m e u r s | solo [valentyne's house]

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m e u r s | solo [valentyne's house] Mar 13 Mar - 12:11



Ça avait l'odeur de la mort...
Elle avait demandé à l'avoir à la maison, elle avait prétexté un repos plus serein lorsque de quelques mots doucereux elle avait négocié avec Poudlard après le drame. Elle avait eu l'air de s'inquiéter, et le monde tournait si mal depuis ce jour-là qu'elle avait faillit y croire Valentyne. Elle était tombée dans le piège, était retournée chez elle. Le visage fatigué et les bras mutilés, les larmes avaient cessées depuis cette sale journée. Droite et fière comme elle le lui avait apprit, un elfe de maison tirant sa valise à sa suite, elle avait passé la grille, se planta désormais face à l'imposante porte d'entrée. Parce que même chez elle, elle devait s'annoncer, dans sa propre maison comme une étrangère. Alice derrière le bois l'attendait, à quelques mètres à peine séparées mais Valentyne n'avait rien senti. Valentyne ne sentait plus rien, plus même la douleur de sa gorge qui parfois reprenait. La porte qui s'ouvre, elle tente de faire sortir des mots qui ne viennent pas. Un pas à l'intérieur. Si froid. Un second pas à l'intérieur. Gelé. Un troisième... ?

Le sol est si dur.
Valentyne à genoux sans comprendre, les yeux écarquillés et les lèvres pincées, gênée par cette main, sales crochets qui tiraient ses cheveux. Tu ne ressembles à rien. Ça fait mal. Encore plus monstrueuse qu'avant. Qu'est-ce qui se passe ?

- Explique-toi.

Un pied qui part, la pousse en arrière, porte bien vite refermée par le poids de son corps immobile et choqué. Un regard qu'elle adresse à la mère, mal interprété, comme un affront à la seule personne capable ici de la dresser correctement, qu'elle a dit. Le deuxième au visage, le troisième dans le ventre. Incapable d'hurler elle subit, incapable d'arrêter elle subit. Des injures qui sortent, le nez qui saigne. Valentyne est monstrueuse, Valentyne n'écoute rien, Valentyne Valentyne Valentyne

n'aurais jamais dû naître.
Pourquoi es-tu née ?
Qu'est-ce que tu fais.

C'est ta faute Valentyne.
Ta faute.
Ta faute.
Ta faute.

Toujours.

Ta faute.

Des cris qui s'insurgent, doigts horribles qui l'agrippent et la tirent oh la cognent sans lui laisser le temps de se relever. Escaliers douloureux, c'est qu'Alice en avait, de la force à donner. Un besoin de s'exprimer, de contaminer, de punir. La rendre f o l l e. Folle à lier. Tu me fait honte. Bien sûr. Réponds quand on te parle. Comme si elle pouvait, comme si elle le devait. La tête qui claque contre la porte du bureau privé de madame, le cauchemars va continuer.

- Tu n'avais qu'une seule chose à faire Valentyne.

Une seule.
Une seule oui.

- Être belle et te taire.

Tu devais écouter.
Être exemplaire.
Ne pas parler.
Ne pas chuter.
Être redevable.
Être esclave.
Écouter.
Écouter encore.
Ne pas manger.
Ne pas dormir.
Être au top.
Faire bonne figure.
Ne pas faire h o n t e.
Te cacher.

Te cacher, Valentyne.
Te renier.

Une seule chose à faire.

- Même ça t'en es pas capable ?!

Oh.
Incapable.
Incapable.
(((va mourir)))

Ça résonne si fort.

Ne pas respirer.
Ne pas e x i s t e r.
Jamais.

Elle aurait voulu pleurer, hurler, se déchaîner, elle aurait voulu comprendre, se taire, être parfaite, écouter, écouter, écouter encore. Elle aurait voulu mourir.

Une main plaquée sur sa gorge qui serre si fort.
Appui sur la cicatrice.
Détruit la vie, le peu qu'il reste.

- Pourquoi t'ont-ils loupée ? Une branchie c'est tout !? Mais ils auraient dû t'achever ma pauvre fille ! T'es plus bonne à rien ! Regarde toi !

Ils s'enfoncent dans la peau, plus acérés que la plus tranchantes des lames. Valentyne qui suffoque, Valentyne qui a peur, Valentyne immobile, pétrifiée par tant de vérités. Oh Valentyne, si tu savais Valentyne à quel point ça ne fait que commencer. Mais Alice dans sa démence s'écarte avant que le voile ne la happe, s'essuie sur ses vêtements de la si sale, si hideuse, si dégueulasse présence de sa belle-fille. Recule de quelques pas avant d'enfoncer le talon de sa chaussure dans un bras de l'accusée. Pour le reculer, le plaquer au mur derrière, lève les yeux quand on te parle. Impossible. Lève les yeux ! À peine un regard, plus aucune force dans le corps.

Rien qui répond.
Pitié Alice.
Pitié.

Vase secoué qui tombe de la cheminée juste à côté. Ah... Loupé de justesse, elle l'avait souhaité si fort pourtant de l'assommer, la tuer, l'enterrer.

