We need to talk - Cannelle

Sybil Avery
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We need to talk - Cannelle Dim 4 Fév - 19:43




We need to talk

Sybil & Cannelle

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Sybil est fatiguée, et elle laisse courir sa main, mollement, le long de la colonne de bois sombre de son lit à baldaquins. Fenry n’est pas là, Mélusine non plus, et Cannelle doit certainement être fourrée avec Maybelline, comme à son habitude. Ou avec Edwyn. Ou avec n’importe qui d’autre, pourvu que ce ne soit pas elle, songe tristement la Serpentard en glissant son regard sur le lit vide de son amie. Sa meilleure amie. Il paraît.

Elle chasse toutes ces pensées de sa tête. Elle n’a pas le temps de s’appesantir dessus, loin de là. Trop à faire, trop à chercher, trop à réfléchir. La jeune femme s’installe sur le rebord de son lit et sort de sous son oreiller son dernier emprunt à la bibliothèque, un livre de droit. Quelque chose qui est censé l’aider à contrecarrer dans la légalité la plus totale les plans d’Antigone qui la coincent dans cette situation tellement inconfortable, au bras d’un blond qui ne semble rien faire de son côté pour que les choses changent.

Et en même temps, ça t’arrange bien, Sybil. Tant qu’il est là, rien ne peut arriver.

Mais dans le même temps, c’est bien ce qu’elle craint, que rien n’arrive, et qu’elle ne se retrouve devant l’autel en moins de temps qu’il n’en faille pour le dire, en un claquement de doigt, à dire « oui » alors que tout son être hurle que c’est d’une injustice folle. Elle ne peut cependant pas tellement reprocher quoi que ce soit à Sól, qui va jusqu’à prêter sa main pour que tout s’arrange. et elle tente de ne pas perdre de vue la réelle responsable de tout ce carnage. Son doigt se pose sur le marque-pages et elle reprend sa lecture, tout en regrettant au plus haut point de ne pas avoir fait assez de droit. C’est long, c’est lourd, et ça pèse comme un dragon mort à chaque fois que l’on tente de déchiffrer une des tournures de phrases tellement spécifique au droit moldu et sorcier.

Tu as bien envie d’appeler quelqu’un à l’aide, Sybil.

Personne ne peut l’aider, pourtant, et elle le sait. Car tout doit rester secret, caché, sans quoi la mascarade s’effondre, et elle se retrouvera ni une ni deux les mains collées à un Portoloin direction le fin fond de la Russie pour aller coller son visage contre celui d’une brute épaisse (du moins, c’est ce qu’elle s’imagine) qui sentirait des pieds et boirait toute la journée. Elle aurait bien aimé en parler à Cannelle, pourtant, mais celle-ci est plus distante que jamais, et elle n’a jamais trouvé l’occasion d’aborder le sujet. Mais un peu d’attention n’aurait pas fait de mal.

Et dans ta solitude écrasante, Sybil, tu te retrouves bien triste.


Elle essaye de ne pas trop penser à Cannelle, et de se concentrer sur le livre, mais c’est trop tard. Les pensées sont venues la parasiter, et elle n’arrive plus à se concentrer. D’un geste sec, elle ferme l’ouvrage qu’elle lance, rageuse, au bout du lit. La couverture fait un petit « poc » contre le bois, et plus rien. Elle s’en fout, de toutes façons. Les sentiments sont là, et il faut bien les gérer. Après tout, ça fait bien plusieurs semaines que quelque chose cloche, et elle sait mieux que personne qu’étouffer un ressenti ne donne jamais rien de bon. Alors, elle s’allonge, dans le mauvais sens, sur sa couette émeraude, et prends le temps, chose suffisamment rare pour être soulignée, de tenter de comprendre.

Elle tente de se remémorer la dernière conversation sérieuse qu’elle a pu avoir avec elle, et la date est floue. Elle tente de se remémorer la dernière conversation à son sujet, et la date est encore plus floue. Elle tente de se remémorer la dernière fois qu’une conversation n’a pas tourné autour de Cannelle.
Elle ne s’en rappelle plus du tout.

