le regard espiègle.

Tu m'accompagnes aussi parce que je suis un abruti qui a définitivement besoin de toi, non ? Et tu dois aussi faire mieux que sept sur dix...



J’essayais de retenir un sourire en me pinçant les lèvres - en vain. Voilà qu’il me trouve des excuses maintenant. Et pour une raison qui m’échappait, il semblait vraiment tenir à celle-ci. Je relevais le menton, prenant un ton faussement hautain :

C’est clair, je vaux bien mieux qu’un sept sur dix !



J’imagine que c’était ça d’avoir un ami si complice qu’il vous fournissait vos propres excuses pour traîner ensemble. Car non, Beckett n’avait pas “besoin” de moi. Pas plus que j’avais besoin de lui. Nous l’avions avoué dans les termes de notre contrat. Le c’est plus chouette avec toi fonctionnait avec réciprocité.

C'est toi qui est bizarre Bertram.



C’est ça. Tu me comprends.

Il l’avait dit comme s’il s’agissait d’une provocation. Pour moi c’était libérateur, une vraie reconnaissance. En effet, j’étais bizarre. J’étais une anomalie. Et désormais quelqu’un d’autre que moi le savait. Beckett devait comprendre quelque part et il ne me rejetait pas pour autant. D’un geste, je posais mon index sur mes lèvres souriantes, mimant le secret.

Ne le dis pas aux autres. Ils ne te croiraient pas.



Une promesse et un avertissement.Cette information n’est que pour toi et moi...pour l’instant. Beckett était mon professeur, certes, mais aussi mon cobaye, mon expérience...Si cela fonctionnait bien avec lui...qui sait ?

Ca me paraît bien, si seulement tu ne m’avais pas blessé deux fois. Ce n’est pas très juste, Prof !



Je le suivais, avançant sur la ligne d’arrivée. Il faisait encore clair et la lumière se réfléchissait sur la neige. Ca faisait mal aux yeux. J’ajustais la bande de mon sac sur mon épaule. En temps normal, je ne réponds pas à la provocation, ni même à la compétition. Mais ça, c’est le Bertram Godfrey que tout le monde connaît. Le vrai, et bien… il aimerait bien pouvoir juste être un gamin de temps en temps.

Je mérite un départ anticipé pour handicap. Par exemple disons… MAINTENANT!



Et je m’élançais comme une fusée dans la neige, laissant mon camarade derrière moi.


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Beckett Campbell
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Mar 6 Fév - 13:04


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Mieux qu'un sept sur dix ? Il y en avait qui débordaient de confiance en eux, c'était beau et amusant à voir. Depuis cette nuit, il n'y avait pas resongé. Beckett lui donnerait bien un demi point en plus, pour avoir fait cette liste si vite ! Puis même en exploration dans un lieu moyen, il rendait la visite plus intéressante. Bertram avait ce coté défi qui l'intriguait tant, et pour couronner le temps, arrivait à le surprendre. Beck ne connaissait que peu de choses des moeurs des sorciers, mais sur le moment, agripper sa propre baguette lui avait fait se poser des questions. Il n'aurait pas imaginé le Bertram qu'il côtoyait auparavant en classe capable de venir vers un autre élève et agir ainsi, briser la distance de sécurité avec les autres. Son instinct ne lui avait pas menti en lui susurrant que cela cachait forcément quelque chose d'autre, de plus réel que le sourire qu'il offrait à absolument n'importe qui.

Beckett ne put s'empêcher de sourire au geste l'intimant de garder ce secret pour lui. Il lui parlait son langage ! Aventures, danger et secrets bien enfouis. On aurait bien pu comparer l'islandais avec un gamin de quatorze ans au final, qui ne chercherait que l'amusement et qui adorait les secrets et les chasses aux trésors fictives. Ou bien on se trompe tous sur ce que c'est que grandir, et Beckett tenterait juste une autre voie que celle de l'adulte triste et idiot commun.
Il haussa légèrement les épaules, se prenant au jeu, ravi de la tournure qu'avait prit cette visite.

