legends (ft. Elendil)

Bellamy Grace
Eleve sang-mêlé
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legends (ft. Elendil) Mar 25 Sep - 15:55

CHILD OF THE FOREST
"Les monstres existent vraiment, les fantômes aussi... Ils vivent en nous, et parfois ils gagnent..."
Ton uniforme était couvert par ta cape rouge.
Maman avait dû faire des ourlets pour quelle ne traîne pas par terre et chaque année, elle en défaisait un, tu espérais le jour où elle t’irait parfaitement. Son rouge semblable à celui de tes iris, à la différence que des petites tâches bleues étaient visible dans tes prunelles.
Tu étais pieds nus Laverne.
Malgré l’humidité de l’herbe, dont les brins collaient à ta peau, tu sentais la boue fraîche entre tes orteils.
Face à la Forêt Interdite, vêtue comme tu l’étais, le capuchon rabattue sur tes cheveux blancs, il aurait été facile de t’imaginer tel un spectre sorti tout droit d’un conte pour enfants. Tu observes Laverne les bois sombres et tortueux avec admiration et légèrement intriguée tout de même.
L’envie de faire un pas en avant est présente.
Ta curiosité maladive fait surface.
Elle te broie les entrailles.
En plein jour s’est risqué d’enfreindre le règlement.
Mais la nuit c’est d’autant plus dangereux.
Tu es tiraillée, ne sachant que faire.
C’est à cet instant que tu captes un mouvement sur ta droite ; quelqu'un approche de toi et tu tournes la tête dans sa direction.
Ton visage s’illumine.
Comment ne pas reconnaître ton frère ?
Vous êtes deux êtres atypiques.
Bien qu’il faille reconnaître que sa coupe de cheveux est d’une réelle originalité, même si tu préfère et cela de très loin, la beauté de ses yeux.
Tu n’attends pas qu’il arrive à ta hauteur, tu le rejoins gaiement, un sourire ineffaçable sur tes lèvres Lavi.
Comme s’il était un rayon de soleil à tes yeux.

Elendil…

Doucement tu enroules tes bras autour de sa taille.
Durant un court instant tu l’étreins avant de lui redonner liberté de ses mouvement. Reculant, tu lèves tes prunelles jusqu’aux siennes.
Toujours aussi belles…
Les fossettes dans tes joues se creuses alors que ton sourires s’élargit un peu plus, séparant ton visage en deux d’une rangées de dents à l’émail aussi blanc que ta peau, mais bien plus résistant.

Tu vas bien j’espère ? Qu’est-ce qui t’amènes ?

Bien qu’il n’ait pas besoin d’une raison pour venir te voir.
Tu as toujours énormément apprécié la compagnie de ton aîné, cela n’allait pas changé, mais tu t’interroge, comme toujours Laverne.
Tes yeux glissants une fois de plus sur le vert profond des feuillages de la forêt.
©️ ASHLING POUR EPICODE


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Re: legends (ft. Elendil) Ven 28 Sep - 21:29

Le passé brûlant, le présent reposant, le futur enveloppé de mystères. Les souvenirs encore trop présents, les journées dans la monotonie d’un bonheur muet, te guidant lentement vers un avenir dont tu n’avais pas la moindre idée. Une balance à triple équilibre, un esprit tiraillé ; une identité perdue dans les abysses de ton ignorance.
Chaque jour trace une nouvelle histoire, un conte, un souvenir à la saveur unique. Chaque rencontre emplit ton nez d’un parfum différent, d’un sentiment innovant, se fondant dans les méandres de tes souvenirs sans limite.

Poudlard est si majestueux, prisonnier dans l’ambiance magique et reposant des plaines encore vertes d’un été généreux. L’utopie aux abords d’un danger interdit, l’attrait des limites comme une apologie du mal. Ici bas, il te semble si facile de suivre le sentier en baissant le regard, en oubliant les barrières du monde, en te fondant dans les traces de cette frontière de l’esprit.
Il te suffirait de fermer les yeux, de commencer à courir jusqu’à disparaître loin des regards, des efforts, de toute ton identité. Il te suffirait d’embrasser les ombres, la peur elle-même ; de foutre en l’air ces efforts, ce nouveau futur et les attentes bienveillantes dont l’omniprésence semble sur le point de te faire exploser.

Parfois, le monde semble être un poids trop lourd, une aventure trop difficile pour un enfant privé des rêves, d’un peu de bonheur et de la sincérité des sourires. Parfois, tu veux juste fermer les yeux et ressentir la chaleur de ce feu qui continue de te marquer ; te laisser consumer dans une longue agonie, dans les regrets d’une existence que chacun s’efforce à regretter.
Parfois, la tristesse se mélange à cette mélancolie immonde, au tribut de ton identité.
Toujours, au détour de quelques pas, de cette tragédie qui se joue dans ta tête, tu parviens toujours à la trouver. C’est comme un ange à l’innocence immaculée, un sourire dans le vide d’un cœur tout rouillé. C’est le cadeau d’un destin, comme le pardon pour des années de supplice, pour la moitié d’un visage et d’une enfance que tu ne pourras jamais rattraper.