Les gens sont médiocres, Sybil. Et il n’y a aucune bonne raison pour que Cannelle fasse exception à la règle.

Son avant bras la gratte, et elle réalise qu’elle a une nouvelle plaque de petits boutons rouges qui vient de pousser comme par magie sur son bras. Elle grince des dents, se lève, et sort son tube de crème dont elle enduit copieusement sa peau boursouflée, en se retenant de ne pas gratter, et constate avec une moue pincée que toute son existence est désormais source de stress. Mais si elle ne peut pas régler ses soucis de mariage pour le moment, elle peut encore tenter de discuter avec Cannelle pour arranger les choses. Si elle présente suffisamment bien les choses, alors peut-être qu’elle retrouvera son amie, et que ça, au moins, ça ira mieux.

Un son lui indique que quelqu’un monte, et son estomac se contracte directement. C’est Cannelle, qui est là. Elle prend son courage à deux mains, et se dirige vers elle, directement.

« Cannelle ? Tu aurais deux minutes à me consacrer ? J’aurais aimé te parler de quelque chose. »

Elle est polie, et contrôle du mieux qu’elle le peut le timbre de sa voix pour ne pas que pour ça passe pour une agression directe. Sybil ne veut pas brusquer Cannelle, et aimerait que tout se passe bien. Mais elle est nerveuse, aussi, et enfonce ses ongles dans la paume de sa main.
C’est sa meilleure amie, ça devrait bien se passer, non ?

Tu rêves, Sybil. Tu rêves éveillée.

« Ça fait longtemps qu’on a pas pris le temps de discuter. »
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Re: We need to talk - Cannelle Lun 5 Fév - 14:13


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Cannelle tu divagues, tu sommeilles. Tu ne t’éveilles plus aux mille merveilles mais plonges dans une lassitude vermeille. Cette tristesse infini ou on se déchire les veines, ou on s’accroche aux seuls bonheurs qui nous parviennent.
Encore.

Tu fais semblant d’être heureuse, car tu sais très bien que tu n’as pas le droit d’être triste. Tu as tout ce que tu veux n’est-ce pas ? Comment oserais-tu pleurer alors que d’autres vivent l’enfer. Et puis depuis quand n’as-tu plus versé une larme ? Pour toi ou pour quelqu’un d’autre.

Etais-tu égoiste ?
Oui.
Car ta sécurité et ton bien-être était plus important que celui des autres.


Etais-tu superficielle ?
Oui.
Car tu ne supportes pas qu’on puisse réellement connaitre qui tu es. A l’intérieur.


Etais-tu dérangée ?
Folle.
A lier.


Visage fermé, tu traces ton chemin, faisant claquer tes talons argentés sur le carrelage déjà craquelé. Tu slalomes entre les canapés de cuir émeraudes, les azur gardant bien en vue l’escalier de pierre qui emmenait au dortoir des filles. Longeant le couloir, tu trouves ta chambre. Les écouteurs te hurlait « dont rain on my parade » dans les oreilles, tu n’entendis pas tout de suite Sybil qui t’avait parlé depuis son lit.

Tu finis par te retourner, arrachant la musique d’un coup de main pour jeter ton portable sur ton lit.

« Qu’est-ce qu’il y a très chère ? Oh ? Tu veux discuter ? Je n’étais venu que pour me changer mais je suis à ta disponibilité. Mais genre quoi, cinq minutes ? »

Tu lui offres ton plus beau sourire, comme si c’était quelque chose de convenu de faire ce genre de choses. Une politesse forcée pour offrir de l’empathie à volonté. Dommage que tu ne saches réellement ce que ça signifie Cannelle. Dommage que tu ne puisses lire la tristesse dans les yeux de ton amie. Tellement habituée à se forcer à aller bien qu’on ne sait plus discerner le jeu d’acteur de la réelle pitié.