- C'est un secret qu'il faut mériter de toute façon !


L'apprendre d'autrui c'était surfait. Le découvrir soit même est grisant et quelque part une récompense.
Il se mit à rire ensuite et détourna le regard avec un faux air innocent. Lui, blesser Bertram ? N'importe quoi, il se trouvait sur son chemin quand il sentait le besoin de donner un coup de coude, c'est tout...

- Quoi ? T'es fragile maintenant ? Je pensais que c'était moins douloureux qu'un cognard...


Comme quoi la vérité finissait toujours par sortir !
Dehors, il jeta un coup d'oeil à la maison. L'image des griffes sur le mur hantait encore son esprit, et il s'imaginait facilement voir un loup garou squatter la demeure. Alors il se tourna vers son acolyte pour se changer les idées, avant de le voir partir sur les chapeaux de roue, sans sommation. Ah le tricheur ! Beckett, prit se surprise, se mit à courir avec quelques secondes de retard, s'élançant à vive allure dans la neige.

- Bertram !!


Le fourbe ! Pour un homme blessé, il se débrouillait plutôt bien ! Beckett rattrapait doucement la distance, faisant de son mieux pour ne pas glisser bêtement dans la neige.
En prenant du recul, cela ressemblait à sa définition du week end parfait : s'il n'était pas en train de profiter d'un fauteuil dans la salle commune avec Hal à ne rien faire et profiter du moment de confort, il était dehors à se dépenser et découvrir de nouveaux trucs. Possiblement en train de s'enfuir pour ne pas se faire prendre, ou dans le cas de l'hiver, profiter des plaisirs glacés comme la luge, le patin à glace ou tout simplement la bataille de boule de neige.
La seule différence aujourd'hui est qu'il n'était plus seul. Bien sûr il avait déjà fait des explorations avec d'autres personnes, qui semblait moins supporter l'aventurier en herbe que le serdaigle. Un véritable soulagement pour Beckett.
Alors qu'il avait réduit l'écart et n'était plus qu'à quelques pénibles foulées de Bertram, il s'arrêta et se baissa immédiatement sur la neige, pour créer une boule de neige et la lancer vers le premier de la course.

- Tricheur !!

Une autre boule de neige lancée, et il reprit sa course, l'interrompant de pause projectile dès qu'il le sentait. Toute cette neige... Il fallait bien en profiter ! En tout cas, lui s'amusait beaucoup ! Une bataille ne rendrait que le futur chocolat chaud plus appréciable encore !
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Bertram Godfrey
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Mer 7 Fév - 12:41

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Est-ce que Beckett méritait vraiment ce secret ? J’aurai tendance à dire non, mais si on reprenait point par point, tout ce qu’il avait fait, là où il m’avait emmené. Il m’offrait de l’air alors que je retenais constamment ma respiration, de la liberté avant de retourner sagement dans ma petite cage. Et il ne le faisait pas avec une idée derrière la tête. Il le faisait parce qu’il avait envie d’un compagnon de jeu et contre toute attente, je correspondais à ses critères. Beckett Campbell ne me connaissait pas vraiment, mais à ce moment de ma vie, il était le plus proche de la vérité. Je comptais sur lui pour protéger mon secret en gardant une réserve : dans le pire des cas, personne ne le croirait n’est-ce pas ? Bertram Godfrey, agir de cette façon, immature et téméraire ? C’était hautement improbable. Et il y avait encore des épreuves à passer avant qu’il ne puisse gagner ma confiance.

Mais en attendant… il savait juste ce qu’il fallait pour que je puisse m’amuser.

 Quoi ? T'es fragile maintenant ? Je pensais que c'était moins douloureux qu'un cognard...



Ce qui me faisait dire qu’il ne s’était jamais pris un cognard dans les côtes, sinon il saurait à quel point c’était douloureux. Mais ma seule réponse à sa provocation fut de réclamer mon dû et donc, oui, on pouvait appeler ça tricher. La fin justifie les moyens, non ? J’ai couru sans regarder en arrière, jusqu’à ce qu’une boule de neige me frappe à l’arrière de la tête.

