Intermission - Day 2 | Beckett Campbell

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Beckett Campbell
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Beckett Campbell
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Mar 20 Fév - 0:39


Disparitions
debrief
Beckett se tourna légèrement vers  Bertram, espérant qu'il allait reprendre la suite en main et ne plus le laisser dire autant d'âneries ! Après tout, elle ne connaissait visiblement pas son nom et ce serait plus sage de laisser le fameux Godfrey se charger de tout l'aspect relationnel. Il avait l'air de mieux s'y prendre, à trouver de meilleurs mots. Peut-être même qu'il devrait les laisser seuls, ou la laisser seule, en fait; c'était ce qu'elle était venue chercher sur ces balcons.
Beckett profita du calin généreusement offert part le serdaigle à la demoiselle pour s'écarter légèrement, allant s'appuyer au balcon et se contenter de les observer. Il gérait facilement les conversations à un seul interlocuteur, mais deux ? Avec cette situation tendue ? Tendre l'oreille et vaguement hocher la tête était un rôle qui ne lui déplaisait pas, et il prendrait la parole si l'envie lui vient. Comme un cheveu dans la soupe, bien sûr.
Andy semblait à l'aise avec un furet dans les mains, ce qui le rassurait énormément. Son regard finit par se poser sur les veines noires, apparemment brûlantes. Étrange... La rescapée ne semblait pas dérangée par leur présence, et leur expliqua même la situation, qu'ils mourraient d'envie de connaître. Beckett leva les yeux vers ceux d'Andy, qui avait toute son attention, avant de les baisser sur ce 2 tatoué sur le poignet.

- Bertram...

Beckett ne quittait pas le bras du regard, visiblement inquiet. Il savait ses théories en général bancales et infondées, mais il ne fallait pas être un génie pour savoir qu'avant un 2, il y avait un 1, et que possiblement cela démarrait une série. Cela ressemblait à ces histoires dystopiques  ou de science fiction qui ne finissaient jamais bien. Un nombre, comme de l'encre injecté dans les veines...

- C'est ce qu'il manque.


L'enlèvement, la torture et leurs retrouvailles. Entre temps, on leur avait tatoué un numéro et... injecté quelque chose ? Peut-être aurait-il dû faire plus attention quand son père regardait pour la dixième fois la totale des saisons de DR House.
Le jeune homme ne pouvait s'empêcher d'imaginer les autres avec les mêmes anomalies, un tatouage et un bras aux veines noires, en plus d'être dans un état désastreux.
Cela ne ressemblait définitivement pas à de la terreur gratuite. Beckett n'avait toujours pas suffisamment d'informations pour relier les indices entre eux. La plupart des disparus étaient des moldus ou des cracmols... Mais pas tous ? Etait-ce pour brouiller les pistes ou bien la première n'était juste pas si concrète que cela ?
Le jeune homme enfouit ses mains en poches et garda les lèvres serrées, se gardant toutes les questions qui se bousculaient dans son esprit. C'était l'occasion rêvée de recueillir des indices sur la possible localisation du reste des disparus. Peut-être avait elle vu les serpentards, ou encore Nassim...
Il releva les yeux vers Andy, tentant un vague sourire désolé : il l'avait interrompu ?
Il était prêt à écouter la suite en tout cas.
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HRP: un peu court, désolée ;-;
Bertram Godfrey
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Mar 20 Fév - 19:46

Intermission - Day 2

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell feat. Andy Ollivander

La botte secrète de Beckett semble faire mouche et attendrir l’âme tourmentée de la jeune cracmolle. Les résultats de ma méthode restent discutables, mais j’espère tout de même avoir fait plus de mal que de bien. Je ne pouvais pas prétendre une seconde imaginer connaître ce qu’elle ressentait et par conséquent mes paroles devaient être d’un bien maigre réconfort. J’aimerai connaître les mots justes. Parfois le mot juste, c’est simplement un silence, une oreille qui écoute, une épaule disponible pour pleurer.

Un.. un peu. C’est surtout que ça.. que ça brûle en fait.



C’est difficile de ne pas être alarmé par l’aspect de son bras. J’essaie de me rassurer. Quoi que ce soit, si ça passait par le sang elle serait déjà morte. Le sanf infecté aurait déjà dû infecter tout l’organisme. En théorie donc ça se propageait via ses tissus. Est-ce que cela pouvait être une forme de magie noire ? Un nouveau sort ou rituel ? En parlant de rituel… si seulement nous pouvions exécuter ce rituel...Celui qui permettait de partager un fardeau. Le coût des blessures divisés entre plusieurs intervenants. Le sang, la cicatrice, la douleur. SI seulement les ingrédients n’étaient pas aussi contestables et si seulement les mages noirs n’avaient pas une conception très personnelle du consentement. C’était quand même dommage que la simple utilisation de magie noire pouvait vous envoyer en prison… Parfois elle pouvait être vraiment utile.

Un petit moment de silence alors qu’elle se sent disposée à répondre aux questions que nous n’avions pas posés. Evidemment, elles étaient là dans l’air, on ne pouvait le nier. Comme je le suspectais, Andy ne se souviens de rien. Oubliettes, sans aucun doute., la grande surprise en revanche réside dans ce numéro gravé sur son poignet.

Bertram...C'est ce qu'il manque.



J’aimerai qu’il ne dise pas mon prénom, comme ça. D’abord parce que c’était devant Andy Ollivander et ensuite parce que son ton inquiet m’empêche de me concentrer correctement.

J’avais tort, le kidnappeur ne les avaient pas relâchés et non tués parce qu’il avait des états d’âmes.

Ce nombre qu’est ce que ça voulait dire ? Les idées s’enchaînent, la machine se met en route. Des numéros. De 1 à15 peut-être plus. Les moldus les avaient utilisés dans l’histoire pour dérober leur identité à un certain nombre. Ici ce n’était pas le cas.. Détention trop courte. Aucun intérêt. Quel intérêt alors ? Le chiffre, les marques noires...Sujet 1. Sujet 2. Une façon de les reconnaître ou cas où l’effet les rendrait méconnaissable. Ils n’étaient considérés comme des personnes...mais comme des rats. Qu’est ce que le kidnappeur cherchait à accomplir ? Vérifier les réaction à la même substance ou bien tester des variances ? Ou bien un sort. Mais à quoi bon tester et puis relâcher ses sujets dans la nature ? Comment comptait-il observer les effets de ses expériences ? A moins qu’il ait déjà recueilli ce qui l’intéressait. Ou bien qu’il comptait les surveiller depuis Poudlard. Ou que cela avait échoué, c’était l’option la plus optimiste.

Bien sûr, je ne peux pas me permettre de réfléchir à voix haute. Pensif, je regarde ailleurs.

Enfin.. Je me souviens vaguement de quelque chose.. C’est comme un rêve, mais si réel que j’ai l’impression que c’est vrai.



Cette phrase me sort de la frénésie d’hypothèses qui s’enchaînent. Mon regard se pose à nouveau sur elle, dans l’expectative. Je lui demande d’une voix douce, ne souhaitant pas la brusquer :

Chaque détail pourrait bien être important. De quoi tu penses te souvenir ?



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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Mar 20 Fév - 23:45


Intermission (event#3 jour 2)


Sorry Angel...
Sorry-so.
Sorry Angel.


Tu ne savais plus vraiment quelle était la réalité à présent. Rêve ou souvenir… Comment être sûre de dire la vérité, de ne pas alimenter des espoirs troublés. Tu les devines silencieux, hésitants. Tu te voyais flotter en dehors de ce corps abîmé.. Tu aurais voulu à ton tour les prendre dans tes bras pour les rassurer, leur murmurer que tout ira bien. Alors que tu en avais sûrement le plus besoin.

Bertram te questionne, avec légitimité. Le serpentard se met un peu en retrait alors que son furet continuer de ronronner dans ton cou. Tu avais envie de lui prendre la main, de lui confirmer que ses amis autant que les tiens allaient sûrement très bien. Tu avais envie d’y croire pour tout ceux que tu aimais.

Les orbites humides, tes iris brillaient d’une lueur de folie nébuleuse. Tu étais maintenant sûre, convaincue de ce que tu avais ressenti. Tout semblait trop réel pour que ton cerveau l’invente.
Et tu avais encore cette bosse à la tête alors que tu passais tes doigts dans tes cheveux pour effleurer le haut de ton crâne.

« Je me souviens.. m’être réveillé. J’étais dans une chambre je crois, allongée sur le lit. Je n’avais pas mal au bras, j’étais dans mon uniforme. Je me souviens m’être levé, d’avoir lentement avancé vers la porte de cette chambre. De cette pièce que je n’avais jamais vu de ma vie. »

Ton récit était lent, mais sans aucune hésitation. Comme si tu revisionnais le même film dans ton esprit, la seule bribe de mémoire qui guidait ta rééducation.

« J'ai ouvert la porte. Il y avait un long couloir. Toujours aussi impersonnel. SI immense que je n’en voyais pas la fin. Puis j'ai senti un lourd choc à l’arrière de la tête et c’est le noir total. »

En y repensant, des frissons s’élèvent tout du long de ta moelle épinière. Et si tu avais pu continuer le long de ce couloir, et si tu avais pu noter des détails… si tu avais pu les sauver.
Les jambes tremblantes tu avais du mal à te tenir debout.

