here we go again // nessy (terminé)

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here we go again // nessy (terminé) Dim 30 Sep - 15:49

Avec ton état, tu as mis énormément de temps pour arriver jusqu'à la salle commune des Gryffondors. Tu ne pensais pas y mettre les pieds un jour et pourtant te voilà face à l'entrée. Ton corps entier se met à trembler : car tu sais qui s'y trouve de l'autre côté. Ton premier amour, ta première rupture. Votre relation est difficile depuis - mais frustré de cette fin et surtout de ne pouvoir le reconquérir tu l'as volontairement dégradé Socrate. Pourtant, tu ne peux t'empêcher de reprendre contact avec lui, d'essayer, d'essayer d'essayer même en ayant les Tudor sur ton dos. Mais ce soir, ce soir en particulier tu avais besoin de lui. Terriblement besoin de lui pour oublier cette soirée et surtout pour l'oublier lui, Trésor. Trésor. Trésor. Il ne devait être qu'un pansement, tu n'as jamais désiré une quelconque attache, il ne devait être qu'un comble pour toutes ces frustrations ressentis envers ton ex. Et te voilà à nouveau prisonnier dans une relation nocive. Ses dernières paroles t'ont glacé le sang. Tu ne te sens plus en sécurité. Tes doigts tremblent à chaque lettre - et tu manques de faire glisser les deux bouteilles à moitié vide que tu coinces contre toi.

je sis là,.,
02:15


La porte s'ouvre et tu aperçois le visage de Nessy malgré l'obscurité. Tu devines son expression. Même dans le noir complet, tu réussirais à le distinguer car tu le connais trop bien. Tu pénètres enfin dans la salle et dans un élan, te jettes désespérément dans ses bras. Son parfum te remémore de vieux souvenirs et la chaleur de son corps te réchaufferait presque, toi qui avais passé une bonne heure dans les couloirs du château. « Merci. Merci Nessy. Merci. » et lorsque tu cesses cette étreinte bien trop intime, tu le regardes les yeux rouges et larmoyants. « Je savais que tu ne me laisserais pas. » tu portes la bouteille d'alcool à tes lèvres. et plus tu bois, moins tu te sens bien. lorsque tu as quitté la soirée, tu n'as cessé les pleurs ridicules et ton taux d'alcoolémie n'a cessé d’accroître. Tu te sens minable et Dieu sait que tu détestes te sentir fragile et vulnérable toi qui passe les journées à montrer au monde entier l'amour que tu te portes. Tu brillais en ce début de soirée mais tu es devenu si terne Socrate. Tu fais pitié. Ton nœud papillon a disparu, ta chemise blanche est tâchée et ta queue de cheval ne ressemble désormais plus à rien. Ta main saisit son poignet. « Nessy je suis complètement perdu, je ne sais plus ce que je fais, pourquoi est-ce qu'il faut toujours que je me retrouve embarqué dans des problèmes ? Dis moi pourquoi ?? Pourquoi est-ce que je suis aussi minable ? Tu me trouves minable Nessy ?? » ton regard plonge silencieusement dans le sien et tu as l'impression que ça dure une éternité. ton cœur palpite, tes joues se font plus rouges car tu imagines poser tes mains sur son visage. tu réalises à peine la situation. tu es seul avec lui. et comme votre première rencontre, il te tend la main. tu finis par le relâcher et tu te précipites sur l'un des fauteuils car tes jambes ne tiennent plus en place - en te jetant dessus, une bouteille de soirée s'échappe de tes mains. « OH NON ! » et tu te mets à sangloter. tu pleures bruyamment. tu ne réalises pas à quel point c'est stupide, mais l'émotion est trop forte pour la refouler. « C'était mon amie... » et tu te soucis à peine des dégâts que tu venais de provoquer : sol est tâché, des morceaux de verres entourent le fauteuil où tu es vulgairement affalé, une seconde amie à la main. « Shhhhh Nessy faut pas faire trop de bruits. »



Dernière édition par Socrate Apóstolos le Ven 30 Nov - 1:39, édité 1 fois
Hennessy M. Tudor
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Re: here we go again // nessy (terminé) Jeu 4 Oct - 17:17

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Tu ne sais pas pourquoi tu avais accepté, pourquoi tu le laissais venir ici. Tu l'évitais dans les couloirs, mais ne pouvais t'empêcher de tendre l'oreille dès que tu entendais sa voix, juste pour t'assurer qu'il n'était pas encore coincé dans l'un de ses mille et un pétrin. Et c'est ce qui était arrivé. Il s'était fichu dans une situation épineuse et tu avais tendu la main, comme la première fois. Maintenant t'espères juste ne pas regretter ta décision, tes doigts tapant nerveusement ta tempe alors que tu fixes l'écran noir de ton téléphone.

Quand il s'illumine, tu te redresses brusquement, presque chancelant sur tes pieds avant de t'élancer vers la porte, l'ouvrant pour le laisser entrer dans la salle commune. Y'a un instant de flottement, où vous vous observez sans rien dire. Tu peux déjà sentir tes épaules se détendre — certes, il est amoché et clairement pas serein, mais bel et bien en face de toi. Puis le Serpentard est de nouveau en train de se mouvoir, dans tes bras en un clignement de paupière alors que la porte se referme derrière lui. Et toi ? T'hésites une seconde, lui retournant son étreinte, l'une de tes mains lui serrant doucement l'épaule, comme si tu cherchais juste à le rassurer sans avoir à ouvrir la bouche. Pas tout de suite.

