Bang bang • ft. Aubrey

Lohann S. Hynes
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Lohann S. Hynes
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Bang bang • ft. Aubrey Sam 14 Juil - 3:56

bang bang
It shot you down. Bang bang you hit the ground. Bang bang that awfull sound. Bang Bang the f*ckin door shot you down
I
C'était pourtant pas compliqué, à la base, de rester actuellement concentré sur une pile de copies et de les corriger. A la base, rien de compliqué et en plus tiens, heureux hasard, tu étais justement payé à ça. Même si parfois l'on pouvait en douter.

Pourtant armé de ton combo que tu pensais gagnant à la base, il n'y avait rien pour t'arrêter dans ton dur labeur. Sauf peut-être la fameuse grimace de la personne qui avait oublié de retirer le thé de l'eau chaude, cette fameuse tronche fortement gracieuse que tu tirais à chaque fois que tu goûtais un thé trop infusé. Une main pour piocher un marshmallow dans ta "boîte du bonheur" et te voila reparti pour refaire ton infusion d'un pas des plus déterminé. Il fallait que tu viennes à bout de tout ça. Et clairement, il y avait de meilleurs endroits pour ça que la salle commune des professeurs. Le fameux endroit où tu pouvais être déconcentré toutes les deux secondes. Mais fallait croire que tu aimais bien vivre dans le risque.  

Ou peut-être que tu avais juste besoin de prouver au monde entier -surtout à toi-même - que tu prenais ton travail au sérieux et que tu n'avais pas l'intention de laisser une énième fois la correction des copies être faite au dernier moment. Pas que cela t'embêtait de faire ça, non, mais tu te fais juste distraire par tout et n'importe quoi à chaque fois. Mais soyons honnête, parfois, il te suffisait d'avoir juste cette terrible envie de te gratter le nez pour qu'un élan d'inspiration n'ayant aucun rapport avec tes cours ne te kidnappe.  

Eau chaude prête et versée dans la précieuse tasse, te voila motivé à repartir comme jamais.

Ou peut-être pas finalement.

Un petit bruit qui se fait entendre, quelqu'un qui est présent, qui vient d'arriver et qui bouge dans la salle. Elan de politesse, tu t'apprête à le saluer, remarquant qu'il ne t'avais pas vu. Et puis ton regard se pose sur lui. Tu captes alors très vite qu'il s'agit du professeur de biologie, plus âgé que toi mais plus fraîchement arrivé. Et sans même que tu n'aies le temps de quoi que ce soit. Tu te retrouves à fixer un des boutons de sa veste. Non, pas de soucis, il n'était pas déboutonné, pas sali, ni rien. C'était juste..toi, dans toute ta splendeur, toi, dans cet instant des plus idiots où même un simple cheveux sur une chemise peu devenir source d'inspiration.

Ce que tu n'avais pas prévu dans l'histoire, c'est qu'il te capte en train de le mater bizarrement. Et c'est de là, que c'est parti en vrille dans ta tête. Comment te rattraper, comment faire pour ne pas avoir l'air con ou juste flippant parce que tu étais actuellement en train de le fixer depuis un coin de la pièce ?

Sort scellé, les dés étaient jetés. Ton esprit avait fait le pire choix de réaction au monde. Tu lui avais adressé ce clin d'oeil bien cliché accompagné de ce petit sourire en coin.

« Bonjour Aubrey. »

Et là, t'avais juste envie de te jeter le contenu de ta tasse sur la tronche. Mais a la place, tu tentais de rester naturel et de prendre une gorgée.

Et un thé sans thé qui infuse, c'est juste de l'eau chaude. Une grande découverte dans un grand moment.  
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Aubrey Mackenzie
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Sam 14 Juil - 9:47

Caught up in a dream, in a
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D'ordinaire, tu évites la salle des professeurs. Pour la simple et bonne raison que parfois, tu n'es pas trop chaud à l'idée de te faire railler (gentiment) par tes collègues. Oh, tu les apprécies malgré tout et parfois, tu leur rends bien, mais tu restes une personne plutôt passive en dépit des rares occasions où ta répartie fait son apparition. Et donc, à force de les côtoyer, tu as appris les différents horaires et tu es au courant des moments où celle-ci est moins occupée. C'est là que tu profites du calme pour prendre un café et réviser tes corrections du devoir de la semaine précédente.

Tu t'étais donc dirigé vers l'aile du personnel, une pile de parchemins sous le bras, savourant la quiétude régnant dans le couloir alors que le silence n'était brisé que par le bruit de tes chaussures claquant sur le sol. Tournant la poignée, tu t'engouffres dans la pièce sans vraiment faire attention à son occupant actuel. Grave erreur. Parce que lorsque tu relèves finalement les yeux, c'est Lohann que tu vois et comme d'habitude, ton cerveau se permet de partir en vacances — alors que tu figes momentanément sur place, une main toujours sur le bouton de porte.

Bien entendu, il est trop tard pour faire marche arrière, vu ton entrée peu discrète. Il t'observe aussi, sans esquisser le moindre mouvement. On pourrait presque vous comparer à deux cerfs face à des phares de voiture vu le ridicule de la situation. Allez bouge, ça rend seulement les choses plus gênantes qu'elles ne le sont déjà. Te redressant, tu détournes légèrement le regard pour éviter de le dévisager directement. Sa contemplation ne dure que quelques secondes et tes nerfs sont déjà mis à l'épreuve, mais pour couronner le tout, le professeur d'arts sort finalement de sa torpeur pour t'adresser un clin d'oeil et un sourire. That's it, this is how I die.

