Dérailler un peu ft. Beckett

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Bertram Godfrey
Collectionneur de pulls ringards
Collectionneur de pulls ringards
Bertram Godfrey
Messages : 959
Points : 2256
En couple avec : Ethan Stoker
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Mer 2 Jan - 17:15

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Il se défend à peine de mes petits baisers qui viennent l’attaquer avec fourberie. J’avais peur de faire trop, de faire trop vite. Mais pour l’instant il suit la cadence sans me paraître gêné. Il le dirait si ça le dérangeait hein ? Beckett dit toujours la vérité...enfin normalement. Je sais pas pourquoi, mais sa réaction beaucoup plus tôt m’avait décontenancé. Peut-être qu’il ne savait pas ce qu’il voulait exactement ? Ca ne lui ressemblait pas d’avoir peur et de se cacher comme ça. Et c’est comme si on avait inversé les rôles. C’est lui qui est dans la retenue. Il prend et donne à peine. Il se laisse faire, réclame à peine et ne prend pas d’initiatives. Enivré par ses lèvres et le whisky, j’ai pas encore l’esprit assez clair pour m’en préoccuper. Mais j’y penserai toute la nuit, c’était sûr.

Beckett se repose sur moi et pendant un instant tous mes doutes s’envolent. J’ai un sourire idiot sur le visage et la sensation d’être sur un petit nuage. J’avais espéré avoir un jour ce genre de connexion avec quelqu’un. Rechercher son contact, la position optimale pour maximiser le contact et juste … être bien. Tant de nouvelles sensations que je ne sais pas vraiment où donner de la tête. Le serpentard avait l’air confortable près de moi et ça me fait plaisir. Très plaisir. ma main caresse doucement son épaule par-dessus son T-shirt. La sienne se repose sur mon torse - que demander de plus ?

J’aurai pu rester comme ça pendant des heures. Si seulement je n’avais pas senti son souffle sur mon cou et son baiser. Mes paupières se ferment un instant alors que ce frisson inattendu parcourt mon corps. Ce n’est pas juste, Beckett. Tu ne sais pas l’effet que tu me fais.                      Tu me dis : “j’arrête” mais je vois dans ton jeu cruel. J’inspire et je retrousse les lèvres, le minimum pour retenir la réaction en chaîne hormonale qu’il vient d’engendrer. Ca l’amuse, de découvrir mes failles ? D’explorer mes faiblesses pour les exploiter.

You’re a tease !!

C’est pas du jeu de souffler le chaud et le froid comme ça. Mais tu ne paies rien pour attendre, Beckett. Le jour où je serai en possession de toutes mes facultés, je découvrirai les tiennes. Et je te le ferai regretter.

Il continue de parler. J’ai encore deux neurones je sais ce qu’il cherche à faire à me provoquer. Mais je ne mords pas à l’hameçon, il me reste encore un peu de dignité. D’un ton enjoué, je lui réponds :

Ok



Je ne recommencera pas, donc, c’est ce que je veux lui faire croire. C’est facile ça. De provoquer et de reculer. On ne se mouille pas Beckett. Mais j’ai envie de tester un truc. Si je ne fais rien, si je ne cède pas, tu vas faire quoi ? Hm ?

A vrai dire j’en ai pas grand chose à faire du scénario d’Aragorn et les 7 nains. Je fixe les images floues qui bougent sur l’écran. Des hobbits sur une montagne de charbon. Des orcs décapités. Okay. Mais dans ma tête c’est un scénario différent qui se déroule. Beckett est la star principale et honnêtement je dois lutter avec moi-même pour que ça reste PEGI 12. Je dois me concentrer pour ne pas que ma main ne bouge. Pour ne pas le regarder. Et tenir bon.