C’est étrange, quand on y pense, mais vous n’avez jamais tant parlé. Et tu l’as vu grandir, le sourire aux lèvres, ses parents aimants, cherchant à reconstruire ta vie tandis qu’elle bâtissait la sienne. Elle est née quelques temps avant, comme pour t’aider à renaître ; tu as toujours été là, mais elle vint lorsque tu en avais le plus besoin.
Comme à chaque fois, comme à chaque doute, à chacun des tords d’un estomac angoissé par son propre besoin d’exister.

« Je vais bien, Lavi. Mais toi, qu’est-ce que tu fais si près de la forêt interdite ? Si tu veux enfreindre le règlement, appelle-moi avant que je puisse veiller sur toi. »

L’étreinte, comme une chaleur répandue dans ton corps figé par le temps. Le sourire, comme une baume appliquée à ton cœur pétrifié par une haine submergeante. Tu lui rends son geste avec la douceur qui t’incombe, observant son existence, son identité, l’innocence d’un bonheur que tu interdis à quiconque de troubler.
Tu aimes ta sœur, Elendil. Plus que tout, plus que quiconque, et elle s’immisce dans les neiges éternelles de tes convictions comme un trésor unique, inestimable, comme le symbole de ta renaissance.
Vous n’avez jamais vraiment discuté de tout ça, mais tes yeux la détaillent avec une affection unique, fraternelle, avec ce désir de protéger le sentiment unique qu’elle incarne, comme la preuve de ton intégrité. Laverne est si blanche, et pourtant si colorée ; Laverne est un sourire qui efface la tristesse et enferme le désespoir dans un futur d’une indescriptible beauté.

« Je me promenais, à l’abri dans mes pensées. Ei… Papa me manque un peu, l’ambiance de la maison me manque, à vrai dire. Avec les révisions pour les examens, je n’ai pas pu passer beaucoup de temps avec vous la dernière fois. J’aimerais rentrer pour les prochaines vacances. »
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Re: legends (ft. Elendil) Sam 6 Oct - 14:21

CHILD OF THE FOREST
"Les monstres existent vraiment, les fantômes aussi... Ils vivent en nous, et parfois ils gagnent..."
Tu as un amour pour les choses désabusées.
Les êtres aussi, brisés avec la conscience en fracas.
Un attachement malsain pour les cicatrices.
Les failles et les éclats, dans les chairs ou dans l’âme.
Elendil est tout cela.
Chaque marques sur sa peau conte son histoire et la lueur dans ses yeux ne peut trahir les tourments qui rongent ses pensées.
Le consume dans le tréfonds de ses entrailles.
Il est même probable que ton faible pour les choses fragiles, les bâtards et les estropiés de cette vie, soit en parti à cause de l’arriver d’Elendil dans ta vie. Tu as des souvenirs d’avant son arrivé, mais tu préfère ne pas y penser, une part de toi souhaite s’imaginer qu’il a toujours été là et qu’il le sera éternellement.
Il va bien et bien sûr, il s’interroge.
Il s’inquiète, comme un grand frère.
Ton sourire ne faiblit pas et il te rend ton étreinte.
Une immense satisfaction t’emplis, tu l’aimes d’un amour fraternel inconditionnel et tu sais que malgré votre douceur à l’égard l’un de l’autre, un feu brûle en vous ; des flammes que tu n’hésiterais pas à lâcher sur quiconque oserait ne serais-ce que penser à lui faire du mal.
Bien sûr, tu le garde pour toi.
Il ne comprendrait pas vraiment et jugerait que ce n’est point ton rôle, qu’il est assez grand et suffisamment fracassé pour savoir se protéger seul. C’est exactement ce que tout ceux qui sont bousillés pensent, mais toi tu aimes tellement les réparer, recoller les bouts en miettes, colmater les plaies béantes.

J’observe. La nature sauvage indomptée à la limite de ce qui est permis et de ce qui est défendu. Tes prunelles vermeilles se détachent de la cimes des arbres. Ne t’inquiètes pas, je ne comptes pas m’aventurer au-delà de la limite… du moins, pas encore !

Un éclair de malice traverse ton regard.
Ton sourire ce fait légèrement rictus avant de redevenir aussi innocent que l’image que tu reflètes inlassablement dans le miroir.
Tu lui demande naturellement ce qu’il fait là.
Lui retournant sa propre question.
Ta curiosité n’a pas de limite Laverne, encore plus quand elle concerne ton frère dont tu aimes particulièrement décortiqué l’esprit.
Le désir de le connaître encore mieux que lui-même.
Se promener à l’abri de ses pensées.
Cette phrase te semble sonner si bien, encore mieux entre ses lèvres. Elle prend un sens qui te plaît peut-être un peu trop. A l’abri de mes cauchemars, des démons qui vivent en moi et me hantent sans répit.
Tes yeux s’écarquillent quand il manque de prononcer le prénom de ton père, ou plutôt du votre. Tu aime l’idée Laverne, qu’il accepte d’être ton frère, entièrement, totalement. Ta famille et la sienne et tu acquiesces au fait que papa lui manque.
Il te manque à toi aussi.
La maison et maman.
Pourtant tu aimes Poudlard, tu y as des amis et il est là, lui Elendil. Il est ce qui te rappelle inlassablement votre foyer.
Doucement, tu glisses ta main dans celle de ton frère et tu l’entraînes dans une direction qui t’es pour le moment inconnu, marchant doucement à ses côtés ; tes doigts enlacés aux siens et te délectant de la douce chaleur que ce contact humain créer.

