Fractures • Aliénor

Bertram Godfrey
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Fractures • Aliénor Sam 15 Sep - 16:58

Fractures  

Bertram Godfrey & Aliénor H. Tigernach

Ave l’arrivée de l’été débarque aussi l’effervescence des examens avec ce petit goût de fin du monde. La pluie estivale a une odeur particulière, différente de celle froide et humide de l’automne, ou celle fraîche du printemps. C’est aussi particulièrement drôle d’observer cette masse d’élève battre en retraite après avoir envahi les pelouses et les espaces extérieurs profitant des 30 jours où il fait plus ou moins beau en Ecosse. Mais les voir s’enfuir en T-shirt et et autres petites tenues, ranger leurs livres qu’ils lisent à peine, tirant parti du soleil pour flirter plutôt que d’étudier - tout ça ne me procure pas autant de satisfaction que cela devrait.

Pourquoi ?

Parce que je me sens à moitié là. Mon âme à moitié à l’intérieur, à moitié à l’extérieur. Je sais que ça va partir, je le sais. Je me sens froid et humide jusque dans le bout de mes doigts. C’est un peu comme retenir un sanglot.

Et mon esprit s’évade, comme du sable entre mes doigts. Mon regard se perd, comme un appareil photo défectueux incapable de faire la mise au point.Je réalise alors où je me trouve. La tour de l’horloge. Qu’est-ce que je viens faire ici encore ? Ah oui. Ca me revient, doucement. Je tends l’oreille  mais n’entend rien à part le bois qui craque un peu. Je monte les escaliers en pressant fort contre les marches - pas la peine d’être discret, si un couple est en train de se bécoter, ça leur laissera le temps de remonter leur pantalon avant que je n’arrive.

Mais il ne semble n’y avoir personne ici.

Je fixe le sol, là où j’ai retrouvé Soleil dans son sang. Il n’y a pas une tache, rien. Elle aurait pu mourir et il n’y aurait pas de trace. Moi aussi. Je n’en avais parlé à personne. Ce n’est pas leur affaires. Béring, en revanche, je ne sais pas…

Ca me revient, doucement avec le fracas de la pluie sur la tour de l’horloge. Doucement, je me remets en place. Enfin s’il y a une différence entre le fait de ne pas se sentir soi-même et le fait d’agir comme quelqu’un d’autre. Mes phalanges se pressent contre mon front pour me réprimander. Je devrais être en train d’étudier. Je voudrais en parler, ouvrir mes lèvres et tout laisser se déverser. Je pourrais en parler à mon ami, si seulement il n’était pas aussi la source de mes autres tourments.

Et puis le plancher craque. Un bruit de souris. Et quelqu’un s’avance, une silhouette que je connais bien. Je lui demande avec surprise  :

Aliénor, qu’est ce que tu fais ici ?



Avant de feindre un sourire amusé, d’esquiver avec plaisanterie même si le coeur n’y est pas vraiment. Ce n’est pas comme si elle pouvait discerner la différence  :

Est-ce que tu essayais surprendre un couple la main dans le sac ? Ce n’est pas très bien, tu sais...



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Aliénor H. Tigernach
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Re: Fractures • Aliénor Dim 16 Sep - 15:59



fractures.

Tu as le vertige, Heaven. Tu as toujours eu le vertige, depuis l'enfance. C'est pour cette raison que tu n'as jamais eu aucun lien avec le Quidditch de Serdaigle. Tu aurais appréciés être commentatrice des matchs, imaginer les couples se former entre les équipes et les échanges de cognards. Mais t'avais le vertige, triste vie. Ce poste était surement parfait pour ton frère, Croyance. Lui aussi possédait énormément de créativité, il aurait fait un très bon commentateur. Mais il avait préféré privilégier les activités de club et le temps passé à vos côtés, Zachary et toi. Zachary, tu te demandais ce qu'il allait faire durant les vacances, rester chez lui ? Sortir avec ses amis de Poudlard ? Dans tous les cas, Croyance n'était plus là. Six mois seulement depuis sa disparition soudaine. Six mois, le début d'une éternité sans lui à tes côtés. Tu ne pouvais plus que murmurer son nom sans attendre de réponse. Tu ne pouvais plus que vivre par toi-même. Et cette année allait se terminer. Tu irais prendre le même train qu'à la rentrée, à contrario qu'il ne sera pas à tes côtés.  Et tu allais rentrer, passer le palier de la porte, te rendre dans le salon, dans la cuisine, à l'étage, dans sa chambre, dévaler les escaliers, crier, désespérée. Tu allais le chercher, tu allais espérer qu'il sorte tranquillement des toilettes comme si tout était normal. Tu allais espérer que tu étais la seule chose anormale dans cette baraque, que tes parents allaient te regarder en se moquant de toi et que ton frère allait caresser tes cheveux en souriant, prononçant de sa voix habituelle : "qu'est-ce qui te prend Heaven ?"  Mais ça n'arrivera pas, il ne sera pas là, il ne sera plus jamais là. Croyance était mort il y a six mois. Vous ne vous reverrez plus jamais.

