Pansements du coeur | Sasha

O. Kain Heikkinen
l'Assassin des Serpentards
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O. Kain Heikkinen
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Pansements du coeur | Sasha Jeu 4 Oct - 0:11



On dit que les adolescents parfois avaient de drôles de lubies ; une décision prise sur un coup de tête puis il s'en était allé. À l'extérieur l'air semblait si pur et la brise d'automne, bien trop fraîche pour son corps encore engourdi et pas vraiment réchauffé, semblait le gêner plus qu'autre chose. Il avait le pas pressé Kain, l'envie pressante, surtout. À sa vue on s'écarte, d'un sourire hautain il les toise, supérieur, tente quelques menaces sous-entendues pour tester les réactions. Les sursauts étirent l'esquisse et les murmures la foudre de ses yeux. Ils étaient bleus et si beaux d'ordinaire, il n'y avait que lorsqu'il décidait de faire son petit con qu'ils perdaient de leur éclat ; la plupart du temps en ce moment. Et il savait tout au fond de son être que ça n'aurait pas plu à Allyson, il les entends encore d'ailleurs, les doux compliments qu'elle lui chuchotait au creux de l'oreille comme les plus précieux des secrets.

Ils s'étaient évanouis, ces trésors qu'elle lui confiait.
Comme son sourire enfantin, ses allures d'enchanteresse, comme sa vie, ce soir-là.
Il était mort avec elle, lui aussi.
Incapable de se pardonner.

C'est parce qu'il y pensait sans arrêt qu'il avait trouvé en toi une âme sur laquelle se reposer, car tu demeurais l'épaule d'un homme tourmenté et d'un coeur tout aussi défaillant que le sien. Il y avait entre vous deux une alchimie faite d'évidences et de non-dits. Vous ne vous connaissiez pas, ne vous racontiez pas, gardiez en vous les blessures les plus profondément enfouies et pourtant, pourtant Sasha, il te courait après depuis le jour de votre rencontre. Comme un besoin, le besoin inassouvi de prendre une pause, de penser à autre chose, à toi peut-être, tout mais pas elle, tout mais pas la douleur, pas la peur ni les maux qui rongent la tête et nouent l'estomac. Il avait besoin de l'étreinte rassurante de ta présence et de la caresse de tes mots, bien que brusques et maladroits, aussi peu tendres que les tiens.

D'un geste du bras il replace son écharpe ; c'est pour un peu toutes ces raisons qu'il venait te voir rendre visite aujourd'hui. Et le voilà toquant à la porte, puis entrant sans que tu n'ais pu répondre. Il faisait froid dehors après tout, et il avait les mains chargées, alors la porte claque contre le bois du mur et il ne peut s'empêcher de s'imposer bruyamment.

Wesh ! Woaaa ça caille par ici, qu'il s'exclame en lâchant ses boîtes de cacao sur la petite table devant lui, t'as oublié ta cheminée au pôle nord ou quoi ? Sérieux chauffe un peu gars, bientôt t'vas avoir des glaçons à la place des dents.

Mimant le geste à la parole, il s'approche, frissonnant et sans gêne, du poil à bois pour glisser à l'intérieur quelques bûches trônant à côté. La chaleur envahit doucement la pièce, lui arrachant un long soupir de satisfaction tandis qu'il vient vers toi. Il ne saurait trop dire comment tu vas, mais dans tous les cas tu iras mieux maintenant. Pas vrai ?

Il était là pour ça après tout.


Feat @Sasha Kataïev
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Re: Pansements du coeur | Sasha Ven 5 Oct - 19:40


