La conquérante au repos [RP solo -plusieurs parties] [RP vacances]

Bertram Godfrey
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Bertram Godfrey
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La conquérante au repos [RP solo -plusieurs parties] [RP vacances] Lun 1 Oct - 18:36

La conquérante au repos

Minerva Godfrey & Bertram Godfrey

Si quelqu’un prenait un cliché de toi, Minerva, c’est probablement comme ça que tu le baptiserai. Avec tes jambes élégantes mais fatiguées sur ton canapé velouté, ta robe de designer et les escarpins déjà abandonnés au profit de tes talons douloureux. Toute la journée tu t’es battue, tu as conquis en dépit des difficultés et des incapables qui t’entourent. Le soir tu aimes oublier tes tracas dans un bon verre de vin rouge, trop fatiguée et trop vaniteuse pour te changer. Ton regard inflexible se pose sur l’écran qui braille des dialogues de séries télé moldues - un autre de tes plaisirs coupables. Ta main s’égare dans tes cheveux pour libérer tes mèches de ton chignon.

La petite infirmière-en-chef est insolente envers ses subordonnés et ça t’arrache un éclat de rire distingué. Tu rêverais de pouvoir être aussi sèche et insolente avec tes laquais. Car ton poste, tu l’as mérité, Minerva. Tous les jours tu te débats, tu les jours tu les affrontes avec leur regard critique. On ne pardonne rien à une femme de pouvoir. On ne lui pardonne pas d’être négligée ou de commettre des écarts. Mais toi, Minerva, tu as travaillé dur pour être à la hauteur de ces doubles standards. Tu as tout sacrifié.

Tu savais depuis ton adolescence que tu étais faîtes pour être une conquérante. Depuis que tu rentrais chez toi en pleurant auprès de tes parents à propos des noms qu’on t’affublait dans ton dos. A l’époque, on ne portait pas les amoureux des moldus dans leur coeur.  C’était la faute de ton père, c’était la faute de ta mère et pourtant aucun d’entre eux ne pouvait t’aider. Ton père, cet amoureux des moldus ne comprenait pas et haussait les épaule. Ta mère, dans sa douceur tentait de te réconforter mais sans satisfaction. Frustrée par ton héritage, seule entre un père à moitié absent et une mère trop douce tu as ravalé tes larmes et tu as fait ce que tu fais de mieux : tu as conquis. Et désormais tu les domine avec un rictus sur le visage, la plus belle de toutes les vengeances.

Dès le début tu savais que que tu étais faite d’une autre étoffe, tu avais faim d’ambitions autres que d’étudier les moldus ou préparer de bon petits plats. Tu étais une âme sans modèle, Minerva, tu as l’arrogance de croire que tu t’es construite toute seule. Pour toi, faire des compromis c’est une preuve de faiblesse, cette chose que tu abhorres. Les filles faibles se trouvent un mari et font des enfants, les conquérantes avancent. Tu n’a jamais pu garder un homme, Minerva, ces choses inutiles parce que tu as toujours refusé de te compromettre. C’est ce que tu te répètes les soirs où tu te sens seule, tu te demandes qui a besoin d’un homme dans sa vie ? Pas toi, tu te suffis à toi-même et tu ne pourras jamais partager ta vie avec ces êtres faibles, abjects et concupiscents.

Et pourtant…

Tu avais commis une grosse erreur. Celle d’être faible, celle de s’oublier dans les bras de quelqu’un d’autre et d’éprouver des sentiments bien malgré toi. Jeune idiote que tu étais de t’enticher d’un pareil boulet -  tu continuais de le regretter. Même tu avais fait comme d’habitude, tu avais changé cette erreur en tremplin et une fois de plus...tu avais conquis.

Et sur l’écran, une scène d’accouchement, les violons et tout ce qu’on veut. Toi tu n’as pas ces jolies photos, Minerva, celle de la mère qui vient d’accoucher en tunique rose, les cheveux défaits et humides de transpiration, le visage fatigué mais satisfait en serrant son nouveau-né dans les bras. Non, tu n’avais pas de photo comme ça. Tu n’avais pas prévu d’être mère, tu avais hésité à le garder...trop longtemps. Désemparée, tu avais signé le contrat, tu avais été répudiée. Et lorsque tu accouchais, tu avais le coeur brisé.