- Tricheur !!



Je m’arrêtais dans ma course pour me retourner. Mon camarade avait bien réduit mon avance, mais ça, je savais déjà qu’il était rapide. Pourquoi est-ce que j’avais essayé de tricher selon vous ? Sinon je n’avais aucune chance. J’esquivais une autre boule de neige qui m’était destinée avec un petit bond sur le côté.

Qu’est-ce qui se passe Campbell ? Tu veux te battre !?



lançais-je en guise de provocation avec un large sourire. Si on me proposait le choix entre course et une bataille de boules de neige, c’était vite décidé. Je me baissais pour en préparer une à mon tour et la lancer vers mon adversaire. Il n’y avait rien de mal à se lancer dans un peu de badinage entre amis. Surtout qu’il n’y avait personne à la ronde pour m’entendre.

Tu lances comme ma grand-mère !



C’était trop facile, il me fonçait dessus pendant que je le bombardais de boules de neige qui éclataient sur son épaule, sur son visage, sur son torse. J’éclatais de rire. Quand était-ce la dernière fois où j’avais pu m’engager dans une bataille de boules de neige tout en provoquant mon adversaire ? A Poudlard, je devais simplement épousseter mon manteau et poursuivre ma route, en lançant peut-être une à l’occasion. Bertram Godfrey ne répondait jamais à la provocation, c’était indigne de lui. Sauf que parfois...j’en crevais d’envie. Mais je devais ravaler ma répartie, ma colère, ma frustration et y répondre avec un sourire. Et ça me tuait à petit feu.

Et voilà que le miracle se produisait de nouveau. Dans les éclats de rire, les sourires narquois et les retombées de poudreuses sur mon visage.. J’oubliais le reste, le coeur léger .

Je reculais de quelques pas pendant que Beckett s’apprêtait à me rejoindre. De mon côté je préparais la plus grosse boule de neige possible avec les secondes qu’il me restait. C’était le plan. Attendre qu’il soit suffisamment près pour ne pas le manquer. Je me préparais et je m’élançais sur sa trajectoire au bon moment, l’accueillant avec une boule de neige de la taille d’un petit ballon, droit de le visage.

Mange de la neige Beckett ! AHAHA !




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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Jeu 8 Fév - 2:18


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L'urbex de la cabane hurlante
Baston ? Dans la neige ? Bon, c'était loin d'être du catch dans la boue, mais l'idée restait intéressante ! Pour unique réponse, il le fixa du regard avec un léger sourire provocateur, bombant légèrement le torse. Qu'il vienne, seulement ! Il était prêt à lui faire mordre la neige ! Pas de pitié, même pour un apprenti fauteur de trouble. C'était le moment de lui prouver que le professeur avait toujours une longueur d'avance sur l'élève...
Beckett créa en vitesse deux boules de neiges avant de progresser vers l'ennemi, lança dès qu'il pouvait ses projectiles. Lancer comme une grande mère ?! Voilà qu'il le provoquait gratuitement maintenant !

- Je ne savais pas ta grand mère si douée ! Dommage que tu n'aies pas hérité de son talent !

Aouch, boule de neige ennemie touchant l'épaule ! Peut-être avait-il parlé trop vite ? L'islandais ne s'avoua pas vaincu pour autant, continuant d'avancer. Cette progression fut stoppée par un coup au visage, qui sonna suffisamment Beckett pour le stopper et l'inciter à prendre du temps pour retirer la neige de sa face.
Pire encore, il fit son premier pas en arrière, alors que Bertram profitait de ce moment de faiblesse. L'aventurier en herbe n'arrivait pas à s'empêcher de sourire. Se battre avec de la neige, il n'y avait que cela de vrai ! Puis pour une fois que monsieur le bon élève de la licence riait ! Et non, cela ne sonnait plus comme un rire poli.
Beckett releva la tête et remarqua que Bertram avait reculé. C'était le moment rêvé pour l'attaquer... Muni d'une nouvelle boule de neige, il se lança sans attendre vers le Serdaigle. Bienheureux soit les heureux d'esprits, car il profitait énormément de ce moment alors qu'il courait vers un piège évident sans s'en rendre compte.
Il n'était plus qu'à quelques enjambées qu'il préparait son tir, avec le même regard qu'un prédateur tombant sur la proie facile. Ce dernier changea rapidement quand il remarqua la boule de neige de Bertram. Pour citer un meme facile, it was at this moment he knew he fucked up.