Il y a des choses qui ne changeait pas depuis mon arrivée à Poudlard. Les jours avaient passé inlassablement depuis mon arrivée, se ressemblant quasiment tous. Même si la première semaine avait été forte d’émotions, la légère excitation de nouveaux horizons qui avait fait tourner mon cœur s’était endormie depuis. Le quotidien avait étouffé et tué tout espoir d’un nouveau départ, dans une des écoles les plus réputées du monde.
J’avais accepté mon sort, les bras ballants.   Qu’est-ce que je pouvais y faire au final ?
Peut-être que les choses étaient mieux ainsi, de la sorte que je ne tombe pas de trop haut. Cette passivité m’avait pourtant donné gout à la routine, appréciant presque faire les mêmes taches, semaine en semaine, laissant peu de place au hasard. Mais parfois, ma tranquillité était bousculée avec un gros coup de pied dans la fourmilière. Ce coup de pied au cul n’était rien d’autre que les étudiants. Ils étaient presque tous imprévisibles. Presque tous stupides et si jeunes.
Mais tout allait bien. Aujourd’hui, tout irait très bien.
C’est ainsi que je me convaincs, en étant enfoncé au fond de mon fauteuil éventré. Il fait frais, même un peu trop gelé. Mais cette froideur avait le mérite de paralyser toutes mes capacités à réfléchir. C’était ainsi que je me sentais le mieux, dans un état cérébral légèrement végétatif. Mais il était hors de question de passer l’hiver ainsi, personne n’y survivrait.
Le bruit de la porte qu’on laisse éclater contre le mur me sortit brutalement de ma torpeur. Le vent ? Le directeur ? Une dispute ? Un animal ? Mais la vue du garçon emmitouflé dans ses vêtements se croyant chez lui me fit l’effet d’une douche glaciale.

— ...

Je fouille ma cervelle. Son nom ne me revient malheureusement pas en tête. Me l’avait-il déjà dit ? C’était bien le souci de côtoyer autant d’élèves sans jamais leur parler, il n’y avait aucune proximité, aucun lien qui les liait à moi. Je n’étais pour eux que le garde-chasse, à la fois jardinier et gardien de leur immense cour de récré. C’était ainsi qu’était faite les choses, un équilibre précis dans les rapports de force à Poudlard.
Mais être le pion qu’on met de côté n’avait rien pour me déplaire. La tolérance que j’avais autrefois pour mes congénères du même âge s’était évaporée, fatigué de la légèreté de leur mœurs.

— Bonsoir tout d’abord.

Raclement de gorge. La voix était partie dans les graves les plus profondes et m’avait légèrement surprise. J’avais perdu avec le temps l’habitude d’user de ma voix pour communiquer. J’avais perdu ceux avec qui parler et l’envie avec eux s’était envolée. C’était un prodige que les mots ne s’étaient pas enfui par les oreilles depuis.

— J’espère que la raison pour laquelle tu rentres chez moi sans toquer est bonne.

Le respect n’était malheureusement pas universel, surtout à Poudlard où le peuple était cosmopolite. C’était une foule qui me surprenait toujours, des personnes venues du monde entier qui étudiaient ici. A Durmstrang, il n’y avait quasiment que des habitants d’Europe de l’Est. En réalité, il n’y avait qu’eux. Les mentalités étaient complètement différentes entre ces deux régions du monde, en bien comme en mal. Ici au moins, il n’y avait pas encore eu de conflit en raison des origines de tout à chacun.
Mais ce sale gamin était venu me rendre visite à plusieurs reprises, sans que je ne comprenne pour quelle raison. Je n’avais aucun souci à être suivi par une modeste présence, mais voilà où résidait le problème, il n’était qu’un espiègle excessif dont la bouche était horriblement torrentielle de paroles.
Il avait tout pour me prendre la tête ce p’tit con.




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O. Kain Heikkinen
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O. Kain Heikkinen
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Re: Pansements du coeur | Sasha Ven 5 Oct - 22:02



Les salutations c'était surfait. Bonjour, bonsoir, salut, yo, wesh, ciao, bye... Tout ça était d'un ennui qu'il en oubliait souvent ses fondamentaux lorsqu'il croisait quelqu'un, dans les couloirs, ou comme ici, qu'il rendait visite au garde-chasse. Il s'était redressé, un peu con de constater que Sasha ne semblait pas vraiment d'humeur, ou peut-être avait-il toujours été comme ça ? Le son de sa voix semblait plus morne et grave qu'à l'ordinaire cependant ; ça devait être le froid qui lui avait gelé les cordes vocales ou quelque chose comme ça.

Ouai bonsoir ! qu'il avait rétorqué avant de refermer le poêle à bois.

