l'arrache-cœur + amelia

Pan Rhee
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l'arrache-cœur + amelia Ven 28 Sep - 19:52

ce fut comme un séisme qui rase tout
grâce à poudlard, pan peut maintenant connaître la saveur de la certitude et tendre ses mains sans aucun crainte sur le miroir de la vérité ; c'est le petit secret de l'insouciance, elle se joue de la vie en faisant mine d'être aveugle alors que sa lucidité en est davantage tranchante quand elle survient en un éclat de temps.
pan n'a avoué personne, les escapades du troisième étage. il ne murmure pas ce genre de secrets car pan a ses propres abscons enfouis loin de la vue de tous, il craint la révolte des éclopés comme on redoute l'orage un beau soir d'été. alors il reste silencieux pour ne pas que ses petits conforts comme ceux-ci deviennent des armes blanches pointées vers lui.

pan a toujours vécu ces expériences avec quiétude mais le sourire exalté car ce qu'il voit, c'est sa future réalité : c'est un enfant qui a grandi sans jamais devoir faire d'abstinences, les lignes de son histoire sont faites d'or pourpre.
il n'a jamais craint le reflet et ses désirs imprononçables, il n'a rien à perdre. il aura ce qu'il veut s'il se donne les moyens.

il aime se complaire devant et se retourne quand ce qu'il ne voit pas ne lui plaît pas, ferme les yeux et continue sa vie parce qu'il craint que oui, les invités de son empire les perçoivent.

le reflet, aujourd'hui, ne lui plaît pas.

il voit au-delà de la foule noire, d'une silhouette distincte, une autre. oui on distingue très clairement un homme (il le sait) à part, et les deux se regardent.
les deux s'aiment sûrement : ça lui fout des frissons et lui donne la gerbe. il serre la baguette qu'il tient toujours en main.
il inspire mais n'arrive pas à décrocher là debout, il est fixé et sa raison s'en est allée, elle est restée au pas de la lourde porte entrouverte mais il se sait seul.

pour l'instant ?

il sent la présence parasite, soudaine, étouffante, il entend les crissements de vie car cette pièce est immensément inhumaine et que la vie y est bannie : alors on sent ses soupirs quand elle est brisée par une seconde existence.

il ne se soucie pas de qui il y'a derrière quand il pointe sa baguette en direction de la porte en tonnant, en imposant.

obscuro !

parce que personne ne doit voir. il fronce les sourcils de son minois habituellement clément, pris de court : le prince sans couronne souhaite la réussite du sort quand les prémices de la soirée naissent par la présence d'une lune claire, créant une ombre effrayante à ce lieu.
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Amelia E. Greengrass
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Re: l'arrache-cœur + amelia Ven 28 Sep - 21:30

Longtemps, j’ai hésité à me présenter devant ce miroir. Longtemps, j’ai hésité à observer mon reflet, refusant de douter de mes profonds désirs. Longtemps, j’ai gardé la surprise, comme une énigme ultime, un défi sans fin, un doute que l’esprit ne parvient pas à chasser. Longtemps, la solitude de mon âme en abandon, l’hésitation qui perdure, l’envie d’une certitude écœurante. Longtemps, jusqu’à ce fameux jour, jusqu’aux pas réguliers, lents, résonnant dans un silence innovant.
Longtemps, et mes pas marquent le destin, le tournant du monde sous l’effet d’un geste, d’une porte à traverser, de quelques pas, et un regard ominscient. Longtemps, et sans doute un peu trop ; et la voix me surprend en même temps que se voile mon regard sous l’effet d’une magie soudaine.

Un pas dans la pièce de la vérité, le destin qui s’impose - le monde satisfait de sa rotation permanente, imperturbée, effrayée par l’initiative de cette âme éternellement insatisfaite. Un sourire se dessine, porté par l’amusement, le goût du jeu, la proximité d’une entité unique. Je suis allergique au monde, à la lumière, au mensonge d’un soleil omniscient.
Je suis allergique aux faux-semblants, aux sourires tout faits, aux reflets que mes yeux ne peuvent distinguer. Je suis née dans les ombres, et là-bas que mon espoir renaît ; prisonnier, éclatant, brûlant d’une détermination qui dépasse toute l’envergure de l’humanité. Je suis allergique à la facilité, à la fin des histoires, au triste détachement des entités dont je me suis lassée.