Il se détache, après t'avoir remercié — tu hoches la tête avec un mince sourire, qui disparaît à la seconde où Socrate porte l'une des bouteilles à ses lèvres. «C'est peut-être p—» Le reste de ta phrase se meurt dans ta gorge lorsqu'il attrape ton poignet et tu l'écoutes sans piper mot lorsqu'il se lance dans sa tirade. Je ne sais pas, que t'as envie de répondre à la moitié de ses questions. C'est vrai après tout, tu ne sais ni comment il fait pour toujours finir dans des situations pareilles ni ce que tu pourrais lui répondre lorsqu'il te demande pourquoi. Tu me trouves minable ? Fronçant les sourcils, tu ne peux pas rester silencieux après cela. «T'es pas minable Socrate.» T'as la fichue manie de sauter à pieds joints dans les conflits et d'être franchement désagréable quand tu le désires, mais t'es pas minable. Ça, ça reste coincé dans tes pensées, t'es pas certain de pouvoir le dire à voix haute et tu te contentes donc d'un air qui se veut réconfortant.

Tu ne cherches toutefois par à le retenir lorsqu'il te relâche de nouveau, se dirigeant sans doute vers les fauteuils rouges de la salle commune. En fait, tu ne bouges pas, inspirant pour calmer la certaine nervosité qui grimpait bien malgré toi. C'est le bruit du verre qui se brise et son exclamation qui te font brusquement sursauter, te retournant pour constater l'ampleur des dégâts. L'une des bouteilles venait de voler en éclat au sol, son contenu imbibant le tapis antique tandis que ton ex éméché sanglote sur la perte de son bien. La situation serait ridicule si tu n'étais pas rongé par l'inquiétude, déjà en action pour t'assurer qu'il n'a rien de cassé. Visiblement non, avec sa seconde amie en main et sa remarque qui t'arrache un ricanement.

«Je suis très silencieux, moi C'est dit sur le ton de la plaisanterie, mais tu jettes quand même un regard vers les escaliers, cherchant à déceler une quelconque agitation. Quand personne n'apparaît dans l'embrasure sur la porte, tu soupires, autant de fatigue que de soulagement. «Ne bouge pas, je vais chercher ma baguette pour, euh, régler... ça.» La fin de ta phrase est ponctuée par un mouvement de la main en direction des débris.

T'éclipsant par la suite pour récupérer ce que tu cherchais, tu t'appliques soigneusement à ne faire aucun bruit quand tu navigues dans la pièce, histoire de ne pas réveiller tes compagnons de chambre. Une fois de retour dans le salon principal, un simple Reparo et le verre retrouve sa forme initiale. «Tergeo Murmures-tu, observant d'un oeil critique le liquide disparaître sans laisser de trace, alors que tu poses la bouteille vide sur la table basse. Maintenant que ce problème était réglé, il y en avait un autre. Fixant ce qu'il tient entre ses doigts, tu pointes l'alcool, une mine un poil réprobatrice ornant ton visage. «Je pense que tu as suffisamment bu pour ce soir, non ?»

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Re: here we go again // nessy (terminé) Sam 20 Oct - 18:45

T'es pas minable Socrate. T'es pas minable Socrate. T'es pas minable Socrate. C'est Hennessy qui le dit, lui-même en personne. T'es pas minable. Et tu n'y crois pas une seule seconde, mais l'entendre te fait du bien. C'est ce que tu voulais entendre, qu'il le pensait ou non. Bien sûr que tu es minable, il n'ose seulement pas de le dire - tu en es persuadé. Avec cet état ou pas, il ne se le permettrait pas. Il est si bon. Un peu trop même parfois, comme ce soir. Alors tu lui adresses un faible sourire comme si tu le remerciais - sans en être convaincu cependant. D'un coup de baguette et d'un seul mot, le Gryffondor répare les dégâts que tu as causé. Tu l'observes en te recroquevillant sur le canapé, serrant ton autre bouteille contre toi comme si tu cherchais à le protéger de ce monde cruel - car tu  bien qu'elle ne restera pas très longtemps entre tes mains. Et la remarque de Nessy confirme tout cela. Tu fronces les sourcils et plisse les yeux et, comme un signe de provocation tu retires le bouchon pour engloutir une bonne grosse gorgée. « Tu as raison Nessy mais est-ce que ça change quelque chose ? Que je m'arrête ou que je continue ça change quoi ? Je suis au fond du trou. Laisse moi rester au fond du trou pour ce soir. Et t'as pas intérêt à me l'arracher des mains, je te préviens. » le ton ne se veut pas réellement menaçant, juste que si jamais il te la confisquait tu risquais d'être encore plus intenable. « Je dois t'apprendre quelque chose. Les autres sont habitués à me voir dans cet état-là, c'est normal. C'est parce que je m'amuse trop alors forcément je bois trop et je suis tellement heureux - trop heureux qu'au bout d'un moment c'est trop haut, ça franchi une... une je ne sais pas, espèce de limite et. Tout, absolument tout rechute, tout retombe à zéro, à n'importe quel moment Nessy, je me mets à pleurer. Sans aucune raison particulière. » le bonheur pour toi n'est qu’éphémère, comme si tu n'y avais pas le droit d'y goûter. Comme si lorsque les choses se passent bien, c'est forcément suspect car c'est signe d'un malheur qui s'approche. c'est peut-être parce que tu repenses à toutes ces choses Socrate, que tu es au fond du trou ces soirs-là.