Echec critique de sa part, il mangeait en effet de la neige. Une vrai claque dans le visage et dans la bouche, le jeune homme chancela de quelques pas, visage baissé, crachant un peu de neige et se remettant du choc. C'était vraiment froid !
Il entreprit doucement de retirer quelques morceaux de boule de neige restés ancré sur son faciès, avant de lever doucement les yeux vers Bertram, la joue rougie par le froid et l'impact. Si son regard était passé d'une grand confiance en soi au regret, on passait à un stade où on pouvait clairement lire la volonté de se venger dans ses yeux.   Cours Bertram ! Même si cela n'aurait fait que retarder l'inévitable...
Beckett s'élança vers son acolyte, bondit, se jetant sur lui pour qu'ils tombent dans la neige.  Plus aucune pitié, Beckett s'autorisait des coups bas ! Il se redressa et, d'un bras, s'appuya sur le torse de sa victime pour le mobiliser  et en profita pour le surplomber, espérant ainsi l'empêcher de s'enfuir. Puis, du bras libre, ramenait de la neige pour la glisser sous l'écharpe du pauvre garçon. Le serpentard se limita à cela, ne poussait pas sa perfidie trop loin. Un cou gelé suffira !

- AH ! Tu pensais m'arrêter avec ça ?!

Encore quelques secondes à coincer de la neige sous l'écharpe avant qu'il ne se redresse légèrement, reprenant son souffle et s'essuyant le coin de l'oeil du revers de la main; il lui restait encore de la neige coincée sur son visage et ses cheveux. Bon sang, il était heureux d'avoir un bonnet pour limiter les dégâts !

- Tu t'es bien battu, mais tu as perdu Bertram. Je décide de la prochaine excursion.

Il omit bien sûr la deuxième partie, il lui devait un chocolat chaud.
Beckett resta quelques secondes planté là, à observer le perdant en reprenant son souffle. Il profitait du moment. Ce genre d'instant où tout semble juste parfait, serein, la fin d'un évènement qui devient un souvenir, consciemment. Un instant de plénitude.
Bon, il n'avait pas de neige dans le cou et cela l'aidait surement à apprécier le moment.
Beckett s'écarta enfin et se releva dans un soupir. Il avait beau avoir grandi dans un pays froid, il avait les doigts gelés. Quelle idée de se battre avec des mitaines... Il tendit la main vers Bertram pour l'aider à se relever, lui adressant un sourire en coin. Quelque part il avait peur de l'avoir trop malmené. Il s'en était déjà plus, et avait subi bien des coups de sa part dans cette aventure. Le dernier était volontaire par contre !

- ... Si tu as toujours envie de partir en excursion.

Avec lui.
Il gardait ses doutes pour lui, pas besoin de les partager ici, maintenant.
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Ven 9 Fév - 1:08

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Mon camarade répondait à la provocation avec une faible répartie. J’aurai dû préciser que ma grand-mère était moldue mais en matière de boules de neige, les moldus et les sorciers se trouvaient plus ou moins au même niveau. J’écartais donc cette information non pertinente. Un de mes projectiles s’écrasa sur son visage, il chassa la neige d’un revers de la main pour révéler un large sourire. Il avait aimé ça . Et bien il pouvait se préparer, il y en avait plus d’où celle-ci venait.

C’était amusant, ces plaisirs d’hiver. On avait si peu l’occasion d’avoir une belle couche de neige en Angleterre, il fallait en profiter ! Cela me rappelait ces rares hivers où la neige tombait et où je restais enfermé chez moi. Il fait trop froid, tu vas tomber malade. Et puis c’est dangereux. Lis un livre ou regarde un film. Et moi, j’épiais les autre enfants par la fenêtre, les yeux débordant d’envie. A ce moment là j’aurai tout fait pour l’affection de ma mère, ces miettes qu’elle daignait m’accorder.