Et les souvenirs affluaient dans ton esprit, une nouvelle fois. Son visage aux traits fins, son sourire taquin, son regard sombre et pourtant chaleureux. Simplement ton frère. Et tu ne supportais plus tes propres sentiments, et tu souhaitais crier ta rage au monde entier, frapper dans une vitre, laisser ton sang tâcher ta peau laiteuse. Mais tu ne le ferais pas, car tu es Heaven. Et Heaven s'abstient d'exploser. Heaven s'abstient de crier et pleurer. Tu te détruis intérieurement, car tu ne peux pas imposer ta souffrance et ta tristesse au monde entier. Alors tu essaies de contrôler ta métamorphose, tes oreilles de chat laissant place aux oreilles humaines. Et tes cheveux blancs aux cheveux ébène. Prenant ta véritable apparence.  

« Si tu pouvais me voir maintenant, je me demande se que tu penserais. Moi, vivant sans toi. »

Craquement bruyant parvenant à tes oreilles, quelqu'un monte les nombreuses marches de la tour sans aucune discrétion. Mais tu ne t'en plaignais pas, ça te permettait de te préparer mentalement à devoir faire face à quelqu'un, même dans ton état lamentable. Tu te retournes en dessinant un léger sourire, fin et fragile. Et tu découvrais la silhouette de Bertram qui montait les escaliers, un soupir discret de soulagement s'échappant de tes lèvres. Alors tu t'avances, doucement. Et il te remarque. "Aliénor, qu’est-ce que tu fais ici ?" Sa voix résonne dans ton esprit, alors que tu observais le sourire qu'il t'adressait. "Est-ce que tu essayais de surprendre un couple la main dans le sac ? Ce n’est pas très bien, tu sais..." et à ton tour, tu essaies de feindre quelque chose, tu essaies de rire légèrement mais ta voix se meurt dans ta gorge. Douloureux, tout était bien trop douloureux. Bertram, tu tends ta main vers lui mais te ravises. Tu agissais étrangement, Heaven. Comme d'habitude.

« Tu m'as découverte, Bertram... » et tu t'avances de nouveau, venant déposer ton front contre son torse. « Est-ce que je peux rester comme ça quelques minutes ? S'il te plait. » Tu ne supportes plus. Alors tu étais venue prendre appui sur lui, tu avais fermé tes paupières, laissant la tristesse s'emparer de toi. « Que penses-tu de la pluie ? Personnellement, j'ai toujours trouvé ce bruit détendant. Mais désormais, j'ai l'impression que ce monde pleure à ma place. » et doucement, tu t'étais écartée de sa personne, affichant un triste sourire, plongeant ton regard dans le sien. « Désolée, ça ne me ressemble pas, pas vrai ? .. Ah. J'ai écrite une fiction, hier soir. » Tu avais rapidement tourner les talons, tentant de cacher l'expression bouleversée qui étais apparue sur ton visage. Tentant de sauver les apparences, désespérément. Ton regard humide se concentrant sur ton sac, dans un coin de la pièce.

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Bertram Godfrey
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Re: Fractures • Aliénor Dim 16 Sep - 21:20

Fractures  

Bertram Godfrey & Aliénor H. Tigernach

Il existe une variété de rires différents. Les tonitruants comme ceux de mon grand-père. Les discrets et poli qui s’échappent de façon contrôlées quand un professeur fait une plaisanterie. Les répétitifs et incontrôlables lorsque quelque chose est vraiment à mourir de rire. Ceux qui ricanent avec espièglerie comme celui de Beckett et ceux,mauvais, qui me font l’effet d’un ongle qui crisse sur un tableau comme celui de Yannis Damon. Les rires sont des oiseaux qui s’envolent. Ceux qu’on feint lorsqu’on n’en a pas le coeur s’écrasent au sol comme de vulgaires avions de papiers.

Comme celui de Heaven.

Sa main tendue se ravise. J’ignorais à quel point je lui offrais une échappatoire. Son front se presse contre mon torse, naturellement, comme si elle avait l’habitude de le faire. Je l’observe, à la fois curieux et interdit. Est-ce vraiment en train de se produire ? A moi oui à quelqu’un d’autre ?

Elle n’est pas vraiment douée pour dissimuler ses émotions


Mais comment le souhaiter à qui que ce soit ?


