sed non satiata (castiel)

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sed non satiata (castiel) Mar 4 Sep - 10:47

sed non satiata
ô démon sans pitié ! verse-moi moins de flamme
elle ne s’était perdue dans les bois interdits qu’une poignée de fois, ordinairement capable de retrouver son chemin au fil des heures. mais cette nuit, cette nuit lui paraît surréelle, avec la lune pour seul faisceau et sa vision plus endommagée que d’ordinaire. lentilles oubliées au chevet de son lit abandonné, l’aventurière se faufile entre les ombres des arbres sous le joug inébranlable de son instinct, guidée par les sensations étrangères de la forêt enchantée.

burn-out.
c’était le trop-plein de tout qui l’avait poussée à s’extirper des chaudes couvertures de son dortoir. trop de responsabilités, trop de colère, trop de flammes au creux de ses reins. cassandre avait toujours, toujours brûlé plus que les autres -- elle n’avait juste jamais réussi à en constater les dégâts sur son corps. carrure si frêle, l’ossature saillante qui creverait sa peau si elle se penchait trop ; les longs doigts d’artiste qui s’enroulent si aisément autour de son bras tanné.
peu lui chaut -- elle se sent bien.

alors la cadette kasparov fuit, court au sein rassurant de la nature attendrie -- du moins le serait-elle, s’il ne s’agissait des bois proscrits. sous l’audacieuse lumière des astres, cassandre rit. les imagine rire à leur tour, jusqu’à ce que le ciel ne s’allume d’une gigantesque risette commune. et si les étoiles s’alignaient, peut-être gracieraient-elles cassie des tourments qui diaprent ses épaules.

peut-être n’écoute-t-elle pas son instinct, mais celui d’un autre. car la sensation qu’elle ignore, fluette dans le fond de sa trachée déployée d’insouciance, semble l’enjoindre à quitter les arbres -- gamine perchée sur les branches séculaires, testant leur raideur de tout son poids, ne sait à quelle pulsion se fier.

et quand elle se déchoit de son piédestal improvisé, quand les poils le long de sa nuque se hérissent d’un tendre avertissement, elle comprend son erreur. quelque part, au coeur congestionné de sa cage thoracique, la peur éclate en verre pilé.




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Re: sed non satiata (castiel) Lun 10 Sep - 18:40


sed non satiata


Tu étais prêt.
Prêt à passer ta première transformation tout seul, sans prendre aucune potion tue-loup, sans te débattre avec toi même. C'est ce que tu avais toujours désiré et reproché en même temps chez Olympe. Cette nature instable qu'elle se battait à laisser vivre chaque nuit de pleine lune.

Et tu étais prêt.
Prêt à te laisser envahir par la Bête, prêt à la laisser guider tes pas, prêt à te plier à son instinct meurtrier. En quête de chasse à la liberté.
Sac sur l'épaule, fierté de côté, tu transplanes à la nuit tombée dans cette forêt que tu connais si bien. Le silence est monocorde et le moindre bruit te file la nausée. La lune n'est pas encore de sortie, dissimulée par les nuages coton couleur crépuscule argenté. Tu jettes ton sac au sol et t'assois en tailleur dans les feuilles. Tu étires chacun de tes muscles, la rétine dilatée par la peur qui grouille comme des vers dévorant tes tripes mortifiées.

Tu pouvais entendre chaque oiseau se déplacer de branche en branche, chaque insecte roder sous les racines des arbres âgés, chaque petit animal de sortie pour chasser.

« sed non satiata. »

Tu l'entendais encore de sa voix grave et sage. Tu regardes ton téléphone un instant et tu l'éteins, le remettant dans la poche de ton sac que tu caches derrière un arbre. Mais c'était inutile... à qui souhaitais-tu dissimuler tes biens ? Il n'y avait personne, dans ces bois austères réputés hantés. Qui pourrait bien s'y aventurer ?
Il y avait bien un camping à l'extrême lisière. Mais il était trop loin pour que tu puisses en percevoir quoi que ce soit.

***

Ecosse. Forêt de Rothiemurchus. 23h02.
La lune montre enfin son éclat, qui transperce les branches broussailleuses de cette sylve maudite.
Ta colonne vertebrale se brise, dans un cri inaudible que ton âme inspire aussi vite qu'elle disparait. Elle s'efface pour lui faire de la place. Au monstre terrifiant que tu es devenu.

