Secret doors ••• Beckett Campbell

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Beckett Campbell
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Beckett Campbell
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Jeu 23 Aoû - 1:29

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub

Le hariflip.
Technique ancestrale à laquelle Beckett n'aurait sûrement jamais accès. Imparable, Beck tente de s'écarter, mais il est déjà trop tard...
Mais l'islandais préparait sa revanche, prenant de l'élan pour son attaque suivante, interrompant Bertram dans son excès de confiance et en plein milieu de sa phrase. Sans magie, il était convaincu de pouvoir le battre, juste une fois.
Il tenta à nouveau de l'enfoncer sous l'eau, bien que la même technique ne marche pas deux fois sur un chevalier, tout le monde le sait bien.
Puis il disparait sous l'eau.
Ah.
Beckett en profita pour essuyer son visage et regarder autour de lui, guettant un mouvement de mousse pour lui indiquer la position de son adversaire, toujours un large sourire aux lèvres. Jouer au sale gamin était sa grande passion. On devient vieux trop vite, être adulte c'est mainstream et il n'y a pas d'âge pour profiter de la vie comme on l'entend, la base. Bertram finissait par baisser ses gardes. Moins de mensonges, plus de provocation, tout ce que l'islandais désirait. Son sourire vide s'était mué en quelque chose de sincère, et c'était bien plus agréable à voir.
Puis lui qui préfère communiquer avec les poings, les petites batailles d'eau, il était ravi. Un langage sans mot, trahissant finalement une confiance mutuelle, un lien qui n'avait plus rien du hasard, par comme leur sortie en Forêt Interdite.

Et il attaque.
Beckett chancelle et se rattrape, le cherchant du regard. Il ne vit qu'un bras qui l'immobilisa contre le cerné, et bientot fut obligé de fermer les yeux pour se protéger des attaques continues vers son visage.

- Non !! Ah !

Eh bien, lui qui n'osait pas se montrer sans ses vêtements, il osait bien pire !
Le Serpentard tenta de se débattre, remuant vivement; le bleu qu'il sous-estimait depuis la fin du match n'était pas de cet avis, et bien vite força le garçon à cesser tout ce mouvement. Et hors de question de lui donner un coup, cela pourrait gâcher l'ambiance.
Ah les tuiles... Beck laissa apparaitre un sourire en coin. Quelle soirée ! Dommage que leur plan fut interrompu par cet idiot de Finn !

- Et je ne regrette rien !


Encore de l'eau. Beckett recula sa tête, essayant de fuir ces attaques de fourbe, mais cette épaule et cette nuque dans le chemin n'aidait pas.
C'était quand même zéro distance.

- J'ab-
de l'eau. J'abandonne !! Tu as gagné !

Et il laissa mollement sa tête reposer sur l'épaule de son compagnon d'aventure dans un soupir. Enfin un peu de calme... Il essuya la mousse de son visage, la gardant au creux de sa main. Tiens...
De l'autre, il en prenait un peu plus, l'amassant.
Puis le jeune homme, bien installé sur cette épaule tourna légèrement la tête vers le visage de Bertram, en silence, retenant tout sourire, sans savoir cacher la malice de son regard. C'était un nouvel angle, non ? Sous lequel il ne l'avait encore jamais vu... Un gros plan sur ses machoires qu'il avait l'occasion de délimiter du regard, avant de le planter dans celui de son adversaire. Une fois le contact visuel fait, impossible de retenir son sourire, et de lui écraser la mousse collectée au visage.
Non, Beckett n'abandonne pas. Beckett frappe quand l'ennemi baisse les armes, et profite de la surprise pour se libérer de son emprise, s'écartant dans un rire.
Pourtant sa joie fut de courte durée. Maintenant que rien ne l'immobilisait, il se rendait compte de cette absence, pas de bras le retenant ni rien. A quand remontait la dernière fois qu'on l'avait serré contre soi ainsi ?
La salle de trophée.
Mais en dehors de ça ? Et la dernière fois qu'il ait détaillé quelqu'un du regard d'aussi près ? Beaucoup d'autres pensées parasitait son esprit, son regard se posa sur l'eau, alors qu'il s'y enfonçait légèrement.

- Hm...

Il avait même oublié l'enjeu de la soirée, le prix du action ou vérité.
Là, il fallait juste penser à autre chose. Mais quoi ?  Comment, avec tout ce désordre dans sa tête.

- Et, euh... Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu as les cheveux longs.


Bravo Beckett.
Distraction/20.
Bertram Godfrey
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Jeu 23 Aoû - 14:00

Secret doors

Parce que je le vaux bien

Ama merci, dans mes bras, il récoltait enfin la monnaie de sa pièce. Un prétexte trouvé à la hâte pour l’éclabousser, certes, mais qui fonctionnait à la perfection. Il se débat, mais pas de toutes ses forces. Il pourrait me mettre un coup dans les côtes, comme dans la cabane hurlante...je me souviens encore de la douleur. Ma victime clame ne rien regretter - je n’en attends pas moins d’un tel hooligan. Je ne souhaite pas extorquer des regrets, juste l’embêter.

Et finalement il abandonne, se laisse aller contre mon épaule dans un soupir. Victoire ! J’arrête les hostilités et relâche ma prise sur son épaule. Pourtant...il reste là. Paresseusement reposé sur moi. Il me fixe. Pourquoi reste-t-il ? Est-ce qu’il prépare quelque chose ? Mon regard se plisse, hésitant, avant de retomber dans une simple contemplation. A l’exception des vaguelettes d’eau encore agitées qui s’écrasent avec inertie.

C’est agréable, ce calme. Ce silence. Ces étincelles dans mon ventre. Ces désirs informulés.

Enfin c’était. Juste avant de me prendre une baffe pleine de mousse en plein visage. Pouah

Je m’enfonce prestement sous l’eau pour me laver de l’humiliation et de la mousse. Caché, les yeux fermés je me maudis de tous les noms en secouant la tête. Débile, crétin ! A quoi tu pensais ?! Je secoue la tête pour essayer de tout remettre en place. Oublier ce que j’ai ressenti, ces envies mort-nées. Mes doigts qui auraient touché sa joue et mes lèvres contre les siennes. Désir fugace et honteux. Il ne pense pas comme ça !

Au moins on avait évité le désastre. A défaut de pouvoir prendre une douche d’eau froide, je me colle deux baffes et remonte promptement à la surface. Les joues rouges d’embarras ( ou à cause des baffes), je reste digne, dégageant les longues mèches qui se collent sur mon visage en les plaquant en arrière avant de dire :

Bien joué. J’aurais dû m’y attendre.



Ouais, t’es vraiment un abruti. Est-ce qu’il peut percevoir que mon temps est un peu plus froid pour me donner une contenance ? Oui, je suis un peu fâché. Mais pas contre lui. Comment éviter ces désirs idiots ? La distance Comment faire pour restaurer la distance après l’avoir brisé deux fois ? J’allais devoir rester prudent pour le découvrir. Au moins il s’est écarté de lui-même, moi je reste sur place, prêt à répondre à sa question étrangement formulée.

Parce que tu ne me l’as jamais demandé.



S’il s’attendait à ce que je partage des informations spontanément, il se trompait. Ce n’était pas mon genre. Je préférais poser des questions, écouter les réponses et encourager les autres à discuter. Si je pouvais éviter de m’impliquer, de partager, je le faisais. C’était stratégique. Tout tirer des autres, mais ne rien révéler sur soi ou presque. Enfin...Beckett était une exception. Désoeuvré, j’abandonne l’idée de provoquer mon complice et les bras étendus, je cherche à trouver un point d’équilibre dans l’eau, sans toucher le fond du bassin.

Mais puisqu’il le demandait…. ça devrait compter pour une vérité, non ?

Parce que j’aime bien à quoi je ressemble maintenant. Et puis si je les coupe j’ai l’air d’avoir 14 ans.