Mes lèvres s’apprêtent à lui poser la question évidente : le “ qu’est-ce qui ne va pas”. Sauf que comme Soleil, on sait tout ce qui ne va pas chez Aliénor. Il ne faut pas remonter bien loin pour le savoir. Mais comme pour Soleil, on l’ignore, on prétend que ce n’est pas là parce que c’est trop difficile à regarder et à reconnaître la douleur humaine. On ne regarde pas. On n’en parle pas. On la laisse pourrir dans un coin, à l’abri des regards.  Hypocrites aveugles.

Et il y a quelques jours, j’aurais traité ma camarade avec la même froideur polie et appropriée que ma nationalité et mon statut le demandait. Il y a quelques jours ma main serait restée à sa place, le long de mon corps au lieu de venir se poser sur ses épaules pour l’encourager à déposer son fardeau.

Aussi longtemps qu’il le faut.



C’est solitaire, le château. Pas de famille, pas de bras pour nous réconforter quand on en avait besoin. Ca forge le caractère, paraît-il. Ma grand-mère dirait que ça forge surtout des névrosés et elle se mettrait à débattre avec mon grand-père et le traiter de tête de patate ou autre chose en français.

Sur sa réflexion, j’écoute le son de la pluie. Détournement de conversation qui tourne en rond. Ma voix douce et détachée lui répond :

J’aime bien le bruit de la pluie, c’est relaxant et rassurant une fois qu’on est à l’abri. Surtout en été. C’est un peu mélancolique aussi.



Ses épaules s’enfuient alors qu’elle se retire en douceur. Des épaules frêles et tombantes.

Personne ne t’en voudra si tu as envie de pleurer, tu sais ? Même s’il ne pleut pas.



En d’autres termes, elle a le droit de pleurer - de s’exprimer. Je ne veux pas refaire la même oreille qu’avec Soleil. Je ne veux pas retrouver quelqu’un d’autre dans une flaque de sang et de désespoir. Mais elle préfère dévier. Je connais bien cette technique - parfois c’est nécessaire. Alors, je joue le jeu et je m’y intéresse. Ma voix retrouve des inflexions curieuses et positives pour lui demander :

Et tu veux me la montrer ? C’est à quel sujet cette fois ?



Je lui adresse un sourire sincère, espérant lui remonter le moral.

Après tout c’était peut-être sa façon de s’exprimer - par ses écrits.

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Aliénor H. Tigernach
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Re: Fractures • Aliénor Dim 23 Sep - 15:02



fractures.

C'était un sentiment d'étonnement qui s'était éveillé en toi Heaven, berçant la tristesse qui rongeait ton coeur. Tu avais premièrement imaginé un rejet froid, car rien de tout ça ne le concernait en réalité. Votre relation n'était qu'écrivaine et correcteur, après tout. Pourtant rien de tout ça ne s'était produit, Bertram essayait de t'encourager à déposer ton fardeau auprès de lui, à ouvrir ton coeur à ce dernier et laisser tes sentiments l'atteindre, laisser ta douleur se déverser. Tu te souvenais encore de ses mains déposer contre tes épaules frêles, de sa voix rassurante qui éveillait au fond de toi-même un combat intérieur particulièrement douloureux et de ton esprit qui continuait de nier la réalité. Tu t'étais doucement accroupie devant ton sac en tissu, pendant que tu écoutais les paroles de ton interlocuteur. Tes doigts fins vinrent froisser les feuilles de papier que tu tenais précieusement entre tes mains et tes cheveux vinrent dessiner d'épaisses mèches blanches à travers leur contenu ébène, ta carapace si fragile commençant à se briser ; ta personne commençant à se déchirer. Ton visage s'était crispé d'une douleur interne, alors que ton esprit te tiraillait ; pouvais-tu te permettre de flancher, Heaven ? Pouvais-tu te permettre de lui faire confiance, Heaven ? Connaissais-tu Bertram, Heaven ? Non, tu ne savais pas grand-chose le concernant, en vérité. Mais c'était un Serdaigle, comme toi. Et quelqu'un avec qui tu adorais discuter, débattre sur le romantisme durant tes heures perdues. Oui, tu appréciais les moments à ses côtés. Assez pour faire évoluer ce dernier dans la case "amitié". Alors tu avais jeté tes fictions derrière toi et tu t'étais accroché à lui, tes bras venant l'enlacer et ton visage se déposer contre son torse. Douloureusement, tu sanglotais. Amèrement, tu essayais désespérément de contrôler cette tristesse qui délogeait ton mensonge, qui délogeait ton escroquerie. Cruellement, tu tentais de limiter tes pleurs et ta douleur. Mais malheureusement, tu n'y parvenais pas. Et ta voix était désormais le témoignage de tes regrets.
     