Nous rentrerons à Noël, maman aura probablement fait du pain d’épice chantant et papa aura encore plein d’histoire à nous raconter au coin de la cheminé.

Comme tout les enfants, tu aimes Noël.
Tu vis dans une monde emplie de magie Lavi, mais il y a une ambiance particulière à ce moment de l’année et tu l’apprécie particulièrement. Cette année encore, tu espères qu’Elendil pourra porter ton nom, ça serait le cadeau le plus parfait.
Le seul que tu souhaite réellement.
Autant pour lui, que pour toi… cela comblerait une brèche en son être, qui est des plus complexes à soigner ; ce présent serait l’effacement de nombreux maux.

Alors, ce DEMA te plaît ?

Tu sais qu’il a beaucoup hésité.
Qu’il ne savait pas quoi faire et votre père a été une fois de plus la solution, mais tu espères vraiment que c’est intéressant.
Sur la colline non loin, ton regard est attiré par le Saule Cogneur qui secoue ses branches, comme une animal s’ébrouant après avoir été arrosé. La comparaison te ferais presque rire et délicatement, tu orientes la marche en direction de l’arbre.
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Re: legends (ft. Elendil) Dim 7 Oct - 0:00

Et si tu pouvais vivre, et si tu pouvais comprendre. Et si tu pouvais te permettre l'existence, comme un soupçon de réalité. Et si ton corps n'était pas meurtri comme l'agonie d'une blessure déjà indolore ; et si cette brûlure n'était qu'une marque colorée et pas la profonde cicatrice de tes lointains regrets.
Il suffisait d'un sourire, de quelques uns de ses mots ; il suffisait d'une envie, de ses yeux pétillants d'un bonheur sans complexe, épris de cette affection vertigineuse sans raison. Il suffisait d'elle, d'une douce étreinte, du contact rassurant de vos doigts enlacés et la discussion savoureuse de votre quotidien, comme la chaleur du feu reflétée au coin du visage.

Tu abordes ce sourire rêveur à l'annonce des inlassables habitudes, tu endosses le goût de l'espoir comme la confiance aveugle d'un garçon qui apprend tout juste à aimer. La marche reposante, sans véritable arrivée ; vos silhouettes s'enfoncent dans le décor idyllique d'une journée parfaite, et au cœur même du monde, vos sentiments s'enlacent.
Le désir sincère d'une paix, d'un sourire de la seconde suivante ; le désir d'un futur imminente, d'une respiration supplémentaire. Il n'y a entre vous que l'expression d'un amour partagé, une fraternité aussi pleine de tristesse que de l'innocence d'une joie lisse des moindres péchés.

Ce tableau de bonheur parfait est déjà fissuré et les morceaux de toile s'effritent sous la flamme ardente d'un avenir couvert de votre avide curiosité. Tu appréhendes l'inconnu avec prudence, mais cette impatience martèle tes pensées comme la brusque conséquence de tes désirs retrouvés.
Sans savoir où aller, tu avances ; sans savoir vraiment quoi faire, tu continues d'étudier ; sans parvenir à aimer, tu offres ta sincérité.

« Je crois, avoue-t'il, la voix vacillante. C'est intéressant. Je ne déteste pas ça, mais je ne saurai pas dire si j'aime vraiment ça. »

Ce n'est pas l'éclat éteint de son enfance ou l'ennui d'une excellente répétée. Ce n'est pas le climat, les professeurs, la sonorité barbante des cours préparés. Ce n'est pas une réponse, rien qu'un murmure, cette vérité que tu n'avoues qu'à elle, en bon reflet de ta culpabilité. Ce n'est pas la fin, juste l'éternité d'une douleur sans laquelle tu ne t'imagines pas exister.
La scission de ton âme fait parti de ses formes, l'impassible visage exprime chacun de tes charmes. Ton corps se noie dans les denses eaux de la fatalité, et tu ne t'imagines pas sourire sans éluder la brève douleur de ta peau brûlée.

« Tout ce que papa fait, je lui en suis vraiment reconnaissant. Il m'a tout offert, et... notre famille, elle fait parti de moi, à tout jamais. Pourtant... »

Pourtant, tu refuses d'accepter le monde. Pourtant, tu ne peux pas te plier à la dureté du destin, aux brûlures acerbes d'une déception permanente. Pourtant, l'éternité ne serait pas suffisante pour oublier les origines de tes croyances vacillantes et des sentiments dilués.
Les souvenirs s'immiscent, sculptés dans le bois profond de ton esprit si clairvoyant mais dont cette nostalgie trace la frontière. Tu n'es qu'un écho du passé, la bipolarité des émotions oubliées ; tu es une erreur, l'hybride rejetée d'une colère si puissante qu'elle en piétine l'amour dont elle a un jour disposé.

