Dérailler un peu ft. Beckett

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Bertram Godfrey
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Dérailler un peu ft. Beckett Sam 6 Oct - 20:43

Dérailler un peu  

Bertram Godfrey & Beckett Campbell  

C’était une longue semaine pour moi. Une semaine qui avait alterné silences et vacarmes dans leur vacuité. Elle avait pourtant bien commencé, samedi dernier la séance de cinéma avec Beckett qui aurait pu tourner au désastre après qu’il soit arrivé en retard. Mais c’était difficile de bouder quand on traîne le reste de l’après-midi à Leicester square en attendant la séance suivante. Cette sortie m’avait fait du bien, m’avait revigoré de bonheur mais surtout d’une espèce de certitude que Beckett et moi pouvions être amis - simplement amis.

Ensuite, comme si l’univers ne pouvait pas me faire passer un bon moment sans que ça perturbe l’équilibre du monde, la force opposée avait rétabli l’équilibre.  Et ça m’avait laissé dans cet état étrange où le monde autour de moi me semblait issu d’une rêverie absurde, où rien n’avait d’importance et donc rien ne pouvait attendre. La moitié du temps j’avais l’impression d’être quelqu’un d’autre, partiellement présent. Et l’autre moitié j’échafaudais plans, théories et stratégie pour prendre ma revanche sur celui dont j’étais le secret honteux. Je me l’étais promis, de le trouver et de le regarder droit dans les yeux. Qu’il puisse me voir et qu’il sache.

Les sms de Beckett me sortaient occasionnellement de ma torpeur. Et même si je souriais moins souvent, ses mots ( et ses memes) m’arrachaient souvent un sourire sincère. Pas ceux qui je devais forcer au travail et qui me semblaient de plus en plus lourds et difficiles à dessiner. Au détour d’une de ces longues conversations qui brisaient la monotonie, nous avions abordé cette soirée dans les bains et surtout la suggestion que je lui avais fait. Et juste comme ça, le plus naturellement du monde, il m’invitait à découvrir ces fameux vieux films qu’il adorait. Et ça m’avait mis de bonne humeur pour le reste de la semaine - et pendant un instant mon esprit ne s’évertuait plus à élaborer des plans, mais bien à réfléchir sur les détails de la soirée.

Et des détails importants il y en avait quelques uns. Si Beckett m’invitait chez lui, j’allais avoir l’occasion de croiser son père ce qui me rendait particulièrement nerveux. Je connaissais mal les pères - qu’est ce qu’ils aiment ? Comment faire bonne impression ? Etait-ce bien nécessaire de vouloir faire bonne impression ...hmm... Devant ma garde-robe j’hésitais sur la tenue à porter. Cheveux attachés, évidemment, ça passait toujours mieux, plus...viril. Un jean, évidemment, mes converses blanches mais ensuite ? J’avais réduit mon choix à un T-shirt conventionnel et une chemise à manches courtes. J’adorais cette chemise. C’était un véritable ovni. D’un bleu foncé, elle arborait un motif répétitif de différentes miniatures d’étoiles, planètes, fusées, aliens et soucoupes volantes. Mais ce qui était vraiment génial, c’est que certains des éléments de ce motifs arboraient des couleurs différentes et que les jaunes vif étaient fluorescents. Oui, ils brillaient dans le noir. Génial, non ?!! Evidemment mon coeur flancha pour la chemise.

Deuxième détail important : ne jamais arriver les mains vides. J’avais prévu le coup à l’avance et après de longues hésitations dans divers magasins j’avais rempli mon sac de sachets de popcorn, fondant du chaudrons et des M&Ms. J’avais hésité à prévenir ma mère avant de partir. Je n’avais pas envie de communiquer quoi que ce soit. Est-ce que réaliserait seulement que je ne serai pas là ? Au final, je lui envoyais un sms en précisant que je ne savais pas quand j’allais rentrer. Ce weekend j’avais bien l’intention de sortir des sentiers avec ou sans Beckett. Dérailler un peu. Découcher sûrement. Je verrais bien, la ville était remplie de possibilité. Je passais devant la porte, prêt à sortir quand mon regard croisa le bar. Bar dont ma mère ne se servait jamais. Une idée digne d’un délinquant me traversa alors l’esprit. En bref, je quittais l’appartement avec une bouteille de whisky pur feu dans le fond de mon sac, précieusement enroulée dans un gilet, un sourire narquois sur le visage.

Le trajet jusque là fut insoutenable. J’étais si impatient à l’idée d’arriver là et nerveux à l’idée de manquer une correspondance. Mes doigts s’enroulaient autour de mes écouteurs dans une tentative vaine de me calmer. Un tas d’idées absurdes fusaient dans ma tête. Un tas de craintes aussi. Et s’il avait oublié ? Ou si c’était pas le bon moment ? Lorsque je relevais les yeux, je me trouvais face à la bonne adresse. Une maison aux châssis défraîchis. J’observais le bâtiment et les fenêtres. Et si je m’étais trompé ? Je ne le saurais jamais avant de sonner, non ? J’essaie d’ignorer les noeuds qui se forment dans mon ventre et j’avance pour appuyer sur la sonnette.

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Beckett Campbell
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 6 Oct - 23:38

Morning encounter


The house that Beck buildt


Peu de gens avaient franchi le seuil de la demeure Campbell. D'abord trop éloigné du centre ville, perdue  dans des contrées froides et mystérieuses, puis tout simplement trop petites, trop modeste comme disait senior Campbell, pour accueillir du monde. Un appartement misérable à l'image de ce qu'était devenu leur famille.
Ce pourquoi même Beckett préférait vagabonder dehors à forger sa réputation de trouble fête, ou bien dans les jeux vidéos et autres films, où l'écran captivait toute son attention. Lui et son père avaient changé de nombreuses fois de trou à rats, ils avaient presque fait le périmètre de Londres.
C'était sans réfléchir que Beck avait proposé à Bertram de venir chez lui voir les fameux vieux films, et maintenant que tout s'était arrangé, il s'en mordait les doigts : comment présenter son humblre demeure à quelqu'un qui avait un parent bénéficiant d'un salaire plus que décent ? Il devait sûrement être habitué au luxe et aux lits confortables ! Lui, n'avait pas de lit à proprement parler, juste un vieux canapé prenant toute la pièce une fois déplié, qui pourrait tenir tout juste deux personnes, si elles ne remuent pas. Beckett remue. La place pour un matelas de camping et un sac de couchage était limite...
En attendant, il avait nettoyé toute la pièce à vivre, vidé la cuisine américaine de toutes les bouteilles vides et aéré la maison entière. La salle de bain aussi avait eu besoin d'un grand coup de nettoyage.

Quinze minute avant l'heure de rendez vous, la maison était propre, et Beck affalé sur le canapé, bien content que sa chambre soit à l'étage; si jamais son père revenait tard, imbibé d'alcool, il y avait de bonnes chances qu'il s'effondre sur le canapé qu'il squattait en ce moment même, sans croiser son invité.
Ce dernier sonna à la porte, justement.
Beckett bondit et fila ouvrir. Bertram Godfrey avait affronté le monde moldu, le coté mal fréquenté et moyennement entretenu de Londres jusqu'ici ! Il le gratifia d'un large sourire avant de le laisser passer et découvrir la salle de séjour, meublée de l'essentiel, sans photo de famille mais énormément de vieux dvd calés à coté de la télé, pas bien grande pour 2028, équipée d'une petite cuisine équipée de vieux trucs fonctionnant grâce au saint esprit. Quelques marques d'humidité aux murs, des traces d'anciens locataires... Peu de choses en état, vraiment.

- J'ai déjà préparé les films ! Enfin... On peut voir ce que tu préfères...


Le jeune homme s'installa sur l'accoudoir du canapé, désignant du menton les piles de dvd posées préalablement sur la table basse.

- J'ai oublié de demandé quel genre de film tu préfères la dernière fois donc... J'ai pris des Marvel, c'est pas si vieux que ça mais mon père était fan.


Il se souvenait encore en avoir vu au cinéma quand il était petit, mais la saga s'était essoufflée depuis.

- Ou bien j'ai une vieille trilogie fantastique avec des types devant se débarrasser d'un année. Ou encore un truc bien plus vieux, dans l'espace, avec des Jedis  et d'autres trucs. Les effets spéciaux sont hilarants !

Rien à voir avec la qualité de films de nos jours ! Vu la chemise de Bertram, qu'il n'hésitait pas à fixer avec un léger sourire, ils allaient sûrement voir Star Wars.
Depuis la sortie au cinéma, il s'était ennuyé comme un rat mort. Là, son cerveau carburant de trop et le pauvre garçon se faisait emporter par son flot de pensée.

- On peut attendre avant de les regarder. Enfin, si tu veux discuter. Ou on peut commencer tout de suite. C'est toi qui voit.