Je veux l’éternité pour chacun ; la souffrance infinie, l’envie d’un sort impardonnable, des ténèbres infinies, d’un instant sans lendemain. Je veux voir le monde englouti, dominé par ma volonté écrasante que nul ne semble capable d’égaler.
Qu’est-ce qu’un reflet, sinon les sentiments terrés au fond de nos yeux ? Qu’est-ce qu’un reflet, sinon les murmures de nos âmes silencieuses ?

Je n’ai pas besoin de voir, au fond. Je n’ai pas besoin de réponse, d’un quelconque indice face au courroux d’un voyage sans repos.
Mes jambes avancent, poussées par l’impatience de l’avenir ; mon pas se presse, décortiquant le futur des obstacles intangibles. Je n’ai pas besoin de vue, d’artifices, de plus de choses que la conscience d’un monde dont j’ai déjà tout cerné. Je n’ai pas besoin des visages, des mensonges, d’une attention monopolisée par mes deux iris.

« Il semblerait que tu aies quelque chose à cacher, monsieur l’invisible. Je ne suis pas certaine de connaître la formule d’annulation des incantations, laisse-moi essayer. »

Dans un geste gracieux, tant il déborde de naturel, je sors ma baguette de ma poche. Mon âme semble vibrer d’excitation, le sentiment de défi naissant de cette situation intense. Il n’a pas eu un instant d’hésitation, et la force de sa volonté semble éveiller mes sens, comme le symbole de notre lien naissant.
Je ressens la peur, l’appréhension, le poids du jugement. Je ressens la vie, l’amour aveugle, les sentiments reniés. Je ressens un feu brûlant, une humanité discrète, bouillonnante, baîllonée par la bonté de ton âme. Je ressens les teintes d’une palette diverse que la toile vide de mon esprit ne saurait ressentir.

« Incendio. »

Le bras pointé droit devant moi dans une direction au hasard, la voix crissant d’un amusement malsain, à la limite d’une colère froide que dessine la frustration de cette cécité soudaine. J’aimerais te voir, qui que tu sois. J’aimerais me délecter de ton visage, de ton regard, des expressions de ton cœur fissuré.
J’aimerais en appeler à ta souffrance, à la symbiose de nos âmes solitaires, j’aimerais cerner les sentiments de ton cœur, pour mieux en broyer les raisons.
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Pan Rhee
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Re: l'arrache-cœur + amelia Ven 28 Sep - 22:34

ce fut comme un séisme qui rase tout
la poitrine battante d'une nouvelle folie, il prend des grandes inspirations pour se gonfler d'un courage nouveau : il fait face à une jolie poupée.
et pourtant sur les lèvres de son interlocutrice ce n'est pas la panique qui se meurt, ni la crainte, mais une tranquillité inquiétante, quelque chose qu'il ne soupçonne pas quand c'est la cravate bleue qui est revêtue.
il garde la baguette pointée à bout de bras sur elle car elle ne voit pas et ne peut pas deviner qu'il est vilain et qu'il ne rit pas, qu'il n'y'a rien de solaire dans sa moue et son comportement.
c'est encore plus facile de conserver le masque ainsi.

il plisse ses yeux mais ne dit rien quand tu exiges avoir ta chance et il en profite pour s'écarter, s'éloigner du reflet des horreurs pour qu'il se brouille et disparaisse avant que tu reprennes tous tes sens : tu es bien tranquille pour une aveugle et il semblerait qu'il pourrait abuser de cela que tu ne t'en offusquerais pas.

et pourtant là, c'est le sursaut, la voix qui se coince et obstrue la gorge, une passion entrecoupée d'un rire fou pour toi et il écarquille grand ses yeux d'horreur.
le couard devrait réagir immédiatement mais ton ivresse semble contagieuse car il a un rire nerveux, et il ne peut plus rien dire, et il est figé par la vieille chaise poussiéreuse qui se fait pourlécher par les flammes bien trop vite.

quelle conne, quelle conne !

il papillonne des cils avant de changer de direction et de trajectoire, hurlant d'une force inespérée et étrangère de sa part le sort pour annuler tout cela.