« Je n'arrive pas à les oublier, eux. Ils font parti de moi. Au contraire, ma maison, cette baguette, cette licence, ce futur... je ne peux pas les imaginer faire miens un jour. J'aimerais voler librement, Lavi, mais j'ai l'impression que mes deux ailes sont déjà broyées. »
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Re: legends (ft. Elendil) Dim 21 Oct - 18:50

CHILD OF THE FOREST
"Les monstres existent vraiment, les fantômes aussi... Ils vivent en nous, et parfois ils gagnent..."
Tu l’écoute avec attention.
Mêlée a une certaine admiration.
En un sens, tu ne sais pas quoi faire non plus quand tu seras grande Laverne, mais tu as du temps encore ; pourtant tu t’intéresses, surtout pour lui… car il compte tellement à tes yeux et que son bonheur t’importe bien plus que celui du reste du monde.
Tu acquiesces, tu te doutes Lavi que c’est intéressant.
Le fait que cela ne le passionne pas forcément ne t’étonnes pas. Ton frère est une chimère, heureuse de cette vie, mais qui n’arrive pas à se détacher de son passé comme tu le lui souhaiterais. Cela pourrait te sembler étranger, tu n’as jamais connu de drames dans ta courte vie, alors que lui il en a traversé pour au moins deux déjà. Tu as appris à saisir le fait que le passé nous construit et que même en se forçant à regarder devant, à avancer, il nous suit, inlassablement… si bien que parfois il nous rattrape.
Doucement tes pas vous dirigent vers le Saule Cogneur.
Peut-être que ton frère s’en est rendu compte… ou pas.
Tu restes silencieuse Lavi, parce que tu sens qu’il n’a pas fini.
Tu veux le laisser aller au bout de ses pensées et ses désirs.
Il sait qu’avec toi il peut être sincères.
Rien ne saurait t’ébranler.
Bien que tu sois certaine qu’il est la seule personne en ce bas monde à pouvoir te détruire d’une simple phrase ; te faire voler en éclat.
Il n’y aurait rien de positif à fracturer ton âme.
Les démons en toi sont puissants et destructeurs.
Ils s’évaderaient et causeraient bien des ravages…
Tu l’écoutes Laverne, te faire part de ses peurs, de ce qui le ronge à l’intérieur depuis si longtemps maintenant.
Le sourire sur tes lèvres est intacte.
Tu laisses passer un temps, marchant toujours en direction du Saule Cogneur et une fois non loin, mais suffisamment pour ne pas l’énerver, tu t’arrêtes. Ta main toujours dans celle de ton frère, tu observes les branches et fini par soupirer…

Pourquoi les humains parle toujours de voler librement ? Ne pouvons-nous donc pas nous contenter de marcher ? Tu sais bien que c’est une image, mais pour toi, tout cela revêt une certaine importance. Si tu veux oublier, c’est simple Elendil… Ta baguette glisse entre les doigts de ta main libre. Mais pourquoi faire ? Les marques sur ta peau et ton âme n’en disparaîtrons pas pour autant.

Délicatement tu libères ses doigts.
Détournant le regard de son si beau visage, tu reposes tes yeux sur l’arbre magique en face de vous. Calme comme toujours et d’un pas aussi doux que lent, tu t’approches du tronc. Peut-être bien insouciante, tu restes néanmoins prudente.
Atteignant sans encombres le tronc de l’arbre, tu en caresses le nœud pour le calmer et invite ton frère à approcher. C’est un endroit où tu aimes bien te reposer, contre le bois agité du Saule Cogneur de Poudlard.

Ton ancienne famille a peut-être coupé tes ailes métaphorique, mais il te reste tes jambes, alors avance… de toute façon, tu ne peux qu’apprendre à vivre avec. Tu as le devoir de t’efforcer de le faire, jusqu’au jour où cela ne sera plus douloureux.

Tes doigts continuent de caresser le nœud.
Un petit rire t’échappe et tu lèves les yeux vers le regard vairons de celui de ton frère. Tu lui envie secrètement cette beauté, bien que tes prunelles vermeilles soient toutes aussi originale que les siennes.

Parfois, je me sens comme une vieille âme prisonnière d’une enveloppe enfantine, je parle sans savoir et je m’en excuse.

Et avec lenteur, tu laisses tes doigts s’écarter de l’arbre pour le prendre lui, ton cher aîné, dans tes bras, une nouvelle fois.
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Re: legends (ft. Elendil) Ven 26 Oct - 19:42

Pourquoi vouloir voler, pourquoi vouloir oublier ? Pourquoi vouloir dénouer avec les souffrances d'un passé qui n'a cesse de t'opprimer ? Pourquoi les larmes, les regrets, pourquoi la douleur cuisante des flammes qui ne cesseront jamais de brûler ?