« Bonjour Lohann. » croasses-tu d'une voix étranglée en déposant avec un peu plus de force que prévu tes documents sur la table. Tu peux déjà sentir la pointe de tes oreilles se colorer et tu t'empresses de te diriger vers le comptoir pour lui faire dos. Vite, faire quelque chose. Un café. Oui, bonne idée. Dans ta précipitation pour prendre une tasse, tu ouvres la porte de l'armoire trop brusquement et celle-ci se fracasse durement sur ton visage. Lâchant un juron si peu caractéristique de ta personne, tu recules en portant une main à ton nez. Quelques instants plus tard, tu notes la sensation fortement désagréable du sang qui coule juste au-dessus de ta lèvre. Génial, tu saignes parce que tu t'es pris une porte en pleine figure en face de ton collègue. De quoi bien commencer ta journée.

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Dernière édition par Aubrey Mackenzie le Jeu 9 Aoû - 20:48, édité 3 fois
Lohann S. Hynes
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Dim 15 Juil - 2:53

bang bang
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Enchainement instantané. Limite, t'aurais préféré qu'il t'évite et te regarde comme l'être étrange que tu étais à cet instant plutôt qu'il te réponde. Non parce que là, sa voix avait dérapé. Tu l'avais bien entendue, cette voix clairement pas à l'aise. Et c'était de TA faute. Juste parce que tu étais trop con pour actuellement te retenir deux minutes de fixer quelqu'un juste parce que son bouton -ou autre chose, surtout- t'avais attiré. Alors quoi ? Il contenait une envie de t'envoyer bouler, de te tacler ? Tu l'avais énervé ? Dérangé ? Frustré ?

Depuis quand tu étais doué pour comprendre les émotions des gens, toi ?

Et le pire, c'est que dans le coin où tu étais, il n'y avait clairement aucune échappatoire. Aucune. Tu étais fais comme un rat. Quoi que. Pire que ça, t'étais déjà bien mort. Et BANG soudainement, c'était lui qui avait l'air plus proche du décès. Tu le vois juste se prendre la porte, tu entends le bruit du choc, tu vois sa réaction, t'entends un juron que tu as trouvé bien trop discret et encore trop poli pour la situation. Certainement que tu aurais insulté des mères innocentes à sa place. Et te voila, avec tes réflexes à la con pas maîtrises du tout. Tu poses en précipitation la tasse, bien évidemment, malchance l'oblige, il a fallut que tu la pose au mauvais endroit. Il a fallu qu'elle glisse et que son contenu se déverse sur le sol. A ton tour tu lâches un juron mais pas de soucis, c'était juste le sol qui prenait. Un sort et tout serait réglé. La magie, c'est magique !

Tu t'approches sans plus de cérémonie de ton collègue qui se tenait le nez, commençant une phrase « Tu t'es pas fais ma- » Il saignait. Bien évidemment qu'il s'était fait mal. Bordel ce que tu pouvais être con. Puis en plus, tu t'étais bien interrompu au beau milieu de ta phrase juste histoire d'avoir l'air encore plus stupide. Tu le fixais, tes yeux alternant entre sa main posée sur son nez et son regard, comme si ça allait faire quelque chose. « OK ! OK ! Bouge pas ! Je...heu. Ouai. »

Tu gigotes alors inutilement sur place, tu cherches partout du regard ce qui pourrait aider à lui éviter de se foutre du sang plein partout et tu te précipites alors vers le meuble pas très loin de vous, où trônait le Saint Essuie-Tout.

Tu sais ce que tu avais oublié, aussi ? Que l'eau sur un sol qui n'est pas de la moquette ou un tapis, c'était glissant. Et tu sais ce qui était actuellement sur le sol ? Ton foutu thé sans thé que tu avais fais tomber dans la précipitation. Toujours plus de ridicule dans votre situation, il a fallut qu'en attrapant le papier tu glisses et que tu te retrouves dans un semi grand écart. Cette position qui avait clairement suffit à te faire comprendre que tenter de descendre plus bas te serait certainement fatal pour l'entrejambe. Alors tu te rattrapes comme tu peux et tu arrives, comme si de rien était devant lui, ton rouleau d'essuie-tout à la main. Tu en arraches une feuille que tu humidifies rapidement avant de le placer précipitamment sur...sa main qui se tenait encore sous son nez.

Heureusement pour Poudlard que tu n'étais pas Infirmier.

« Ca devrait aider un peu. Je pense. Enfin, au moins que tu en aies pas...partout ? »


Dix sur dix dans la catégorie "homme de la situation", vraiment.

   
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Aubrey Mackenzie
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Dim 15 Juil - 22:15

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Te concentrant uniquement sur la douleur qui te lancine, tu te pinces le nez pour stopper le flot de sang qui semble bien décidé à ruiner ta chemise. Tu discernes quelques gouttes carmines qui ont échappé à ta vigilance et sont tombées sur le comptoir, puis tu fermes les paupières en te penchant légèrement vers l'avant. Tu as eu l'air d'un sombre imbécile, pas que ce soit nouveau, tu finis toujours par te couvrir de ridicule.

Tellement absorbé par ta gêne, tu ne l'as pas entendu se lever, mais la tasse qui éclate en morceaux en sol, ça tu l'as bel et bien remarqué vu ton sursaut — et ta micro crise cardiaque. Il commence à te parler, c'est donc à ce moment que tu choisis de te retourner, prêt à affr- et le voilà en face de toi, son regard alternant entre le tiens et ta main. Tu as tout le loisir de sentir ton visage s'empourprer malgré toi, tandis que ton esprit s'étale dans un coin pour mourir pitoyablement. «Je... ok, je ne bouge pas.» J'ai juste envie de disparaître six pieds sous terre.