FINITE INCANTATEM !

pan connaît ces sorts basiques sur le bout des doigts car il a appris à les apprendre par cœur, il veut maîtriser ce monde comme il se fait maîtriser lui - il ne veut pas être ignare dans cet immense spectacle où il n'y'aura jamais de rideaux drapés à refermer.

la baguette tremble et il se dit qu'il l'entend gémir, elle ne connaît pas l’absoluité, le besoin pressant et exigeant, elle ne connaît que la douceur presque amoureuse de pan.
il a sa voix qui tremble et le délicieux frisson d'adrénaline, il est entrecoupé par l'euphorie et la colère.

c'est inexplicable le bouleversement que tu lui provoques.

finite incantatem, s'il te plaît...

alors elle agit et le feu s'éteint, la fumée devient étouffante et il tousse en constatant le massacre. c'est l'oeuvre de vos ires tout cela : de ta psychose et de sa fuite habituellement absolue.

il se retourne et s'approche d'un pas pressant, te bousculant au passage sans ménagement pour refermer la porte.

ce secret doit être vôtre et il serait fâcheux qu'autrui soit alerté par l'odeur et la fumée. il reste en face de la lourde porte bloque bien tout cela et il a un gémissement de dépit et de soulagement.

pourtant, il sourit.
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Amelia E. Greengrass
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Re: l'arrache-cœur + amelia Mar 2 Oct - 23:26

Un monde de noir, éclatant de merveilles. Les pétales volantes au gré d'un vent sifflant, les alentours humant un parfum d'une liberté si abstraite que même le néant semble s'assagir. Il y a mille étoiles sur le point d'exploser, le rayonnement des lumières hurlant d'une souffrance sans limite. Il y a le ronronnement des lucioles, vivant dans leur perpétuelle agonie.
Le noir vadrouille, embrouille ces pensées exaltantes ; et c'est dans cette cécité que se trace le chemin lumineux d'un désir imminent. Les galaxies alignées devant mes yeux réduits au silence, mais mon cœur bat la mesure d'une musique sans fin - laissant se dessiner les contours de ta silhouette rêvée.

Tu es le parasite d'une immense plaine d'un accomplissement proche, obstruant la lumière de cette ombre inamovible. Tu es l'appel du réel oublié au profit de mes pensées divines, et l'absolue nécessité des réponses s'efface, le temps d'une minute, d'un silence forcé, d'un monde qui se trace sous les efforts de ma volonté. Le monde est détruit, et ce sont des cendres de cette colère qu'il renaît dans sa plus profonde beauté.
Le monde est détruit, et c'est le paroxysme du plaisir, la liberté recherchée - et tout semble se noyer dans la construction nouvelle de cette réalité que je préside. Le noir n'est pas une limite, mais un domaine que je m'approprie au fil des instants passés. Mon corps s'avance au gré de ma volonté, comme une étincelle infinie ; et qu'importe la douleur qu'a éveillé ta colère, les blessures d'un corps ne pourront jamais atteindre mon cœur libre de vie.

