Dégage [Alexander]

S. Oisin Spudmore
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Dégage [Alexander] Ven 14 Sep - 11:40


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Dégage

Merveilleux, nous sommes le deuxième jour de la rentrée et tu n’as pas encore été interdit d’accès à la bibliothèque pour un temps.

Miracle.

Bon, avouons-le, c’est aussi parce que c’est ta première visite de l’année ici. Ne crions pas victoire trop vite. Il reste encore beaucoup de temps pour que tout soit encore possible.

Tu entres dans la pièce sans même saluer la personne à l’accueil qui doit certainement voir ta venue d’un mauvais œil. Soyons francs, tu te retiens de lui faire un doigt d’honneur juste pour le fait de te regarder de travers. Elle doit forcément te regarder de travers en plus.

Voilà, à peine arriver, déjà sur les nerfs.

Respire. Voilà, prends une forte inspiration et prends un livre sur les plantes magiques en Amazonie. Rien de tel pour se détendre. Il y a mieux, mais ça tu vas le faire au fond de la bibliothèque tranquillement.

Tu te trouves une table vide assez éloignée pour que les odeurs ne t’incommodent pas réellement, loin de toutes personnes. Là au calme, bien caler, les pieds remontés un peu contre la table, le livre ouvert et un petit bout de bois que tu façonnes à coup de lime.

Cela ne se fait normalement pas, mais il n’y a rien de mal dans tes gestes. En tout cas, tu ne vois pas le mal dedans. Tournant les pages régulièrement au fur et à mesure de ta lecture.

Rien ne pourrait gêner ton bon moment actuel, même si tu as la tête de quelqu’un en pleine rage de dents quand on te regarde.
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Re: Dégage [Alexander] Ven 14 Sep - 17:31

Dégage !

Dégage [Alexander] COEMNvf

Deuxième jour. S'aérer l'esprit, se remettre doucement dans le bain en revisitant les lieux connus du Château … tout ça, Alexander l'avait fait la veille. Histoire d'être raccord avec le décor. Etape deux : redevenir le studieux Serpentard des années précédentes ! Pas studieux comme les Serdaigles, nan, ça s'appelle "tenter d'avoir des capacités". Juste studieux comme tout les Serpentards : être dans l'excellence quoi. Alors petit Alex s'était levé tôt, avait fait sa toilette et avait filé à la bibliothèque. Résultat des courses comme petit Alex n'a pas mangé, le petit bidou de petit Alex grogne dans toute la pièce. Et donc le gamin s'attire les foudres de la personne de l'accueil, qui l'avait pourtant accueilli avec un grand sourire saupoudré d'un "Eh bien, quel élève sérieux ! Il n'y a que la fine fleur de Poudlard pour cajoler les livres de si bon matin". Aheum, non. Alex s'était inventé la seconde phrase. Mais quand même, elle avait l'air contente de voir que les jeunes ne passent pas tous leur temps sur leur téléphone à demander à Pineapple comment attraper un Boursouf ! Ou pire : à scruter le Stupeshit ou discuter sur Harmony.

Bref, le fait est qu'Alexander s'était attablé dans un coin, avec d'un côté un bouquin sur les créatures magiques, et de l'autre une pile en tout genre : herbier, potions, histoire … C'est-à-dire un tas "intéressant/récompense" et un autre "chiant/corvée". Non, l'équilibre n'est pas un mot souvent utilisé par le Serpentard. Et donc il travaillait. Depuis son arrivée, jusqu'à ce moment fatidique. Le jeune Raeken a toujours eu des problèmes de concentration : une mouche qui vole et hop son esprit s'y fixe. Un bruit et toute son attention s'y focalise. Un objet et tout de suite son âme brûle d'envie de l'agiter, de le torturer, de lui donner vie. Alors le calme, c'est le moindre prérequis pour étudier dans la sérénité (#slogan Poudlard 2028). Et ça frotte. Et ça craque. Et ça souffre. Du coin de l’œil tu le regardes cet ahuri sorti tout droit d'un conte pour enfant. Le type le plus étrange que tu aies pu voir au Château. L'air renfrogné en mode "dark Sasuke" comme on dit (sans savoir qui c'est, ce Sasuke), des cornes trop cheloues sur la tête, et une lime pour torturer ce putain de bout de bois qui chiale non stop.