Droit comme un piquet, tu ne peux que l'observer lorsqu'il se dirige prestement vers un autre meuble et, comme si le destin qui jusque-là s'acharnait sur toi décidait de se trouver une nouvelle victime, tu assistes à sa chute. Face à ce spectacle, tes nerfs déjà particulièrement malmenés laissent un éclat de rire t'échapper — comme une bulle qui se brise dans un délicat pop, sans que tu arrives à le retenir. Tu te sens d'ailleurs infiniment plus serein, toute la pression accumulée s'évaporant en un claquement de doigts. «Excuse moi !» que tu lui lances rapidement, dans l'espoir qu'il n'ait pas pris cela pour une moquerie. «Tu ne t'es pas fait mal j'espère ?» C'est ton tour de lacer ton inquiétude à tes mots, mais il se redresse de sa position délicate sans vraiment avoir l'air d'être souffrant, sauf peut-être sa fierté, mais encore là, Lohann agit comme si rien ne s'était passé.

Puis il revient, un morceau d'essuie-tout humide entre les doigts et le dépose... sur ta main. Tu rigoles doucement, alors qu'un sourire étire tes lèvres quand tu attrapes le tissu mouillé pour éponger le sang. «Non ça va, les dégâts sont plutôt limités. Ne t'inquiète pas pour ça.» Tu plisses le nez pour t'assurer que tout est sous contrôle et une fois certain que la blancheur immaculée de ta chemise n'est plus en danger, tu chiffonnes le papier pour le jeter aux ordures. «Merci beaucoup d'ailleurs.» Te décalant d'un pas pour te permettre de t'orienter vers l'armoire et retourner à ta première tâche — c'est-à-dire, te faire un café, tes yeux tombent sur les débris de la défunte tasse de ton collègue. Il t'est venu en aide, même s'il était à l'origine de la situation (pas qu'il soit au courant de toute façon), tu peux au moins lui rendre la pareille.

Une fois arrivé au niveau des débris, tu fléchis les genoux, lançant un sortilège informulé pour faire disparaître le thé — ou plutôt l'eau chaude vu l'absence de couleur. Pour ce qui est de la porcelaine, un simple Reparo suffit pour lui rendre son aspect original. Satisfait, tes doigts se referment sur celle-ci et tu te relèves, étirant le bras pour lui rendre son bien. «Désolé pour ton thé Tu insistes un peu, avec malice, sur le détail qui ne t'as pas échappé.

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Dernière édition par Aubrey Mackenzie le Mar 17 Juil - 4:49, édité 1 fois
Lohann S. Hynes
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Mar 17 Juil - 2:11

bang bang
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Ce petit rire qui s'échappe pendant que tes talents de patineurs étaient rudement mis à l'épreuve, l'atmosphère qui s'était si soudainement allégée passant de la scène presque trop stressante à un joyeux bazar. Et ton pauvre petit palpitant qui battait à cent à l'heure depuis tout à l'heure, tu espérais qu'il se soit calmé en l'entendant confirmé qu'il allait bien, ce petit rire supposé te soulager et non te faire frôler un infarctus. Et pour le coup, oui tu avais mal. Mais c'était ce genre de maux qui te réchauffait étrangement plutôt que de juste te faire souffrir purement et simplement et c'était si tordu pour toi de te dire que cette douleur à la poitrine n'avait rien de désagréable.

Il te remercie et te voilà à être là, à détourner le regard presque complètement gêné, te mettant à frotter tes mains l'une contre l'autre puis te mettant doucement à dessiner des forme sur la paume de l'une d'entre elle en utilisant tes pauvres petits doigts abîmés par tes encres, par tes peintures et pinceaux, victimes de ta curiosité et de ta nervosité. Raclement de gorge peu naturel, il déraille même, partant ridiculement vers les aigus et tu ne t'en rends même pas compte. Un simple et discret « De rien ? Je suppose. » s'échappe de ta bouche alors que tu multiplies les formes au creux de ta paume et que ton regard s'est reposé quelques secondes sur lui, pour être poli, pour ne pas l'ignorer, ne pas le blesser alors qu'un sourire s'était étiré sur tes lèvres.

Il se baisse, tu le vois se pencher vers le cadavre que tu avais laissé et tu n'entendis pas un mot alors que l'eau chaude avait déjà disparue du sol, nettoyée comme si rien ne s'était passé. Tu clignes des yeux, tes mains s'arrêtent, sûrement avais-tu l'air un peu stupide à le fixer avec cet air béat alors qu'il t'avait déjà réparé ta tasse et qu'elle t'étais déjà tendue. Et tu vois son visage se déformer légèrement pour laisser place à ce petit air de malice que tu n'avais jamais encore observé. Il te taquinait ouvertement, peut-être même qu'il se moquait complètement de toi. Tu attrapes la tasse avec cet air faussement vexé qui n'aura pas le temps de gagner de la crédibilité, il était déjà assassiné par un énorme sourire et un ton presque rieur. « Au moins, je ne me suis pas pris une porte de placard en voulant me faire un café, monsieur Mackenzie ! » Appuyant à ton tour volontairement sur la boisson chaude, faisant mine d'ignorer qu'il t'avait juste charrier sur l'absence de thé dans ton thé.

Tu reposes la tasse, répétant le même procédé que précédemment en prenant bien garde cette fois-ci de prendre ta boîte de thé et de préparer ta boule à infuser, faisant volontairement du bruit avec le contenant en aluminium que tu gigotais abusivement dans tous les sens pour bien montrer que cette fois-ci, tu ne te louperais pas. Tu colles alors tes fesses sur le comptoir pour lui faire face de nouveau. « Ça m’impressionnera toujours de voir des sorciers exécuter des sortilèges informulés avec autant de facilité. » Pour toi c'était vraiment quelque chose d'impressionnant. Pas que tu ne saches pas en lancer mais...tu n'as jamais vraiment été le plus à l'aise avec ça, jamais à vraiment y croire surtout. Tu étais bien plus réputé pour le côté esthétique et impressionnant de tes sortilège plutôt que pour le côté discret et efficace. L'exact contraire de ce qu'Aubrey venait de faire sous tes yeux.