L'esprit tranquille il s'approche de toi, tire une chaise pour s'installer en faisant comme chez lui puisqu'il n'avait pas l'intention d'attendre trois heures que tu lui files ta permission pour poser ses fesses. Il avait mal aux jambes, à sa jambe plus qu'au tas de ferraille qui lui servait de prothèse à vrai dire, mais tout ça faisait parti des choses dont il ne parlait pas. Il n'avait pas besoin d'un médecin ou d'un psy, seulement d'une bonne discussion avec toi. Histoire de faire passer le temps, et d'accroître un peu plus encore ce feeling qui semblait vous relier.

J'ai toqué, j'suis pas si impoli ok. T'as juste pas entendu. Et forcément quelle est bonne la raison puisque c'est moi, abuse pas quoi tu vas m'vexer là !

Une moue à peine boudeuse qui se dessine sur le faciès avant qu'il ne se mette à rire comme un con. Il était fier de sa connerie, et fier tout court à vrai dire. C'est pour ça qu'il se lève tout à coup et qu'il décrète rapidement vouloir vous faire un chocolat chaud. Ce sont les meilleurs de tout Poudlard t'inquiète, qu'il avait lancé trop heureux avant de s'affairer à la préparation. Sans avoir besoin de fouiller il repère une bouteille de lait, une casserole et une cuillère en bois dont il se saisit habilement avant de mélanger tous ses ingrédients.

Au fait, j'suis sûr t'as oublié mais moi c'est Kain.

Et le voilà qui, après avoir allumé le feu, déposait la casserole dessus pour ensuite se tourner vers toi avec un grand sourire. Tu m'dis si je dérange, hein ?

Même s'il partira pas c'était toujours bon à savoir.


Feat @Sasha Kataïev
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Re: Pansements du coeur | Sasha Sam 6 Oct - 14:15


Petit couillon.
Ça m’avait traversé l’esprit comme ça, comme foudroyé par les paroles de ce type. Etaient-ils possible pour les autres de mettre une laisse à leur enfant et de leur apprendre des notions de respect, qui de toute évidence de semblait plus être une obligation de nos jours. Si on laissait passer le tutoiement sans consentement, qu’est ce qui viendrait par la suite ? Sodome et Gomorrhe était si proche en 2028. L’excès dans l’escalade était perceptible certes mais ce nabot me remémorait avant, quand j’étais comme lui. Si je le pouvais, je me donnerai de grandes droites pour tout le zèle et l’immaturité dont j’avais pu faire preuve. Et si je le pouvais encore plus, à lui, qui reproduisait les mêmes conneries que moi.
Mais qui voudrait écouter un garde-chasse ?
De toute façon, je n’avais pas envie de lui parler, je n’ai en aucun cas l’intention de le réprimer.
J’enfonce mes doigts dans mon canapé lorsque je le vois bondir et prendre la bouteille de lait qui ne lui était guère destiné mais a un elfe de cuisine. Mais mon dieu, qu’ai-je fais pour mériter un moment pareil ? Je ne voulais absolument pas de ses chocolats – pas maintenant disons – je ne voulais rien de lui. Est-ce qu’il y aurait des indices si je le faisais bruler toute la nuit dans le feu ? Mais je n’étais pas un occlumens, ce serait une idée trop folle.
Et il est certain que si je n’oubliais pas son prénom aujourd’hui, demain je ferai en sorte pour que je ne m’en rappelle pas. Quel étudiant pouvait se targuer que j’ai retenu son substantif ? Pour l’instant, pas grand monde.

— Bien sûr que tu me déranges, mais tu comptes rester je suppose.

Il ne fallait pas être devin pour comprendre qu’il allait rester. Qu’importe sa réponse, la finalité serait la même. Qu’est-ce que ce bon à rien me voulait ? Est-ce qu’il y avait écrit « baby-sitter » sur mon front ou un autre mot faisant preuve de ma sympathie évidente envers les étudiants ? Fiche le camp, fiche le camp car je ne veux pas de toi.

— ...

Un blanc s’incrusta dans cette scène étrange. Que suis-je supposé dire a quelqu’un dont la venue ne m’émeut guère – elle m’agace – et dont je ne sais rien qui plus est ? Que suis-je sensé dire a quelqu’un qui se sert sans mon autorisation dans mon garde-manger et qui fait comme chez soi ? Est-ce que je devais le sortir d’ici avec des gros coups de pieds au cul ? Mais quelque chose me disait que si je me laisser aller à cette punition, j’y perdrai probablement plus que quelques minutes de repos, alors autant le laisser s’amuser, il finira par se fatiguer tout seul.