Alexander respire, se re-concentre, et se remet à lire cette ligne pour la quatrième fois. Et maintenant, c'est le bruit des pages qui tourne, c'en est trop ! Le Serpentard se lève, grince des dents et se dirige avec nonchalance vers l'ennemi du jour. Pour sûr, c'est pas un gars de la Maison !

" - Dis donc mec ça te dérange pas d'emmerder les gens qui ont de l'avenir ? Sans dec', tu veux pas aller le faire pleurer ailleurs ce pauvre bout de bois ? Sérieux il t'a rien fait alors laisse-le peinard dehors !"

Et puis c'est quoi ça là ?

" - Et au passage on enlève son couvre-chef quand on rentre dans un espace clos et public !"

Et là, Alexander agrippe la petite corne, et il tire. C'est doux, ferme … et la vache c'est bien collé. Ah mais … c'est peut-être même fixé à la tête qui tire la gueule ! Passant de la tempête au calme plat, le Serpentard tâte doucement le bout pointu.

" - Eh c'est vachement doux, c'est quoi comme matière ? Ça te pousse les soirs de pleine lune ?"

Hum. Si jusque là le ton n'était pas monté (et dieu sait que gueuler en chuchotant c'est grave difficile) il y avait des chances que Grincheux soit moins délicat. Et même s'ils se trouvaient à l'autre bout de la pièce, le Cerbère de ces lieux risquait de leur tomber dessus tout croc dehors. Une question néanmoins cruciale tarauderait Alexander, au point qu'il lutterait pour se faire bouffer le dernier : un Cerbère, ça digère ou pas les cornes de Centaure ?



Dernière édition par Alexander Raeken le Dim 23 Sep - 19:18, édité 2 fois
S. Oisin Spudmore
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Re: Dégage [Alexander] Dim 16 Sep - 16:13


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Dégage

Sculpter en paix n’est pas possible. Vraiment pas. Pourtant, tu es dans ton coin et ne fais chier personne, tout du moins c’est ce que tu pensais. Ce n’est pas vraiment ton souci, mais tu ne provoques personne et pensais que ça suffisait pour avoir la paix de ton côté. C’est raté visiblement. Mauvais jet de dés, on prend les mêmes et on recommence.

Si tes yeux pouvaient tirer des balles, le brun qui s’est approché de ta table et de toi serait mort depuis que son odeur est venue titiller un peu trop ton nez. Les gens n’ont visiblement aucun respect pour l’espace privé. Pas que tu le respectes plus de ton côté, mais ça t’agaces tout de même. Tu t’es dit qu’il voulait peut-être un livre vers toi et que tout allait finir là, mais non.

Pour une fois, c’est bien de le noter d’ailleurs, ce n’est pas toi le premier à avoir attaqué. Il te hérisse le poil dès sa première remarque. Pourtant celle qui te fait voir rouge et t’énerve le plus c’est sa critique sur le bois qui pleure. Tu n’es pas un barbare, tu respect le bois plus que tout et te traiter ainsi de maltraitance de fait clairement pensée qu’il y a des claques qui se perdent bien trop souvent.

– Bâtard…


Seulement, bien trop rapidement à ton goût, il enchaîne sur le fait que tu dois retirer un couvre-chef inexistant. Soudain le connard, il n’a pas d’autre désignation dans ton crâne, vient oser approcher sa main de tes bois, et même, y toucher pour tirer dessus comme un demeuré. Il ose en plus chuchoter encore ses mots pour t’engueuler alors qu’il touche à tes bois.

C’est trop, beaucoup trop pour toi. Tu veux exploser depuis qu’il t’a adressé la parole, tout le reste t’a pris par surprise, comme un lapin face au feu d’une voiture, mais là, c’est bon. Tu te ressaisis et te lèves en poussant de toutes tes forces possibles l’inconnue très loin de toi.

Le visage rouge, des tremblements dans tout le corps, tu es sous pression. Une cocotte-minute dont il est temps de relâcher toute la pression d’un seul coup si on ne souhaite pas avoir une bombe qui explose. Quoique c’est un peu trop tard pour cela. Tu ouvres la bouche et hurles tes paroles, purement et simplement, sans aucune demi-mesure ou considération pour le lieu où vous êtes et des conséquences de cet acte.

