Ne crains pas la vague [Ft. Calli the great]

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Ne crains pas la vague [Ft. Calli the great] Mar 4 Sep - 14:06

Le soleil jouait vaguement sur les longues herbes animées de ce parc, longues herbes qui venaient chatouillées les jambes longilignes ou plus courtes des élèves. Aucun d'entre eux ne venait pour travailler, sauf quel qu’uns qui semblaient absorber dans des révisions tardives. Le printemps se ternissait doucement face à la puissance d'un été radieux, et personne n'était indifférent à la course du temps qui passe. Ici et là, on pouvait voir des bras nus et des grands rires qui s'éteignaient dans des grands bruits complices.

Cécilia faisait visiblement partie du côté solitaire de la force. Oh, elle ne se plaignait pas de cet état de fait. C'était plus agréable pour elle, d'être loin de cette cacophonie humaine. Un livre sur ses jambes, une pensée désagrégée sur les petits bouts de neurones qui ronronnaient gentillement dans son esprit mécaniquement ordinaire. Elle lisait sans réellement prendre compte des mots, sans réellement se penser sur ces mots comme des mensonges. C'était un conte, un conte qu'on lui avait envoyé comme cadeau. Et elle divaguait bien loin de toutes préoccupations, à ces femmes princesses et idéales, à ses hommes princes et sans nom et à ces bêtes qu'elle ne pouvait que soutenir. C'était un exercice ardu de rêver sans espoir, mais tellement délicieux qu'elle pourrait s'y perdre éternellement. Elle n'entendait plus grand-chose, simplement les pulsions de son propre cœur dans le creux de son oreille. Cécilia était bien, et c'était un sentiment assez paisible pour vouloir le conserver bien au fond d'elle-même dans une bouteille de sentiments heureux. Cette bouteille qu'elle pourrait rouvrir, pour savourer la langueur d'un temps passé.

Mais il semblerai qu'il existe un loi qui empêche ses sentiments de s’accroître jusqu'aux yeux, puisque qu'une lumière désagréable s'étire jusqu'à sa rétine, la forçant à se réveiller de sa torpeur. Un groupe d'être difformes, probablement humains, mais si laids aux yeux de Cécilia. Ils parlaient forts, ils semblaient vouloir s'imposer devant elle. Elle avait beau penché la tête et se concentrer sur chaque bribes qui provenait d'eux, elle n'entendait rien qui puisse percer sa bulle d'ignorance si ce n'est des cris d'oiseaux inintéressants. Des couleurs viennent enfin apporter un premier éclaircissement sur la situation, c'était des Gryffondor et des serdaigles. Elle croyait ? Mais, ce n'avait pas d'importance. Elle n'avait qu'à les laisser couler dans son imaginaire fertile, puis, ils s'évaporeraient vite. Non aucune importance. Elle avait reprit son livre, et tout avait continué paisiblement. Les mots s'enchaînaient, et ce malheureux incident a bien failli rester ça. Un malheureux dérapage dans son espace temps, mais qui se réglait sans grand troubles.

C'était mal connaître le destin, car son livre avait volé. Loin d'elle, loin de la paix qu'elle aspirait. La bulle avait explosé et un sentiment sourd grandissait en elle. Elle ne le connaissait pas ce sentiment, mais elle ne l'aimait pas. Il était tellement amer sur ses lèvres, ce n'était sûrement pas de l'amour. Sa bulle s'était percée, laissant s'infiltrer l'eau acide qui lui rongeait la peau. Elle les écoutait maintenant, elle les regardait. Ils riaient grassement, le livre entre les doigts. Puis, elle reconnue l'une des Serdaigles et une parole malheureuse est enfin apparu. Le premier signe d'un monde qui s'étiole.

-Ah, c'est pas toi qui a eu un T en sortilège ?

Une rougeur s'étira sur le visage de l'un des difformes et encore une fois, le ciel fut ennuyé par les grands cris d’orfraies. Elle commençait à vilipender, à l'accuser. L'air devenait menaçant et, les ombres s'étiraient sur Cécilia. Elle aurai pu avoir peur, si elle comprenait ce qui se passait. Pour elle, ce n'était qu'un spectacle d'un ridicule consommé. Avant que le tissus de sa robe soit attrapé, qu'un poing s'approche de son visage placide. Le gryffon semblait de mauvaise humeur, il était vrai. Mais, quelque chose serrait son cœur et elle a comprit « On allait lui faire mal ».