Les larmes te montent aux yeux. « Alors on m'ignore c'est normal, parce que je veux juste attirer l'attention, parce que c'est épuisant de s'occuper d'un type torché quand on veut profiter de sa soirée ! Mais ce soir ça n'était rien de tout ça. Ca n'était pas à cause de moi ou de l'alcool Nessy, je te le jure, j'ai eu peur. J'ai eu si peur... j'ai l'impression que ça recommence... » Tu te lèves, te jetant à nouveau aux bras du Gryffondor. « J'ai peur Nessy. » La présence du rouquin te rassure, sa voix te conforte et l'avoir si près de toi était devenu quelque chose d'inaccessible. c'est une chance, qu'il soit seul et surtout là pour toi. Tu sais ce que tu fais Socrate et surtout ce que tu dis. Tu le connais presque par coeur, ses peurs, ses inquiétudes par rapport à toi. Tu en joues sans réellement en jouer, car c'est la vérité : tu étais effrayé. L'attitude de Trésor était plus qu'étrange voire anormal. Et tu te sentais menacé. Nessy était indispensable pour ne pas retomber dans le piège d'un passé que tu connais déjà trop bien. Malheureusement Socrate, tu es loin d'être blanc comme neige. « Me laisse pas Nessy s'il te plaît m'abandonne jamais... je fais n'importe quoi depuis que tu n'es plus à mes côtés.... vraiment... n'importe quoi... » tu t'écartes de lui, essuyant tes larmes. Tu viens prendre sa tête entre tes mains, lui adressant un doux sourire - presque réfléchi, mesuré. « « Je n'irais jamais bien si tu t'éloignes de moi, sache le. »

Hennessy M. Tudor
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Re: here we go again // nessy (terminé) Sam 27 Oct - 7:24

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Tu n'es pas étonné de son attitude quand tu mentionnes sa bouteille, ni même quand il en prend une gorgée comme pour te narguer. Levant les yeux vers le plafond et une main en signe de capitulation, tu t'installes sur le fauteuil en face de lui, une jambe coincée sous l'autre. «C'est bon, j'ai compris.» Tu ranges ensuite ton téléphone dans tes poches, t'inclinant vers l'avant lorsqu'il se met à parler. À voler trop haut, il retombe, s'écrase. Il s'amuse puis pleure, alternant entre euphorie et tristesse et... tu ne sais pas trop quoi lui répondre. Être moins excessif ? Moins prompt à la grandeur ? C'est tellement Socrate que tu ne peux pas lui dire de ne plus être lui-même. Après tout, c'est la raison pour laquelle tu as mis fin à votre relation ; tu ne veux pas le changer. Ce n'était pas à toi de t'en charger, de lui forcer la main, seulement de gentiment lui exposer ses torts — qu'il les accepte ou non était hors de ton contrôle. Tu préfères ne rien dire, un simple mmh pour signifier que tu l'écoutes toujours, sans que ce soit un assentiment ou une négation.

Mais tu remarques l'inflexion de sa voix, à défaut de pouvoir discerner avec précision les traits de son visage. Tes sourcils se froncent, une ligne inquiète apparaissant sur ton front quand il t'avoue avoir peur. Tu veux ouvrir la bouche, mais l'instant d'après, il est dans tes bras et tu dois légèrement bouger pour être confortable, tes mains reposant sur son dos — tu frictionnes doucement celui-ci. Comme si tu voulais le rassurer. «J'suis là.» T'avais hésité un peu, mais c'est vrai après tout. T'es toujours dans le portrait, même si tout est fini entre vous, mais ça n'allait pas éternellement être le cas. Un jour, il allait devoir vivre sans toi.

Et tu ne bouges pas, ne cherches pas à le repousser quand il se tait, ton menton posé sur son épaule et tes doigts toujours appuyés contre lui. L'angle de votre position n'est pas agréable, mais tu ne veux pas te mouvoir et briser le calme qui règne maintenant. Tu veux juste être là pour lui, lui faire silencieusement comprendre que même si vous n'étiez plus ensemble, il comptait toujours pour toi. Quand sa voix s'élève de nouveau, tu n'esquisses aucun mouvement, l'écoute d'une oreille attentive. «J'vais nul part Socrate.» que tu murmures quand il se dégage doucement, ses mains glissant sur tes joues alors qu'il sourit. Tu lui retournes, toujours aussi inquiet, mais ton air se fige, se crispe. Je n'irai jamais bien si tu t'éloignes de moi.