« Tout cela n'est qu'une image, Lavi. Je me contente d'aimer ceux qui m'ont éveillé aux sentiments et espérer vous donner au fond de moi la place que vous méritez. »

Parfois, je me sens comme une vieille âme prisonnière.
Les mots résonnent, la vérité ricoche. C'est aussi ton cas, et le monde a cette saveur fade qu'on ne trouve que dans ces films sans intérêt. Une vie écrite, condensée, une fin naissante des idées tordues d'un esprit un peu trop créatif. Tu bouges avec la sensation grisante des fils accrochés à ton corps ; tu marques les décisions, la souplesse menteuse de l'esprit dépendant d'une marionnette contrôlée.
Dans cette tragédie d'existence, tu n'en retiens que le faux ; dans ces émotions virevoltantes, la colère qui te fait défaut.

Si tu pouvais être quelqu'un d'autre, quelqu'un de meilleur, d'intouchable, une entité mauvaise. Si ton souffle était nocif, les mots corrosifs ; si ton cœur ne reflétait qu'une toxicité que les plus lointaines colères ne suffisent pas à éveiller.
Ce n'est pas ce mal qui m'énerve, mais l'absence des sentiments qui se voudraient naturels, comme l'aveu d'un vide éprouvé. Elle parle sans savoir, mais ton cœur y répond ; ses mots manquent de savoir, mais ton âme en ressent l'émotion. Votre lien est anormal, au-delà du supportable, cet amour surplombe les mots, et tout ce que l'existence livre de sentiments.

Les excuses n'ont pas plus d'intérêt que la tentative de compréhension ; les explications n'ont pas plus de sens que la logique d'un cœur borne. Le monde est cruel, mais assez vaste pour que dessiner le tableau de cette réunion oxymore.

« La vérité réside entre la simplicité que tu donnes au monde et la complexité que mon histoire dessine. C'est un entre-deux imaginaire, au-delà de la portée des Hommes, c'est ce qui la rend tant désirée. »

L'étreinte, une fois encore, fait office d'un calmant qui manquait à tes pensées récentes. La proximité de la bienveillance, des habitudes révoquées, comme le souvenir ravivé de ta plus tendre enfance.
Au départ de ta conscience, tout était encore droit ; et tu as laissé les choses s'effriter dans la grandeur d'une colère partagée. Cette éducation nocive, vacillante, la détermination amère d'une haine agonisante. Au pied du danger, lovés dans le cœur d'un lieu redouté. Au centre des tourments, à l'abri de la moindre goutte de sang versée.

« Je pense pouvoir vivre avec tout ça, je ne sais simplement pas quoi faire ni devenir. »

Une conclusion hâtive, marquée par le maigre soupir, et tes mains légèrement resserrées autour de ta cadette. L'affection est à flots, les regrets inexistants. Le futur est à portée, le passé oublié. Ne reste que de vos échanges les doux souvenirs du foyer qu'il vous tarde de retrouver.

« Au fait, j'ai appris une chose amusante tout à l'heure. Piers est en réalité... une femme, et il attend des petits. Tu es intéressée ? »
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Re: legends (ft. Elendil) Mer 7 Nov - 21:59

CHILD OF THE FOREST
"Les monstres existent vraiment, les fantômes aussi... Ils vivent en nous, et parfois ils gagnent..."
Tu sais que ce n’est qu’une image.
Pourtant, toi qui es si innocente, tu la trouve si fausse.
Pas même utopiste, juste mensongère.
Enfin… tu te contente de sourire Laverne.
La suite des mots de ton frère gonfle ton cœur.
Tu l’aimes et tu le sais, d’un amour indéfectible.
Mais tu décides tout de même de t’excuser, juger alors que tu ne sais rien de cette vie encore, ou du moins, bien trop peu à tes propres yeux.
Oui, une vieille âme dans un corps de poupée.
Comme si tu avais déjà vécu plusieurs vies et qu’à chaque fois tu revenais, apprendre une nouvelle leçon, corriger une erreur… personne ne le sait, mais toujours est-il que tu ne peux pas t’empêcher de ressentir une perpétuelle sensation de déjà-vu ; de lenteur.
Tu aimes la vie Laverne, chaque instant t’apporte joie et bien d’autres émotions, mais persiste encore et toujours cette réminiscence.
Au fond de toi, tu le sais.
Elendil n’a pas besoin de le dire, vous êtes fait du même acabit, ce sentiment il le connaît lui aussi, peut-être même bien mieux que toi.
Ce lien qui vous lis, plus fort de jour en jour ; cela fait déjà longtemps que tu n’as plus les mots pour le décrire.
Et tes bras l’enlace, comme s’il ne restait plus que les gestes, mais parfois, ils te semblent eux aussi si loin de ce que tu ressens au dedans, de la façon dont vous vibrer ensembles, si distordu dans ce mode biscornu.
Tu te laisses bercer par ses mots sages.

N’est-il pas normal que nos désirs s’élèvent au-delà de notre portée ? Si non, quels intérêts ont-ils si ce n’est qu’être matériels ?

C’est un long murmure.
Plus une question pour toi-même que pour lui, mais tu sais qu’il entend et qu’importe ; tu ne saurais pas lui cacher grand chose de toute façon.
Les pieds solidement encré dans l’herbe humide et légèrement boueuse, tu écartes les bras, comme si tu allais t’envoler. La cape rouge se soulève dans ton dos à la suite d’une brise légèrement passante.

