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Tuathal Ginty
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Tuathal Ginty
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No more [PV Elendil] Lun 24 Sep - 21:28


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La nouveauté à quelque chose d’attrayant, addictif et en même temps frustrant. Tu voudrais en te levant ne pas avoir le mal du pays, ne pas te sentir un peu mélancolique d’être loin de tout ce que tu as connu depuis ton enfance, ne pas avoir ce bout de pincement pour ne plus avoir de contact en commençant la rentrée, mais c’est là. C’est d’un fait et il faut vivre avec.

Pas besoin de faire des pleurs ou d’avoir le sourire en berne. Ce sont des faits. Cela pique et il faut aller de l’avant tout de même. L’émotion est là pour être dépassé, transcender, mise à mal par ta réalité pour ensuite devenir plus forte. C’est un pas vers une force nouvelle, encore. Alors tu te concentres sur mieux, le pourquoi de ton départ.

Les potions. Juste elles sauront te faire un début de place dans ce monde. En les inventant, les créant, utilisant, il y a tellement de moyens de faire des choses énormes. De plier le monde à ta volonté, et même encore plus. De la volonté, tu en as à revendre. Tes buts sont nébuleux, mais tu plieras tout selon tes désirs du moment, c’est tout ce qui compte.

C’est dans cette optique-là que tu traînes dans les couloirs après les cours. Le fait de vouloir apprendre à connaître les lieux et ainsi pouvoir les utiliser au mieux est présent aussi. Pourtant, tu aimerais avoir une personne à qui parler, cajoler, échanger, étouffer avec bonne humeur. Seulement le faire sur le premier passant du coin ne te tente pas aujourd’hui, demain peut-être.

Non, aujourd’hui, tu cherches des perles. Des personnes qui seront attirer ta curiosité un peu plus. Quelque part tu ne sais même pas ce que tu cherches, mais tu vas le trouver, certainement. Tu y crois très fort dans tous les cas. Comment le monde pourrait-il ne pas aller selon ta volonté propre ? Ce n’est tout bonnement pas conservable pour toi. Tout va toujours dans le sens que tu souhaites.

Même si ce n’est pas le cas ça le deviendra. C’est ton univers, tes lois, toi qui décides de tout. Rien de plus simple. Absolument rien du tout. Alors quand tu le vois sur le balcon quand tes pas te guident au septième étage, tu n’hésites pas. Pas besoin de demander la moindre permission. Ses cheveux bicolores et son livre de potion entre les mains et tout fut lancé pour toi. Tuathal le pot de colle est dans la place.

Il y a une place à côté de lui, sans aucune gêne, soucis ou autre encombrement d’humeur des gens, tu t’installes à ses côtés. Le collant sans complexe, ta joue contre sa joue pour lire ce qu’il lit. Tu t’accroches à lui pour éviter une possible fuite et tout sourire vient, lui parler tout doucement à son oreille, aucune envie de lui casser les tympans, uniquement de lui envahir son espace vital.

– Oh, ce livre est ultra sympa, je l’avoue. Même si je ne suis pas fan de leur méthode de décantation des poils de croups pour une potion explosive. Je serais plus partir pour les utiliser pures et stabiliser une fois dans la préparation, mais il parait que c’est trop instable de faire ainsi. Pourtant pour arriver à faire des potions feues d’artifice avec un vrai éclat, c’est bien mieux. Il manque toujours de quoi rendre le modèle être vivant quand on ne le stabilise pas. C’est un peu comme faire moins bien que de la technologie moldu, mais en y prenant bien plus de temps et d’énergie. Il y a aussi une recette foireuse de Felix Felicis. Elle est mise avec les bonnes proportions, mais la méthode ne va pas. Beaucoup de leur méthode demande des changements même minimes pour les améliorer et les rendre vraiment intéressantes. Je ne dis pas qu’il ne faut pas les suivre, mais certaines rendent toute la préparation beaucoup plus longue. Aucun intérêt, enfin sauf pour profiter un peu plus de l’odeur. Il y a des odeurs tellement douces que je comprends l’intérêt de vouloir s’enivrer un peu plus avec, c’est tellement plaisant. J’aime particulièrement les effluves de la potion d’hilarité.