Une courte pause, détournant finalement le regard à peine deux secondes avant de le poser à nouveau sur son camarade d'aventure.

- Tu visites souvent le Londres moldu ?

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Bertram Godfrey
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Dim 7 Oct - 10:40

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell  

L’a porte s’ouvre et Beckett m’accueille avec un large sourire. Il est toujours le même, avec ses cheveux mal coiffés et son sourire de lutin. Il m’avait manqué. Et juste comme ça, il effaçait tous mes tourments. J’entrais, impatient de découvrir son espace de vie. C’était propre, rangé, pas d’odeur particulière...Tout y était modeste mais semblait fonctionnel. Mon regard curieux s’attarde d’abord sur les portes et fenêtres ensuite sur les détails...un peu manquants il fallait l’avouer. Pas de posters, pas de photos, quelques marques sur les murs..bref rien qui pouvait me fournir des informations supplémentaires sur ses habitants, à l’exception des piles de dvds. Beckett est seul pour l’instant - ce qui me soulage un peu et en même temps...me rend un peu nerveux. Nerveux d’ailleurs, il a l’air de l’être un peu. Il parle rarement autant - est-ce qu’il a peur qu’un silence s’installe ? A cause de moi, parce qu’on est seuls tous les deux chez lui ? Je ne sais pas. En tout cas il m’offrait une belle distraction : la sélection de dvds.

Je m’assieds dans le canapé un peu usé mais toujours confortable et je dépose mon sac à dos au sol. Il avait déjà tout préparé, ce qui me comblait. Il m’avait attendu - il n’avait pas oublié. Curieux, je me penche vers la table basse pour inspecter les jaquettes des Dvds. Je pousse immédiatement ceux de Star Wars sur le côté avec un mépris à peine déguisé :

J’ai vu les versions récentes de ce truc là - je n’ai pas vraiment aimé. Ce n’est pas vraiment de la science-fiction.



Trop d’incohérences et de stupidité, au final il s’agissait plus d’un film d’action que de science-fiction. Je veux dire des bombardiers dans l’espace ?! Là où il n’y a pas de gravité ni d’oxygène ? On en parle 5 minutes ou bien ? Il me propose d’attendre ou de regarder tout de suite, je ne sais pas trop quoi lui répondre. J’éclate d’un léger rire :

Tu me demandes vraiment de faire un choix  ? Tu sais que je vais mettre deux heures à choisir !  



Deux heures, c’était un peu exagéré mais quand même. Je n’étais pas connu pour ma rapidité de décision. Même au petit-déjeuner : café ou thé - toast ou pancakes, le temps de décider  tout était déjà froid. Et il avait eu l’occasion de voir ma capacité de décision pour choisir un film et les snacks au cinéma.

Souvent ? Pas vraiment. J’y allais plus souvent quand j’étais gamin. J’allais au cinéma, au magasin de bonbons, au parc… mais maintenant tout le monde traîne au chemin de traverse.  



J’avais beaucoup de bons souvenirs avec mes grands-parents là-bas. Je place range les dvds à place, en face de moi, dans l’ordre pour mieux prendre une décision. Le nez baissé je lui demande :

Et toi, tu as encore des amis moldus ?  



Ici ou ailleurs, Beckett devait connaître le coin moldu comme sa poche, non ? Il s’était sûrement fait des amis dans le coin. Je fixe les jaquettes. La trilogie fantasy a l’air pas mal. Sur un des dvd on aperçoit ce grand type viril aux cheveux longs. Il a l’air plutôt cool. Les marvels, j’en ai vu un ou deux quand j’étais plus jeune. Dans mes souvenirs c’était bien. C’était drôle. Je me souviens du méchant aux cheveux noirs plaqués en arrière et aux yeux verts. Beckett dans les bains lui ressemblait un peu. Difficile de ne pas les inclure dans ma sélection et de rater l’occasion de lui dire que c’était lui tout craché. Je les ajoute donc tous dans ma sélection ce qui en fait déjà un beau paquet.

Ceux là m’intéressent - mais c’est toi l’expert, bien sûr. Choisis les meilleurs là-dedans...ou les pires.



En choisir plusieurs ça allait, mais n’en choisir qu’un. Ca m’aurait pris au moins 30 minutes. Dans le léger silence qui s’installe je me rappelle de la politesse. Je m’empare de mon sac

Oh oui ! J’ai apporté des trucs aussi attends...



Je l’ouvre pour passer le contenu de sucreries à mon camarade en espérant avoir fait le bon choix. Je sors ensuite la bouteille emmitouflée dans un gilet avant de la découvrir d’un geste théâtral :

Et le clou du spectacle… du whisky pur-feu...volé ! Il paraît que c’est meilleur - t’en as déjà goûté ?



On n’était pas obligé d’en boire bien sûr. Ca lui faisait un petit cadeau.

Bon d’accord, je ne l’ai pas volé dans un magasin, je l’ai piqué à ma mère mais quand même. Voilà ~



Délinquant mais pas trop quand même.


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Beckett Campbell
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 13 Oct - 22:44

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Beckett haussa légèrement les épaules avec un sourire en coin. Ils avaient le temps de choisir, son père ne risquait pas de rentrer trop et il n'était ps pressé, maintenant qu'il était arrivé.
Ce n'était que le début, mais avoir un peu de compagnie dans cette maison vide lui faisait plaisir. Pas de chien ni de chat, juste Hal qui dort une bonne partie de la journée. Internet avait sauvé son enfance d'enfant unique. Bien qu'il se doutait qu'il n'était plus si unique que ça, que quelque part il y aurait des demi frères ou des demi soeurs, au fin fond de l'Islande, dont il ne savait rien, et qui ignoraient son existence.

- Pas vraiment... J'en avais avant de déménager non stop.


Le gamin dépaysé qu'il était n'avait jamais eu le temps de véritablement découvrir les jeunes de son quartier, ou quand il en avait l'occasion, il s'agissait surtout de baston et autres altercations rapides. Beckett revenait souvent avec leur carte de visite imprimée au visage à coup de phalanges. Mauvais quartiers, deux fortes têtes, de la provocation.
Au fil des déménagements, l'Islande lui manquait un peu plus encore.
Il jeta un coup d'oeil à sa sélection, pensif. Oh, il avait choisi de tout en fait... Pas de saga en particulier, pourquoi pas. L'islandais se leva et saisit tout les dvds.

- On va tout regarder ! Dormir c'est pour les faibles de toute façon. C'est surfait.


Qui a dit qu'ils allaient n'en voir qu'un ? Non, Beckett comblait ses soirées de jeune immigré Londonien avec le crime et le cinéma. Trois films d'affilés, sinon rien. Toute une saison de Lost en une nuit, sinon rien.
Mais Bertram, en plus de ses cheveux attachés et de sa chemise sympathique, n'en avait pas fini avec les belles surprises : des sucreries, mais surtout, du whisky pur feu. Son visage s'illumine alors, ravi. Quoi de mieux qu'un jeu à boire sur la trilogie de l'anneau ?
La fausse délinquance lui arracha un sourire amusé.

- J'en avais pas encore gouté. Consciemment. C'est parfait !! Montons tout ça !


Agrippant un paquet de bonbon du bout des doigts, les bras remplis de dvd, il fila hors du salon pour s'engouffrer dans les escaliers aux hautes et courtes marches grinçantes. Le jeune homme s'y était fait et l'escaladait pied nu sans aucun problème.
Il entra ensuite dans sa chambre, lachant tout sur le bureau.
C'était une petite pièce, remplie de la cage de Hal, du bureau, d'un canapé lit déjà déplié le rasant. A coté une armoire venait combler le vide, ainsi que la valise qu'il emmenait toujours à Poudlard et quelques étagères de fortunes visiblement installée à la main par un touriste du bricolage. Cela laissait peu de place pour circuler, le mieux restait de grimper directement sur le vieux canapé lit et de s'installer confortablement.
Des cartons vides et pliés trainaient encore derrière le canapé lit, mais en dehors de cela, elle était décorée un minimum de vieilles photos accrochées le long du lit, de poster ayant eux aussi vécu les nombreux déménagements... Bref. Un taudis organisé.

- Il faudra juste faire attention de pas laisser Hal manger n'importe quoi...


Beck jeta un coup d'oeil dans la cage : pas de furet ?

- Uh... Fais attention avant de t'asseoir.


En attendant, il alluma son ordinateur, seule chose relativement récente dans la pièce.
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Dim 14 Oct - 11:30

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell  

Ma sélection semblait satisfaire  Beckett qui me confiait avec nonchalance qu’il n’avait plus vraiment d’amis moldus. Déménager non stop ça ne devait pas être facile. Constamment déraciné...ça pouvait expliquer pas mal de chose. Dont sa façon de réagir lorsque j’avais pris de la distance. Le serpentard pouvait compter ses amis sur les doigts de la main, quelque part Poudlard était son seul point de référence fixe.

