Secret doors ••• Beckett Campbell

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Bertram Godfrey
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Secret doors ••• Beckett Campbell Sam 28 Juil - 14:44

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Beckett s’enfonce dans l’obscurité humide des cachots qu’il connaît comme sa poche. Moi, je le suis de près, en silence. Je ne parle pas beaucoup, à vrai dire, je compte mes pas. Pratique si je voulais pouvoir retrouver cette trappe sans mon complice. Je me fais discret à passer derrière les piliers lugubres, il ne manquerait plus qu’on se fasse attraper par un(e) préfèt(e) un peu trop zélé. L’heure du couvre-feu n’était plus très loin après tout. Mon regard distrait s’attarde un instant sur cette arcade, là où je l’avais tiré pour lui dire avec beaucoup de mots inutiles que….que quoi ? Que je n’étais pas indifférent à son sort. Que je m’étais attaché à cet idiot au sourire malicieux.

Je me souviens de ce que j’ai ressenti cette nuit-là. De la promesse que je m’étais faîte aussi, l’avais-je tenue ? Je lui lance un bref regard avant de baisser les yeux et de prendre soudainement conscience que ma main se balance au rythme de mes pas, juste à côté de la sienne. Il suffirait de si peu pour qu’elles se touchent. Et juste d’un peu plus, pour que dans un élan, je le repousse contre cette même arcade et…. et quoi ?. Il s’était laissé faire ce soir là - je me demande bien pourquoi.

Parce que c’est un idiot ?

Un idiot qui n’a jamais de plans !

La preuve, j’avais bien l’impression qu’il ne savait plus où il allait.  Mais je n’avais pas de meilleure idée donc, je le suivais. Parce qu’on était amis et tant pis si on ne trouvait rien où si la trappe n’existait plus.

Une fois éloigné de ce que j’estimais être la salle commune des vipères, j’éclaire ma baguette d’un lumos. Ce n’était pas avec la faible lueur dansante de ces flammes magiques qu’on allait pouvoir faire la différence entre une vieille dalle usée et une trappe ! J’éclaire un instant les plafonds, je me demande si le croque-mitaine va se montrer. J’ose lui souffler, pas vraiment à voix basse, mais avec un volume modéré histoire de ne pas réveiller...ce qui pourrait dormir à cette heure dans les cachots.

C’est encore loin ? A quoi elle ressemble cette trappe ?



En bois, en métal ? Je ne sais pas peut-être que les détails étaient importants. Si elle avait l’air neuve, il ne s’agissait certainement pas d’une passage secret. Et alors que j’en suis à 92 pas, il m’appelle. Elle existe, elle est bien là.

Génial !



Les flammes se reflètent brièvement dans mon regard. Quelque chose de nouveau...d’inconnu. Je m’empresse de déposer ma baguette et mon sac au sol pour l’aider à la soulever, c’est qu’elle n’est pas légère cette trappe.  A l’intérieur tout est noir, même lorsque je l’éclaire du faisceau de ma baguette. Aucune odeur particulière n’en émane : au moins, on a pas découvert la fosse septique de Poudlard.

....Tu vois quelque chose ?



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Beckett Campbell
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Dim 29 Juil - 0:45

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub


Leur exploration était bien silencieuse ! Est-ce que c'était la manière naturelle d'agir de Bertram ? Serait-il en réalité taciturne ? D4rk ? En tout cas, cela ne gênait pas l'islandais, avançant comme si les sous sols lui appartenaient, sans craindre une quelconque menace. Misa ou serait-ce une autre créature ne lui faisait pas peur, loin de là. Cette fois il avait même pris sa baguette avec, alors forcément, il était prêt à toute éventualité !
Malgré sa nonchalance, Beckett jetait parfois un coup d'oeil par dessus son épaule pour vérifier qu'il suivait bel et bien. Il avait l'air bien rêveur, à fixer ainsi les murs...

Tiens, il réalisait seulement que Bertram lui avait avoué qu'il était gay et que cela n'expliquait en rien ses cheveux longs. Mais alors, pourquoi avoir les cheveux aussi longs ?!
Beck plissa légèrement les yeux, fixant sa crinière et ne remarquant même pas que son regard croisait le sien, perdu dans d'intenses réflexions. Etait-ce pour la beauté du hairflip ? Parce que cela tenait chaud en hiver ? Par manque de moyens ? Se couper les cheveux, quand on les a long, c'est un budget après tout... Mais il a de l'argent. Cela se voit aux nombreux pulls moches qu'il possédait.
Étrange.
Beck profite d'un passage près de leur dortoir pour y faire un bref crochet et lâcher Hal dans la salle commune, avant de courir rejoindre Bertram. Pas de furet aux bains, sans façon ! Préservons les yeux de Hal de la suite de la soirée.

Bertram sort sa baguette, ainsi qu'un Lumos. Pratique. Beckett garde la sienne rangée et continue de s'avancer dans les couloirs du sous-sols, bien moins inquiet.

- A une trappe. Sur le sol.

Sa réponse fut accompagnée d'un haussement d'épaules. Il n'avait pas plus d'informations que lui ! Beck prend un peu d'avance, s'impatientant. Il n'avait pas signé pour une balade, mais un bain !
Et plus loin, au sol, un carré plus foncé se distinguait, en bois. Il s'y précipita, avant d'appeler son compagnon d'aventure. C'était la première trappe depuis le début de leur exploration, cela devait être celle là, à coup sûr ! L'islandais s'empresse de soulever la trappe, sans succès. Elle est plus lourd que prévu.
Avec l'aide de Bertram, ils parviennent finalement à l'ouvrir, découvrant... Rien. Beckett ne voyait rien. Même éclairée, elle semblait donné sur un vide absolu. Le jeune garçon leva ses yeux vers le Serdaigle à sa question stupide; non, il ne voyait rien, et il devait arrêter de lui poser des questions auxquelles il ne pouvait répondre !
Détournant le regard, il semblait pensif, et plongea rapidement une main dans une poche pour attraper une pièce. Puis il se figea, le regard fixé sur le sac de Bertram.
Il était pas riche lui, Bertram, par contre...
Beckett lacha sa piège pour se ruer sans prévenir vers le sac, plongeant sa main dedans et remuer jusqu'à trouver une pièce, qu'il lança dans la trappe. Un bruit s'en échappa, un bruit d'eau.

- Nager pour prendre un bain. Super.

Beck soupira, avant de se jeter à l'eau. Froid. C'était froid, et l’atterrissage digne d'un plat sur la surface de l'eau. Il remonta à la surface, reprit sa respiration et leva les yeux vers la trappe, dégageant son visage d'un coup de main des cheveux lui barrant la vue.

- Ce n'est pas le bain des préfets ! Ni les égouts...


Merci  captaine Obvious. Ce dernier sortit finalement sa baguette et formula un 'lumos' des familles. Rien, pas d'issue visible...

- Helvitìs... Si c'est un cul de sac, je... Je boude.


Comme d'habitude.
Beckett plongea alors cherchant en profondeur. Rien ne semblait arrêter sa progression. Alors, il ne s'arrêta pas. La lueur de sa baguette disparaissait sous l'eau alors qu'il s'enfonçait, sans voir où il allait véritablement. L'apnée n'était pas son fort, il essayait de faire vite. Et au bout de quelques brassées, il repéra une lueur à la surface. Beckett se hâta de la rejoindre, manquant d'air, avalant de l'eau alors qu'il en sortait à peine la tête. Crachant et luttant pour reprendre son souffle, il s'avança maladroitement vers le feu ensorcelé. Faire demi tour et prévenir Bertram ? Hors de question ! Il était pas plongeur ! Une fois par soir, mais pas deux !

- Toujours... Pas une salle de bain.


Une grotte, rien que cela...
Il se hissa sur un rocher, dos au feu magique, guettant l'arrivée de son compagnon d'aventure.

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Dim 29 Juil - 18:28

Secret door

Unlock the heavens in my mind

Penchés sur l’abysse, les ténèbres dissimulent les secrets du château...mais plus pour longtemps. Il y avait plusieurs façons de déterminer ce qui se trouvait là dessous - des  sorts lancés comme des fusées éclairantes aux noises lancées pour déterminer la distance. Mon camarade s’agite et me devance avant de se jeter sur mon sac. Le temps de réaliser ce qu’il est en train de faire et je le tire par le bras.

Hey, ne fouille pas dans mes affaires !



