Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas

Maybelline S. Tudor
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Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Lun 30 Avr - 19:14

A MILLION DREAMS IS ALL IT'S GONNA TAKE



 





Lumière douce qui vient caresser ta peau tandis que tu longes les couloirs du château, soleil incandescent, sur le point de s'éteindre pour laisser place aux froides nuits d'hiver, un instant, juste un instant de magie lorsque ces deux mondes se mélangent et les lumières sont magnifiques, elles t'apaisent alors même que tout le monde s'affaire autour de toi.

Tu entends les pierres bouger, château vivant qui te donne accès à une pièce faite sur mesure, pièce qui accueillera répétitions et essayages, ce jusqu'au jour du bal. Aucun détail ne sera laissé au hasard, tout sera parfait, tout l'a toujours été, pas que tu t'en plaignais, habituellement les essayages de robes t'enthousiasmaient mais pas à Poudlard, pas ici où tu pouvais être une élève autant qu'une Lady, pas dans ton univers à toi où la famille Tudor n'avait que peu d'emprise, pourtant la couturière du château, deux servantes et ton coach de danse brisaient l'éclat des lumières apaisantes. Ils s'affairent, s'affolent déjà.

Debout sur un piédestal on prend tes mesures, pas qu'elles aient changées depuis la dernière fois, mais par soucis de précautions tu lèves les bras, formant gracieusement un T avec ton corps pendant que l'on note des chiffres sur un carnet où les croquis se mêlent. Curieuse tu jettes un oeil, donnes quelques indications, bien qu'on t'imposes certaines choses comme la longueur de ta robe et ce que tu appelles "le taux de couvrance de peau par centimètre carré" tu te permets toujours de donner ton avis, tu ne voudrais pas que l'on te crée une robe qui ne te ressemble pas, tu préfèrerais annuler l'évènement plutôt que de porter ce qui a tes yeux serait de la pollution visuelle.

Tes bras retombent gracieusement le long de ton corps, tu passes une main dans tes cheveux et les rassemblent nerveusement. Voir ces personnes ici t'angoisse. En fait, c'est plutôt de briser la barrière entre tes deux mondes qui t'angoisse et avec les fiançailles cette barrière hermétique était devenue poreuse. Avant tu pouvais être Maybelline, au pire Maisie Bee, maintenant pour beaucoup tu étais devenue Lady Tudor, fiancée, cette idée te terrorisait. Aliénation du titre.

Descendant de ton piédestal, jetant un regard furtif à Texas qui vient d'arriver, tu étouffes un soupire et détourne le regard. Ce n'était pas sa faute après tout, ce n'était pas lui qui te volais ta liberté, et pourtant, c'était contre lui que tu te battrais.

Le chorégraphe a terminé son installation et la musique retentit dans la pièce, une valse soutenue, rien de compliqué pour toi qui avait apprit a danser aussitôt que tu avais su marcher, et tu savais déjà que Texas était un bon cavalier.  

Vos deux corps se rejoignent sur la piste mais ton esprit est ailleurs.
Tu aimerais que ce bal soit déjà derrière vous. Tu aimerais ne plus y penser. Tu as peur que Texas te touches, qu'il te prenne dans ses bras et qu'il te serre contre lui. Tu refuses de souffrir à nouveau.

Finissons-en rapidement veux-tu ? exaspération dans ta voix, tu peux sentir les yeux interloqués des personnes autour de vous, qui ne connaissent que la Lady Maybelline, la princesse sans défaut, sans faiblesse.

 
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Texas W. Disney
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Dim 6 Mai - 1:27


Even if you know what's coming, you're never prepared for how it feels.

Cela s’était imposé comme une évidence. Dès l’annonce du bal, Texas avait lancé un regard à Maybelline, qui le fixait déjà. Fiancés depuis l’automne, ce serait leur première apparition ensemble, apparition officielle, s’il osait le dire. Lui, ça ne le dérangeait pas. Il appréciait la belle héritière. Flâner au bras d’un si joli parti lors du bal de clôture de Munera Maleficia, événement international, n’était pas une idée qui lui déplaisait. A vrai dire, il était presque fier, finalement. Ses idéaux de noblesse le rattrapait rapidement à chaque fois qu’il y pensait.

Cela dit, un long travail s’imposait, pour faire flancher la ravissante rouquine. L’ouvrage commençait aujourd’hui. La silhouette svelte de l’adolescent se faufila à l’intérieur de la salle sur demande, préparée pour leurs exercices chorégraphiques. Texas se stoppa dans l’encadrement de la porte. Elle était là. Magnifiée et entourée, maîtresse de ses envies, vestimentaires seulement, quelques personnes s’affairaient autour d’elle, pour lui offrir la plus élégante des robes. C’était une nouvelle différence entre son monde et le sien. Maybelline était une Lady. Texas était un bâtard. Evidemment, il irait se chercher un costume luxueux dans une boutique réputée dans un quartier pompeux. Mais personne n’allait venir lui tailler un smoking sur mesure. Personne n’allait s’agiter autour de lui à son bon vouloir. Pas encore. Pas pour le moment.