Tu stoppes enfin ton long monologue, te décales un peu lui tend ta main sans même chercher plus à savoir si c’est ce qui se fait ou pas.

– Je suis Tuathal, enchanté et toi ?


Tout va très bien après tout.
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Re: No more [PV Elendil] Ven 28 Sep - 21:27

Un instant de calme, une pensée qui s’élève dans ton esprit pour en éclairer le ciel unicolore comme un feu d’artifice. Une envie d’apaisement, de silence, enfermé dans une bulle opaque, large, triste de la lourdeur du passé. Quelques fois, tu as simplement envie de disparaître, d’oublier tes pensées, ton identité, de te laisser crever. Quelques fois, le désespoir domine, le monde perd de cette splendide odeur d’une découverte infinie ; parfois, l’admiration de la nature cède place à cette passion étrange et limitée ; à cet art divers mais à long terme stérile qu’étaient les potions.
Ce n’est pas que ce centre d’intérêt te semble dérisoire, bien au contraire, mais tu sauvegardes cette étrange nostalgie envers ton esprit ouvert, comme le sentiment d’une trahison envers le reste de l’univers. Ce n’est pas du déni, mais la simple existence des passions te semble éphémère, illusoire, égoïste.

Lorsque tu tiens ce livre avec cette poigne à la douce fermeté, ta main s’agite parfois du tremblement du doute, exprime souvent le reflet d’un scepticisme trop profond pour que tu n’en questionnesl l’existence.
Une lecture infinie, les yeux plongées dans la parfaite typographie imprimée sur la page ; ton regard bicolore s’y attache, la concentration à peine troublée par le sentiment qui serre ta poitrine, emplit ton cœur d’un remord invisible, d’un bonheur qui te semble hypocrite. L’art calme et délicieux des potions ; la douce senteur qui s’élève, et la longue préparation qui boue au fond d’un chaudron plein d’une mixture cuite aux efforts.

Si tu aimes tant ça, ce n’est pas sans raison ; et la densité de cet océan de pensées t’empêche de voir ou d’entendre ; et la réalité semble insister, à travers les mots qui dansent, à travers les vérités qui s’imposent. La douce voix portée par cette détermination paisible, l’esprit grondant dans le lent mais interminable débit d’une passion partagée.
Tu ne juges pas les gens, et le vide de ton cœur te semble trop encombrant pour arriver à distinguer le trouble qui régit ton regard.
Tu ne juges pas, mais tes yeux le toisent quelques instants pour détailler son visage, ses expressions, poser le ton de sa voix dont tu n’as pas tout retenu au visage unique qu’il te présente.

« Je suis Elendil. Tu t’es assez intéressé aux potions pour connaître ce livre par cœur, à ce que je vois. »

L’œil gris, face au monde muet des sentiments auxquels chacun a droit. L’œil bleu, glacé dans la jalousie intense envers chacune des marques de l’humanité. Tu te sens prisonnier de ce cocon d’indifférence, d’une recherche permanente. Tu te sens faible, coulant dans l’interminable dilemme d’une nature et des convictions que tu as choisi d’adopter. Tu n’as jamais su t’entendre avec ce genre de personnes parce que tu es trop différent ; tu n’as jamais su t’adapter, ouvrir ton cœur avec le naturel qui dessine des sourires, un bonheur, le futur d’une vie désirée.

« Tu en as d’autres à me conseiller ? J’aime beaucoup les potions, et j’aimerais autant garder mon O jusqu’à la fin de ma scolarité. Je ne sais pas si on peut appeler ça une passion, mais réussir ma potion a toujours quelque chose d’étrangement satisfaisant. »

Parce que les tournants d’un outil, parce que le bouillonnement du liquide, parce que la température, parce que la couleur. Parce que tous ces détails forment l’ensemble formidable d’un long travail qui conduit à la satisfaction. Parce que le bonheur s’en rapproche, parce que le final partage la formation de tes sourires, l’éclairage d’un visage entre deux teintes, deux parts d’une personne, renforcée en une devant ce sentiment éphémère et satisfaisant.
Parce que rien n’égal ce besoin, cette fin en couleurs ; parce que tu aimerais comprendre l’entrain, son envie de parler, le dévouement aveugle d’un vassal envers la royauté d’un cœur passionnée.