Et ça, c’était particulièrement rageant. Stupide visage aux contours doux. J’étais véritablement envieux de ceux que la nature avait gâté d’une mâchoire coupée au couteau, de ces traits masculins adultes. J’avais hâte de grandir. Ou de vieillir. Me débarrasser de cette panoplie de gamin et d’entrer dans la cour des grands. Je me laisse flotter un peu, laissant ma chevelure tremper un peu.

Et puis ça ennuie ma mère, donc c’est un point bonus.



Un rictus fleurit sur mon visage. Toutes les fois où elle me suggérait fortement d’aller chez le coiffeur. Ou de me raser. Que je ne corresponde pas à son idéal….ça l’ennuyait. Elle essayait de le cacher, mais je pouvais le voir. Je me redresse pour faire face à Beckett.

Plein de grands sorciers avaient les cheveux longs. Et puis c’est aussi assez amusant dans l’eau…. de pouvoir faire le cousin machin de la famille Addams...et les hairflip aussi.



Je m’exécute, penchant la tête pour que les cheveux mouillées forment un rideau devant mon visage et me cache. Avant de tout ramener en arrière d’un coup de tête. Je le regarde avec un léger sourire avant de porter mon attention sur les mèches mouillées qui retombent sur le côté. Je pince l’extrémité du bout des doigts et l’attire devant moi. Elles commencent à onduler à cause de l’eau, formant ses vagues désordonnées. Ca me laisse pensif. A qui appartiennent donc ces boucles quand toute ma famille a les cheveux raides ? Mais un autre questionnement surgit bien vite.

Je fixe mon camarade. Je sais qu’il va me dire la vérité, même si je n’ai pas envie de l’entendre.

Est-ce que tu trouves que ça fait efféminé ?



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Beckett Campbell
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Mer 29 Aoû - 17:47

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub

Eh, c'était moins drôle que prévu. Bertram avait lui même l'air moins amusé. Etait-ce le coup ? Ou bien le mauvais coup ?
Enfin, Beckett pouvait juste se contenter de l'écouter, laissant le bas de son visage dans l'eau tant que la mousse ne venait pas envahir son territoire.

Le Serpentard sourit, amusé.
Un visage de gamin. Tiens donc. Ce n'était donc que cela, la raison de cette crinière ? Couvrir des traits doux et la chance de vieillir plus tard que les autres ?

- Tu peux profiter des réductions c'est sympa...

Et la mère, bien sûr. Bertram, quel rebelle.
Beckett leva finalement les yeux vers lui, silencieux. Ces pensées intrusives restaient dans un coin de sa tête, à l'en distraire des paroles de son compagnon d'aventure. C'était étrange.
Et maintenant il avait peur qu'il l'évite encore, que cette distance se réinstalle entre eux bien plus facilement qu'elle ne s'était réduite. L'islandais se rapprochait mine de rien, pas de grand chose. Juste un peu, pour ne pas le perdre trop vite.
Et hairflip pour le ramener à la réalité.
Il laisse échapper un rire avant de l'éclabousser légèrement.

- Uh. Je trouve ça cool.


Effeminé ? Pff, encore une idée de gatekeeper qui décide que les cheveux longs seraient pour les filles uniquements. Est-ce que Hulk Hogan avait l'air d'une fille avec ses longes cheveux et son crâne chauve ? Pas du tout.
Beckett continuait de flotter dans sa direction, un léger sourire aux lèvres. Eh, il s'inquiétait vraiment plus de ses cheveux que de ses pulls ? Son sens des priorités laissait à désirer non ?

- J'ai aussi l'impression que si j'y passe ma main, elle va rester coincée dedans.


Beck haussa légèrement les épaules, amusé. C'est vrai, non ? Peut-être que c'était plein de noeuds, déjà que lui galérait avec sa propre coupe.
Il fixa ses cheveux, pensif, avant de plisser les yeux et tendre la main vers la tignasse trempée de son camarade, arrangeant ses cheveux sans vraiment de but précis, si ce n'est tout remettre devant ses yeux.
Puis un éclair de génie le frappa;

- Oh-


Il tâcha, à l'aide de ses deux mains, de les faire tenir en une crête. Mais la loi de la gravité étant ce qu'elle est, et les cheveux n'étant pas fort solide, cela retombait mollement sur le front de Bretram.

- Mouais.


Son regard retomba quant à lui sur le visage de Bertram. Il passait un agréable moment d'aventure et d'enfreint des règles avec l'intello de la classe, qui finalement semblait lacher prise sur son rôle, et la distance.
Bien qu'il lui avait déjà fait le coup par avant...
Beckett laissa ses cheveux tranquilles, plissant légèrement les yeux. Pas question qu'il se défile encore une fois.

- Tu comptes m'ignorer encore, après ? Si jamais le Stupéshit publie une nouvelle rumeur ?

Beckett préfèrerait ne pas devoir se faire ignorer une fois de plus, pas après s'être fait secoué comme ça et après avoir gagné la bataille d'eau.
Ils faisaient pas mal de sorties, c'est vrai. Braver les dangers, tout ça. Pas assez à son gout.
Et juste attendre que le temps passe, il avait presque envie d'essayer cela avec lui aussi. Mais ça, c'était assumer de l'avoir dans son entourage en public, à coup sûr. Bertram, s'afficher avec lui ?
Ils s'étaient rapprochés, mais Beckett était bien conscient qu'il passerait encore après sa réputation.



désolé cénul mais j'ai peu d'internet et peu de temps je pls
Bertram Godfrey
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Mer 29 Aoû - 20:26

1000 points WESH

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Profiter des réductions ?! Il trouvait ça drôle en plus ? Sur le coup je lui souhaite qu’on le traite de gamin et qu’on lui demande sans cesse sa carte d’identité pour vérifier son âge. C’est tellement condescendant !

Mais donc au final il trouvait ça cool. Pas bizarre, pas moche, pas ringard mais cool. J’ai l’impression que des petites bulles éclatent dans ma poitrine alors qu’un sourire mi fier, mi embarrassé naît sur mes lèvres.

Hm….Merci.



Chill, il n’a pas dit qu’il te trouvait cool - juste tes cheveux. C’était vraiment désespérant à quel point je me laissais si facilement influencer. Comme lorsque j’avais remarqué qu’il s’avançait doucement - il se croyait discret ? Mais je n’avais pas bougé. J’aurai dû. Allez, Bertram, reprends toi. Ami. AMI. A-M-I.

Une fois de plus, ce qui traversait l’esprit de Beckett était hors de ma portée. Est-ce que ça voulait dire qu’il avait envie de les toucher ? Je prenais soin de mes cheveux - j’étais obligé. Les brosser vigoureusement pour les lisser. Les shampooiner et surtout les après-shampooiner pour qu’ils soient doux et légers et plus faciles à démêler. C’était primordial quand on possédait une telle tignasse.

Hey ! Contrairement à toi je les -



Ses doigts s’approchent doucement de mes cheveux. Il ne va quand même pas…. Think again. J’avais une fois de plus sous-estimé le côté sans gêne de mon camarade.

- brosse. Sérieusement ? Qu’est-ce que tu fais ?



Cette dernière phrase part en demi-rire alors qu’il replace mes mèches devant mes yeux. Je me sens comme cette race de chien qui ressemble à s’y méprendre à une serpillère. A travers ces mèches, j’aperçois qu’il a l’air de bien s’amuser. Ce n’est pas désagréable pour moi. Ca chatouille un peu. Il n’est pas trop brusque. Il récupère tout pour tirer vers le haut. Je sais ce qu’il essaie de faire, même avec du shampooing pour le faire tenir ça ne fonctionne pas. Je m’enfonce un peu dans l’eau pour lui faciliter la tâche. Je ferme un oeil pour éviter les gouttelettes perdues, ce qui me permet de l’observer, le nez levé vers sa création. Il a l’air concentré, comme lorsqu’il préparait ses runes. Je peux l’observer sans crainte, je sais que son attention est attirée ailleurs...du moins jusqu’à ce que mes cheveux retombent comme un soufflé.