Puis plus rien. Elle avait fermé les yeux, pour se prendre un mauvais coup de réalité. Mais une voix était apparue. Une si jolie voix, une voix qui sentait le sel de mer et la force des vagues. Ce n'était pas un rêve ? Alors, elle a lentement ouvert les yeux et elle vit une belle ombre, une ombre qui semblait la couvrir de ses plumes luisantes. Elle ne put qu'articuler un mot, un simple mot qui rendait compte de tellement de choses

-Merci…
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Re: Ne crains pas la vague [Ft. Calli the great] Mer 5 Sep - 19:02

ne crains pas
la vague
We must build dikes of courage to hold back the flood of fear. Δ Martin Luther King, Jr.

Inspirer. Sentir l’air percer la gorge, pourfendre les poumons, aérer jusqu’aux cellules tout le corps. Expirer. Relâcher la tension et le dioxyde de carbone d’un même mouvement. Sourire enfin. Cette journée peut se poursuivre bien, pense Adelys au sortir de son entraînement de Quidditch. Malgré la dépense énergétique, elle se sent en pleine forme et voilà qu’elle a retrouvé pleinement son souffle, son coeur battant paisiblement dans sa poitrine. C’est qu’il a été passionné l’heure précédente, alors que sa maîtresse l’était tout autant à frapper de sa batte les vils cognards loin de ses partenaires de jeu. Les protéger est un passe-temps agréable et elle s’exécute avec une conviction proche de la vocation, son goût du vol étant à peine au-dessus de son poste dans l’équipe. A peine. Elle n’y peut rien, aider les gens dans le besoin, fusse dans un jeu organisé, cela lui plait. Mais même en dehors du terrain, elle ne peut s’empêcher d’intervenir quand elle voit un élève moldu ou cracmol se faire malmener par des sang-purs… ou bien des plus jeunes et solitaires par des groupes de plus âgés.

Elle fixe un certain groupe, arrêtant sa marche au milieu du parc.

Oui, c’est bien ce qu’elle pense, ce livre ne leur appartient pas et leurs paroles ne semblent pas sympathiques. Et les paroles appellent bientôt les gestes… Ni une ni deux, elle s’interpose entre la jeune Serdaigle aux cheveux violets et le groupes de bleus et rouges. Elle aurait presque honte de sa maison en reconnaissant quelques visages. Mais elle ne se démonte pas : “Pourquoi voler un livre quand vous ne savez pas lire ? Rendez-lui. … Accio.” Elle n’a en effet pas attendu qu’ils s’exécutent pour récupérer magiquement l’ouvrage qui vole obéissant jusqu’à sa main gauche, la droite dressant encore sa baguette vivement sortie. Elle tend le livre vers l’inconnue mais reste attentive au groupe, le but n’étant pas de devenir une cible à son tour.

Vous devriez profiter du beau temps ailleurs au lieu de vous en prendre à plusieurs à quelqu’un pour vous donner un semblant d’importance.” Quelques insultes sont projetés mais ne l’atteignent pas. Calliope reste fière et immobile, le regard bleu toujours aussi fixe. Elle attend. Elle attend patiemment qu’il s’en aille. Elle, l’impatience même, peut s’avérer persévérante quand il s’agit de ses convictions. Un dernier essai vain et ils s’en vont en maugréant, promettant pire la prochaine fois. La Gryffon espère des paroles en l’air… ou d’être là sinon. Elle se retourne vers sa protégée qui la remercie doucement. Elle s’assoie à côté d’elle et répond avec un grand sourire : “Mais de rien ! Faut pas se laisser faire, même si ça paraît compliqué : c’est ce qu’ils attendent. Si tu tiens bon, ils vont se lasser. Ce n’est plus drôle. Elle se penche sur le livre et enchaîne : Des contes ? Ça doit faire des lustres que je n’en ai pas lu tiens…” Elle ne lisait plus autant que petite… déjà qu’elle était bien hyperactive petite. Le plus qu’elle lisait à présent c’était pour les cours. C’était bien dommage.
Cecilia Δ Parc Δ GASMASK
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Re: Ne crains pas la vague [Ft. Calli the great] Jeu 6 Sep - 16:39