« Vous pensez que c’est réel ou bien est-ce que je suis bel et bien en train de tourner folle ? »

Une question sincère qui débordait d’insécurités. Un appel au secours aux seules personnes présentes devant toi, aux seules qui pourraient y répondre. Brûlante de fièvre, tes deux tibias craquent sous ton poids et te laissent tomber dans les bras de Bertram, Hal manquant de glisser de l’épaule et se raccrochant avec ses griffes à ta robe de malade. Les vingt minutes avaient dû passer, et au lieu de t’évader tu les avais dérangé.

Tu n’arrivais même pas à mourir correctement.

« Je suis désolée… »

Sorry Angel...
Sorry-so.
Sorry Angel.




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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Mer 21 Fév - 0:48


Disparitions
debrief
Bertram posa la question qui lui brulait les lèvres mais qu'il se gardait de poser. Elle était peut-être la clé de toute cette histoire, délivrerait possiblement l'indice qui les mènerait au reste des disparus. Alors il l'écouta avec attention, faisant de son mieux pour retenir chaque mot qu'elle prononçait. Ce n'était pas le moment de partir dans ses rêveries ou de se déconnecter comme il le faisait si bien en classe.
Et malgré ses efforts, il se concentra sur le regard de la demoiselle, où il y décelait quelque chose qu'il n'avait encore jamais véritablement croisé dans les yeux des autres jusqu'ici. Il n'y avait pas que de la conviction dans ce regard, qui ne lui avait pas échappé. Pour reprendre le fil du récit, il s'imaginer la scène d'un point de vue subjectif. L'uniforme, le lit, une pièce inconnue... Impersonnel.
Le rôle d'aventurier lui allait comme un gant : orienté vers la découverte, l'aventure et le danger, peu de qualifications intellectuelles étaient requises pour se prétendre le nouvel Indiana Jones. Pour jouer à l'apprenti détective par contre, il éprouvait déjà plus de difficultés. Lui qui préservait ses méninges pour les examens, le voilà mis à mal.

- Impersonnel... Comme un hôpital, ou différent ?

La voir trembler tira Beckett de ses réflexions. Ne devait-elle pas se reposer, après toutes ces mésaventures ? L'infirmerie était presque aussi loin des balcons que les dortoirs des serpentards, Andy devait être exténuée. Laissant son appui et perchoir de la soirée, il s'approcha à nouveau, avant qu'elle ne s'écroule dans les bras de Bertram.

- Ça va  ??

Si elle arrivait à être désolée, c'est qu'il n'y avait eu plus de peur que de mal... Beckett soupira et se passa une main dans les cheveux, vaine tentative de remettre ses idées en place. Il remarqua ensuite son furet accroché à la robe et le ramassa, histoire qu'il ne gêne plus Andy.
Le jeune homme resta un moment silencieux, le regard rivé sur le sol. Alors qu'il fonçait tête baissée vers le danger comme si c'était une balade de santé, il ressentait un énorme malaise par rapport à ces incidents. Il y avait plus qu'un simple enlèvement. Cela avait été organisé, visiblement à grande échelle si un hôpital avait été prévu... Mais ce n'était pas le moment de laisser la peur s'emparer de lui.
Beckett releva les yeux vers la jeune Gryffondor.

- Je te crois.


Une courte phrase pour répondre à ses doutes, avant de poursuivre;

- Et ne sois pas désolée, tu nous as beaucoup aidé : on va aller les chercher nous même, si les aurors mettent trop de temps. Merci, Andy.

Il lui adressa un léger sourire, se voulant être rassurant. Juste suffisamment, alors que son état de santé l'inquiétait. Peut-être était-il temps de la ramener à l'infirmerie ? Beckett leva les yeux vers Bertram, désormais proclamé chef des opérations dans son esprit.
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Mer 21 Fév - 13:04

Intermission - Day 2

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell feat. Andy Ollivander

Nous étions pendus à ses lèvres, accrochés au moindre de ses mots. Le suspense était à son comble. Chaque détail perdu comptait et pouvait nous rapprocher un peu plus de la vérité. Je savais plus que quiconque que les rêves pouvaient se montrer trompeurs, paraître réel. “Paraître” étant le mot-clé, car au fond de soi, on savait toujours distinguer le vrai du faux. Malgré les yeux fiévreux et débordant de détresse d’Andy, je voulais croire que son instinct lui disait la vérité. Au pire, nous revenions sur la case départ, ça ne changeait pas grand-chose.

Je l’écoute avec attention, imprimant chaque détail dans ma mémoire, traduisant ces informations incomplètes en faits. Des chambres individuelles avec des lits. fermées par des portes. Un long couloir impersonnel. Pas de mentions de fenêtres ou d’autres éléments….Un couloir sans fin, un couloir sans ornement...Ca rappelait un hôpital, comme Beckett le faisait si bien remarquer ou encore...Certains couloirs souterrains du Ministère. Mais il n’était pas impossible qu’un groupe capable d’organiser une série d’enlèvements ait suffisamment de ressources pour avoir accès à une base souterraine. Après tout il suffisait d’une maison abandonnée et de quelques bons sorts pour en faire un véritable QG. Mais la vraie pépite dans ce qu’elle venait dire, l’information qui séparait mes lèvres en une expression de surprise avant de baisser les yeux et replonger dans le lac noir de mes pensées était la suivante :

Puis j'ai senti un lourd choc à l’arrière de la tête et c’est le noir total.



Sa description ne ressemblait à aucun sort connu. Un stupéfix ne donne pas cet effet. Aucun sort ne donne l’impression de se prendre un coup sur la tête.

Et quel genre de sorcier qui se respecte frapperait son captif sur la tête, comme un vulgaire moldu ?

C’était bizarre, c’était inattendu. Pendant un instant une idée folle me traversa l’esprit. Non, impossible. Kidnapper 15 élèves, cracmols et sorciers impliquaient forcément qu’il s’agissait de sorciers. Mais...et si ce groupe se composait également de cracmols ? C’était la seule possibilité, du moins si ce qu’elle disait était vrai. Plus j’essayais de contre-argumenter cette hypothèse, de la tourner dans tous les sens, plus je trouvais ça étrange. Je ne parvenais pas à trouver un scénario dans lequel un sorcier capable de tremper dans cette affaire se réduirait à un coup sur la tête - potentiellement dangereux - quand on pouvait compter sur ses sorts.

Vous pensez que c’est réel ou bien est-ce que je suis bel et bien en train de tourner folle ?



Andy se débat avec elle -même, je le vois. Elle questionne sa santé mentale et dans son état cela n’annonce rien de bon. La douleur, la panique, la peur...comment arriver à penser correctement dans ses conditions, comment ne pas douter de tout ? Peut-être même que demain, elle doutera d’être allée sur ce balcon et de nous avoir rencontrés. Je tente de la rassurer :

Je ne pense pas que tu sois en train de devenir folle, c’est juste que-



Tu as traversé une épreuve difficile, c’est normal.

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase. Ses jambes frêles lâchent alors qu’elle s’accroche à moi dans un dernier espoir. Réflexe, je la rattrape je la retiens. Je n’ai pas d’autres choix que de serrer son corps frêle contre le mien. Un bras autour de sa taille et l’autre la retenant par son bras encore valide.

 Ça va  ??



Je suis inquiet aussi. Pas question qu’elle me claque entre les doigts, Edwyn ne me le pardonnerait jamais. Moi non plus. Déjà que s’il apprenait que j’avais osé la prendre dans mes bras...Je pouvais m’attendre à un sermon. Pauvre Andy. Elle est si petite, si faible qu’à côté d’elle je me sens grand et fort.  La validation de l’égo du héro par la faiblesse de la demoiselle en détresse, tout une histoire. Elle s’excuse et je réponds d’une voix douce et légère, comme s’il n’y avait rien de plus normal, de plus trivial.

C’est pas grave, je te tiens.



Je l’aide à se redresser un peu.Je peux entendre la détermination dans la voix de mon camarade lorsqu’il affirme qu’il la croit et encore plus lorsqu’il lui avoue nos plans.

Et ne sois pas désolée, tu nous as beaucoup aidé : on va aller les chercher nous même, si les aurors mettent trop de temps. Merci, Andy.



Je tourne la tête pour lancer un regard courroucé à Beckett. C’est plus fort que moi. Pourquoi est-ce qu’il lui raconte ça ?! Et si elle se met à s’agiter ? Si ça l’inquiète ? Il pense vraiment que c’est le bon moment ?! Et si on part et qu’il nous arrive quelque chose voilà ce qu’elle retiendra : Merci Andy, tu nous as beaucoup aidé. En plus… c’était une sorte de plan secret. Qui n’est plus tellement un secret si on se met à le raconter à tout le monde ! Bien que...j’imagine qu’au moment de partir, nous devrions prévenir quelques personnes, histoire qu’on ne pense pas que nous ayons été kidnappés à notre tour. J’essaie rapidement de désamorcer la situation juste au cas où, avec un léger rire poli. Comme si c’était une blague et que Beckett avait un sens de l’humour douteux. Je retrouve un sourire confiant pour m’adresser à la jeune gryffondor.

Je pense que ça suffit pour aujourd’hui. On va te ramener à l’infirmerie….Un combat à la fois, Andy.  



J’espérais secrètement que l’analogie du combat parlerait à son âme de gryffondor. Le combat qu’elle devait mener en premier, c’était sa guérison.

Est-ce que tu penses pouvoir marcher un peu si je t’aide ?  