J’avais des amis moldus avant. Quand j’habitais chez mes grands-parents.



Une petite phrase inutile alors qu’il ne m’a même pas posé la question, juste histoire de lui faire signifier que ce n’était pas si anormal que ça de perdre des amis. On déménage. On n’a plus de points communs, c’est la vie. Mais moi, j’avais bien l’intention de rester. D’ailleurs, j’étais là, non ? Physiquement là, pas juste un message sur un pineapple.

J’éclate d’un léger rire lorsqu’il suggère de tout regarder. Est-ce que c’était une vraie proposition ou juste une blague ? Difficile à dire. Mais même si je n’avais pas emporté ma brosse à dents, je restais néanmoins motivé. Je réplique donc avec enthousiasme et un large sourire :

Super ! J’ai toujours rêvé de faire une nuit blanche un jour !



On pourrait croire que c’était monnaie courante chez les serdaigles, mais pas tellement. Pour fixer la matière, le cerveau a besoin de sommeil. Les nuits blanches à étudier sont donc peu recommandées et je maniais suffisamment bien mon emploi du temps pour ne pas en arriver là. Passer une nuit blanche figurait donc sur ma bucket list - à voir si j’y parviendrais.

Consciemment … ?



J’hausse les sourcils, incapable de comprendre ce qu’il voulait dire. Qu’il était trop éméché pour s’en souvenir ? Il s’empare alors de tout ça et s’enfuit par les escaliers. Pendant quelques secondes j’hésite à le suivre. On ne va pas rester dans le salon ? Là où c’est...public ? Je mourrais d’envie de découvrir sa chambre mais d’un autre côté...rester dans le salon c’était plus...safe ? J’avais moins de chance de commettre des écarts. C’est un peu nerveux que je gravissais les escaliers qui grincent et découvrait la tanière de mon camarade. Une petite chambre fonctionnelle où ne trônait pas un lit mais un canapé-lit ! Voilà qui est original et inhabituel ! Je garde ma remarque pour moi, de peur de le froisser. Mon regard balaie la pièce avec curiosité, avant de m’y avancer prudemment en faisant attention où je mets les pieds. La fenêtre est fermée donc Hal doit toujours se trouver à l’intérieur.

Oh ?  - Okay .



Je m’attarde un peu sur le contenu des étagères et les posters aux murs. J’enjambe des boîtes en cartons, à l’affût de la moindre trace de furet. Beaucoup de boîtes en fait.  Je jette un oeil sous le canapé-lit - pas de Hal. Bon…. Beckett s’affaire sur son ordinateur, je ne préfère pas le déranger. Je ne suis qu’un invité dans son sanctuaire.
Mon regard s’envole sur les étagères, les posters,vers le plafond, puis vers mon camarade. Je fixe sa nuque alors qu’il semble préparer son ordinateur.

Donc sa chambre c’est ça…

Je fixe à nouveau le canapé-lit. Il n'y avait pas vraiment d'autres endroits où s'asseoir. C’était donc là qu’il dormait, là où il passait son temps, là où il ….hmm. Je chasse l’idée avec un commentaire :

Ta chambre est sympa. Un peu en désordre mais elle te ressemble. La mienne est particulièrement ennuyeuse en comparaison.



Car du bordel il y en avait, ce n’était pas difficile de remplir une si petite chambre. J’aurai pu tout ranger d’un coup de baguette magique mais je ne me serai jamais permis de le faire. Sa chambre, c’était la toile qu’il avait décidé de peindre. C’était lui. On pouvait le sentir dans l’atmosphère. Son odeur flottait légèrement dans l'air.


Après avoir vérifié qu’il ne contenait pas de furet en surface, je m’assieds sagement au bord du (canapé)-lit pour détailler les photos de plus près.Le canapé-lit n’était pas inconfortable, mais ça restait loin d’égaler les vrais lits en plumes de Poudlard. Beckett avait choisi ces photos pour une raison, ces petits morceaux de sa vie. Des clichés inanimés qui représentaient des sujets divers et variés. Des petits morceaux de sa vie, des choses qu’il aime. Sur les photos des paysages magnifiques, contrastes de verts de brun orangé de blanc immaculé et de gris. Sur certains on pouvait observer de magnifiques lacs. Un ciel bleu tâché de nuages. Et sur d'autres, au milieu de ce portrait une petite maison. Un petit garçon emmitoufflé dans un manteau. Une femme qui sourit, ses cheveux sombres emportés par le vent. Des mementos emprunt d'une certaine nostalgie. Et une question qui surgit :

C'est si beau....Tu vas retourner en Islande cet été ?



Le sujet est un peu délicat, je le sais. Mais si j'étais à sa place, c'est ce que je ferai. J'irai la regarder en face, ne lui laisser l'occasion de m'oublier. Mais une fois de plus, je ne sais pas ce qu'il ressent vis à vis de ça. Je ne pense pas que Beckett soit si revanchard. Je regarde à nouveau la femme sur la photo. Son regard vert, comme celui de Beckett juste un peu différent. Son visage. Elle est vraiment jolie. Mon regarde se reporte alors sur mon camarade:

Et sinon, t’as fait quoi de beau cette semaine ?



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Beckett Campbell
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 20 Oct - 0:00

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Bertram allait de révélation en révélation, vivre chez ses grands parents, première nuit blanche... Quelle triste jeunesse ! Surtout si ses grands parents étaient aussi désagréable que sa grand mère paternelle, qui ne le voyait que comme le fardeau d'un mariage raté ayant gâché la vie de son fils. Ce qui lui semblait plutôt correcte, au final.
Pas le temps d'en apprendre plus là tout de suite, l'appel d'une soirée cinéma était bien trop fort.

Peut-être qu'il aurait dû plus ranger sa chambre... Beckett le sentait observer tout les recoins, alors qu'il attendait que l'ordinateur ne démarre. Où aurait-il mis les caisses en cartons ? Il n'y avait pas d'autre endroit pour les stocker...

- Ah ?


Sa chambre, lui ressembler ? L'islandais lui accorda un coup d'oeil par dessus son épaule, avant de laisser son regard vagabonder dans son propre domaine. L'islande, les affiches de groupes inconnus, le peu d'espace... Bon l'ordinateur trahissait son amour pour les jeux vidéos et l'internet, surement.
Qu'y aurait-il dans la chambre de Bertram ? Une collection de pull bien repassé, de cool à ringard ? Pas un atome de poussière, grande pièce, propre, comme l'image qu'il souhaite refléter ? Sans personnalisation, ou juste une toute petite folie ?

- Je suis sûr qu'elle est plus confortable...


Une fois le dvd du seigneur des anneaux mis dans le lecteur, Beckett se tourna vers son compagnon d'aventure. C'était étrange d'avoir quelqu'un dans sa chambre, de la partager. Il s'était habitué, à cet espace vide, à ces bouts de vie accrochés au mur, que personne ne verrait sauf lui.
Bertram s'y intéressait d'ailleurs, et lui avait perdu son sourire. Ces photos, il avait essayé de les montrer à son père de nombreuses fois, mais jamais à quelqu'un d'autre. C'était une époque révolue, un vide qui s'était établi depuis plusieurs années déjà. Rien ne le comblait, sauf le danger. Excursion en Forêt Interdite, escalade de tour... Des souvenirs encore plus forts pour couvrir les précédents.  Certains ne semblaient pas aussi simple à oublier.
Beck retenait son souffle, attendant la fameuse question. Oui, c'était sa mère sur la photo, la dernière qu'il avait d'elle.

Mais il put soupirer de soulagement, le Serdaigle avait intelligemment éviter le sujet qui fâche.

- J'aimerais bien !


Ses épaules se relâchent, la pression l'avait soudainement quitté. Beckett grimpe alors sur son lit, s'asseyant en tailleur à côté de son acolyte.

- Je n'ai pas vraiment l'argent pour... Enfin, il y peut etre des portoloins ! Mais j'ai besoin de matériel de camping, et pour ça je dois travailler pendant les vacances
.

Bref, il n'avait pas vraiment l'occasion de retourner chez lui.
Le jeune homme passe sa main sur la couverture, avant de sourire; il venait de pousser du doigt un furet caché dans le lit. Il le dénicha de sa cachette, avant de lever les yeux vers son invité, le sourire aux lèvres. Hal et Bertram dans une même pièce ! De quoi passer une soirée en agréable compagnie !

- Oh, pas grand chose. J'ai un peu joué à des jeux vidéos, trollé les joueurs... J'ai aussi un vélo, maintenant. Je sais plus trop comment je l'ai trouvé...


Possiblement une fin de soirée.

- Je profite avant de travailler. Et toi ?