« Tu aimes ça à quel point, les potions ? »
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Re: No more [PV Elendil] Mar 2 Oct - 18:06


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Il ne prendra pas ta main en signe d’amitié, mais tu n’en prends pas ombrage. Tu n’en prends jamais ombrage quand on ne prend pas ce que tu offres avec le plus grand des plaisirs. Pas grave, tu offriras cette main une prochaine fois encore, peut-être. Foutu mage qui ne sait pas prendre ce qu’on leur offre.

Ton sourire reste le même et tu reprends ta main. Au moins il se présente et ne te demande pas de partir ou venir hurler contre le fait que tu manges son espace personnel. Parfait. Enfin presque parfait. Il y a ses paroles qui ne le sont pas. Ses motivations pour les potions par exemple. Stupide selon toi. Ça se ressent qu’il ne comprend pas ce qu’est une vie sans magie. Enfin sans magie qu’on peut faire avec une baguette comme tous ses sorciers.

Pourtant, tu es une âme noble. Non, tu es un gros égoïste, mais tu as envie de parler, comme toujours. Alors tu seras clément avec cet ignorant sur la beauté des potions, au moins il cherche un peu à comprendre. C’est mieux que rien. Peut-être que si tu pousses un peu le bouchon, tu pourras lui faire naître une étincelle dans le cœur. Ou pas. Tant que tu n’auras pas tenté, tu n’en sauras rien.

Il n’est pas dit que Tuathal baissera les bras avant d’avoir tenté sa merde. Quel que soit. Alors tu joueras avec lui temps que c’est amusant, tu tenteras de voir ce qui est possible de tirer de lui, ou même simplement ce qui brûle en lui. Peut-être que rien ne brûle, à ce moment-là, il faudra faire démarrer un feu. Que de défi face à toi ! Commence par tâter le terrain et tu verras ensuite. Chaque chose en son temps. Enfin, presque avec toi.

– Tu as des motivations de merde. Genre vraiment, mais au moins c’est une motivation comme une autre. Mieux que rien, mais sans passion, sans un grain de plus tu ne vas jamais pourvoir être plus loin que le reste. Genre, même si tu veux un optimal à tes examens si tu ne te donnes pas un peu plus tu resteras avec des efforts exceptionnel, car pour l’optimal, il faut voir plus loin que les livres. Plus loin que ce que l’on t’apprend. Toujours chercher ce qu’il y a de plus à perfectionner dans une recette, ne pas la prendre pour acquis ou comme parfaite. Tout peut toujours être encore mieux et c’est cette recherchée qui offre l’optimal. Alors oui, j’ai plein, plein d’autres livres à te conseiller, je pourrais même te prêter des miens, mais si tu ne pars que dans l’optique de les lire sans une étincelle de plus celui-là te sera suffisant. Est-ce que tu sais comme c’est plaisant d’avoir cette étincelle qui brille en toi ? Qui s’enflamme encore et encore. Avoir l’impression de chaque fois être dans une course contre tous et devoir aller encore plus vite pour les dépasser tous. Cette sensation de puissance quand tu touches un but, avoir l’impression d’ailes qui se déploie encore et encore dans ton dos à croire que plus rien ne t’ait impossible. Alors que de bases rien n’est impossible, c’est l’esprit humain, les normes surtout, qui nous crée des limites factices qu’il ne tient qu’à nous de tordre et changer.

Tes yeux brillent de mille feux, la flamme de ce que tu racontes est en toi. Tu te mets face à lui pour continuer ton speech tout en argument le tout de geste de main pour illustrer tes propos. Comme si ta voix ne suffisait pas à tout dire. Comme si ton corps lui aussi voulait parler. Alors tu ne refrènes rien et laisses tout sortir avec cette rage au cœur et tes fils que tu tisses autour de lui. Qu’est-ce que tu as hâte de voir sa réaction, de comprendre de comment, il va être sa réaction. Il est un kinder surpris pour toi.