Parce que je doutais de pouvoir la soulever seul et descendre cinq étages du château avec elle dans mes bras. J’étais réaliste.

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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Jeu 22 Fév - 23:27


Intermission (event#3 jour 2)


Tu t'es enfin écroulé.
Etrange faiblesse pour quelqu’un d’inconscient pendant plus d’une journée. Mais tout ce périple t’avait bel et bien épuisé. Et malgré le fait que tes deux compagnons d’infortunes t’étaient de bonne compagnie, ça ne t’empêchait pas d’avoir l’esprit agité et les membres en pâté.

Ce ne sont pas tes amis, mais ils agissent comme de vrais soutiens.
ça te fait du bien Andy, toi qui te sentait si seule aujourd’hui. Dave comprenait que trop bien ce sentiment de solitude, vu qu’il avait perdu Earl aussi… Mais un instinct primitif te hurlait de ne pas te confier à lui. Quelque chose clochait et ton coeur vacillait vers une solitude infini.

« ça.. ça va.. désolée je dois juste être fatiguée. »

Ou malade.
Ou mourante.
Merde Andy, pense pas à ce genre de chose, bas toi. C’est pas le moment de flancher, pas maintenant. Tu dois les rassurer, pas les inquiéter. Surtout que certains de leurs amis ont disparus aussi… Alors si tu continues à les affoler.

A peine tu y penses que Beckett clarifie tes pensées. Y aller lui même ? Mais était-il sûrement sérieux ? Tu aurais envie de l’engueuler, de lui rappeler les ordres, les consignes de sécurité. Toi et l’autorité Andy, ça te connaissait. Mais pourtant tu n’étais pas Andy la préfète en chef ce soir là. Juste Andy Ollivander, totalement à nue. Et totalement perdue.
Mais malgré ça, tu gardais la tête haute. Incapable de le dissuader… tu étires un sourire triste.

« S’ils reviennent sains et saufs.. tu ne penses pas qu’ils seraient encore plus tristes si tu es blessé ? »

Tu ne te serais pas pensé aussi philosophe dans un moment pareil.
Comment en vouloir au serpentard ? Tu serais hypocrite de l’engueuler pour quelque chose que tu aurais peut-être toi même fait. Foncer sans réfléchir c’était plus du Harry et Felix tout crachés. C’était toi le cerveau de la bande habituellement ?

Tu te redresses, la main sur le torse de Bertram, mais l’autre bras accroché autour de son cou. Tu poses ta tête sur son épaule.

« Je vais pouvoir marcher. Ne t’inquiète pas pour moi. Je suis encore entière non ? »

Mais comme un flash, tu réfléchis à la question que son compagnon t’avait posté il y a quelques minutes. Elle atteint enfin ton esprit embrouillé.

« Impersonnel comme.. comme la maison de quelqu’un de trop riche pour passer du temps dans cette maison. »

Cela ne ressemblait pas à un hôpital. C’était trop faussement conviviale. Avec du parquet et de la moquette. Mais des murs vides et un silence oppressant.

« Je crois que j’ai du délirer.. Si ça se trouve ce sont des faux souvenirs.. Mais là je suis trop en mauvais état pour discerner le vrai du faux. Je serais bien retourné à l’infirmerie toute seule pour ne pas vous obliger à m’accompagner mais.. Je crois que je n’y arriverai pas seule. »

ça brule. ça se répand et ça te consume de l’intérieur.
Ce foutu poison d’ébène qui consomme tes veines.
Qui te bousille te laissant pauvre spectatrice de la scène.

« Je suis touchée de votre aide. Merci. »




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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Ven 23 Fév - 21:43


Disparitions
debrief
Le regard irrité de Bertram le surpris, loin de s'attendre à une telle expression de la part du serdaigle, encore moins en public. Beckett lui répondit avec une légère moue, rentrant légèrement la tête dans les épaules. Le pauvre ne comprenait pas pourquoi on le punissait soudainement du regard. Il ne pensait pas qu'il pourrait inquiéter la demoiselle en dévoilant leur plan mais plutôt la rassurer que finalement quelqu'un comptait ne pas laisser la situation telle qu'elle l'était. Trop désinvolte, il n'avait même pas réfléchi à tout ce que cela impliquait.
Il tourna finalement le regard vers Andy, qui essayait de le raisonner avec un triste sourire. Beck avait reprit son sérieux, songeant à sa question, malheureusement pour elle. Bien qu'elle avait l'air rhétorique, il ne pouvait s'empêcher d'y répondre, sans prendre l'effort de forcément se faire entendre.

- Pas la plupart, non...

Qui irait s'inquiéter pour un élève dont on ne connait même pas l'existence ?
Après quelques secondes de silence, perdu dans ses propres pensées, il laissa s'échapper un léger soupir pour finalement observer Bertram et Andy, finalement fort proches l'un de l'autre, plus qu'il ne l'aurait cru.
Et la description du lieu lui faisait froid dans le dos. Beckett sentait que la journée se finissait pour lui, il ne voulait plus réfléchir à ces histoires d'enlèvements pour la soirée : cela devenait bien trop glauque pour lui. Riche, enlèvement, expérience, relâché dans leur milieu naturel...  Une sorte de laboratoire où on expérimentait sur des rats, au final. Rien de fort réjouissant. Lui qui, avant cette histoire, ne se préoccupait que de matchs de Quidditch et de mauvais tours à organiser...

- Hm.

Il n'avait rien d'autre à ajouter. Trop de pensées se pressaient dans sa tête et il tentait de les repousser, tâche difficile qui consommait beaucoup de sa concentration, lui donnait cet air ailleurs, préoccupé.
Infirmerie ? Beckett lui accorda un regard en coin. Ce lieu ne lui inspirait plus confiance depuis quelques temps. Mais c'était un tout autre sujet, bien qu'il souhaitait éviter ce lieu le plus possible. Compliqué, lorsqu'on est un aventurier en herbe à sang chaud. Il laisserait bien cette tâche à Bertram, en s'éclipsant une fois que son chemin vers les dortoirs n'avait plus leur route en commun.

Le serpentard se dirigea vers la porte à son aise, bien content de pouvoir finalement passer à autre chose. Cette réflexion accompagnée de tous ces ascenseurs émotionnels lui donnaient envie de retourner se vautrer dans son lit et de ne plus en sortir avant un moment. Le jeune homme afficha un léger sourire au remerciement d'Andy, alors qu'il ouvrit la porte.

- C'est normal. Si tu as besoin de quoique ce soit, on reste à disposition.


Puis son regard passa à Bertram;

- Tu as besoin d'aide pour l'amener à l'infirmerie ?


Lui, contrairement à Bertram, se sentait parfaitement capable de la porter jusqu'au deuxième étage, grand optimiste envers ses capacités qu'il est. Mais si on avait pas besoin de lui, il les devancerait bien.
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Sam 24 Fév - 19:14

Intermission - Day 2

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell feat. Andy Ollivander

Andy se confonds en excuses dans mes bras, prétextant la fatigue. Bien sûr, la fatigue. Nous sommes tous fatigués, Andy, à bout de nerfs, mais pas comme toi. Notre sommeil ne sera pas troublé par des cauchemars plus vrai que nature, à retraverser l’enfer dans la douleur. Nous n’avons pas survécu à cette épreuve que ton esprit à oublié mais dont ton corps se souvient. Nous n’avons pas de poison qui se répand dans nos veines. Les Gryffondors et leur orgueil, “je dois juste être fatiguée” . Toutefois je peux comprendre la nécessité de se voiler la face, de préserver cette façade. Préférer un joli mensonge rassurant à une vérité qui tue. Parce que la vérité peut vous faire voler en éclat et alors que je la tenais dans mes bras, je ne voulais pas qu’Andy Ollivander éclate en un millier de morceaux de verre.

J’essaie comme je peux de désarmer cette bombe que Beckett vient de lancer. Apparement, la préfète-en-chef est trop épuisée pour s’énerver ou s’inquiéter. A quoi bon, quand cette chose qui lui traversait le corps lui pompait toute son énergie ?

« S’ils reviennent sains et saufs.. tu ne penses pas qu’ils seraient encore plus tristes si tu es blessé ? »



Beckett,pas très fier, marmonne quelque chose et puis ce que je distingue comme étant un “non”.Non ? Ais-je bien entendu ?Mais ce n’est ni le lieu, ni le moment de le pousser sur la question. Je note cette information sur un post-it dans ma tête.

Andy est là, faible et accrochée à mon cou.Si Edwyn et Felix me voyaient… Elle a besoin de soins et de repos mais elle trouve la force de me rassurer. De se rassurer. Oui elle est toujours entière, elle parle, elle vit. Pour l’instant. J’aimerai pouvoir avoir la naïveté de croire que rien ne pourrait atteindre cette force de la nature, qu’elle allait abattre les obstacles une fois de plus, comme tout ceux qui s’étaient dressés devant elle auparavant, mais rien n’est moins sûr. Je lui adresse un sourire confiant et je relâche ma prise pour vérifier qu’elle peut tenir debout toute seule.

Et soudainement, elle se souvient d’un détail qui me laisse perplexe.


 Impersonnel comme.. comme la maison de quelqu’un de trop riche pour passer du temps dans cette maison.