C’est ton père qui avait pris le petit dans ses bras alors que ta mère séchait tes larmes. Tu rejetais ta propre faiblesse, ces hormones qui échappaient à ton contrôle. Tu te souviens des étoiles dans les yeux de ton père alors que ton monde semblait s’effondrer, ce regard qui signifiait que tout t’étais pardonné. Mais qu’est-ce qui avait à pardonner ? Tu avais toujours voulu mener ta vie comme tu l’entendais, indépendamment de lui, indépendamment de n’importe quel homme. Et qu’est ce qui venait de ramper hors de ton utérus ? Un mâle. On appelle ça de l’ironie cosmique. Tu n’avais même pas eu le coeur de lui donner un nom, tu avais laissé cette tâche au patriarche de la famille.

Mais tout n’était pas négatif. Tes parents, eux, avaient la fibre maternelle. Ils l’avaient recueillis, comme leur fils et t’avais épargné les années les plus compliquées. Tu avais pu continuer ton chemin sans ce fardeau. Mais Minerva, les choses n’étaient aussi simple que tu le prétends.

Car tu t’étais attachée à cette créature. Comme il était sérieux. Comme il était bien élevé. Tu aimais l’habiller, comme une poupée, lui brosser les cheveux. Tu te réjouissais de son comportement qui suscitait les félicitations de ton entourage. Le petit Bertram avec son noeud papillon qui attendait patiemment en se mordant les lèvres. Qui disait : “bonjour, madame”, “ s’il vous plaît” et “merci”.  Il était si mignon lorsqu’il était petit. Pourquoi avait-il dû croître en un adolescent ingrat ?

Et plus il grandissait, plus tu voyais son père. Plus il s’éloignait. Parfois même, tu craignais qu’il ne développe cette lueur dans le regard, celle de la violence déterminée par son sexe. Tu avais peur de perdre le contrôle. Parfois, il te manquait. Tu avais envie de passer une main dans ces longs cheveux qu’il brossait pour te ressembler. Même si tu ne lui avais jamais dit à quel point tu aimais ses cheveux, il devait s’en douter. A plusieurs reprises tu avais eu envie de lui dire que tu l’appréciais, lui et ses cheveux trop longs qui tombaient sur son front. Parfois tu avais envie de caresser sa joue et de voir naître le même sourire qu’il  avait lorsqu’il était enfant.  Malheureusement Bertram devenait un homme, quelle tristesse. Tu détestais la façon dont il pouvait entrer dans une pièce avec cette fierté masculine, sans peur, comme si tout lui était dû. Tu tremblais à l’idée qu’il devienne un mauvais exemple, une mise en garde.

Tu n’étais pas faîtes pour être mère, mais tu ne pouvais pas échouer.

DEV NERD GIRL



Spoiler:
 
Bertram Godfrey
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Re: La conquérante au repos [RP solo -plusieurs parties] [RP vacances] Sam 6 Oct - 17:34

La conquérante au repos

Minerva Godfrey & Bertram Godfrey

Alors que tu te délasses dans tes rêveries, la porte s’ouvre. Très juste, pendant un bref instant tu avais oublié que tu étais seule dans l’appartement. Tu ne voyais plus vraiment la différence, lorsque ton fils était là il passait ses soirées seul dans sa chambre, toi dans le salon et vous vous croisez à peine. Cela fait longtemps qu’il n’attend plus ton retour Minerva, et toi, ça fait longtemps que tu ne te préoccupes plus de rentrer à l’heure.

Tu l’avais oublié mais désormais tu t’en souviens : il allait au cinéma avec un ami aujourd’hui. Non, tu ne te sentais pas coupable d’avoir oublié quelque chose d’aussi trivial quand au travail, tu jonglais sans cesse avec des informations vraiment cruciales. Tu te souviens lui avoir demandé le nom de cet ami et il t’avais répondu avec un soupçon de défiance dans le regard “Personne que tu ne connaisses, c’est un né-moldu”. Ce qu’il sous-entendait te déplasait - qu’est ce qu’il y avait de mal à vouloir qu’il crée des contacts avec des gens importants ? Pour toi Bertram manquait cruellement d’ambitions, il avait toutes les capacités pour la politique  et il choisissait de se diriger vers la défense contre les forces du mal ? Tu avais interprété ce choix comme un geste de défi face à ton autorité. Tu pensais qu’il s’agissait d’une phase. Que ça allait passer et qu’il allait amèrement regretter son choix : celui de s’abaisser vers la médiocrité.

Tu tournes la tête vers lui pour lui demander avec nonchalance :

Alors, c’était bien ?



Il s’approche et s’appuie à l’arrière du sofa pour te parler avec un large sourire. Cela fait longtemps que tu ne l’as plus vu sourire comme ça Minerva et ça te laisse divisée. Quelque part tu te réjouis de voir le fruit de tes entrailles heureux et d’autre part...tu le jalouses. Quand est-ce que quelqu’un s’est préoccuppé de ton bonheur pour la dernière fois ?

