fissure // cannelle

L. Griffith Asketill
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fissure // cannelle Jeu 20 Sep - 23:07

Le claquement des pas contre le sol résonnant, la vibration d'une colère dans l'ambiance morose du dîner ; les sentiments s'échappent, mon intérêt s'affole, l'inattendu d'un tableau morne au même reflet qui se couvre de nouvelles teintes. Le visage impassible s'est tourné vers des horizons d'un agacement qui lui semblait étranger, les émotions submergeantes, dominantes, l'expression de son humanité discrète, effacée, de l'ombre de ce qu'elle semblait pouvoir être.

L'instant se marque d'une divine surprise, trace l'assaut soudain d'une curiosité qui envahit mes moindres pensées. L'esprit se soumet à cet inattendu, laisse les moindres échos de ce brouhaha périr dans l'écho de cette porte claquée.
La vie s'amasse là où l'intérêt se meurt ; et le mien semble se dessiner ailleurs, dans la solitude qu'elle incarne et le reflet d'un équilibre si malsain qu'il ne peut que m'en sembler parfait.

Le temps d'un clignement d'œil, d'une pensée quelconque, je me suis levée. Le temps d'une respiration, de quelques visages tournés, j'ai quitté la Grande Salle. L'existence se concentre en ces pensées amovibles, en la recherche d'un futur imminent ; et je traque le bruit dégoulinant de ses sentiments dévoilés.
La colère, sur un visage de glace ; l'émotion, sur un cœur renfermé - la limite est franchie, effacée par l'explosion soudaine d'un cœur trop délaissé.

Elle est différente ; je le sais, je l'ai toujours su, et le dégoût des émotions se dilue dans cette admiration grandissante. Mes pas s'allongent, le son résonne avec la douceur de la surface de l'eau effleurée ; le monde disparaît pour se limiter à toi, à nos deux seules entités.
Le monde de noir, d'une ressemblance assumée ; le monde de vide, d'une relation ignorée. J'observe en silence, cherchant à comprendre les échos de son humanité. J'observe en silence, me délectant de ses quelques grammes d'amour dans le chaos d'un cœur déserté.

« Tu as l'air en colère, Cannelle. Quelque chose ne va pas ? »

J'ai cru comprendre que tu étais du genre renfermée. J'ai cru comprendre que tu étais du genre à détester, oublier, à ne servir que l'ultime intérêt solitaire d'une satisfaction quotidienne.
J'ai cru que tu étais comme moi ; la coquille vide portant une âme isolée. J'ai cru voir mon propre reflet dans tes yeux embrumés. J'ai cru au rapprochement, à l'amour, au point final de mon aventure, comme une malédiction qui en appelle à son accomplissement.

Je pensais voir en toi la perfection d'un équilibre aveugle, mais c'est ici que nos différences se tracent - dans l'ultime signe du destin, comme un appel à la liberté.

« C'est inhabituel de voir quelqu'un comme toi dans cet état. »
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Re: fissure // cannelle Sam 22 Sep - 11:21


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Tu ne sais plus vraiment ou tu vas. Tu ne sais plus vraiment ce que tu veux. La seule chose que tu voyais en ce moment même, dans ce reflet monstrueux c'était l'apparence d'une femme qui ne comprenait pas les autres. Une sorte d'alien qui n'intégrait toujours pas comment le mépris cordial pouvait apporter la popularité. Tu avais toujours peu considéré les autres, comme s'ils n'étaient que des astres gravitant sans but dans ton univers. Seules certaines galaxies avaient de l'importance, et il n'y avait que elles à tes yeux. La principale était bien sûr Maybelline, la seule qui comptait réellement dans ta vie décousue. Et il y avait eu certains garçons, qui ne t'avaient jamais vraiment fait vibrer. Ils n'avaient été que des façades, des bras auxquels t'exposer, des êtres qui avaient peut-être pu t'aimer, mais sans jamais recevoir quoi que ce soit de ta part.

Ce soir là, ce fut la parole futile de trop, le gloussement insupportable qui te fit vriller. Tu quittes la table sans demander ton reste, ayant à peine touché à ton assiette. Tu fais signe à Maisee de ne pas te suivre, que tu lui expliqueras plus tard. Tu ne lui en voulais pas le moins du monde, c'était tout ce monde qui t'ennuyait. Et alors que ta chevelure blonde virevolte en fouettant l'arrière de ta cape aux mille strass, tu claques la porte de la grande salle pour plonger dans le silence satisfaisant du hall. Tu te nourrissais de cette pénombre libératrice.