C’était plutôt censé. Quelqu’un qui pouvait monter un kidnapping de cette envergure et...faire ce qu’il faisait devait forcément avoir de l’influence et donc des ressources financières. Andy ne fournissait déjà deux précieux indices qu’elle masquait derrière un manque d’assurance. Je freine mon raisonnement et je garde cette précieuse information pour plus tard. J’aurai tout le temps d’y penser dans les escaliers, cette nuit...peut-être même demain si je parvenais à dormir et avoir l’esprit plus clair. Avec un sourire et d’une voix chaleureuse, je tente de la rassurer.

C’est rien. Tu peux compter sur moi.



J’imagine que tu aurais fait la même chose pour n’importe qui d’autre.Je tais cette phrase insidieuse avant qu’elle parte. La prudence était de mise, dans son état. Tel un gentleman, je lui prête mon bras et mon épaule pour la soutenir. Heureusement que les escaliers allaient rendre cette descente plus douce. Beckett est déjà prêt à partir, ouvrant la porte.

Tu as besoin d'aide pour l'amener à l'infirmerie ?



Est-ce que j’ai besoin d’aide ? C’est discutable.Peut-être que oui, peut-être que non...Pourquoi est-ce qu’il est si pressé de partir ? Je lui rend son regard.

Est-ce que tu peux venir ? Juste au cas où.



Ce n’était qu’un arrêt sur son chemin. Et si Andy tombait inconsciente ? Bon,je pourrais toujours l’amener jusque là avec un levicorpus mais quand même….Je préférerais qu’il soit là. Nous étions complices, n’est-ce pas ? Il valait mieux qu’on le croise avec nous, hors couvre-feu. Quelque part ça lui donnait une excuse. De plus, j’avais encore quelques affaires à régler avec lui. Quelques petites choses à clarifier. Peut-être même que je pourrais lui dire “merci”. Et puis nous avions un plan à mettre en place.

[...]

J’aide la rescapée à descendre les escaliers. Lentement, un à un. Ses cheveux tombent en cascade devant son visage. Je la regarde par moment, voir si tu va bien. Et pendant ce temps je me pose beaucoup de questions. J’échafaude des théories bancales sur l’identité des kidnappeurs, sur leur objectif. Que cherchaient-ils à accomplir, qu’avaient-ils injecté et pourquoi ? Le puzzle disloqué commençait à se remplir, mais il manquait toujours les pièces cruciales. Et puis, d’autres affaires plus triviales. Devais-je mentionner à Edwyn ma rencontre avec sa soeur ? Probablement pas. Mais si elle abordait le sujet….je trouverai une excuse. Je ne voulais pas que tu ailles enguirlander Andy pour si peu. Quelque chose comme ça. Les révélations de Beckett sur sa famille et son petit “non” résonnaient quelque part dans un coin de mon esprit. J’avais beau les chasser, elles revenaient à la charge. Aussi, j’hésitais à dire quelque chose à Andy, je pesais donc le pour et le contre avec soin. Mon coeur balançait. Une fois que les mots sont posés, impossible de les retirer. Ferais-je plus de mal que de bien en lui donnant cet avertissement ? Je tentais ma chance.

Au fait, Andy, je ne voudrais pas paraître alarmiste ou encore moins paranoïaque mais….Ce que tu nous as dit, tu devrais faire très attention à qui tu en parles.



Ma voix se voulait douce, j’avais ce même sourire que j’abordais toujours. Je sais qu’Andy n’est pas idiote mais elle n’a probablement pas eu l’occasion d’y penser.

Il y a forcément quelqu’un qui travaille de concert avec tes kidnappeurs. Ici ou au ministère.



Comment les identifier ? Ca c'était une bonne question dont je ne possédais pas la réponse.

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L. Andy Ollivander
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Sam 24 Fév - 21:28


Intermission (event#3 jour 2)


Tu les remercieras jamais assez Andy.
T’aurais peut-être pas du sortir de ton lit.
Mais malheureusement t’as fait le pas de côté et étrangement tu regrettes pas d’avoir pu leur parler. Epuisée et lassée des médicomages et de l’infirmier. Qui te tournent autour comme des vautours. Blessés par les murmures du château, de tout ces gens qui guettent tes faiblesses ou s’abaissent à des bassesses à ton sujet.

T’accrochant au bras de Bertram pour marcher, tu retrouvais peu à peu ta lucidité. Chaque marche que tu descendais, chaque souffle qui s’évaporait d’entre tes lèvres, chaque regard lancé entre eux deux. Tu esquisses un sourire fragile sans rien ajouter. Tu te sentirais plus à l’aise s’ils discutaient.. Mais tu peux comprendre au fond qu’ils n’osent peut-être pas discuter vu que tu es là.

[…]

Une fois arrivés devant l’infirmerie, tu lâches Bertram et adresse un sourire sincère et apaisant en direction de son ami serpentard.

« Merci à vous deux, je pense que ça va aller maintenant. »

Mais avant que tu ne puisses tourner les talons, Bertram pose sa main sur ton épaule. Tu tournes alors la tête pour l’observer en silence, les prunelles aussi vides que leur orbites.
Tu avais trop pleuré.
Il te dit quelque chose d’intéressant, préventif. Mais ton cerveau ne sait pas comment traiter l’information.

« Je.. En effet je n’avais pas vraiment pensé à ça.. Enfin je ne vois pas vraiment qui serait aussi horrible pour faire quelque chose comme ça… »

Tu guettes le regard de Dave qui ne semble pas dormir. Il te regarde fixement de son lit, et étrangement ça te glace le sang. Tu frissonnes et esquisses à nouveau un sourire généreux.

« Encore une fois merci, j’aurai été bête de m’écrouler dans les escaliers hein ? »

Tu ricanes et te met sur la pointe des pieds pour leur faire la bise.
C’était peut-être parce que c’était la fin du monde que tu te montrais sous un angle tendre.

« Bonne nuit à vous deux, et pas de bétises. »

Tu rentres dans l’infirmerie, passant devant Dave qui continuait de sourire d’un air bizarre. Tu lui fais un simple coucou timide de la main et replonge dans tes draps, lui tournant le dos. Tu ne voulais pas parler, ni te justifier auprès de lui. Tu voulais juste dormir en espérant ne pas plonger dans les cauchemars des abysses infinis.

HRP : c'est la fin pour moi dans votre rp ! Merci de m'avoir accueilli, je vous aime les chatons love




winner is dreamer who never gives up; andy


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Merci Renako pour ce cadeau sublime!
Beckett Campbell
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Beckett Campbell
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Sam 24 Fév - 23:44


Disparitions
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Sa douce cavale vers son lit pouvait attendre. Bertram, en prévoyant serdaigle, avait possiblement besoin d'aide, et donc besoin de lui. Ces étages, il allait devoir les descendre au rythme d'une demoiselle à bout de souffle, au cas où.
Beckett les laissa passer devant, les suivant environ deux mètres derrière. C'est vrai que c'était fort silencieux... Il se racla la gorge dans ce calme, histoire de le rompre et peut-être inciter Bertram à parler. Echec critique. Il devait être perdu dans ses pensées sûrement... Lui n'osait plus vraiment relancer une conversation, tout semblait mal placé en ce moment. Demander quel genre de cuisine Andy préférait aurait lancé une agréable discussion, mais elle n'avait pas la tête à être d'humeur pour ce genre d'échange. Et surtout, elle avait l'air d'avoir besoin de repos avant tout.

Et finalement l'infirmerie. Beckett s'arrêta et fixa les portes, alors que la peur commençait déjà à prendre possessions de ses pensées. Le regard d'Andy le tira hors de ses doutes, et il lui rendit son sourire. Le jeune homme était heureux d'avoir pu se rendre un tant soit peu utile à la gryffondor.
Bertram n'avait pas tort non plus. Décidément, lui aussi avait les mots pour rassurer les rescapés du kidnapping ! Et on osait le critiquer en terme de tact...
Faire disparaitre des gens dans un ministère sans être vu, en pleine journée des droits non magique, il fallait un plan en béton, et surement les moyens. Des chambres le long d'un long couloir, à la manière d'un manoir, et des moyens médicaux pour leur injecter quelque chose... Cela demandait pas mal de pognon. Mais comme aux balcons, il ne voulait plus trop y réfléchir pour la nuit. Le serpentard se contenta d'écouter Andy sagement, et afficha un large sourire à la bise. Finalement il était content de les avoir suivi jusqu'ici !

- Des bêtises, nous ? Jamais !

Un peu d'ironie le soir ne faisait jamais de mal. Cela le remettait de bonne humeur, avec son éternel sourire malicieux.

- Repose toi bien.


Il enfouit ses mains dans ses poches, et une fois la porte de l'infirmerie fermée, se tourna vers son compagnon d'aventure, haussant légèrement les sourcils et se contentant de l'observer pendant quelques secondes. Maintenant quoi ? Le dortoir des serdaigle était perché au sommet de la plus haute tour, ou quelque chose du genre, non ? Comme des demoiselles en détresse. Devoir monter tant de marches pour finalement atteindre son lit. Quel enfer ! Les serdaigles devaient avoir des jambes en béton après quelques années passée à Poudlard...
Ils n'avaient même pas réalisé de méfaits, juste parler... Une étrange soirée qui avait eu droit à son lot d'émotions.
Puis il réalisa que peut-être il commençait à le fixer depuis trop longtemps, et détourna le regard, l'air nonchalant. Il avait complètement oublié le couvre feu...

- On dirait qu'on a sauvé une demoiselle en détresse, ce soir.