– Chien galeux en manque de seringue d’arsenic dans ton anus en putréfaction. Dégage. Bordel, sous merde, comment oses-tu même me toucher les cornes comme si on avait élevé les boursouffle ensemble ?

Ta voix redescend d’un étage un peu, juste pour ne pas te péter les cordes vocales par la suite alors que tu t’approches de ton adversaire rapidement. Même si c’est toi qui l’as repoussé à la base et que tu lui demandes si cordialement de partir la confrontation pulse dans tes veines et le conflit t’attire comme une guêpe par un pot de miel.

– Mon bois ne te pleurait pas aux oreilles, bouffon de service. Petit con sans cervelle si tu es trop stupide pour ne pas apprendre pour ne pas apprendre tes cours de défenses contre les forces du mal vas juste pisser dans les jupes de ta mère et laisse-moi tranquille.

Tu as toujours la sensation horrible de sa main sur tes cornes. Tu hais ça, vraiment ça. Les humains n’ont aucune sorte de respect sur quoi que ce soit. Dans un élan rageur de toute cette situation, tu lui écrases sans aucune délicatesse le pied droit en vengeance. Il l’a mérité selon toi alors qu’il se la ferme maintenant.

Par contre au vu du boucan il ne faudra pas longtemps avec que le bibliothécaire arrive.
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Re: Dégage [Alexander] Sam 22 Sep - 22:17

Dégage !

Dégage [Alexander] COEMNvf

Un connard illettré peut-être ? C'était ça la réponse non ? Ou un élève étranger à qui les copains auraient appris que "Batard" signifie "ouah, tu as l'air géniale comme personne !". Alexander ne voyait que ça. Si la Boxe lui avait permis de travailler un peu son corps de lâche, et de rendre les coups, ça ne l'avait néanmoins pas entraîné à anticiper. Peut-être pour ça qu'il se faisait souvent rétamer le Raeken. A moins qu'il ne prenne pas la chose au sérieux ? En tout cas en escrime le problème est toujours le même. Pas prêt pour le départ, généralement en deux deux le combat est terminé et suivi d'un "ah, oups". Pour le plus grand désespoir de tes pauvres adversaires. Mais bref. Là, le faune chelou il l'avait poussé. Pas au point de se casser la gueule, mais quand même. Alex avait reculé sur plusieurs pas, jusqu'à se retrouver contre une bibliothèque et faire tomber certains manuels de l'autre côté du rayonnage. Et là, Cerbère, il veillait. Le gars s'était levé, crocs et griffes dehors, les oreilles aux aguets. Chaud patate pour botter le cul des gueux qui foutaient la merde. Mais les gueux en question, ils avaient plus important à gérer.

Hum. Tomato Guy semble prêt à exploser. Genre comme un ordinateur qui digère pas la syntaxe d'un blaireau qui tape ses lignes de code comme on garnirait un gâteau avec les doigts. C'est dégueulasse. Et normal, la machine, elle pète une durite et fait son kamikaze en espérant au passage embarquer le fautif. Mais bref, Alex s'éloignait encore. Sa tête vira de côté, se demandant s'il fallait se cacher de l'autre côté du meuble pour ne pas se retrouver couvert de cervelle. Ou pour éviter d'être empalé par des cornes qui semblaient véritables. On acceptait vraiment de tout à Poudlard. Il sent que ça va péter, que ça va faire du moche. Qu'ils vont se foutre sur la gueule, éventuellement. Mais en même temps, le Serpentard a capté que tous les regards ne sont plus sur eux, mais vers l'accueil. Il voit le monstre qui approche. Il lève un doigt et ouvre la bouche pour recommander à l'animal de pas gueuler mais … trop tard.

Et en même temps, c'est mémorable ! Dans la catégorie "j'ai de la répartie", le faune chelou il est premier du classement ! En temps normal Alexander aurait sûrement pété une durite, mais là, il ne s'y attendait pas. C'était tellement naturel, tellement poussé … qu'il se mit à ricaner. Ouais, c'était pas mal.