***

Il court, tu luttes encore. Il s'acharne sur tout ce qui tombe sur son passage. Et tu t'endors.
Il cherche de son appétence affutée, d'une peur à se nourrir. Et dans son élan, il détruit tout. Il détruit tout de cette rage qu'il avait de ne jamais avoir pu sortir depuis un an. De cette rage et de la solitude qui l'enfermait.

Et soudain. Une odeur parvient à lui, il se dresse sur ses deux pattes. Ses deux rétines aussi vermeilles que les fonds des enfers scrutent au plus loin qu'elles pouvaient s'enquérir, et il s'élance prêt à conquérir.
Une âme en peine, errante en ce territoire qu'il avait fait sien. Ses pas sont légers, il foule la terre avec silence pour mieux observer sa proie égarée.

Mais tu te réveilles, dans cette conscience dans laquelle tu étais enfermé. De dos sa silhouette ne t'est pas inconnu. Cette peau mate et cette taille fine.

Il s'approche d'elle, grognant pour lui signifier sa présence. La chair était délicieuse plus tendue. Pourtant la Bête n'avait pas faim, le monstre que tu avais peur de devenir l'était pourtant.
Et alors qu'il se trouve à une distance démesurée, il s'apprête à se jeter,
sur elle.
Ce qu'il fait alors qu'elle demeure pétrifiée comme une aquarelle.

Au sol, sa gueule au dessus de son visage, il l'emprisonne de tout son corps. Grognant comme pour la préparer à se faire dévorer, dans son regard quelque chose le fascine et retarde la scène la plus cruciale de ce film d'horreur trop réel.

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Re: sed non satiata (castiel) Dim 16 Sep - 16:03

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et dans un cri muet, l’enfant devint féral.

ça commence avec la lourdeur de l’air, la noirceur d’un glacial augure serpentant le long de sa colonne vertébrale -- de son piédestal sylvestre, cassandre s’épuise à chercher le sommeil, sans qu’il ne daigne alléger le fardeau courbant ses épaules. sans que la panique ne parvienne à s’injecter dans les détroits de ses artères, c’est dans une torpeur léthargique qu’elle abandonne le trône ; dans ce-même amorphisme que ses pieds traînent sur le lit de feuilles mortes. jusqu’à ce qu’elle ressente le danger au creux alerte de son cerveau, sous la forme inquiétante d’un grondement loin, si loin de ceux qui agitaient Achille, lorsqu’il s’enfonçait dans des songes juste assez profonds.

la menace se cache dans le froissement de l’air, dans l’agilité et la rapidité qu’a la bête pour plonger sur Cassandre et sa vue se trouble un instant, l’impact dur et impitoyable avec le sol faisant se révulser douloureusement ses yeux. immédiatement le souci vibre dans les moindres recoins de son être piégé, dressant le doux duvet caché sur sa nuque et le long de ses bras amaigris. dans une inspiration téméraire, la séraphine bloque les cris grattant le fond de sa trachée, toisant l’animal de sa fausse assurance. le masque s’effrite à la vue si simple de deux rangées de crocs, à la sensation piquante des griffes prêtes à fendre sa peau pour se glisser dans ses chairs.

peut-être ferme-t-elle les yeux, l’espace d’un instant infini. poches lacrymales gorgées de leur sel paniqué, l’instinct la forçant par la même occasion à se débattre bien inutilement. un torrent de regrets s’enfoncent en dagues vipérines dans son poitrail -- regret de n’avoir pas mangé plus, de n’avoir eu plus d’énergie pour s’opposer au démon. regret de ne pas avoir plaqué sur le front trop large de son frère un ultime baiser, certes saturé de taquinerie mais sucré d’amour. regret de n’avoir encore hurlé sa haine aux étoiles aphones, d’avoir vidé ses tripes de toute la déception que les nécrose.

elle s’imagine mourir, égorgée vive par une créature qu’elle n’osait qu’imaginer. la lune, au loin, brille suffisamment pour éclairer le visage excédé de la cadette Kaspárov. aussi cherche-t-elle, dans le contre-nuit de ta propre gueule dégoulinante de bave, un semblant d’humanité -- qu’elle soupçonne cachée si profondément au sein de la bête, qu’elle n’oserait croire en son existence.
vas-y, bute-moi.

l’audace jaillit d’entre ses lippes et étincelle dans l’émail de son sourire -- sa fausseté dévoilée au travers du tremblement de sa bouche purpurine et de l’agitation troublant ses épaules. elle feint dans une grâce féline et serre les dents dans l’attente appréhensive de son évanescence.