« Je ne veux pas rentrer, Bertram ! » Avais-tu exprimer, une multitude de sentiments résidant dans ces simples mots. « Pas sans lui, je t'en prie. Je ne veux pas l'abandonner. Nous étions toujours ensemble, Bertram. Il me l'avait promis, Croyance...! » Et encore une fois les mots mouraient dans le fond de ta gorge, alors que ta respiration devenait affligeante, ton cœur devenu bien trop éprouvant. La douleur t'asphyxiait odieusement et tu abandonnais, laissant tes jambes se mollir sous le poids de ton corps. « Je t'en prie, ne me laisse pas vivre dans un monde sans lui, ne me laisse pas devenir plus vieille que mon propre aîné ! Rendez-le-moi, par pitié ? Je l'aime, plus que n'importe qui ! Laissez-moi juste être à ses côtés ? Laissez-moi juste le ramener à la maison, je veux juste le ramener à la maison... » Et tes mains s'étaient pressé contre ta poitrine, la souffrance indescriptible.   

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Re: Fractures • Aliénor Lun 24 Sep - 22:18

Fractures  

Bertram Godfrey & Aliénor H. Tigernach

Des mèches immaculées éclaboussent sa chevelure changeante - ce n’est pas bon signe. Le blanc, l’absence de couleur et symbole de mort. J’observe cette mue qui n’a plus besoin de la trahir, j’ai une petite idée de l’état émotionnel dans lequel elle se trouve. Et je sais que ce n’est pas à propos de moi, que c’est juste une coïncidence qui m’a amené ici pour lui servir de béquille dans ce moment difficile. Je sais prendre ma voix douce et mon ton calme et chaleureux pour la réconforter même si rester dans l’horloge avec la pluie qui tombe me donne des frissons et la chair de poule. Je sais reculer pour mettre le masque qu’elle veut voir, je sais quoi dire, comment le dire, comment agir.  Cette fois-ci.

Reprendre le contrôle sur ce qui s’est passé. Ouvrir les yeux et voir les signes avants-coureurs.
Cette fois-ci.

Ca ne va pas changer ce qui s’est passé - mais ça peut changer ce qui va se produire. Heaven avait toujours été un peu instable, chavirée par ses puissantes émotions. Les mettre sur papiers l’aidait à les comprendre, à prendre du recul. Mais aussi à s’évader et pratiquer l’art de l’imagination. J’en avais lu suffisamment pour le comprendre. Mais aucune n’avait pour sujet elle ou son frère - et ça c’était révélateur...d’une fuite.

Et fuir, elle savait le faire alors qu’elle me plonge dans les bras, petit corps fébrile qui avait tant besoin de soutien, déchiré par les sanglots. Mes bras l’accueillent doucement, pas trop fort ni trop peu. C’est difficile de serrer quelqu’un qui pleure sans laisser les larmes déteindre sur votre humeur déjà morose et humide. Et dans mes bras elle trouve la force, le soutien pour exprimer son mal-être, enfin ! Que quelqu’un l’écoute au lieu de continuer à faire semblant. Ouvrir les robinets et laisser l’eau envahir la salle de bain pendant quelques minutes de soulagement. Je sais ce que ça fait. Du moins, je l’imagine parfois. Se laisser couler dans le puits de larmes de sa profonde tristesse.

Et elle crie, Heaven, elle proteste comme une enfant. Je connais pas le deuil - les absents de ma vie sont partis avant que je puisse les connaître comme des lâches. Je ne sais pas ce que ça fait de perdre quelqu’un. J’ai juste failli. Son discours est celui de quelqu’un qui refuse de laisser partir qui enfonce ses griffes dans la chair d’un fantôme. C’est trop tard Heaven. Il ne reste que de la poussière
Si elle avait encore un sens pragmatique, elle le saurait. Mais j’ai remarqué que c’était un des effet du deuil, de dépouiller ses victimes de leur bon sens, de les laisser se noyer dans leur chagrin.

Mais je ne peux pas laisser Heaven se noyer. Je prends le temps de composer mes phrases avec prudence, de maintenir un ton à la fois détaché et doux :

Je  sais, ça fait mal.



Non tu ne sais pas.

Mais est-ce que tu penses que c’est ce que ton frère voudrait ? Que tu le rejoignes ? Est-ce que tu penses que s’il pouvait te parler, il te dirait de mourir ? Est-ce que c’est ce qu’on souhaite à quelqu’un qu’on aime ?



Question rhétorique.

Non, Heaven. Il  te dirait de vivre. Il te dirait que ce n’est pas facile, que c’est normal de pleurer et d’être triste mais...il voudrait te voir heureuse  et te voir accomplir toutes ces choses dont tu lui as parlé.



J’essayais de démonter son fantasme pièces par pièces,le remplacer par quelque chose de plus sain.

Et  ton frère...il n’a pas complètement disparu. Il est toujours là dans ton coeur et dans ta mémoire.



Toujours là quelque part.

Peut-être que tu devrais écrire à ce sujet...un jour, quand tu seras prête




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