Mais il avait déjà trouvé ce qu’il cherchait. Je lui lance un regard noir, serrant mon sac contre moi. Pour qui il se prenait à fouiller délibérément dans les affaires des autres ?! Je garde le silence alors qu’il jette des pièces qui s’écrasent avec un plouf un peu plus loin. Je réplique d’un ton sec et mauvais :

Tsss...T’aurais pu demander au lieu de te servir.



Je lui aurai gracieusement donné ce qu’il voulait - s’il m’en avait laissé l’occasion. C’était extrêmement malpoli. Je suis quelqu’un de réservé. Je déteste qu’on vienne mettre ses sales pattes dans mes affaires, dans mes secrets. Le serpentard ne prenait même pas le temps de s’excuser  - mot absent de son vocabulaire. Il fallait donc plonger ? J’en profite pour lancer un impervius sur mon sac. Il préférait s’élancer dans le vide, devant mes yeux ébahis. Mais ça lui arrivait de réfléchir deux secondes ?!

Beckett !  



Sa voix résonne dans ce qui semble être une sorte de réservoir.

- Ce n'est pas le bain des préfets ! Ni les égouts...

Je pousse un soupir de soulagement en entendant sa voix. Au fond de la trappe j’aperçois la lumière de sa baguette mais pas son visage. En effet, on savait qu’il y avait du liquide là dedans mais on ignorait lequel. Ca aurait pu être rempli en intégralité de mucus de veracrasse ou d’acide ! Apparemment ça semble être un cul-de-sac. Cruelle déception...

T’en fais pas, je vais t’envoyer une corde pour remonter.



Mais avant que je ne puisse lancer la moindre incantation, la lumière disparaît.

Beckett  ? Est-ce que tout va bien là-dessous ?  …..BECKETT ? REPONDS ! ...C’est pas drôle...



Je commence à m’inquiéter. Est-ce qu’il aurait pu se noyer ? Qu’est-ce qui se cachait au juste dans ce bassin ? Je lance quelque sort lumineux mais ne distingue rien. Pas de lumière. Pas de Beckett. Perdus dans de morbides probabilité je réalise que s’il n’est pas déjà remonté - sa vie est clairement en danger.  Mon sang se glace dans mes veines. Qu’est ce que je devrais faire ? Chercher de l’aide ? Pas le temps. Pris de panique, je prends mes affaires et plonge dans l’obscurité. L’eau glacée me transperce alors que je me dépêche de remonter à la surface. J’entends la trappe se refermer au dessus de moi. Un problème à la fois, ce n’est pas le plus urgent. Mon lumos maxima éclaire l’entièreté du réservoir révélant que je suis seul du moins en surface.

Il n’est pas là. Il n’est pas là. Il n’est pas là.Où est-il ?
Le poids de mes vêtements mouillés m’attire vers le fond. Respire, Bertram. Réfléchis. Mais mon cerveau répète la même chose : Il n’est pas là. Vite, fais quelque chose ! Ca ne sert à rien de paniquer. Qu’est ce qui serait utile en revanche ? Le maléfice de tête-en-bulle. L’incantation prononcée à la hâte enveloppe ma tête d’une bulle d’air protectrice alors que je plonge dans les profondeurs, que je m’agite frénétiquement et tourne sur soi-même pour retrouver mon compagnon. Je ne vois rien. Même pas un corps qui dérive. Pas même une créature. Qu’est-ce que ça pouvait bien dire ?!!

C’est là que je le vois. Le réservoir est plus grand que je ne le pensais. Il y a une sorte de passage. Armé de ma baguette, je nage avec espoir vers le boyau et remonte à la surface. La bulle éclate au contact de l’air et qui est-ce que je vois, bien tranquille, en train de chill sur un morceau de rocher ? Beckett Campbell. Un soupir de soulagement traverse mes lèvres. Mais mon coeur continue de battre dans un poitrine comme un marteau-piqueur.

…. Par Merlin….tu vas bien….



Et dans les quelques secondes nécessaires pour reprendre mon souffle, je réalise un certain nombre de choses. Qu’il attendait comme un con pendant que je paniquais. Qu’il n’avait pas pris la peine de retraverser pour me prévenir. Qu’il m’avait abandonné, laissé derrière. J’avance vers lui, mes vêtements lourds et humides, avec mes chaussures en toile qui font squish squish.

Ca n’avait pas d’importance qu’il avait l’air mignon une fois trempé. J’étais fâché. Je fonce vers lui, pour le pousser violemment en utilisant mes deux mains.

WHAT THE FUCK, BECKETT ?  



Il n’y a plus de ton doux et mielleux. Rien que de la colère. Une voix qui crie. Je le pousse encore, le toisant d’un regard furibond avant d’expliquer le fond de ma pensée. Il voulait de la sincérité ? J’étais sincèrement furax. Et je ponctuais chacune de mes phrases en le repoussant de mes paumes à défaut de le frapper.

J’ai cru que tu t’étais noyé !! Ou tu t’étais fait avalé par….je ne sais pas, une sorte de vers géant mangeur d’idiots !! J’avais peur ! Putain ! Crétin ! T’aurais pu me le dire -



En colère, vexé, ça oui je l’étais. D’abord les remarques sarcastiques, ensuite il se permettait de fouiller et maintenant ça ? Ma patience avait des limites. L’absence d’issue m’empêchait de partir,c’est vrai. Et avec chaque phrase, chaque insulte, chaque bousculade ma colère s’essouffle un peu.  Je n’ai pas envie d’être émotif, je n’aime pas ça. Je n’aime pas ce que ça me fait. Ce que ça dit sur moi. Car les émotions peuvent être plus révélatrices, plus assourdissantes que tous les mots.

Ne refais jamais ça.



C’est sur un ton mesuré mais sérieux que tombe l’avertissement. D’un geste, j’écarte les mèches humides qui me colle sur le front, j’ajuste la sangle de mon sac. Mes pas rapides se dirigent alors tout droit vers l’aventure. Squish-squish-squish

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Dim 29 Juil - 19:53

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub


Il avait le temps de contempler l'eau, le feu magique, ranger sa baguette et ramener ses genoux près de lui en attendant que Bertram ne revienne. Qu'est-ce qui pouvait bien lui prendre aussi longtemps ?! Il avait peut de se jeter à l'eau ?

Le voilà finalement, sortant sa tête de l'eau.
Oui, il allait parfaitement bien !
L'islandais sourit alors que son compagnon se rapproche, ignorant les tourments par lesquels Bertram étaient passé avant de le rejoindre.
Son sourire s'élargit alors que son compagnon trainait ses vêtements trempés avec lui, dans un merveilleux bruits de vieilles semelles gorgées d'eau. Il se redressa, prêt à lui faire une remarque sur son air distingué, mais avant même qu'il ne puisse ouvrir la bouche, il fut projeté en arrière. Beck se rattrapa de justesse, à l'aide de quelques pas. Son sourire avait disparu, ses yeux se levèrent bien vite vers Bertram, déconcerté. Voilà qu'on l'engueulait. Cela résonnait, même.
Il était réduit au silence par la colère de son partenaire, qui continuait de le pousser. La surprise l'empêchait de réagir, le fixant comme l'ahuri qu'il est. Blême et ébranlé, il recule à chaque coup, ne détachant pas son regard de lui. Rien que le voir, et sentir ses coups auraient suffit pour comprendre. Lui qui voulait voir le vrai visage de Bertram Godfrey, il avait l'occasion de le voir déformé par la colère. Une vraie claque. Elle se finit sur un réprimande, et Bertram s'en va.
Beck, encore secoué, restait sur place encore un moment avant de le suivre comme un gamin qui venait de se faire passé un savon et qui aurait aussi frôlé la catastrophe. Jamais il ne se serait attendu à se faire remettre à la place de la sorte par l'intello de la classe. Il n'entendait même pas leurs chaussures couinantes, ses oreilles bourdonnant encore de tous ces sermons.

Il le suivait depuis un moment sans rien dire, se remettant doucement de cette agression, songeant au début d'aventure qui, après réflexion, s'apparentait à un faux départ; il avait agi égoïstement, depuis le début, se précipitant sans se soucier de son fameux acolyte. C'est vrai qu'il aurait pu se faire manger par un truc... Ou carrément se noyer, il n'était pas passé loin de ce cas de figure ! Le Serdaigle aurait pu lui en vouloir pour avoir volé ses sous mais son inquiétude surpassait visiblement cette rancœur là.
Ce genre de débordement, Beckett les comprenait mieux que les mots. Lui même s'emportait pour les sujets qu'il trouve important. Plus cela lui tenait à cœur, plus la violence de ses discours et ses gestes.
Et il avait été violemment bousculé par Bertram. Ce qui rejoignait cette discussion à l'écart, aux sous-sols, le soir du couvre feu.