Texas s’avança finalement à la vue de sa belle, un sourire railleur au bord des lèvres. « Bonjour, Princesse. » Sans perdre plus de temps, la musique envahit la pièce. C’était le moment de briller. Pour être honnête, Texas n’avait jamais vraiment appris à danser. On ne lui avait pas enseigné. Ce n’était que récemment qu’il s’était penché sur la question. Tout homme de bonne famille doit savoir danser. Au-delà de la volonté de ne pas décevoir Maybelline, il voulait l’impressionner.

Le couple tourne, tourne, tourne, au rythme de la mélodie, harmonieux, gracieux, cadencé. Texas se sentait bien. Le parfum de la demoiselle l'invitait à être doux, à se concentrer… À rester concentré. Le timbre irrité de sa voix le fit tressaillir, et il perdit le tempo. Son pied écrasa sans délicatesse celui de sa cavalière. Le chorégraphe coupa la musique, le charme prit fin.

Le serpentard ne se laissa pas démonter pour autant. « Avec plaisir. Laisse-moi me concentrer, et tes désirs seront des ordres, milady. » Sa main glissa tendrement dans son dos, à sa place initiale, puis la ramena tout contre lui avec conviction. Il fit signe aux personnes les accompagnant. « Reprenons, voulez-vous ? Ne faîtes pas attendre cette charmante dame. » Texas était narquois. Il avait du mal à garder son calme. Il aimerait qu’elle reste auprès de lui, qu’elle soit douce et réceptive.

Mais Maybelline était une tornade, aussi incandescente que sa chevelure, peu désireuse de se laisser charmer. Texas tentait juste de trouver un chemin, de percer sa carapace, faussement habile.


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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Lun 11 Juin - 16:55

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Les premières notes retentissent et font résonner les murs en pierre de la salle sur demande et c'est dans une contenance défiant les limites d'une humanité façonnée sur un modèle de perfection que tu ne laisse rien transparaître, pas même un frisson lorsque ses bras viennent enserrer délicatement ton corps, lorsque ses yeux parcourent les tiens à la recherche d'une âme et d'une vérité que tu dissimules. Car il ne serait que trop content de te voir flancher, et parce qu'une Lady se doit d'être courtisée dans les règles, tout en se montrant détachée.

Tu ne montre pas non plus ta surprise, plutôt agréable soit-elle, de voir que Texas était plutôt bon danseur, en réalité ce n'était pas tellement un sentiment de surprise, mais plutôt un soulagement à l'idée de savoir que ces répétitions nocturnes prendraient rapidement fin et que le tourment qui alimente tes pensées s'apaiserait, une tasse de café à la main, de la soie recouvrant tes épaules, ce matin qui s'approchait à grand pas et dont tu te languissais tant.

Et tu ne peux t'empêcher de te demander s'il avait fait exprès ou non de t'écraser le pied, si sa maladresse était jouée pour faire durer cet instant, réfrénant un cri de douleur seul un léger tressaillement sur tes lèvres, les dents serrées et le regard accusateur retrouvant celui de ton Fiancé qui semble peiné d'avoir commit tel affront.
Soit, peu importe, penses-tu, alors qu'il se rattrape brillamment, son emprise sur ton corps frêle se fait plus ferme, et vos deux corps rentrent comme pour la première fois dans une forme d'union charnelle a laquelle tu n'avais alors jamais goûté. Bien sûr tu avais eu des petits amis, mais jamais tu n'avais pu être tactile ainsi, jamais tu n'avais dansé avec l'un d'entre eux ainsi, Texas était le prétendant idéal et tu commençais à comprendre pourquoi ton entourage avait tant insisté pour que tu acceptes ce mariage arrangé qui t'écorchait à vif à chaque fois que tu y pensais.

Pour la première fois, par sa simple présence et par sa manière d'envahir l'espace, ton espace, de donner des ordres à tes sujets, avec aisance et bienveillance, tu pouvais te laisser aller à imaginer quel serait votre futur ensemble.

Alors tu ne dis rien, la musique reprend et vos deux corps semblent s'envoler sous la mélodie choisie pour répéter une valse pleine de sens à tes yeux et aux yeux du monde entier. Une union est née en tête de page d'un article qui réciterait ô combien cette soirée fut délicieuse et ô combien vous alliez si bien ensemble, le nouveau couple en vogue, mariage princier bien que tu ne serais jamais reine et qu'il était né bâtard. Deux héritiers dont le titre avait été souillé.

Les méandres de ton âme revenaient heurter des pensées plus frivoles et ton corps se crispa à nouveau alors que ton regard rompait tout contact avec le sien, fuite, gêne, malaise. La musique s'arrête et tu te détaches de son corps comme on pourrait repousser la peste, car tu le sais, tu joues un jeu dangereux, un jeu qui t'a déjà brûlé les ailes et personne, tu te l'est promit, personne ne pourra plus jamais te briser le coeur à part ta famille.

Tu t'éclaircis la gorge Il faudra travailler ta posture, ton regard se porte a présent sur ses pieds qui ne t'avaient pas loupé il y a quelques instants et tu devrais commencer à t'habituer à tes chaussures de danse, d'ailleurs, il faudrait que tu me donnes le numéro de ton styliste pour que je puisse accorder nos tenues.