Carrant la mâchoire, tu recules, l'arrière de ton crâne désormais appuyé contre le dossier du fauteuil, tes bras retombant sur tes cuisses. Certes, tu te fais du souci pour lui. Certes, tu cherches à le protéger tel un chevalier servant. Certes, tu veux qu'il aille mieux. Sauf que tu ne seras pas toujours sa béquille, la personne sur qui il peut s'appuyer en quête de réconfort. T'as peut-être une vision trop optimiste des choses, des lunettes roses posées sur le nez, mais t'es pas complètement stupide. Tu réalises lentement le chemin sur lequel tu t'es engouffré, sur quelle pente t'es en train de glisser, sans possibilité de te rattraper et une mine sombre s'affiche sur ton visage, ton regard soudainement plus dur qu'il ne l'était quelques instants plus tôt, toutes traces de préoccupation soudainement disparues. «J'vais nul part maintenant, mais j'serai pas toujours là.» T'inspires, tes yeux évitant maintenant les siens. «Tu vas faire quoi quand ça va arriver ? Vers qui vas-tu te tourner ? Tu ne peux pas te reposer uniquement sur moi, j'suis pas la seule issue possible.» Oui, je t'aime, peut-être pas comme tu l'aimerais, tu comptes à mes yeux, mais on est plus ensemble Socrate que tu ne dis pas,

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Re: here we go again // nessy (terminé) Sam 27 Oct - 16:21

L'avoir contre toi après tout ce temps te réchauffe le cœur, et lorsqu'il ose enfin poser ses mains sur ton dos, tu retiens quelques larmes. Le silence règne dans la salle des rouges car tu savoures ce moment que tu considères comme précieux. Ça n'arrivait pas tous les jours et ses frères et sœurs gardaient toujours un œil sur tes attitudes venimeuses. Tu es un cobra Socrate, le reptile n'est pas ton patronus pour rien. Les yeux fermés, tu humes son parfum comme pour te souvenir de cette vieille époque qui n'existe que désormais dans votre mémoire. Tu éprouves soudainement des regrets, puis des remords. Tu aimerais changer certaines choses. Tu aimerais revenir en arrière et te changer. Puis tu te rappelles, que tu avais déjà essayé. Retourner dans le temps pour quoi faire Socrate ? Revivre cette douleur une seconde fois, car tu es incapable de changer ?

Nessy te rassure, il est l'être que tu chéris le plus après ta mère et ton père. Tu l'aimes encore, tu l'aimes terriblement. Qu'est-ce qu'il se passera, lorsqu'il ne sera plus à tes côtés ? Lorsque vos chemins se sépareront ? Tu préfères ne pas y penser mais c'est pourtant tout ce qui te vient à l'esprit lorsque tu observes son visage de si près. Le Gryffondor est ton talon d'Achille, ta plus grande faiblesse c'est pour cela qu'il est aussi Eurydice. Pour lui, tu te retournerais sans hésitation au son de sa voix, quitte à passer le restant de tes jours en enfer pour ensuite le regretter. Ta faiblesse, ta faiblesse...

Lorsque tu lui glisses tes derniers mots, tu le sens drôlement étrange. Comme si soudain, un miroir de glace s'était installé entre lui et toi. Tu n'es pas aveugle Socrate, tu scrutes beaucoup trop chacune de ses réactions. Et tu avais dit quelque chose de déplaisant. Le voilà moins réceptif : il se recule. Son regard change, il devient plus ferme. C'est hallucinant, tu l'as transformé en quelques secondes seulement. Bien que Nessy était presque l'incarnation de la bonté sur cette terre, tu n'aimes pas le regard qu'il t'offre en cet instant. et tu n'es pas prêt d'entendre ce qui allait suivre. J'serai pas toujours là. pour ensuite fuir ton regard. Tu vas faire quoi quand ça va arriver ? J'suis pas la seule issue possible. Qu'est-ce qu'il essaie de te faire passer comme message ? Tu ne réagis pas, mais tu ravales bien rapidement tes larmes. Ton état change, lui aussi change. Il venait te refroidir toutes tes émotions. Pourtant, tu décides de t'installer sur ses genoux comme sa bien aimée, enlaçant sa nuque de tes bras. « Quand ça arrivera je ne ferais rien et je ne me tournerais vers plus personne car je n'aurais plus personne. Nessy ce que tu ne comprends pas, c'est que tu es le seul qui compte à mes yeux. Les autres, les amis... c'est différent. Totalement différent. Je crois que tu ne réalises pas à quel point tu es précieux pour moi. » ta tête se repose contre contre le creux de son cou, tu esquisses un petit sourire. Tu es si bon avec les autres, avec moi. Je ne te mérite pas, c'est certain et je te le jure, je te le jure que je regrette énormément de choses. Tu es le seul qui me fait ouvrir les yeux. » tu marques une pause. « Mais Nessy, ce que tu viens de dire me blesse énormément. Tu parles comme si tu envisageais dans un futur proche, très proche, de m'oublier définitivement de ta vie... » tu saisis son visage entre tes mains pour le tourner vers le tien, le forçant ainsi à t'observer droit dans les yeux. « Est-ce que je te fais pitié ? Est-ce que c'est pour cette unique raison que tu me tends la main ? Que tu as accepté de m'accueillir ce soir ? Dis-moi la vérité Nessy. Si tu ne seras pas toujours là, c'est parce que tu envisages de te débarrasser de moi un jour ? Toi aussi ? » tu repenses à celui que tu as aimé et qui est mort. puis à Trésor. Tes doigts s’enfoncent dans ses joues. et lorsque tu réalises que tu es aux côtés de ton ange gardien, tu relâches la pression constatant ta bêtise. Le son de ta voix s'affaibli. « Tu ne m'aimes pas ? »