Franchissant deux étages et quelques pas, tu t'étais retrouvé dans les toilettes des filles, à pleurer ton reflet dégoutant. ça n'était pas tant toi qui te révulsait, mais la perception que tu avais vis à vis des autres. Froide, sans sentiments, sans pulsions. Tu t'étais toujours fichu de tout Cannelle, même jusqu'alors du sens de ta propre existence. Tu étais venu sur Terre pour être libre, honnête avec toi même et avec les autres. Leur fragilité continu t'exaspérait car tu t'efforçais de les comprendre. Et à jamais tu échouais.

***

Tu entends des pas dans les couloirs et tu décides de les ignorer, le visage de poupée penchée prêt de ton reflet. Dans la glace se dessine une silhouette, presque aussi belle que tu aurais pu l'être dans une autre vie.

Dommage pour elle, qui ose s'adresser à toi dans un moment ou même le court du temps t'échappe. Aucune mécanique dans tes paroles, seule cette effroyable franchise acerbe derrière laquelle tu te cachais pour tout t'excuser.

« T'es aveugle ? C'est occupé. Oui, occupé par moi et tout mes admirateurs. Ne fais pas attention, ils sont tous invisibles. »

Tu te reconcentres sur les cils que tu essaies de recourber, te persuadant qu'à force de l'ignorer, elle partirait d'elle même. Tu avais la flemme de réellement devenir méchante, car la rage que tu contenais n'était qu'un amas d'une tristesse infini.
Mais les mots qu'elle prononce font l'effet d'un jet d'eau, glaçant et imminent. Pourquoi et avec quelle provocation te parlait-elle comme si vous étiez amies ?

« Excuse moi, mais. On se connait ? En fait, je crois que tu n'as pas compris. Zou, fais moi de l'espace. »

Mais si tu réagis avec tant de virulence, c'est parce que tu es piquée. Blessée dans cet ego qui se réveillait que maintenant.
Tu soupires et range ton mascara dans la petite trousse derrière le robinet. Tu te tournes vers elle, croisant les bras.

« Bon. Greengrass. »

Oui, tu connaissais son nom.

« Est-ce que tu en voudrais pas faire comme tout mes admirateurs ici présent ? Disparaitre. Je ne veux pas te voir. »

Je ne veux pas me voir, davantage.
Car toi et moi sommes pareils. Dans nos lacunes, dans nos infortunes.




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L. Griffith Asketill
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Re: fissure // cannelle Sam 22 Sep - 15:32

Les larges couloirs du château semble se resserrer derrière moi, toute la liberté de respirer, de vivre, d'exister, bien vite emportée par mes pas réguliers. La vision obscurcie, comme un monde sombrant dans les abysses d'une folie dominante ; mais est-ce moi, ou l'entièreté de l'univers qui semble s'y plier ?
Le château a perdu son superbe, les millénaires d'histoire soumis à ma simple volonté. Je continue d'exister, dévorante ; je continue d'exister, imminente, omnisciente - et les règles se dissipent, comme les moindres pensées d'une culpabilité sans but. Le doux silence a des airs étouffants, le solitude, ceux d'un règne incessant.

Les quelques secondes m'ont semblé si longues, perdues dans les plus profonds questionnements ; la recherche de mon reflet, de sa personne, de tout ce qui dessine ce corps sujet aux désirs de tant de regards tournés.
Tu es belle, Cannelle.
Et mon œil m'empêche de percevoir cette évidence comme la punition d'un cœur trop fermé. Tu es triste, Cannelle. Et ma bouche m'empêche de compatir, comme la punition de cette existence imposée.

Engloutie dans tes larmes, je me sens exister ; secouée par la colère bestiale, je me sens transpercée, blessée par les différences que le destin vint à nous amener. Cannelle, comme le parfum enivrant d'un désir si muet ; Cannelle, comme un regret, un mensonge permanent, comme le visage déchiré par toutes ses émotions emmêlées.

« C'est plutôt ironique de refuser de me voir alors que tu te contemples dans la glace. »

La respiration régulière, la doucereuse sensation du contrôle que je désire retrouver. Tu as trouvé place dans l'absurde contemplation d'une couronne déchirée, mise à bas par l'afflux de toutes ces émotions détestées. Tu as choisi la colère grondante, comme un quotidien d'évidence auquel tu as déjà renoncé.
Pourrais-je seulement comprendre les grains de ta rage enfouie, les raisons de ces larmes étouffées dans le voile d'un mensonge d'existence ? Le cœur semble réclamer sa propre existence, l'humanité résonnante, les échos de l'âme, de ta réalité, les raisons de tes sourires fondues dans celles des larmes que tu retiens d'exprimer.