Il a l’air un peu déçu.

D’un geste je les plaque de mon front vers l’arrière et mes épaules remontent à la surface.

Autre avantage : je pourrais me faire une iroquoise si je voulais. Peut-être que tu devrais les laisser pousser aussi, Beckett !



J’étais sûr qu’il s’amuserait comme un fou dans son bain. Comme moi.

Laisse-moi essayer….



A mon tour, je sors mes bras de l’eau  j’avance prudemment ma main vers ses cheveux. Beckett est moins docile que moi, il pourrait toujours refuser et reculer. Mais je pense qu’il s’en fiche. Je m’approche un peu pour manipuler ses mèches avec plus de facilité.

C’est marrant. On est comme des aimants un peu cassés. A se rapprocher, à s’attirer mais en gardant toujours une distance de sécurité. Un distance pour maintenir la tension.

Je teste la crête mais c’est trop court. Je recueille un peu d’eau dans la paume de ma main pour les humidifier. Je les plaque alors plus vers l’avant pour ensuite les séparer. Un style de gentil petit garçon un peu retardé qui lui va comme un coup de poing dans la figure ( mauvaise analogie, les coups de poings dans la figure allant assez bien à Beckett). Je ne peux pas m’empêcher de pouffer de rire avant de ricaner. C’est trop drôle.

T’as l’air d’un vrai nerd - ça te va tellement pas ahahaha ! Oh, attends, attends….



J’ai pas envie de le vexer non plus. Je maîtrise mon hilarité pour glisse mes doigts dans ses cheveux sombres pour les plaquer vers l’arrière et dévoiler son front. Sa peau pâle un peu rougie par endroits, ses cheveux sombres, son regard d’un vert intense...Quel contraste.Il est vraiment beau.

Voilà...Tu ressembles un peu à ce méchant dans Avengers. Ou à un mafieux beau gosse. Tu sais faire l’accent italien ?



Ca risquait d’être drôle.

Et puis dans ce silence qui s’installe une question gênante.

- Tu comptes m'ignorer encore, après ? Si jamais le Stupéshit publie une nouvelle rumeur ?

Ca c’était moins drôle. Mon sourire idiot s’efface immédiatement, mes lèvres se retroussent, se mordent à la recherche des bons mots.

Je suis désolé je….j’ai mal réagi. Tu sais pourquoi maintenant, même si ce n’est pas une excuse...euhm...Je suis désolé.



Une excuse devrait commencer par “ désolé” et finir par le même mot.Je m’étais expliqué  mais ça ne lui suffirait pas. Je n’avais pas encore répondu à sa question. Je baisse les yeux. La mousse a suffisamment disparu pour que je puisse voir mes pieds, le fond du bassin qui bouge.

Et je ne sais pas quoi lui répondre.
Je cherche, ce qui pourrait le satisfaire, mais je ne trouve pas.
Alors au lieu de ça, je laisse mes pensées m’emmener au fil de l’eau. Un peu de sincérité. C’est ce qu’il voudrait.

Tu sais, quand on était sur les balcons, quand tu as dit que personne ne se soucierait de toi s’il t’arrivait quelque chose…. j’ai réalisé que tu étais un peu comme moi. Alors je m’étais promis de ne pas te faire sentir comme ça. Rejeté. Mis de côté.



Ca me demande tout mon courage pour relever les yeux vers lui alors que j’ai si honte. De lui avouer ça, oui, mais surtout que j’avais brisé ma promesse.

Et je sais, je crains, je suis un mauvais ami.



Je m’étais tellement amusé cette nuit. C’était...peut-être temps de me laisser vivre un peu. De récupérer le temps perdu. Je pousse un soupir.

Donc...non, je ne vais pas t’ignorer si ce torchon publie je-ne-sais-quelle obscénité sordide sur nous. Mais, si jamais je te fais sentir comme ça à nouveau….Rappelle-moi ma promesse, s’il te plaît.



J’étais si facilement effrayé. Je devais pouvoir compter un peu sur lui pour me maintenir sur le bon chemin.

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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Ven 31 Aoû - 17:20

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub

En plus de subir son non talent de coiffeur, Bertram se prêtait au jeu du garçon sans gêne, le laissant découvrir du bout des doigts sa capillarité. Beckett était trop pris par son activité que pour être soulagé de la docilité de son compagnon, qu’il ne garde plus ses distances ; sa claque mousseuse était déjà derrière eux.

- Oh, je ne sais pas si je supporterais… Mais ça peut s’arranger.

L’islandais avait du mal à s’imaginer avec de longs et soyeux cheveux : déjà parce qu’il était une victime notoire du bed hair, notamment parce qu’il n’avait jamais emmené de brosse à cheveux avec lui à Poudlard. Puis quelle galère à laver, les filles se plaignaient de toujours les avoir dans les yeux, et cela devait être insupportable. Mais en dehors de cela… Il était curieux de voir à quoi il ressemblerait. Meh, une vellule de la merveilleuse boutique d’Elenore, et la question était réglée non ?
Bertram retourne ses armes contre lui, contre toute attente. Ses mains s’approchent avec prudence de son scalp, comme cette nuit après les balcons. Mais il ne broncha pas, au contraire : il resta sagement en place, son regard rivé sur son acolyte qui tentait vainement d’assembler ses cheveux en crête. C’était agréable, comme chez le coiffeur, mais avant qu’il n’abuse et presse trop le crâne ou tire les cheveux. Et Bertram semble moins embarrassé que l’autre soir, tout aussi appliqué que lui dans un non talent de la coiffure. Cela le fit sourire légèrement, et se fit surprendre par la suite : ses cheveux ramenés sur son front menaçaient ses yeux de quelques gouttes d’eau, le forçant à les fermer. Le jeune homme rouvre un œil bien vite, pour découvrir son ami qui se moquait déjà de son nouveau look.
Un nerd. Pfff. Il pouffa aussi.

- Je devrais aller au bal comme ça ?

Puis le revoilà reparti pour une nouvelle création. Encore une fois, c’était agréable, une main passée dans ses cheveux. Beckett ne se gênait pas lui, l’observant copieusement à découvert, lui et son visage finalement dégagé, ses cheveux mouillés en arrière et un peu de malice dans son regard. Bertram Godfrey qui s’amusait, une image rare.
Loki ? Un mafieux ? Beck éclata de rire détournant finalement son regard du Serdaigle.

- Si, pizza !

Tu parles d’un accent italien ! Il n’avait pas assez vu et revu le Parrain que pour avoir retenu les paroles. Les vieux films, c’est bien, mais connaitre les répliques des plus récents, c’est sympa aussi.
Bref, les choses sérieusement commencent.

Il savait pourquoi. Parait-il. Beck se doutait que cela avait un lien avec sa révélation dans la salle des trophées, sans pour autant en être convaincu. Qu’y avait-il de mal à aimer les hommes ? En quoi était-ce honteux, au point de l’écarter ainsi, quand en plus rien ne s’était passé entre eux ?
Beck ne rajouta rien, se contentant de l’excuse bien maigre, perdu dans ses pensées. Mal réagi, disait-il. Lui-même ne savait pas quelle était la bonne réaction face au Stupéshit quand on avait un secret à protéger.
Et Bertram dévoilait finalement ses pensées, offrant au jeune islandais perdu un peu plus de profondeur sur son ressenti. Son attention fut à nouveau portée sur lui. Il restait silencieux et impassible, concentré sur ses paroles et ses yeux.