Hennessy M. Tudor
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Re: here we go again // nessy (terminé) Mar 30 Oct - 5:51

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L'air qui étire ses traits fait écho aux tiens et tu t'attendais à ce qu'il recule, se détache, pas qu'il se pose sur tes genoux. Ça te force à retirer tes mains, les poser sur les accoudoirs pour lui faire place. Tu serres ceux-ci, à défaut de le repousser, tu ne sais pas si t'aurais été brusque — probablement, préférant donc ne rien dire. Y'a un sentiment d'inconfort qui grimpe le long de ton échine, s'infiltre dans tes membres, jusqu'aux extrémités de tes doigts enfoncés dans le fauteuil antique. T'avais jamais vraiment été gêné par votre proximité, tu lui avais retourné son étreinte après tout, mais maintenant, quand votre conversation adresse l'impasse dans laquelle vous vous trouvez, t'as qu'une envie : celle de mettre de la distance entre vos deux corps.

Mais t'es coincé là, alors que ses bras se glissent autour de ta nuque, nouvelle entrave qui t'empêches de te mouvoir. «Socrate...» Tu commences à peine ta phrase que le reste tes mots se meurt au fond de ta gorge quand il pose sa tête contre ton épaule, son visage dans le creux de ton cou. Et tu n'ajoutes plus rien, tes lèvres ostensiblement pincées alors que ton visage s'assombrit. Ça ne devait pas se passer comme ça. Tu voulais le rassurer, pas te battre contre lui. Pas être mal à l'aise en sa présence. Pas avoir le besoin de fuir son contact. Arrête de penser que je suis le seul qui peut t'aider. Il n'y a pas que moi qui ait suffisamment de bonté dans cette école. que t'as envie de lui dire, de lui hurler. Tu veux lui faire comprendre que même tu voulais l'aider, t'avais aussi une vie. Une vie en dehors de lui.

«J'veux pas t'oublier.» Ses doigts sur tes joues te coupent dans ton élan, te réduisent de nouveau au silence et te force à suivre le mouvement, obligé de le regarder dans les yeux alors que t'évitais soigneusement de le faire. Y'a sa poigne qui se serre au fur et à mesure de ses paroles, ses ongles qui menacent de creuser dans tes cicatrices, d'agrémenter ton visage abîmé de petits croissants de lune et tu paniques plus que tu ne l'aimerais, ton regard presque affolé l'implore silencieusement de te lâcher. Tu ne sais pas si c'est pour ça, absorbé comme il est dans ses pensées, qu'il relâche soudainement sa prise mais tu souffles, déglutis péniblement alors que tes paupières papillonnent, font vaciller ta vision.

Son interrogation te fait tiquer et tu prends quelques secondes pour calmer ton coeur qui s'est emballé et ton irritation qui ne s'est toujours pas dissipée — elle n'avait fait que croitre. T'arrives à gérer le premier, la seconde, c'est sans grand succès. «Je ne t'aurais pas laissé entrer ici si tu ne comptais pas un minimum à mes yeux. J'aurais pu te laisser à ton sort et je ne l'ai pas fait.» Les muscles de ta mâchoire se contractent, tourmentés par la pression que tu exerces sur tes dents. Tu constates aussi que tu ne sens plus tes doigts, agrippés aux accoudoirs depuis d'interminables minutes et lèves légèrement les bras, serrant et desserrant les poings pour retrouver quelconque sensation. «Je ne sais pas ce que tu es venu faire ici Socrate. Je t'offre mon support, mais visiblement, ce n'est pas ce que tu espères.» Tu marques une pause, laisse le silence s'étirer pendant quelques secondes puis brise celui-ci d'un soupir fatigué. «Est-ce que je me trompe ?»

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Re: here we go again // nessy (terminé) Lun 5 Nov - 1:40

Lorsque tu t'es rendu compte de la pression que tu avais exercé sur ses pauvres cicatrices, tu avais fini par y apporter de la douceur en glissant tes doigts sur celles-ci. Comme pour espérer y effacer la douleur. Comme pour espérer y effacer ton geste. Mais il est totalement crispé, tu sens les muscles de son corps se tendre. Il y a un changement qui se produit aussi bien dans sa gestuelle que dans la manière de t'observer. L'attrapeur des Gryffondors dit ne pas vouloir t'oublier et pourtant les doutes t'envahissent. Hennessy a toujours été sincère, mais l'est-il réellement ? L'est-il réellement ce soir ? N'essaierait-il pas de te brosser dans le sens du poil pour te calmer ? Pour ne pas à avoir une conversation qui pourrait rapidement s'envenimer ? Ils sont malins, ces rouges. Ses paroles te blessent et pourtant il ne s'agit que de la vérité que tu essaies si bien de masquer. Ce vice que tu espères camoufler derrière tes airs de pauvre garçon si perdu et si désespéré - bien que tu le sois réellement en cet instant. Le désespoir rend fou.