- Désolé... Je ne voulais pas t'inquiéter. Je ne le referai plus. C'était stupide...

Stupide était comme un langage qu'il parlait couramment. Le Serdaigle n'était pas à l'abri d'une autre catastrophe provoquée par Beckett, il le savait bien. Mais pas pour ce soir.
Il se terra une fois de plus dans le silence, ne sachant quoi dire de plus. Et pour une fois, cela le gênait, ce silence. La soirée avait changé d'ambiance suite à cette douche froide. Beck n'avait même pas son rat en tube pour s'occuper l'esprit, et les mains.

- C'est ton tour, d'ailleurs.


Il ignorait si c'était son tour ou non.
Peut-être qu'il n'était pas d'humeur pour reprendre le jeu. Mais au moins, il comblait le vide, pour la première fois.

- Je...

Hm. Un couloir, pour faire une action, ce n'était pas vraiment top. Puis il allait forcément se prendre des représailles.

- Je choisis vérité.

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Bertram Godfrey
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Lun 30 Juil - 13:48

Secret doors

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Vous savez ce qui est pire que de marcher avec des chaussettes mouillées dans des chaussures mouillées ? Le faire dans un couloir sombre, avec votre crétin de compère qui a l’art de vous mettre en rogne. Ca c’est pire. Ca donne de furieux squish-squish-squish un peu ridicules.

Mais Bertram Godfrey ne s’énerve pas, c’est ce que tout le monde vous dira. Il ravale sa colère et sa frustration derrière un sourire alors qu’il courbe l’échine. Non, Bertram Godfrey ne se met jamais en colère, il saccage tout à l’intérieur. Et pourtant, c’était avec une facilité déconcertante que ces mots tranchants avaient traversés mes lèvres. Que mes gestes avaient refleté ma pensée. Ce n’était pas l’euphorie, loin de là, plutôt le malaise alors que j’essayais de me convaincre que ça m’était égal que Beckett puisse me détester. J’étais seul, je l’avais toujours été et je n’avais besoin de personne. Je pouvais la finir seul, cette Bucket List, n’est-ce pas ?

Mon esprit tordu et blessé contemple la vengeance. Si je disparaissais soudainement, dans des circonstances dangereuses, est-ce qu’il en aurait quelque chose à faire ? Si je le laissais me dépasser, remarquerait-il si je m’arrêtais dans le noir ? Si je fuyais ? Il hausserait probablement les épaules et poursuivrait son chemin. Me dirait de retourner me cacher dans ma chambre. L’idée de vengeance ouvrait une blessure plus profonde encore par la simple conviction que j’étais incapable de l’accomplir.

Je jette un oeil en arrière, il me suit. Ce n’est pas comme s’il avait le choix. De ma baguette j’éclaire les parois de ce tunnel. Peut-être qu’il y avait des pièges, il était préférable d’être prudent. Sa voix résonne dans le couloir :

Désolé... Je ne voulais pas t'inquiéter. Je ne le referai plus. C'était stupide...

Je m’arrête net, comme le couinement ridicule de mes chaussures. Vraiment ? Il s’excusait ? C’est qu’il allait neiger en plein moi de Mai ! Et puis je me souvenais de ma promesse. Même si, là, tout de suite, je n’avais vraiment pas envie de l’honorer. Ne pas le faire se sentir rejeté. Et bien, lui ne se gênait pas !  Je me tourne vers lui, attendant qu’il me rejoigne pour clarifier quelque chose d’un ton un peu sec:

M’inquiéter ? Je m’inquiète pour mes résultats après les examens. Je m’inquiète quand....je lis des articles sur l’environnement . Quand mon ami disparaît dans des eaux sombres, je ne m’inquiète pas. J’ai peur



Je panique.

Je n’ai jamais dit que je m’inquiétais, n’est-ce pas ? Parfois, les mots étaient importants. Je l’observe un peu en silence. Il a l’air sincèrement embêté. Penaud, même. Comme un enfant qu’on vient d’enguirlander et qui allait se tenir à carreaux. Ce n’est pas juste. Pourquoi est-ce qu’il avait l’air si mignon, trempé et désemparé ? Comme un chiot sous la pluie.

Il essaie vraiment de faire des efforts...

Mais d’un autre côté, s’il fallait que je m’énerve pour qu’il me respecte...je n’étais certainement pas au bout de mes peines. Je pousse un soupir avant de m’arrêter à nouveau? Je marque une pause avant de lui dire d’un ton plus amical :

Désolé de t’avoir poussé.



Mais pas désolé de l’avoir engueulé, ça il le méritait. Mais voilà j’avais fait ma part du marché. Même si je restais méfiant à son égard, c’était difficile de rester fâché avec lui. Il aborde le jeu pour combler le silence.

Vraiment ? Je suis presque sûr que c’était l’inverse. Mais si tu insistes



Presque sûr. Il me semblait me souvenir qu’il avait répondu à mes questions en dernier. Mais avec ce tumulte d’évènements, je n’étais pas sûr à 100%.  
En silence, je lance des simulations dans ma tête.

Pourquoi est-ce tu fais des trucs aussi débiles ? - Parce que j’en ai envie. Pour l’amour du risque.
Beckett n’était pas du genre à réfléchir plus que ça sur ses motivations, ça je le savais.
Pourquoi devrais-je te pardonner ? - Parce que je me suis excusé and on est amis
Il n’était pas le seul à avoir des choses à se reprocher au niveau de son comportement - je n’étais pas le meilleur ami du monde loin de là.

Vérité : qu’est-ce qui ne va pas avec tes parents ?



Ce jeu est censé forcer quelqu’un à parler de choses dont il n’a pas envie, non ? Et mon but c’était d’essayer de comprendre comment il fonctionnait.

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Mer 1 Aoû - 23:03

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Beckett ralentissait, au fur et à mesure qu'il s'approchait de Bertram. Ce dernier s'était arrêté brusque quand il s'est excusé, et cela ne lui présageait rien de bon. Comme s'il attendait qu'il soit assez proche pour le gifler, quelque chose du genre...
C'était drôle : Bertram, lui mettre une claque ! Impensable, et pourtant !
Il ne fait que parler, heureusement.
Et Beckett essaie vainement de retenir son sourire; il avait peur pour lui ! Il l'avait dit lui même ! Ce rictus s'effaça plus facilement que prévu en se rappelant que faire peur à un ami était loin d'être une bonne chose.
Voilà qu'à son tour, son compagnon s'excuse.

- Oh, c'était chouette.


L'islandais en avait retenu un bon souvenir, oui. Le message était passé, physiquement. C'était son genre de langage de toute façon, Finn peut en attester ! Il n'y avait pas plus simple que le langage corporel. Universel, il ne trompe pas autant que les mots.

Et le jeu revenait, garantissait le retour d'une ambiance plus agréable !
Beckett baissa les yeux, se renfrognant légèrement rien que quand il mentionna ses parents. Chaque gamin devait avoir un soucis avec eux non ? Par où commencer ?

- Maman a disparu et c'est pour ça que je suis un jeune délinquant. Enfin, c'est ce que mon père dit.

C'était son excuse, à chaque fois. Non mais vous savez, c'est dur pour un gamin de grandir sans mère !
La bonne excuse pour se déresponsabiliser.

- Oh, quand je dis "disparu", elle s'est juste tirée avec un autre homme. Il y a dix ans.

Rien de dramatique dans son passé, loin de là.
Beckett prit une légère pause, marchant en fixant le sol, en laissant ses doigts glisser le long de la paroi du couloir. Il se posait toujours autant de question que ce jour là. Est-ce qu'il lui manquait ? Était-elle si malheureuse avec eux ? Avait-elle refusé la garde de son fils pour cette histoire de magie ? Des questions que même lui n'osait pas demandé, quand il avait l'honneur de l'avoir au téléphone.

- ... Elle a disparu.

C'était comme si, au final. Si peu de contact, on ne pouvait affirmer qu'elle faisait encore partie de la famille.
De nouvelles secondes sans paroles. Beck aurait bien enchainé illico, mais c'était dur. Son regard restait accroché au sol. Il y avait bien d'autres choses qui n'allaient pas avec ses parents à dire.

- Et mon père l'aime encore. Autant qu'il aime boire pour oublier. Il travaille beaucoup, à part ça.