" - Bah dis donc, les faunes savent parler maintenant ? Genre se défendre avec des mots et tout. Chapeau ! Bon t'es clairement pas un Serdaigle, l'intelligence brille pas dans tes prunelles de blaireau mais vu le niveau de ta race, je trouve que tu es plutôt avancé. T'es quoi ? Un collègue des Elfes de maison de Poudlard ? Nan attend, un demeuré de Gryffondor ou un Poufsouffle superficiel ! "

Visiblement, ils allaient se foutre sur la gueule de toute façon alors … Alexander se redressait, prêt à accueillir le bourreau des arbres. Une clé de bras ? Un coup de pied au visage ? Une attaque aux côtes ? Peut-être même allait-il charger ? Bah non, il t'écrase le pied. Tu l'avais pas vue venir celle-là hein ? D'abord surpris, tu te mets finalement à gueuler toi aussi.

" - C'est comme ça que tu te bats la chimère ? JE VAIS TE MONTRER MOI MES COURS DE DÉFENSE CONTRE LES FORCES DU MAL ! "

Non pas qu'il avait l'intention de se servir de sa baguette (et puis, c'était interdit), mais d'une certaine façon Alexander trouvait la réplique assez théâtrale. On ne le juge pas s'il vous plait. Oui, le monstre approchait. Oui son pas s'accélérait, mais là, rien à foutre. Le Serpentard avait tenu à répliquer. C'est vrai quoi, il se prenait pour qui lui ? A foutre la merde dans un lieu calme bordel ! Dés la rentrée fallait qu'on vienne l'emmerder ! Il avait d'abord pensé à lui chopper le pif façon "j'ai volé ton nez", puis finalement la dernière remarque l'avait froissé. Étrangement.

Alors il repoussait son adversaire, avant de lancer un poing ravageur à son attention. Finirait-il dans la gueule du faune ? Dans la bibliothèque de derrière … une pensée lui glaça soudain le dos. Dans ce cas le réflexe habituel est de se replier sur soi-même. Donc de baisser la tête. Donc de dévoiler ses jolies cornes affûtées. Et si ses jolies mains blanches finissaient dans les rasoirs de son opposant ? Mais trop tard, le bras était lancé, et il n'avait rien à branler des ordres du cerveau, en pleine panique. L'issue n'était pas certaine, et dépendait entièrement du sculpteur. Ou de la folle. Parce que la masse de haine qu'Alexander percevait dans son dos était chargée tel un char d'assaut. Quoi qu'il advienne, qu'elle laisse les deux élèves se taper dessus façon petites fiottes ou qu'elle les sépare, le châtiment serait terrible.

Car c'était certain : à bout de force ou non, ils ne pourraient lutter contre le bibliothécaire.    

Je suis en retard, mea culpa ! Ton post est génial ! A toi de voir si c'est là qu'Alex se blesse (genre avec un bouquin derrière, ou les cornes de Oisin, ou autre) ou si on continue un peu 8D
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Re: Dégage [Alexander] Mar 2 Oct - 18:15


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Dégage

Faune ? BORDEL ! Ce mec a osé te traiter de faune ? C’est de l’irrespect total, du foutage de gueule et une insulte à toute sa famille cervitaure. Tu ne l’as pas traité de macaque ou de créature humanoïde juste par ignorance comme lui l’a fait. En plus, il continue de l’insulter pour sa race et rien d’autre.

Cela pique, blesse horriblement et te donne encore plus envie de lui arracher la peau à mains nues. Petit bout par petit bout, avec une délectation pure de cette enflure. Les humains te dégoûtent quand ils sont ainsi, quand il te crache leur merde au visage. C’était normal que tu sois énervé contre ce type après ses actions, mais non, il semble que ce serpent ne le voie pas ainsi.

– Écoute-moi bien le babouin en manque de merde à engloutir, tu es une ordure grouillante de veracrasse.

Tu le hurles, à plein poumon. Même si ça peut sembler calme, tu es dans une rage folle, furieuse. Tu hais vraiment quand les humains agissent de cette manière avec toi. Cela ne te donne que des raisons de plus de ne pas vouloir te mêler à eux.