Mais aujourd’hui, c’était bien moi dehors, les joues rouges, à bondir à droite et à gauche pour éviter les sphères de neige. Et il s’agissait d’une vraie bataille, avec de vrais enjeux ! Ce petit coup de fouet d’adrénaline, les mouvements un peu désordonnés, les muscles tendus pour éviter les dégâts tout en infligeant un maximum. Je riais et l’air glacial revigorait mes poumons avec un picotement. Si c’était une bataille, je me devais de déployer toute ma ruse et ma stratégie pour la gagner. Ou au moins essayer.
C’était ma spécialité après tout

Mon boulet de canon percuta sa cible de plein fouet, provoquant au passage une hilarité de ma part. J’en avais mal au côtes. Je devais admettre que je n’avais aucun regret et que si je devais le refaire, j’essaierai de filmer ça en slow motion pour la postérité. Tu es cruel, Bertram, c’est censé être ton ami. Je vérifiais, non pas le moindre lambeau de regret. totally worth it. Après avoir craché un peu de neige, il essuya son visage, probablement étourdi par l’impact. Et moi, je me fendais en éclats de rire, emportés par le vent.

Comme un connard.

De toute évidence j’avais crié victoire trop vite, un lueur vindictive s’alluma dans le regard de mon adversaire. Et avant de ne pouvoir écouter la voix de la raison qui me disait de courir loin et vite, le serpentard bondit sur moi. Le souffle coupé par l’impact, je m’écrasais lamentablement au sol. Damn, il m’avait plaqué au sol aussi facilement qu’un joueur de rugby et déjà je sentais la menace de la vengeance. Je me tortillais dans l’espoir d’échapper sa revanche, sans succès. De son bras il appliquait suffisamment de pression sur moi pour m’empêcher de l’esquiver.

Oh non, non, non, non, non, s’il te plaît !



Je sais, pas très digne n’est-ce pas ? Mais à quoi me servait ma dignité quand j’étais certain qu’il allait m’anéantir sous une rafale de boule de neige, dans le visage ? Pas à grand chose. Autant supplier pour avoir la vie sauve. Je peinais à relever la tête, l’arrière du crâne enfoncé dans la neige glaciale. Tout ce que je pouvais discerner c’était le ciel se décliner en nuances d’un gris triste et le visage de Beckett Campbell. Il avait un peu différent vu d’en bas avec ses mèches qui s’échappaient de son bonnet. Il m’adressait une expression qui en disait long sur ses intentions. Il profitait de son avantage. Pas de coup de poing pour aujourd’hui, par contre ça allait être à mon tour d’avaler de la neige. J’essayais vainement de me défendre d’attraper de la neige du bout des doigts pour lui lancer, de le repousser.

NooOoon ! Stop ! AH !



Et puis j’ai senti ses doigts glacés s’engouffrer maladroitement et brutalement sous mon écharpe pour m’infliger ma punition. Et là j’ai cessé de me débattre, ce n’était plus la peine, j’étais vaincu.

AH ! Tu pensais m'arrêter avec ça ?!



Par contre je pouvais toujours me plaindre. Avec un grimace, je soupirais :

Aaaaaah- c’est froiiiiid.



 Tu t'es bien battu, mais tu as perdu Bertram. Je décide de la prochaine excursion



Je pouvais sentir la neige fondre et se glisser dans les reliefs de ma clavicule, couler sur les côtés de mon cou. J’étais trop emmitouflé dans des couches de sous-pulls, pulls et manteau. C’était trop tard pour interrompre son cours. Et Beckett se tenait toujours au dessus de moi, haletant, tel un trappeur au dessus de sa proie. Pas très flatteur pour moi je devais l’avouer.Je pouvais voir la condensation de son souffle disparaître en volutes en contre plongée. De mon côté, je ne donnais pas cher de mon apparence: sali, débraillé, échevelé et allongé sur le sol. A regarder le ciel comme ça, j’en attrapais une drôle de sensation de vertige. Ce moment dura quelques secondes, heureusement pas suffisamment longtemps pour réaliser que j’avais des sentiments confusément mitigés quant à la position de mon camarade, haletant, au-dessus de moi.