« Tu es resplendissante aujourd’hui. »

Le pire c’est qu’elle le pensait.
Oh Cannelle…

« Tu aimes mes cheveux comme ça ? »

Un compliment n’est jamais gratuit. Echange de bon procédés n’est-ce pas ?




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Sybil Avery
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Re: We need to talk - Cannelle Lun 5 Fév - 15:02




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Sybil a un petit sourire, en constatant que Cannelle est disposée à discuter avec elle, mais celui-ci disparaît assez rapidement lorsqu'elle réalise que finalement, elle n'a pas tant de temps que ça à lui offrir. Cinq minutes...cinq minutes c'est court, mais la sorcière décide de prendre ces cinq minutes comme une expression floue désignant un laps de temps relativement aléatoire. Déjà, son amie avait décidé de se rendre disponible pour cette conversation, et c'était une bonne chose, même si ses grands airs de princesse ne l'amusaient que peu. Voire même pas du tout.

Elle a du mal à répondre au sourire de la blonde, mais se force tout de même, pour démarrer la conversation sur des bases correctes. Mais comme le précédent, celui-ci est de courte durée. Le compliment de Cannelle ne fait pas mouche, loin de là, et à plutôt tendance à énerver la jeune femme. Parce qu'elle est au courant, qu'elle ressemble a l'heure actuelle à une collision malencontreuse entre un sorcier débutant et un Magyar à Pointes. Ses cheveux sont à peine propres et relevés à la va-vite dans un genre de chignon des enfers, ses cernes sont violets, son uniforme est froissé au possible, elle a un bras recouvert d'une crème qui est à deux doigts de puer, et elle n'a pas vu un accessoire de maquillage depuis les calendes grecques. Alors, pourquoi? Si c'est pour être gentil, c'est idiot. Et si c'est pour se moquer, c'est franchement désagréable. Elle n'a pas pu ne pas remarquer l'état de décrépitude avancée dans laquelle elle se trouve, si?

Elle se fout de ma gueule
, constate platement Sybil en pinçant les lèvres.

Il n'y à rien à répondre à ça. Alors, elle ne répond rien. Mais elle manque suffoquer d'une colère aussi vive que brutale lorsque son "amie" OSE lui demander une opinion sur ses cheveux. Sybil n'en a rien a foutre, des cheveux de Cannelle, elle veut de l'aide, et qu'on s'intéresse un peu à elle, et qu'on lui demande si ça va au lieu de lui poser des questions d'une futilité presque indécente. Et d'ailleurs, Cannelle, elle pourrait bien se raser la tête que ça ne changerait pas la face du monde, que Sybil elle s'en balancerait pareil, parce qu'elle a des choses autrement plus urgentes à gérer que l'ego ahurissant de Princesse Flemming, et qu'il est grand temps qu'elle respire un grand coup pour ne pas juste l'envoyer se faire voir.

Inspiration.
Expiration.

On ne peut pas communiquer en étant en colère, Sybil le sait. Et elle fait de gros efforts et s'arrache presque la bouche pour tenter de répondre quelque chose de positif pour arrondir les angles, et pour se convaincre que tout peut être réglé avec une bonne discussion.

"Fabuleux."

Elle n'a même pas souri, et le ton est dur. Elle s'en veut un peu, de se laisser aller si facilement à la colère, mais elle est fatiguée, très fatiguée, et si le café lui permet de garder les yeux ouverts, il n'aide pas à rendre aimable (ce qu'elle était à peine à la base, de toutes manières).

Sybil grince des dents, et se rend compte qu'elle est en train de se faire mal à force d'imbriquer avec violence ses ongles dans la paume de sa main. Elle la détend, et froisse le tissu de sa jupe, à la place, tout en cherchant à formuler sa requête, ou du moins, tenter de ne pas agresser son amie d'entrée de jeu.

"Je me demandais ce que tu faisais, en ce moment. Ou tu en étais, tout ça. On ne communique plus tellement, et, bien... Disons que j'aurais bien aimé avoir des nouvelles."