- Rien d'étonnant à ce qu'Arthur ne t'ai pas conçu lui-même.

Elle pense que tu n'es qu'une expérience ratée Valentyne, alors elle crache, explique, t'effrite.
Arthur ne t'aime pas.
C'est pour ça qu'il ne s'occupe jamais de toi.
Pour ça qu'il est allé chercher le sperme, le sang d'un autre.
Pour ça que.

Quoi ?

Tu es un monstre.
Valentyne.

Et les coups ont recommencés.
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Re: m e u r s | solo [valentyne's house] Mer 14 Mar - 21:34



Ça avait l'odeur de la mort...

I'm always wondering
If it's ever gonna end
I can feel it in my bones


Je me demande toujours
Si ça finira un jour
Je peux le sentir dans mes os

qui craquent.

Douleur aiguë qui déchire, étire les membres, douleur atroce qui assomme quand l'âme suffoque. Des questions en une lame incessante qui tranche sans l'ombre d'une hésitation : Pourquoi. Pourquoi... Pourquoi ?

Tu es
Je suis un monstre.
Qui résonne en un lamentable écho de réalité.

Seule dans sa chambre à écouter les ombres, des heures passées après le drame. Des heures passées effrayée à l'idée de cette porte qui s'ouvrirait, de cette silhouette qui entrerait. De ces mots qu'elle dirait, Alice exécrée. Tu es un monstre. Un monstre. Immonde. Pourquoi es-tu en vie ? Elle en tremblait, en suffoquait, les larmes au bord des yeux, prête à exploser. Douleur vive dans ce bras défoncé qui lance malgré les soins de l'elfe de maison. Elle avait frappé Alice, elle avait frappé, frappé, poussé, tordu, massacré. Elle l'avait faite chuter si durement dans les escaliers, la colère déformant l'esquisse, la haine embrumant l'iris. Valentyne si faible n'avait su lutter. Impossible de parler, impossible de bouger. Une marionnette dont elle avait souhaité se séparer avant de se résigner.

Oh, ça n'était seulement pas le bon moment.
Pas encore non, pas maintenant.
Valentyne jolie poupée,
Meuble de maison,
Égérie aux traits de l'ange pouvait encore servir.

Un moment.
Plus longtemps.

Il fallait pousser jusqu'à a rupture,
Folie certaine qui s'emparerait.
Pour ça elle l'avait épargnée.

Valentyne aux secrets dévoilés devenue risée, Valentyne dans cette chambre assise sur ce lit le regard dans le vide et le corps tremblant en entier. Valentyne comme un air de déjà vu, paniquée à inspirer si fort, souffler si fort, pleurer si peu. Des sons à peine gémissements qui s'échappent, ça n'était pas le bon moment pour mourir maintenant.

Jusqu'au piano près des draps elle se glisse, rampe presque tellement elle chancelle en réalité. Pieds nus les doigts glacés elle s'installe. C'est si douloureux d'accepter comme vérité de ne pas exister.

Tu es un monstre.

Les notes s'envolent.

Tu dois mourir.

Les notes s'arrêtent.

Tu ne vaux rien.

Des larmes qui roulent
Sur les joues
Sur la peau
Sur le coeur
Piétinent
Achèvent puis se meurent.

Les notes s'envolent et les yeux se closent, alors seulement elle tente des sons qui jamais ne sortiront. Jamais, jamais ne sortiront sans que pourtant elle n'abandonne. Elle tente encore. The chase has just begun. Elle tente encore. Encore. Encore. Encore.

Encore.

Encore.

Je peux le sentir dans mes os.

Encore.

Puis abandonne.

a b a n d o n n e
Valentyne.

Monsters, stuck in your head
Monsters, under your bed


Les doigts qui déraillent sur l'instrument, frappent les touches le poing fermés, des hurlements qui s'égarent, bouillonnent à l'intérieur pour écraser la chair et la faire exploser. Valentyne qui éclate oh éclate si fort que personne ne l'entend, pourquoi personne ne l'entend ? Valentyne qui suffoque Valentyne qui hurle à souhait Valentyne qui se meurt Valentyne qui

appelle à l'aide.

Simplement quelqu'un
Qui vienne la sortir de là
De ses larmes
De ses cris
De ses peurs
De ses plaintes
De ses monstres qui la bouffent
De ses chaînent qui l'enracinent
De ses horreurs qui la hantent

Valentyne qui appel à l'aide.
Sans que personne ne vienne.
Jamais.

Y-a-t-il seulement une sortie ?

j a m a i s

(((tu es un monstre)))
qui résonne encore dans l'écho du verre qui se brise, des coups qui s'envolent, de la lampe jetée au sol. Qui résonne encore dans l'écho de l'être qui se meurt.
Encore.
Encore.
Encore.
Comme une évidence,
dans un cercle aussi vicieux.











Aide-moi












Envoyé au seul qui saurait peut-être la sauver, avant de s'effondrer.

Je me demande toujours
Si ça finira un jour
Je peux le sentir dans mes os
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