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Re: sed non satiata (castiel) Sam 22 Sep - 6:09


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Tu aurais aimé ne pas lui faire de mal, ne pas égratigner son visage de porcelaine, ne pas lui refaire son portrait. T'es impuissant Castiel, en fait t'es même pas présent. Omniscient de ses pensées primitives, tu le laisses te guider sur la route du Pandémonium. Tu redescends de ton podium, tu ne deviens que son esclave... soumis à ses pulsions comme à l'opium.

Elle l'inonde de sa vacuité viscérale. N'a t-elle rien en elle pour le nourrir ? Il attend que la peur s'évapore de ses pores, qu'elle suinte la terreur semblable à une folie. Oh Cassandre, tu as déjà entendu les râles de l'agonie ?
Il exhale un soupire et raffermit sa main à côté de son visage. A terre. Il se mit à hurler, à hurler à la voix lactée, à hurler ce rouge adulé. Des crocs étincelants à la lumière de la lune... Et tu subissais Castiel, dompté par le rugissement féroce qui ne pourra se repaître que de son dernier soupire.

"Bute moi" qu'elle prononce à l'animal qui s'était déjà penché sur les délicates courbures de sa gorge déjà teintée. D'un râle affamé. Et alors qu'il se redresse, pour lui asséner d'un coup précis et absolu, cette balafre qui lui sera fatale... qu'il puisse se humer la fragrance amer de son cadavre, tu le dévis. Tu puises toute l'énergie que tu pouvais avoir pour qu'il rate son coeur, griffant alors son abdomen. De longues traces, marquées à vie à partir de ce jour, de sa poitrine au bas de ses côtes. Tu voudrais pouvoir sortir, de ta conscience qui se bat encore. Tu voudrais pouvoir courir, pour t'éloigner de son corps.

Mais à sa connaissance perdue, elle perd connaissance. Une autre lune t'appelle, une autre bête t'inquiète et tu dois décamper. Priant de toutes tes entrailles qu'elle se vide pas des siennes. Qu'elle ne soit pas morte, pitié, qu'elle ne soit pas morte. Tu voudrais pas d'un deuxième meurtre sur la conscience. Car elle, elle est innocence. Dans sa virulente provocation, on aurait dit qu'elle avait voulu succomber. Mais tu lui ferais pas ce plaisir. A cette... Innocente.

***

Le matin tu te réveilles, nu près de tes affaires comme à ton habitude. Tout te revient comme des flashs, un film d'horreur insupportable que tu peux pas t'enlever de la tête. Etait-ce un rêve ? Impossible, tu n'as pas réellement dormi.
T'enfile un haut et un pantalon, tes baskets et ton sac sur le dos, accio éclair de feu et tu parcoures la forêt à la recherche effrené du corps de cette jeune fille. Les poumons en feu et le rythme extatique de ton coeur compressé, tu aperçois finalement la silhouette recroquevillée d'une poupée taille humaine. Tu descends de ton balai, et te précipite vers elle, prenant son pouls immédiatement. Elle est vivante, mais faible.

« Fais chier, allez Castiel, assume ta merde. »

Tu la prends dans tes bras. Bon dieu ce qu'elle était légère. Le sang séché s'effrite sur ses mains, et l'hémoglobine pourpre encore liquide coule le long de tes bras. Tu aurais voulu qu'elle ne se réveille pas avant d'atteindre l'hôpital. Tu ne pourrais pas assumer qu'elle te voit clope au bec, à deux doigts de la crise cardiaque à à peine 19 piges. Tu ne pourrais pas assumer devant elle que t'étais à ça d'avoir gâché sa vie.