Tu reprends ta tasse en main, t'assurant que cette fois-ci le thé était bien là. Tu observes rapidement sa couleur pour vérifier son état d'infusion avant d'aller le poser sur la table pas très loin. Celle ou ton...amas de copie se trouvait. Tu soupires en le regardant, te retournant encore une fois vers lui. « Encore autre chose qui m'impressionne avec toi : ta rapidité à rendre les copies à tes élèves. Je n'ai même pas eu le temps de commencer à regarder si je les aies bien toutes que toi, elles sont déjà ramassées, corrigées et rendues. »

Prenant ta tasse en main, tu le fixes avec un air faussement suspicieux avant de porter ton contenant à tes lèvres sans quitter du regard ton collègue dans le simple et unique but d'appuyer sur le côté dramatique. Tu avales alors une gorgée, prenant une courte pause dans tes paroles pour finalement reprendre une fois la tasse reposée et tes bras croisés. Le sourcil haussé, le regard toujours "insistant". « Rassure-moi Aubrey. Tu es bien humain, n'est-ce pas ? »

Autant demander. On ne sait jamais après tout...il se pourrait bien qu'il soit une machine venue tout droit des Amériques.
   
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Mar 17 Juil - 6:34

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C'est avec une certaine satisfaction que tu l'observe arborer un air un poil vexé, qui se fendille ensuite pour laisser place à un sourire illuminant son visage — tu en oublie même de respirer, l'espace d'une seconde. Puis il te remet à la figure ta propre bévue, et cette fois, ce n'est pas parce que tu es trop occupé à le regarder que tu perds tes mots. Même en ouvrant la bouche une fois, deux fois, tu la referme sans arriver à rétorquer quoi que ce soit, si ce n'est qu'une expression renfrognée qui déforme tes traits. Ça et tes pommettes légèrement colorées. «C'était bas ça Lohann.» Tu lèves même un index accusateur vers lui. «Mais je l'ai bien mérité.»

En le voyant se mettre en quête d'un sachet de thé, tu retournes à ton tour à la préparation de ta boisson salvatrice, prenant bien soin d'ouvrir la porte de l'armoire avec une lenteur délibérée. Tu attrapes ensuite une tasse et une capsule, te dirigeant vers le comptoir où siège la machine à café pour y déposer tes biens. Ricanant ouvertement en entendant le cliquetis du métal contre la porcelaine, tu t'affaires en même temps à mettre la machine en marche. Et voilà, plus qu'à attendre maintenant. En remarquant ton collègue se mouvoir du coin de l'oeil, tu te retournes aussi, adoptant sensiblement la même position que lui à l'exception de tes bras qui se croisent sur ton torse. Tu esquisses un sourire à ses paroles, légèrement pris de court. «Ça vient avec de la pratique.» Tu as mis un temps fou à maîtriser les sortilèges informulés, encore plus lorsque tu y as ajouté la magie sans baguette. «Certains arrivent même à en user lors d'un duel. Pour ma part, ce sont surtout les sorts plus simples et pratiques. Reparo, Accio et Evanesco par exemple. C'est utile lorsque l'on a pas sa baguette sous la main.» Ou pour frimer.

Tu le regardes distraitement se diriger vers la table, avant de reporter ton attention vers la machine. Et cette fois-ci, son compliment est clair — tu es incroyablement ravi de ne plus lui faire face quand ton rictus s'étend au point de te faire mal aux joues. Encore plus quand l'appareil t'indique en sifflant que ton café est prêt. Tu prends quelques secondes pour maîtriser un tant soit peu ton expression, puis t'avances aussi vers le centre de la pièce, t'assoyant dans la chaise face à tes propres copies. «Et ça, ça vient avec de la rigueur. Ou des nuits sans dormir. Je ne te dis pas quelle option fonctionne le mieux dans mon cas.» Tu regrettes rapidement tes mots, espérant seulement qu'il ne s'allie pas avec Jiun Jie et Rachel pour former le petit comité de défense de ton sommeil.

C'est en t'apprêtant à boire ta première gorgée que tu remarques son regard suspicieux — ce à quoi tu lèves un sourcil interrogateur. Le silence règne, sans que vous ne prononciez quoi que ce soit. Et soudainement, le voilà qui lâche, avec une mine sérieuse, si tu étais bel et bien humain. Tu hésites un instant, forçant ton visage à rester le plus neutre possible quand tu poses ta tasse. Avec une indifférence feinte, tu plonges tes yeux dans les siens. «Et bien monsieur Hynes, vous venez de percer mon secret.» Voix monotone, les syllabes détachées les unes des autres. «Je suis actuellement un robot envoyé par le MACUSA pour aider le ministère à faire la lumière sur l'enquête en cours.» Tu gardes ton air impassible quelques secondes de plus, jusqu'à ce que tu n'arrives plus à le regarder directement. Tu te détournes et sur tes lèvres, fleurit un sourire amusé. «Plus sérieusement, très humain et très faible pour son premier café de la journée.»

Tu profites de l'accalmie pour finalement avaler une gorgée, feuilletant les parchemins que tu avais apportés avec toi pour t'assurer qu'ils sont bien tous là, vérifiant ensuite que tes corrections rédigées en plein milieu de la nuit soient encore aussi détaillées et claires que le souvenir que tu t'en fais. Une fois satisfait, tu te cales un peu plus confortablement dans ta chaise, ton café entre les doigts. «Je n'ai malheureusement pas ton esprit créatif, mais si je peux te donner un coup de main, n'hésite pas ? Ça me ferait plaisir de t'aider.»