Tes bras se croisent élégamment alors que tu te rapproches de lui, la musique s'apprêtant à recommencer, barrière physique qu'il te faudra abandonner pour danser à nouveau dans ses bras.

J'imagine que je n'ai pas besoin de te rappeler l'enjeu de cette soirée. Il ne faudra commettre aucun impair Monsieur Disney.

Les notes se suivent et tu te retrouves à nouveau contre lui, gênée et anxieuse à l'idée de te perdre, de perdre ta liberté, de t'aliéner, car au final, c'était ton rôle, ton but ultime qui t'avait été attribué à ta naissance, tu allais te marier, tu devais avoir des héritiers, et apparement, ses héritiers.

 
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Texas W. Disney
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Jeu 26 Juil - 1:17


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Le mouvement de leurs corps si proches se synchronisèrent à nouveau sur la musique, quand celle-ci reprit. Cette fois-ci fut différente. Texas se concentrait sur la mélodie, et uniquement sur la mélodie. Peu importe si la rouquine parlait, il n’y prêterait pas attention. Il était hors de question qu’il lui maltraite les pieds, ou toute autre partie du corps, une nouvelle fois. La seule chose qu’il tolèrerait, c’était qu’elle souhaite arrêter à cause du tournis causé par sa trop bonne maîtrise de la valse.

Finalement, son esprit glissa vers des pensées différentes, se détachant peu à peu de la concentration qu’il s’efforçait de garder. Il se sentait bien, là. Presque à sa place. Bizarrement, il avait aussi l’impression que c’était le cas de sa cavalière ; il constatait avec plaisir qu’elle semblait s’être détendue. L’espace de quelques secondes, à un moment où son regard croisa celui de Maybelline, il eut envie de l’embrasser. De poser chastement mais tendrement ses lèvres contre les siennes, puis glisser une mèche de cheveux derrière son oreille, avec beaucoup de douceur. Ces idées doucereuses furent balayées d’un coup sec quand, encore, la musique s’arrêta et que Maybelline s’écarta presque de lui avec dégoût, provoquant un léger agacement chez le jeune homme.

Il grimaça à peine aux remarques de la demoiselle. Il savait que ça n’était pas parfait. Pourtant, l’entendre dire ne demeurait pas une chose agréable. Texas choisit de ne pas répondre. Ca n’en valait pas la peine, il s’enfoncerait. Il ne put s’empêcher de pousser un long soupir en revanche, quand elle lui conseilla de porter des chaussures de danse, pour ensuite réclamer le numéro d’un styliste inexistant. Super, il n’avait plus qu’à aller à Londres prochainement pour s’en trouver un rapidement. Il ne fallait pas perdre la face mais aussi se rendre à l’évidence : Texas n’avait pas de serviteurs à ses pieds. « Très bien, cela sera vu le moment venu. » Il s’éloigna pour aller boire un verre d’eau, plus pour se donner une contenance que par réelle soif. Il était troublé par les pensées qu’il avait eu à son égard, et aussi par l’attitude fuyante de Maybelline. L’un comme l’autre marchait sur des oeufs et c’était fort désagréable.

Texas rejoignit finalement la jeune femme. Si proche durant un moment, si lointaine l’instant d’après. Elle se permit une remarque, sonnant comme un affront aux oreilles du blond. « C’est assez cocasse que tu me fasses une réflexion de ce genre, puisque j’ai l’impression que c’est toi qui ne te rend pas compte de l’ampleur de cet évènement. Si je peux me permettre bien sûr, Miss Tudor. » minauda-t-il avec un petit rictus. Elle avait lancé les hostilités la première, après tout, en le conjurant d’être rapide. Pourtant, lui faisait des efforts, plutôt nombreux, pour se montrer calme, poli, pour être le fiancé parfait. Maybelline ne semblait pas réceptive, et sa jauge d’agacement se remplissait à vue d’oeil.

Il fit signe de ne pas relancer la musique. L’index tournait doucement sur une de ses tempes, comme pour se calmer. Le jeune homme réfléchissait à une manière de régler cette tension entre eux. Il passa une main dans ses cheveux avant de se lancer. « Quel est le problème ? Je ne redanse pas tant que tu ne m’as pas dit ce qui n’allait pas. » Il était peut-être plus abrupt qu’il ne l’aurait voulu. Une fois cela dit, l’idée qu’elle n’avait rien et qu’il se faisait des films lui traversa l’esprit. Tant pis, c’était trop tard.

A vrai dire, il aurait pu ajouter d’autres choses, des regrets informulés, se contentant de tourner en boucle. On s’entendait bien avant nos fiançailles, et puis on est pas obligés de se prendre la tête toute de suite, efforçons-nous de simplement faire bonne figure. Je voulais apprendre à te connaître, Maybelline.

Un éclair de tristesse déchira brièvement son regard confiant.
Laisse-moi t’apprendre, Maybelline.