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Re: sed non satiata (castiel) Dim 23 Sep - 18:27

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et quand les serres crèvent sa peau, aucun cri n’ose sortir d’entre ses lèvres. l’hybride d’une plainte et d’un gargouillement disgracieux en franchit la pulpe, avant que l’obscurité ne dévore les gris de sa vue et ne l’entraîne en un ailleurs sans rêve. avec pour seule berceuse l’ébullition de ses chairs ouvertes, le sang en fil discontinu et lentement coagulé le long de ses plaies béantes. dans ses artères glisse le venin, y putréfiant les fonds et en infectant les lisières rougies.

peut-être songe-t-elle, en fin de compte ; dans un kaléidoscope vain d’images décousues, de souvenirs déformés par l’inconscience et le maelstrom de sensation enfouies en son sein. cassandre délire entre le coma et l’éveil, sa dépouille s’agitant subrepticement de spasmes incontrôlés dans le courant de la nuit. les heures passent et la lune s’écroule -- ses cycles conscients s’espacent, comblés par la douleur lancinante des griffures fendant son buste. elle se replie, dans un bref instant lucide, sur ses guiboles trop longues, trop fines et trop faibles. enfin, lente mais sûre, elle s’éteint sur les syllabes muettes du tendre prénom de sa mère.



les commissures sèches de ses lèvres se craquellent dans une tentative à moitié avortée de reprendre sa respiration -- secousses irrégulières rouvrant les blessures couvertes de croûtes brunes, la piqûre en shot d’adrénaline suffisant pour que ses paupières se rabattent en panique. les odeurs envahissent enfin ses narines, un cocktail létal de sueur et de fauve ; dans un réflexe frénétique et mu par l’instinct, cassandre se débat dans tes bras, la quantité de sang perdu changeant ses gestes supposés erratiques en maigre protestation insensée. des lâche-moi à peine audibles grattent le fond de sa gorge et ses bras, ballants sur le côté meurtri de son corps, ne daignent obéir aux ordres de son encéphale corrodé par l’incompréhension.

le chemin est rapide et comblé de silence, parfois brûlé par ses tentatives mort-nées de se débattre. cassandre tangue une nouvelle fois entre la conscience et le sommeil lourd, juste assez faible pour que la douleur devienne sourde, pour que sa condition ne lui paraisse plus que secondaire. elle s’abandonne à tes souhaits et ne murmure qu’une pique ou deux, leur panache poignardé par la sécheresse de sa voix.


c’est à la terminaison rêche d’un nouveau coma qu’elle réalise le changement de décor, les effluves acides de l’hôpital agressant ses narines. bips incessants de l’électrocardiogramme comblant le silence lourd et la torpeur enlisant ses membres la frustrent. cassandre ébréchée, à moitié aveuglée par la pâleur grisâtre de sa chambre. elle grogne, feule, se débat et lance à son ravisseur un regard assassin. au fond de ses yeux, la confusion étincelle.
qui t’es, en fait?




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Re: sed non satiata (castiel) Sam 6 Oct - 16:55


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Son corps instable se débat dans une lutte contre elle même, entre tes bras. Tu avais parfois du mal à contenir la force de ses convulsions et sa détresse était insupportable à affronter. Le soleil peinait à montrer le bout de son nez, et la brume matinale vous enveloppait de son épais manteau. Pourtant, sac à l'arrière, belle inconnue blessée à l'avant, tu avais loin d'avoir froid.

Tristement, elle te faisait penser à Olympe. La ressemblance était frappante et tu bénis cette confusion qui a fait que ta conscience lui a laissé la vie sauve. La plaie est encore purulente, suintante de ses vices qui sévissent.

Que cette blessure se panse sans avance... Qu'elle ne devienne pas la cicatrice indélébile de sa déchéance, qu'elle ne devienne pas comme toi ou bien le statut de victime te sera à jamais enlevé, alors que celui de bourreau alpha pour le remplacer.

Tu arrives à l'hopital le plus proche. Après avoir transplané à l'entrée de ville, profitant de son inconscience. Des infirmiers se précipitent vers vous, t'enlevant la belle des bras toujours plongé dans un sommeil inquiétant. Etait-elle moldue ? Tu ne te souvenais pas avoir trouvé de baguette magique autour de son corps ce matin. Alors pour la sureté mieux valait une clinique moldue.

« Je l'ai trouvé en faisant mon footing ce matin. »

Ils l'arrachent définitivement de tes bras teintés de son sang qui tachait ton épiderme. Tu patientes dans la salle d'attente mal climatisée, te torturant l'esprit sur ce que tu étais censé faire. Partir comme un lâche ou rester comme un condamné ?
Finalement, on te désigne. Au bout de quelques heures tu as le droit de la voir. Mais pourquoi t'infliger ça ?

T'es qui au juste ? A peine assis à son chevet qu'elle avait déjà ouvert les yeux. Tu rougis, sûrement de honte.