C'est ainsi que se trace le monde, et mon indifférence se fond dans le décor abstrait de cet instant au croisement d'un changement dans ton cœur enfin éveillé. Si je pouvais te comprendre, Cannelle. Si je pouvais lier nos destins de cette empathie parfaite que ma stérilité émotionnelle me cache, d'un lien si fort que j'en regretterai la solitude de mon éternité.
Si je pouvais te cerner, capturer ton regard comme un cliché qu'on signe et qu'on équipe d'un titre. Si tu n'étais qu'une création sans vie, une énigme à terminer ; si cette bouche éclatante de mensonges ne produisait que la vérité unique de la douleur que j'aurai provoqué.

« Tu es toute seule. Je suis le reflet de l'indifférence que tu as égaré, et tu as été ainsi suffisamment longtemps pour savoir que le mensonge n'a aucun sens avec moi. »

Les yeux hurlent les vérités que le cœur renferme, nos ombres murmurant les désirs que le monde ne nous permettra jamais d'avouer. L'attrait mutuel des prédateurs, des cœurs dénudés ; et notre solitude nous maintient loin des secrets d'un monde en couleur. L'amusement s'aligne comme l'unique réponse, le plaisir unique de l'univers morne.
Les cœurs humains chantent en accord et les nôtres sont muets, cherchant l'isolement loin de la musique insolante des sentiments détestés. Ce n'est pas de la jalousie, mais la haine de l'interminable écho d'une langue incomprise, le désir de changer le monde ; comme un besoin de broyer les parasites que mes yeux ne peuvent déchiffrer.

Le besoin de comprendre est trop réel, dominant, unique ; et le monopole du bonheur réside dans l'amusement permanent d'un quotidien en mouvement. Peux-tu le voir, Cannelle ? Peux-tu voir l'absence de désir dans nos yeux reflétés ? Peux-tu lire la réalité profonde, cette ressemblance ?
Comprends-tu le lien unique de nos deux âmes damnées ?
Le monde n'est pas si beau, et il semble baigner dans les quelques notes graves d'une musique funéraire. Le monde est laid, et l'écho de notre symphonie aphone semble se graver comme un lien pour l'éternité.

Je m'avance, sans la moindre peur pour les réactions de ton cœur en proie au doute. Je m'avance, le pas silencieux, le visage recouvert du maigre sourire d'une curiosité vibrant, et ma main se pose sur ta poitrine avec délicatesse. Mes désirs s'envolent, prisonnière dans la braise chaude d'un univers sur le point de brûler.

« Que ressens-tu, à présent que la glace de ton cœur a commencé à fondre ? »
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Re: fissure // cannelle Mar 25 Sep - 20:27


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Cannelle ton regard est de braise et de glace à la fois. Elle ose... elle ose te parler comme si elle connaissait tout de toi. Amelia Greengrass, petite effrontée. Tu suintes l'indifférence Cannelle, vile charogne tu exhibes ta suffisance. Si tu la tuais devant toi, personne ne serait témoin de ta déchéance. Son cadavre de glace giserait entre tes bras trop clairs, des larmes sèches s'écraseraient en plue d'étoiles sur sa frange mal faite.

Mais serais-tu capable de causer sa perte et la tienne au passage ? Elle était cette pâle copie qui confortait l'originale. Toi.

Mais dans cette ressemblance qu'elle se targuait de parfaitement bien incarner tu observes cette fissure dans ce visage de poupée. Que seule toi pouvait voir vu que tu exhibais la tienne comme une cicatrice.

« Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai changé Greengrass ? »

Tu te tournes vers elle dans un claquement de talon qui fait résonner les arabesques de pierre. Le rictus de poupée déforme ton visage maquillé.

« Tu connais le mensonge, car tu en vis un à chaque seconde de ta vie. »

Acerbe, la violence n'était plus une arme, ni même un mécanisme de défense. Si ses mots se voulaient édifiants, ils avaient l'effet d'une caresse aiguisée par ses ongles ratés au creux de tes reins cambrés.

« Amelia, amelia... Nous sommes du même acabit, insensibles à leur misérable vie, à leurs complaintes stériles et à leurs faciès répugnants... Je me ficherai même que ton souffle s'arrête brutalement durant la nuit. Alors je réitère ma question. Pourquoi te tiens-tu devant moi ce soir ? »

Tu avais jusque là contempler d'assez près pour la trouver belle à vomir. Serait-elle seulement une rivale ? Impossible tant tu te contemples dans ses pupilles.