Il lui adressa un léger sourire, osant finalement de nouveau le regarder. Son entrain s'estompait légèrement en songeant aux évènements récents, et à venir. Beckett baissa finalement les yeux. Une chambre sans colocataire, voilà ce dont il avait besoin dans l'immédiat. Les couloirs désertés étaient ce qui y ressemblait le plus, même avec la présence de Bertram.

- Quelle journée...


Une chambre, ou une virée à Pré-au-Lard. L'envie de se changer les idées autour d'un verre lui prenait aussi. Mais il n'en avait pas la force, ce soir, il n'avait pas la tête à braver le règlement de trop.
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Bertram Godfrey
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Dim 25 Fév - 18:19

Intermission - Day 2

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Ljeune rescapée arrive saine et sauve devant les portes de l’infirmerie, suivie de ses deux garde-du-corps. Elle a l’air d’avoir repris un peu de force, un peu confiance en elle la jeune demoiselle. J’ignore si c’est vraiment le cas où bien si elle cherche à nous rassurer. A se rassurer. Une fois mon avertissement donné, pour le meilleur et pour le pire? Je force un léger sourire. C’est difficile de ne pas suivre lorsqu’ Andy donne le ton. C’est ce qu’elle veut, de l’entrain de la légèreté, un peu de vie et de sourire dans cette ambiance de mort qui pesait. La bise d’Andy me surprend et de toute évidence, ravit mon complice. Au moins il n’est pas venu pour rien.

Bonne nuit à vous deux, et pas de bétises.



Bonne nuit, Andy!



Des bêtises, nous ? Jamais !



C’est tellement évident qu’il ment que je lui collerais bien un coup de coude dans les côtes. Et Andy s’enfuit sur la pointe des pieds comme si de rien n’était. Je suis prêt à parier qu’elle souhaite nous épargner. La porte se referme et nous nous retrouvons seuls. Nos regards se croisent pendant un moment. Ses mains nonchalamment rangées dans ses poches ne révèlent rien. Je cache les miennes derrière mon dos, la pose de l’enfant sage. Quand il pose ses yeux sur moi comme ça, aussi intensément,je ne peux pas soutenir son regard. Il me transperce. Je regarde ailleurs, je regarde ses mains, je regarde les murs, je fais mine de réfléchir.  Je me demande s’il pense à la même chose que moi. S’il lui aussi il sait que c’est le moment de se séparer, l’un isolé dans sa tour, l’autre dans son cachot. Tous les deux à l’opposé du château. Tout nous oppose après tout, Bertram Godfrey le premier de la classe, Beckett Campbell, le fauteur de trouble notoire. Et pourtant…

Je n’ai pas envie de partir. J’aimerais….rester encore un peu. Avec lui.

Lui qui était si pressé de partir tout à l’heure, est-ce que c’est pour ça qu’il traîne ?

 On dirait qu'on a sauvé une demoiselle en détresse, ce soir.



Je sais pertinemment qu’Andy est loin d’être sauvée, qu’on la retrouvera peut-être morte demain, vaincue par cette substance obscure. Cependant je ne peux pas tuer ce sourire qui naît sur ses lèvres, son optimisme qui revient. Il nous faut quelque chose pour tenir jusqu’à demain au lieu de plonger dans le désespoir. Je m’efforce de lui rendre un sourire, je feins la légèreté et l’enthousiasme.

Oui. Enfin... surtout moi. Mais ta participation n’était pas négligeable ~  



Une tentative de blague pour alléger l’atmosphère. Je lui adresse un vrai sourire, signe que je le taquine. Beckett avait raison c’était vraiment une drôle de journée, plutôt une drôle de nuit, riche en émotions et en révélation. Je passe une main sur mes yeux fatigués à observer les pieds d’Andy pour qu’elle le tombe pas. Mes doigts se glissent ensuite dans mes cheveux pour rétablir ma coiffure encore un peu ébouriffée. Maintenant qu’Andy était partie, la distance entre nous diminuait et nous pouvions parler librement.

Oui, quelle nuit….



Je pousse un soupir et je regarde mon compagnon. Je lui devais beaucoup, ce soir. Et ...passer la soirée à parler, ça m’avait permis de mieux le comprendre de voir cette facette de sa personnalité qui provoquait insidieusement ma curiosité.

Je suis content que tu sois venu.



Un “merci” ça t’arracherait la bouche ?
Bon, c’est toujours mieux que rien.


Comment se serait déroulé ma soirée s’il ne s’était pas montré ? Je me le demande bien. Mon regard ne se maintient pas bien longtemps sur lui et glisse vers les tapisseries qui couvrent les murs du château. Ce silence, cette obscurité...Cette aura de mystère…Je ferme les yeux un instant pour écouter les bruits environnants.

Il fait si calme….



Cela change des cris et des mouvements de foule dans les couloirs. Parfois j’avais l’impression qu’il était impossible de se retrouver seul dans ce château. La vie en communauté avait du bon, sans aucun doute, mais à force d’être constamment entouré, il y avait de quoi devenir fou. Un peu de silence pouvait guérir. Un peu de calme après le chaos. Je fais quelques pas dans le couloir. L’obscurité aidant, une idée fuse mais mes épaules tombent. Pas assez d’énergie.

J’aurais bien envie d’aller saboter le matériel de Redmond, mais je suis un peu trop fatigué.



Pourquoi est-ce que ces mauvaises idées me venaient aussi facilement ?

Un peu de bicarbonate au fond d’un vase ballon, un peu d’air ou une légère fissure dans son circuit fermé….C’était la recette parfaite pour que tout lui éclate au visage et étaler son incompétence au grand jour. Malheureusement le calme de Poudlard n’est pas propice aux méfaits ce soir. Même les portraits savent ce qui se passent et se taisent. Personne n’est serein. Une partie de moi, sans scrupules profiterait de cette occasion parfaite, mais je ne l’autorise pas.

En plus….j’ai bien plus envie de faire autre chose.

Je me retourne vivement vers Beckett, avec cet air innocent que j’arbore habituellement.

Est-ce que je peux te raccompagner à ton dortoir ?



Je n’ai pas envie de lui dire au revoir et d’en rester là. Si je pouvais grapiller quelques minutes supplémentaires…

Juste pour discuter du plan. Et puis je me sens toujours coupable de t’avoir fait monter tous ces escaliers...



Et de t’avoir lâché à Pré-au -lard


Tu n’as pas besoin de te justifier, tu sais ?


Tais-toi.


Il m’avait vraiment eu avec cette phrase.

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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Dim 25 Fév - 22:40


Disparitions
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Sa participation était négligeable, il en était convaincu. Son furet avait plus de talent que lui pour essuyer les larmes d'une jeune fille. Beckett lui rendit néanmoins son sourire, pas plus affecté que cela par sa propre dépréciation.
Un autre sourire étira ses lèvres alors que Bertram avouait être content de sa venue. Pour le faire venir lui, il ne devait pas avoir grand monde à qui se confier ! Lui aussi était bien content d'avoir cédé à l'invitation, il avait fait quelque chose de plus productif que de larver dans son lit, attendant que quelque chose se passe.
Beckett releva les yeux vers lui, et suivit son regard, portant son attention vers les tapisseries à son tour. C'était calme, trop calme. Le jeune islandais s'était fait au brouhaha de la vie à Poudlard, dès que le silence s'installait, c'était comme si la mort n'était pas loin. Ce qui était presque le cas.
Bertram s'avançait déjà, et Beckett daigna faire quelques pas à son tour peu après, détachant lentement ses yeux de la tapisserie.

- Saboter le matériel scolaire ?

Ce n'était pas la première fois qu'il touchait au matériel sans permission, en cachette. Il n'avait pas encore pu toucher à celui du cours d'alchimie cependant, mais il en mourrait d'envie : monsieur Redmond méritait qu'une potion lui explose en pleine figure ! C'était l'un des rares professeurs qu'il ne pouvait pas supporter.
La proposition de lui gâcher un cours fit donc rire le serpentard, qui imaginait déjà l'air furieux que le professeur aurait.

- On peut garder ça pour une autre fois. Je l'ajouterais bien à ma liste.

Puis il se tourna vers lui, caché derrière son air habituel, auquel il ne cessait de revenir malgré ses efforts. Lui qui avait encore cinq étages à gravir pour retourner dans sa maison, il voulait le raccompagner au sous-sol ? Il ne pouvait cacher un nouveau sourire, agréablement surpris par cette offre.
Et voilà qu'il ne lui laissa même pas le temps de répliquer en lui offrant une série d'excuse. Beck, contrairement à ce qu'il laissait paraitre, n'était pas dupe. Le jeune homme arqua un sourcil. Juste pour discuter du plan, mais oui, bien sûr. Quelqu'un ressentant le besoin de se justifier était toujours coupable.
C'était une bonne occasion pour revenir sur une petite plaisanterie datant de leur première escapade.

- Tu as peur que j'oublie le chemin à ma salle commune et que je me perde, avoue. Quel gentleman...

Beckett fit quelque pas pour arriver à sa hauteur, le narguant du regard le temps de son déplacement.  Bien sûr qu'il lui donnait de fausses excuses !
Le dépassant, il se mit en route vers les cachots. Encore quelques étages le séparait de son doux lit et de ces fenêtres le laissant découvrir la vie sous le lac. Il n'aurait jamais pu avoir un dortoir aussi fantastique... Mais l'heure n'était pas aux rêveries, plutôt à l'élaboration d'un plan.