C'était la manière la plus brève de dire les choses. Les moindres inconvénients étaient prétexte à décapsuler une nouvelle bouteille : les souvenirs, les impôts, les bêtises de son fils... Il était à la limite de l'ivrogne, gardant un quota de sobriété relativement acceptable : environ 55% sur la semaine, surtout le jour, quand il travaille.
Bertram Godfrey n'allait pas échapper à la question qui fâche ! Bien que le Serpentard aurait voulu allégé l'atmosphère en demandant le parfum de glace qu'il préférait, il ne voulait pas être le seul à se sentir vulnérable...

- Et toi ? Ta mère ? C'est quoi le soucis ?

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Jeu 2 Aoû - 19:33

Secret doors

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-Chouette ?! Ce n’était pas censé être chouette ! Alors Beckett aimait se faire bousculer ? Ca expliquerait pas mal de choses, notamment sa tendance à se lancer dans des bagarres…un petit côté masochiste, peut-être ? Je m’en souviendrai.

Je profite de ses excuses pour oser poser une des nombreuses questions qui me brûlait les lèvres. Une dont je ne pouvais pas prédire la réponse et qui était d’une importance capitale. Et même si ses épaules se referme et que son regard m’évite, il parle. Pendu à ses paroles, il se lance dans ces petites histoires. Peu de mots, peu d’explication, juste ce qui est nécessaire pour reconstruire le puzzle.

Disparu..drôle de choix de mot.

Est-ce que cela reflétait quelque chose ? Partie en laissant son fils de 8 ans derrière. Abandonné avec un père inepte aux tendances alcooliques. Mes lèvres s’écartent, hésitent et se referment.

Beckett…

J’ai la furieuse envie de l’attraper par la manche -non - la main. De le serrer dans mes bras. De lui dire qu’on est presque pareil, lui et moi.
Mais je continue de marcher, restant simplement à ses côtés.

Les pièces assemblées, le puzzle commence à prendre une nouvelle signification. Une peinture plus complète de qui est Beckett Campbell. Et dans cette histoire triste mais bel et bien ordinaire, je commençais à comprendre certains comportements. Qu’est ce que je pouvais bien lui dire ? Désolé d’avoir posé la question ? Si j’étais à sa place, je ne tolérerai pas la moindre pitié. Le serpentard n’avait pas l’air blessé par tout ça, il n’aimait pas en parler mais...il agissait comme si cela ne l’influençait en rien. Pas de blessures.

Rien de tout ça n’est de ta faute, tu le sais ?



Il y avait une grande différence entre savoir quelque chose dans sa tête et dans son coeur. Et puis sa mère qui l’avait complètement abandonné…à sa place je m’en voudrais.

La question se retourne contre moi, parfait exemple de justice divine. Je pousse un soupir et me résigne avec une grimace de contrainte.

Ce que je vais te dire… je ne l’ai jamais dit à personne. Alors...je te fais confiance pour le garder pour toi.



Contrat explicite cette fois-ci, pas que je doute de ses motivations mais je devais souligner l’importance de ce que je m’apprêtais à lui révéler. Je lui lance un regard sérieux, histoire qu’il comprenne bien. Je baisse la tête, soudainement conscient de la difficulté à articuler mes pensées, mes émotions, les faits et la façon dont ils s’entrelacent. Quand il le fait ça paraît si simple. Mes lèvres se retroussent et j’inspire avant de me lancer. Me jeter dans un réservoir d’eau glacée est plus facile que ça.  

Le problème avec ma mère c’est que ….et bien... j’essaie de me faire mon mieux, tout le temps mais...j’ai quand même l’impression d’être…une nuisance. Comme si ça la dérangeait que je sois là.  



Elle travaillait tout le temps. Lorsque j’étais petit, je vivais principalement chez mes grands-parents parce qu’elle ne pouvait pas s’occuper de moi. Je la voyais le week-end. Il me semble...qu’elle était heureuse de me voir. En tout cas, moi je l’étais. Et puis j’avais grandi, j’étais entré à Poudlard et même si je la voyais deux mois par an, j’avais toujours l’impression d’être dans son chemin.

Et quelque part au fond de moi, ça gronde. Je ne l’ai jamais empêché de faire quoi que ce soit ! Toujours sage, toujours bon...pour elle. Par Merlin, elle est à la tête de son département ! Si ça ce n’est pas une preuve !!!

Mai voilà, je n’ai pas envie d’être le fils qui entrave la carrière de sa mère en se plaignant qu’elle n’est jamais là.

Et puis...elle refuse de me dire qui est mon père. A chaque fois on se dispute. Je ne sais rien de lui, rien du tout.



Ce morceau d’information n’était pas vraiment nécessaire. Ce n’était pas couvert par sa question. Et pourtant ...je voulais qu’il le sache. Ce trou dans mon arbre généalogique qui me rendait fou. Ou bien était-ce une excuse ?

Et c’est ce que je ne comprends pas, tu vois ? Si elle ne voulait pas de moi, pourquoi est-ce qu’elle m’a gardé ? Ca n’a pas de sens.  



Parce que c’était trop tard pour changer d’avis ? Je ne sais pas. Aurait-elle été plus heureuse une fois le foetus avorté ? Mes mots s’arrêtent brutalement alors que ma voix commence à trembler. C’est difficile de le dire à voix haute : j’aurai préféré être avorté. Plutôt : j’aurai préféré qu’elle veuille de moi.

Je n’ose pas le regarder. Je prends le temps d’inspirer et d’essayer de retrouver mon calme. Ces mots ils font mal quand il sortent, et c’est pire de les entendre. Le silence règne à l’exception de nos pas qui résonnent. Je ne supporte pas cette sensation. Cette amertume qui me remplit, la tristesse, la colère. Comme un robinet qui coule, ça ne s’arrête pas, ça reste dans le coin de ma tête. Je tente de changer de sujet :

Bref...ton père ne sait pas de quoi il parle. Je n’ai pas de père moi et je ne suis pas un délinquant pour autant !



Avant de m’arrêter, soudaine réalisation :

Enfin… je suis là en train de chercher un chemin secret vers la salle de bain des préfets avec toi donc...hmmm…peut-être qu’il a raison



Je relève le faisceau de ma baguette vers une irrégularité du couloir. Une série d’escaliers en colimaçon. J’éclaire alors le couloir qui semble continuer à l’horizontale puis de nouveau les escaliers.

On devrait monter.



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Beckett Campbell
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Jeu 9 Aoû - 22:36

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub


Son regard quitta finalement le sol pour se poser sur Bertram, surpris par sa remarque. C'était... agréable à entendre, même s'il n'en était pas tellement convaincu lui même. Il afficha un faible sourire, avant d'à nouveau baisser les yeux.
Cela aurait plus simple s'il était coupable, si son statut de sorcier et ses pouvoirs l'avait fait fuir. Elle aurait eu peur et elle ne serait pas partie car elle ne voulait pas de son enfant dans sa vie.
Puis il n'arrangeait plus rien avec son père, ses vaines tentatives d'être un enfant exemplaire n'aboutissaient jamais; ce n'était pas lui, ne lui était pas accessible sans aide que lui même n'osait pas demandé, sans résultats.
Il était bien aimable, Bertram, à vouloir lui remonter le moral après l'avoir dégommé. Une claque, et une caresse. Malgré ce réconfort, il n'arrivait pas à se sentir moins coupable.

Puis vint l'histoire de son compagnon d'aventure, dont il n'avait pas plus appris depuis la visite à la Forêt Interdite. De nouveau, il ne fallait rien répéter, garder cette facette du jeune homme invisible aux autres.
De toute façon, qui allait croire Beckett ?
Dur, de parler famille, hm ? Au moins, l'attention n'était plus portée sur lui.
Il savait bien ce que cela faisait du coup, de faire des efforts pour ensuite se sentir de trop. Ce n'est pas le moment, Beckett, Papa a besoin de repos, d'un verre, de calme, d'un bain...
Oh.
Bertram n'avait pas de figure paternelle dans sa vie. Dur. Beckett ne savait pas trop quoi faire, et Hal n'était pas là pour le réconforter à sa place. L'islandais se contenta d'écouter attentivement, le gardant au coin de son champ de vision. Après, lui même avait réclamé un câlin tout à l'heure, peut-être que c'était une piste à suivre ? Mais... en marchant ?
Trop compliqué.

Puis le silence. Beck ne trouvait rien de pertinent, à part des blagues nulles. Son skill social s'arrêtait là.
Et il sauve la situation de lui même. Sa phrase lui arrache un léger sourire, il était prêt à surenchérir quand Bertram  lui vola les mots de la bouche. Godfrey, bientôt une racaille de renom. Cela lui arracha un léger rire.
Bref. Escaliers.

- Sans doute...

Beckett observa les escaliers, puis Bertram. Changer de sujet c'était joli, mais se changer l'esprit, c'était différent.