Son regard se pose alors sur Hal, au creux de ses mains à mordiller ses doigts.
Le dvd attendait sur l'écran menu, diffusant déjà la musique culte de la saga. Il n'avait pas vu ce film depuis longtemps en plus...
Alors il releva les yeux vers lui, se rendant compte qu'il avait oublié quelque chose.

- Oh, fais comme chez toi !


Et juste après ça, il déposa Hal dans les mains de Bertram, pour se lever d'un coup et sortir de sa chambre d'un bond, descendant les escaliers.
Des verres, des bols, il avait tout oublié !
Il remonta avec tout le matériel et le déposa sur l'un des cartons, désignée comme nouvelle table de chevet.

- Fais pas gaffe aux cartons, je les plie pas vraiment. Si ça se trouve, on va déménager bientôt... Ou pas.



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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 20 Oct - 10:13

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell  

Il y a des gens qui sont capables de laisser leur empreintes partout où ils passent. Ils ont une personnalité suffisamment forte pour s’imprégner d’un endroit et marquer leur territoire - comme Beckett. Il s’appropriait sa chambre sans scrupule et laissait des marques indélébiles dans ma mémoire. Une fois qu’on commence à le connaître, on ne peut pas l’oublier. Comparé à lui je me contente d’en faire le moins possible de suivre le courant. Je suis certain que beaucoup ne se souviendront plus de moi dans 10 ans, vu comment d’autres galèrent déjà à se souvenir de mon existence.

Je n’avais pas l’intention de l’insulter en lui disant que sa chambre était bordélique. C’est juste que ...le connaissant, j’aurai été très déçu si elle avait été parfaitement en ordre. Cela ne lui ressemblerait pas. Suite à ma remarque, son regard balaie  sa chambre comme s’il la découvrait à nouveau.

- Je suis sûr qu'elle est plus confortable...

Oui, elle l’était certainement. Plus grande aussi. Mais quelque part, ce n’était pas vraiment ma chambre. Je lève le nez, regardant ailleurs, un peu gêné.

Peut-être.



Ne sachant pas trop quoi répondre, un “oui” catégorique serait malpoli, je décide de garder le mystère. Avec un léger sourire et un ton nonchalant, j’ajoute :

Tu devras le découvrir par toi-même.



Une invitation déguisée et spontanée qui me chatouillait le bout des lèvres. Imaginer Beckett se balader dans l’appartement avait un goût d’aventure et de provocation.

Mais l’écran du menu est quand même un peu kitsch. Beckett se relaxe et me parle de ses plans pour l’été. Du matériel de camping ? Il ne comptait pas squatter le canapé de sa mère ? Leur relation devait être compliquée...mais j’avais du mal à comprendre. A sa place, je ne raterais pas une seule occasion de lui rappeler que je suis là. Que j’existe. Même si ça ne l’arrange pas. Et je ferai tout pour qu’elle ne puisse pas m’oublier - juste pour la contrarier. Ton erreur est là, ne l’oublie pas. Sinon c’est trop facile. On ne peut pas faire des enfants et les abandonner sans se sentir un peu coupable. Je ne lui accorderais pas de répit. Mais peut-être que Beckett préférait tout simplement backpacker autour de l’Islande - c’était bien son genre. Nature et aventure, ça faisait drôlement envie.

Tu travailles où cet été ? S’il te manque un peu d’argent, je pourrais éventuellement t’en prêter.



Le rat en tube fut découvert, caché sous les couvertures de Beckett.  Donc il laissait son furet dormir dans son lit ? Ma mère pèterait un câble si elle voyait ça. Moi je trouvais ça mignon. Beckett et Hal entrain de dormir paisiblement dans le même lit... En tout cas le quotidien du serpentard ne manquait pas de rebondissement. Comme il pouvait oublier tant de choses ? J’éclate d’un léger rire.

Tu ne sais plus ? Tu bois du whisky inconsciemment et tu ne te souviens plus de comment une vélo a atterri chez toi ? Tu passes la moitié de tes vacances bourré ou défoncé ou quoi ?



Enfin, est-ce que je pouvais vraiment me moquer ? Je ne me souvenais pas de tout ce qui s’était passé lors de notre soirée bien arrosée avec Sybil et Taylor. La dernière chose dont je me souviens, c’est de voir les fesses pâles de Beckett courir vers le lac sous la lumière de la lune. Et puis plus rien. Et puis je m’étais réveillé dans mon lit avec la gueule de bois, aucune idée de ce qui s’était passé et trop de fierté pour poser la question. Et ça, je n’étais pas prêt de lui avouer. Ni de lui dire que j’étais un peu inquiet. C’était sans doute sa façon de s’amuser mais...si jamais il lui arrivait quelque chose ? Ou s’il faisait quelque chose de stupide ? Depuis Soleil, j’avais tendance à penser que tout mon entourage était potentiellement en danger de mort et que je ferai bien d’ouvrir les yeux pour voir les signes. Et ça ressemblait peut-être à un signe.

Une musique épique retentit une fois le DVD placé dans le lecteur. Je ne m’attendais pas à autant de qualité. Je croyais qu’on allait regarder des films nuls.

Oh la musique est sympa !



Je pousse un soupir en me laissant à moitié tomber sur le lit. Les pieds toujours en dehors.

Moi c’est l’inverse, je travaille et puis je profite.



Toutefois il s’était produit un évènement inhabituel dans mon quotidien récemment. J’avais envie de lui en parler et d’en rire avec lui. Mais il s’échappe bien assez vite pour aller chercher des trucs en bas.Je lui en parlerai plus tard, une carte de plus dans ma manche. Seul avec Hal dans les mains je joue un peu avec elle. La curiosité me donnerait presque envie de découvrir ce qu’il cache dans ses tiroirs mais je me retiens. Au lieu de ça, je me décide à délacer mes chaussures et m’installer plus confortablement sur le divan-lit. Je caresse les draps du doigt pour attirer et faire jouer Hal. Ca marche plutôt bien et m’arrache un petit rire.

Il revient alors et je l’aide à préparer les victuailles. Je le regarde, un peu inquiet.

Tu vas rester en Angleterre quand même ?



Il ne manquerait plus qu’il parte pour une contrée lointaine. Je n’avais pas envie qu’il disparaisse.

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Beckett Campbell
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Ven 26 Oct - 20:57

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Beckett sourit légèrement à l'invitation discrète de Bertram. Il ne verrait pas d'inconvénient à s'inviter chez lui, profiter du luxe, découvrir cette fameuse génitrice qui lui posait autant de problème que le sien. C'était sûrement plus grand, plus spacieux, mieux chauffé, isolé, et à coup sûr, possédait une baignoire digne de ce nom.

Mais il refusa le prêt d'argent d'un haussement d'épaule. Hors de question de voler ses proches, ni même de donner cette impression d'avoir besoin tant que cela d'argent !

- Non, ça ira. je trouverai bien un truc. Maintenant que j'ai un vélo je pourrais livrer des trucs...

Livrer de la nourriture en vélo, c'était un bon plan. Rester dehors, explorer la ville, être payé pour cela. Quelque part, il y avait la dose de liberté qu'il recherchait. Même si rouler en ville n'avait rien de charmant, qu'il préférait rouler dans les campagnes, explorer l'Ecosse, se perdre dans la nature.
Rien à voir avec Londres.
Mais il pouvait se défouler sur les pédales, frôler le danger en même temps que les voitures, recevoir de l'argent, bouger non  stop.

A son tour, il éclate de rire sans oser ajouter quoique ce soit. Cela arrivait souvent. L'ennui le poussait à passer ses soirées en ligne, reclus, puis quand l'isolation se faisait ressentir à son tour, il sortait jour et nuit, cherchant toute excuse pour ne pas rentrer, et profitait de quelques fêtes, bars, festivals...
Peu à peu, il se surprenait à suivre la voie de son père, sans tomber méchamment dans le piège qu'était l'alcool. Ce n'était qu'un passe temps de vacances, après tout. Cela l'aidait à nouer quelques liens, parfois, où à finir la soirée sur une note violente.


Bref.
La nourriture occupait son esprit, il mettait ce qu'il pouvait dans des plats, se servait déjà, jugeait les quantités. Il gardait bien en mémoire les noms des restaurants et autres fastfood chez lesquels il voulait commander à manger ce soir !
Il leva finalement les yeux vers son acolyte, surpris.

- Le temps de finir mes études, sûrement, oui.


C'était son père qui gérer les déménagements, qui décidait d'où ils allaient. Mais lui, sortir de sa banlieue londonienne ? Oser braver une nouvelle fois des contrées inexplorées ?
L'amour l'avait poussé à partir en Islande, or il n'en restait plus rien désormais. Il se réfugiait dans sa ville confort, se murait dans la cité pour oublier les pleines froides et hostiles du grand nord, ainsi que tout ce qu'il y avait vécu. Beckett n'avait déjà pas assez d'argent pour financer un voyage, alors partir vivre de son coté, c'était impensable !
Un sourire apparaissait doucement sur ses lèvres.