– Ce qui te plaît dans les potions, le fait de les réussir, il faut que tu puises encore plus en toi pour faire naître une potion pour ses chéris. Vraiment, si tu ne sais pas si tu peux appeler ça une passion, c’est qu’aucune ne te prend à la gorge. Là, c’est un crime contre toi-même de ne pas le vivre. Vivre sans passion, c’est mourir à petit feu. Est-ce que tu veux vraiment crever aussi rapidement mec ? Cela serait un crime de faire ça. C’est ta vie, mais j’avoue que je trouverais ça minable de se suicider aussi facilement. Parce que par exemple pour moi les potions, c’est tellement plus que de simple potion ou de ce que tente de faire croire ses livres. Il y a des conséquences énormes au fait qu’elles soient là. Même en naissant sans la possibilité de faire de là magique avec de stupides baguettes, tu restes capable de créer des potions. La magie reste à porter de doigts si tu t’en donnes vraiment la peine, c’est une solution pour la dompter, la rendre utilisable à tous, mais tout en ayant la possibilité qu’elle te coule entre les doigts. Chaque potion est unique, un peu comme les confitures, toute sera unique à cause des fruits utilisés. Certes, il y aura des grands qui tenteront de les faire en masse, mais leurs qualités seront minables. Alors que chacun crée un exemplaire unique de sa préparation, même en suivant les mêmes instructions. Personne ne mélange de la même façon, rien que de comment tu penches ta louche change tout. Comment ne pas adorer quelque chose qui est si complexe et vivant ? Tu ne le ressens pas cette étincelle de vie quand tu vois ta potion changer de couleur et se transformer en autre chose sous tes doigts, cette excitation de savoir si toi aussi, tu pourras approcher le résultat promis et ainsi tirer quelque chose de la recette ou si tu dois la modifier de A à Z pour qu’elle te convienne à ta façon de faire des potions ?

Tous ceux ne comprenant pas ton entrain pour cet art te donnent envie de rire. Rire jaune, mais rire tout de même. Comment ne pas voir les potions et rituels même avec autant de passion alors que la magie en eux est accessible sans que nos gènes ne viennent rien y faire dedans ? Comment ne pas adorer les potions alors qu’elles surpassent tout le reste ? Tu as ce regard presque déçu que ça ne soit pas une évidence pour tout le monde ce que tu racontes.

– Mais toi, c’est quoi le truc qui te fait vibrer et ne pas mourir ? Hein ? Tu dois bien avoir quelque chose, n’est-ce pas ?

Si ce n’est pas le cas, tu lui trouveras quelque chose. Qu’il le veuille ou non, car tu en as décidé ainsi. Égoïste que tu es, tu le resteras longtemps. Le monde tournera à ton rythme et suivant tes envies. Rien de plus, rien de moins.
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Re: No more [PV Elendil] Mar 2 Oct - 22:52

Les passions enfouies au creux d'un cœur sans fenêtre, l'œil borne rivé sur un passé trop étendu pour que ne s'en dégagent tes désirs de futur. En ton sein, le temps s'est arrêté ; et la limite se démarque sur ta peau fendue, cet œil haineux, opposé à la bienveillance de cet iris innocent. Les deux faces d'une même pièce, au sein d'un même visage ; et l'équilibre t'échappe, filant entre tes doigts entrouverts.
Tu voudrais trouver le juste milieu si difficile, si lointain, si éphémère qu'il brandit des aspects d'un impossible dont rien ne saurait te rapprocher. Tu essaies, au fond de toi ; et ses nombreuses paroles résonnent au sein d'une âme transparente, une toile que tu cherches à remplir de belles teintes.Ta palette est vide, ton pinceau sec, et tes envies restent comme l'unique survivant des ravages de la haine.