- Bertram.

Le Serpentard attendit qu'il se tourne vers lui, pour lui adresser son air incroyablement sérieux, plongeant son regard dans le sien et laissant quelques secondes de silence.

- Le dernier arrivé en haut est un délinquant.


Un sourire malicieux fit finalement son apparition, puis il le poussa légèrement, pour s'élancer dans les escaliers en premier. Il détale, gravit les marches deux à deux une dizaine de seconde avant de se rendre compte qu'il était seul dans sa course.
Bon, ben ça ne lui changeait pas les idées visiblement...
L'islandais laissa s'échapper un long et bruyant soupir, reprenant un rythme soutenu.

- Ugh... fine....


Une fois en haut, il était dans un couloir. Beckett attendit son compagnon d'aventure en silence, avant de s’avancer jusqu'au bout. Alors ? C'était leur destination ?
Il jeta un coup d'oeil au Serdaigle mouillé, avant de pousser la... porte ? En l'ouvrant, cela ressemblait surtout au dos d'un tableau...
Beckett posa un pas dans la salle : les bains des préfets ! Et il n'y avait personne !! Enfin ! Il laissa le tableau à moitié ouvert et s'aventura dans la pièce, un large sourire aux lèvres. C'était grand, encore mieux que ce qu'il avait imaginé, bien que rien ne vaille les sources chaudes d'Islande...
Mais il s'arrivait même pas à s'enjailler. Beck se tourna vers son compagnon d'aventure, ressentant son incapacité sociale plus que jamais.

- Bertram, je sais pas quoi dire pour tout ça. J'ai pas Hal sur moi non plus. Mais... On peut prendre un bain ? Avec... Des bulles ? J'aimerais pouvoir te réconforter mais je sais pas comment. Je n'ai pas de chocolat sur moi non plus !

Il détourna légèrement le regard. Le voilà prit dans ses réflexions, listant ce que lui faisait ou mangeait quand cela n'allait pas.

- Ni de pizza... Je pourrais te raconter le synopsis de Willow. Ou de Retour vers le futur ? Ou bien le 14e Mission Impossible si tu préfères un truc plus récent.
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Bertram Godfrey
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Ven 10 Aoû - 16:34

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Alléger l’atmosphère avec une petite plaisanterie avait réussi à arracher un rire à mon complice. Cela n’avait pas d’importance que je me sentais faible ou vulnérable, chacun son tour. Cela n’avait pas d’importance que j’aie arraché le pansement qui couvrait la blessure. Elle saignait constamment. Elle ne me laissait pas l’oublier. Mais je n’aimais pas la regarder en face. C’est tout ce qu’il nous reste, faire bonne figure, prétendre que cela ne nous atteint pas plus que ça. Au moins Beckett m’épargne la surprise, la pitié, les commentaires. Je suis reconnaissant de son silence jusqu’à ce qu’il m’interpelle.

Hmm ?



Je me tourne alors vers lui, les sourcils légèrement haussés dans une expression de faible curiosité, à retenir ce sourire hypocrite qui vient s’infiltrer. Réflexe. Il me fixe longuement, comme s’il s’apprêtait à m’avouer quelque chose d’important et de sérieux. Je le fixe en retour, silencieux sans savoir à quoi m’attendre. Ses iris verts. Ses lèvres fines.

- Le dernier arrivé en haut est un délinquant.

Comme à la cabane hurlante

Et il s’élança dans les escaliers, bien trop étroits et escarpés pour que je puisse le dépasser. Quelle importance ? J’avais déjà perdu toutes les compétitions ce soir. Mes épaules s’affaissent dans un long soupir et je le suis, à  mon rythme.  Courir dans les escaliers et dans le noir, ce n’est pas très malin n’est-ce pas ? Le serpentard perçoit que je n’ai pas l’envie de jouer et m’attend. Tiens donc ? Est-ce qu’il commençait à prendre du plomb dans la tête ? A se dire que cavaler dans le noir, c’était la meilleure façon de se planter ? Mouais, je pouvais toujours rêver.

Et au fond du couloir, une sorte d’ouverture obstruée. C’était la fin du chemin.

Attends une seconde. Hominum revelio



D’un coup de baguette magique je lance le sort de révélation de présence humain. Et à part nous deux rien à signaler. Mais de cette hauteur on aurait pu atterrir n’importe où ! Dans la salle des professeurs, dans un dortoir...et si c’était dans la salle de bain il valait mieux vérifier avant d’entrer. Personnellement je préférerai éviter de surprendre Andy ou Mae ou encore Williams en train de barboter dans leur bain. Ca serait une catastrophe !

C’est bon.



Les quelques secondes d’anticipation et de découverte ne furent pas très longues, mais tout aussi excitantes quand la salle de bain des préfets se dessina devant mes yeux éblouis par le changement de luminosité. C’était incroyable. Un vrai coup de chance ! Un chemin vers la salle de bain des préfets… pour toujours.

Incroyable ! On est...là ! 



Honnêtement, je n’y croyais qu’à moitié à cette histoire de passage secret. Mais mon camarade ne semblait pas transporté de joie. Et son silence éclate comme une bulle de savon. Ses pensées désordonnées se déversaient en un flot que je ne parvenais pas à interrompre, abasourdi par la façon dont il devenait soudainement bavard. Ces pensées impossible à prédire, ce qui se passait dans sa tête pendant ses silences commençait à prendre forme, brut et honnête. J'aimerais pouvoir te réconforter mais je sais pas comment.Ces mots en particulier… Le coin de mes lèvres s’étire malgré moi dans un sourire que je ne parviens pas à effacer. Un sourire idiot. Je baisse la tête pour essayer de le masquer. Je passe nerveusement une main dans mes cheveux. Et il reste là, ce sourire de crétin.

Un tas de pensées sincères se bousculent chez moi aussi. Les mots attendent, prêts à éclater aussi.

Beckett...hmm...C’est… mignon....que tu veuilles me réconforter mais...tu n’as pas besoin de tout ça. Juste… toi.



Pas besoin de Hal, de chocolat ou de pizza. Pour le coup, je me sens soudainement très heureux. Et très con. Et très idiot. Je ne sais pas quoi faire de mes mains ou encore où regarder après avoir dit quelque chose comme ça. Je me dirige alors rapidement vers les robinets pour déverser un torrent d’eau bien chaude dans ce qui ressemble plus à une  piscine qu’une baignoire. J’ouvre également les robinets responsables de la mousse et des bulles qui rebondissent à la surface de l’eau. Je retrouve un ton un peu d’assurance pour essayer d’oublier

E-Evidemment qu’on va prendre un bain. J’ai pas fait tout ce chemin pour rien...Et en plus, je me les pèle.  



Il faut dire qu’on était encore trempés de l’eau glacée du réservoir. Je reviens en me frottant les mains pour m’asseoir au bord du bassin. Je dépose soigneusement mon sac et ma baguette sur le côté, mais à portée avant de commencer à enlever mes chaussures. Je relève les yeux vers Beckett et l’invite à me rejoindre.

Mais pourquoi est-ce que tu ne me parlerais pas de ces trucs que tu aimes ? J’ai déjà vu retour vers le futur, mais...le reste, hm ?



D’un geste amical, je me penche sur le côté pour que mon épaule vienne bousculer la sienne avant de reprendre ma position et de lui adresser un sourire. J’ai envie d’entendre sa voix parler de choses qui le passionnent. J’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’il aime. Je tords mes chaussettes dépareillées alors que l’eau chaude et la mousse montent rapidement vers mes chevilles. Il ne faudra pas beaucoup de temps pour qu'elle se remplisse et devienne fonctionnelle.

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Beckett Campbell
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Sam 11 Aoû - 0:32

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub

Heureusement que Bertram était là, visiblement le cerveau qu'il manquait à Beckett. Vérifier d'un tour de magie que personne n'était là. Beck lui, fillait droit où le hasard le menait sans artifices. La chance sourit aux imbéciles, il n'avait jamais ressenti le besoin d'être prudent; c'est dire combien il est stupide !
Il aurait croisé quelqu'un, peut etre nu, en entrant dans la salle comme si de rien était, et de la même manière il lui aurait sourit et salué, inconscient de la gêne qu'il aurait occasionné.