En voilà des paroles bien étranges, qui touchaient le jeune homme. Personne ne lui avait demandé de faire ainsi attention à ce qu’il pouvait bien ressentir. Bien qu’il lui en ait déjà parlé, Beckett ne pensait pas qu’il le prendrait si sérieusement. Quelqu’un voulait qu’il se sente désiré, accepté, et cela lui retournait la cervelle. C’est tout con pourtant. Et lui qui avait rejeté le pauvre Godfrey après son duel et après avoir perdu le pari ! Il avait été suffisamment gentil que pour lui donner une seconde chance… Et il a disparu sous l’eau sans rien dire non plus, et son acolyte en était devenu violent à cause de la frayeur qu’il avait eue. Il n’y avait qu’un seul mauvais ami dans ce bain, c’était lui.
Encore une fois, il était perturbé. Aucun mot ne lui venait à l’esprit, sauf une idée.
Beckett le serra dans ses bras, sans prévenir.

- Personne ne t’a demandé de perdre ton temps comme ça…

Il n’avait pas réussi à le phraser autrement, sa propre image de lui ne reluisait pas plus que cela. N’était-il pas une perte de temps, un délinquant qui écoutait vaguement au cours et qui respectait le règlement une fois l’an ? Ce gamin avec un casier qui retournait le quartier pour passer le temps, détesté des concierges ?

- Merci…

Un remerciement étouffé, chuchoté, qui lui serrait la poitrine, mais bel et bien présent.

Mais pourquoi ?
Une hypothèse lui traversa bien vite l’esprit, mais l’issue de sa théorie, qu’elle se confirme ou non, lui faisait peur. C’était une question qu’il ne se sentait pas encore prêt à poser. Elle se mêlait à ces pensées intrusives qui n’aidait pas sa poitrine à se sentir moins à l’étroit, ni même l’avoir dans ses bras, ni même l’idée que ses bêtises atteignent finalement quelqu’un. Il déglutit, les yeux humides, son visage bien caché par leur étreinte, mains resserrées sur son dos. C’était confortable, tout autant qu’à la salle des trophées, mais mouillé forcément.
Il resta agrippé à lui quelques secondes supplémentaires, ne sachant pas quoi dire en premier. D'ailleurs, il fallait peut-être le lacher. Même s'il s'était déjà bien calé contre sa nuque.
Il recula légèrement dans un demi raclement de gorge.

- Désolé pour... Tu sais. Avoir été désagréable.


Après le duel, après le match...
Le jeune homme, perdu dans ses pensées, avait inconsciemment bloqué son regard sur les épaules de son interlocuteur, sur lesquelles il s'était reposé il y a peu.

- Et...

Il se frotta la nuque, se taisant, une légère moue au visage. Voilà qu'il avait du mal à agencer ses idées, encore. Il releva son regard vers celui de Bertram, puis le détourna avec un léger sourire en coin. Ce n'était pas le moment de plus réfléchir à toutes ces questions, et plutôt rebondir sur ces fameuses promesses.

- Tu me dois toujours un chocolat chaud, Bertram. J'attends désespérément.

Et bien sur, comme toute fin de phrase, elle se ponctuait avec un peu d'eau dans la figure de Bertram. Logique.
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Ven 31 Aoû - 22:36

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

S’ il devait aller au bal comme ça ? Absolument pas ! Enfin pas s’il voulait être chanceux avec sa partenaire...Après mûre réflexion, j’aurais peut-être dû lui dire que oui.  Et même si son accent italien n’est vraiment pas au point, il a le mérite de m’arracher un stupide éclat de rire. Pas comme si je pouvais faire mieux de toute façon.

Beckett a cette façon de vous fixer, cet air neutre qui vous juge sans le moindre sourcillement, le moindre tremblement de lèvres. Il n’est pas menaçant, ni curieux. Ses iris émeraudes se plongent dans les vôtres sans peur, sans insolence, sans embarras et probablement sans avoir conscience de sa propre intensité. Ou pas.

Est-ce qu’on pourrait me blâmer de les éviter ?
Et après, de les admirer ?

C’était dans ces moments là que mon esprit partait à la dérive. Est-ce qu’il avait conscience de ce qu’il faisait ? Est-ce qu’il avait le contrôle ? Est-ce qu’il était en train de m’analyser ? Non, probablement pas. J’étais l’analyste et lui l’intuitif et nous nous fixions du regard à des extrémités opposées du spectre. Deux chemins différents, la même destination..

Je sais que je suis un piètre ami. Un menteur, un hypocrite et un lâche. Qui voudrait d’un ami comme ça ? Beckett, lui aussi il avait ses défauts mais...il me faisait rire. Il essayait de faire en sorte que je reste honnête. Et même si ça lui arrivait de baisser les bras….c’était le seul, jusqu’à présent à m’avoir vu. Le vrai Bertram. Moi, caché sous tous ces masques. Je ne parvenais pas encore à comprendre comment mais il m’avait vu et surtout il avait aimé ce qu’il avait aperçu.

Ces révélations dans le noir… dans ces couloirs sombres, c’était comme défaire les liens du masque et le laisser tomber. Nous partagions le même secret, nous étions déjà presque nus - je n’avais plus grand chose à perdre à dévoiler mes pensées. Je voulais qu’il sache que moi aussi, je l’avais vu.

D’un geste, il efface la distance qui nous sépare. Je m’attendais à ce qu’il soit plutôt content, à ce qu’il m’adresse un sourire radieux en promettant de me botter le cul si besoin. Mais pas à ce qu’il vienne se coller contre moi comme ça. Sa peau contre la mienne.

- Personne ne t’a demandé de perdre ton temps comme ça…

Est-il ...triste ? Mes bras l’accueillent et le serrent un peu plus fort.

Beckett….



J’ai l’impression de tomber. Comme du saut à l’élastique mais sans élastique, un vertige exquis. Je sais que je devrais lui dire quelque chose de malin, répliquer quelque chose comme ouais t’es un boulet, mais je le fais bénévolement. ou encore   Tu vas pleurer ? Mais je sais ce que ça fait de se sentir comme ça. Cette pression dans la poitrine, ce sentiment d’être…out of place, discarded, unwanted, unloved.

Et en même temps je dois me débattre avec le fait qu’il est là, presque nu, sous mes doigts. Sa peau humide, son torse contre le mien, le visage enfoui dans mon épaule.

- Merci…

Ca sonne comme un soupir au creux de mon oreille. Ca me court-circuite. Mon cerveau s’éteint. Pendant un instant le monde rétrécit en une bulle qui nous entoure. Mes doigts s’envolent et se posent contre sa nuque. Délicatement ils dessinent l’ébauche d’une caresse. De haut en bas, ses cheveux sur mes doigts fébriles. Je lui souffle :

C’est rien.  



Des mots vides, c’est tout ce que je suis capable de penser.Ca et à quel point j’en veux plus, que cela dure encore un peu plus longtemps. Qu’il me serre jusqu’à ce que ça me fasse mal de respirer. Jusqu’à remplir ce vide. Mais Beckett est satisfait de cette brève étreinte et ses bras tombent - les miens l’imitent. Et la machine redémarre.

”Tu n’es pas une perte de temps”, c’est ça que tu aurais dû dire !
Crétin ! Tu ne pouvais pas y penser plus tôt ?


J’observe sa pomme d’adam monter et descendre. Il s’excuse - incroyable - pour son comportement. Encore un peu sous le choc, je me contente de répondre :

C’est pas grave, tu es quand même venu. A chaque fois.



Ca voulait dire quelque chose, non ? Et ces étreintes ? Est-ce qu’elle dépassaient l’innocence de l’amitié ? Je n’avais jamais vu Beckett enlacer ou être tactile avec qui que ce soit….Est-ce que mes hormones et mon imagination me jouaient des tours ?

C’est difficile de reprendre le mode “normal” après ça. Le serpentard, insouciant, n’y voit aucun inconvénient alors qu’il m’éclabousse en tentant de me provoquer. Je ne réplique pas et me contente de chasser l’eau de mon visage.