- Je crois que c'est une excursion dangereuse, ce coup ci...

Voler au secours de ses amis lui semblait, en effet, plus dangereux qu'une visite dans une forêt peuplée de créatures mortelles. C'était aller à l'encontre d'une organisation fortunée, et Beckett n'avait jamais vécu une telle aventure...

- Il faudrait voir quel genre de bâtiment ressemblent à un manoir entre le ministère et le parc où ils ont été retrouvé.

Le jeune homme soupira, et sortit ses mains de ses poches pour se les passer sur le visage et continuer en glissant ses doigts dans ses cheveux, pensif, inquiet.

- Est-ce que c'est ça, avoir une mauvaise idée ? Vouloir sauver ses camarades et possiblement s'enliser dans une situation plus grave qu'il n'y paraissait au début ?

Il avait eu des mauvaises idées auparavant, mais là, il ressentait lui même le danger qu'impliquait ce sauvetage. Beckett ressentait même un doute commencer à s'emparer de lui; il n'avait peut-être pas ce qu'il fallait pour les aider. Mais qui d'autre que lui pour aller les secourir ?

- On devrait dormir là dessus...

Sauf si Bertram, digne représentant des gens raisonnés de Poudlard, avait un plan.
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Lun 26 Fév - 14:31

Intermission - Day 2

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

Lorsque je lui confiais ma soudaine idée d’aller saboter le matériel du professeur d’alchimie, mon camarade ne parut même pas surpris.C’était avec étonnement que j’avais entendu ces mots franchir ces lèvres. Cela ne ressemblait pas du tout au Godfrey que tout le monde connaissait. Et pourtant….c’était venu si facilement...Etait-ce à cause de la fatigue ou de sa présence ?

L’idée amuse mon compagnon d’aventure qui éclate de rire. Un éclat sincère qui commence comme un ricanement espiègle et qui s’enfuit entre ces pierres tristes. Une note brève qui éclaire mon visage d’un début de sourire que je tente de masquer. Et soudain, la présence de la mort si oppressante recule de quelques pas. Je réalise que demain, le soleil se lèvera et qu’un jour, tout le château résonnera de nouveau comme un carillon. Et tout cela sera derrière moi. Je décide de me taire et de partager ce méfait avec lui. Un sourire pour un méfait, cela me semble juste comme échange.

Il accepte ma proposition de le raccompagner jusqu’à son dortoir avec plus d’enthousiasme que je ne l’aurai cru.

Tu as peur que j'oublie le chemin à ma salle commune et que je me perde, avoue. Quel gentleman...



Il essaie de le cacher mais je le vois, le coin de ses lèvres pointe en un sourire alors qu’il me rejoint. Ca me donne une drôle de sensation. Un soubresaut, un tremblement. Il apprécie sincèrement ma présence.. Du moins c’est ce qu’il avait l’air de dire. Moi qui m’attendais à un haussement d’épaule, à de la nonchalance, voilà qu’il me rappelle notre première aventure. Je tente de balayer cette sensation avec une réplique :

Tu me connais, je ne résiste pas à l’appel d’une demoiselle en détresse ~



Je sais. C’est le mec avec des cheveux jusqu’aux épaules qui dit ça...Mais à cette heure tardive et dans mon état, c’était la meilleure répartie que je pouvais lui fournir. Je lui aurais bien offert mon bras si seulement ce n’était pas ridicule.

Peut-être que je devrais lui offrir une boussole.

Et avec cette réflexion, une autre me frappe comme un éclair.

Et si c’était le but, de se perdre un peu ?

Comme tout à l’heure avec mon téléphone, une envie soudaine s’empare de moi. Un coup de sang, un coup de chaud. L’envie d’attrapper Beckett par la main et de l’entraîner dans les couloirs en courant. De fuir cette ambiance oppressante et d’aller se perdre quelque part, de vivre une aventure. Mais pour se perdre, il manquait un élément important : l’inconnu. Et avec tristesse, je constate qu’à part la forêt interdite, le château ne recèle plus tellement de mystères pour moi. J’aurai dû faire ça il y a  des années, pourquoi je n’ai pas fait ça il y a des années ?! . Je serre le poing et retrousse mes lèvres pour les mordre. C’est trop tard maintenant, je n’avais que des regrets d’avoir été trop sage et tout ça pour rien Des regrets qui me remplissent les mains et qui ne me servent à rien.

Savoir où l’on va et s’y rendre… c’est ennuyeux au final.

En revanche, mon camarade a raison, cette expédition s’annonce bien plus périlleuse que nous le pensions. Etrangement, je n’ai pas peur, je suis rempli d’arrogance et de fausses certitudes. Beckett en revanche… je ne l’ai jamais vu troublé de cette façon. Il doute. Lui qui a toujours l’air si sûr de lui, prêt à plonger la tête la première dans le danger, voilà qu’il hésite. Cette drôle d’expression...je l’observe un moment, témoin de son désarroi.

Est-ce que c'est ça, avoir une mauvaise idée ? Vouloir sauver ses camarades et possiblement s'enliser dans une situation plus grave qu'il n'y paraissait au début ?  On devrait dormir là dessus...  



D’une voix douce, pour le rassurer, je commence :

Oh, j’ai bien l’intention de dormir dessus. Il y a encore beaucoup de détails à régler avant de préparer ton sac.



Je regarde mes chaussures. Nos pieds marchent en rythme, en même temps.

Quand tu as eu cette idée, je me suis dit que tu parlais comme un gryffondor. C’était un peu bizarre...



Je lui adresse un sourire. Beckett, le noble chevalier au grand coeur qui voulait juste sauver ses amis. Cela me surprenait tellement, je ne pouvais pas l’expliquer. Je réalise que mon regard trahit  la tendresse de mes pensées. Je regarde vite ailleurs.

Je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée. Je pense que c’est une idée noble, une idée un peu brut, comme toi, une idée qui surgit de l’impuissance face à une situation impossible à accepter….Mais je pense aussi qu’on a une chance.  



Brut ou pur, cela demandait de votre façon de voir les choses. Mais c’était l’image que j’avais de Beckett, quelqu’un de sincère, un diamant brut. Une mauvaise idée, en contrepartie, c’était vouloir saboter le matériel d’un professeur même s’il le méritait. Une mauvaise idée, c’était une idée irréalisable. Et selon moi, avec mon plan, tout était parfaitement réalisable, nous aurions juste besoin d’un peu de chance. Et il n’avait pas conscience de son atout principal, c’est-à-dire :moi.

Je suis d’accord avec toi, l’endroit que l’on cherche se trouve probablement à Londres. Et nous avons déjà une série d’indices précieux...Oh ! D’ailleurs je devrais tout noter avant d’oublier !



Je sors mon pineapple de ma poche, j’ouvre un carnet et je commence à taper un maximum d’information. J’avais confiance en ma mémoire, mais j’étais fatigué et je préférais m’assurer d’avoir recensé les informations sous la forme la plus correcte qui soit. Ensuite je délivre ce plan inachevé que j’ai commencé à tisser sur le côté. Le regard fixé sur mon écrant, j’arrive à marcher, parler et taper en même temps. Pas de temps à perdre.

Phase 1 : on doit récolter un maximum d’information sur le sujet, comme tu l’as vu Andy nous a apporté des indices intéressants. Ca serait bien si tu pouvais interroger Dave demain. On pourrait utiliser les PCs pour faire des recherches géographiques aussi...Je suis persuadé qu’il y a des cracmols impliqués dans cette histoire. Tu as entendu Andy ? Elle a reçu un coup sur la tête. Aucun sorcier digne de ce nom ne ferait ça….Donc on doit chercher après un individu ou un groupe d’individus avec des liens avec Poudlard et/ou le Ministère avec assez de ressources pour posséder une maison suffisamment grande pour accueillir tout ce petit monde et faire des expériences. Il aura eu besoin de matériel aussi - si seulement on savait ce qu’on leur avait fait….Oh si tu passes à l’infirmerie pour interroger Dave , essaie de mettre la main sur un rapport.  Je pourrais venir faire diversion si c’est nécessaire...



Cela avait plus de sens que Beckett aille interroger Dave. Au moins ils avaient leur maison en commun, moi ça serait bizarre.  Par contre je pouvais toujours m’arranger pour me blesser et distraire l’infirmier en cas de besoin. Ou simplement aller lui poser des questions. Je continue de divaguer sur les autres phases inachevées du plan. Sur notre départ de Poudlard qui allait certainement résulter en un renvoi immédiat ( heureusement que nous n’étions plus en obligation scolaire, on pourrait toujours se réinscrire l’année prochaine ). Sur comment partir et rejoindre. Sur les aurors du ministère qui étaient bridés par le protocole et corrompu par l’argent contrairement à nous. Sur le fait qu’on allait probablement devoir visiter quelques maisons et qu’une cape d’invisibilité ou du polynectar ne ferait pas de mal.

J’avais tellement parlé et noté que je n’avais pas réalisé que l’on se trouvait déjà devant la porte qui menait dans les sous-sols. J’avais probablement ennuyé mon camarade. Bien sûr, je devrais tout revoir demain. Je frotte mes yeux rougis par la fatigue. C’est un épuisant parfois. Cependant je tire toujours une certaine satisfaction de mes divagations décousues. J’ai l’impression que c’est ma seule utilité dans ce monde, mon seul talent, d’être capable de penser de cette façon aussi vite.