DEV NERD GIRL

Beckett Campbell
Eleve né-moldu
Eleve né-moldu
Beckett Campbell
Messages : 619
Points : 1402
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Mer 2 Jan - 23:22

Netflix du pauvre and chill


that escalated quickly


Il ignore en effet les conséquences de ses actions, agissant et réfléchissant que si c'était obligatoire, mais après, bien après. Loin de lui la pensée même que Bertram était réactif, qu'il avait ce pouvoir et qu'il en abusait sans même le savoir. Un idiot bien innocent.

Ok.
C'était tout ? Beckett le fixe sans comprendre. Au moins, le ton n'avait pas l'air d'être du reproche... L'islandais plisse les yeux, avant d'afficher un léger sourire en coin. Il résistait ? Est-ce qu'il avait le droit de le provoquer encore, sans s'en prendre une ?
Il aimait bien les jeux.
Les défis, c'est ce qui le poussait à continuer.

- Je serai tellement silencieux que t'oublieras même que jsuis là.


Et il se tait.
L'art d'être insupportable, ce n'était  pas que faire du bruit. Bien que les jeunes enfants excellent dans le domaine de l'exaspération, Beckett savait comment tirer profit de bêtes petits gestes et s'en servir pour agacer son entourage.
Il fait mine de regard le film, parfois l'observe du coin de l'oeil, et attend.
Mais Beck n'est pas très patient, et bientôt, il se racle la gorge. Il laisse quelques secondes s'écouler puis renifle. Il remue, cogne un peu Bertram, un large sourire aux lèvres.
Il se bouge un peu, pour se rapprocher de son oreille et murmurer;

- Tu vois ? Jsuis sûr tu as oublié que j'étais là.

Et là il se sent céder. Beck soupire et se pose là, un peu plus près. Là où il pouvait souffler dans ses cheveux et accrocher son regard à ses mâchoires.
Etait-ce là la limite de sa détermination ?
Non.
Beckett avant encore plus d'un tour dans son sac. Il n'y avait pas  pensé auparavant, mais là, il se disait que c'était une bonne combine. Il se redresse et se penche légèrement sur Bertram.

- C'est trop dur...

Et attrape une part de pizza qui restait toute seule dans sa boite en carton.

- Voilà... C'est mieux !

Oh, il était fier de sa blague, à minuit passée, là, bien dans son champ de vision et cachant l'écran, un grand sourire aux lèvres qu'il ne pouvait cacher. Et il savoure sa part, le gout de la victoire est froid, mais cela ne le dérange pas. Beck ne mâche pas bruyamment, lui laissant cette petite faveur. Il regarde l'écran, puis tressaillit, pointe l'écran.

- Oh, lui, il va mourir à  la fin, t'attaches pas trop.


Un spoil annoncé la bouche pleine, et il tourne la tête vers Bertram, sourire en coin et fier de lui. Alors ? Peut-être c'était trop ? Mais là, il était convaincu d'avoir au moins un regard ! Il avait l'air pris dans le film, non ?
Puis c'était complètement faux. Il avait appris, suite à de nombreuses baffes et réprimandes, de dire de faux spoils pour ne pas recevoir la colère d'autrui. Ou bien la recevoir injustement, se plaindre, se prétendre martyr et victime de la précipitation de l'autre.

made by LUMOS MAXIMA
Bertram Godfrey
Collectionneur de pulls ringards
Collectionneur de pulls ringards
Bertram Godfrey
Messages : 959
Points : 2256
En couple avec : Ethan Stoker
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Jeu 3 Jan - 17:11

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Comment est-ce que je pourrais oublier qu’il est à côté de moi. Même s’il restait parfaitement silencieux et immobile...ça me donnerait davantage envie de venir l’embêter ou plutôt, le stimuler. Et si je craignais que paraître un peu froid ne le fasse tomber dans le silence et dans le doute, je pouvais me rassurer : il était insupportable. Je devais déployer tous les efforts de self-control pour ne pas tourner la tête alors qu’il remuait, soupirait - bref faisait n’importe quoi pour se faire remarquer tout en...prétendant qu’il faisait le contraire. Il mettait ma patience à rude épreuve, il souffle de nouveau dans mon oreille et je bloque ma respiration.