Mais le garde fou était bel et bien là pour l'empêcher de déconner. Et il souriait alors qu'il perdait le contrôle, qu'il cherchait désespérément dans un coin de sa tête un mode d'emploi pour donner un grand coup amical dans le dos ou le serrer dans ses bras verbalement, mais il n'y avait rien. Pas de données ni de souvenirs là dessus, que dalle !
Ce sourire que Bertram même n'arrivait pas à cacher le fit taire, confus.
Mignon ?
Beckett n'était pas sur de comprendre. Il plissa légèrement les yeux, explorant la salle du regard comme s'il y cherchait une réponse. Juste lui ? Il n'avait besoin que de lui même ? Bon sang, il parlait en énigmes et il n'était pas préparé pour cela...
Bertram s'éloigne et l'islandais en profite pour réarranger ses cheveux mouillés, remettant ses idées en place par la même occasion.
Au moins, il souriait à nouveau. C'était le plus important.

Beckett s'approcha à son tour du bain, se plantant à côté de Bertram, déjà assis et occupé à retirer ses chaussures. Il l'imita bien vite, réalisant l'opération debout, puis retroussa son pantalon pour ensuite s'asseoir, les pieds dans le fond d'eau.
Il leva les yeux vers son compagnon d'aventure alors qu'il lui faisait une proposition étrange : le laisser parler de ce qui le passionnait. Le coup d'épaule le ramena sur Terre, affichant un sourire amusé sur son visage.

- Tu as vu Retour vers le Futur, toi ? Pfff il y a peut-être de l'espoir pour les sorciers !


Il posa ensuite son regard sur la mousse, la poussant déjà du bout du pied. Par où commencer...

- Willow c'est un donjon et dragon en film, mais avec de vrais nains. Il y a vraiment un village rempli de gens petits, le casting s'est débrouillé pour trouver des acteurs comme ça ! Même le Seigneur des Anneaux ne s'est pas donné cette peine... Puis c'est super vieux. Donc c'est nul parfois, techniquement, et c'est drôle.

Beckett souriait toujours : il n'avait pas énormément d'occasion de parler de ce qu'il aime, il n'allait pas se gêner !

- Mon père a conservé beaucoup de films de sa jeunesse, alors quand on a plus internet ou quand je m'ennuie, je choisis un film rien qu'à la tranche du DVD, où t'as juste le titre, et une vague miniature de la couverture... Pas de résumé, rien.

Beaucoup de ses week-ends finissaient ainsi. Il avait découvert de nombreux films nuls, et quelques perles.
Il ramena ses jambes à lui, avant de se lever. C'était bien beau, de faire barboter ses pieds, mais il était pour prendre un bain entièrement ! Il commença tranquillement à retirer son pantalon, sans aucune gêne.

- C'est comme explorer un nouveau quartier. Ce que j'aime faire aussi... Parfois c'est vraiment naze, parfois on découvre des trucs...


Tiens, il parlait beaucoup non ? Il tourna la tête vers Bertram, hésitant, avant d'afficher un nouveau sourire, en coin.

- J'aime aussi ennuyer les gens sur internet, quand j'ai la flemme d'aller dehors.


Malgré les apparences, il passait autant de temps à l'intérieur que dehors, bien que la nature l'appelle sans cesse. Dur, cependant, d'aller vagabonder quand on habite un bled de Londres... La forêt de logements sociaux n'était pas pour lui.
Après le pantalon, c'était bien sur au tour de la chemise. Le jeune homme s'arrêta à mi chemin, cependant, ayant eu comme une révélation.

- Bertram, je viens de réaliser quelque chose... On aurait pu se sécher depuis le début non ? Avec un sort ? Ça doit bien exister !


Le voilà qui comprend enfin ce que cela impliquait, la vie de sorcier.

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Bertram Godfrey
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Sam 11 Aoû - 21:53

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Peut-être que mignon n’était pas le bon mot. Peut-être que j’aurai dû dire gentil.Mais sur le moment, j’avais pensé mignon. Drôle de choix de mot. Je me demande bien ce que ça pouvait signifier.

Apparemment il était impressionné par ma connaissance de retour vers le futur. Ce n’était pas difficile à voir lorsque j’avais passé le plus clair de mon enfance dans la maison moldue de mes grands-parents. C’était le genre de film qui finissait toujours par repasser : un grand classique familial. Mais je ne comptais pas lui parler de ça. Je comptais bien garder le secret pour le surprendre avec mes références moldues. Peut-être que je devrais essayer de les compléter avec mon temps libre.

Quoiqu’il en soit… c’était génial.

Pendant quelques minutes son visage ne se murait dans cette expression d’indifférence monotone que j’observais en classe. Il s’animait et lorsqu’il parlait, un sourire pointait au coin de ses lèvres à l’occasion. Sa voix prenait des inflexions différentes, pas toujours correctes, probablement qu’à parler vite, l’islandais venait contaminer son accent. C’était si simple, juste assis l’un à côté de l’autre pendant que le bassin se remplissait. Si simple et si bien. Je me sentais normal. Je me sentais à ma place, je n’avais pas besoin de jouer un rôle.

Je crois que je vois. C’est comme quand un film est tellement nul qu’avec le recul et une autre perspective, il devient très drôle et donc, très bon. C’est ça ?



Par contre des DVD ? C’était vraiment vieux ça, Beckett ne pouvait pas passer au blu-ray ? Il me semble que même mes grands-parents s’étaient débarrassés d’une vieillerie inutile que représentait un lecteur de DVD. Mais j’imagine qu’ils devaient avoir une certaine valeur aux yeux de son père. Et maintenant à ses yeux. Beckett commence déjà à se dévêtir. Mon regard se braque alors sur le bassin et l’eau qui montait par capillarité sur les jambes de mon pantalon. Vraiment, il n’avait pas la moindre gêne... Par contre je continue de l’écouter, explorer des quartiers ? Voilà qui était intéressant. Vaine tentative de surmonter une légère nervosité, mes pieds s’agitent dans l’eau chaude.

Un peu comme les livres. Ou les gens. Certains sont particulièrement ennuyeux, d’autres valent la peine qu’on fasse l’effort de les explorer.



Je me demande dans quelle catégorie je rentre. Je me demande s’il y a des gens tellement nuls qu’ils en deviennent intéressant. Sa dernière phrase attire mon attention et me fait tourner la tête vers lui. C’est qu’il a l’air fier en plus. D’un geste je le pousse un peu , faisant mine d’être choqué :

T’es vraiment incorrigible. Donc en plus d’être un hooligan notoire tu es un … ogre d’internet ?



Et là, à mi-chemin dans ma phrase le mot ne me revenait plus. Mince alors. Je tente une possibilité, sans grande assurance avant de pencher la tête, pensif tapotant le bout de mes doigts contre mon menton.

Non, c’est pas ça. C’est quoi le mot ?  



Mon regard dévie une fois de plus alors qu’il commence à enlever sa chemise. C’est qu’ils sont jolis les robinets..et puis en plus il y a un plongeoir.

Bertram, je viens de réaliser quelque chose... On aurait pu se sécher depuis le début non ? Avec un sort ? Ça doit bien exister !

Je tourne la tête vers lui. Il me fixe comme s’il venait de découvrir l’électricité, avec sa chemise à moitié ouverte. Je ne connaissais pas de sort pour sécher instantanément les vêtements. J’en connaissais pour les essorer et  les réchauffer en revanche.

Et tu ne crois pas que je l’aurais déjà fait si je le pouvais ? De toute façon, c’est déjà trop tard pour ta chemise, regarde.



Je pointe un endroit précis du doigt et je ne lui laisse pas le temps de comprendre le sens de cette dernière phrase que je le pousse dans le bassin. Quoi ? Je devais bien faire quelque chose avant qu’il ne se mette à baisser son boxer comme si de rien n’était. La mousse opaque allait aider. J’éclate de rire en le voyant ressurgir, de la mousse  sur les cheveux et le visage. Je hausse les épaules et prend un air innocent pour lui dire :

Je te l’avais dit, trop tard.



Je me glisse à mon tour dans l’eau chaude, complètement vêtu à l’exception des chaussettes et des chaussures. C’est étrange de plonger dans une piscine d’eau chaude et de mousse. J’immerge ma tête pour arranger mes cheveux un peu en arrière, frottant la mousse hors de mon visage.

Et puis c’est quoi le problème de garder ses vêtements ? Se baigner nu, c’est trop mainstream.



Et d’un grand geste de main, je pousse de l’eau dans sa direction pour l’éclabousser. Une fois. puis deux. Déclaration de guerre.

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Sam 18 Aoû - 12:32

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub

Il hochait la tête, bien que le film n'avait pas à être nul en soit, mais pouvait juste avoir mal vieilli. Beckett était pris par son propre flot de parole et n'avait pas plus de temps pour les précisions !
Bertram avait l'air de parfaitement comprendre ce qu'il disait en tout cas.