Instinctivement, ton pied se met à racler le sol, ta tête à se pencher et ta posture à être plus rigide, agressive. Tu es prêt à charger, à ne pas te laisser marcher sur les pieds, à défendre ton honneur et celui des tiens, à lui faire avaler ses putains de mots à lui alors que toi-même n’as pas été des plus agréables. Tu vas lui montrer de quel bois tu es fait. Le cœur battant et la résolution au cœur, tu oublies le lieu où vous êtes.

Plus rien d’importance que de ne pas te laisser marcher sur les pieds, ne pas le laisser dire ce qu’il dit sans impunité. Tu ne réfléchis pas aux conséquences et fonces dans ton action tête la première. Littéralement. Tu le pousses avec une violence certaine contre l’étagère le plus proche puis lui prends la tête entre tes mains et lui hurle à nouveau dessus.

– Tes cours sont de la daube moisie si tu n’es pas capable de faire la putain de différence entre un faune, une chimère et un cervitaure gros lard de raciste aux idées de mamie aigries. Même les elfes de maison les plus cons ne voudraient pas être amis avec un demeuré comme toi. Connard de buse dopé à l’encens sauvage qui fume de l’opium bon marché.

Cela n’a aucun sens toutes tes insultes. Le sais-tu ? Bien entendu, mais tu es trop énervé pour faire la différence. Là, tout de suite, tu veux des excuses, tu veux qu’il ravale ses dernières paroles, tu veux qu’il comprenne la merde dans laquelle il risque d’être. Tu voulais juste être tranquille, bordel. Juste cela. Rater. Encore une fois. Dommage.
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Re: Dégage [Alexander] Dim 7 Oct - 19:33

Dégage !

Dégage [Alexander] COEMNvf

Décidément, ce gars-là cherchait la merde comme un clébard en promenade. Il n'aurait pas pu rester dans la continuité et sniffer sa propre chiasse au lieu d'emmerder les étudiants sérieux ? Encore, s'il avait accepté la critique (justifiée) et avait cessé son bordel, passons. Mais non, visiblement il en était fier. La jauge de patience d'Alexander n'était pas encore suffisamment entamée pour qu'il lui balance des saloperies à la gueule (même si ça n'allait pas tarder). Par contre celle de la connerie était à niveau respectable.

" - Eh bah, ces jolies petites cornes doivent te bouffer une bonne partie du cerveau : Y A PAS DE BABOUIN A POUDLARD SALE TOCARD ! "
Foutu pour foutu, autant lui rendre ses politesses, hein. Mais le cervidé n'a ni la patience ni la décence d'attendre que tu aies finis pour enchaîner. Et comme un pantin de corrida il vient comme pour t'embrocher. La violence de la secousse et du choc sur l'étagère avait fait grimacer le jeune serpentard. Un con peut-être, mais un con avec la tête dur ! Si bien qu'Alexander fit un constat sans appel : inutile de discuter avec ce genre d'individu. C'est une victime, vous voyez ? Un pauvre gars issu d'une minorité qui ne se fait jamais respecté, qui n'est jamais considéré à sa juste valeur. Qui vous rabâche ça H24 quand vous lui faites remarquer qu'il a jeté le papier à côté de la poubelle ou qu'il a marché sur le lacet défait de la demoiselle, la faisant inévitablement tomber. La moindre remarque est une attaque, la moindre réflexion n'est pas justifiée. Pauvre petite chose. Et finalement, la jauge colère commençait progressivement à atteindre le seuil critique. Il aurait probablement un beau bleu dans le dos, dés demain sûrement. Tout ça à cause de cet abruti qui avait pris la bibliothèque pour une scierie. Et là le comble.

De quel droit le touchait-il ? C'était quoi son problème à mettre ses pattes dégueulasses sur sa peau toute propre ? A lui cracher ses microbes à la gueule, à le submerger sous l'odeur putride de son haleine de faune ? Le premier réflexe d'Alexander aurait été de lui décocher une bonne droite, mais ça n'avait pas l'air de l'atteindre. Alors il se contenta de saisir le plus gros bouquin à proximité, et de le faire chuter nonchalamment sur son adversaire, en plein sur les cornes. Un petit crissement délicat s'échappa de la zone de combat "PD69 - Crâne puant de Faune", suscitant le silence de la petite foule qui s'était attroupée.