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Lohann S. Hynes
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Sam 21 Juil - 3:09

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Visage fier, ton faciès défiguré par ce sourire bien trop content de sa petite victoire sur le professeur fanatique de café. Peut-être que ce dernier pouvait t'entendre ricaner discrètement suite à ça, suite à son doigt accusateur pointé dans ta direction qui n'a donné lieu qu'à la simple confirmation que tu ne valait pas mieux qu'un enfant.

Tu l'écoutes parler des sorts, tu es le premier à l'avoir lancé la dessus et tu esquisses un sourire sans rien ajouter de plus. Puis il te répond dans un naturel des plus terrifiants. "Rigueur" puis "nuits sans dormir". Des notions bien trop inconnues à ton cerveau. Tu clignes rapidement des yeux, te racle la gorge, signe universel qui lui montrait que ce qu'il venait de te dire était véritablement à l'opposé de tout ce que toi tu savais faire. Ou du moins cherché à faire. « Des notions inconnues à mon cerveau.»

Que l'expérience soit faite, mais si l'on te faisait passer une nuit inférieure à 8h de sommeil sans interruption, tu serais certainement la pire des personne à côtoyée de toute la journée. Grognon à souhait et en train de se lamenter comme un enfant qui ne veut pas partir à l'école. Et tu le vois prendre cet air sérieux pour répondre à ta fausse question, ce faux doute crée au sujet de son humanité.

Tu bois une gorgée, tu le fixes en tentant de rester sérieux. C'est un échec, la gorgée pars dans le mauvais canal et te voila à tousser en retenant un rire mêlé à la douleur que cela pouvait procurer d'avaler quelque chose de chaud en passant par la mauvaise voie. Les larmes étaient montées et tu tentais de reprendre une respiration normale, de faire mine que tu n'avais pas souffert alors que ça c'était clairement entendu. Sûrement avais-tu lâché quelques jurons dans la foulée entre deux toux mêlée à un rire presque aussitôt regretté.

L'arme de tes souffrances reposée sur la table, tu l'éloignes un peu, te raclant la gorge avant de finalement alterner ton regard entre Aubrey et tes copies. Tu en prends une en main, la balayant rapidement du regard en te frottant la nuque. Ton sourire s'élargit alors que tu l'entends humblement proposer son aide. « A vrai dire, là, ce ne sont pas vraiment des copies..."créatives". Même si je fais confiance à certains pour me prouver qu'ils savent remplacer les connaissances primordiales par des pirouettes bien placées. »

Et tu avais bien quelques noms qui te venaient en tête ainsi que des souvenirs de guerre. Ceux qui n'assumaient pas trop leur manque de connaissance dans un domaine et qui préfèrent en profiter pour faire parler leur esprit de poète ou de dramaturge en herbe. « Là...pour le coup on était juste sur un devoir concernant les portraits qui jonchent un peu les couloirs de l'école. Surtout sur ceux qu'on ne connait pas forcément bien si on ne s'y intéresse pas assez. »

Une courte pause marquée, tu fixes le plafond avec ta copie en main, penchant la tête d'un air sceptique. Rajoutant rapidement à ta phrase. « Ou si on n'a pas pour habitude d'explorer ou de se perdre. »

Tu attrapes ta tasse, prenant une autre gorgée et soudainement, sans vraiment savoir pourquoi tu sentais la nécessité de rajouter quelque chose. « J'suis sûr qu'il y a des personnes qui sont d'ailleurs de grands copains avec eux mais qui assumeront jamais parce que cela veut juste dire qu'ils se perdent trop de fois. »

Et là, soudainement, le temps s'arrête. Tu venais de sortir une énorme boulette avec cet air fanfaron, cet air fier de toi sans capter une seule seconde que tu étais en face de ce genre de personne que tu venais de décrire. Tu le regardes, les yeux écarquillés et tu avais juste envie de te cacher une énième fois. Ton visage se déforme sous la gêne, tu te mords les lèvres. « Désolé. Je...c'était pas ça que je voulais dire.» Tes mains s'agitent dans tous les sens, tu ne sais plus quoi faire d'elles. « Enfin si. Mais...non ? »

Si l'on devait imager cette scène, tu serais certainement sur une barque, en train de ramer pendant qu'elle se remplissait d'eau.

Parfois, le silence est préférable. Encore un concept inconnu à ton cerveau.

   
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Mer 25 Juil - 7:45

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Une fois l'inquiétude passée et qu'il ne va pas mourir étouffé en buvant son thé parce que tu l'as fait rire, un large sourire éclaire ton visage. Ça te donne seulement envie de le faire rigoler plus souvent — la partie où il avale sa gorgée de travers en moins. Tu l'écoutes ensuite décrire rapidement le devoir qu'il avait donné à ses étudiants, rassuré par l'aspect plus théorique que créatif. La seule chose que tu arrives à dessiner, ce sont des stick figures et encore là, tu serais probablement capable de les rater. Tu préfères t'en tenir à la science, c'est moins compliqué.

Tu trouves que c'est une excellente idée, d'en apprendre plus sur les portraits tapissant les murs de l'école, et tu t'apprêtais à lui en faire part. Sauf qu'il se met de nouveau à parler, par respect tu attends patiemment qu'il ait terminé. Ou si on n'a pas pour habitude d'explorer ou de se perdre. Tu hausses un sourcil, alors que ton sourire se crispe légèrement. Tu ne sais pas s'il fait référence à tes péripéties, qui sont à ce stade, connues de tous et tu hoches donc mécaniquement la tête, portant ta tasse à tes lèvres pour boire ton café.