- Pourquoi ? Tu aurais voulu que je reste ?


C'était idiot. Suffisamment idiot pour le rendre heureux et le faire sourire. La simple idée que quelqu'un se dise que sa présence apportait quelque chose de plus, et par conséquent, son départ retire quelque chose au quotidien.
Il s'installa à son tour sur le lit, contournant Bertram. Il s'assit en tailleur, laissa un léger soupir s'échapper, suivant Hal du regard.
Maintenant quoi ? Les invités n'étaient pas courant, les soirées films à plusieurs non plus... Puis c'était Bertram. Le type qui l'avait engueulé après s'être barré en plongeant sans prévenir, pour ne pas avoir pensé à la peur qu'il lui faisait. C'était le moment où il devait aller contre ses habitudes et se préoccuper de quelque chose d'autre que Hal.
Il perdait ses moyens, plongé dans ses réflexions. Il avait à boire et à manger. Il ne faisait pas si chaud que cela dans sa chambre, c'était vivable...

- Hmmm... Tu veux qu'on lance le film tout de suite ? Ou bien on parle un peu avant ?

Eh. Il avait encore des progrès à faire. L'islandais passa une main dans ses cheveux, qui en profita pour se gratter la tête.

- Ou pendant, en fait.

Il se redressa et se pencha vers son ordinateur, lançant le film, puis revint s'installer confortablement.

-Je sais pas si tu préfères qu'on commande des pizzas avant ou après ce que tu as ramené.

Puis le whisky. Bon sang...

- Oh, et j'ai un bon jeu à boire pour la bouteille, mais... On garde ça pour plus tard.


Whisky, Bertram et soirée film lui semblait plutôt dangereux comme combinaison. Mais dangereux ne lui avait jamais fait peur.
Puis une idée lui traverse l'esprit, Beck tressaillit et relève les yeux vers Bertram.

- On a bien Ragnarok dans nos films

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Bertram Godfrey
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 27 Oct - 23:16

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell  

Orgueil ou fierté, mon camarade refuse toute aide pécuniaire. Je n’insiste pas, je comprends. Et puis, plus il mettra du temps à réunir la somme plus il restera ici..au final j’y gagne, non ? Ce qui me rassure moins c’est son petit rire . Peut-être que Beckett exagère un peu à ce niveau là et mon inquiétude semble l’amuser. Je soutiens néanmoins son regard, un peu sérieux, en quête de détails dans son expression qui pourrait m’indiquer ce qu’il pense. Devrais-je m’inquiéter davantage ? Est-ce que j’avais commis une erreur avec mon cadeau ? Dans le doute, je garde le silence alors que le sujet de conversation change. Au moins je pourrais observer sa consommation d’alcool.

L’idée que mon camarade puisse déménager loin et tout laisser tomber du jour au lendemain provoque chez moi une inquiétude un peu instable. J’avais l’impression qu’on venait à peine de se connaître...et peu importe ce qu’il y avait entre nous, je n’avais aucune envie que ça s’arrête. Aucune envie de le voir me tourner le dos, partir, m’abandonner. Loin des yeux, loin du coeur, j’étais presque sûr que notre amitié ne tiendrait pas la distance.  Mes doigts ajustent les plis de ma chemise et de mon jeans alors que je réplique aussitôt

Evidemment ! Question stupide. Pourquoi est-ce que j’aurai envie que tu partes loin  et qu’on ne puisse plus se voir ?



Pourquoi est-ce que j’aurai envie que tu partes ?!! Je réalise que mes paroles ont été un peu sèches. Que de toute façon ça ne changerait rien, que ça ne dépendrait pas de moi. Et que personne n’aime les gens collants, que ça les fait partir comme maman. Qu’il vaut mieux être agréable et léger plutôt que sombre et sérieux. Alors je me rattrape avec une phrase plus nonchalante :

On a une bucket list à finir.



Je tente de caresser Hal, de rechercher un peu de réconfort après cette possibilité qui me déplaît et surtout de regarder ailleurs. J’accueille sa proposition avec un sourire.  Parler pendant le film c’est génial, après tout on n’était pas au cinéma. On était là pour déconner.

Ca me paraît bien ! On est là pour regarder des films, non ?



Il faut dire qu’il m’intrigue ce film. Mais pas autant que Beckett qui pour une fois, se préoccupe des détails inutiles. Ce n’est pas son genre d’habitude. Est-ce que je lui mets un peu  pression ? Ca serait nouveau.

Pourquoi ne pas commander quand on aura faim ?



Pour l’instant il y avait suffisamment pour ne pas s’inquiéter. Et même dans la périphérie de Londres, on livre partout et surtout à n’importe quelle heure. Et apparemment le mauvais esprit du serpentard continuait de fonctionner à plein régime puisqu’il me proposait déjà un jeu à boire pour plus tard...ça promettait l’ébauche d’une belle soirée de décadence, j’avais hâte de tester mes compétences et de voir si j’étais capable de tenir la distance.

Un léger sourire et un vif hochement de tête, je m’installe en tailleur, déjà impatient à l’idée du déroulement de la soirée. Et sur l’écran, les images se succèdent et le films se déroule. Un film épique, de bons acteurs, les effets spéciaux n’ont pas trop vieillis...Globalement c’est plutôt bien. A l’occasion j’ose poser quelques questions sur des aspects qui me paraissent confus. La différence entre les hobbits et les nains notamment. Eclater de rire à quelques bonnes blagues qui comparent Gandalf avec Stanford  Et après plus de 3h de film, je m’étire un peu. C’est passé vite et en même temps j’ai l’impression de changer de monde en revenant à la réalité.

C’était pas du tout un film nul du tout !….Enfin les têtes d’orcs qui volent c’est peut-être un peu kitsch mais sinon...c’était super.



Je lance un regard à Beckett. Quelque part il me rappelle certains hobbits sauf qu’au lieu d’éviter le danger il a tendance à foncer dedans. Un peu comme Pippin.

Qui est ton personnage préféré ?




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Beckett Campbell
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Mer 31 Oct - 22:04

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La fameuse buckett list.
Une bête liste exhaustive de méfaits mise en place part Bertram lui même, et qu'il partageait avec lui, le trouble fête de l'année. On aurait pu croire qu'il le trainait du coté obscur de la vie scolaire, qu'il n'était qu'une mauvaise influence... Beckett n'était qu'un catalyseur, tout au plus. Le Serdaigle avait cette rebellion en lui depuis toujours, il n'y était pour rien. Enfin, il l'avait trainé dans la forêt interdite, volé son téléphone pour un instant...
Mais cela ne fit pas oublier au jeune islandais sa réponse : il voulait continuer de le voir. Certes, le tact manquait, mais cela fonctionnait avec lui. Plus c'était droit au but, au mieux il comprenait. Beck ne cachait pas son léger sourire, qu'il dissimulait en regardant ailleurs.

Laissant ces aveux de côtés, il se recula et se cala dans le fond de son canapé lit. Il l'aimait bien, ce film. Vieux, avec de la magie, des décors incroyables, des plaines qui donnent envie... Mais que cela avait vieilli. Plus personne ne faisait d'effets visuels à la main ! le CGI, c'était le minimum en 2028.
Les comparaisons avec les professeurs lui arrachèrent un fou rire, impossible de ne plus voir Standford le gris, protégeant une petite flopée d'élèves dans une quête improbable. Ah, qu'il aimerait vivre une telle aventure...
En milieu de film, il entama les bonbons. Il fallait aussi surveiller le furet, empêcher l’animal de s’engouffrer dans le paquet et de voler une friandise, ce qui résultait en moment de jeu avec un rat en tube se débattant joyeusement entre ses mains.
Courage, plus qu'une heure ou deux et Hal irait dormir pour une vingtaine d'heure !
Elle finit par abandonner et établir son nid dans un pli de couverture, les laissant à leur film, qui touchait bientôt à sa fin.

- Tu rigoles ? C'est super vieux ! Plus personne ne porte des masques comme ça ans les films...


Le jeune homme sourit légèrement, haussant les épaules. Mais l'histoire et l'univers étaient bien, la saga lui tenait à coeur.


- Mais c'est sympa oui...


Il avait promis que des films nuls ? Meh.

- Si tu veux un film nul, j'en ai un ! Tellement nul que c'en est drole... Un film de super héro. Il a les plus gros raccourcis de scénario au monde mais parfois c'en est juste drôle !