Au fond de toi, tu n'es pas certain de vouloir comprendre ; derrière cette curiosité d'enfant, le regard d'un adulte trimant cette lourdeur assignée. Au fond de toi, une histoire trop marquée ; à ta surface, une cicatrice trop loquace - et ce reflet est le rappel d'une douleur permanente, de l'inutilité des sourires prononcés.
Søren, et ton passé ressurgit - un nom oublié, un cadeau qui fait mal, le rejet d'une fierté infinie. Elendil, comme la douceur d'un soupir, les derniers sourires embrumés par la mémoire sélective des premiers jours. Le regard d'un père, avant que ta conscience ne fasse de toi le calice de ses désirs dépassés.

« Je ressens du plaisir à la préparation et au spectacle du résultat accompli, ni plus ni moins. Est-ce une bonne chose ? Est-ce une addiction néfaste ? Si nos passions sont si différentes, je pense que j'ai besoin de réfléchir à ce que les potions signifient vraiment pour moi. »

Il est l'apogée de la passion, d'une connaissance dépassant la raison. Il est l'image d'un accomplissement, des certitudes et d'une inconscience qui forme ses désirs. Tuathal sourit sans attendre de retours, parle sans réel public ; Tuathal joue une pièce sculptées autour de tes réponses, bien qu'il pourrait en assumer tous les rôles.
Tu es impressionné, au fond - et cette audace capte ton attention, joint tes deux regards en un compromis de défi, d'une curiosité agaçante.

Tu veux comprendre, toi aussi. Tu veux le point final d'un cœur submergé par le négatif, d'une âme ensevelie derrière trop de choses pour en garder le fil du bon sens. Tu veux la fin d'une œuvre dont tu ne peux plus apprécier les pages, et tes doigts s'écorchent au contact de ce papier toxique.
L'humanité est le final qu'il te semble si dur d'atteindre ; et tu t'accroches dans ton silence salvateur, dans un calme qui enveloppe chaleureusement les bribes de ta raison sur le point de s'effriter.

« Je n'ai jamais songé à mourir, mais je n'ai jamais connu cette étincelle qui te rend si unique. Si je vis, c'est par reconnaissance envers quelqu'un. Devrais-je vivre pour moi-même ? Sans doute. Si j'arrivais à me trouver une raison, je le ferai. »

Est-ce vraiment à ta portée ? L'humanité, l'univers, la simplicité d'un sourire sincère ? Parfois, tu te demandes si ce visage brûlé est vraiment apte à profiter du bonheur jusqu'à en oublier la douleur ; parfois, tu voudrais croire que cette famille est suffisante pour combler cette âme écorchée.
Tu voudrais continuer de vivre pour ce père un peu trop parfait, pour cette sœur éclatante de bonheur. Tu voudrais croire qu'il y a mieux, qu'un chaudron et quelques heures d'une patience saine t'aiderait à mieux respirer. Cette fois, c'est toi qui lui fait face, plongeant tes iris vairons dans ses yeux aux cernés prolongées.

« Comment as-tu trouvé ta passion pour les potions ? Comment pourrais-je trouver la mienne ? »
Tuathal Ginty
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Re: No more [PV Elendil] Mer 21 Nov - 18:36


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Moulin à parole, tu sais l’être, mais à l’écoute encore plus. Un instant, un seul, tu as penser à le couper à sa première question pour lui dire que non ce n’était pas suffisant. Il y a une arrogance sur cet art que tu aimes tant qui teinte tes pensées. Seulement, bien trop vite, tu comprends en l’écoutant que ce brin d’homme est plus à plaindre qu’à persuader ou disputer.

Dans d’autres situations, tu aurais expliqué l’art des potions de bout en bout. Du moindre petit détail d’un bouillon à la fumé qui danse au-dessus du chaudron. Chaque pas de danse que fait cette mixture pendant sa fabrication, ensuite une fois fini et enfin chaque effet une fois en action suivant toute les manière utiliser. Oui, en temps normal tu serais parti sur ça sans même te soucier s’il t’écoutait ou non. S’il comprenait d’où vient cette flamme en toi. Tu aurais répondu à la question sans expliquer le cœur de ta passion.

– Tu es un cadavre qui marche.