Et qu'elle en prenne, surtout. Mais elle lui laisse une chance, à saisir, de la regarder vraiment, de voir que ça ne va pas, et de proposer son aide. Elle y croit encore un peu, Sybil, même si elle se rend bien compte que ses chances s'amenuisent au fur et a mesure de ce début catastrophique de conversation. Mais... Cannelle est son amie, non? Alors...elle va bien finir par réagir? N'est-ce pas?
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Re: We need to talk - Cannelle Mer 7 Fév - 23:52


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Sybil ne semble pas plaisanter. Elle a perdu le sourire cynique… il ne reste que les cendres des coulures de son mascara. Tu le vois Cannelle, pour la première fois tu le vois. Tu avais été aveugle depuis trop de temps. Occupée à des futilités, tu avais détourné le regard de celui de ton amie.
Fabuleux. Un ton qui te gène et une expression qui te gangrène. Epoustouflant Cannelle aurait-elle du répondre du tac au tac. Mais le show est fini. Et ce n’était que l’entracte.
D’un petit rire arraché, tu hausses les sourcils pour la dévisager.

« Je te demande pardon ? »

Quelque chose n’allait pas. Tu as mal Cannelle. Comment est-ce possible ? Est-ce que tu t’inquiète pour elle ? Non pas encore, pas encore… d’abord tu t’inquiètes pour toi. Est-elle en colère ? Ses yeux glacés te dévisagent comme un serpent à l’agonie. Et tu nies.
Car tu ne veux pas qu’elle te dévore.
Tu ne veux pas encore avouer que tu as fauté, péché.

Elle te demande des nouvelles et tu te renfermes, comme un bouclier de glace qui t’encercle. Tu la dévisages mais tu comptes tout de même répondre.

« Je… Je ne fais rien de spécial, Sybil. Qu’est-ce que tu essaies d’insinuer ? Que je suis trop occupée pour toi ? »

Ce n’est pas agressif, tu la scrutes à la recherche de la vérité, prête à l’encaisser. Tu veux qu’elle crache la rancoeur qu’elle accumule jusqu’à se blesser.

« Je le vois dans tes yeux. Je te connais Sybil Avery, comme une soeur. »

Une soeur qui semble nourrir une certaine rancoeur.




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Sybil Avery
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Re: We need to talk - Cannelle Jeu 8 Fév - 23:20




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Si Cannelle connaît Sybil comme une soeur, la réciproque est également exacte. Et alors que l'une lit dans l'autre comme dans un livre ouvert, consciente, semblerait-il, du souci qui se présente, la seconde décèle à l'instant même la fine mais résistante pellicule de glace invisible qui vient de se dresser entre elles deux. Et lorsque la blonde la dévisage ouvertement , la brune parvient juste à se dire, avec une satisfaction étrange, que maintenant, elle est obligée de voir.

Un rire mauvais manque s'échapper de ses lèvres lorsque son amie lui demande ce qu'elle insinue, et même, très précisément, si elle sous-entend qu'elle n'a pas été très présente en ce moment. Mais elle le retient, les lèvres pincées, alors que le revers de sa jupe plissée roulée en boule dans sa main connaît une sale journée. La réflexion la met en colère, encore plus, et son ventre se noue encore. Son bras la gratte plus fort. Elle met ces sensations de coté. Le temps ne s'y prête pas.

Mais Cannelle vient de la contrarier encore plus, et ça, il faut s'en occuper maintenant. Si elle a remarqué qu'elle n'était pas très disponible, alors pourquoi n'en dit elle pas plus? D'autant qu'elle ne semble pas réellement débordée, et qu'elle n'a rien fait de particulier. Est-ce qu'elle s'en moque, bêtement et simplement?
Ou est-ce qu'elle est tellement éblouie par l'époustouflante beauté de sa présence qu'elle est incapable de voir ceux qui se cachent, patients, derrière, en attendant leur heure de lumière dans son existence?
Sybil n'a pas de réponses, mais le dernier commentaire fait céder quelque chose en elle.