— Donc, il n’y a aucune vraie raison qui fait que tu viennes ici ?

Son explication quelque peu narcissique ne m’avait pas vraiment convaincu et un peu de conversation ferait indubitablement passer le temps. Quelle plaie franchement.


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O. Kain Heikkinen
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Re: Pansements du coeur | Sasha Dim 14 Oct - 15:18



Bien sûr que tu me déranges. Il est à peine étonné lorsque ces mots aussi secs sortent de ta bouche, car après tout, il s'y attendait. Mais, tu sais, il ne serait pas là à forcer comme un con si ça n'en valait pas la chandelle, et c'est parce qu'il a conscience de tout ça qu'il s'impose à toi sans en demander l'autorisation. Tu paraissais à bout de souffle, Sasha, presque au bout d'une vie ; tout semblait si morne lorsque tu étais là que c'en était devenu étouffant. Elle est si triste l'existence sans couleurs, personne ne méritait de vivre ça. Même pas toi, le simple garde-chasse. Même pas toi, certainement pas toi.

C'est pourquoi il avait hoché la tête en guise de réponse, le sourire un peu malicieux et toujours si provoquant, avant de s'affairer à sa préparation du jour. Un silence qui s'avance, sans que rien ne dérange, vos voix éteintes laissaient bon soin aux flammes de crépiter doucement pour rendre le calme moins énervant. Il s'était assit et puis tu avais parlé soudain, comme si cette fois tu te résignais, et il le fallait bien puisque lui n'aurait pas céder. Légitime est la question mais douteuse est sa réponse ; Kain surveillant du coin de l’œil la casserole ne souhaitait pas s'épancher sur le sujet. C'est qu'il se sentait toujours un peu con, d'avoir agit par pulsion sans vraiment comprendre pourquoi.

Il y a bien une raison qui ne semble pas en être une.. qui semble aussi vraie que fausse, comme une excuse dans sa volonté d'avoir de la compagnie. Mais elle est pas hyper intéressante donc on s'en fou.

Il ne faisait pas partit de ces habitués qui fonçaient comme des clodos sans prendre la peine de réfléchir avant, et pourtant avec toi c'est ce que lui soufflait son instinct. Vous ne vous connaissiez pas, ni lui, ni toi, et pourtant Sasha, tu sais, malgré tes rejets il ne peut s'empêcher de t'apprécier.

C'est pas trop dur d'être tout seul tout le temps ? 'Fin j'veux dire, y a pas grand monde qui passe par là si ?



Feat @Sasha Kataïev
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Re: Pansements du coeur | Sasha Dim 14 Oct - 19:51



— D’accord.

D’accord. Il n’y avait pas grand-chose à penser de plus, aucun besoin de tergiverser plus longtemps. Inutile de gratter plus loin, il ne donnerait aucune réponse logique et un tant soit peu raisonnable. D’accord, j’abandonne. D’accord, d’accord, merci grâce à toi je réfléchirai 3 fois avant de poser une question aussi inutile que toi. Après tout, avec un hochement de tête tout est possible et ce serait bête de dire qu’il ne s’agit pas d’une réponse « valable ».
Très bien.
Je ne peux pas m’empêcher de soupirer.

— Non…

Je suspends ma réflexion quelques secondes. La réponse était venue aussi abruptement que sa question. Est-ce vraiment dérangeant de vivre seul et un peu coupe du monde ? Est-ce que c’est « mal » ou « difficile » de vivre en autarcie, en se contentant du minimum requis ? Est-ce que c’est impossible d’être heureux et développer son esprit de la sorte ? C’est si choquant et hors norme d’être ainsi à cette époque ? Après tout, tout le monde était lié, connecté, avec peu de possibilité de se retrouver vraiment seul quand on le souhaitait.

— Non, c’est très bien comme ça. Ce n’est pas dur à vivre puisque c’est ce que je recherche.

C’était ce qu’il me fallait maintenant, mais je ne tenais pas du tout le même discours auparavant. La gloire, la fortune, la reconnaissance de tous et la fierté…c’était tout ce que je recherchais, comme pas mal de jeunes paumés. Et auparavant, j’avais la triste manie de rire des personnes qui comme moi se complaisent dans le silence et la tranquillité. Il fallait que je comble un mal-être et je ne m’y prenais pas vraiment de la bonne manière. Si j’avais su comment je deviendrai, je me serai dit que c’est une vie pitoyable et ennuyante qui m’attendait. J’aurai tout fait pour changer ça, mais comment ? Je ne connaissais aucune bonne façon de bien agir à l’époque.