Venom, oui.
Le marvel expédié.
Beckett se décolla de sa place de choix pour se redresser, tendre le bras par dessus Bertram pour attraper des verres et une boisson. Il glissa un regard à son acolyte, avant de poser ses fesses à coté de lui, lui servant un verre. Vivre avec des gens, cohabiter dans une chambre sous le lac noir, c'était facile à force. Mais là, partager son espace vital, chez lui, c'était encore différent. Hal ne faisait pas la différence, la boisson gazeuse l'intéressait bien plus, la poussant à sortir de sa cachette.


- Mon préféré ? Hmmm...


Laissant la bouteille de coté, il fit une légère moue, le regard perdu dans son verre. Aragorn était classe, et au moins restait en vie. Mais le nain était drôle aussi, à raler tout le temps ! Ou Gandalf. Énigmatique et au final il était pas mal louche.


- Aragorn ? Ou Standford. Les mages, c'est super fourbe quand même.


Un sourire apparait au coin de ses lèvres.

- Je voulais aussi être un sorcier quand j'étais petit. Ou trouver des trolls.
Il leva les yeux vers Bertram, une lueur amusée dans le regard.Je peux faire les deux maintenant !

On n'avait même pas eu l'occasion de lui apprendre que la magie n'existe pas, que la lettre de Poudlard était arrivée chez eux. Pour un né moldu, il trouvait qu'il avait eu beaucoup de chance; il aurait pu passer à coté d'un monde qui pouvait lui offrir encore d'aventure.
L'islandais se racla la gorge. Peut-être que c'était pas le moment, hm ? Il chercha du regard un sujet, et releva les yeux vers lui bien vite.

- Hmm Pizza ??


Il lui adressa un sourire amusé : c'était un bien faible changement de sujet, non ? Bien son genre !

- Film nul ou la suite ? Tu choisis. On va choisir chacun à son tour !

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Bertram Godfrey
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Jeu 1 Nov - 10:16

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell  

Les masques avaient leur charme. Les têtes d’orcs décapitées aussi. Et Beckett aussi lorsqu’il riait à mes plaisanteries avec ce sourire lutin, lorsqu’il défendait son opinion, jouait avec Hal  ou simplement fixait l’écran avec une patience religieuse. Lui qui tombait presque assoupi en classe d’histoire magique, il était pourtant capable de suivre quelque chose pendant plus de deux heures ! Et sa connaissance de ses films me surprend. Je devine que c’est quelque chose d’important pour lui, une de ces choses auxquelles il dévouait son énergie et sa motivation. Je me sentais un peu privilégié de pouvoir assister à tout ça dans l’intimité de sa chambre.

Et des films il en connaissait un paquet ! Et là il s’approche, je me fige mais c’est juste pour attraper des verres et à boire. Il aurait pu juste me demander au lieu de se pencher vers moi comme ça… Je pense à ce soir-là dans les bains des préfets. Ca vient comme une vague, un fantôme d’images et de sensations.. Je me retiens de gigoter et j’accepte le verre avec plaisir rien que pour avoir autre chose à regarder.

Heum….oui, peut-être après. Merci.



Et surtout merci pour le changement de sujet ! Après une grande gorgée de soda pour me donner une contenance ça va beaucoup mieux. Et je saute sur l’occasion pour rétorquer avec un sourire narquois et un ton faussement innocent :

Les mages ? Fourbes ? Qu’est ce que tu veux dire par là, hm ?



J’éclate d’un léger rire avant de regarder à nouveau l’écran figé. Un serpentard et moi - on avait durement gagné nos médailles en fourberie depuis longtemps.

Ouais, Aragorn est plutôt cool… tu crois que je pourrais m’en tirer avec ce genre de look ?



Longs cheveux et une barbe mal rasée. Bon pour la barbe j’avais encore des efforts à faire. Et je n’avais pas sa mâchoîre coupée au couteau non plus. Mais bon, on peut toujours rêver, non ? Le serpentard me partage alors son ressenti sur le monde sorcier. J’esquisse un léger sourire en imaginant Beckett à 11 ans se balader dans le chemin de traverser, acheter sa première baguette...découvrir tout ça avec des yeux d’enfant émerveillé. A l’époque je ne faisais pas vraiment attention à lui, ni aux autres. J’étais trop occupé, j’avais trop de pression pour réussir.

Et les dragons, ça ne te tentait pas ahah? Ca a dû être quelque chose quand tu as tout découvert... pas trop déçu ?



Au final le monde magique n’était pas toujours aussi excitant. Ce n’était que de la chasse aux trolls, les dragons et des sorts spectaculaires, c’était aussi les gratte-papiers du Ministère et des cours d’histoire à n’en plus finir. Beckett parlait toujours comme s’il était toujours moldu. C’était une grande partie de lui, je pense - mais il fallait se résigner : il était bien un sorcier. Et même si ce n’était pas toujours évident, le monde des sorciers l’avait accepté. Mais quand il en parle j’ai l’impression qu’il choisit de s’en exclure.

Quand j’étais petit, je voulais être astronaute. Qui sait ? Quand le ministère se lancer dans la conquête spatiale...je serai peut-être là.



Je me sentais libre de parler avec lui et ça venait si naturellement. Je n’y étais pas encore tout à fait habitué mais j’avais cette sensation de chaleur dans la poitrine. J’avais l’impression que je pouvais lui parler de tout et de rien, juste là dans sa chambre où il avait décidé de m’accorder une place.

Ouais, pourquoi pas ? Tout sauf de l’ananas pour moi.



Je me souvenais bien de cette conversation. Action ou vérité. Les cheveux mouillés de Beckett et sa peau pâle. Je me déplace pour m’allonger près de Hal qui dort, petite boule de fourrure trop adorable pour ne pas tenter de la caresser. Je la touche du bout des doigts, elle s’étire un peu et je la laisse poursuivre ses rêves paisiblement. Je me redresse et me tourne vers lui lorsqu’il me met face à une nouvelle décision. Je pèse le pour et le contre alors que je le rejoins lentement pour m’asseoir à ses côtés.

Hmmm…..C’était bien mais un peu long. Et si on lançait le film avec le jeu à boire ? Comme ça si on regarde le film nul après ça sera encore plus drôle ! D’ailleurs, on ferait bien d’ouvrir la bouteille tout de suite !



Avec moi, aucun aspect n’était laissé au hasard. Je m’empare de la bouteille et détaille du regard les ailes irisées du phoenix illustré sur l’étiquette. Les flammes semblent rayonner. J’en verse un fond, pur, dans nos deux verres avant de le lever pour trinquer. J’avais hâte de consommer le fruit de mon méfait - et simplement d’y goûter.

Pour la Comté ? Aux soirées films - merci encore de m’avoir invité.



Les verres tintent alors que je le regarde droit dans les yeux comme le veut la coutume. L’alcool brûle ma gorge et je tousse un peu. Il laisse ensuite une chaleur qui irradie dans mon estomac et me redonne confiance.  J’éclate d’un léger rire avant d’ajouter :

D’ailleurs, je m’attendais pas à être le seul invité. Je m’attendais à voir Sybil. Et Taylor invitée par Sybil.



Et oui, je n’avais pas oublié ce coup-là. Je poursuis avec un sourire moqueur :

Mais on aurait été un peu serrés à quatre sur ton lit...



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Beckett Campbell
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 3 Nov - 15:53

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Il avait un mage fourbe à coté de lui, c'est vrai. Il avait mordu à l'hameçon, et maintenant il souriait, haussant les épaules et prenant un air -c'était raté- innocent. Bertram était suffisemment fourbe que pour offrir de faux sourires aux gens et l'attirer dans la salle des trophées pour jouer un jeu qu'il voulait perdre.
Beckett détaille alors son visage du regard, s'attardant dessus, plissant les yeux. Lui, s'essayer au look d'Aragorn ? C'est vrai que son visage avait des traits doux... Après, ils étaient encore jeunes.

- Peut-être dans cinq ans ! Quand tu auras appris à te battre à l'épée et à être mystérieux.


Une petite boutade, il boit un peu et s'allonge à moitié, callant un oreiller dans son dos.
Jusqu'ici, il passait un très bon moment. Le genre de moment auquel il pensait, dans les bains des préfets. Quelque chose de tranquille. Un repos bien mérité après avoir bravé tant de règles de Poudlard.

- Si !! Mais les trolls, c'était plus proche de chez moi.
Son regard se perd à nouveau dans son verre;Tu vois les tas de cailloux empilés, sur le bord des routes ? On dit que ce sont les trolls qui les font ! Bon, maintenant que j'en sais un peu plus sur eux, je pense que c'est impossible, ils sont bien trop bête pour ça...

Mais rien ne le décevait jusqu'ici. Sauf une chose. Son sourire disparut un instant, alors qu'il se rappelait les enlèvements, le bras d'Andy... Au final, on en entendait plus trop parler, mais l'islandais avait vu que les soorcies n'étaient que des humains avec des pouvoirs, et que cela ne les rendait pas meilleurs que les moldus, loin de là. Nassim ne donnait plus de nouvelles non plus. Rien de joyeux ressortait de cette épisode.
Beckette tourna légèrement la tête vers Bertram lorsqu'il raconta un de ses souvenirs, lui redonnant un léger sourire. Astronaute ? Alors les mages s'intéressaient aussi à la conquête spaciale ?