Le problème, c'est qu'il continue. Et tu ne l'arrêtes pas. Même quand tes oreilles sont rouges et que tu sirotes ton breuvage un peu plus bruyamment que d'ordinaire. Tu n'es pas vexé, loin de là, juste terriblement gêné. Puis, quand finalement, Lohann réalise qu'il a en face de lui la personne avec le pire sens de l'orientation du château, qui s'est perdu un nombre incalculable de fois et qui a encore du mal à se situer, il ferme la bouche. Tu inclines la tête, le coin de tes lèvres se relevant de quelques millimètres quand tu poses ta tasse, tes mains nouvellement libres se joignant l'une à l'autre sur la table. Tu le laisses s'agiter quelques instants, l'observant paniquer avant de voler à son secours. «Ça va, tu n'es pas le premier à me faire la remarque.» Tu es le dernier en date en fait. «Et, effectivement, j'ai eu la chance de discuter avec bon nombre d'entre eux. Ils sont fort sympathiques, quand on apprend à les connaître.» Tu ponctues la fin de ta phrase d'un ton plus espiègle.

Étirant le bras, tu attrapes le parchemin trônant sur le sommet de la pile pour lire son contenu. Le Chevalier du Catogan. Un personnage bien haut en couleur, perché sur son poney grassouillet. Tu avais eu l'occasion de passer deux très longues heures avec lui, alors que tu cherchais désespérément à trouver le chemin de ta salle de classe. Un peu bruyant, mais plein de bonne volonté. «Chevalier de la table ronde, Sir Catogan est principalement connu pour son combat épique contre la vouivre de Wye, un dragon qui terrorisait le Sud-ouest de l'Angleterre.» récites-tu, sans lever les yeux du parchemin. «Lors de leur premier affrontement, le dragon dévora le cheval du chevalier, brisa sa baguette magique et fit fondre son épée en crachant un jet de flammes. Il parvint néanmoins à éviter de justesse l'attaque du monstre, bondit sur le dos d'un gros poney et parvint à vaincre la vouivre en lui transperçant la langue de sa baguette cassée, les étincelles provoquées par celle-ci mettant feu aux vapeurs de son estomac.» Tu prends la peine de lire un peu la suite avant de déposer le papier. «Dans l'ensemble, tout est exact et c'est un excellent parchemin. Mais avec un peu plus de recherches, l'étudiant aurait pu découvrir qu'il fut l'un des élèves de Godric Gryffondor et qu'il appartenait à la maison de celui-ci. Et que c'est Merlin lui-même qui l'a appointé chevalier au service d'Arthur.» Connaissant le tableau, tu sais qu'il est plus du genre à ressasser ses exploits qu'à parler de ses années d'études, mais une fois lancé dans un long monologue sur sa personne, on finit par en apprendre beaucoup. «Mais mes connaissances sont malheureusement plutôt vagues, en excluant le chevalier. Je crois qu'il m'a raconté sa vie de long en large, sans me laisser le temps de placer deux mots pour lui dire que j'étais pressé.» Tu pointes du menton le reste des copies. «Je peux ?»

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Lohann S. Hynes
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Ven 3 Aoû - 4:27

Déluge d'insultes dans ton esprit. Ton esprit semblait définitivement te haïr pour cette maladresse qui t'emportait trop souvent, pour ce côté beaucoup trop bavard et enthousiaste qui t'échappais lorsque du parlais avec quelqu'un que tu appréciais. Et ton cœur, lui, il semblait l'apprécier un peu trop. Si bien que tu avais cette horrible impression que l'école entière pouvait l'entendre battre dans un rythme ridiculement anarchique en faisant un son de marteau-piqueur rouillé. Et même si son enthousiasme semble légèrement te rassurer, toi, tu ne te calmes pas pour autant. Si bien que ta main viens tapoter violemment la table jusqu'à trouver l'ouverture de ton paquet de marshmallow pour en sortir deux que tu fourras automatiquement dans ta bouche alors que tu le regardais lire une copie.

Et tu ne t'arrêtais pas. Tu continuais de prendre de la recharge jusqu'à ce qu'il se mette à corriger légèrement les copies. Un raclement de gorge qui se fait entendre, tu souris un peu aux précisions qu'il apporte. Tu le laisses poursuivre alors, rigolant un peu sur la situation qu'il décrit. Situation que tu avais déjà vécu lors de tes années à l'école. Tu te souviens même avoir longuement parlé avec lui, ton livre d'histoire à la main. Dès que tu lui racontais quelque chose à son sujet, il aimait brodé avec et en faire des histoires bien trop grosses qui s'amplifiaient avec le temps. Et au vu de ce que le professeur de biologie te disait, tu n'étais certainement pas le seul à avoir fait ça.

Tu lui fais un signe de la tête positif quand il te demande ton autorisation pour prendre les autres copies et puis finalement tu en prends une aussi de ton côté. Une gorgée de plus de ton thé et voila que finalement, tu pouvais te remettre à parler normalement. « Je pense que si certains n'ont pas vraiment tout préciser, c'est parce que justement on leur apprends que les tableaux ne sont pas les plus...doués pour raconter les histoires, ironiquement. Surtout Sir Catogan pour dire vrai. Dites-lui qu'il se tient à côté d'une pierre et il saura vous raconter toute une histoire aussi épique que grotesque à partir de là. »

Tu lis la copie que tu tiens entre les mains, prenant une autre gorgée en riant un petit peu sur l'ironie de la chose. Le professeur de biologie, célèbre pour son sens de l'orientation, avait un savoir plus avancé sur certains tableaux que certains de tes élèves. « Tu as eu de la chance. On dirait qu'il t'as raconté le bon récit, cette fois-ci. Pour le coup tu pourrais presque me remplacer pour faire le compte rendu des copies face à eux. » Ton sourire s'étire, ton regard s'est levé vers lui et sans t'en rendre compte, tu lui adresses un autre clin d’œil.

Tu reprends alors ta lecture, comme si il ne s'était strictement rien passé. Tu fronces un peu les sourcils en lisant quelques petites erreurs qui finalement te font rire. Sûrement un élève qui s'est fait avoir par ces fameux récits, justement.