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L. Griffith Asketill
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Re: fissure // cannelle Mar 25 Sep - 22:04

Qu'est-ce qui me fait croire en l'évidente vérité ? Qu'est-ce qui me fait croire en ces affirmations soudains amenés par ma perspicacité instinctive ? Qu'est-ce qui différencie la vérité de ce regard sauvage, sans logique apparente ? Qu'est-ce qui différencie l'univers de tous des sombres machinations d'un cerveau détraqué ?
La vérité flotte autour de nous, à mi-chemin entre nos regards ; la vérité nous nargue, invisible sur l'intermédiaire de nos visions obtuses. La vérité, comme l'acceptation de nos deux reflets, comme le toucher d'une glace, de la froideur d'un miroir. La vérité, ton regard glacial et l'amusement qu'il me pousse à ressentir.

L'instant présent siffle dans mes oreilles assourdies et les réponses s'approchent à portée de main, cachées dans ces mots, dans ces questions vides de sens. Le mensonge enveloppe les quelques vérités non-dites, les sentiments se tenant loin de l'air glacial d'un monde corrompu.
Qu'est-ce qui me fait croire, mais plutôt, qu'est-ce qui me ferait douter des certitudes de cette clairvoyance sans égale ? Qu'est-ce qui troublerait cette lucidité macabre, ces regards transperçant l'opacité des mensonges de toute une humanité ?

Je ne mens pas, Cannelle. Et le goût écœurant des mensonges caresse les verrous de ma colère, car je suis incapable de comprendre. Je ne mens pas, et l'atteinte d'une vérité se trace dans la silhouette d'un impossible qui ne peut que susciter ma joie.
Déterminée, détraquée, désamorcée - et le paradoxe de ces émotions tiraille mon esprit dans une folie si grande que j'en perds toute notion de plaisir, tout raisonnement au profit d'un instinct sauvage.

« Je suis ici pour te comprendre, parce que nos ressemblances sont inespérées. Je suis ici pour comprendre nos différences et le secret derrière les battements de ton cœur. »

Je suis ici pour capter l'impossible, pour comprendre le plaisir dans tes yeux, le mensonge derrière tes sourires. Je suis ici pour provoquer le début et assister à la fin ; je suis les griffes acérées du destin, la main du Diable, les flammes incendiaires de ton lendemain.
Je suis l'amour inconditionnel du sang et d'une douleur brûlante. Je suis les limites d'une vie de paix et le droit de mourir. Je suis la douce agonie des mensonges et l'éclatante vérité prisonnière de souffrance.

« Je ne mens pas, Cannelle. Je suis honnête avec moi-même. Honnête, comme tu viens de l'être. Je suis ton reflet et je serai ravie de mourir de ta main. »

Est-elle l'épicentre des chaînes de mon destin, le futur auquel cette nuit m'a liée ? Est-elle le bout du chemin, l'âme unique, annonciatrice de la fin d'un voyage d'éternité ?
Par-delà le temps, au travers de l'espace, si loin dans le passé qu'il en devient oublié, si tard dans le futur qu'il n'est pas encore né dans la pensée de l'Homme ; gelé dans le présent, dans un cœur stérile de vérité, ce sentiment s'agite, exempte de couleur, bourdonnant de réalité.
L'envie dominante d'un esprit trop curieux, sans limites, aux frontières d'une folie qui ne saurait me faire dériver loin de mon destin unique.

« J'envie ton cœur unique et je l'aime autant que je veux le transpercer. Je veux simplement être aux premières loges du théâtre de ton agonie ou assister au sacre de ton bonheur, si tu en es capable. Je veux juste contempler ta merveilleuse existence. Mais si ta fin doit me desservir, je serai désolée de la provoquer de ma main. »
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Cannelle P. F. Disney
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Re: fissure // cannelle Sam 6 Oct - 22:00


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Tu étires un sourire maussade, froid et contemplatif face au monologue qu'elle te murmure, comme un aveu. Il n'y a aucun doute, cette fille te ressemble trop pour que tu ne puisses tolérer son existence. Mais si ces derniers mots ne sont pas l'essence même d'une folie, tu ne saurais dire si tu es toi même démente. Enfin, il fallait plutôt avoué que tu étais plutôt démentielle, comme fille. Lunatique certes, mais pas folle.