Désespérément, hein….



Drama queen. Tu ne sais pas ce que c’est d’être désespéré pour quelqu’un..Je marque une pause avant de me rappeler d’un fait important :

Heuuuu - si je me souviens bien c’est toi qui m’en doit un. N’essaie pas de m’arnaquer, Campbell.



C’était ça non ? Le premier arrivé paie un chocolat chaud à l’autre. En tout cas, je me souviens bien avoir refusé son offre. Regrettable.
J’attrape un peu de mousse que je colle à mon menton pour en faire une fausse barbichette que je fais mine de caresser.

Et si je te proposais quelque chose d’autre en échange ? Ca fait une éternité que je ne suis plus allé dans un cinéma moldu. On pourrait se faire une toile cet été ? Ou on pourrait se faire un marathon de ces films dont tu m’as parlé ?



C’était comme un chocolat chaud + les intérêts. Les deux options étaient bien. Aller au cinéma à Londres ( bon d’accord, c’est hors de prix) mais on pourrait aller dans un de ces Candy Kingdom avant. Choisir une tonne de bonbons. Ou bien aller chez Beckett et regarder ses films favoris avec des chips et peut-être de la bière. Bref, je lui laissais le choix.

Je m’écarte et un peu et me laisse flotter en fixant le plafond. L’eau commence à tiédir mais ça ne suffit pas à me rendre mon sang-froid. Je ne peux pas continuer à nier ce que je ressens. Ce tourbillon d’émotions inutiles...Ca craint. J’ai beau essayer de m’en détacher, elles me collent à la peau. J’ai envie de me coller des baffes pour que tout rentre dans l’ordre.

Je me redresse brutalement.

Au fait, je vais finir par prendre action sinon on va continuer encore longtemps. Alors, Beckett, action on vérité ?!



Ah ben oui, le jeu n’était pas terminé. Il finit par choisir action. Des idées surgissent, mais des idées dangereuses.

 Laisse-moi réfléchir un peu...



Après une minute de réflexion je trouve une supplice qui me semble approprié. Ca ne doit pas être trop difficile. Ni trop...intime. Je fais mine de me craquer le cou en ajoutant d’un ton plaintif :

Hmmm, je ne sais pas toi, mais moi je suis toujours un peu tendu après le quidditch. Ca ne serait pas mal si le gagnant massait le dos du perdant.



Je lui adresse un demi-sourire narquois. Il allait être nul à ça. Et quelque part, utiliser ce jeu comme revanche contre les serpentards me plaisait. Je m’approche du bord du bassin pour m’y coller et m’y retenir, dégageant ma nuque.

Et estime-toi heureux que je ne t’ai pas demandé de me masser les pieds.



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Beckett Campbell
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Dim 9 Sep - 23:38

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub


Il venait en effet à chaque fois. L'opportunité de passer une bonne aventure avec Bertram était plus grande que sa rage et sa rancoeur, qui pourtant aurait pu le convaincre avec aisance de rester dans la salle commune à observer les gens travailler. Le Serdaigle et ses mystères l'intéressaient plus que les leçons qu'il pouvait lui donner en lui posant un lapin, ou que ses escapades en solitaire.
Découvrir l'envers du personnage qu'il s'était créé valait bien plus que tout cela.

Un sourire étira ses lèvres malicieuses, tandis que son regard s'échappait en se posant partout ailleurs que sur son acolyte. Arnaquer son ami ? Lui ? Jamais !
Il s'enfonça un peu dans l'eau alors qu'il se fabriquait une barbe mousseuse, osant finalement l'observer. Bertram sans masque, c'était tout de même plus agréable à voir, plus naturel... Avec sa garde baissée, il n'offrait pas un visage figé, un regard sans vie.
Puis pour une fois, il pouvait découvrir un Bertram sans pull moche.
Sans rien, en fait, à part un caleçon.
Bien sur que son regard allait détailler ce torse, le visage à moitié dans l'eau alors qu'il parlait de sa fameuse offre.

- Oh !

Beckett se redressa, sortant par la même occasion de sa contemplation, soudainement captivé.

- Pourquoi pas les deux ?!


Pour une fois qu'il aurait autre chose à faire que décevoir son père !
L'islandais sourit légèrement, avant de hausser les épaules; c'était peut-être abuser, les deux. Bertram avait peut-être des choses à faire, des choses utiles et intéressantes.
Le Serpentard posa son regard sur l'eau, passant sa main juste sous la surface de l'eau, ne sachant pas quoi faire d'autre avec.

- Enfin... Si tu as le temps.

Alors qu'il flottait, le Serdaigle se relève brutalement. Il tressaillit et lève les yeux vers lui. Oh, c'est vrai, le jeu !

- Action ?

Le pauvre propose un massage et s'installe en bord de bain. Beckett plissait les yeux, pas sûr de comprendre s'il avait conscience de ce dans quoi il s'engageait. Beck ? Doué de ses mains ? Pas du tout ! Il n'était ni un créatif ni un bon bricoleur, encore moins un bon masseur. Il n'avait jamais eu l'occasion de détendre qui que ce soit, lui même n'avait presque jamais reçu de massage !
Bertram se croyait malin, mais il allait surtout le regretter amèrement...

- Uh. Grave erreur.


Le Serpentard s'approcha, un peu perdu. Que faire ?
Il posa ses mains sur son dos, et se perdait dans sa réflexion. Tout le monde se massait les épaules... Peut-être devait-il commencer par là ? Presser ses doigts sur le haut du trapèze et prier pour ce que soit la bonne démarche ?

- J'ai aucune idée de ce que je fais.


Il leva les yeux au ciel;

- Je sais. Comme d'habitude.


Cette remarque facile, il l'avait sentie venir et ne laisserait pas au Serdaigle le plaisir de la faire.
Il continuait sa tentative de massage, tentant plusieurs approches : imiter les vagues souvenirs où il avait entraperçu des élèves en faire aux autres, le pétrissage de pain qu'il n'avait jamais réalisé de sa vie... Les chats aussi massaient, non ? Il laissait glisser ses mains sur son dos, se perdant au fur et à mesure dans ses pensées.
C'était étrange.
Bertram se préoccupait pas mal de lui, et se rapprochait de lui sur le plan relationnel et physique. Il était confortable et d'une compagnie fort agréable. Même si le sommeil commençait à l'atteindre, il n'avait pas encore envie de se séparer de son compagnon d'aventure. Son train de pensées fut d'ailleurs interrompu par un bâillement.

Il était temps de relancer le jeu, Bertram choisit action. Dommage, il voulait des réponses, bien qu'il n'aurait pas osé poser sa question.

- hm...


Il cessa son massage, s’asseyant sur le bord de la piscine, à coté de lui. Il observait le Serdaigle du coin du regard. L'idée d'être à nouveau serré dans ses bras le tentait. L'islandais détourna le regard alors, il ne fallait pas trop en demander...
Cependant, aucune autre idée ne lui traversait l'esprit.

- Je sais pas...

Un léger sourire étira ses lèvres. C'était stupide, mais bon. Mieux que rien.

- Imite moi.




sorry internet pas là, peu de temps ;-; je ferai mieux au prochain-
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Lun 10 Sep - 12:46

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Son sourire de lutin revient. Il essayait donc bien de m’arnaquer ! C’était sans compter sur ma bonne mémoire, évidemment. Mais c’était difficile de lui en vouloir quand il affichait ce sourire idiot et espiègle. Presque impossible. C’était ce genre de sourire sincère à double tranchant : qu’on aime ou qu’on déteste. Celui qui étirait ses lèvres fines avec malice et insolence, qui allumait ses yeux comme des étoiles. Le genre qui vous rend faible et en même temps heureux lorsqu’il vous est personnellement adressé. C’était mon point faible.