— Il n’y a pas grand monde, mais bizarrement, c’est toujours les mêmes qui viennent me prendre la tête, alors j’imagine qu’il faut que la balance soit bien équilibrée, entre le quota de personnes et le niveau d’ennui qu’elles m’apportent. Moins je vois de personnes et moins je suis impliqué dans leurs histoires. Je n'en demande pas plus.

Dis comme ça la vie semblait simple et la paix a portée de chaque individu, mais j’imaginais bien que pour des étudiants la chose ne devait pas être évidente. Côtoyer des centaines d’autres personnes, dans un espace restreint accentuait les problèmes, toujours. Et j’étais presque heureux, d’être à l’écart dans mon coin, dans ma bulle, en dehors de ce cercle grouillant de vie, qui attendait l’aiguille qui viendrait la faire exploser.

— Des soucis tu en as, toi ?

Bah oui, qui aimerait s’attarder dans cette cabane tantôt humide tantôt étouffante, à discuter avec quelqu’un comme moi ? Il n’y a que les gens contraints, déterminés ou désorientés qui finissaient par poser leurs fesses sur ces chaises qui grinçaient.
Quelle perte de temps.



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O. Kain Heikkinen
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Re: Pansements du coeur | Sasha Ven 26 Oct - 18:14



Il avait écouté tes soupirs avec attention, s’abreuvant des tes réflexions avec un certain étonnement. Peu étaient nombreuses les personnes qui te ressemblaient, Sasha, trop peu étaient celles et ceux qui préféraient la solitude et l’éloignement, à toute cette animation ambiante et décadente, à tous ces soucis qui s’accumulaient jour après jour, se déversant haineusement comme une vengeance dans le coeur des gens. Kain pouvait bien comprendre, car bien qu’il n’ait pas duré si longtemps, il l’avait vécu ce moment de solitude, il l’avait désiré puis recherché ; parfois encore elle revenait s’imposer, se réclamant nécessaire pour esquiver les pleurs et la colère d’un palpitant trop bouillant. Alors oui, il comprenait, mais ça ne restait pas quelque chose qu’il se résoudrait à accepter, pas comme ça, du moins. Pas totalement.

Je sais bien que j’te prends la tête, avait-il simplement déclaré, l’esquisse presque douce au bord des lèvres, mais dis toi que j’fais parti de ton quotas si vraiment j’te soule trop. comme pour murmurer un c’est bientôt fini qui n’en serait pas vraiment un.

L’interrogation se suspend dans l’air lassement, tandis que lui étouffe un rire d’une main devant sa bouche. C’est bien le chocolat qui en serait sorti s’il s’en était abreuvé, une chance alors qu’il ne soit pas encore prêt. Ses iris ne te quittent pas, emplis de malice ils te scruttent doucement. Il avait sérieusement envie de rire, parce qu’il ne s’y était pas attendu, analysant sans aucun mal le sous-entendu qui ne pouvait être de la curiosité. Qui voudrait savoir quoique ce soit d’un gamin aussi soulant, pas vrai, Sasha ? Ça ne semblait pas ton genre.

Si j’avais des soucis j’serai allé voir un psy, tu sembles bien trop blasé pour les écouter de toute manière. a demi-avoué, on en avait tous après tout. J’avais simplement envie de venir en fait, c’est juste ça.

Juste ça, sa raison. Rien de plus.
Quoi de plus ?

Il n’y avait pas besoin d’explications rationnelles à chaque envie, pas besoin de raisons à l’existence ni de justifications à l’action. Kain n’aimait pas ce genre d’exercice, ça avait toujours eu tendance à l’agacer. Cependant, pour une fois il n’en avait pas envie, peut-être parce qu’il se doutait que tu n’en aurais rien à faire après tout.

Tu sais, ça va t’paraître chelou mais j’ai l’impression qu’on se ressemble un peu en fait. à la différence que lui ne faisait qu’enfouir pour ne rester que dans le paraître.




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