"Si tu me connaissais si bien que ça, Cannelle, tu aurais pu voir que ces derniers temps, j'avais besoin de toi."

La voix est lourde, et chargée de rancœur. Ça y est. Sybil n'est plus disposée à prendre des gants pour paraître polie. Derrière l'amie qui tente de faire montre d'éducation se réveille la femme solitaire, amère, et déçue, qui meurt d'envie de cracher son fiel à la figure du monde.

"A moins que tu n'aies simplement pas eu le temps."

Elle lâche le malheureux uniforme et croise les mains sur sa poitrine, fermée à présent à tout ce qui pourrait ne pas aller dans son sens. Terminés, les compliments sur les cheveux qui ne servent à rien. Terminées, les finesses de langage interminables.

"Mais tu as raison. Nous nous connaissons bien, et les sous-entendus ne servent à rien."

Sybil relève la tête, et fixe Cannelle abruptement, avant d'éructer, sévère.

"J'attendais un peu plus de présence et de soutien de ta part en tant qu'amie, ces derniers temps."
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Re: We need to talk - Cannelle Sam 10 Fév - 19:43


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Cannelle tombe.
A la renverse.
Dans le vide profond de son intégrité perdue.
Dans le cosmos de son innocence souvenue.

Qu’avait-elle fait, hormis contrarier sa comparse ? Représentante et avocate de tout les autres. Cannelle était sans doute une mauvaise amie, mais elle était celle qui ne laissait pas s’apitoyer, celle qui ne regardait jamais avec pitié. Celle qui te voit et qui t’a toujours vu comme une battante, comme celle qui n’a pas besoin d’aide pour se relever.

Mais Cannelle s’est trompé, elle se cache de sa propre peur en ignorant celle des autres. Car Cannelle a arrêté de ressentir pour ne plus souffrir. Bouclier de la peine des autres, insensible à la haine des hôtes, qu’elle a décidé de ne plus absorber, qu’elle ne s’est plus comment déceler.

« Je… »

Elle n’a plus les mots. Un frisson la parcoure, l’empêche de bouger. Les larmes sont à la porte de ses prunelles, souillant ses orbites sales et noirs, faisant papillonner ses cils démesurés et prisonnier des gouttes salées qui s’accumulaient.

« Sybil. Je suis désolée de ne pas avoir vu. »

Il y a longtemps que je n’arrive plus à voir. Avait-elle eu envie de lui souffler. Mais son amie n’avait pas besoin de le comprendre, n’avait pas envie de l’entendre. Elle voulait crier elle, et Cannelle se devait d’écouter ses lamentations, qui la rongeait déjà de tout son être. Qu’elle sentait se répercuter dans son esprit endiablé.
Pour la première fois, Cannelle voyait véritablement Sybil. Ouverture des émeraudes sur les portes de l’âme, le voile utopique et parfait d’illusions exacerbées venait tout juste de s’envoler.

« Ma pauvre.. Sybil, tu es hideuse, que t’arrive t-il ? »

Contre toute attente, Cannelle s’était assise sur son lit. Elle avait posé ses affaires, signe qu’elle n’était plus hâtive de partir, mais décidée à rester.

Pour combien de temps allait-elle pouvoir encaisser ?




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Re: We need to talk - Cannelle Mer 14 Fév - 12:38




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Cannelle semble accuser le coup, à sa manière, et laisse échapper une monosyllabe qui ne lui ressemble pas. Mais Sybil n’aperçoit pas le brillant de ses yeux, et les petites perles qui commencent à affleurer. Elle ne concentre plus que sa propre peine à elle, et se ferme complètement aux signaux extérieurs. Saturée, fatiguée, elle n’a plus l’énergie de tenter de se projeter dans les sentiments des autres, ni même d’essayer de comprendre. Et lorsque son amie présente ses excuses, son poing se serre un peu fort.