Si tu veux jouer, je vais jouer mais tu risques de pas aimer Beckett. Ca me demande tout ce que j’ai pour paraître un peu nonchalant et en même temps un peu ironique.

Ouais, totalement.



Un petit sourire que je tente d’effacer pointe sur mon visage. Est-ce que jouer la reine des glaces allait finir par payer  ? J’y ai cru. Vraiment. J’y ai cru lorsqu’il s’est penché sur moi. J’ai regardé ses cils et ses lèvres et ...il s’est enfourné une grosse part de pizza dans la bouche. Sérieusement, Beckett ? Sérieusement. J’étais franchement tenté de lui coller la pizza sur les joues et de frotter, de lui balancer un oreiller au visage mais non. Tout ça allait salir son lit. Foutre du bordel. C’est dégueulasse.

Hein ? Quoi ?



Qui meurt à la fin, j’ai rien suiviii….

Mais je ne vais pas lui avouer ça alors que ça fait des heures que j’ai l’air de trouver cet écran absolument fascinant. En tout cas ça commençait à devenir vraiment difficile et compliqué. A ce petit jeu dont j’étais la cible, je n’étais pas totalement sûr de ce que Beckett voulait de moi ni jusqu’à quel point ? Et puis….il était bourré. Moi aussi. Ca pouvait rapidement déraper sur quelque chose qu’on pourrait amèrement regretter tous les deux. J’étais même pas sûr qu’il voulait vraiment ...enfin...être avec moi sur le long terme.

Et mon instinct me répétait qu’une seule chose. Sors de là. Sors de là. Sors de là. Je passe rapidement par dessus lui pour sortir du lit.

J’vais pisser.



Bonne idée. Très bonne idée même. Ca irait mieux avec une vessie vide. Je me lève pour atteindre la porte avant de réaliser que j’avais oublié un petit détail insignfiant :

Les toilettes, c’est par où ?



J’allais me soulager, me débarbouiller. Réfléchir un peu, retrouver mon calme et surtout : le faire attendre.

DEV NERD GIRL

Beckett Campbell
Eleve né-moldu
Eleve né-moldu
Beckett Campbell
Messages : 619
Points : 1402
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Jeu 3 Jan - 19:42

Netflix du pauvre and chill


that escalated quickly


Pendant un moment, il avait pensé gagner, mais non, Bertram tenait le coup. Lui n'avait pas de patience par contre, juste l'envie de gagner contre lui pour la première fois. Il n'avait même pas fait attention à son spoil.
Il était à court d'idée maintenant, ainsi que confus. Le Serdaigle l'ignorait superbement malgré ses tentatives, s'il était sérieux il s'en serait pris une depuis longtemps, mais il n'arrivait pas à s'en convaincre. Il jouait si bien que cela la comédie ?
Il avait bien menti sur son image depuis huit ans... Et lui aurait dérapé une fois de plus, froissé le bleu, mangé la part de pizza qu'il convoitait ?
Rien ne lui facilitait la tâche, au final. Peut-être qu'il devrait lui aussi regarder le film et arrêter de réfléchir. Rien de bien n'arrive quand on pense de trop.

Et là Bertram se lève. Il avait juste le temps d'effleurer sa chemise et de le suivre du regard qu'il s'était échappé du lit et de sa portée. Il avait perdu, c'est ça ? Il l'avait exaspéré de trop ?
Ou bien il disait la vérité ?
Ne pas penser.
Réfléchir, c'était s'inquiéter pour rien.
De toute façon, rien n'arrête une vessie pleine.
L'islandais se redresse dans un soupir, avant de mettre le film sur pause.

- Juste en face des escaliers.