Mais il regardait ailleurs, ce qui me laissait penser qu’il avait simplement l’intention de me tromper - et qu’il avait échoué. Sans rancune, Beckett.

C’était plus facile de proposer une activité lorsqu’on avait quelque chose à se faire pardonner. Et s’il me faisait le coup, comme tout à l’heure, du “ je suis un homme occupé” il allait se prendre une petite vague d’eau dans la figure, je vous le garantis ! Mais il n’en était rien, il se redresse comme un suricate, plutôt ravi par cette proposition alors qu’il suggère ne pas se limiter à une seule activité. Son regard vif et intéressé retombe alors vers les profondeurs.

- Enfin... Si tu as le temps.

Voilà qui était inhabituel. J’avais déjà remarqué ces moments où sa confiance en lui s’émiette. Mais ils ne me concernaient pas. Ils concernaient les autres, le monde en général, probablement son père. A part peut-être fois, à la cabane hurlante, il ne se préoccupait pas de moi, me prenant plus ou moins pour acquis.

Qu’est ce qui avait changé ? Etait-ce à cause de mon coup de gueule tout à l’heure ? J’hoche vaguement la tête pour le rassurer. Après tout, je ne lui aurais pas proposé si je n’en avais pas envie, non ? J’avais laissé la politesse en dehors de la salle des trophées.

Je travaille les deux premières semaine des vacances, mais je serai quand même libre le week-end ! Et j’ai rien de spécial de prévu après.



Alors que je l’avais déjà rassuré deux fois, je lui avais plus ou moins avoué qu’il était important pour moi. Et puis...ces deux étreintes….On ne peut pas mentir durant une étreinte. Si on a des réserves, ça se sent. Le corps se tend, se recule, se retient. Ou alors on s’y abandonne complètement, on accepte le contact et la chaleur de l’autre pour se soutenir mutuellement. On se laisse emporter, accepté , en sécurité dans des bras accueillants et…. - ça me revient. La façon dont il a touché mon gilet, dont j’ai posé mes doigts sur sa nuque -

Parfois nos doigts curieux et avides s’aventurent trop près des frontières.

*Aheum.*
C’est embarrassant quand mes pensées déraillent. Je dois faire attention et les compartimentaliser avec prudence.

Ca suffit maintenant, passe à autre chose et arrête de rêver.
C’est mort.
Et enterré.
A-M-I-S


Je relance donc promptement cette histoire d’action et de vérité. C’était un poids que je portais depuis un moment et dont je souhaitais me débarrasser et il accepte mon défi sans trop rechigner. Ses doigts s’enfoncent d’abord dans mes trapèzes, là où toute la tension s’accumule dans les muscles et les tendons désormais durs comme du béton.

Aw-ouch ! Mais c’est que t’as des griffes !



Exclamation de douleur ce n’est pas vraiment sa faute si je suis aussi tendu après un match. Je tourne un peu la tête vers lui avant de la reposer sur le bord du bassin.

Vas-y plus doucement.



- J'ai aucune idée de ce que je fais.

Ca se sent.

- Je sais. Comme d'habitude.

Ce n’était pas ce que j’allais dire - mais ce n’était pas faux non plus. J’éclate d’un léger rire qui me détend un peu alors qu’il me pétrit maladroitement et que je grimace. Non, ce n’est pas vraiment agréable. Il essayait différentes approches, plus ou moins efficaces, me pinçant parfois avec ses doigts malhabiles. Peut-être que je devrais lui dire que je n’aimais pas ça de base. Que même lorsque mes proches faisaient mine de vouloir me détendre en massant mes épaules, je me refermais comme une tortue  et que c’était plus douloureux qu’agréable. Accepter un massage ce n’était pas qu’une question de doigté, pour moi c’était surtout une question de confiance. Et je ne suis pas du genre à me laisser aller facilement.
Et quand ses mains glissaient doucement sur mon dos, plus des caresses que de véritables massages, mes épaules retombaient un peu. Ca c’était agréable, à défaut de pouvoir détendre mes muscles endoloris. Mes paupières se closent un instant alors que je laisse échapper un léger soupir de contentement mêlé de soulagement.

Je ne suis pas le sujet le plus facile non plus.



Je dois admettre que je suis plutôt du genre difficile.

Je te montrerai peut-être comment faire...quand on vous mettra une branlée bien méritée l’année prochaine - plus à gauche s’il te plaît - Aïeuh !



Okay, c’était bien mérité.

C’est à mon tour de choisir - action sans aucun doute. Si Beckett avait plus de deux neurones, il pouvait facilement deviner quel genre de défis me mettrait en échec. Et il n’avait que l’embarras du choix, tous les deux en caleçons dans la baignoire des préfets. Et pourtant son choix me surprend et en même temps, me déçoit. L’imiter ? Ca allait être facile ! A mon tour, je remonte au bord, prenant quelques secondes pour ajuster les bords de mon caleçon. Je suis moins à l’aise quand je n’ai pas d’eau ni de mousse pour me cacher. Je croise les bras de pudeur, puis me rappelle le défi et imite la position nonchalante qu’il prend et imite son léger sourire.

Imiter, est-ce qu’il voulait dire ses mouvements là tout de suite ou l’imiter comme un imitateur. Balancer des vérités et des bêtises dans un monologue qui était censé le représenter ? Mais voilà, c’était impossible. Ce n’était pas le genre de Beckett de faire ce genre de choses. Sauf peut-être si on lui demandait de m’imiter. Il y avait vraiment de quoi se tirer les cheveux. Cheveux qui gouttent d’ailleurs abondamment sur mes cuisses et commencent à onduler. Mais je dois l’imiter donc pas question de m’en occuper.

Alors je prends cette expression un peu pince-sans-rire qu’il arbore généralement. Sa façon d’observer les gens avec ce regard à la fois intense et vide. C’est difficile. Surtout quand je le dois le regarder lui, que mon attention est attirée par ses cheveux mouillés, les gouttes qui perlent sur son menton et coulent sur son torse.

C’est un concours de regard que je ne peux pas gagner. J’abandonne rapidement avec un râle de frustration :

Okay ! Tu gagnes ! Tu es inimitable, Beckett.



Je me tourne alors vers mon sac, fouillant avec prudent pour ne pas mouiller tout son contenu et lui tendre son précieux prix.
Enfin
Le jeu est terminé.Est-ce que je devrais lui avouer que je voulais lui donner depuis le début ? Que le jeu n’était qu’un prétexte ? Est-ce que ça enlèverait à sa satisfaction de l’avoir gagné - sachant que le jeu était truqué en sa faveur depuis le début ? Probablement. Mon camarade devait avoir sa fierté, comme tout le monde. Alors même si je crève d’envie de lui dire - je le garde pour moi.

C’est une nouvelle expérience. D’avoir envie de parler de quelque chose à quelqu’un. De lui dire que quand je l’ai vu, j’ai pensé à lui et sa manie de voler des trucs comme un niffleur. Que j’avais plusieurs fois songé à le glisser dans sa poche. Que je voulais qu’il l’obtienne mais surtout qu’il le veuille et que ça lui fasse plaisir. Que ce vif d’or cassé, à l’image de mes sentiments, avait de la valeur pour lui même s’il en avait aucune pour le monde entier. Et que j’avais tellement envie de lui donner, si seulement il avait envie de le recevoir.

Mais tout ce que j’ai dit, c’était  :

 Félicitations.



D’un ton sincère, avec un sourire un peu mélancolique.
Et je lève ma baguette pour détacher les vêtements qui volaient au dessus de nos têtes depuis tout à l’heure et les envoie se plier dans un coin sec de la salle de bain, près des cabines. Je tords mes cheveux pour les essorer.

 Et bien….maintenant on a accès à la salle de bains des préfets quand on veut. La prochaine fois tu pourras inviter tes fangirls.