Le silence s'installe, se brise par une question. Et à nouveau, le malaise et l'angoisse semblent dominer cette pièce. Aucun son ne sort de ta bouche, comme si tu n'avais plus aucun moyen de nier, comme si on t'avait attrapé en plein flagrant délit. Pourtant tu ne te laisses pas déstabiliser, bien que le silence qui s'installe pour la énième fois suffirait comme réponse. Tu as raison Nessy. mais ce serait beaucoup trop facile. Ton regard noisette plonge dans le sien. « Tu n'as répondu à aucune de mes dernières questions. Absolument aucune. Aucune. » ta voix tremble comme si tu étais sur le point de craquer. « Tu le sais que j'ai toujours besoin de toi et ce soir plus que d'habitude. J'aimerais t'oublier, j'aimerais que la vie mette en travers de mon chemin les bonnes personnes. La bonne personne. Mais une fois de plus on me met face à des tarés, qu'est-ce que je suis censé faire ? Qu'est-ce que je suis censé faire quand tu es le seul qui peut me sauver ? » tes doigts s'agrippent sur son t-shirt et tu te courbes pour cacher ton visage contre sa poitrine. « Tu ne sais même pas à quel point je me sens mal, tu ne sais même pas... à quel point je m'accroche à toi pour ne pas m'accrocher à la mauvaise personne Nessy... » les sanglots résonnent dans la salle commune des Gryffondors. Toi même acteur de ton propre cinéma, tu ne sais plus à quoi tu joues, ce qui est sincère et ce qui ne l'est pas. Mais ce qui est réel, c'est la peine que tu ressens ce soir. C'est la douleur qui t'écrase le cœur lorsque tu réalises que ça ne sera plus jamais comme avant. Tu te perds Socrate. « Je t'aime encore Nessy. » tes larmes tombent sur son t-shirt que tu finis par relâcher. Tu as du mal à déglutir mais tu oses lever tes mirettes pour observer les siennes. Tes mains enveloppent à nouveau son visage pour qu'il t'affronte, pour qu'il pense plus à rien d'autres qu'à ces paroles que tu répètes faiblement. « Je t'aime encore. »

Hennessy M. Tudor
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Re: here we go again // nessy (terminé) Mar 13 Nov - 2:40

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T'es faible Hennessy. Ta rancoeur, aussi justifiée soit-elle, fond comme neige au soleil quand il plonge son regard dans le tiens, quand il te remet aux visages les questions que t'as soigneusement évitées. Non, je ne te prends pas en pitié. Non, je ne veux pas me débarrasser de toi. Et non... je ne t'aime plus comme tu l'espères. T'as envie de lui dire, de finalement mettre fin à tout ça, de lui faire comprendre, mais tu vois toute la douleur dans ses prunelles, tu entends le désespoir dans sa voix et ton coeur se serre.

T'es faible Hennessy, parce que lorsqu'il agrippe ton t-shirt, tes mains se posent sur lui, frictionnent de nouveau son dos. T'es en droit d'être agacé, mais toutes traces de ton irritation vient de se faire ensevelir par l'inquiétude. Comme d'habitude. Parce que quand on en vient à Socrate, t'es toujours en train de t'en faire pour lui, ses paroles précédentes ne font que renforcer tout ça. Au fond, tu ne sais même plus si c'est lui qui s'accroche à toi, ou si c'est toi, en cherchant à le protéger, qui s'accroche à lui.

T'es faible Hennessy. Tu dis rien, ni quand ses sanglots te parviennent aux oreilles, ni quand il te dit qu'il t'aime. Ta respiration se bloque et tes doigts se figent quelques secondes. Je suis désolé. Je suis désolé. Je suis tellement désolé scande ton cerveau, ta bouche trop sèche pour pouvoir articuler quoi que ce soit d'intelligible. Pipelette réduite au silence par quelques petits mots.

T'es faible Hennessy, parce que dès qu'il pose ses paumes sur tes joues, tu bouges les tiennes pour attraper les siennes. Pas pour les retirer, juste pour tenir ses doigts, alors que ton pouce trace doucement un cercle sur le dos de sa main. «Je peux pas Socrate.» commences-tu, ta voix croassante se faisant aussi douce que possible. «Je veux pas te mentir, te dire que c'est réciproque, ça te ferait trop de mal. Ça me ferait trop de mal.» T'arrives même pas à t'imaginer être aussi faux, à feindre des sentiments pour lui remonter le moral. Tu ne pourrais jamais te jouer des émotions de quelqu'un, encore moins celles de ton ex, tu préfères être sincère, quitte à briser le lien ténu qui vous lie encore tout les deux. «Ça n'a pas fonctionné entre nous, ce sont des choses qui arrivent. Parce que je ne peux pas te demander de changer, d'être quelqu'un que tu n'es pas. C'est pas juste. Mais notre rupture ne m'empêche pas de t'aimer.» T'apposes un peu de pression, ton index sur ses phalanges. «Juste pas comme tu l'aimerais.» Y'a un sourire triste qui ourle tes lèvres quand tu cherches tes mots, tout ce que t'as envie de lui dire sans lui faire plus de mal. «Et si tu veux plus me voir, m'oublier, c'est correct. Je regrette pas le temps qu'on a eu ensemble.»