C’était bien ce qu’elle cherchait, des excuses, non ? Un genre de reconnaissance de sa douleur, une voix qui dirait « oui, tu as souffert aussi, et j’en suis désolée, mais maintenant, je suis là ».  Mais maintenant, cela ne lui suffit plus, du tout.  Elle n’a plus envie qu’on la plaigne une bonne fois pour que tout reprenne comme avant, non. Elle veut régler le souci, une bonne fois pour toutes, et veut faire exploser sa colère, pour que Cannelle comprenne enfin. L’empathie n’est plus à l’ordre du jour. Seule reste la rage, à fleur de peau.

« C’est pas grave. On a qu’à tout reprendre depuis le début, et je suis sure que ça ira. »
Elle caresse la phrase mentalement, et l’envisage tout de même, un instant. Mais c’est trop tard, et elle l’éteint doucement, sans un regret. Elle ne conciliera pas, cette fois-ci. Un vague grognement remplace la réconciliation facile, et Sybil se redresse encore. Même si Cannelle semble plus ouverte à la conversation, la brune n’espère plus rien d’elle, à ce moment précis. Elle veut juste déverser son fiel, et se sentir soulagée. A l’autre, la gestion des conséquences émotionnelles.
Et ça ne peut pas lui faire de mal.

Un éclat de rire mauvais traverse l’ambiance pesante.

« N’est-ce pas. »

Elle se mord l’intérieur de la joue, contrariée, avant de reprendre.

« Figure-toi que ton amie Sybil, depuis quelques mois, à des préoccupations relativement urgentes. Elle cherche à éviter un aller simple direction Durmstrang pour aller épouser le premier bourrin de sang un peu pur venu, elle tente de trouver des vides juridiques pour empêcher un tas d’emmerdements de lui tomber sur la gueule, et elle a réussi à gagner du temps comme elle le pouvait en décidant de faire semblant de se fiancer avec Sól fucking Prewett . »

Sybil déglutit avec peine, les sourcils froncés. Pendant que Cannelle se tournait les pouces avec l’époustouflante Maybelline, voilà ou elle, elle en était.  Et bon sang, ce qu’elle peut lui en vouloir, maintenant, de l’avoir laissée seule dans cette situation affreuse, ou un peu d’aide n’aurait pas été luxueuse. Elle en a même  oublié le secret qui la tenait pourtant, et la promesse qu’elle s’était faite de ne pas en parler pour éviter des complications éventuelles.

« Et j’aurais bien eu besoin d’une amie, à ce moment-là, Cannelle, au lieu de considérations sur ta coupe de cheveux et des éloges constants de la personne de Tudor. »

Peut-être qu'elle y va un peu fort. Mais la réflexion de lui traverse même plus l'esprit. Le volume de sa voix a tellement augmenté qu'elle crie presque, perdant un peu du self-control qui habituellement la caractérise.
Elle est fâchée, Sybil. Très fâchée.
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Re: We need to talk - Cannelle Sam 24 Fév - 14:14


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L’effet d’une claque sur ta joue.
Si rapide, si douloureuse mais que tu oublies à l’instant même. Tu écoutes seulement sans intervenir. Tu encaisses les informations et te force à les interpréter du mieux que tu pouvais.
Pour ne pas la décevoir. Pour ne pas détruire vos espoirs.
Elle parle de Sol, de mariage, de choses insensées que tu ne connais pas en tant que simple née moldue. Des problématiques que tu n’aurais jamais imaginées envisageables. Des pièges de la vie qui ont eu l’air de l’avoir affaibli. Alors tu continues d’écouter, continuant d’hocher la tête machinalement lorsqu’elle te condamne.

Et c’est le vide total.
Tu ne sais pas quoi répondre.
Ce n’est même plus une question d’ego.
Ou de fierté.

Tu sais qu’elle n’attend pas que tu la plaignes.
Mais que tu la soutiennes.