C’est le constat qui sort de tes lèvres sans aucun tact ou délicatesse une fois qu’il a fini de parler. Pas que cela te dérange, au contraire. C’est les gens qui sont vides qui ont souvent le plus vécus pour avoir été autant vidé par la vie. Il y a une fascination morbide pour cet Elendil qui semble se faire en toi. Ton regard le fixe avec la plus grande des attentions et un sourire presque tendre se forme sur tes lèvres. Le même que celui que tu offres à ton frère quand tu vas régler ses soucis qu’il le souhaite ou non.

– Ne le prends pas mal, mais j’adore cela. S’il te plaît, laisse-moi être ton réanimateur.

Même s’il ne veut pas de toute façon il a piqué ta curiosité et tu as déjà décidé par toi-même de faire un trou dans sa vie. C’est ainsi que tu fonctionnes. Tu t’incrustes et les gens font avec ensuite. Un point c’est tout. Ni plus ni moins.

– Parce que, oui, il faudrait que tu vives pour toi, mais avant cela il faut te donner vie avant de continuer à cela. Parce que vivre pour soi c’est cool, mais naître est important avant. C’est là que la passion entre en jeu, c’est elle qui te fait naître. Qui donne un sens à ta vie. On peut mourir plusieurs fois dans une vie, l’important c’est de renaître encore plus fort ensuite. On est un peu tous des phénix, il faut juste avoir la force de le voir.

Ta passion remplace une part de ce que tu ne peux avoir. Ta passion donne un souffle que tu as perdu trop tôt. Ta passion te met la tête hors de l’eau et le reste fait que tu t’élèves vraiment. C’est la base de ton monde. En partie. Juste en partie. En surface. C’est tellement complexe que même toi tu ne saurais comment vraiment le décrire si tu devais le faire.

– Ce n’est pas une addiction néfaste, mais peut-être est-ce que ça veut dire qu’il faut que tu creuses encore ce qui déjà te plaît pour voir ce qu’il y a au-delà de ce que tes yeux ou ton esprit voient ? Les potions sont belles, mais il y a tellement plus. Le chant qu’elles font, la douce odeur qui change pour chacune ou encore les effets ou la manière dont elle vit dans une fiole. Les potions sont une magie que même des moldu peuvent réaliser, n’est-ce pas fascinant ?


Il y a un point d’arrêt dans ta phrase, une hésitation à continuer, mais au final tu veux faire partie de sa vie et un mort ne pourra pas forcément comprendre en quoi ce que tu vas lui confier est intime pour toi. Oui, fait comme tu parlais de cela tous les jours avec le sourire.

– J’aurais dû, d’après beaucoup dans ma famille, naître avec de la magie, mais a choisi de me fuir et partir dans d’autre. Seulement, je la vois, la sens, elle est là, elle pulse tout autour de moi, de nous, de tout. Ne pas y répondre est indécent, ne pas jouer avec elle c’est une privation, puis il y a les potions. Elles sont là, si douces et subtiles. Sauvage, mais pourtant laisse à tout la possibilité de les manier du moment qu’on se passionne vraiment pour elle affin de trouver des moyens de les faire naître.


Il y a presque des étoiles en disant cela et inconsciemment tu te colles un peu plus à ton camarade comme pour te rassurer sur sa présence encore contre toi. Être mort n’est pas une fin en soi, c’est le début de tout.

– Sois mon ami, sois mien, sois mon apprenti, sois un nouveau toi et nous trouverons ensemble.

Il t’amuse et te donne envie de t’occuper de lui. Ne pas le rendre comme toi, non, plus comme quelqu’un qui pourra un jour te stopper, te tuer, pour te refaire naître encore quand tu te briseras. Tout se brise un jour, comme les assiettes chez tes parents.
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Re: No more [PV Elendil] Mer 28 Nov - 13:04

Il y a, au fond de ton âme, un océan inexploré. Il y a, dans tes pensées, une forêt profonde. Il y a, dans ton cœur, l'interminable immensité des sentiments endormis. L'esprit humain est complexe, tu le sais - les vérités s'opposent, la seconde contredisant la réalité de la précédente.
Le monde se modèle, change, transforme les moindres preuves de ce qui était, demeure, et sera un jour. Tout n'a de sens que dans sa totalité ; et face à un univers en éternelle expansion, l'esprit humain semble bien nu.