- Oui, les gens aussi !


C'était son truc. Prendre le temps de découvrir une oeuvre, un quartier, une personne et ses secrets.

Voilà qu'il le poussait à nouveau ! L'islandais sourit, avant d'éclater de rire.
Un ogre d'internet ?! Internet n'avait qu'un ogre, et il avait déjà une série de film d'animation à son actif !
En effet, ses méfaits ne s'arrêtaient pas à la vraie vie. Ennuyer les autres en ligne était aussi très intéressant, certains n'avaient aucune patience... Il jouait aussi avec de pauvres victimes via pineapple, à l'école même.
Quelle soirée, Bertram passait son temps à le secouer. C'était agréable, quelque part. Cela lui donnait l'impression d'être plus proche de lui. C'était idiot, mais cette distance de sécurité entre eux réduite, cela le réconfortait.

Place à la confusion. Comment ça, il l'aurait fait, ce sort, s'il le connaissait ? La magie s'arrêtait là ? Pas de séchage instantané de vêtements ? Mais... C'est surfait ?!
Puis trop tard ??
Bertram le déconcentre, puis le pousse dans l'eau. Trahison de la part du Serdaigle, Beckett s'étale dans, puis sous l'eau. Le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer, et il remonta à la surface, plein de mousse et le sourire aux lèvres. Sa vue était obstruée, et alors que Judas se justifiait, il tâcha d'essuyer toute cette mousse avec ses mains.

- Pff ! Hypster !


Et il se fait éclabousser alors qu'il venait de finir de se dégager le visage. Puis encore une fois. Oh, il voulait la guerre ? Il l'aurait !
Le jeune homme n'arrivait pas à retenir son sourire alors qu'il se passa une main sur le front pour en essuyer l'eau, dégageant ses cheveux en même temps. Le Serdaigle avait réussit à le déconcentrer, l'arrêter net dans son projet de nudité; il n'y avait plus que la vengeance, pour le moment...

- Tu oses me défier ?!


Et il s'avança, avant de l'éclabousser à son tour. Oh, il n'allais lui laisser aucun répit, lui rebalançant de l'eau au visage dès qu'il daignait tourner la tête vers lui pendant un moment.
Ensuite, il retira finalement sa chemise : elle lui collait à la peau depuis que Bertram l'avait trahi, jeté à l'eau, et ralentissait ses mouvements. Beckett la lança ensuite sur son compagnon d'aventure, non sans l'avoir bien imbibée d'eau avant.

- Tiens ! puisque tu veux garder tes vêtements, garde les miens avec !

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Dim 19 Aoû - 12:41

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Il émerge, le sourire aux lèvres. Je suis convaincu de l’avoir devancé dans son projet de me jeter à l’eau et apparemment ça l’amuse. Tant mieux car il n’est pas au bout de ses peines. Impossible de rassembler deux rivaux sans espérer qu’une bataille s’ensuive et si c’est moi qui débute les hostilités, le serpentard démarre au quart de tour. Pendant un long moment il n’y a que de violentes éclaboussures qui m’empêchent même de le regarder. C’est qu’il est encore vif, même après le match ! L’eau se mélange à la mousse et s’écrase sur mon visage. J’essaie de battre des bras vers lui sans le regarder mais ça me semble inefficace vu ses vives représailles. Cela fait combien de temps que j’ai pu expérimenter quelque chose comme ça ? S’amuser de façon puérile et innocente ? Cette bataille avait le goût d’une amitié authentique. Et poua..un peu de mousse aussi.

Sa chemise vient se plaquer sur le coin de mon visage et de mon épaule avec un splash caractéristique. J’imagine que se prendre une méduse sur le coin de la figure doit faire le même effet. Je décolle le tissu et passe une main sur mon visage alors qu’un sourire narquois pointe sur mes lèvres.

Merci ! J’espère que t’es prêt à retourner en slip dans ton dortoir !



Je plaisantais, évidemment. Je profite de la trêve temporaire pour rejoindre le bord. Malgré tout il a raison. A un moment il nous faudrait sortir et puisque je ne connaissais pas de sort de séchage instantané...je devais me montrer un peu plus astucieux. Mes doigts mouillés se resserrent sur ma baguette. Un warmusdevrait aider à les sécher avec la chaleur...pour le reste..D’un coup de baguette magique le pantalon et la chemise de mon camarade s’envole pour tourner vers le plafond, comme suspendue à une sorte de carrousel. Le mouvement devrait aider à les sécher, à défaut de vent, comme sur un fil.

C’est le mieux que je puisse faire.



J’aimerai pouvoir rester habillé, mais à un moment je devrais sortir et enfiler des vêtements plus ou moins secs. Sinon tous les préfets allaient me repérer à la trace d’eau que je laisserai et au squish squish de mes chaussures. Pudique, je lui tourne le dos pour me débarrasser de mon gilet de mon T-shirt - une tâche loin d’être aisée, ni rapide quand le tissu me collait comme une seconde peau.

Je sais qu’il n’y a rien de spécialement étrange à propos de mon corps. Mais je n’aime pas ça. Etre exposé. Vulnérable. Ca me met mal à l’aise, ça me fait me sentir faible et petit. Donc je me cache sous la mousse et l’eau, prenant quelques secondes afin de rassembler mon courage pour enlever mon pantalon. Mais d’abord, un peu de diversion. Vu qu’il était dévêtu j’avais l’occasion de remarquer l’hématome laissé par le cognard quelques heures plus tôt. Avec nonchalance je me tourne vers lui pour lui dire :

Avery ne t’as pas raté, hein ?



Du menton, je pointe du doigt la marque violette. Je connaissais bien la douleur violent des cognards. Mais avec le bon onguent, cela se résorbait en quelques jours au lieu de quelques semaines. Sous l’eau, mes doigts se débattent pour enlever mon jean aussi discrètement que possible.

En parlant d’Avery, tu l’accompagnes au bal ?



Une question d’apparence innocente mais qui pourrait m’aider. Les mots de Williams me reviennent Peut-être que la prochaine fois c’est moi qui devrai venir te réconforter quand Beckett t’aura avoué qu’il est pas gay. Parce que ça n’avait pas d’importance qu’il soit un peu comme moi, ou que j’ose à peine le regarder. Je sais, malgré tout le bon sens, ce que je ressens. La façon dont je le regarde n’est pas totalement désintéressée. Qu’il a cette façon de me toucher, sans les mains, là où les autres ne peuvent pas m’atteindre. Qu’il a ce magnétisme auquel je suis tenté de succomber, son regard...et même si parfois j’ai l’impression que lui aussi…comme aux balcons…Non. Je dois arrêter de nourrir des espoirs qui n’aboutiront pas, des espoirs qui refusent de mourir, cherchant avidement le moindre signal. Donc plus Beckett me rappelle son hétérosexualité, plus cet espoir sera facile à tuer.

J’envoie valser mes vêtements au côtés de ceux de mon camarade, non sans ajuster les élastiques de mes sous-vêtements avec une certaine gêne. Désormais nous sommes sur le même pied d’égalité. Enfin presque. Je n’étais pas aussi à l’aise. Mes épaules s’enfoncent sous l’eau, remerciant la mousse opaque.

Je n’ai pas envie d’être vu ou moqué. Mais j’ai envie de m’amuser avec Beckett. Eternel dilemme.

Je prends de l’élan contre les murs du bassin pour rejoindre rapidement. Je n’en ai pas fini avec lui, certainement pas quand je n’ai plus de poids pour me ralentir. Tel un requin, je tente de le contourner pour une approche furtive.

Je me demande ce que les idiots du stupéshit inventeraient s’ils nous voyaient ici.



Puisque discuter aux balcons se transformait en session de roulage de pelles, à quoi cela correspondrait ?

J’ai envie de me rapprocher. J’ai envie de le toucher. De le pousser dans l’eau. De faire semblant d’essayer de le noyer. De m’amuser. Mais le contact physique...j’avais peur de tellement de choses.

Alors je pousse de l’eau avec les paumes de mes mains en sa direction.

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Lun 20 Aoû - 1:32

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub

L'idée de retourner en slip dans ses dortoirs ne l'effrayait nullement ! Au contraire, Beckett s'en sentait parfaitement capable, et cela n'aurait été en aucun cas quelque chose de véritablement choquant dans le comportement habituel du jeune homme.

- Carrément !