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Re: here we go again // nessy (terminé) Dim 18 Nov - 21:34

A quoi tu t'attendais Socrate ? A une réciprocité ? C'est stupide et tu le savais. Tu le savais. Il ne répond pas à tes sentiments. Il n'aimerait pas faire semblant pour te faire plaisir et enfin, il t'aime mais pas à ta manière. Ses paroles pourraient soulager ton cœur, tu pourrais te contenter de ce lien qui vous uni encore mais qui est certes différent, tu pourrais accepter cette situation. Mais tu ne veux pas car tu ne comprends pas. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il ne t'aime plus ? Qu'est-ce qu'il faut que tu fasses ? Que tu changes ? Tu as essayé pourtant. Tu as essayé. Et même si tu devenais différent réellement, est-ce que ça changerait quelque chose ? Est-ce qu'il t'aimerait à nouveau ? Non, non tu ne penses pas. Et ce soir encore tu as échoué. Alors il faut que tu cesses, que tu cesses d'espérer. Que tu cesses de croire qu'il est le seul dans ta vie : et pourtant c'est comme ça que tu le ressens. Les souvenirs en sa compagnie sont les plus beaux et les plus précieux. Ça te fend le cœur de croire revivre ce bonheur lorsque lui, a définitivement tourné la page. C'est difficile d'accepter des décisions lorsque ça n'est pas toi qui les prends.

Ses doigts sur tes mains, tu retires les tiennes d'un geste un peu trop brusque et te dégages de ton ex, titubant légèrement lorsque tu te tiens debout et le regard différent. Un regard qu'on ne saurait déchiffrer mais tes gestes eux, sont beaucoup plus parlant. Un silence s'installe et tu essuies tes larmes à l'aide des manches de ta chemise blanche. A te voir, on te croirait vexé et blessé profondément dans ta fierté malgré les mots doux d'Hennessy : il n'y peut rien le rouge. Il fait pourtant bien attention pour éviter une quelconque blessure. Mais ça ne marche pas. Ça ne marche pas. Ça ne suffit pas, ça n'est pas ce que tu veux. « Alors quel est le problème ? Quel est le putain de problème Hennessy ? Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Qu'est-ce que tu ne supportes pas ? Qu'est-ce qui fait que tu ne m'aimes plus ? Ce que je fais ? Ce que je dis ? Comment je me comporte avec les autres ? C'est quoi ? Dis le clairement que je comprenne ! DIS LE ! PARLE ! PARLE A LA FIN ET CESSE DE TOUJOURS TOURNER AUTOUR DU POT ! TU NE FAIS QUE CA ! » tu t'avances, et ta main vient bousculer son épaule. « Tu me prends pour un abruti ? » tu recommences. « TU ME PRENDS POUR UN ABRUTI ?! » La colère s'empare de toi et tu deviens complètement hystérique. « Tu ne fais que mentir, tu ne fais que te mentir et me mentir depuis tout à l'heure c'est dégueulasse. "Si tu veux plus me voir, m'oublier..." pourquoi tu dis ce genre de choses ?! POURQUOI ?! Moi je le sais Hennessy. Tu le sais aussi, parce que tu n'attends que ça que je te laisse enfin tranquille. Je sais que je compte un minimum pour toi, mais je sais aussi que si je venais à quitter Poudlard tu en serais ravi. Parce que je suis un parasite. Parce que mon comportement te dérange. Parce que je suis trop méchant avec les autres ? Parce que je dis des choses affreuses et difficiles à entendre pour vos pauvres petites oreilles de Gryffondor fragiles ? » Tu pointes ta baguette menaçante sur lui. « Ecoute moi bien et ne t'avise pas une seule seconde à me couper. Je vais te dire des choses affreuses Hennessy. A partir de maintenant pour moi tu n'es qu'une pauvre pourriture à mes yeux, une sous-merde de Gryffondor. Un lâche qui est incapable de dire ce qu'il pense réellement par peur de me blesser parce qu'il croit que je suis en sucre et qu'il préfère surtout me passer la pommade pour que je lui foute la paix ?! Comme c'est triste je perturbe ton petit train-train quotidien MORGAN ? TU ME DEGOUTES, DE NOUS DEUX TU ES LE PIRE ! LE PIRE ! TU. N'ES. PAS. HONNÊTE. MAUDIS SOIS TU ! » et tu perds complètement la tête, ce que tu racontes n'a pas toujours du sens et au fond, tu ne le penses pas. Mais l'hystérie prend entièrement possession de toi et tu entres dans une colère folle. tu n'es plus maître de ce que tu dis. Maintenant, c'est trop tard. « Je vais pourrir ta petite maison rempli de débiles qui se prennent pour des justiciers comme toi. Vous faites pitié à croire que le monde doit être rose, à croire qu'on est mauvais parce qu'on agit mal. Lamentable. Et crois-moi que cette fois... CETTE FOIS TU N'ENTENDRAS PLUS PARLER DE MOI PARCE QUE TU N'ES PLUS PERSONNE A MES YEUX ! PLUS. PERSONNE. RIEN QU'UNE SOUS MERDE. UNE SOUS MERDE ! » tu as fini.

Hennessy M. Tudor
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Re: here we go again // nessy (terminé) Lun 26 Nov - 4:30

I still find pieces of you
in the back of my

mind
Tu t'étais fait doux, inquiet, t'avais cherché à le rassurer, à ne pas le brusquer. Pendant quelques instants, tu croyais que ça allait, et tu avais légèrement bougé tes doigts, effleurer les siens avec douceur. Puis ils s'étaient retirés, brusquement. Ça t'arraches une exclamation surprise quand il se relève avec précipitation, t'observes d'un regard sombre qui contraste avec celui qu'il t'adressait quelques secondes plus tôt et t'es figé sur place.