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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Dim 29 Juil - 16:55

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Tandis que tout son être s'éloigne, bien que simplement pour aller s'hydrater, tu ne peux t'empêcher d'inspirer profondément, comme pour relâcher la tension qui vient de s'instaurer. La vérité est toute autre, tu t'empêches de vivre, retenant ton souffle à en mourir, tu t'empêches de perdre le contrôle car cela te serait fatal, tu l'empêches de t'approcher ainsi, construisant des murs entre vous et cela ne semble pas lui échapper car son ton vient de changer, il est désormais froid et ça te brise le coeur plus que tu ne le laisse transparaître.

Alors, pour te défendre, tu l'attaques, lui assène critiques sur critiques, ne te focalisant que sur les défauts apparent et tentant de te convaincre, de vous convaincre, que vous ne serez jamais fais l'un pour l'autre, refusant d'apprendre à le connaître car tu ne peux plus nier son existence, ce Fiancé qui t'aliène, qui t'oppresses de par son existence même. Et tout serait tellement plus facile si tu étais persuadée de ne jamais, jamais, tomber sous son charme, alors tu te mens, tu lui mens, et tu espères ne plus avoir à souffrir ainsi tandis que tu le plonges dans la misère, t'entraînant avec lui jusqu'au fond sans espoir de remonter.

Perdue dans tes pensées, dans ton incertitude, le souffle toujours coupé depuis son retour, comme étouffant en silence, retenant les larmes alors même qu'il t'observe, il prend l'initiative de ne pas relancer la musique, heureusement car tu ne tiendra pas longtemps debout tu en as peur, ses paroles sonnant le glas de ton âme meurtrie, toi qui vivait dans le déni, ses paroles sonnent comme un coup de poignard, te rappelant que tu ne vas pas bien, c'est toi qui est brisée, toi seule qui empêche votre union ou désunion.

Tu plonges ton regard plein de regrets et de haine dans le sien, car tu le hais, tu le hais parce qu'il a fait en sorte que tu tiennes à lui, bien plus que tu n'oserais l'avouer, tu le hais car tu as terriblement peur qu'il te blesse, parce que tu lui a laissé ce pouvoir, parce qu'il a cette emprise sur toi sans même le savoir. Tu le hais parce que tu pourrais l'aimer. Et même si tu ne l'admettras jamais en cet instant, c'est ainsi que ton coeur hurle de douleur.

D'un geste de la main tu fais signe à tout le monde de partir, tu as besoin d'être seule, de reprendre tes esprits. Tu as besoin de reprendre ton souffle. Mains sur les hanches, yeux perdus dans le grand vide, te concentrant pour ne pas t'étouffer en laissant l'oxygène pénétrer tes poumons vides.
Alors que vous êtes seuls dans cette immense pièce vide tu n'as plus le choix que de l'affronter, d'affronter ta peur. Ton regard fuit le sien, se concentrant anxieusement sur ta main qui rejoint tendrement et fébrilement la sienne, comme si chaque contact était dangereux. Unissant tes doigts aux siens, souriant doucement avant de le regarder à nouveau, tu te laisserais aller, juste cette fois, tu le rassurerais ou plutôt tu chercherais à te rassurer toi.

Tout va être différent maintenant, n'est-ce pas ? C'était dit. Ta voix se brise en voyant la tristesse que tu lui as infligé. Je veux juste que tu saches que parce que nos familles ont décidé de nous unir niant ton implication dans ce choix qui te convient pour découvrir s'il lui convient également enfin, je, je sais quelle pression ça représente et je, enfin tu, tu fais tout ce que tu peux pour rendre ça facile et je, je ne peux pas m'empêcher de tu te prends la tête dans les mains, énervée par ta propre incertitude, je ne te forcerais jamais à m'aimer Texas, c'est un choix qui devra rester tien jusqu'au bout.

 
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Jeu 2 Aoû - 0:03


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La belle s’occupa de faire sortir tout son personnel. Ils allaient pouvoir enfin se parler, en toute sincérité, espérait-il. Sans la crainte d’être écoutés, jugés, que leurs mots soient répétés. Le regard noir qu’elle posait sur lui était douloureux. Il n’arrivait pas à l’interpréter. Non, il ne voulait pas. La vérité se profilait à travers ses pupilles criantes d’hostilité : Maybelline le détestait. Elle le détestait et il ne pouvait se résoudre à l’accepter. Il avait trop donné, trop sacrifié pour que ça se termine de cette façon.

Maybelline, c’était son rêve et son avenir, sa fortune et son désir. C’était une amie de longue date, une fille adorable. C’était un destin lié au sien, pour le meilleur et pour le pire.

Mais le pire prenait toute la place ; elle chassait toutes les belles occasions d’un revers de la main, d’un coup d’oeil glacial ou d’une remarque fracassante. Texas n’avait plus vraiment la force de s’énerver. Il y a quelques mois, cela l’aurait beaucoup affecté, il ne se serait pas laissé faire ainsi. Mais à ce jour, tout était différent. Le jeune homme était attristé par cette situation. Attristé, et blessé. Elle le prenait pour ce qu’il n’était pas (plus). Là, si proche de lui, leurs mains nouvellement jointes, il sentait le parfum de la rouquine. Et il savait maintenant pourquoi cette odeur lui semblait si familière : c’était un des arômes qui flottaient au-dessus de l’amortentia. Ce fut à cet instant qu’il s’avoua finalement tenir plus à elle qu’il ne le voudrait.