Tu n’as qu’à te laisser porter.

Cela paraît si simple et pourtant… si complexe, mais tu n’en as pas encore conscience Laverne. Peut-être une vieille âme, mais l’enfant en toi est toujours aussi présente et cela tu ne peu y échapper ; à ce brin d’insouciance.
Ton frère te ramène sur terre et tes yeux mi-clos s’ouvre sur un jour nouveau. Pivotant, de telle façon à plonger ton regarde pétillant dans le siens.

Owwh et bien… pourquoi pas, je devrais juste lui apprendre à ne pas manger Cotton, cela serait fâcheux, même si je pense que sa couleur des plus atypiques risques de faire flipper ce pauvre chaton un moment.

Un rire t’échappe.
Et le Saule Cogneur au dessus de vous et toujours aussi étrangement calme.
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Re: legends (ft. Elendil) Ven 9 Nov - 13:50

Vous voici, dansant, aux portes de la mort. Vous voici, entre les bras du danger, enveloppés de son unique présence, comme un bouclier incassable. Les murmures ont la teinte des chansons d'outre-tombe, comme le cri du cœur des entités décédées.
Vos paroles transcendent la vie simple, dessinent des pensées uniques comme un fil de souvenirs traversant les enfers.
C'est ce doute qui marque la mesure de vos vies, et les vôtres, pourtant, vous paraissent bien dérisoires.

Tu te demandes, Elendil, l'âge qui se cache au fond de ses yeux d'enfant ; tu te demandes, à quel point se font ressentir, les échos des âmes environnantes.
Elle semble si mature, si éternelle.
Elle semble nouvelle, et ses propos eux, paraissent si antiques.
Coincée non pas entre deux âges, mais dans sa propre lignée temporelle ; Laverne s'exclame, et tes yeux s'adoucissent sous le poids d'un amour éternel. Elle est ta seule certitude, et la logique a quitté son corps pour laisser s'exprimer librement les pensées de toute une réflexion jamais explorée.

Elle n'est pas une enfant, juste une existence libre ; et tu te laisses écraser par le poids des chaînes dont seules ses paroles semblent pouvoir te libérer. Laisse-toi porter, Elendil. Tu aimerais pouvoir, répondre si simplement à sa demande unique.
Tu aimerais pouvoir sans sentir la chaleur du feu, et tes membres se crispent - ton regard se perd, agrippant l'immensité du monde, et des désirs qu'il incarne. Ton âme est vide, seulement habitée par l'écho du passé ; ton âme est vide, et elle représente toute l'importance du présent que ta tristesse s'efforce de te faire oublier.

« Je désire me comprendre, et j'aimerais que ce soit à ma portée. »

C'est exprimé à voix haute et ça te réchauffe le cœur ; tu lui rends son étreinte, les âmes légèrement gelées, et ça suffit à combler ton bonheur. Il n'y a que ce désir de te trouver et celui de la garder près de toi. Il n'y a que cette indifférence qui cache ta curiosité ; ce manque d'expression qui dessine les contours de ta personnalité.
Il n'y a qu'elle et toi, et tu finis par accepter l'attente, ta propre cécité. Tu acceptes de lui livrer un sourire, la concession d'un jour de plus dans le silence des réponses au départ de ton bonheur finalement capturé.

« Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi ai-je été sauvé ? Pourquoi mes désirs se terrent-ils dans le silence, Lavi ? »

Un gloussement noyé au fond de ta gorge, et ta main prend délicatement la sienne alors que tes pas, exemptes de prudence, tracent un chemin droit et sans écart jusqu'à la Forêt Interdite.

« Nous, les érudits, accepterons bien de relever le défi de trouver ces réponses. Je ne vais pas me laisser porter, je profiterai de chaque instant de recherche de mes désirs. Si tu n'as pas peur de l'inconfort, viens avec moi. Là-bas, tu ne pourras te raccrocher qu'à moi. »
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Re: legends (ft. Elendil) Dim 11 Nov - 18:47

CHILD OF THE FOREST
"Les monstres existent vraiment, les fantômes aussi... Ils vivent en nous, et parfois ils gagnent..."
Les yeux ronds aux prunelles vermeilles.
Tu l’observes comme toujours, détaillant ses traits et chaque gestes qu’il esquisse, même les plus minimes.
Laverne, tu ne sais pas regarder dans le vide.
Pour toi la beauté est une infinité de délicat instant, aussi simple et fragile qu’une simple battement de cil.
Comme les ailes du papillon s’envolant.
Il désire ce comprendre.
Il désire que cela soit à sa portée.
Un nouveau sourire étire plus profondément tes lèvres.

Si j’ai pu te comprendre, alors tu le peux assurément. Je suis à ta portée comme cela peut l’être aussi dans ton cas. Le bout de tes doigts touchent les siens. Il suffit parfois, simplement de tendre la main.

Elendil t’étreint.
Il est si rare qu’il le fasse de façon si spontané.
Tu ne peux voir les larmes d’où tu es Laverne, mais tu les devines au battements de son cœur que tu entends contre son torse.
En t’écartant, tes yeux tombes sur son sourire.
Doux et qui éclaire son visage si sombre ; si fermé.