L'as-tu compris, Elendil ?
Ton regard s'arrête devant toi, dans le sien, plongeant tes pensées dans l'interminable doute que représente le désir incompris de vivre. Tes raisons s'amassent, incapable d'accrocher à la sincérité. Le futur te nargue, à jamais incomplet.
Tu veux parfaire cet instant, cette réflexion.
Et pourtant, les moindres réponses t'échappent, creusant une question plus gigantesque encore. Le doute te frustre, et malgré ça, le jeu de recherche semble éveiller en toi l'ombre d'un amusement. Tu ne sais pas où s'arrêtera ce sentiment, mais c'est ici qu'il commence.

Tu ne sais pas jusqu'où ira le plaisir de l'instant, mais s'il se poursuit maintenant, tu as le sentiment que c'est assez pour toi. Goûter à l'humanité, même un instant. Explorer la normalité de la vie, même si elle n'est pas réelle.
Est-ce là la fin de la quête que chacun recherche ? Un plaisir éphémère, une satisfaction temporaire, le cœur apaisé durant quelques temps ?
Tout cela va bien plus loin. La réponse s'étale dans le temps, au fond de l'âme s'y installer - c'est ainsi que lentement, une seconde après l'autre se construit le bonheur d'une vie dont tu aurais profité.

Est-ce ainsi que tu finiras ? Bercé par cette doucereuse fin, te satisfaisant de ce que la vie t'aura apporté ?
Incapable de ressentir les plus simples sentiments, un bonheur stérile, symbolique te semble être le meilleur. Et pourtant, lui demeure. Ses mots sont interminables et pourtant grouillant de terreur.
Il y a la flamme de la recherche, l'envie de découverte, le plaisir de l'échec et la peur plaisante de la réussite. Lui non plus n'a pas la réponse - simplement la certitude qu'apporte l'interminable recherche de notre l'existence. C'est une philosophie qui guide ses pas, ses mots et transforme cette rencontre en l'envie de comprendre ce qu'est la force qui pousse ton cœur à battre.

Dans le silence, tu profites de ce miracle de l'univers en l'observant. Les réalités se bousculent mais celle du désir demeure, poussant vos corps dans cette proximité écrasante.
En une seconde, tes lèvres trouvent les siennes avant que tu ne t'en écartes sans le quitter des yeux. Tu marques un instant, les yeux levés vers le ciel, passant avec délice ta langue sur tes lèvres.
Un goût unique, et malgré ça, il se démarque bien de ce qui tambourine au fond de ton cœur : ce n'est pas à l'amour que tu carbures. Il a éveillé en toi quelque chose de différent, et tu es maintenant certain de prendre le bon chemin.

« Je suivrai tes indications si ça peut m'aider à devenir quelqu'un de vivant. »

Tu te lèves pour marquer la distance et lui ôter ce sentiment d'appartenance qui doit bouillir au fond de lui. Seulement, tu n'es pas si simple à corrompre et tu as beau avoir l'esprit ouvert, tes propres valeurs restent un fait indémodable qu'une rencontre ne suffit pas à bouleverser.
Il a créé quelque chose, c'est une certitude. Il a tapé où il ne fallait pas, creusé dans les méandres d'un esprit détraqué. Il a tracé le chemin vers la découverte de soi, et quelque part, le mystère de cette réalité t'emplit d'une angoisse addictive.
Les potions, peut-être pas, mais ça, c'est différent. Il y a entre vous une tension existante pour ce que tu t'apprêtes à dire, et pour ce que vos actes ont déjà affirmé.

« Si tu me veux, prends-moi de force. Mais je ne te laisserai pas faire. Je n'accepterai pas que quelqu'un me possède. »

Personne, si ce n'est ta sœur. Et en un sens, c'est déjà le cas...
Est-ce mal ? Te sens-tu enchaîné ?
Tu n'en a pas le sentiment, si ce n'est celui d'un bonheur naissant.

« Très bien, Tuathal. Tu as les ingrédients. Prépare cette potion parfaite qui répondra à tes moindres désirs. Un coup de louche un peu trop imprécis et ma volonté s'échappera. As-tu la dextérité pour ça ? »
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