L’héritière Tudor représentait tous les souhaits qu’il formulait pour l’avenir. Mais Maybelline, Maisie, elle évoquait quelque chose de beaucoup plus fort. Un attachement entêtant, une affection véritable. L’index de Texas joua doucement avec l’anneau brillant ornant l’annulaire de la princesse. Un signe d’union qui criait pourtant à la scission. Il attendait une réponse.

Les mains liées, elle osa enfin le regarder de nouveau, lui offrant un léger sourire. « Tout va être différent maintenant, n'est-ce pas ? » Son coeur se serre. C’était vrai. Mais l’utopiste ne perdait jamais espoir. Il renforça son étreinte. « On est pas obligés, tu sais. » souffla-t-il. Il ne voulait pas que ce soit différent. Il voulait continuer à flirter, la séduire, la fuir et la suivre. Pourtant, Texas, en écoutant la suite, ne pouvait qu’être d’accord sur tous les points : avec ce qu’elle essayait de dire, ainsi que son incertitude.

Puis soudain, Maybelline enfouit la tête dans ses mains, comme si elle perdait pieds, la situation lui échappait. L’avait-elle seulement contrôlé un temps soit peu ? Ses mots et cette image le rendait triste. Cependant, l’aveu n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Il attrapa doucement ses poignets, puis redressa le menton de la demoiselle d’un doigt assuré. « Crois-moi ma douce, je ne ferais pas tant d’efforts si je me forçais. » Leurs visage si proches, ces confidences presque romantiques… Texas ne put s’empêcher de lui voler un baiser.

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oups il l'a embrassé SHALALALA
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Jeu 2 Aoû - 11:29

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On est pas obligés, tu sais.
C'est pourtant cette obligation qui t'incombe depuis ta naissance, même avant, dans le ventre de ta mère, toi qui deviendrais héritière à ton tour, puis mère, ton destin tout tracé te tendait les bras, pire, il t'enfermait à tout jamais dans une cage que certains affubleront du caractère doré. Car l'enfance d'une princesse, même une princesse vouée à ne jamais régner, n'est que succession de coutumes archaïques, démodées, enfance rigide et éducation stricte qui n'a pour seul et unique but que de te formater à suivre ce chemin, le même que toutes les reines ont suivi, toutes sauf Elisabeth, ton ancêtre directe, brisant le cercle, refusant de se marier et voilà où vous en étiez.
La famille Tudor, presque une honte de la royauté, voilà ce qu'il en coutait de briser les règles, de suivre son coeur.
Et peut-être que Texas n'était pas obligé, toute cette pression ne lui était pas destinée, toi, en revanche, tu ne pouvais pas te permettre de refuser un tel fiancé, tu avais longtemps examiné les familles de sang-pur pour savoir que le monde moldu ne comprendrait pas votre union, et assez longtemps examiné l'aristocratie moldue pour savoir que tu ne pourrais pas cacher ta véritable nature, ou même prendre le risque d'éteindre la lignée magique de votre famille royale. Quelle jalousie pourrait naître d'enfants qui verraient leurs cousins doués de magie quand eux-mêmes n'en seraient jamais capables ? Quel sombre destin accueillerait la famille Tudor si l'union n'était pas jugée comme digne de royauté ? Ces questions encadrèrent ta cage dorée, forgeant chacun de ses barreaux sans pouvoir plus jamais les briser, t'enfermant dans tes propres pensées.

Aujourd'hui, près de Texas, tu pensais avoir trouvé le parfait compromis, bien que bâtard Disney il avait été reconnu comme l'héritier et votre union symbolique était d'ores et déjà acclamée par les foules des deux mondes.

Les mains recouvrant ton visage hanté par l'ombre de l'emprisonnement, les pensées tournées vers l'absence de perspectives et de choix, le coeur brisé par un premier amour, voilà ce qu'était devenue Lady Maybelline Tudor, une âme tourmentée rêvant d'une liberté qu'on ne lui accorderait que lors de son dernier souffle, car c'est l'adage, La Reine est morte, vive la Reine. Puisses Penelope vivre une longue vie, abrégeant ainsi la durée de ton règne.

Tes mains, dernier rempart de ton âme esseulée, s'éloignèrent délicatement de ton visage, celui-ci rapidement axé par Texas pour faire face au sien, ses traits étaient si doux, si réconfortants même l'espace d'un instant, instant brisé par son manque de pudeur et d'éducation. Alors que ses lèvres volèrent aux tiennes un contact sacré, le sang remontait rapidement dans tes joues, gêne, malaise, il était encore bien trop tôt. Quel affront avez-vous osez commettre Monsieur Disney.