Parce que la roue tourne toujours un beau jour ? Chacun a droit à sa part de bonheur… Le silence est peut-être la réponse Elendil.

L’absence de sons est peut-être bien une finalité.
Il est possible que ces questions n’est pas besoin d’être résolu.
Un drôle de bruit semble se terrer dans la gorge de ton frère, tu hausses un sourcil Laverne c’est alors, qu’il saisi ta main avec douceur et t’entraîne dans une nouvelle direction. Suivant la cadence à ses côtés malgré des petites et fines jambes, il ne t’as pas fallu longtemps avant de deviner le chemin qu’il empruntait : la Forêt Interdite.
Ton cœur se met à tambouriner dans ta cage thoracique.
L’envie de découvrir.
De braver l’interdit.
La montée d’adrénaline.
Elendil est un être obstiné et tu sais que c’est ce qui l’a gardé en vie si longtemps, que c’est un des combustible de la flamme qui brûle en lui.
Il veut des réponses, formulées, pas juste murmurées implicitement dans le vent qui souffle et parfois ravages ; fait ployer les plus grands arbres.
Ta main enlace la sienne avec force.
Relevant tes iris pourpre vers son visage, l’éclat de la détermination y brille et un sourire fier illumine tes traits.

Quand je marche dans l’ombre de la vallée de la mort, je ne crains aucuns mal, car tu es avec moi. Tu inspire une nouvelle fois. Rien ne peut nous arriver ensembles.

Et tu amorças le premier pas sur le tapis feuillu de la si sombre forêt dans laquelle tu pénétrais à ses côtés, sans ressentir la moindre craintes.
©️ ASHLING POUR EPICODE


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Re: legends (ft. Elendil) Dim 11 Nov - 22:44

L'interdit, l'immobile, l'érudit. Les recherches infinies, les réponses impulsives, l'impatience d'une conclusion un peu trop hâtive. Tu baignes dans une adrénaline si soudaine, ivre d'une découverte imminente. Tu te laisses aller au danger, en oubliant les conséquences.
Le regard ardent perce les ténèbres intimidantes pour en ignorer la présence, et tu avances, les mains nouées dans une étreinte salvatrice. Un amour presque indécent de résonance ; vos iris affrontent l'interminable forêt, insolents de pertinence.

Si la Mort t'attendait au tournant, tu nourrirais l'impatience de vos regards croisés. Si la fin se marquait au terme du virage, ton pas ne pourrait que s'accélérer.
Le rythme de ton cœur ne perd pas de cette effrayante régularité ; et les impétuosités du monde s'affirment, comme s'il pouvait être pire que ce calme anormalement conservé.

« Je ne te lâcherai pas. » Un souffle mystique, comme l'aveu sorti d'un autre monde. Une réalité hybride, entre les faits cruels et l'enfantine utopie. Tu te laisses aller à ce jeu de découvertes, les instincts infantiles flirtant avec un futur nocif.

S'il suffisait d'un peu d'amour pour vous couvrir du danger ; s'il suffisait de ses mots pour éloigner le Mal de ses plus tendres tentations venues à portée. Votre odeur s'envole, poussée par les souffles soudains d'un vent capricieux.
Votre présence frôle le statut de l'évidence, affolant la forêt - et la proximité de la mort t'excite comme le contact infini d'une première émotion ressentie.

« Si je mourrais ici, les réponses deviendraient-elles des évidences ? Si je survivais à la rencontre de la Mort, pourrais-je ressentir tout ce que mon cœur n'a jamais pu me dire ? »

Ton pas s'accélère, les percussions infimes de ton cœur en pleine évolution. Ton sourire s'amenuise, et tout prend son sens ; les sourires, la froideur, la senteur de l'Amortentia un jour effleuré.
La Mort est belle, et l'Épouvantard te sourit - car si le danger t'appelle, il semble imminent. Comme une drogue à la senteur folle, le cœur enfin ouvert déverse le parfum d'un plaisir aux abords d'un regret infini.

« La fin est proche, je la sens venir. »

Répondant, comme un écho, à ta folie débordante.
Bellamy Grace
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Bellamy Grace
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Re: legends (ft. Elendil) Sam 24 Nov - 13:10

CHILD OF THE FOREST
"Les monstres existent vraiment, les fantômes aussi... Ils vivent en nous, et parfois ils gagnent..."
Le cœur battant à tes tempes.
Si fort et si lourd, comme le marteau sur l’enclume.
Il est pourtant si régulier, réglé comme une horloge.
Tu te sens baignée de cette force imaginaire.
Et la forêt s’ouvre à toi ; à vous.
Belle, sombre et imprenable.
Tu la sens sous tes pieds et tout autour de toi.
Sa magnificence.
Tes doigts se resserrent autour de ceux de ton frère.
Un regard plongé dans le siens et vous avancez.
Tu ne sais pas ce qui lui a pris, mais tu le suivra, qu’importe la destination et le chemin à prendre pour y arriver.
Elendil ne te lâchera pas, il ne te laissera pas.
Tu le savais déjà Laverne.
Pourtant un sourire satisfait marque tes traits.
Vous vous enfoncez un peu plus à chaque pas.
Un part de toi veut se retourner, non pas vraiment pour évaluer où est le château, est-ce qu’il peut encore être vu, non… sûrement juste pour savoir la distance que vous avez parcouru. La curiosité te broie les tripes, mais tu résistes et la voix d’Elendil s’élève, coupant court à tes désirs.
Le regard vermeille se levant à nouveau vers son vairon.
Pourquoi mourir ici ?
Tes lèvres s’ouvrent, mais la question ne sort pas.
Elle restant bloquée dans ta gorge et demeura en tant que pensée.