Il me tendait amicalement pour m’aider à me relever. Cette fois-ci il nous n’étions pas dans le noir. Cette fois-ci il m’était tombé dessus intentionnellement. Etais-je censé être flatté ?

... Si tu as toujours envie de partir en excursion.



Un sourire narquois, pour me provoquer. Il suggérait que je n’en étais pas capable ? Tsss. Je déteste mordre à l’hameçon mais je ne pouvais pas lui laisser cette image de mauviette qui suppliait pour sa vie. Je serrais sa main tendue d’une forte poigne bien virile avant de me relever.

Il en faut plus pour venir à bout de moi. Et puis....tu dois m’apprendre à plaquer les gens comme ça.



Je ne pouvais pas l’avouer mais c’était carrément cool. Et aussi potentiellement utile sur le terrain.

Je me redressais et je serrais les dents, retenant un frisson. Je pouvais sentir l’eau glacée courir le long de ma colonne vertébrale. Franchement déplaisant. En quelques gestes, je m’époussetais, essayant de mettre mes cheveux en place. En vain. Je pourrais toujours blâmer le vent. J’ajustais la bandoulière de mon sac avant de reporter mon regard vers mon camarade.

Et je crois bien que tu me dois un chocolat chaud en plus. Avec des marshmallows, s’il te plait.



On ne la faisait pas à l’envers à un serdaigle. Tel un corbeau, j’ai une excellente mémoire. Et malheureusement un bon sens de la logique.

Il commence à se faire tard…
Et si vous êtes vus ensemble
Comment tu vas expliquer que vous soyez si proches ?
Et dans cet état ?
C’est suspicieux.


Je me pinçais les lèvres. J’avais raison. Ce n’était pas prudent, du moins, pas si je voulais éviter toute suspicion. Alors je ravalais mon envie de chocolat chaud, mon envie de passer plus de temps avec Beckett et de lui poser tout un tas de questions. Parce que je savais que j’allais être vu en train de papoter vivement avec le fauteur de trouble de la classe, comme si nous étions devenus les meilleurs amis du monde. Alors, même si je n’en avais pas envie, je me tournais vers le serpentard pour ponctuer la fin de ma phrase avec ce doux sourire secrètement hypocrite.

Quoique...Il va falloir remettre ça à une autre fois. Je viens de me rappeler que j’ai oublié de préparer un ex-cursus. Hmmm…. Désolé, Prof.



Désolé, ça je l’étais. J’avais l’impression d’avoir avalé un sac de billes et de les sentir se tortiller dans mon ventre. Ou peut-être était-ce parce que je venais de m'ouvrir pour me refermer brutalement, comme une huître qu'on chatouille. J’allais au moins le raccompagner jusqu’au centre du village et puis, fuir comme le lâche que j’étais.

Comme un connard


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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 11 Fév - 18:40


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Lui apprendre l'art du plaquage ? BErtram, plaquer les gens ? C'était aussi choquant que voir un sombral alors qu'on a pas croisé la mort de toute sa vie. Lui, si calme, si sage ? Il en avait vu des choses bizarres, mais là, ce serait le pompon.
Même s'il serrait sa main plus fort que prévu. D'accord, peut-être était-il capable de tacler les gens au final... Dans quel but ? Beckett n'avait même pas envie de demander. Surement un but louche derrière ça. Ce n'était pas pour le quidditch qu'on apprenait à foncer dans les gens ! Mais soit.

-Et bien...


Il n'avait rien à apprendre véritablement au Serdaigle en matière de plaquage. Cela lui venait naturellement, comme tout le reste. L'idée venait, suivie de l'impulsion et la seconde d'après il l'avait fait ! Comment l'expliquer à quelqu'un de rationnel et réfléchi ?
En cherchant la réponse à cette question, il enlevait la neige de ses vêtements.