« Tu me fais découvrir un nouvel univers, monsieur l'invisible. Si je n'étais pas aussi reconnaissante, je t'aurai fait payer ton geste. »

Une fierté absurde, à moitié sérieuse ; et le mensonge s'installe au milieu des projecteurs, comme la réponse ultime à aux ténèbres qui m'engloutissent. Les résonances de mes pas, les échos de ma voix, le sifflement de mes cheveux volants. Le tissu frottant, le sourire flottant. Et c'est une réalité qui bascule au regard de ses envies, à présent que le mien s'en est allé. Les couleurs ont perdu leur sens, le goût de leur importance ; le monde n'a plus la saveur du regard, la moindre place au sein de l'Enfer de mon affection changeante.
Mes pas me guident, et ma baguette se lève, mes pas s'arrêtent et la magie brille de quelques étincelles, une folie contrôlée, ne serait-ce qu'un soir. Les ténèbres m'engloutissent, et j'ai l'impression de tout voir pour de vrai ; les ténèbres m'engloutissent, et je me sens exister, comme exclue de ce monde qui semble si étroit pour la moindre de mes pensées.

« Tu me rends si curieuse, tu sais. J'ai presque envie de me crever les yeux. »

Un sortilège informulé, cette fois, masqué dans l'ombre de cette impulsivité voyante. L'invisible danger, au sein d'une pièce si petite, déployant la magie, un Lumos Maxima qui semble faire briller jusqu'à nos cœurs pour en forcer l'union. Les ténèbres ont assez duré, et la lumière doit dévoiler au monde le squelette de sa peur oubliée.
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Pan Rhee
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Re: l'arrache-cœur + amelia Dim 7 Oct - 18:22

ce fut comme un séisme qui rase tout
il se retourne brusquement, bourrasque imprévisible, vers toi : il n'a pas confiance en la candeur.

il n'y'a que les enfants ou les idiots pour appeler autrui les invisibles, détruire leur existence par une dénomination : ou peut-être est-ce l'inverse ?
en à peine quelques mots il sait que qu'il n'a jamais rencontré quelqu'un comme toi.
peut-être que les circonstances y jouent mais c'est drôle cette manière de nommer les choses, de les aborder avec l'insouciance de ceux qui n'ont rien à perdre.
car tu sais, personne de sensé ne met feu à une salle. personne ne brise l'intimité d'une vipère ainsi et il se demande - si tu savais, l'aurais-tu fait encore ?
si tu avais abordé cette invisibilité autrement parce que pan est fort, il fait croire que son rien est vide ! que c'est parce qu'il n'y'a rien à voir que ses dents sont si blanches.

oui il faut avoir un coeur au moins aussi tordu que le sien pour plonger ses mains dans le trou noir et espérer y décrocher quelque chose. c'est peut-être un grain d'insolence au-delà de tout.

pan aime ce que ça fait bouillir en lui.

le garçon s'arme d'un sourire mutin et il ne sait pas si maintenant tu l'imagines avec sa mine d'enfant terrible, quand tu lui dis que tu pourrais te crever les yeux pour lui. ce sont des déclarations qui lui plaisent et flattent son ego d'enfant soleil.
comment l'imagines-tu ?

il n'y'a que le faisceau des étoiles qui vous illuminent à travers les vitraux sales et il tousse un rien avec les relents de brûlé : il a toujours sa baguette en main et toi tu brandis la tienne et tu vous éclaire.
c'est magique : littéralement.

il a mille questions mais il n'a qu'une seule voix.
tu me vois ?
qu'en penses-tu ? peut-être est-ce encore tout noir dans ta tête, il ne sait pas si le sortilège s'est brisé.
pan rit à gorge déployée et lui-même ne sait pas si ça sonne faux ou s'il chante sur la bonne note : si vous étiez à ciel ouvert, on aurait pu croire qu'il se moque des astres.
on voit pas souvent des gens comme toi dans des pièces comme celles-ci.
avec les jolis rubans dans les cheveux, et le visage poupin, et l'allure paisible. il a l'intime certitude que tu n'es pas celles qu'il décrit mais il veut l'entendre de ta voix, que tu le soulignes d'un ton revêche.

on ne croise pas souvent des poupées dans les maisons hantées et il veut te faire oublier la première horreur qui vous unit : l'obscurité qu'il t'a imposé pour dissimuler ses secrets.
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Amelia E. Greengrass
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Re: l'arrache-cœur + amelia Dim 7 Oct - 21:30