La mort n’est pas la réponse, mais la finalité et à la fois un renouveau. Il est normal qu’au moment de mourir tout semble limpide. Tu n’es pas sûre de ce que tu avances. Les questions et les doutes, la douleur aussi, ne persiste que pour ceux qui restes.

Était-ce cela qu’il fallait lui dire ?
Tu ne le pense pas, du moins tes sourcils blancs restent froncés, perdu dans ta réflexion, le paysage autour de toi n’a plus d’importance.
Y-a-t-il un sens mystique à tout cela ?
Un sens tout simplement…

Tu restes perplexe Laverne.
Le pas d’Elendil s’accélère et le tien devient course.
« La fin est proche, je la sens venir. »
Tu te boucle, arrêtant ainsi votre progression.
Ton regard aussi rouge qu’un marre de sang fixe ton frère dans les deux yeux, ton innocence parti en vacance, de voilà plus sérieuse que jamais.

Alors nous allons faire demi-tour. Délicatement tu tire sur sa main, vos doigts toujours liés. Je refuse catégoriquement de te perdre. Tes yeux se plisses. La mort ne t’auras que le jour où je l’aurais décidé.

En cette simple et dernière phrase…
C’était comme si les ténèbres entier s’étaient amassés en toi.
©️ ASHLING POUR EPICODE


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Re: legends (ft. Elendil) Mer 28 Nov - 13:04

Le chemin est parsemé d'un brouillard épais, marquant les limites de votre parcours, les abords du monde là où commencent les Enfers. Vous marchez sur le sentier de la vie, baignant dans l'ambiance des morts.
Vos pieds rencontrent le tracé délicat des courageux et vos yeux se délectent des restes des imprudents. C'est le lieu des frontières, le moment des choix, le carrefour du destin. C'est ici que les cœurs s'ouvrent, que certains s'arrêtent, c'est l'envie de vivre et la peur d'une mort imminente à tous les instants.

Tout se joue ici. L'attrait de la fin est trop intéressant pour que tu ne soucies des probabilités, du danger et de ce que tu deviendras.
Tu es un cadavre vivant. Cette pensée te fait sourire, te ramenant vers tes plus anciennes pensées, les doutes que trace la seule existence et le bien auquel tu aimerais avoir droit.
Laverne est là. Laverne te tient, cherche les réponses qui t'échappent en permanence. Le chien et le renard, interminable paradoxe.

Finiras-tu changé en statue, pour l'insolence d'avoir voulu exister ? Disparaitras-tu des mémoires pour avoir voulu transcender l'univers ?
Tu n'as jamais demandé qu'à comprendre ces pensées qui te traversaient, ces sentiments qui te transformaient. Tu voulais commencer à vivre, et cesser d'exister pour elle.
À l'instant comme dans dix ans, elle serait la plus importante.

En ce jour comme lors des plus importants, face au danger, sa parole serait d'or. Tu étais prêt à mourir sur un ordre, pourfendre l'existence des entités assez imprudents pour provoquer sa colère, si elle le demandait.
Tu étais l'esclave en armure, prisonnier d'un amour égoïste.
Tu étais cette existence chevaleresque, guidé par l'envie de ne pas perdre ce qu'il possédait de plus précieux. Vos mains liées étaient comme un cadeau, sa présence, comme au cœur de cette spirale interminable de pensées.

« Je ne veux pas mourir aujourd'hui, Laverne. »

Ton regard trouve le sien, répond docilement à ses impulsions hésitantes. Tu fais demi-tour sans chercher à aller plus loin, à trouver tes raisons, à combler tes pulsions. Elle te suffit.
Le monde peut bien attendre, si elle en décide ainsi.
Est-ce ce qui t'enchaîne ? Au fond de toi, tu te demandes sincèrement.
Malgré tout, la réalité est évidente : ce n'est pas le cas. Cet amour te pousse plus loin, coupe court à la moindre dépression. Laverne te tire vers le haut, et cet inconfort n'est pas toujours facile à vivre, mais pourtant, il t'apporte bien plus de bonnes choses que tu ne saurais en gagner par toi-même.

« Soit, c'est ainsi qu'il en sera. Avant ça, j'aimerais trouver mes réponses. Je continuerai à vivre pour toi, mais une part de moi, enfouie, me réclame l'indépendance. Mon cœur frôle l'éruption, Lavi. J'ai hâte de voir ce qu'il en résultera. »

Et, doucement, commence votre marche vers la lumière.
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Re: legends (ft. Elendil)

legends (ft. Elendil)
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