« Je ne sais pas vraiment si je suis celui qui t'a sauvé. Mais je t'ai amené ici. »




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Re: sed non satiata (castiel) Lun 5 Nov - 18:15

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le brouillard s’enroule autour d’elle en volutes troubles lorsqu’elle émerge, le crâne étourdi par une migraine meurtrière - arrière-goût aigre-doux collé à son palais, la bouche juste assez pâteuse pour qu’elle ne pense plus qu’à pouvoir en laver la saveur. cassandre éprouvée, l’aveugle trop avide se prend le retour de bâton et lutte contre l’inconscience qui griffe ses chairs, s’agrippe à ses esprits déboussolés.

je ne sais pas vraiment si je suis celui qui t’a sauvé. mais je t’ai amené ici.” sur tes joues éclosent quelques coquelicots et la suspicion s’élève en rubans étouffants, fourrés entre ses lèvres jusqu’à ce qu’elle s’étrangle avec sa propre langue. reine se redresse difficilement, visage déformé dans une grimace esseulée - les articulations gémissent au moindre de ses gestes, protestations aigues ficelées autour de ses membres fatigués. “mierda, j’ai mal partout.

son attention dévie un instant de ta maladresse et l’enfant-femme contemple sa prison, les effluves de l’hôpital agressant un odorat bien trop développé à son propre goût. “j’ai. qu’est-ce qui s’est passé?” question qu’elle adresse plus à elle-même qu’à ta petite personne perdue, les croc déjà plantés dans la chair tendre de son pouce - elle en arrache d’infimes bouts de peau morte, la nervosité tremblotant au creux de sa cage thoracique enfoncée. “tu m’as amenée ici?

regard perçant, défensive qui l’amène à retrousser les babines. “j’suis sortie hier. tard, trop tard. et- où tu m’as trouvée?” elle se fait pressante, serres enroulées autour de ton poignet par pur instinct ; ses vêtements disparus, sa poitrine couverte de bandages. la panique s’installe - putain, ma baguette.ok, écoute, je sais pas qui t’es ni d’où tu sors, mais j’ai vraiment besoin de mes affaires. genre, maintenant.” désir irascible de parler du bout de bois perdu, ravalé par celui, plus pressant encore, de finir sa scolarité sans renvoi. “il faut que j’me barre.” et, sans cérémonie, l’intrépide se défait de ses draps, s’extirpant non sans mal du linceul dans lequel on l’a guidée.


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Re: sed non satiata (castiel) Ven 9 Nov - 15:38


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Elle t'horrifiait, dans ses questions et ses attentes, dans ses peurs et ses craintes.
Pourquoi avait-il fallu que cette créature se retrouve sur ton chemin, la nuit ou tu pensais libre contrôle à la folie que tu avais contenu une année entière ?

Cependant, pour sa santé mentale comme pour la tienne, tu ne devais dévoiler qu'une partie de la vérité. A ses yeux ton visage, qu'elle ne reverra surement jamais, sera celui de son sauveur. Rien ne prouverait qu'elle se transformerait.
Mais ça, tu le pensais aussi.
La blessure était resté ouverte trop longtemps.

« Je t'ai retrouvé dans la forêt. Tu t'étais déjà vidé d'une partie de ton sang mais pas assez pour en crever. Par contre, ta blessure peut s'infecter. »

Tu fronces les sourcils. Tu te souviens qu'à l'époque... Yaroslav t'avait appliqué des soins spéciaux, ce qui t'avait aidé à cicatriser plus vite. Et à ne pas sombrer dans la démence post-traumatique.

« On ne t'a jamais dit que cette forêt était hanté ? Tu habites par ici, tu as de la famille ? On peut les contacter mais tu peux pas sortir dans cet état. »

Tu lui montres alors son petit sac, que tu soulèves. Il était placé à côté de son lit, tu avais ramassé ce que tu avais trouvé. C'est à dire son portefeuille et sa baguette, intacte.

« Tout est là. J'effacerai la mémoire des infirmiers si tu décides de t'échapper. Mais tu risques peut-être de crever si ta blessure se réouvre avant que tu aies atteint ta maison. Et pas sûr que tu sois en état de transplaner, si seulement tu as le permis. »

Tu hausses un sourcil, putain Castiel, qu'est-ce que la culpabilité te ferait pas faire...

« Je vais me répéter mais. As-tu besoin d'aide ? »




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