Je ponctue cette phrase d’un sourire malicieux et d’un faible coup de poing dans l’épaule du gagnant. Me rappeler que Beckett aime les filles me semble approprié alors que je m’apprête à conclure notre soirée. Je me lève pour aller chercher mon T-shirt hésitant un instant avant de m’en servir comme essui de bain. Le tissu est plutôt sec et chaud et je préférerais éviter d’enfiler mes vêtements en étant complètement trempé. Je pouvais toujours mettre mon gilet sans rien en dessous. Beckett, lui, n’avait pas ce luxe, je lui tends donc mon T-shirt avec générosité :

Tiens, essuie-toi un peu.



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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Dim 16 Sep - 23:21

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub


Voilà qu'ils établissaient des projets de vacances. Beckett n'arrivait pas à effacer un léger sourire idiot de son visage; il n'avait encore rien de prévue comme sorties, rien de concret. C'était agréable de voir qu'il songeait partager un peu de son temps libre avec lui, l'imbécile heureux de la classe.
Et comme prévu, ses talents de masseur sont aussi absent que ses connexions neuronales. Il l'avait voulu ! Il essayait malgré tout de ne pas y aller trop fort, embêté et dans le flou le plus total : comment devait-il faire ? Mystère...
Au final, il n'appuyait plus, limite si ses doigts ne glissaient juste pas sur son dos.  Beckett Campbell, mains collées au dos de Bertram Godfrey. Cela le laissait songeur.
Avant qu'il s'imagine gagner l'année prochaine. Un coup de massage corsé, et l'affaire était réglée ! Serdaigle ne gagnerait pas si facilement !

Puis Bertram se met en scène, au bord de la piscine. Le jeune islandais reste dans l'eau, le suivant du regard. Ce n'était pas un défi bien original, mais il était curieux de voir l'impression qu'il laissait à son compagnon d'aventure.
Voilà qu'il mime sa posture, avant de passer à un début d'impression. Le Serpentard plissa légèrement les yeux, curieux : il prenait si souvent cet air là ?
Et il capitule.
Beck ouvre légèrement la bouche sans parvenir à exprimer sa surprise. Ce fut... Rapide.
Il venait juste de céder aux actions, pour abandonner rapidement, s'excusant en estimant son camarade inimitable. Beckett avait du mal à y croire. Il lui tourne le dos, puis revient lui donner son prix. Encore interloqué, il sort maladroitement de l'eau et tend les mains pour recevoir le vieux vif d'or.

- Wow...

Beckett sourit, tournant l'objet entre ses doigts, les glissant dessus et n'osant même pas tenter de le faire fonctionner. Une relique du Quidditch, qu'il pourrait montrer à son père, et garder comme trophée. C'était toujours magnifique à voir, lui qui avait si longtemps hésité à devenir attrapeur. Mais il n'était pas si bon, juste assez pour être poursuiveur.
Il s'était perdu dans sa contemplation, et finit par lever les yeux vers Bertram des secondes après qu'il ait mentionné de potentielles fangirls.

- Quoi ?

Coup dans l'épaule, lui arrachant un sourire en coin.

- N'importe quoi...

Quelles fangirls ? Il n'y avait que les groupies de Ruben. Ou de Castiel. A la rigueur Floyd ? Puis Fenry volait la lumière des projecteurs ! Non, il n'était qu'un bon sidekick de Quidditch. Il l'avait toujours ressenti ainsi.
Beckett l'éternel figurant.
Héros de ses propres aventures solitaires, de ses propres méfaits, seul contre tous, mais au second plan.

Un Tshirt apparait dans son champ de vision, et il le prend sans réfléchir. Etrange serviette... Mais, ne devait-il pas s'habiller avec ? Beckett resta un long moment à fixer Bertram, perturbé. Gilet ou non, il allait devoir s'habiller non ?

- Merci, mais je ne te laisserai pas l'occasion d'être nu sous tes vêtements. Moi, j'ai l'habitude, ça va aller.


Il s'approcha de son interlocuteur, avant de lui enfiler aussi délicatement qu'il ne masse le Tshirt autour de la tête, essayant de retenir son sourire, avant d'aller récupérer ses vêtements et les mettre sans se soucier de toute l'eau qui restait sur lui. Ou bien, juste un peu : il secoua sa tête un court instant, histoire de se débarrasser  de l'eau en trop, coincée dans ses cheveux. Si c'était utile ? Absolument pas. S'il faisait ça depuis ses cinq ans ? Carrément.
Son attention se porta à nouveau au vif d'or.

- Merci, Bertram.

Beckett se tourna vers lui, un faible sourire aux lèvres.
Est-ce que toutes ces attentions cachaient quelque chose ? Est-ce que cela le dérangeait ?
Il secoua légèrement la tête, baissant à nouveau son regard sur son cadeau.

- T'es bizarre.

Quelle personne sensée prendrait le temps de lui offrir des choses aussi précieuses, ou de braver les interdits quand on est littéralement le chouchou du prof ? Ou bien de glisser ses doigts dans sa nuque ?
Pensée qui lui fit ressentir l'urgent besoin d'y glisser sa main avec ce sourire idiot au visage. Bon sang Bertram ! Le voilà confus ! Tant de question lui venaient en tête...

- Est-ce que...


Il se tut, serrant les machoires. C'était peut-être trop tôt, pour connaitre la réponse à cette question.
Beckett prit son temps, cherchant une autre question sans prendre la peine de cacher ce changement de sujet.

- On sort par où en fait ?
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Lun 17 Sep - 21:57

Secret doors

Unlock the heavens in my mind

Il fixait sa récompense, un peu surpris. Il n’était pas transporté de joie et il se contentait de se perdre dans la contemplation de son trésor. A l’image du quidditch la fin du jeu était brutale et on pouvait dire qu’il venait de remporter la victoire. Je pensais qu’il s’en vanterait mais il n’en était rien. Il n’était pas déçu que ce soit terminé quand même ? C’était le genre de jeu que l’on pouvait continuer, même sans récompense - si c’était ce qu’il voulait.

Beckett pensait ne pas avoir de fangirls mais l’idée - ou le coup de poing - avait au moins le mérite de lui arracher un sourire. Moi j’étais dans les gradins pendant qu’il jouait contre poufsouffle. J’avais vu ses supporters l’encourager et l’acclamer lors de son but dès le début de la rencontre. C’est le genre de chose qu’on ne réalise pas lorsqu’on est sur le terrain, préoccupé à suivre l’action.

Tu es plus populaire que tu ne le penses.



Je n’avais pas d’exemples concrets à lui offrir mais je pouvais en inventer quelques-uns s’il insistait. La foule en délire, des filles qui crient :” Beckett Campbell épouse-moi !” sur le coup de l’émotion. Oui, j’étais persuadé qu’il devait y en avoir, des discrètes qui le cherchait du regard dans la grande salle, soupirantes en pâmoison qui n’osaient pas lui adresser la parole. Je ne pouvais pas être le seul à le remarquer quand même ? Ou même des timides qui avaient été accueillies un peu brusquement par l’intéressé ( car de toute évidence Beckett était loin d’être doué pour parler aux filles et encore moins comprendre les signaux qu’on lui envoyait).

Car des signaux, malgré moi, je lui en avais bien envoyés.
Et parfois, j’étais presque sûr de recevoir des réponses.

Et cette incertitude, pour moi, c’était une véritable agonie. Enfin je dis “agonie”, mais ça ressemblait plutôt à une bombe à retardement. En attendant tout allait bien, j’essayais de me limiter, je me répétais de ne pas espérer, de ne pas essayer. Et même si sur le moment, quand il est contre moi j’ai le coeur qui bat et les doigts avides - je sais que ce n’est qu’une illusion. Une bombe dans ma poitrine qui va exploser. Ca ne sera pas sa faute - je ne pourrais même pas en vouloir à mon ami.