Ils étaient partis, maugréant et leur odeur s'étaient progressivement eloignés pour de devenir qu'une fragrance désagréable étouffée par la multitude d'odeurs et de bruits qu'entouraient le lieu de cette confrotantation ordinaire. Car, les groupes chercheront toujours le bouc émissaire, comme Sisyphe poussera toujours le rocher. Mais cette fois-çi, ça ne sera pas Cécilia. Et c'est grâce à un être qui était là, là devant elle, là pour elle. C'était presque trop glorieux pour la présence qu'était la jeune femme. Son esprit trottait, s'accélera à chaque détail que son esprit attrapait de sa sauveuse. Elle était tout ce qu'elle pouvait imaginer d'une Gryffondor, une idole qui ne se reconnaissai point. Cheveux plaqués par un lèger follicule de sueur, des yeux d'un bleu qui alternait entre l'électrique et le lagon et un peau tannée et tanie par une multitude de facteurs si complexes et diverses.

Une odeur iodée, un odeur qui lui chatouillait doucement son nez. Un voix autoritaire et sans appel mais pourtant, une inexplicable pulsion interne comme une tendresse ou un courage qui se faisait attendre. Si Cécilia était plus influençable, elle aurai pu rougir. Rougir d'un plaisir non dissimulé d'être secourue et les yeux humides d'une gratitude lègere. Elle a protegée sa réalité, elle n'a pas eu mal grâce à elle. Elle reparlait vers elle, ses o tirant vers les cieux. Elle lui demandait de ne pas se laisser faire, de deveni un peu comme la lionne qui prononçait ses mots. De tenir bon. Elle ne pouvait qu'hocher la tête doucement même si elle ne comprenait pas exactement tout. « Plus drôle ? » Il faut donc réagir de façon à être drôle pour les faire fuir ? C'est une technique intéressante et son esprit s'agitait déjà à résoudre des futures situations.

-Ce conseil est juste, c'est gentil de me le partager. J'essayerai d'être plus drôle même si...je n'ai pas réellement compris ce qui se passait.

Mots sincères sur lèvres pensives, c'était déjà bien de le dire, pour clarifier le plus possible la situation. Aussi étrange que ça puisse paraître, son monde n'était pas assez tordu pour comprendre le principe de faire mal à quelqu'un sans raison aucun si ce n'est la solitude. Et son monde était assez pur pour voir en cette aide surprenante, une preuve d'une certaine forme de pureté. Mais le plus important, c'était que son livre se trouvait désormais à sa place initiale. Logé sur ses jambes et reconnaissant de retrouver sa place. Elle aurai pu retourner à sa lecture si son esprit ne se tenait pas autant accroché -quel tique- sur celle qui avait rendu l'objet de ses rêveries à sa propriétaire. Mais ce livre prit les passions de la gryffon, et elle se mit à dire à mi-mots un espèce de regret pour ne plus en lire. Où c'était Cécilia qui surinterprétait tout ? Les deux sont fortement plausibles, mais la curiosité était déjà tenace dans son esprit alors elle enchaînait à son tour

-C'est triste, j'aime beaucoup les contes, cela me permet de partir un peu plus à chaque mots. S'accrocher à des lustres pour ne plus avoir à toucher le sol, c'est un peu le but d'un conte je pense ! Mais, tu dois être forte à autre chose, tu sais, tu sens le cèdre. C'est une odeur puissante, énergique, cela doit te ressembler.

Elle eut un sourire lèger, ni effrayant ni doux, juste un sourire qui semblait rendre hommage à tout ce qu'elle venait d'énoncer

-Si tu veux, pour te remercier, je peux le prêter ou t'en raconter des contes un jour si tu veux. Et… il semblerai que je te doive bien une petite partie de moi-même. Je m'appelle Cécilia, je suis sincèrement ravie de faire ta connaissance dans ces circonstances.