Que pouvais-tu penser d'Amelia ? Folle à lier, ou bien futures folles alliées ? Seul le destin pourra en décider. Et ce qu'il se passerait entre vous deux, ce soir, dans ce lieu isolé et sans témoin. Amelia parlait trop, d'un ton faussement mature qui te faisait défaillir, d'un calme encore trop dénué de mépris pour te faire périr.

« Ma petite Amelia... Tu parles bien. Oh ça oui, tu parles bien. Peut-être même que tu parles un peu trop. »

Tu t'approches d'elle, démarche lente et déhanchée, talons claquement froidement sur le carrelage abimé, tu arrives à sa hauteur et te saisis de son menton.

« Ma fin est loin d'arriver. Et ta main n'aura jamais le droit de m'effleurer sans que je ne l'autorise. »

Son visage aussi doux qu'imperturbable te plaisait. Tu l'admirais autant que tu t'admirais, dans cette beauté inaccessible qui les faisait tous frissonner. Tu t'amusais de pouvoir la toucher comme tu n'avais jamais réussi à te faire toi même vibrer. Même tes propres doigts ne pouvaient te faire hurler, d'un plaisir charnel qui t'avait constamment dégouté.

Ses mots te hantent encore. Peut-être parce que ce qu'elle recherchait allait au delà du regard que les gens t'accordaient habituellement. Etait-ce une fan un peu trop dérangée ? Il y avait quelque chose. Car à mesure que les traits de ton visage de poupée se fissuraient, tu pouvais apercevoir son oeil briller d'un air avide. Et si elle était là pour te voler ta place ?
Tu resserres ton étreinte.

« Tu es belle. Mais je pourrais te rendre encore plus belle. Je veux bien t'accorder le droit de contempler mon époustouflante existence si tu acceptes de m'accorder ... hmm... une partie de toi ? Quelque chose qu'ils n'auront jamais. Qu'ils n'arriveront jamais à nous arracher, parce qu'ils ne peuvent pas nous atteindre Amelia... »

Tu murmurais à ses lèvres, étirant un dernier sourire satisfait.
Avant de les embrasser comme tu ne l'avais jamais fait. Au bout de quelques secondes, tu recules ta tête, et passe un doigt sur ta lèvre inférieure, l'air de réfléchir avant de tailler d'un coup sec.

« Hm... Je vois. Framboise amère. Cela ne te convient pas, tu as tout d'une cerise acidulé ma chère. »




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L. Griffith Asketill
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Re: fissure // cannelle Sam 6 Oct - 23:03

Un geste amer, une vengeance sucrée, les ressentis qui pullulent au sein d'un océan de colère. Le cœur bat avec cette agaçante régularité, surplombant l'imminence de l'instant unique pour cloîtrer les moindres émotions dans une glace d'un éternel ennui. Les étincelles du regret clapissent au pied de ces souvenirs humides de ressentis, mais face à ces paroles, à ce geste unique, seul ressort un questionnement davantage agrandi.
L'émeraude n'a jamais semblé si brillant, le sourire indélébile ; et à ce contact intime ne s'éveille qu'un sourire de malice dont la réflexion paraît trop profonde pour une réponse primaire. La profondeur de mes pensées masque la réalité dans l'opacité de ma vision unique et cette personnalité sanglante voile ce regard d'un rouge à la teinte bestiale.
Le temps se fige, lui aussi.
C'est dans cette réponse inattendue que ma réflexion se permet de naître ; mes yeux se rouvrent, comme s'ils étaient fermés, jusque là, à la vision exquise d'un monde coloré à l'humanité.
Est-ce là, la réponse attendue depuis des années ? Est-ce la vision merveilleuse, le creux d'une galaxie au creux de ses deux pupilles ?

Mes yeux se plissent, détaillent les siens avec cette curiosité infantile.
Mon sourire s'affaisse, disparaît, une liberté enchaînée, souillée par ce désir égoïste. Les étincelles de colère se dessinent dans le frottement de nos entités similaires ; la glace se fissure, comme l'incipit d'un malheur imminent.
C'est dans cet instant que se noie toute ma passion et mes mots profonds ; c'est devant ce désir de possession que s'affirme mon instinct, au-delà d'une raison transparente et des mots vides d'une enfant en quête de réponse.
Réfléchir, au prix de quelle liberté ? La logique, la compréhension, jusqu'à en effriter ma propre démence.
C'est ce pays des merveilles, éclatant de folie sanglante qui trace mes meilleurs gestes ; c'est cette méchanceté avide, ce désir de destruction qui créé les décors de mon indescriptible folie.
L'empathie frappe, comme un orage violent ; l'empathie bouscule cette mécanique du cœur sans parvenir à se glisser entre ses engrenages impassibles. Le goût est froid, gris, et pourtant attachant ; la sensation est unique, médiocre, et pourtant exaltante.
Les désirs charnels, comme une silhouette menaçante ; et la possibilité s'inscrit dans les immuables de mon cerveau détraqué, trouvant sa place au milieu des rouages rouillés de cette horloge qui n'a plus la notion du temps.