Dans la petite salle de bain modeste, accompagnée d'une douche au vieux rideau en plastique qui mériterait d'être remplacé, et d'un lavabo surplombé d'un miroir, comme d'habitude. C'était encore facile de deviner à qui appartenaient les affaires du père et du fils : tout ce qui n'était pas rangé, ou défoncé -comme la brosse à dent, appartenait à Beckett.
Le même qui semblait bien trop calme en ce moment même, regardant ailleurs.

- Je ne dérangerai plus.

Voilà, défaite amèrement admise.
Beckett était finalement convaincu qu'il ne gagnerait jamais contre lui, à moins qu'il ne perde volontairement, comme dans les bains. Voilà le lot du perdant : essayer de faire grimper une luciole, posée sur son lit, sur son doigt pendant que Bertram prenait congé dans la salle de bain.
Il y avait pire, comme attendre dans une pièce sans lucioles. Même pire encore : attendre dans une pièce sans luciole, ni wifi.
made by LUMOS MAXIMA
Bertram Godfrey
Collectionneur de pulls ringards
Collectionneur de pulls ringards
Bertram Godfrey
Messages : 959
Points : 2256
En couple avec : Ethan Stoker
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Ven 4 Jan - 14:00

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

L’embrasser n’était pas une option avec sa bouche pleine de pizza bien grasse. J’arrive pas à le croire des fois - à quel point il fait exprès. Jusqu’où il est prêt à aller pour que je l’embrasse sans qu’il se mouille. Mais je suis un homme, pas un jouet. Et peut-être que ce genre de jeux auraient leur place plus tard, quand je ne serai pas aussi incertain. Mais pour ce soir, j’aurai préféré qu’il ne cherche pas sans cesse à me manipuler pour l’embrasser et qu’au contraire il donne un peu de sa personne, qu’il me rassure en me faisant comprendre que c’était réciproque. Pas avec des jeux idiots.

Les toilettes se trouvent dans une petite salle de bain qui ressemble un peu aux salles de bain vétustes dans lesquelles on retrouve un cadavre abandonné dans un vieux motel.  A part que celle-ci est bien éclairée et clairement moins sinistre. Je me lave bien les mains après avoir perdu quelques centilitres. Mon regard balaie l’intérieur de la salle de bain. J’ai un peu de temps à tuer. Ma curiosité l’emporte dans cette pièce où je suis seul et je me permets de jeter un oeil au contenu des armoires et tiroirs présents. Rien qui ne sort de l’ordinaire. A part qu’il ne roulaient pas leur dentifrice correctement.

Je reviens dans la pièce pour retrouver un Beckett un peu abattu sur son lit à jouer avec les lueurs magiques. Je le rejoins sur le lit et passe mon bras autour de sa taille.

Alors...t’as fini de jouer ?



Il n’a fait que m’envoyer des signaux contradictoires. Jouer avec moi mais me proposer de rester la nuit comme si c’était naturel. M’embrasser et reculer. Quand je l’embrasse j’ai pas envie de reculer - sauf s’il continue à m’égratigner comme ça. Je le serre un peu contre moi et pose mon menton sur ses omoplates. C’est le moment de prendre une décision. J’ose lui demander d’une voix douce :

Qu’est-ce que tu ressens pour moi, Beckett ? Qu’est-ce que tu veux de moi ?



Parce que j’avais cru comprendre qu’il ne souhaitait pas qu’on reste amis. Mais alors, est-ce qu’il pouvait me le montrer un peu plus ?

DEV NERD GIRL

Beckett Campbell
Eleve né-moldu
Eleve né-moldu
Beckett Campbell
Messages : 619
Points : 1402
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 5 Jan - 0:19

Netflix du pauvre and chills


what is love


Il en prenait du temps...
C'était long, être laissé avec ses pensées était désaggréable. Même la luciole était contre productive et esquivait ses mains. Il avait gaffé ? Encore ? A ce rythme là, il pourrait faire carrière dans le domaine de l'erreur, celui de la Commission Européenne sans doute. Il soupire et s'étale sur le lit, enfouissant son visage dans l'oreiller. Il était où, le bouton pause ? C'était beaucoup de grandes décisions pour une soirée avec beaucoup de whisky...