« Les tableaux, pour la plus part d'entre eux...ne représentent que la manière dont le peintre les voyait. Ils ne sont pas vraiment des copies conformes et n'ont, à la base en tout cas, pas le savoir de leurs modèle et encore moins des détails sur leur passé. Sir Catogan à appris tout ce que tu viens de dire en écoutant des élèves raconter sa bio' sous son nez. » Et tu étais presque sûr d'en faire partie. Tu n'étais vraiment pas le premier et tu ne seras certainement pas le dernier. C'était un des personnages les plus appréciés de l'école, ironiquement. Sûrement parce qu'il avait un don pour raconter des histoires et qu'il était aussi une bonne excuse pour arriver en retard.

« Mais en tout cas, il s'agit vraiment du devoir le plus simple que je puisse leur faire. Enfin, je pense. A moins que je leur donne un de vos devoirs. Je pense qu'ils seraient tous relativement plus doués que moi pour ça, cela dit. »

Une affirmation complètement correcte. Tu n'étais même pas sûr de savoir de quoi traitait exactement la matière que Aubrey enseignait.

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Aubrey Mackenzie
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Jeu 9 Aoû - 20:48

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À son hochement de tête, tes doigts se referment sur un nouveau parchemin, ramenant celui-ci vers toi pour entamer ta lecture. Cette fois-ci, le tableau est un peu plus obscur. Tapant ta joue de ton index, une mine pensive sur le visage, tu cherches à te remémorer tout ce que tu sais à propos de celui-ci et malheureusement, pas grand chose. Visiblement l'étudiant a eu le même problème que toi et tu sembles de retrouver dans la même impasse que lui. Tu grattes tes souvenirs quelques secondes de plus, mais rien ne te vient à l'esprit et à ton plus grand déplaisir, tu dois t'avouer vaincu par tes maigres connaissances de l'histoire de l'art.

Au moins, les paroles de ton collègue suffisent à faire disparaître ton expression découragée. Elles t'arrachent même un rictus — tu n'as aucun mal à imaginer le chevalier se lancer dans un récit épique pour une broutille pareille. Posant ton menton dans ta main libre, le coude appuyé sur la table pour te soutenir, ton regard dérive de la feuille et son maigre contenu vers Lohann. Tu pourrais même me remplacer. Tu écarquilles légèrement les yeux, pris de court, prêt à ouvrir la bouche pour lui indiquer que tu serais un piètre professeur d'art, mais tes lèvres refusent de coopérer quand il t'adresse de nouveau un clin d'oeil, un sourire éclairant ses traits. Tu te redresses rapidement, adoptant une posture plus rigide — tu serais incapable de te détendre de toute façon. «Certains sujets sont malheureusement trop pointilleux pour mes connaissances...» Ta voix s'est fait plus petite, moins assurée. «Je te laisse le soin de t'occuper de celui-ci.» Tu lui glisses la copie, prêt de la pile où tu hésites à piocher de nouveau. J'ai l'air bête maintenant. J'aimerais l'aider, mais...

Optant finalement pour une gorgée de café, la tension de tes muscles s'effaçant au fil des secondes, tu l'observes à la dérobée. Son expression concentrée laisse place à un rire, probablement dû à ce qui est écrit sur la feuille et toi ? Tu es captivé. Tu as aussi envie de te secouer, de te remettre au travail et effacer ton air de bienheureux, mais c'est plus fort que toi. Et quand il s'adresse de nouveau à ta personne, tu manques d'échapper ta tasse sous le coup de la surprise. Point positif, tu ne ressembles plus à une lycéenne en train de rougir, mais à un sombre idiot incapable d'interagir correctement avec d'autres humains. «Ravi de ne pas m'être fourvoyé dans mes propos.» Ça aurait pu être gênant. Sa remarque concernant ta matière te fait hausser les épaules, plus détendu que tu ne l'étais quelques minutes auparavant. «C'est surtout théorique. Je n'ai pas de devoir pratique à donner, simplement parce que ce serait trop dangereux ou trop salissant. Et puis, disons que je préfère avoir mes étudiants sous surveillance lorsqu'ils sont en train de disséquer l'estomac d'un dragon.» Tu te mordilles l'intérieur de la joue en te rappelant que, malheureusement, ce n'est pas tout le monde qui apprécie ce genre de propos, encore moins lorsque midi arrive à grands pas. «Excuse moi, c'est bientôt l'heure du repas et ça n'a pas dû t'évoquer une image très... appétissante.»

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Lohann S. Hynes
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Sam 11 Aoû - 22:55

Tu l'écoutes parler tout en tentant de rester le regard bloqué sur tes copies. Ta main de nouveau en train de se faufiler dans le paquet de guimauve qui avait déjà dangereusement diminué de volume, tu en sors une que tu ne fourres pas aussitôt dans ta bouche mais plutôt te voila à t'amuser avec tes doigts et à la torturer un peu. Appuyant dessus, attendant qu'elle reprenne sa forme de base. Tu n'avais même pas vraiment entendu sa voix se faire la malle en douce. Tu prends rapidement des notes sur une feuille à part sur les remarques que tu avais à faire sur la copie qui était sous ton nez avant de passer à une autre.

Puis finalement, te voila coupé dans ton élan alors qu'il te réponds sur sa matière et alors que tu avales de nouveau une gorgée de thé. Tu déglutis bruyamment sur la fin de sa phrase. Disséquer un estomac de dragon. Ah...tu n'en avais jamais vu et tu maudissais terriblement ton imagination pour avoir su te donner une image en tête. Et étrangement, tu priais pour qu'elle soit erronée. Que l'estomac ne soit que paillettes et arc-en-ciel. Ah le doux rêve.

Et il n'avait même pas attendu de voir ta grimace pour aussitôt s'excuser d'avoir été jusqu'à rentrer dans le vif du sujet.