- Tu crois que la magie fonctionne dans l'espace ?


Question idiote.
Mais pizza. Beckett se redressa d'un bond et sortit du lit, agrippant un flyer trainant sur le bureau.

- Pff ! C'est très bien l'ananas sur une pizza !
Il se tourna vers lui, arquant un sourcil. Et je vais en prendre une.

Son large sourire revient à la charge après cet affront et il commande par téléphone trois pizzas, une hawaienne, une pepperoni et une reine, avant de reprendre sa place dans son lit, fier de son acte de petit vandale du dimanche.

Pour couronner ce méfait, un verre d'alcool !  Beckett prit son verre sans se faire attendre, l'approchant de son nez.
Ah, ils allaient morfler ! Rien qu'à l'odeur de désinfectant, il savait que le lendemain allait être compliqué ! Ils trinquent, et Beck finit son verre d'une traite, ne quittant Bertram des yeux. L'effet y était : sa gorge brulait, mais ce n'était pas quelque chose de nouveau pour lui, il cachait sa grimace derrière un sourire amusé.

- Ah ! Rookie...


Pourtant, il finit bel et bien par grimacer, et poussa Bertram légèrement. Taylor ?! Chez lui ??! Ew ! Un affront !

- UGH NON ! Comme si j'allais laisser miss Amérique s'approprier ma chambre !


Toujours dégouté, il s'allonge sur le dos dans un soupir.

- Elle se plaindrait de tout, que c'est trop petit, que j'ai même pas de personnel, ni même de jardin ou de femme de ménage pfff ! Sybil au moins aurait été polie...


Le jeune homme jeta un coup d'oeil à son téléphone. Encore quinze minutes avant le livreur de pizza. Ah, l'attente était douloureuse !! Il voulait manger...
Bref, c'était le moment d'expliquer les règles du jeu à boire, nombreuses, comptant notemment les moments où Sam appelle Frodon, que Legolas fait une tête bizarre, ect...
Bref.
Bertram revenait souvent à la charge avec Sybil... Il serait pas un peu amoureux ?
Wait- Il lui avait avoué son penchant pour les hommes dans la salle des trophées ? Beckett tourna la tête vers lui, songeur. Il le suivait dans ses mauvais plans, lui envoyait des messages régulièrement, était particulièrement patient avec lui... Meh. Ca ne voulait surement rien dire.

- Tu parles souvent de Sybil...

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Bertram Godfrey
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 3 Nov - 17:17

HJ je sais que ça correspond pas trop mais j'ai vu le gif et j'ai pas pu résister

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell  

Je hausse les sourcils en prenant un air de défi :

Si t’as des épées en plastique quelque part...je serai ravi de te montrer mes compétences et te donner l’occasion de prendre ta revanche.



Je n’en avais pas. Mais après 3h de Seigneur des anneaux et un verre de whisky pur-feu, j’avais l’âme et la vaillance d’un cavalier du Rohan. Et puis l’idée d’un combat factice avec Beckett devait absolument figurer sur ma bucket list ! Je l’avais déjà battu à coups de baguette magique, il s’en sortirait probablement bien mieux avec une arme moldue.

Non, je ne voyais pas ce qu’il voulait dire par les tas de cailloux empilés sur les routes. Par contre je voyais la nostalgie dans ce regard qui m’évite, cette pointe au coin de ses lèvres qui apparaît et disparaît. Le serpentard considérait vraiment l’Islande comme sa véritable patrie - il ne pouvait pas cacher l’affection qu’il avait pour son pays. Et ça me donnait un drôle de sentiment doux-amer. Un jour, il repartirait et il serait heureux. Je m’y préparais déjà. Je lève les yeux vers les photos.

Il paraît que c’est beau, mystérieux et sauvage…



comme toi, Beckett

Peut-être que c’est vrai ? Moi je pense que ça vaut la peine d’investiguer.



Je me redresse soudainement, le regard éclairé par l’intérêt qu’il portait par la question. Je m’exclame:

C’est exactement ce que je voudrais savoir ! Techniquement non puisque ce sont des particules et qu’elles devraient se disperser mais si on arrivait à créer une sorte de catalyseur qui pourrait dispenser la magie sous forme de laser….bref.



Je me sentais encore en train de partir dans mes délires et je ne souhaitais pas ennuyer mon camarade avec mes élucubrations. Il s’occupe de commander des pizzas. J’ai bien l’intention de payer ma part, d’ailleurs je sors mon portefeuille pour bien lui montrer mon intention de participer aux frais.

En mentionnant la possibilité que Taylor ait aussi pu squatter sa chambre, je savais que je le provoquais. Je m’attendais donc totalement à cette bousculade à laquelle je réplique immédiatement avec un petit rire pour le taquiner davantage

Quoiii ?! Nooon…. Elle le penserait peut-être mais elle ne le dirait pas. Contrairement à toi, elle est bien élevée.



Mais il n’a pas l’air d’humeur à me provoquer à mon tour. Au contraire son sourire s’efface et il prend un air plus sérieux. Je range donc mes armes et je m’allonge à côté de lui sur le dos. Peut-être que je suis allé trop loin...Il me donne alors les règles du jeu à boire et je lui demande de ralentir le temps de les taper sur mon téléphone. Pas question de rater l’occasion de battre Beckett à son propre jeu et de rater une opportunité.

Et alors il mentionne Sybil. Je tourne la tête vers lui, sans vraiment comprendre. Il était là quand je lui ai avoué que j’étais gay ou bien il avait déjà oublié ? Il craignait que j’ai des vues sur elles ?

Et c’est un problème…? Je t’ai dit que… je préférais les garçons.



J’avais encore du mal à le dire. Je t’avais dis que j’étais gay. Si simple et pourtant...les mots se bloquaient dans ma gorge.

Avant que l’autre possibilité me frappe. Mais quel crétin ! Comment j’avais pu ne pas y penser ?! Je le taquine un peu, le bouscoulant avec un sourire. Ma main pousse sur ses flancs et mon genou sur ses jambes avec un sourire narquois.

Oh je sais ! C’est à cause de la façon dont elle t’as rejeté c’est ça ? Ca pique toujours un peu ? T’en fais pas, je ne la mentionnerai plus.



Avec un léger sourire, je me tourne sur le côté, m’appuyant sur mon coude, la paume de ma main sur ma joue. J’abandonne mon ton taquin. Beckett était plutôt réservé sur ses sentiments et sur Sybil aussi. Je ne voulais pas qu’il se referme comme une huître donc je prenais ça très au sérieux. C’est un peu étrange, mais pas désagréable de se faire des confidence sur son lit. Si proches...alors qu’il était paisiblement allongé à côté de moi.

Et puis, il ne s’est rien passé avec Olympe ? Vous aviez l’air proches au bal.



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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 17 Nov - 18:10

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Beckett lève les yeux au ciel devant tant de mensonges et d'estime envers Taylor. Elle pouvait tout faire, tout dire, tout le monde lui pardonnait. Quoi que Taylor fasse, c'est génial de toute façon. Miss USA met du vernis sur tous les lits autour d'elle ? Brillant ! Quelle cruche, cette fille. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi tout le monde l'adorait. Peut-être que c'était un sort auquel il était insensible...
Peut-être que c'est le charme américain. Blond, beau, extrêmement stupide et donc on ne tient pas compte des dérapages.

Beckett n'avait pas oublié cette soirée dans la salle des trophées, ni le jeu sans queue ni tête qu'il lui avait proposé, ni cette longue et agréable accolade. Et les bains.
Une grosse soirée, ponctuée d'une révélation qui devait être importante pour le Serdaigle, concernant son orientation. Ce n'était pas une surprise, quand on prend Béring comme cavalier ! Beckett ne comprenait toujours pas pourquoi il le lui avait confié, d'ailleurs. Homme, femme, chèvre, il s'en fichait bien ce que les gens pouvaient bien aimer. Lui même, cela le dépassait, ce genre de choses.
Mais à un moment, en toute intimité, Bertram Godfrey a jugé important qu'il soit au courant de son attirance pour les hommes.
Et il n'avait aucune idée de quoi faire de cette information, ni quoi dire à ce rappel. Félicitation ?
Heureusement, il change le sujet, le pousse. Ah, ça il comprenait mieux comme langage ! Des gestes, du contact, l'annonce d'une pique, de provocation.

- Quoi ?! Elle m'a jamais rejeté !


Et là arrive ce souvenir de cette joue tendue vers lui quand il devait l'embrasser.

- Ah si...