" - Ta gueule. "
Juste ça. Clair, net, efficace. Suffisamment simple pour un demeuré dans son genre. L'envie morbide de lui planter dans l’œil le bois qu'il taillait précédemment le démangeait. Mais c'était trop loin. Ou de lui enfoncer bien profond dans le nez, des fois que ça réveille un cerveau profondément enfoui dans les limbes d'un crâne dégueulasse. Par dégoût ou par énervement, Alex avait l'impression que les mains du garçon devenaient pâteuses, et sa réaction ne se fit pas attendre. Théâtralement, il bascula sa propre tête en avant, aussi fort que possible. Pas malin ça, pas malin du tout. La douleur fut fulgurante et très vive. Oui, clairement, donner un coup de boule à un type qui a des cornes, y a plus malin. Sa bêtise le transcendait : si le bouquin n'avait pas occupé une bonne partie des cornes, il se serait auto-tué. Et ce connard n'aurait même pas été puni. Alexander se sentait devenir pâle, et ses forces le quittaient peu à peu.

Il se laissa chuter le long de l'étagère de bouquin, bien sonné. Mais il n'avait pas froid, pas encore. Faut dire, c'est chaud le sang quand ça dégouline sur votre crâne, et puis devant vos yeux. Par contre c'est dégueulasse et pâteux. Il commençait à voir flou, à n'entendre les hurlements noyés que de très loin. Et c'est ainsi qu'Alexander perdit connaissance l'espace de quelques minutes, laissant le faune se dépatouiller avec la bibliothécaire furieuse. Un "bonne chance mon gars" s'échappa subtilement de ses lèvres, avant de faire un petit somme.

S. Oisin Spudmore
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Re: Dégage [Alexander] Mar 20 Nov - 17:14


Dégage [Alexander] 9bca5c5e443a22a9aeef70be7275d2db

Dégage

Tu as toujours eu une chance de merde. C’est un truc, en plus du politiquement correct et la courtoisie, qui a été oubliée dans le paquet pour te faire. Il y a tellement de choses qui ont été oubliées que ça en est rageant à force de s’en rendre compte encore et encore. Un jour, tu feras un procès à tes parents et à la vie pour ses nombreux oublis. Il y a toutes les chances du monde pour que tu en sortes gagnant.

Avant cela il faudra surtout que tu ne te retrouves pas avec une beuglante dans le courrier prochainement. C’est ce qui ne manquera pas d’arriver si la bibliothécaire arrive avec ce qui ressemble trait pour trait à ta victime. Les humains sont beaucoup trop fragiles. Cet humain chelou l’est encore plus. Un procès contre lui aussi sera à faire d’ailleurs pour foutage de merde intensif contre un pauvre et innocent étudiant.

Non, tu ne dramatises pas. Presque pas. Est-ce que c’est le bon moment pour prendre le cœur et fuir dans la forêt interdite afin de l’enterrer ? Certainement. Plus que probable et à faire très rapidement au vu du danger humain qui s’approche.

Quoi qu’il en soit tu ne réfléchis pas trop et attrapes ta manifestement victime et tente une fuite en le traînant avec toi. Non, tu ne le portes pas, trop lourd pour toi, mais tu le traînes tout de même hors de la bibliothèque avant de te cacher dans un recoin de couloir avec son corps.

C’est bien. La fuite a été faite. Au bruit personne ne vous poursuit, mais tu es tout de même là avec un corps inconscient et toi qui ne sais pas trop ce que tu vas faire de tout cela. Franchement c’est la merde cette affaire.

Par acquit de conscience, même si tu te doutes bien que ça l’a ne pas tuer ce coup tu lui vérifies son pouls avec un long soupir nerveux. Franchement ce qu’il ne faut pas faire pour les merdeux qui viennent te faire chier. En plus tu as laissé tes affaires sur place, les siennes aussi…

– Gros connard de carpeau, j’espère que tu vis des cauchemars crades.

Tu ne sais même pas s’il t’entend, mais le lui dire est important pour laisser sortir ta frustration tout de même. Avec un autre soupir, tu te places assis à côté de son corps et attends son réveil. Pas que tu sois inquiet, mais il faudra bien que tu lui gueules dessus ta frustration une fois à nouveau sur pied à ce con. Ne pas oublier les priorités dans la vie.

HRP : Désolé pour le temps de réponse, j'espères que ça te conviendra
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