Un terrain céleste aux allures d'apocalypse, les étoiles dansant au rythme d'une démence passagère ; le monde de noir se teinte de pensées aux allures de merveilles à mesure que ton image changeante attise ma curiosité. Tout semble plus beau à l'abri des regards, tout semble moins laid sans les mensonges des visages.
L'univers a pris les traits de mes envies imagées, se donnant l'allure d'une beauté interdite. L'univers me semble plus attrayant que jamais, l'univers chantonnant derrière cette magie noire, comme une frontière entre la réalité et l'illusion de mes songes à portée de regard.

Mon corps est prêt à amortir la douleur ; ma baguette serrée, tournée vers mes iris bandés pour en ôter l'existence. Mes lèvres s'affaissent, perdent ce sourire délicat avec cette volonté indélébile d'articuler la formule de ma cécité permanente. Pourtant, ce dernier mot résonne comme un verdict amer, la cruelle déception d'un point de non-retour qui ne saurait stimuler l'envie.
C'est ce désir, cette possibilité éteinte par le délice du goût prolongé qui marque la limite de mon geste. C'est l'envie de l'accompli, les limites brisées par cette folie que la décision incombe ; l'attrait éternel, un désir qui en appelle à sa propre mort.

Je veux baigner dans ce plaisir que l'inconnu m'accorde, garder les yeux clos devant cette silhouette qui a perdu sa banalité à présent qu'elle porte le nom d'une réponse inassouvie. La révélation trouve son reflet dans cet aveu soudain, tissant le rictus de cet amusement infini, de la silhouette de mon âme, du monstre ensommeillé.
On ne voit pas souvent des gens comme moi, ni ici, ni nulle part ailleurs. On ne voit pas l'inconnu, l'incompris, le mystère effrayant d'une folie corrompue.

« Je ne vois rien, qu'importe l'intensité de la lumière. Et je ne veux pas te voir, car sitôt que tu auras remplacé le délice de ton mystère, tu perdras tout intérêt. »

On ne voit la beauté qu'en daignant lever son regard au ciel, profitant du bref bonheur d'une étoile filante qui ne vit à nos yeux que le temps d'une réalisation. L'esprit s'affaisse, en écho aux mythes persistants ; l'esprit rêve des légendes d'un merveilleux que j'incarne, au détour d'un humain qui vit loin des prétentions d'un futur divin.
Les mots sont durs, porteurs d'une croyance délicieuse de précipitation. Le plaisir est intense, et s'évapore très vite à la lueur d'un monde monochrome. Peux-tu lire dans mon esprit, au plus profond de mes pensées ? Comprends-tu l'engagement, le puits d'un tourbillon de tourments dont seul l'impossible pourrait me libérer ?

« Je suis toute à toi, pour le moment. Dans le mensonge que tu m'as imposé, tu as dessiné le portrait invisible de l'impossible que je recherche tant. »

Comme une vérité unique, prédatrice.
Comme la lointaine fatalité d'une mort enclenchée.

« Tu sais ce qui arrivera, le jour où je te verrais. »
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Pan Rhee
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Re: l'arrache-cœur + amelia Dim 14 Oct - 23:20

ce fut comme un séisme qui rase tout
et qu'est-ce qui te fait dire que je veux être quelque chose pour toi ?

c'est la réalité mais il trouve tes conclusions hâtives, présomptueuses dans votre nouveauté. qui es-tu pour décider ainsi de comment mener vos pas tout en faisant mine d'être aveugle ?

sur ses joues rondes restent gravé son sourire de sale gosse, et il émet un silence qui dure, il te l'impose à son tour parce qu'il ne sait comment tu pourrais réagir à la fois au noir et au rien auditif - on entendrait presque le vent souffler même en intérieur.
ou peut-être est-ce la désillusion qui souffle sa peine ? pan ne veut pas faire semblant d'être protagoniste dans cette pièce de vérité parce qu'on dit que les vilains sont tout le temps masqué.
ce bandeau est son masque oui.