- Hmm... C'est simple ? Tu cours, et tu te sers de l'autre personne pour amortir ta chute ? La gravité devrait faire le reste...

ah il se souvenait du chocolat chaud. Beckett sourit et regarda ailleurs. Bon, un chocolat chaud avec des marshmallows, monsieur était un connaisseur ! Il devait avoir juste assez pour en payer deux en plus.
Pourtant le visage de Bertram vendait déjà la mèche : quelque chose n'allait pas ? D'où sortait ce sourire normal ?
L'explication ne tarda pas. Du travail l'attendait. En week end ? Oh, oui, c'est vrai. C'était l'un des bons élèves, pas le genre de gars à faire ses devoir à la dernière minute uh ? Puis c'était louche. C'était comme si, en dehors de ces devoirs, il avait réfléchi à autre chose qui soudainement lui donnait envie de s'enfuir en courant. Une rumeur ?

- Oh...

Beckett resta silencieux quelques secondes. Bien sûr qu'il était un peu déçu, mais d'un coté, il allait pouvoir économiser ? Cela ne le réconfortait pas cependant. Après, ce serait pour une autre fois.

- D'accord. Moi je vis en prendre un malgré tout. Je t'enverrai une photo
.


Boire seul ne le dérangeait pas, loin de là !
Au moins il semblait daigner l'accompagner jusqu'à Pré-au-Lard. Il devait réfréner l'envie de lui lancer d'autres boules de neiges dessus. Bertram avait eu suffisamment de neige dans son écharpe pour toute une vie, et il n'était pas un sombre connard. ais qu'est-ce que cela le démangeait ! L'un de ses coups les plus subtils était de lancer une boule de neige sur une branche enneigée au dessus de sa pauvre victime. Ah, quel art...
Sur le chemin, il se ressassait de temps en temps leur visite tout juste passée. Il aurait peut-être dû s'infiltrer à cette rave...

- C'est vrai que tu t'en es pris plein la figure aujourd’hui...

Il tourna son regard vers Bertram, avec un léger sourire qui se voulait désolé au coin des lèvres.

- C'était fun.

Non pas qu'il apprécie voir Bertram souffrir, mais ils avaient pu se dépenser pleinement.
Et Pré-au-Lard s'approchait finalement. L'heure du devoir avait sonné, ou celle du chocolat chaud. Ah, il allait procrastiner ses propres devoirs en profitant de la taverne et de son ambiance allègrement. Une vie de petites débauches pour le trouble fête de huitième année.

- Bon devoir, Bertram. Je penserai à toi pendant que je vais profiter d'une boisson chaude et...
Il sortit la liste de sa poche, l'affichant fièrement. Je réfléchirai à la suite. Amuse toi bien !

Il recula, le saluant d'un bref geste et filant vers Les Trois Balais. On ne change pas un élève idéal en jeune homme prêt à vivre pleinement sa vie en deux rencontres... Mais au moins il aura un meilleur futur.
Beckett avait surement plus à apprendre de Bertram pour son propre intérêt.
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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé] Dim 11 Fév - 20:34

The Bucket List part 1

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Vraiment, c’était aussi simple que cela ? Moi je pensais qu’il y avait des paramètres derrière un bon plaquage. Je pensais qu’il fallait tenir compte de l’angle, de la vitesse, de la force de poussée, mais aussi de s’attaquer au centre d’équilibre de l’adversaire… Et après ? Quelle position efficace adopter pour immobiliser sans risquer d’être déséquilibré par un coup ? Hmmm...  Beckett y parvenait aussi naturellement ? Ca ne devait pas être si compliqué. Mais lui pouvait compter sur un instinct. Moi, j’étais vraiment capable d’échouer au moment crucial.  Ses explications se révélaient insatisfaisantes, mais je ne pouvais décemment pas en demander plus. En tout cas pas aujourd’hui. Et puis ce n’était pas comme si je pouvais le pratiquer…

En gros, je devais essayer de m’en souvenir au moment critique où j’en aurai besoin.