Même dans l'intimité d'une pièce où vous étiez seuls, en sécurité, tu ne pouvais te permettre de te laisser aller, car tu n'es pas une jeune femme comme les autres et la simple pensée d'être traité comme l'une de celles sur qui son charme avait opéré t'avais vexé au delà de tout espoir de réconciliation pour cette soirée qui semblait enfin prendre le bon chemin.
Vous n'userez pas de vos charmes habituels avec moi, je ne suis pas juste une autre femme avec laquelle vous pourrez jouer. et ton regard se voulait à nouveau noir, sans merci, projetant les blessures d'un passé sur un acte pourtant dénué de mauvaises intentions, candide à souhait, voilà comment tu venais de ruiner votre premier baiser.

 
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Dim 19 Aoû - 17:46


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Le jeune homme était prêt à toutes les éventualités. Elle pouvait lui rendre son baiser, le repousser calmement, ou rester inerte, il se sentait prêt à chacune de ses réactions. Mais ce qu’il se passe dans la tête d’une princesse tourmentée n’est pas forcément prévisible. Il ne s’attendait pas à un ton si froid, presque agressif. A ce vouvoiement qui les éloignaient brutalement après ce contact physique trop intime. Les yeux écarquillés, il ouvrit la bouche pour parler mais la stupéfaction empêcha les sons de sortir de sa gorge.

Il se sentait idiot, Texas. Comment avait-il pu penser que ces sentiments nouveaux étaient réciproques ? Il n’était qu’un obstacle dans la vie de Maybelline, un indésirable imposé par leurs statuts. C’était évident qu’elle ne se serait pas laissée amadouer, encore moins charmer, par un baiser complètement déplacé.

Les mots qui suivirent furent pourtant de trop à son goût. Le serpentard fronça les sourcils. Décidément, cette fille était pleine de surprises. Il ne se rappelait pas d’elle comme une demoiselle aussi piquante et désagréable, surtout pour blasphémer ainsi sur sa personne. En fait, Texas se révélait blessé par de telles accusations. Lui manifestait beaucoup de respect pour elle. Se sachant destinés depuis leur adolescence, même si cela n’avait rien d’officiel, il avait toujours refusé d’entretenir des relations plus poussées avec d’autres filles. Aucune n’était allée au-delà d’un flirt à peine assumé. Le regard de Maybelline posé sur lui, empli de mépris, était comparable à celui de la mère d’Arizona quand elle le voyait. Texas exagérait un peu sur les conséquences mais sur le moment, ce fut la même douleur, la même boule au ventre, le même sentiment de ne pas mériter la place où il était.

Le jeune homme resserra sa prise autour d’un poignet de la rouquine, sans véritablement s’en rendre compte. Toute cette tristesse migra peu à peu vers de l’indignation, puis de la colère. C’était tout Texas : ego fragile, âme délicate, il refusait férocement qu’on perce cette carapace de dureté pour apercevoir l’adolescent sensible qu’il était réellement. Les dents serrées faisaient ressortir l’os de sa mâchoire. Arizona dirait que c’est un mauvais signe. « Et bien dans ce cas, ne perdons pas notre temps avec ce genre de cajoleries, Miss Tudor. » A son tour, son regard se voulait noir et menaçant. « Pourquoi chercher à vous séduire alors que vous m’êtes déjà promise ? » Au fond de lui, sa conscience lui criait de s’arrêter, qu’il en avait fait bien assez, et qu’il allait finir par regretter actes et paroles. « Vous n’êtes même pas une de celles avec qui je jouerais. »

Trop tard.

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merci fenry le génie !!!! :♥:
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Dim 19 Aoû - 19:16

ft. maybelline & texas

don't you touch her

Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas QaV4ZZK
Les mains dans les poches et des étoiles dans la tête, tu montes les escaliers avec nonchalance, sans te presser. Aujourd'hui tu es bien calme, et tu comptes bien ne pas te presser pour te rendre à la salle sur demande. Tu serais bien venu en compagnie d'Hennessy, mais il t'avait dit que son rendez-vous avec le tailleur était prévu pour la semaine prochaine, avec Dove. Tu es donc seul, dans ces escaliers. Peut-être que tu es en retard, oui, mais qu'est-ce que ça change, ils commenceront sans toi, c'est tout. Et tu n'as pas prévu de rester pour supporter les effroyables leçons de danse. Tu n'en a jamais suivi une seule jusqu'au bout dans ta vie. Tu ne danses pas Finn, pas comme les nobles de ta famille en tout cas. Mais tu aimes bien c'est vrai, pour les grandes occasions, être bien habillé. Alors tu hâtes le pas, une fois arrivé dans ce couloir du septième étage, pour entrer plus vite dans cette salle cachée. Le tailleur sera content de te voir, car tu discutes toujours avidement avec lui. Peut-être lui demanderas-tu un costume en velours fin cette année, d'un bleu nuit profond. Ou quelque chose de plus estival, pourquoi pas blanc cette fois-ci, et tu t'arrangerais pour que l'on voit quelques uns de tes tatouages. Histoire d'agacer un petit peu ta mère, pour la taquiner.