« Je n'ai senti que le contact de nos deux peaux mortes. Tu n'as fait qu'effleurer la réponse, Cannelle. Celle de mon existence est bien plus lointaine que cette surface menteuse. »

Tu as senti l'humidité neutre de mes lèvres muettes. Tu as senti le goût de mon corps piétiné par l'inconscience de nos cœurs fanés. Je ne suis pas belle, Cannelle, ma détermination l'est ; et ce visage de douceur ne reflète que le calme d'un océan aux profondeurs de danger.
La cloche sonne, le son résonne ; et la mélodie de la mort s'amorce comme une évidence à cette audace méprisante.
Pourtant, l'adrénaline grimpe, amorce les contours de cette gourmandise ravageuse qu'elle seule ne saura jamais contenir. Mes yeux se lèvent, capturent l'éclat sauvage de ses iris pour y déverser mon insuffisance. Mon cœur fermé, mais les désirs débordent, comme le spectre d'une vengeance camouflée par les habituels essors de mon humeur incertaine.
Tu as senti l'humanité feinte, jouée par l'envie soudaine et unique de ta ressemblance ; tu as senti la jalousie, l'éclat stérile des sentiments qui ne naîtront jamais. Un gloussement, et mes mains saisissent tes poignets, mon corps poussant le tien jusqu'à la froide douceur de la pierre murée.
La proximité des visages, les souffles mélangés ; l'échange des regards, nos déterminations dénudées. Le monde n'a plus lieu d'être, l'univers de raison de tourner ; l'instant s'allonge, le plaisir aux amorces de cette seconde d'éternité.
Mes crocs capturent la base de ton cou pour y laisser cette marque, le fruit d'un inconscient, le simple désir de créer, de ravager l'apparente perfection - n'y laissant que la sensation atroce et brûlante d'une possession écœurante.

« Je ne veux pas de partie, je te veux tout entière. »

Tout comme je désire l'univers tout entier. Une respiration bruyante, bien vite couverte par l'éclat d'un rire inconscient. Dressée sur la pointe des pieds, mes yeux se ferment, abusant du confort unique de cette peau colorée. La poigne se renferme comme un désir sans fin, comme au premier instant ; et la grandeur du futur ne paraît rien face à l'immensité de ces quelques moments.

« Donne-moi ta baguette, Cannelle. C'est avec elle que je tracerai sur ton corps le symbole cette fois indéfectible de ma possession. »
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Cannelle P. F. Disney
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Re: fissure // cannelle Dim 7 Oct - 22:46


Fissure

noyée au fond de la piscine
sous mon p'tit pull marine
m'enlacer, j't'embrassais
jusqu'au point de non-retour
plutôt limite de notre amour


Elle te regarde. Un peu trop peut-être. Alors que tu la méprises, elle s'éprend. Son corps est trop proche du tien, tu pourrais tomber dans les pommes. Le contact te fait peur et elle te fait peur. L'amour qu'elle te dégage n'a rien de bienveillant. Tu sens que les vers pullulent sous sa carcasse lisse. Comment une carne aussi tendre pouvait caché une telle acidité nauséabonde ? Tu succombes Cannelle. A ses mains sur ta peau tu voulais mourir, à ses crocs jusqu'à l'os tu te sentais pourrir.

Contaminée de ce poison qui parcourent déjà tes veines. Condamnée à ramasser à foison les miettes de ton coeur qui s'effrite sous ton pull de laine. La colère gronde devant tant d'impudence. Le tonnerre tonne devant tant d'imprudence.

« Je n'ai rien effleuré du tout. Tu es comme moi, tu ne supportes pas qu'on puisse te toucher en surface. Tu te pares d'un mensonge, tu te drapes d'une illusion. Mais la vraie mascarade qui te définit Amelia, c'est que derrière ce vil mensonge se cache la vérité que tu ne veux pas assumer. »

Cette fois, le dédain défigure ton visage. Elle a osé t'approcher plus que tu ne pouvais tolérer. Elle s'est risqué à provoquer sa première et unique fissure, transperçant son jolie visage te donnant l'envie soudaine de la gifler. Mais d'une mesure calme et froide tu approches ton visage du sien après l'ordre qu'elle a susurré sans honte. A toi, Cannelle Disney. Tu voulais griffer ses pomMettes jusqu'à la défigurer.