« Je ne savais pas Sybil. »

Cependant, cette phrase ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Révoltée qu’on te condamne sur de l’ignorance pur, tu fronces les sourcils et te relèves pour la dévisager.

« Peut-être que me prévenir de tout ça aurait contribué à d’avantage de soutien de ma part tu ne penses pas ?! C’est facile de tout me balancer à la figure quand tu ne peux plus supporter la situation toute seule. Mais avant ça ? Pourquoi n’as tu pas ouvert la bouche au lieu de me juger dans ton mutisme ? Tu sais que j’aurai pu t’aider accessoirement. Mais je découvre ça maintenant. Comme une conne. »

Visage fermé et traits tirés, tu te détends un peu. Cette fois c’était un air triste déguisait ton visage.

« Et Maybelline n’a rien à voir avec ça. Il s’agit de toi et moi Avery. Toi et moi uniquement. »




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Sybil Avery
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Re: We need to talk - Cannelle Lun 26 Fév - 22:37




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Cannelle ne sait pas. Evidemment, qu’elle ne sait pas, et c’est précisément ce que Sybil lui reproche. De ne pas avoir su voir, et de ne pas avoir su comprendre ce qui se tramait, ni même de prêter attention à son état de décrépitude avancé. Et si la phrase ne la met pas plus en colère que ce qu’elle ne l’est déjà, elle grince des dents, néanmoins, car elle voit bien que son amie, loin de faire preuve d’humilité et de tenter de rattraper le mal qui a été fait, est prête à répliquer.

Sybil déteste les gens qui répliquent. Du plus profond de son être.

Et Cannelle lui envoie un uppercut cinglant, tellement déplacé au vu de la situation. Sybil serre les poings et encaisse sa diatribe désagréable. Mais elle ne l’encaissera pas sans broncher. Ca non. Et elle sent sa voix trembler, ses mains se déchirer lorsqu’elle hurle presque. Elle est au bout, ça y est, et elle ne s’est pas sentie dans un tel état que depuis le jour où elle a dû simuler des fiançailles idiotes. Elle n’a qu’une seule envie, c’est de lancer des choses, de frapper sur le premier objet inanimé qui passe pour protester contre la remarque profondément injuste qui lui est faite.

Alors comme ça, elle aurait du parler ? Cannelle n’a pas fini de l’entendre. Et la voix de la sang-pur retentit fort, très fort, trop fort dans la petite chambre de Poudlard.

« Te prévenir, Cannelle ? Te prévenir quand, exactement ? Quand tu étais trop occupée à te soucier de ton apparence pour voir que ça n’allait pas ? Ou quand tu étais trop occuper à mobiliser tout l’espace disponible pour parler de ton nombril et de ton existence si palpitante ? »

Sa voix meurt presque, mais se mue en un chuchotement très distinct, presque plus terrifiant que les cris précédemment éructés. En cet instant, il n’y a plus de Sybil, mais juste une Avery, et dans chacun de ses mots ressortent les travers et manies de sa lignée de femmes de fer. Tout ce qui faisait son individualité a disparu, à présent. Seule reste la rancœur qui anime ses lèvres.

« Pour être ne serait-ce qu’un peu disponible pour évoquer ce genre de choses, Cannelle, il aurait fallu que tu t’occupes d’autre chose que de ton petit nombril et que de ta petite vie époustouflante. Mais non, ce n’est pas ce qu’à fait Princesse Flemming, n’est-ce pas ? Petite princesse Flemming a préféré rester a s’occuper d’elle et à mettre de jolies œillères de princesse pour s’occuper exclusivement de sa jolie petite gueule. »

Elle crache presque ces derniers mots, le visage tordu par la colère. Mais elle n’en a pas fini, loin de là. Cannelle veut qu’elle communique. Alors elle va communiquer.