C'est vrai, ce rejet. Son sourire disparait sous une moue amusée, et il pousse à son tour le Serdaigle.

- De toute façon je m'en fiche !


Il tourne son regard vers Bertram, haussant les épaules. Sybil, c'était sa vraie grand mère, il l'avait décidé ainsi. Elle faisait jeune, c'est vrai, mais elle était perdue dans ce monde en pleine évolution et rempli de technologie. Une grand mère qui ne le jugeait pas du regard dès qu'il entrait dans sa maison et qui ne parlait pas de lui comme la descendance corrompue de la malpropre qui avait abandonné son fils adoré sans crié gare pour un autre homme.

Et ses pensées n'étaient plus.
Beck partageait un lit autrefois vide, dans une maison vide, dans une ville sale et dénuée d'intérêt pour lui. Son regard se promène sur les traits de son visage en toute insouciance, puis ses cheveux attachés.

- C'est cool. Puis on voit mieux ton visage.


Bonne chance pour lire ses expressions quand il les lache ! A part pour le Quidditch, il semblait peu se donner la peine de les attacher.
Est-ce qu'il venait de répondre à sa remarque sur lui et Olympe par quelque chose d'hors sujet ? Oui.
Mais il y revient, quelques secondes après.

- Proche ? T'audrais dû voir à quel point on était proche quand elle m'a plaqué contre un mur et fichu la peur de ma vie...


Ah, la démonstration de ses pouvoirs, quelle épreuve ! Jamais il n'aurait voulu savoir quelle sensation procurait des griffes contre sa peau.


- Elle est forte. Je voulais juste passer une soirée avec quelqu'un que j'admire. Et il ne s'est rien passé.
Un large sourire illumine son visage.Sauf quelques enchantements bizarres sur de pauvres innocents... Surement un buffet trafiqué par des génies du mal !

Meilleur bal de Poudlard, meilleur moment possible passé avec un loup garou.
On sonne à la porte. Pizza. Beckett se lève d'un bond et attrape son porte monnaie avant de disparaitre par l'encadrement de la porte.
Et réapparaitre quelques secondes après, ayant soudain compris qu'un détail manquait à son histoire.

- J'ai peur des loups.


Oui, dans sa tête, c'était une clé de lecture importante.
Il revient deux minutes après, avec les pizzas. Il les dépose sur le lit et met en route le deuxième film, avant de récupérer son furet endormi, la déposer doucement dans sa cage et retourner s'asseoir sur son lit.

- Faut vraiment être un intellectuel pour pas aimer l'ananas sur une pizza...


Il se sert de la fameuse hawaienne avec un sourire qu'il n'arrivait pas à contenir. Pizza, Seigneur des anneaux et jeu à boire. La bonne recette de soirée réussie !
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Bertram Godfrey
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Bertram Godfrey
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Re: Dérailler un peu ft. Beckett Dim 18 Nov - 10:41

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Donc il se fichait bien du rejet de Sybil ? Ca semblait être le cas vu son sourire amusé. J’aime ça aussi, lorsqu’il me pousse en souriant. Rien ne semblait assombrir ses horizons. Et ensuite, une remarque sortie de nulle part - non, un compliment. Je ne sais pas comment réagir alors je range machinalement une mèche rebelle derrière mon oreille, baissant un peu la tête pour masquer un sourire un peu trop large et surtout incontrôlable.

Oh….tu trouves…? Merci.



Commentaire absolument inutile, je sais. Mais vous auriez répondu quoi à ma place ? J’ai fait ce que j’ai pu pour contenir mon ravissement sans avoir l’air trop...gêné.C’est le problème d’avoir les cheveux un peu ondulés. J’avais beau les brosser pour les faire paraître plus lisses, dès que je les attachais, au moindre signe d’humidité, ils commençaient à former un halo bouclé autour de ma tête. Pas très digne, ni spécialement esthétique.

Une chose était sûre, il y avait de fortes chances que je les attache plus souvent.

Mais cet sentiments de bulles pétillants dans ma poitrine éclate rapidement pour laisser place à de la surprise :

Elle t’a plaqué contre un mur ?!

Je n’en suis pas très fier, mais sur le coup j’ai eu des images en tête qui ressemblaient vaguement à certaines des fanfictions d’Aliénor. Tout le monde sait pour Olympe et ce qui s’est passé avec Castiel. Mais ce n’est pas la première chose qui m’est venu à l’esprit. Donc rien ne s’est passé entre eux. Je me sens étrangement soulagé. Il admire, il a passé un excellent bal - son visage s’illumine en parlant de méfaits. Il n’y a que Beckett pour privilégier les méfaits à une charmante cavalière. Je pouffe de rire :

J’aurai dû rester pour voir ça, Môsieur le génie du mal.



Une sonnerie retentit et Beckett bondit hors du lit pour aller chercher les pizzas. Mais pas avant de revenir pour ajouter quelque chose qui lui semblait important.

Je sais ça.

Justement qu’il admire et apprécie autant Olympe relevait du miracle contre-nature et bien malgré moi créait une sorte de pincement au coeur effacé par son intervention. Alors qu’il repart j’éclate de rire. Beckett je pense à lui avec affection. Sa façon de sortir des phrases, des compliments complètement aléatoires venus de nulle part...ça faisait partie de la longue liste des choses que j’aimais chez lui. Non seulement c’était tout à fait adorable, mais ça prouvait bien que j’étais incapable de suivre son chemin de pensée. Parfois, je croyais le tenir, et en fait, non, Beckett Campbell échappait à toutes définitions à part une, celle de valeur aberrante essentielle. Et parfois, j’y pensais, je fantasmais sur le jour où j’aurai le courage de lui dire : Beckett tu es ce qu’on appelle une valeur aberrante essentielle et lui expliquer ce que c’était. Mais quelque part, je craignais qu’il le prenne mal.

Il revient les bras chargés de pizzas et les dépose sur le lit. Ah. Vraiment. Manger sur le lit ? Mais c’était ...c’était censé être interdit ! Ca me laisse perplexe mais je ne discute pas, et je suis les règles de l’hôte de la maison.

Dis-moi combien je te dois pour les pizzas.



J’avais de l’argent sur moi, pas question de le laisser tout payer ! Je l’observe ranger Hal avec le soin de quelqu’un qui s’occupe des animal depuis des années et j’attends sa permission pour pouvoir attaquer les victuailles. Moi je prends une part de pizza sans ananas et je réplique d’un ton faussement hautain

Non, il suffit juste d’avoir du goût .



avant de mordre dans ma pizza avec un sourire en coin. Ouais je sais. "...dit le mec qui porte une chemise avec des petits hommes verts phosphorescents". D’ailleurs ils commençaient déjà à briller. Après ma première part, je décide néanmoins de ne pas mourir idiot.

Allez, passe-moi un morceau je vais essayer.



Avec une certaine appréhension je mords dans la pizza mal-aimée. Je prends mon temps. Je mâche. Au début ça va, c’est normal. Et puis ça devient sucré. Sucré et chaud. C’est un peu..

Bizarre, mais pas dégoûtant. Ca serait meilleur avec de l’ananas frais par contre.



La pizza à l’ananas souffrait plus de la réputation que son goût. Et même si j’étais plutôt fan de sucré-salé elle restait malgré tout un peu trop sucrée.C’est donc entre quelques part de pizzas, dans un certain silence interrompu de bruits de mastication que je décide de lui parler de la semaine dernière. Que sur le chemin de traverse une personne du stupéshit avec un masque m’attendait pour me poser un tas de questions. Et évidemment, certaines de ses questions le concernaient : notamment cette rumeur.

J’ai dit la vérité. J’ai dit qu’on était amis et qu’on s’entendait bien.



Ce qui pour Bertram Godfrey, était déjà un petit pas vers la vérité. Je voulais qu’il sache que je ne considérais plus notre amitié comme une sale petit secret. Il n’y aurait plus de rendez-vous la nuit dans la salle des trophées - on pourrait traîner ensemble en plein milieu de la journée. Avec un sourire en coin, je lui raconte avec une pointe de fierté ma pirouette lexicale :

Mais elle était insistante ! Elle m’a même posé une question vraiment orientée et tendancieuse attends c’était quoi exactement ? Quelque chose du genre “ est-ce qu’il ne t’as pas embrassé à cause de tes pulls”. En gros, si je répondais oui ou non, ça sous-entendrait pas mal de trucs...Donc j’ai répondu que je ne pensais que tu n’embrasserai pas quelqu’un à cause de son style vestimentaire. Est-ce que j’ai menti ?



Je le regarde innocemment, continuant de manger. Ensuite j’ajoute avec une nonchalance pas tout à fait naturelle :

Combien de filles t’as embrassé de toute façon ?



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Re: Dérailler un peu ft. Beckett

Dérailler un peu ft. Beckett
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