On pouvait bien lui dire ce qu'on voulait, mais elle avait bien apprit les coutumes sociales.
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Re: Ne crains pas la vague [Ft. Calli the great] Sam 17 Nov - 11:44

ne crains pas
la vague
Good things happen when you meet strangers. Δ Yo-Yo Ma

Méprise. Information prise pour une autre mais finalement est-ce un mal ? La Serdaigle pourrait très bien faire rire et rétablir la situation. Le rire est une arme comme une autre, une arme et un bouclier contre la peur et les mauvaises ondes. Si les bullys ne rient plus, si elle rit elle, elle aura gagné de toute façon. Adelys ne la corrige donc pas, tout en notant le côté lunaire de sa nouvelle protégée. Elle ne semble pas pleinement présente, pas pleinement attentive mais déjà, Adelys lui trouve un intérêt, elle devient une intrigue à déceler, une énigme à résoudre.

Mais ce ne sera pas chose aisée. De par sa langue sibylline, la bleue et bronze perd la rouge et or. Mais cette dernière n’abandonne pas, s’accrochant au wagon d’un train pour le ciel qui peut-être lui montrera des étoiles. “Tu dois avoir raison, les mots doivent aider à voyager, à s’évader… J’avouerais préférer les balais aux lustres et aux contes pour cela ! Mais ce doit être reposant de juste tourner des pages pour se faire.” Et à la suite, elle reste quelque peu sans voix, surprise d’une telle intuition, presque inquiète de cette divination. Cette matière l’a toujours laissée mi-admirative mi-paranoïaque et ses adeptes sont pour elle de vrais sorciers… si l’on peut dire. Elle reprend néanmoins : “Comment tu sais ? Je veux dire… Ma baguette est en bois de cèdre - elle sort sa baguette et la renifle - elle sent si fort que ça ? Ou tu es juste devin ha !” Tout en étant la nièce d’un sorcier si connu, elle restait parfois de par son éducation et enfance, une simple moldue.

Elle reste touchée par les compliments malgré tout et sourit en retour un “Merci en tous cas... Je ne suis pas aussi douée que toi mais je peux m’avancer déjà en disant que tu es intelligente et sensible, une bonne association me semble.” Une bonne association pas tout à fait reconnaissable chez Calli, plus proche de la bêtise qu’autre chose, à foncer plus qu’à pressentir et réfléchir.

Puis une proposition se fait ainsi qu’une présentation, les deux sont reçus avec joie et enthousiasme. “A l’occasion, cela me plairait bien de t’entendre lire un conte. Tu as une jolie voix qui plus est, tu me plongeras aisément dans l’histoire je pense ! Cécilia donc ! Enchantée également - elle tendit sa main avec sa baguette ce qui aurait pu être pris comme une attaque, changea sa baguette de main avec maladresse avant de tendre une main ouverte et franche - Calliope Adelys Lockhart. Gryffondor. Huitième année.” Sa poigne était un peu forte, conséquence de son poste de batteuse, mais non douloureuse car pleinement amicale. Elle décida de s’asseoir - ou plutôt de s’écrouler - aux côtés de la Serdaigle, caressant l’herbe sous ses doigts, avec l’agitation de l’hyperactive qui, même assise, doit bouger encore. “Je m’installe mais je te dérange peut-être ? Tu lisais tranquillement après tout… Je suis désolée, je suis plus à agir qu’à penser et… je trouverais ça dommage de me barrer d’un coup. Pas toi ?” Vague espoir en apparence, mer d’espérance en dedans. Cécilia lui plaisait bien, son instinct lui soufflait de rester alors elle l’écouterait… si telle était également la volonté de sa nouvelle protégée. Car même la brute de décoffrage savait écouter, parfois.
Cécilia Δ Parc Δ GASMASK


HRP @Cécilia Youth-Wass : Parler de retard serait un euphémisme. JE SUIS EXTRÊMEMENT DÉSOLÉE. L'irl est passé par là et je n'avais plus le temps ni la foi, entrant dans un cercle vicieux. ANYWAY : j'espère que ça te convient tout de même.
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Ne crains pas la vague [Ft. Calli the great]
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