Tu veux ouvrir la bouche, lui demander ce qui ne va pas, mais tu ne dis rien. Pas quand il commence à parler, sa voix vibrante de colère. Pas quand il te demande ce qu'il a fait de mal, ni quand il t'accuse de tourner autour du pot. Parce qu'on est pas fait l'un pour l'autre, parce que mes sentiments ont changé. Tu veux te relever, sauf qu'une pression sur ton épaule te force à rester assis. La seconde fois, tu te retrouves un peu plus calé dans le fauteuil et tu carres la mâchoire. T'aimerais t'expliquer, justifier tes actions, mais il ne te laisse pas la chance de parler, trop absorbé par sa fureur pour t'offrir la chance de caser un seul mot.

Et ta colère enfle un peu plus à chacun de ses mots, fait trembler tes mains que tu t'efforces de garder sur tes genoux. T'as envie de te lever, d'attraper la baguette qu'il pointe sur toi — t'intimant de te taire et de le laisser terminer, pour la lancer plus loin et le tirer par le col jusqu'à le faire sortir de la salle commune sans autre forme de procès. Il insulte ta maison, ses membres supposément fragiles et imbéciles, puis te qualifie de lâche, de menteur, de pourriture et tu ne dis rien.

Ce n'est qu'à la fin de sa tirade que tu te redresses sur tes deux pieds, le contournant silencieusement pour attraper la bouteille vide et l'autre, à moitié pleine d'une main. De l'autre, tu écartes la baguette orientée vers ta personne, lui fourguant ses biens dans les bras. «Tu sors. Maintenant Y'a plus une seule trace de chaleur dans ta voix, elle s'est fait atrocement glaciale, s'opposant avec la lueur rageuse qui brille dans tes yeux. Et s'il ne bouge pas tout de suite, tu ne te gêneras pas pour le faire toi-même, avec beaucoup moins de délicatesse que ce que tu lui offres présentement.

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Re: here we go again // nessy (terminé) Ven 30 Nov - 1:36

Après cette tornade, un lourd silence s'installe. On y entend que ta puissante respiration que tu essaies de calmer au fur et à mesure. Tu ne quittes pas le lion des yeux car maintenant tu devais en assumer les conséquences. C'est trop tard Socrate, tu ne peux plus retourner en arrière : le mal est fait et tu en as bien conscience. Cette fois, tout est définitivement fini. Peut-être que tu en avais besoin Socrate. Qu'il te déteste, ça sera ainsi plus facile pour toi de passer à autre chose : bien que tu ne sauras jamais réellement l'oublier. C'est peut-être pour ça, toutes ces insultes, toute cette méchanceté gratuite. Avec toi c'est tout ou rien et la décision tu l'as prise ce soir : rien. Aimer qu'un peu ? Tu ne peux pas vivre avec un minimum d'amour. Alors tu acceptes de supprimer le peu de sentiment qu'il ressent à ton égard. Il est bien plus facile d’hair que d'aimer. Il est bien plus facile de détruire que de construire. Tout ne prend que quelques secondes. Et en quelques secondes, tu venais effectivement de tout détruire.

Tes traits ne s'adoucissent pas, tu serres les poings et le regarde comme s'il s'agissait de ton Némésis. Comme si tu le haïssais véritablement. Je te déteste, je te déteste, je te déteste, je te déteste. répètes-tu pour t'en persuader, puis tu reprends. Je te déteste, je te déteste, je te déteste. c'est tellement plus facile d'assumer les choses de la sorte. Tellement plus facile. Hennessy se lève silencieusement. En effet, il ne t'a pas coupé la parole une seule fois, et pourtant ça ne te satisfait pas. Tu n'aimes pas le silence. Tu ne comprends pas. Il est fout de rage, alors pourquoi est-ce qu'il retient sa colère ? Tu le vois car ses mains tremblent et ses iris brûlent. Qu'il dise quelque chose. Qu'il parle. Qu'il hurle. Qu'il t'insulte. Qu'il lève la main si ça lui chante, mais bon sang, qu'il fasse quelque chose.

Pas le silence. Pas de l'indifférence. Pas de l'ignorance. C'est tout ce dont tu as horreur, c'est tout ce dont tu exècres. Tu n'ajoutes plus rien car tu as bel et bien terminé : et pourtant tu restes planter là à attendre naïvement une réaction de sa part. Seulement, il ramasse les bouteilles qu'il te plaque contre ton torse. L'une vide et l'autre à moitié pleine : ça te rappelle à quel point tu es lamentable. Et tu comprends rapidement ce que ça signifie. « Tu sors. Maintenant. » un ordre et c'est tout. Rien de plus, rien de moins. Tu trembles tellement que les bouteilles vibrent à leur tour. Les larmes te montent doucement aux yeux car la colère ne redescend pas, et tu rêverais de saccager leur salle. tu veux tout détruire. Tout, absolument tout. Mais ce que tu fais réellement, c'est lui adresser un dernier regard rempli de mépris et de dégoût. Puis tu lui tournes le dos et franchi enfin cette porte.

C'est une fois dans les couloirs du château en direction de ton dortoir que tu relâches enfin toute cette frustration, que tu peux perdre ta dignité seul et en paix, étouffant tes sanglots entre tes mains. Tu les détestes tous.

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