je n'ai pas envie d'être impossible. je n'aime pas les "je veux", ils me sont réservés. cela sonne comme une blague, mais pan ne rit pas. je préfère voir la déception.

c'est cruel et il détaille les traits de ton visage avec une malignité rusée, il veut t'apprendre par coeur avant que tu puisses l'apercevoir.

et puis même, si je me décidais à me montrer qu'est-ce que je perdrais ? tu crierais à tous que j'ai des secrets ? qui n'en-a pas ? c'est ça qui est censé arriver ?

il époussette son pantalon, théâtral et plein de bonne volonté, au final, à rentrer dans ce jeu de qui est le plus misérable dans sa volonté.

je n'ai pas de temps à perdre avec les gamines, tu sais. c'est dangereux de prétendre se donner ainsi à un inconnu, ou alors sans doute que tu mens ?

parce qu'il effleure ta jeunesse et la devine, tu n'es pas de son gabarit et tu ne le seras jamais. ou peut-être que tu as d'autres armes cachées dans ton dos, invisibles à ses yeux.
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Amelia E. Greengrass
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Re: l'arrache-cœur + amelia Aujourd'hui à 14:41

C’est une réalisation qui cogne contre les parois de mon large esprit, si vaste que les sons semblent creux. Un large univers, exempte de toute densité, et l’immensité de mes pensées font perdre la saveur des moindres images qui s’y tracent.
La vérité avait toujours été simple, la barrière inamovible de l’inconnu, la complexité des liens qu’une rencontre récente, si intense soit-elle, ne pourra compenser. Ma volonté s’affirme, marquant la puissance de tout ce que j’incarne, des désirs cloîtrés au fond des yeux comme des mots pétris d’une sèche détermination impossible à égaler.

Les refus, comme la chatouille intangible d’une main d’enfant ; les désaccords, comme la contestation aiguë, noyée dans le brouhaha de mes réflexions incessantes. Le silence n’existe pas dans mon esprit ; et malgré cette provocation évidente, comme l’angoisse d’une isolation et le dilemme d’un mensonge infini, l’interminable désir compense la pauvreté d’un monde privé de sa réalité.
Chaque instant, comme une seconde amorphe de raison, chaque réponse, comme un masque invisible que mes instincts suffisent à déceler.
Le mensonge n’a pas de consistance, d’utilité, et l’éclat de ta personne semble se perdre dans la banalité d’une liberté qui t’échappe déjà.

« Ce que tu veux n’a pas de sens, pas avec moi. Il n’y a que mes envies qui comptent à mes yeux, et tu ne te soucies que des tiens. »

Dans ce théâtre grotesque, chaque artiste ne tire les fils que de sa propre marionnette. Chaque conscience mène un combat absurde, éphémère, courant après le concept abstrait d’un bonheur qui trace les plus beaux des rêves.
Les désirs sont des fils, aux extrémités dressés par la silhouette de cette société destructrice. Les désirs sont fades, corrompus, ployant sous la fausseté de notre vie toute tracée. Les consciences prisonnières ; et je cherche plus loin, tournant le dos à la facilité, jusque dans les engrenages de la réalité-même.

« Pourquoi mentirais-je ? Je ne mens pas, ni jamais. Je conte le monde tel que je le vois, si impossible ou étrange que cela puisse être pour toi. »

Une fleur de désirs qui éclot à la lueur nocturne.
Un monde sans soleil, sans espoir, la sombre étendue d’eau qui clapite, en appelant au désespoir que je récite.
Si le monde devait disparaître, ne serais-je pas la moindre malheureuse ?

« Je ne te ferai rien du tout. Je n’ai pas besoin de ça. Si tu doutes de mes mots, teste donc ma volonté. Je n’ai pas peur, mon cher, et surtout pas du futur que tu me dicteras. »
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Re: l'arrache-cœur + amelia

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