 Oh...



Sa déception ne me laissait pas de marbre. Décevoir ne me plaît jamais. Heureusement que j’avais suffisamment d’expérience pour dissimuler mes états d’âme. Derrière ce sourire, ce masque, se cachait en réalité de multiples expressions.

 D'accord. Moi je vais en prendre un malgré tout. Je t'enverrai une photo.



J’hochais la tête. Voilà qui lui ressemblait plus que cette expression déçue. Une tentative de me faire baver.

Pour me faire baver ? C’est juste cruel.



Pas d’erreur, j’avais parfaitement conscience de l’ironie de cette phrase. De nous deux, le cruel, le traître, c’était moi. Parce qu’en plus j’aurais été heureux de recevoir une photo. Parce que cela signifierait que ce début d’amitié n’était pas uniquement transactionnel, que nous ne nous contentions pas de nous servir l’un de l’autre dans notre quête commune de sensations fortes. Que je n’étais pas qu’une béquille, un side-kick empoté et temporaire dans son grand roman d’aventure. Qu’entre ces moments secrets, ces moments d’aventure il y avait peut-être une amitié à développer.

Peut-être que j’avais goûté au luxe de pouvoir respirer un peu, sous ce masque, et que je refusais d’y renoncer. Peut-être que malgré mes murs en béton armé, tout ce que je voulais c’était quelqu’un qui pourrait me comprendre, voir sous le masque et ne pas être dégoûté par ce qui s’y trouvait.

Je marchais à ses côtés. Perdu dans mes pensées.

C'est vrai que tu t'en es pris plein la figure aujourd’hui...



Je me tournais vers lui. Se doutait-il de quelque chose ? Voilà que j’appréhendais de m’être trahi quelque part, moi et mes mensonges.

C'était fun.



Il me regarde avec un rictus au coin des lèvres. Ce sourire qu’il a … peu importe à quelle occasion, il est toujours mutin et provocateur. Et pourtant sincère. Et pourtant doux. Le genre qui vous désarme, une fois qu’on apprend à connaître son porteur. Du moins le genre qui me désarme. L’idiot que je suis lit probablement trop dans un geste social. J’ose lui rendre son regard, cette fois je n’ai pas l’intention de lui mentir. J’hoche la tête, sans rancune pour les blessures.

Oui, c’était vraiment fun.



Mon sourire s’élargit alors que j’essaie au mieux de transmettre ma gratitude et ma sincérité. C’est dur de sourire sincèrement quand la culpabilité vous écrase. Ce qui me trahit pendant un instant, c’est mon regard, percé par le sien. Mes yeux lui disent ce que mon orgueil refuse d’admettre. Merci beaucoup. Mais aussi Désolé. Je le réalise et je regarde ailleurs.

Arrivés à Pré-au-lard, c’est le moment de se séparer.

Bon devoir, Bertram. Je penserai à toi pendant que je vais profiter d'une boisson chaude et... Je réfléchirai à la suite. Amuse toi bien !



A la prochaine !



Il exhibe la liste et me salue. Je lui adresse un large sourire et un signe de la main, ne le quittant pas des yeux tant qu’il n’a pas passé la porte des trois balais. Il a l’air content, satisfait, guilleret. Je range ma main dans ma poche et je pousse un long soupir. Là tout de suite, j’aurai pu simplement entrer avec lui et profiter d’un bon chocolat et d’une agréable conversation.

N’échange pas ta réputation contre quelque chose d’aussi trivial.
C’est tout ce que tu as.
Tu sais que c’est la bonne décision logique.


Je le sais. Mais comme toutes les “bonnes décisions logiques” que j’ai prises auparavant ça fait mal. Comme une griffe qui égratigne à l’intérieur. Comme un prisonnier qui ajoute un trait sur le mur de sa cellule.


DEV NERD GIRL

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Re: The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé]

The bucket list part 1 ft. Beckett Campbell [terminé]
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