Ouais, c’était super ! Il est arrivé un peu en retard donc on a dû aller à la séance suivante mais en attendant on a traîné à Leicester square. Et toi, ta journée ?



Il raconte, il explique, visiblement content. Lorsqu’il était enfant, Bertram passait son temps à te raconter sa vie triviale. Avec l’adolescence il s’était refermé où bien il avait perçu que ça ne t’intéressait pas vraiment malgré l’intérêt que tu feignais à chaque fois.

Oh, comme d’habitude.



Et il reste là, il traîne et s’attarde fixant l’écran. Tu te sens observée Minerva - tu sais qu’il reste pour une bonne raison et il ne va pas tarder à le savoir. Tu le connais. Vous n’avez pas grand chose à vous dire de toute façon, depuis longtemps. Alors qu’il grandit vous vous éloignez.

Maman, je peux te demander quelque chose ?



Evidemment que ça ne ratait pas. Il articule si prudemment. Sans le regarder, tu lui fais signe que oui

Est-ce que tu m’avoueras un jour...qui est mon père ?



C’est question douloureuse te frappe comme le dard d’une guêpe. Il ne s’arrêtera jamais. Tu pousses un soupir et d’un ton sec et exaspéré tu essaies de clôre le sujet :

Bertram, ça suffit avec ça ! On en a déjà parlé et je n’ai pas de réponse à te donner. Arrête de vouloir savoir.


Donc, tu ne me le diras jamais, c’est ça ? Pourquoi, hein ?!! Parce que tu ne peux me le dire c’est ça ?! A cause d’un serment ?!



Quoi ? C’est absurde ! Je ne te suffis pas ?Je suis fatiguée, laisse-moi tranquille avec ça par la barbe de Merlin !



Tu tournes la tête vers lui furieuse mais aussi étrangement inquiète. Pourquoi est-ce qu’il parle de ça ? Est-ce qu’il sait quoi que ce soit ? Et aussitôt tu détournes la tête car il t’as vu, pendant un instant il a aperçu ton expression. Il sait, l’arrogant, il sait maintenant.

...Donc j’ai raison-



Tu as envie de le gifler. Et ça part, ta voix perd son maquillage doux et fatigué pour reprendre les inflexions perfides d’une vipère. Tu es blessée, pousser dans tes retranchements par ton rejeton, Minerva, et tu ne l’acceptes pas.

Et qu’est-ce que tu crois savoir au juste, Bertram ?! Tu ne sais rien du tout !



C’est qu’il t’agace ce sale gosse. Tu le regardes, cet ingrat, avec de la rancune dans les yeux. Qu’est-ce qu’il pense savoir ? Tu ne lui laisses pas l’occasion de répliquer couvrant sa voix avec la tienne, plus mature et autoritaire. Tu attaques, comme l’animal agacé que tu es. Excédée tu poursuis. Un peu trop loin.

Puisque tu te crois si malin, qu’est-ce que ça voudrait dire si hypothétiquement j’avais fait un serment, hmm ? A ton avis avec qui je l’aurai fait ? Qui connaîtrait ton existence et n’aurait pourtant aucune envie de te voir, ni te connaître ? Hmm ? Tu n’avais pas pensé à ça !



Tu le vois reculer, indécis et blessé. Voilà qu’il fait moins le malin. Et voilà que tu vois ton reflet dans ses yeux. Blessante et cruelle.Tu n’es plus conquérante. Tes épaules se soulèvent alors que tu te forces à retrouver ton calme pour mentir et prendre un ton plus doux.

Donc, non Bertram. Ce n’est pas une histoire de serment. Il est préférable que tu ne saches pas, fais-moi confiance, okay ? Je n’ai pas envie d’en parler.



Tu espères que ce mensonge soit convaincant mais il a l’air bien ébranlé. Malgré toutes vos différences, vous avez toujours su lire les mensonges cachés dans votre voix. Dans ce jeu de poker, vous ne pouviez pas vous bluffer, de la même façon que tu savais que tu l’avais bien secoué alors qu’il disait :

Ouais...désolé...je ne t’en parlerai plus.



Et tu savais qu’il mentait.

Tu reporte ton attention sur l’écran et tu entends la porte de sa chambre claquer. Tes mains que tu avais rangé sur tes genoux tremblent désormais en portant le verre à tes lèvres. Tu regrettes tes paroles pendant un instant avant de te trouver des excuses et de te justifier. Une conquérante ne regrette rien.

DEV NERD GIRL



@Cécilia Youth-Wass @Soleil A. Nilsson @Beckett Campbell
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