Il aurait même pu arpenter les couloirs nus, et s'il devait tomber sur un professeur, n'aurait qu'affiché un sourire goguenard à sa rencontre, inconscient de l'infraction commise.
Ses vêtements s'élevèrent d'un coup de baguette magique, tournoyant au plafond. Eh. Pourquoi pas ? C'était pour la décoration ?
L'islandais posa ensuite son regard sur son compagnon d'aventure, qui se changeait, dos à lui. Il n'eut pas beaucoup de temps pour pouvoir suivre les traits de son dos du regard, Bertram avait déjà filé dans l'eau, pantalon encore sur lui.
Lui, il restait bêtement debout, son regard toujours accroché à son interlocuteur, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole. Le revoilà dans la conversation et non dans la contemplation.

- Hm ?

Il désigne son bleu, vestige du match de Quidditch. Beck écarte légèrement son bras pour le découvrir, en plein dans ses côtes. Rien de bien grave, au final, si on n'y touchait pas !

- Oh, oui !


Le Serpentard avait mordu à la diversion. Il sourit, relevant brièvement le regard vers l'autre.

- Elle est forte.


Il glissa doucement ses doigts sur sa peau meurtrie, avant de poser une nouvelle fois son regard sur Bertram. Lui et Avery, au bal ? D'où lui venait une idée pareille ?! Et ce n'était pas la première fois qu'il parlait d'eux deux... Pourquoi est-ce qu'il faisait une fixette sur elle ?
En plus, il s'enfonçait encore dans l'eau. Peut-être que le Serpentard ne devait pas le fixer de trop, son corps le gênait ? C'était idiot, mais cela arrivait. Lui n'avait aucune gêne, rien. Même devant un inconnu, nu, il se tiendrait droit, comme si de rien n'était. Concevoir la peur de se montrer lui était étranger de toute façon... Mais c'était bien le genre de Godfrey. Se cacher derrière un sourire faux, sous la mousse du bain des préfets. Une mauvaise habitude qui le suivait partout.
Bref, le bal.

- Pas du tout...


Non, Sybil, elle irait avec quelqu'un de distingué. Pas un bourlingueur comme lui, pas fichu de garder une tenue correcte plus de vingt minutes. Quelqu'un d'intelligent et en même temps, à la ramasse sur la technologie. Probablement un sang pur...
Beckett allait au bal avec une autre fille, une qui lui inspirait de l'admiration, ce fut même pour cette raison qu'il l'avait invité. Jamais il ne se serait attendu à ce que Castiel le garde à l'oeil après cela !
Il soupira et se laissa flotter à la surface de l'eau, son regard perdu au plafond.

- Eh... Ce sera surement pire !

Beckett souriait, pas plus embêté que cela, visiblement. Il s'en fichait royalement des rumeurs, le Stupeshit n'est qu'un ramassis d'hypothèses non fondées de jeunes puceaux en manque de fanfictions chaudes comme la braise entre Orphan et dieu sait qui. Stanford ? Aileen ? Bref, ignoble.

- Je parie que les rumeurs du Stupide Shit, ce sont leurs fantasmes.

Une nouvelle attaque d'eau, Beck perd son équilibre et s'enfonce dans l'eau. Quand est-ce qu'il s'était rapproché ?!

- EH !!

L'islandais sourit et s'approcha de son adversaire, plongeant sa tête sous l'eau aux nouvelles attaques, pour resurgir à faible distance, posant sa main sur sa tête et essayant de l'enfoncer dans l'eau. Peur de la proximité, du contact ? Absolument pas ! Et puis, ils s'étaient fait un calin plus tot non ? Niveau contact, c'était déjà pas mal !

- Traitre !

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Bertram Godfrey
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Lun 20 Aoû - 14:06

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Carrément ? Ca voulait dire qu’il était vraiment capable de le faire ? Incroyable… Moi je ne faisais que plaisanter. Je ne sais pas si ce qui me surprend le plus c’est son indécence ou une forme avancée de confiance en soi. J’imagine la scène et pouffe de rire.

Pffff….Exhibitionniste !



Il n’en a vraiment rien à faire de ce qu’on pense de lui.

S’il me traitait d’hipster, je pouvais bien le traiter d’exhibitionniste, non ?

Sa blessure de guerre ne semble pas le préoccuper plus que ça. Il faut dire qu’en tant que poursuiveur c’était une habitude de se prendre des bleus partout. Pour l’instant je n’avais rien eu du cassé. De plus, Beckett ne me frappait pas comme quelqu’un qui aimait se plaindre. Il était plutôt du genre à se blesser sans même le remarquer, la tête ailleurs. Il sourit en parlant de la force de Sybil Avery. Faible n’était pas l’adjectif qui lui convenait - mais après notre duel, je ne pouvais pas m’empêcher d’éprouver une certaine affection pour l’héritière Avery. Et un pointe de jalousie. Elle avait clairement exprimé une légère affection pour Beckett après tout, ils étaient amis. Elle est forte. Je me demande ce que Beckett dirait à mon sujet si on lui demandait. Que je suis intelligent ? ou bizarre ? ça serait un beau compliment.

En tout cas la jolie brune ne l’accompagnerait pas au bal. Je rêvais où il avait l’air déçu ? C’était un peu faible comme preuve, mais ça devrait suffire. Par contre, j’étais vraiment curieux de savoir qui serait à son bras ce soir là. Serait-il seul ? La conversation prit un autre tournant alors que je m’inquiétais une fois de plus du stupéshit et de ces rumeurs stupides. Sur le coup c’était presque amusant d’imaginer leurs paires d’yeux curieux et choqués. Se baigner à moitié nu ça surpassait se rouler des pelles sur les balcons ou pas ? Sûrement.

Puisque je ne pouvais rien y faire, autant s’en amuser, non ? En tout cas, j’étais ravi que mon camarade ne me réprimande pas sur mes inquiétudes. D’un ton léger je m’exclame :

C’est sûrement ça !



Ca se tenait. L’ennui, l’envie de parler de quelque chose d’excitants, des autres… Même si l’idée d’embrasser Beckett sur les balcons était loin de me répugner, celle qu’une ou plusieurs personnes pouvaient fantasmer là-dessus en revanche….me donnait des sentiments conflictuels. Quelque part entre le dégoût et la flatterie. Je déclare donc solennellement, mais bien à moitié sérieux :

Je blâme tes fans, Beckett ! C’est de ta faute



Ben oui, ça ne pouvait pas être moi qui déchaînait les passions. C’était forcément lui.

Et puis ça me donnait une bonne raison de l’asperger.

Il était si facile à déclencher. Ca l’amusait, ça se voyait dans son sourire. Et dire que ça ne m’amusait pas serait mentir. Ca se voyait dans mon sourire aussi. La suite des évènements se déroule dans des éclaboussures erratiques et de grands mouvements maladroits. L’eau et la mousse s’élève autour de moi, battues par mes mouvements et les siens. Et puis il surgit de l’eau, si près devant moi profitant de son effet de surprise pour m’enfoncer dans l’eau.

La distance avait été brisée, il n’y avait pas de retour en arrière. Juste des pas en avant. De la provocation.

Alors tu veux te battre, Campbell ?

Je reste enfoncé sous l’eau avant de prendre de l’élan pour remonter avec fierté et lui infliger un hairflip digne d’une publicité de shampooing. Encore un avantage des cheveux longs, éclabousser son adversaire. S’ensuit une vigoureuse bataille.

Tu ne peux pas me battre Camp-blblblbl



Mon excès de confiance est puni par les éclaboussements et les tentatives de noyades de mon adversaire. Ah non ! Pas question de perdre face à lui une fois de plus. J’avais déjà perdu le match, je comptais perdre ce fichu jeu aussi… L’eau c’était mon terrain - à avoir vécu près de la mer gamin. Et là Beckett me donnait l’autorisation de jouer au sale gamin. Je comptais bien en profiter et m’amuser. Je disparais sous l’eau , prends de l’élan pour carrément lui foncer dedans. Comme ce plaquage à la cabane hurlante. Se lancer de tout son poids sur son adversaire….Mais évidemment en milieu aquatique cela fonctionnait moins bien. Mais juste assez pour le contourner, l’attraper par les épaules et le tirer en arrière. Mon bras gauche le retient en arrière traversant le haut de son torse d’une épaule à l’autre, son dos pressé contre mon torse. Il suffit de petits coups de poignets de ma main libre pour lui éclabousser le visage constamment.

C’est plutôt agréable.. de l’avoir contre moi.
Dommage que ce soit contre sa volonté.

A moitié en train de reprendre mon souffle, je lui glisse à l’oreille :

Tiens !  Ca... c’est pour avoir….enlevé les tuile...de la tour



Revanche !

DEV NERD GIRL

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell

Secret doors ••• Beckett Campbell
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