Le sourire hypocrite et convenu de Bertram Godfrey revient, ce ton à la fois charmant et détaché. C’est la seule stratégie que je connaisse pour m’excuser lorsque la situation l’exige.

Désolé. Je t’ennuies, n’est-ce pas ?



Au moins ça lui donnait une petite idée de ce qui se passait dans ma tête. Les idées se bousculaient dans un afflux non-interrompu. Je range mon Pineapple dans ma poche.On passe la porte et on descend les escaliers pour arriver dans les couloirs sinistres des sous-sols.

Bref...si tu veux partir, on a du pain sur la planche pour demain. Si tu changes d’avis....Et bien...on peut toujours toujours rester et essayer de faire un maximum à partir d’ici.



Je te suis de toute façon.

Même si nous pouvions démasquer le(s) coupables à partir d’ici, s’ils étaient aussi influents que je le pensais il ne risquait pas d’être inquiétés. Ils fourniraient peut-être même un faux coupable, histoire que tout se tasse. Ce n’était pas comme si les survivants pouvaient reconnaître qui que ce soit. Mais je ne peux pas blâmer Beckett s’il change d’avis. Après tout rester à Poudlard en attendant que les choses se règlent d’elle même était l’option la plus raisonnable et surtout la plus sûre.

On s’approche de la salle commune des serpentards. Je le sais. J’ai perdu tout mon temps dans ce plan qui ne se réalisera peut-être même pas. J’aurai dû dire autre chose. J’aurai dû trouver les mots pour le rassurer. Les minutes s’écoulent comme du sable entre mes doigts, impossible à rattraper. Pendant ce temps les mauvaises décisions égoïstes s’empilent.

Pourquoi est-ce que je ne parviens pas à m’améliorer ?

Mon regard glisse vers mon camarade alors qu’il marche à mes côtés, avec cette expression à la fois neutre et sérieuse sur le visage. J’ai échoué, je le sais. Mes paupières se baissent avant de se relever. Les sous-sols semblent déserts mais il est difficile de dire ce qui se cache dans ces couloirs sombres. La salle des serpentards est dissimulée derrière un mur. Je ne veux pas être surpris par quelqu’un. Je ne veux pas être entendu.

Mes doigts se referment sur la manche de Beckett alors que je l’attire doucement derrière une colonne. Face à face, il est un peu surpris. A demi-voix, je lui avoue :

Je ne suis pas sûr d’avoir bien entendu ce que tu as dit tout à l’heure mais...



J’ose le regarder dans les yeux, l’air sérieux. C’est important.

Pourquoi est-ce je perds toute mon éloquence dans ces cas là?

Je veux que tu saches que... je serais triste. Et un peu colère. S-si tu te blessais en partant à la rescousses de tes amis. Mais, à leur place, je serais tellement content que tu le fasses pour venir me chercher.



Je sais que ce que je dis n’a aucun sens pour lui. Je ne parviens pas à me cacher derrière un sourire. C’est dur d’être honnête. De dire ces choses là quand on les pense. Mon regard se baisse, je ne suis pas sûr de m’exprimer correctement, c’est frustrant.Mes lèvres se pincent et ma main quitte son bras pour aller se plonger dans sa tignasse. Le but était de nous distraire de ce moment complètement embarrassant. A la base je voulais secouer sa tignasse comme il l’avait fait, jusqu’à ce que son cuir chevelu devienne rouge. Mais quand je sens la douceur de ses cheveux sous mes doigts, tout ce je peux faire c’est un faible mouvement qui ressemble plus à quelqu’un qui caresse affectueusement un chien.

Awkward. Bien joué Bertram.


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Beckett Campbell
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Mer 28 Fév - 22:59


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debrief
Voilà qu'il le comparait à une demoiselle en détresse ! Cette image lui arracha un sourire amusé, aucunement choqué d'être comparé à ce genre de personnage. Lui qui s'imaginait plutôt comme ces personnages roublards, voleurs et autres escrocs, à attirer des ennuis aux autres et à eux mêmes !
Ce ne fut qu'un moment de joie passagère avant que les doutes ne le prennent. Ses pieds l'avançaient dans le couloir sans mêmes qu'il ne réfléchisse, il avait bien trop souvent parcouru cette route. L'occasion pour ses craintes de prendre pleine possession de son esprit. Il ne voyait ni les murs qui défilaient, ni les marches qu'ils franchissaient, absorbé. C'était son premier plan destiné à faire le bien à grande échelle. On parlait de vies à sauver, pas de monstres à esquiver ou de licornes à trouver au détour d'une prairie.
La voix de Bertram le tira de ses pensées, suffisamment pour qu'il puisse les taire un petit peu. Quelque part, il avait l'impression que cela sonnait comme des préparations de gamins qui comptent fuir dans la forêt, pour camper ou fuguer, alors que c'était bien plus risqué.
Beckett tourna la tête vers lui, surpris qu'il le compare à un Gryffondor. Non, il ne pensait vraiment pas avoir quoique ce soit à voir avec l'un d'entre eux ! Plus introverti malgré son insolence, plus ouvert d'esprit, moins imbu de lui même et moins fanfaron. Il partageait bien des qualités avec les rouges, mais se sentait chez lui dans ces sous-sols.

- J'ai entendu dire que Gryffondor et Serpentard sont les faces opposées d'une même pièce.

Lui même ne savait pas quoi en penser, et son regard se perdit dans celui de Bertram avant même qu'il n'ait l'occasion d'y donner un sens; le jeune islandais avait cru y voir quelque chose, mais il coupe leur échange visuel.
Le serdaigle parlait énormément. Autant que son père qui comblait les vides aux repas, mais lui, ce n'était pas dans le but de briser un silence trop pesant et révélateur. Il écouta, en silence.
Des compliments étaient cachés dans ses flots de paroles, surprenant Beckett sans qu'il le laisse plus paraitre que cela. Pineapple en main, le voilà qu'il notait tout ce qu'il avait en tête tout en lui expliquant le plan. Des mots s'imprégnaient plus facilement dans sa tête que d'autre : Dave, PC, aucun sorcier digne de ce nom ne ferait ça…. Cette dernière phrase eut l'honneur de faire apparaître une légère moue sur le visage. Il aurait assommé quelqu'un par réflexe... Il serait vraiment temps qu'il prenne conscience de l'importance d'utiliser sa baguette magique pour tout et rien !
Dérober un rapport. Voilà qui était dans ses cordes. Le pauvre hocha la tête, absorbant toutes ces informations sans poser de question ou se plaindre. Qu'est-ce que cela faisait du bien de laisser les autres réfléchir pour soi ! C'était impressionnant, Beck n'avait même pas pensé au tiers de tout ce qu'il avait dit.

Il s'était tut, et de nouveau affichait un sourire vide.

- Si tu m'ennuyais, je te l'aurais dis bien vite.


Ce n'était pas son genre de laisser quelqu'un l'ennuyer avec des discours barbants quand clairement ce n'était pas le moment. Il se taisait avec les professeurs, mais quand un élève le barbait, il posait directement des limites.
Il souffla, laissant ses yeux se poser sur le sol, soulagé. Il y avait finalement quelqu'un pour le suivre dans ses plans les plus foireux, et qui travaillait ses plans pour les rendre réalisable. Quelqu'un d'assez taré pour risquer un renvoi, même.

Avant même qu'il ne comprenne qu'il continuait d'avancer pensivement, Bertram avait agrippé sa manche et tiré sur le coté. Surpris et confus, il trouva encore moins de chose à dire. Déjà il imaginait les possibles suites à un tel geste, et plissa légèrement les yeux, encore plus troublé.
Il chuchote, et Beckett a du mal à se souvenir de ce dont il parlait. Qu'avait-il encore dit, pour que son compagnon l'entraine ainsi dans un coin reclus du couloir, à l’abri des regard ? Bertram avait l'air bien trop sérieux et cela l'inquiétait.
Oh, cette phrase qu'il avait tout juste murmuré. Elle ne lui était même pas destinée, et lui même l'avait déjà oublié ! Il ne s'agissait que d'une vérité qui ne l'atteignait même plus. Pourtant, les mots du serdaigle le touchaient. Ému, il détourna le regard, légèrement remuant, à chercher un nouvel équilibre sur ses pieds. Cela faisait véritablement du bien à entendre, et puis cela le réconfortait dans l'idée qu'en effet, on serait heureux si quelqu'un venait à notre rescousse, blessé ou non. Encore une fois, il se sentait moins seul, et désorienté, arrivait seulement à regarder ailleurs. Jusqu'à ce qu'une main se pose sur sa tête.
Saisi, Beckett tourna la tête vers lui sans rien dire, avant d'apprécier le geste, toujours en silence. Il ne l'avait pas vu venir, malgré avoir réfléchir aux possibles tournures de cette scène. Il ignorait ce à quoi il devait penser en ce moment : cette main caressant ses cheveux, ce qu'il venait de dire, les disparus, les veines noires d'Andy ou le menu de la cantine du lendemain. Confused Beck is confused.

Il finit par attraper la main de Bertram, libérant son cuir chevelu, pour finalement joindre ses mains autour de la sienne, le temps de rassembler ses idées alors qu'il peinait déjà à se rappeler ce qu'il venait de lui avouer.

- ... Merci.