« Oh Amelia Greengrass. Je ne serais jamais à toi. Une reine ne se soumet pas, même pas à son égale. Tu t'es abaissé à réclamer, comme le font tout ceux que mon existence répugne. »

Tu tends la main, de tes doigts filiformes et papillonnes de tes cils démesurés.
Et sans attendre, tu te saisis de sa baguette qui dépassait de sa fiche.

« Never. Gonna. Happen. De la mienne ou de la tienne. »

Sans attendre, tu la casses en deux. Tordant et distordant ce bois bien plus fragile que sa maitresse. Les deux morceaux s'échoue en épave sur le sol, dans une déflagration calme.
Un geste fort qui ne signifiait surement rien, ni pour toi, ni pour elle. Un simple avertissement.

« La prochaine fois que tu mettras la main sur moi, ça sera ton bras. Que je plierai sans effort. Et je n'y prendrai aucun plaisir, jusqu'à ce que je sente l'os céder entre mes doigts. »

Tu lui accordes un baiser s'envolant de ta main au ciel. Et tu la pousses de ton épaule pour passer ton chemin.

« Je ne suis pas celle qui éclairera ton chemin Amelia Greengrass. Et tu ne seras pas celle qui me trainera dans tes ténèbres. »




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L. Griffith Asketill
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Re: fissure // cannelle Dim 7 Oct - 23:32

It's about time. L'univers se ploie sous les efforts communs de ces entités insolentes, hachant les règles d'un jeu devenu trop morne devant cette volonté éclatante. Les couleurs les plus vives ont perdu de leur vivant, le rouge de la passion, flirtant aujourd'hui avec le gris le plus déprimant. Le ciel, de ce sombre bleu, pleure chaque jour la disparition de ces étoiles singulières qui caressent ses partitions de leur mélodie unique.
À tout instant, le monde change ; et c'est depuis si longtemps qu'il baigne dans cette note inchangée, monotone, éludant les moindres plaisirs secondaires qui ne méritent pas même mon attention. Le monde tourne, bercé par cette éternelle rotation d'un bonheur oublié. Le monde repart, prisonnier, la fin aux allures d'une passade vide de sens dont le futur est le remplaçant.

Dans mon univers, les sentiments sont morts ; et les visages expriment platement les réactions à ma curiosité sans limite dont l'éternité n'exprime que le commencement. It's about time. C'est comme un essor du destin, la bouffée d'une adrénaline nocive dont seul mon esprit peut se repaître ; c'est un trésor d'exaltation, né des tréfonds d'un ennui qui me détruit à petits feux.
L'univers, dans sa gigantesque expression ; le monde de millénaires, comme un terrain de jeu paralysé par sa propre hypocrisie. L'existence n'est qu'un élan grossier, l'éveil du conscience, et c'est dans les rares instants d'un tel partage que se dévoile l'envergure des émotions incomprises.

C'est avec le souffle léger que mes pensées tergiversent jusqu'aux fins souvenirs de ma vie passée ; tout semble si lointain, irréel devant la densité de notre moment. Le visage comme plongé dans les eaux profondes - et le bruit du bois brisé ne détourne pas mon attention de ta présence, comme une morphine à l'encontre de mes désirs morbides.
Face au temps, face à l'adversité, je veux me permettre de vivre ; face au futur immuable, aux caprices du destin, je veux pouvoir détruire.
Les réponses s'inscrivent d'elles-même au sommet d'une démence explosive dont seule la mort semble être la parfaite réponse. Pour un temps, comme dans l'étroite intervalle d'un miracle unique, la mort semble être toute indiquée - et ces pensées noient ma raison jusque dans des profondeurs oubliées.
Mon corps pivote, écrasant les débris du bois vulgaire ; mes bras t'enlacent, ma tête posée contre ce dos décoré d'une crinière d'or.

« Brise-moi tous les os, Cannelle. Fais-moi hurler dans cette agonie délicieuse dont je rêve tant. Ce corps est tout à toi. Sa douleur sera le prémisse de ta merveilleuse destruction. »

Les fils du destin semblent concorder, mes pensées tournées vers ce moment. L'ultime levée de rideau, d'un théâtre absurde des poupées dressées dans un décor d'une horreur informulée. Les divinités confuses devant ces consciences libérées des fils du futur, des vies toutes tracées ; et mon esprit s'envole au-delà des limites, de ce décor redouté.
Dans ce jeu de pensées se trace les secondes finales de ma liberté entrevue ; dans cette réponse immédiate, l'aboutissement de cette divine tragédie.