« Tu penses encore que c’est entre toi et moi. Mais en fait, ce n’est qu’entre toi et toi-même. Personne n’a de place dans le royaume merveilleux de Princesse Flemming. Même ton patronus n’en veut pas. »

Furieuse. Sybil tremble, et elle rit presque tellement elle est en colère, tout l’être figé dans une très étrange grimace, et elle se moque de faire mal, de dévaster et de ruiner. Elle est furieuse, et c’est tout. Mais toutes les choses passent, et rapidement, la fatigue reprend le dessus. Colère, puis lassitude. Le cycle est terminé. L’éclat de fureur qui animait ses paroles et ses actes vient de se rendormir, et a quitté son regard. Elle est vidée, maintenant.

« Tu sais quoi ? Laisse tomber. »

Sybil ne veut plus discuter. C’était une erreur, et elle la regrette amèrement, finalement. Rien ne saurait sortir Cannelle de sa bulle égoïste, et elle aurait mieux fait de changer d’amie plutôt que de tenter de recoller les morceaux. Vivement, elle se retourne, et se demande quoi faire pour que toute cette mascarade ridicule cesse. Elle se saisit de son livre, l’ouvre, et, sans aucun égard pour le monde extérieur, se replonge dans sa lecture.


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Cannelle P. F. Disney
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Re: We need to talk - Cannelle Ven 2 Mar - 13:38


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Tu te sens sale. Salie et surtout très seule. La rage monte comme un volcan qui fait trembler tout ton coeur. Pour toi, il n'y a plus de "qui a raison, qui a tort". Sybil Avery hausse le ton sur toi et dépasse la mite du supportable. Ton âme vrille du côté obscur et tu te refermes comme une huître agressée par du citron. Drôle de comparaison mais ton coeur souffre réellement. Tu t'en veux autant que tu lui en veux.
De te faire culpabiliser de t'aimer. De t'imposer sa colère. D'essayer de te briser autant qu'elle ne l'était.

Tu restes calmes même si tu sens tes nerfs te lâcher. Seriez-vous encore ami après cette dispute ? Serait-elle encore en forme après un uppercut ? Tu te tripotes les cheveux comme le dernier moyen de te contrôler et de pas l'insulter. Sybil est une de tes premières amies à Poudlard... il serait trop dur pour toi de la détester. Reine de glace, comparse langues de vipères face aux victimaires.

« Princesse Flemming t'emmerde, royalement. »

Traîtresse de te surnommer ainsi, traîtresse Avery que d'aller fouiller tes faiblesses pour les étaler sur la table. Que c'était bas de sa part. Et que tu étais lasse de cette confrontation qui n'avait que pour unique but de te faire redescendre de ce trône que tu avais mis tant de temps à atteindre. Tu étais pourtant si bien, seule et heureuse, surplombant les problèmes des autres sans qu'ils ne t'atteignent.

Elle parle de royaume, crache sa rancoeur. Elle vise presque juste, déformations accentuées par la haine.

« Tu sais quoi Avery ? Tu as raison. Je suis une ignoble personne de ne pas avoir la capacité de voir les problèmes des autres, surtout quand ils ont l'art et la manière de les dissimuler. Tu sais c'est quoi ton problème Avery ? Tu crois toujours t'en sortir mieux que les autres. Princesse Flemming n'a pas eu besoin de mamie Avery pour lui pourrir la vie, tous le monde autour de moi s'en charge parfaitement. Laisse tomber, ouai. » Tu respires un grand coup. «ouai. »

Les larmes dévalent les joues roses de blush, faisant couler le mascara pour te donner l'aspect d'un panda.
Discours ssident qui n'a pas vraiment de sens car tu es fatiguée, en colère. Inquiète pour Sybil tout de même mais trop secouée pour la manière dont elle l'a abordé pour s'en soucier pour le moment. Tu culpabilises déjà de pas avoir réussi à arranger les choses, tu regrettes de pas avoir pu voir et faire quelque chose.
Pour l'aider.
Mais tu as besoin d'être seule, pour réfléchir et te poser.




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Re: We need to talk - Cannelle

We need to talk - Cannelle
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