Beckett afficha un léger sourire, avant de le regarder dans les yeux. Il n'avait rien compris à cette soirée, qui allait de surprise en surprise. Et lui, en parfait imbécile, n'avait aucune idée de quoi dire, que faire après cela. Il n'avait aucune idée d'où venait toute cette attention soudaine envers lui, se contentait de sourire légèrement et oublier même qu'il gardait sa main dans les siennes.

- Super plan, d'ailleurs.

Ses pensées s'entrechoquaient à nouveau, ce qui lui arracha un léger rire. Ce n'était décidément pas la soirée pour de la réflexion ! Le sommeil le guettait en plus, et il savait que son lit n'était plus très loin.

- Je n'arrive plus à réfléchir, tu m'as perturbé... Il prit une pause pour le regarder quelques secondes avant de finalement lâcher sa main, pour mettre les siennes en poche. On ferait mieux de dormir si on veut réussir la phase 1.

Beckett semblait au moins avoir repris confiance en lui et en leur plan, grâce à l'intervention du Serdaigle. Toujours un peu perturbé, mais visiblement de meilleure humeur.
L'islandais commença à s'éloigner à petits pas, à reculons, gardant Bertram dans son champ de vision.

- Bonne nuit Bertram. N'hésite pas à simplement me  dire clairement dans ton message que tu as besoin de parler ! Même s'il y a meilleur en conversation... Bref.

Il faisait bien sûr référence aux messages Pineapple qui l'invitait à se confier à lui si l'envie lui prenait, quand clairement c'était l'expéditeur qui avait eu besoin de s'exprimer.
Un dernier regard complice, accompagné d'un sourire, avant que Beckett ne se retourne et disparaisse dans les couloirs. Quelle nuit. Trop de choses s'étaient passées, bonnes et mauvaises. Il effaça son sourire en pénétrant dans la salle commune, toujours aussi morose. Ce n'était pas le moment de rompre cette ambiance d'un large sourire. Alors il fila rejoindre son lit, se couvrant des couvertures pour se vider l'esprit et trier toutes ces nouvelles informations. C'était étrange. Le geste de Bertram le hantait encore, ainsi que ces élans de tendresses dans ses regards et paroles. Au moins, il ne pensait plus au kidnapping. Le sommeil lui viendra difficilement, trop préoccupé par ses songes. Hal avait eu le temps de ramener ses trésors trouvé dans les biens des colocataires sous le lit de Beckett, ces victimes avaient eu le temps de s'endormir, avant même que lui finisse par s'assoupir.

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Bertram Godfrey
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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell Ven 2 Mar - 15:36

Intermission - Day 2

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

J’ étais persuadé de l’avoir assommé avec ce discours particulièrement long, même pour mes standards. Ce genre de plans, de stratagèmes n’avaient jamais eu besoin d’être exprimés à voix haute auparavant. Alors j’imagine que j’ai dû exagérer un peu. Cela faisait partie de ces secrets que je gardais, trop effrayé qu’on les découvre et qu’on les pointe du doigt comme étant “ bizarres” ou “anormaux”. Moi je trouvais ça juste terriblement intéressant et divertissant. Un jeu de déduction et de logique.

Si tu m'ennuyais, je te l'aurais dis bien vite..



C’est vrai. Beckett Campbell ne s’encombre pas des politesses, c’est d’ailleurs ce qui lui valait sa réputation et les quelques ennuis qu’il avait pu s’attirer. Toutefois je le suspecte de se montrer gentil et conciliant. Impossible qu’il ait subi tout ça sans éprouver le moindre ennui. A moins que ...non, il avait bien dû décrocher à un moment ou un autre.

Les yeux fixés au sol, il pousse un soupir que j’interprète comme de la lassitude. A mon tour je fixe le bout de mes chaussures encore un peu mouillées. C’était tout moi, égoïste, je me contentais d’empiler des poids sur les épaules de mon camarade. Il ne méritait pas ça, lui qui m’avait écouté, qui me donnait l’occasion de laisser parler cette voix que je taisais, que j’oubliais. Et moi j’occupais tout l’espace. Et si lui avait des choses à dire, l’avais-je au moins écouté ? Oui évidemment que je l’avais écouté...Presque à contre coeur il avait confirmé mes soupçons. Beckett devait probablement se sentir comme moi. Unloved and discarded . Et ces soupçons là, il les avait confirmé une fois de plus lorsqu’ Andy lui avait répondu. Non, je n’avais pas oublié. Cette petite réponse honteuse, celle qui écorche.

Après tout ce qu’il avait fait pour moi, je ne pouvais décemment pas le laisser croire une chose pareille. Je ne pouvais le laisser croire qu’on se moquerait de son sort ou que son projet était vain. Alors je l’attrape et je l’entraîne avec moi. D’abord il est surpris mais ne se débat pas étrangement pas. Est-ce qu’il me ferait confiance ? Mauvaise idée . Cette vérité s’échappe difficilement de mes lèvres. J’essaie d’alléger l’ambiance avec un geste de camaraderie que je ne parviens pas à délivrer correctement. Lui qui détournait le regard, comme moi, me fixe désormais comme si je venais de lui lâcher une longue formule de chimie. Sa main touche la mienne, je comprends le geste .Arrête. Et mes doigts s’apprêtent à s’enfuir quand son autre main vient rejoindre la mienne.

Hein ?

C’est à mon tour d’être confus. Je fixe nos mains sans comprendre. Je peux ressentir la chaleur de ses mains contre la mienne, je peux sentir sa peau.Ce qu’il veut dire c’est…. Attends…?. Et là je réalise avec effarement que...j’ai oublié mes gants.

Brillante déduction, Bertram.

... Merci.



Je relève les yeux vers lui, haussant les sourcils avec surprise. Oui, je sais, le but c’était de lui rendre le sourire, de lui remonter le moral mais… je ne m’attendais pas à ça. Il me regarde alors que nos mains se touchent toujours. L’idée de la retirer ne me traverse même pas l’esprit, sur le coup. Ses lèvres insolentes s’étirent en un léger sourire. J’ai l’impression que ma tête est un bureau en désordre et qu’il vient de tout renverser. Le bureau est vide. Pas de mots, ni d’idées Tout s’évapore en un instant, avec un mot, un seul sourire..Et j’ai cette drôle de sensation de chaleur qui se répand de ma main vers mon ventre, qui s’y déverse avec la force d’une cascade.

Beckett mettait la pagaille dans ma tête, comme dans mes cheveux.

Oh...heum...c’est rien.



De nouveau, une réponse très éloquente.

 Super plan, d'ailleurs.



Là, je relève le menton d’un air fier histoire de compenser mon embarras. Evidemment que mon plan était super, je l’avais conçu. Mais ce n’était pas désagréable d’être complimenté. Surtout lorsque je craignais qu’on trouve cela bizarre.

Je sais ~



Le serpentard se met à rire un peu. Et quand il rit ses lèvres s’étirent en pointe, ce sourire mutin qui a désormais pour effet de me tortiller les entrailles. Comme celui de Joey West.

Je n'arrive plus à réfléchir, tu m'as perturbé...



Nos regards se croisent. Quelques secondes où je retiens ma respiration et où je deviens soudainement conscient que ma bouche est sèche. Une étrange anxiété me serre les tripes, comme avant un examen. Ses mains chaudes abandonnent la mienne et je retrouve un peu mes esprits. Mes lèvres se retroussent, gênées. J’hoche vivement la tête, incapable de sortir le moindre son.

D’un sourire convenu, je lui fais signe. Il a encore le temps de se déprécier avant de partir. Il me lance un dernier sourire avant de disparaître. Moi je me dépêche de faire volte face. Mes entrailles bouillonnent. Mes jambes et mes doigts tremblent un peu. Ca doit être la fatigue, n’est-ce pas ? La fatigue….J’ai envie de courir. Je ressens le même empressement que ce soit-là, où j’avais reçu le message mystérieux sur mon téléphone. Sauf que cette fois, je ne le masque pas.

Mes pas rapides résonnent dans les couloirs et escaliers vides. Un avertissement qui ne m’était pas adressé  me revient à l’esprit.

On ne court pas dans les couloirs !

Tagueule


Maintenant que Beckett est parti, tout mes pensées reviennent d’un seul coup, comme pour rattraper le temps perdu. Et il y en a une en particulier que je ne peux pas oublier. Une phrase qui fait sauter l’électrocardiogramme.

Je n'arrive plus à réfléchir, tu m'as perturbé...

Et elle se répète en boucle, bande-son sur le film de ce qui s’est passé ce soir. Moi qui l’attend, l’envie de jeter mon téléphone. Mon soulagement lorsqu’il arrive. Mes baskets dans la pluie. Mais qui êtes-vous et qu’avez vous fait de Bertram Godfrey ?. Mon visage près du sien. Ses révélations sur sa mère. Une promesse. Les cheveux d’Andy contre mon pull. Des regards gênés qui s’évitent et se cherchent. Et pour grand final, un sincère remerciement, un sourire qui faisait vibrer ma poitrine.

My head is filled with images of you

Je sais que dès que j’aurai posé la tête sur l’oreiller, des dizaines de voix s’élèveront en moi pour m’expliquer à quel point c’est une mauvaise idée. Je sais que je ne fermerai presque pas l’oeil de la nuit. Pour l’instant je souhaite juste m’accrocher à cette sensation.

Cette tempête dans ma tête. Ce souffle qui attise mon coeur.

DEV NERD GIRL

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Re: Intermission - Day 2 | Beckett Campbell

Intermission - Day 2 | Beckett Campbell
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