« Je ne suis pas dans les ténèbres ni même la lumière. Je suis cette conscience qui s'évade, l'infinie liberté. Je ne mens pas, ce serait un tel gâchis. Je recherche la réponse aux intrigues de l'univers et l'expression la plus profonde de mes sentiments endormis, comme si l'atteinte d'un impossible pouvait satisfaire ma conscience. »

Un but, pour ne pas sombrer dans la folie.
Une folie pire, du moins, que ces désirs sanglants, éparpillés.
Quelques pas en arrière pour m'écarter, les mains nouées dans le dos avec cette inconscience d'un danger apprivoisé depuis l'aube des temps. Parfois, je me sens disparaître, égarée dans des univers différents ; parfois, je sens mon corps disparaître, emporté par le tourbillon des envies abstraites de ces divinités silencieuses.

« Détruis-moi autant que tu le peux, Cannelle. Je ferai plier la Mort elle-même et je reviendrai, car mes ambitions s'élèvent au-delà de ta royauté, et de l'humanité-même. »

Toujours, pourtant, je survis au voyage, à l'absolue fin - et c'est ainsi que se tisse ma vie, marchant dans le vide d'une conscience trop étendue, cherchant à assouvir des réponses que l'omniscience des dieux n'a pas suffit à créer.
Mon regard se perd, trouve les morceaux restants de cette baguette, calice physique d'une détermination sans frontière.
Pas un geste, pas une expression différente que cet amusement permanent qui s'écrit au-delà des tournants, comme d'un apocalypse imminent. Pourtant, dans cette explosion d'adrénaline, dans cette surprise mélangée d'impatience, un gloussement se perd, le rire à moitié exprimé d'une entité perdue dans un monde à la douceur cancéreuse.
Si l'univers pouvait disparaître, mon esprit n'en serait pas satisfait - et au-delà de mes désirs, de cet objectif sans fin, le bonheur est-il vraiment présent ?
Mon mensonge est unique, Cannelle ; celui de croire en ce paroxysme d'émotions qui ne sera qu'éphémère. L'univers ne me suffira pas, et cet appétit traversera les innombrables dimensions jusqu'à la fin du Temps lui-même.

« Tu es si belle que je rêve de pouvoir t'aimer. »
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Re: fissure // cannelle Ven 26 Oct - 19:04


Fissure

Etait-ce le son des râles de l’agonie ? Amelia Greengrass, jusqu’où penses-tu échapper à la folie ? Personne ne s’en défait jamais. Elle est toujours là, tapie dans l’ombre, prête à bondir au moindre instant de faiblesse. Pour s’immiscer au travers des pores et contaminer ton âme comme un poison. Si elle croyait te faire peur Cannelle, c’est qu’elle n’avait pas encore compris.

Son combat était vain, mais peut-être s’excitait-elle dans l’interdit ? Elle était ce trou noir, aspirant tout sur son passage, avide d’avaler le soleil que tu étais.

Le miroir se brise en mille morceaux derrière vous, séparant vos corps dans le reflet d’une fissure fraiche. Et alors qu’elle rit d’une voix grave, tu lèves les yeux au ciel. N’y a-t-il personne pour lui rendre la raison ? Son goût du risque te séduit, mais sa détermination malsaine te roule dans le dépit.

« Oh n’en dit pas plus Amelia, sur ton ascendance avec les ténèbres et la douleur, je ne suis pas d’humeur à te torturer d’avantage ce soir, même si cela me plairait beaucoup. »

Honteuse menteuse. Tu rêves de l’écrouer, l’écraser, de vous déchirer mutuellement alors qu’elle ramasse sa baguette, tu l’observes du coin de l’œil… tentée par le Mal lui-même de la pousser au sol, d’enfoncer ton talon dans sa chair.

« Oh triste Amelia, tu penses être l’incarnation même de la liberté… Idiote, prisonnière de tes désirs les plus grotesques… Tu es surtout cette blague amusante qui me fera encore sourire demain. Bonne nuit très chère Amelia, peut-être j’espère tu continueras à divertir mon long chemin vers la mort de ta présence. »

Tu fais claquer chaque pas sur le carrelage pour annoncer ton départ, comme les trompettes d’une apocalypse. La nuit se refermerait sur ta danse sensuelle, roulant des hanches et ondulant ta chevelure d’or au rythme de ta décrépitude.




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Re: fissure // cannelle

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