Alors quand la poignée de porte apparaît au milieu du mur de pierres après que tu aies répété trois fois la demande, tu n'attends pas que la porte ait fini de se dessiner pour l'ouvrir, enthousiaste. ▬ Désolé pour le ret- où sont les servants? tu balayes la salle du regard. Et tu te figes. Il n'y a que ta sœur aînée, et ce type. Et tout ce que tu vois, c'est comment il tient son poignet. Tout ce que tu perçois, c'est cette tension sur leurs visages. Tout ce que tu ressens, c'est cette sensation bien trop familière de grondement dans ta poitrine, de tremblement dans tes épaules et de fourmillements aux bouts de tes doigts. La poignée toujours dans la main, tu déglutis, tente de te calmer. Ne pas s'emporter, ne pas s'énerver. Ne pas hurler. Ne pas cogner. Ne pas tout gâcher. Tu refermes calmement la porte. Et puis tes yeux tombent dans ceux de Texas. Oh. Oh que non. Tu ne peux pas supporter ça, tu ne peux pas laisser le cœur de Maisie se faire piétiner une deuxième fois. Tu n'es plus un enfant, et tu n'es plus faible, tu peux la protéger. Tu dois la protéger. La bête de répulsion qui dort en toi grogne en s'éveillant, et si personne ne l'empêche rapidement de prendre le contrôle de ta colère, le sang va gicler bientôt, qu'il s'agisse de celui de Texas ou du tiens.

Il ne s'écoule pas une seconde de plus et tu marches déjà froidement dans leur direction, sans quitter le Serpentard des yeux. Le nez froncé de dégoût par sa simple présence, le regard noir n'exprimant que la haine, tout ton corps diffusant cette image de chien méchant, indomptable et dont on regrette d'avoir croisé le chemin. ▬ Lâche immédiatement ma sœur. Tu arrives à garder un ton calme, du moins, tu ne hausses pas la voix, et c'est déjà une forme de contrôle. Mais tu serres les dents, autant que les poings. Tu t'arrêtes juste devant lui, passant devant ton aînée sans la regarder, tu te postes devant elle comme un garde du corps, poste que tu as pris à ses côtés depuis longtemps, et sans jamais lui demander son avis. Tu te forces à respirer calmement. ▬ Je te le répète une dernière fois, lâche-la. Tu m'entends? Si un regard pouvait tuer, tu serais déjà meurtrier.
Maybelline S. Tudor
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Maybelline S. Tudor
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Lun 20 Aoû - 21:32

SUCH A LONELY DAY



 





Pourquoi ?
Pourquoi avait-il fallut que ces paroles se forment et s'échappent de tes lèvres vaniteuses ? Pourquoi ce discours qui ne lui était pas destiné s'était emparé de tes pensées ? Pourquoi ton coeur que tu pensais avoir si bien protégé jusqu'alors se brisait à nouveau, éclatant comme au premier jour d'une rupture qui t'avait marquée au plus profond de ton âme ? Pourquoi ne pouvais-tu simplement pas oublier ce rejet qui avait fait de toi cette chose fragile ? Pourquoi ne pouvais-tu simplement pas être heureuse ?

Pardon.
Les yeux déjà humides mais la gorge sèche, serrée, tu titubes presque, ta force vitale t'ayant quittée, quelle indignation d'avoir explosé pour un simple baiser. Ta main glisse vers tes lèvres, encore sous le choc de ta réaction plus que démesurée. Bien sûr tu aurais aimé que votre premier baiser soit plus aboutit, que le contexte s'y prête d'avantage, que vos sentiments soient plus développés, mais ça restait tout de même une marque d'affection, et toi, toi tu avais attrapé le coeur de Texas avant de le piétiner au sol.

T Ce que tu as voulu dire à cet instant, nul ne le saura jamais, aveu étouffé par l'emprise de sa main sur ton poignet, t'arrachant un cri de douleur avant que tu ne sois rendue muette à nouveau Et bien dans ce cas, ne perdons pas notre temps avec ce genre de cajoleries, Miss Tudor. Pourquoi chercher à vous séduire alors que vous m’êtes déjà promise ?

Texas n'avait jamais été aussi menaçant, son image se déforme dans ton esprit embrumé par une passion chaotique où se mêlent probablement haine et amour naissant, peur et désir, tandis que la souffrance emplit désormais ton coeur, oubliant un instant la douleur physique grandissant dans ton avant-bras.
Il venait de confirmer tes angoisses, tes doutes quant à la probabilité d'un avenir incertain, un bonheur qui venait de t'échapper, l'idée d'un avenir heureux à ses côtés qui s'éloignait tant la froideur de ses propos t'avait glacé le sang. Et tu tires ton poignet contre toi sans pouvoir lui faire lâcher son emprise, reculant aussitôt tel un animal blessé, s'éloignant du prédateur alors même que ce dernier te tien toujours par le bras.

Vous n’êtes même pas une de celles avec qui je jouerais.
Coup mortel alors que tu agonisais déjà en silence.
La tristesse devient colère, tes yeux embrumés par les larmes s'assèchent, et la peur se transforme en rage.