« Tu auras donc mon manque de fer et de vitamines sur la conscience. Mon cerveau à imaginé des détails qui vont me virer toute envie d'avaler un quelconque morceau de viande pour les prochains jours. »

Tu sonnais comme si tu blaguais mais dans le fond tu savais pertinemment que ce n'était pas une blague du tout, les trucs comme ça, tu n'avais jamais vraiment eu l'occasion d'en voir et pour les récits que tu en entendais ça n'avait jamais vraiment eu quoi que ce soit de super glorieux dans ton esprit. Alors tu as toujours imaginé le pire. Surtout que pour le coup, tu l'avais bien imaginé à la taille bien adéquate pour un dragon. Alala...plus de viande pendant un temps. C'était foutu. Tu regardes rapidement l'heure sur l'horloge accrochée au mur et tu soupires avec exagération, vous alliez bientôt entendre l'heure sonner dans toute l'école et il faudrait abandonner toute idée de continuer à corriger les copies. Te balançant alors sur la chaise pour te repositionner d'une manière assez atypique, tu étais désormais assis en tailleur sur ta chaise, une de ces positions que tu adoptais quand tu étais finalement concentré et déterminé, comme si être assis d'une manière différente allait aider ton cerveau.

Tu rédigeais alors rapidement des commentaires à côté des fiches, des commentaires qui ressemblaient plus à des gribouillis, une espèce de langage inconnu. Et tu continuais jusqu'à ce que tu sois finalement sorti de ta phase par la sonnette, laissant un grognement qui n'avait pas grand chose d'humain sortir de ta bouche alors que ta tête venait s'abattre lamentablement contre la table. Et tu restes comme ça pendant quelques secondes avant que ton estomac -ironiquement- ne vienne briser le silence que tu avais laissé s'installer. « Juste à temps pour remémorer le thème abordé plus tôt. » Tu savais que tu pouvais toujours compter sur lui.

Tu te lèves alors te ta chaise, regardant finalement le professeur de biologie avec ton éternel sourire. « On y va ? Je...finirai ça ce soir...ou demain matin. » Ou peut-être demain. Mais ça, tu ne l'avais pas précisé alors que tu reconstituais un tas faussement correct avec les copies qui retournèrent finalement dans ta petite pochette abîmée par les ans.
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Aubrey Mackenzie
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Re: Bang bang • ft. Aubrey Dim 12 Aoû - 5:50

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Tu as tout le loisir de voir son visage souriant se décomposer puis adopter un air franchement dégoûté et tu te maudis d'avoir parlé trop vite. T'excusant de nouveau, tu ne sais pas trop quoi dire pour le soulager de l'image qui lui est probablement apparue à l'esprit. Lorsqu'il déclare que tu aurais sur ta conscience l'insuffisance nutritionnelle que tes paroles allaient engendrer, tu esquisses un sourire amusé. «Je me porte garant de ton manque de vitamines, mais si ça peut te rassurer, je suis convaincu qu'il y aura d'autres options au menu pour remplacer la viande.» Si tu avais du courage, tu aurais ponctué ta phrase de l'un de ces clins d'oeil qu'il semblait affectionner, mais tu n'en as pas. Ta bravoure s'est fait la malle il y a belle lurette et tu te contentes d'étirer un peu plus les lèvres.

Puis il retourne à ses copies, s'y concentrant avec une ardeur renouvelée. Le sac de guimauve est désormais sauf, son tortionnaire étant trop occupé à gribouiller quelques notes sur ses parchemins, le tout assis dans une position un poil atypique. Tu retiens un rire, ne souhaitant pas le déranger et tires donc ton téléphone de ta poche pour t'occuper en silence. Tu survoles rapidement les mails que tu as reçus, les triant en ordre de priorité — ceux du ministère et de Sainte-Mangouste, puis le spam qui s'accumule. Mais ça ne prend que quelques minutes, ces histoires d'adulte responsable et tu te résous à ouvrir l'un des (trop) nombreux jeux qui occupent une trop grande partie de ton appareil, gracieuseté de ton neveu.

C'est donc en étant particulièrement absorbé par les dialogues du hibou — que tu n'es pas absolument en train de skip en appuyant frénétiquement sur ton écran pour le faire taire, que la cloche annonçant la fin des cours et le repas retentit. Ça te fait appuyer sur le mauvais bouton, celui qui te demandait si tu avais compris. Tu fixes les pixels, un soupir menaçant de s'extirper de ta gorge et tu fermes l'application. Quand tu lèves les yeux, tu peux voir Lohann, face contre le bureau. «Encore désolé, mais si je peux me permettre, ton estomac semble être... particulièrement emballé à l'idée de se mettre un truc sous la dent.» Tu te lèves à sa suite, attrapant vos tasses respectives pour les porter dans l'évier. «Plus tôt c'est terminé, plus tôt tu peux profiter.» Boutade un brin railleuse qui ne se veut ni mesquine, ni moralisatrice. «Tu peux partir tout de suite, je vais nettoyer ça et je te rejoins ensuite.»

Ce n'est que lorsque tu es parfaitement sûr qu'il est loin de la salle des enseignants que tu portes tes mains à ton visage, tes joues enflammées contrastant vivement avec la froideur de tes paumes. Tu t'es pris une porte en pleine figure, a rigolé ouvertement quand il s'est presque étalé au sol en voulant te porter secours, n'a pas pu t'empêcher de frimer devant lui pas une, mais deux fois et cerise sur le gâteau, le dégoûter en parlant d'estomac de dragon. Et malgré tout ça, toutes tes conneries, il t'a complimenté. Tu te pincerais bien pour voir si c'est un rêve, mais tu ne veux pas le faire attendre et tu te dépêches de rendre à la porcelaine leur propreté, te précipitant ensuite dans le couloir avec tes documents sous le bras.

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