Mais pour l’instant je gagne du temps.

Sa réflexion m’arrache automatiquement une réplique logique avant de me faire lâchement attaqué par mon camarade qui tente de masquer ma nudité aussi vite et brutalement que possible.

Mais on est toujours nus sous nos- mais hééé ! Je sais m’habiller, Beckett !



Il essaie de me passer mon T-shirt comme ma mère le faisait quand j’étais gamin et que je ne voulais pas porter ces vêtements qui grattaient. Moi qui n’avait pas l’intention de  porter mon T-shirt, je cède et l’enfile rapidement pour qu’il me laisse tranquille. Qu’est-ce qu’il lui prend des fois ?! C’est ce que je me demande en lui lançant un regard discret alors qu’il se rhabille. Une dernière fois.

- Merci, Bertram.

Je termine de lacer mes chaussures et relève la tête :

Hm ? Tu l’as gagné, pas besoin de me remercier.



Je lui retourne son sourire. Peut-être que quelque part il avait perçu mes intentions, mais dans le cas contraire je ne souhaitais pas lui enlever la satisfaction de la récompense. C’était un autre jeu. Celui où l’on cache ses cartes en espérant que son adversaires puisse les deviner. Et même s’il voyait clair dans mon jeu, je maintenais un peu la mascarade.

- T'es bizarre.

Est-ce qu’il sait à quel point ça me fait plaisir ? Ca me ramène à ce moment dans la cabane hurlante. Tous les deux dans le noir, ma main sur sa baguette ( nan ce n’est pas une métaphore bande de pervers). Quand il disait j’avais l’impression qu’il me voyait…vraiment. Derrière l’élève modèle, derrière le masque...ce garçon qui aime bien rester dans le noir parce que ça stimule l’imagination, celui qui aime porter des chaussettes dépareillées et partir à l’aventure.

T’es encore plus bizarre



Mes lèvres s’étirent d’un large sourire. Ce n’est pas une insulte - c’est un compliment. Sa première question s’étrangle avant de prendre. Il voulait probablement dire Est-ce que tu sais par où on sort. Je m’assure d’avoir récupéré toutes mes affaires avant de lui répondre

On pourrait reprendre le tunnel et explorer le reste mais...je suis un peu fatigué. Je vais donc sortir par la porte et monter me coucher.



Je le fixe avec un léger sourire moqueur avant de me mettre en marche. Même si la baignade m’avait revigoré, j’avais des heures de quidditch dans les pattes et Beckett aussi.

Il faut un mot de passe pour entrer, pas pour sortir.



Ce genre de détail avait trop tendance à lui échapper. J’ouvre donc la marche, utilise de nouveau mon sort de repérage de présence humaine pour sortir en toute sécurité. Enfin...ce n’était pas comme si serdaigle allait s’offusquer de perdre quelques points de plus de toute façon. Ma main se balance négligemment à côté de celle du serpentard. Il suffirait de dévier sa trajectoire juste un peu pour qu’elles se touchent. Juste un peu…

J’enfonce mes mains dans les poches de mon gilet, le coeur serré alors que le moment de se séparer arrive. Je dois monter alors qu’il descend. Je m’arrête un instant, me balancer un peu sur mes pieds encore un peu humides.

Je n’ai pas envie de partir.
Mais je ne sais pas quoi dire.

Bon et bien….c’était chouette de traîner avec toi.



Faible. Maladroit. Je fixe mes pieds et puis remonte vers mon interlocuteur, balançant un peu la tête sur un ton qu’à moitié sérieux :

Même si…tu piques des trucs dans mon sac sans demander la permission, que t’oublies de prévenir et que tu masses terriblement mal- je veux dire vraiment, ne fais ça à personne  -



J’éclate d’un petit rire fatigué en y repensant. A part ses caresses, il n’y avait rien à garder. Je déteste me sentir si fébrile au moment de se séparer. Je déteste cette sensation. C'est embarrassant. Malgré tout je relève un peu le menton pour conclure avec un sourire sincère, affrontant temporairement son regard  :

Je me suis vraiment bien amusé.



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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell Jeu 20 Sep - 19:52

Sortie nocturne aux bains


two dudes, chilling in the bathtub


Ce vif d'or, il n'avait aucunement l'impression de l'avoir gagné. Cet action ou vérité ne lui avait pas semblé être une compétition ou un match, elle s'apparentait à la rigueur à un petit moment de détente entre deux amis, après moult péripéties pour en arriver aux bains. Un peu d'intimité, peut-être à l'abri du Renifleur, mais surtout loin du masque qu'il porte en public.
Peut-être qu'il avait compris qu'il était mauvais perdant. Sûrement, même. Et ainsi, il lui offrait une victoire facile pour oublier ses précédentes défaites. C'était bas, mais Beckett voulait bien de cette petite victoire, ou plutôt de ce cadeau.

Son faux départ passe inaperçu, et le jeune homme hoche la tête. Sortir, terminer cette sortie nocturne et aller se reposer, des souvenirs plein la tête. Cela lui semblait parfait.

- Oh ! c'est vrai !


Une fois tous ses vêtements enfilés, il rattrape l’éminence grise et marche à ses cotés, un vague sourire aux lèvres.
Si Bertram n'accordait pas tant d'importance aux autres, il partirait bien tout le temps en exploration avec lui. Etait-ce pour l'aventure ? Celle qu'il pouvait avoir tout seul et à toute heure sans problème, sans contrainte ? Visiblement non. Pour la compagnie, alors ? Le réconfort qu'il lui apportait de temps à autre, les défis ? Le sourire bio, pas forcé, qu'il avait l'occasion de voir que quand ils étaient entre eux ? Peut-être bien. Il lui tardait déjà d'être en vacances et d'aller au cinéma, voir des films à la maison avec son compagnon d'aventure. Possiblement retourner Londres à deux.

Leur chemin se sépare, et Beck s'arrête aussi, haussant légèrement les sourcils. C'était passé plutôt vite, cette soirée... Il passait toujours ses doigts sur l'ancien vif d'or, le regard perdu dans ses reflets.
"Chouette de trainer avec lui" ?!
Beckett relève les yeux vers ceux de son interlocuteur, arquant un sourcil.

- Juste chouette ?

Un sourire en coin trahissait son air sérieux à deux balles. Il se retenait de rire à la liste des accusations, et haussa mollement les épaules, lui aussi se dandinant légèrement, le regard ailleurs.

- C'est toi qui a proposé un massage, tu as pris le risque !

Mais il s'était bien amusé. Beckett sourit, affrontant son regard.

- Oui, moi aussi. Surtout la partie où tu m'as secoué et crié dessus, c'était trop drôle !

Son sourire s'élargit, échappant un léger rire.
Oh, il allait le lui rappeler souvent, son petit dérapage qui l'avait énormément touché. Beckett se tait, fixant toujours Bertram, souriant, et réalisant que peut-être c'était le moment de dire au revoir. Ils auraient été dans la même chambre, ils auraient pu discuter jusqu'à ce qu'ils tombent de fatigue...
L'idée de l'étreindre lui avait traversé l'esprit, bien sûr, mais il avait déjà abusé ce soir, non ?
Ah, que faire d'autre ?

- Sérieusement, j'ai passé un bon moment aussi. La prochaine fois, pyjama party dans le bureau d'Orphan Scamander ?


Il recule déjà un peu, avec son fameux air malicieux. Il s'éloignait oui, mais pas bien vite.

- Tiens moi au courant pour le cinéma, ok ?

Beckett s'y voyait déjà, savait qu'il n'allait penser qu'à cela d'ici là, et s'il n'ignorait pas complètement pourquoi, il ne le réalisait juste pas.
Un dernier sourire et il lui tourna le dos, se hâtant de rejoindre son dortoir.
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Re: Secret doors ••• Beckett Campbell

Secret doors ••• Beckett Campbell
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