Comment oses-t'il ? Penses-tu alors.
L'envie de frapper un homme n'a jamais été aussi forte mais ton éducation t'en empêche, encore quelque chose qui resterait enfoui, ton agressivité, elle se libérerait tôt ou tard, les flammes de l'enfer se déchaîneraient que ce soit en te détruisant intérieurement pour éviter toute esclandre ou en embrassant le côté obscure d'une Maybelline que personne n'avait jamais vu encore.
En quelques secondes cette phrase t'a détruite et tu remets tout en doute, ton pouvoir de séduction, ton physique, ta personnalité, ton titre, blessée et désabusée, sur le point d'imploser.

Désolé pour le ret-
Finn.
Tu aurais presque oublié qu'il devait vous rejoindre pour essayer lui aussi différents costumes. Et tu t'en étais fait une joie, c'était rare de faire des essayages ensemble, tu adorais l'habiller depuis toute petite, tes frères et soeurs étaient devenus tes poupées, tu avais même fait préparer toute une panoplie de costumes en velours puisque c'était la nouvelle mode automne-hiver, mais tout ça n'avait plus d'importance. Tu n'osais même pas le regarder et ton coeur battait à mesure que ses pas s'accéléraient, le faisant se rapprocher d'une scène que tu avais honte de lui montrer.
Lâche immédiatement ma sœur. Il te protège de ton son corps, tu avais oublié à quel point Finn pouvait être imposant lorsqu'il le souhaitait et l'angoisse du bain de sang était plus qu'étouffante pour toi qui voulait te libérer seule de l'emprise de Texas, pour que Finn n'intervienne pas. Et tu pries intérieurement que Texas l'écoute sans délais, mais il ne te lâche pas, et tu pleures en silence, cachée par ce frère qui ne veut que te protéger, blessée par cet homme qui ne veut que t'aimer. Je te le répète une dernière fois, lâche-la. Tu m'entends?

Devant cette ultime menace tu manques de t'évanouir, et tu ne sais pas si c'est Texas qui a finalement laissé ton poignet s'en aller de son emprise assez violemment ou bien si c'est toi qui t'es jetée en arrière dans une dernière tentative de libération.

Mais te voilà, propulsée à deux mètres en arrière, ton corps s'écrasant lourdement sur le sol froid de la salle sur demande, ta chute résonne et fait vibrer les murs, le silence s'installe, il n'y a plus que tes sanglots pour le combler.
 
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Texas W. Disney
Eleve sang-mêlé
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas Jeu 20 Sep - 0:41


Even if you know what's coming, you're never prepared for how it feels.

Il voulait la libérer. Les pupilles tantôt tristes, tantôt furieuses de la Belle lui hurlaient que c’était le moment de la lâcher. Mais il y avait cette démence, la déraison qui bouillait au fond de lui, un déséquilibre dont il ne pouvait être que le témoin sans en être le maître. La Bête grandissait en lui, et il ne parvenait pas à la dominer. Il y avait tant de rage dans son regard. Il n’en connaissait même pas la raison. Ou peut-être que si. Pourquoi les mots de la fille le rendaient si fébriles ? Pourquoi réagissait-il ainsi ? C’était un jeune homme calme, qui ne faisait parler de lui que par son nom. Son nom. L’ombre paternel le suivait, où il allait, qu’importe ce qu’il fasse pour tenter d’y échapper. Il avait beau renier ses origines, sur le plan biologique, son père était toujours le même connard violent et méprisable.

Etait-ce vraiment contre Maybelline qu’il était en colère ? Toute cette agressivité ne lui était pas réellement destinée. C’était après lui qu’il en avait. Après son père. Malheureusement, déstabilisé par le comportement de la Belle, rien ne raisonnait la Bête. Pas même ses propres pensées.

« Désolé pour le ret- » Texas sursaute, comme ramené à la réalité. Finn. Le frère, l’insolent. Ensuite, tout s’est passé très vite.

Finn, menaçant, s’interpose, lui ordonne de lâcher sa soeur. Texas coincé par cette folie inopinée, tétanisé par des images du passé qu’il reproduit, incapable de rien. Les pleurs de Maybelline. L’ordre réitéré par Finn.

Un instant de lucidité. Communication soudainement rétablie entre le corps et le bon côté de l’esprit. Dans la précipitation, enfin, le jeune homme délivre brutalement sa prisonnière, qui se laisse tomber au sol. La chute est bruyante. Fracassante. Inquiétante, aussi. Personne ne s’y attendait. Le frère et le fiancé se fixent toujours en chien de faïence. Le silence ne dure que quelques secondes, à peine. Texas se précipite aux côtés de Maybelline, laquelle sanglotait. Il attrape sa main, avec beaucoup plus de douceur. Et il voit la trace laissée par sa colère, la peau rougie qui peine à retrouver sa couleur habituelle. Bouleversé, ses yeux deviennent humides. Il regrette. Les mots, les gestes.

Un bras passe derrière ses épaules pour l’aider à se redresser. « Maybelline… Pardonne-moi. Je suis désolé… Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. » Il n’ose pas croiser ses prunelles. « Finn, aide-moi à la relever. » Il avait peur de la blesser à nouveau.

mayxas
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Re: Like a Flower made of Iron ❊ Mayxas

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