Mais il revient.
Beck ne trouve rien à dire d'intelligent, et se taire valait mieux que lacher une énième connerie. Et il revient près de lui, bras autour de sa taille. C'était un bon signe, il n'avait pas trop déconné.

- J'ai fini...


Bertram le serre contre lui, et lui, il prend une grande inspiration. La question tombe finalement : que ressent-il ?
Un haut niveau d'alcool dans le sang ?
Oh boy, la question en cachait une autre ! La fourberie de cette homme n'avait-elle aucune limite ?

- Hmmm...


Déballer ce qu'il ressentait, c'était son truc. Vomir ses pensées sans avis préalable et ses opinions, subir les conséquences, jamais les prévoir. Mais quand ça touchait à l'amour et autre, c'était une toute autre histoire. Un sentiment bien enfoui qui, s'il avait le malheur de refaire surface, passait inaperçu aux yeux du jeune homme. Une question qu'il ne s'était jamais vraiment posée, ayant jusqu'ici préféré l'adrénaline à la phényléthylamine. Ou l'emphétamine ? L'un, l'autre, les deux peut-être ! Bref, un besoin d'être en danger constant plutôt qu'aimé.
Il n'y avait pas de véritable danger à une relation, pas mortels. C'était donc l'Inconnu. Tout comme avoir quelqu'un qui s'inquiète quand on plonge dans un tunnel innondé dont on ne savait rien.
Et il ressentait bien plus d'appréhension que pour cette escapade, et moins qu'en face d'un loup.

- Je sais pas. Je crois que tu m'intimides.

Ce qui était surprenant même pour lui. Bien que Bertram l'embrasse et le serre sans crainte, comme s'il l'avait toujours fait. Beckett laisse s'échapper un léger soupir et baisse les yeux, puis glisse ses doigts sur ceux de son invité. Comment il faisait, lui ? Pour le toucher sans crainte ?

- Je sais ce que je veux par contre.


Il comprenait ses sentiments ainsi, à travers des actions, et ainsi pouvait les nommer. Coller son poing dans la figure et vouloir renverser une table, il pouvait facilement les relier à une émotion.

- Je veux passer plus de temps avec toi. Je veux pas que la bucket list se finisse...


Il se tait un moment, cherchant un peu de courage. Il n'aimait vraiment pas ce moment. Il jure et enfuit un peu plus sa tête dans ses épaules, serrant timidement la main de Bertram dans la sienne. Il lui aurait bien glissé qu'il le saoulait, mais si ça bloque, c'est peut être que ça doit sortir ? Un psy dirait surement ça. Super. Scéance de psy dans son lit.

- Je veux... Oh putain.


Il se retourne pour lui faire face. C'était encore plus paniquant, mais bon. Beckett Campbell était le genre d'homme à affronter un loup garou de face, se faire plaquer au mur par une force surhumaine et mourir jeune. Peut-être qu'il paniquait plus encore que danser avec ce loup garou.

-Et tu sens bon ! Je veux dire, oui, je voudrais bien te serrer dans mes bras et t'embrasser, aussi par surprise, et... Ca colle pas mal à ta définition ? Il détourne le regard. Je suis pas sûr ! J'ai jamais eu ça ! Jpeux pas savoir ! C'est récent en plus, cet aprem on est pote puis en vingt minutes on est plus, ça fait beaucoup ! Je sais que je voulais déjà de nouveau t'avoir dans mes bras depuis un moment mais quand même...

Le voilà à sortir finalement son flot de pensée, comme pendant cette sortie en forêt.
On parlait juste plus de son père mais de lui, pas du lui glorieux et baraudeur, le lui incompétent et perdu.
Celui qui avait du mal à soutenir le regard de Bertram et qui rêvait de sauter par la fenêtre là tout de suite et de migrer avec les oiseaux en Afrique pour une décennie.

- J'ai besoin... De temps ?


Il connaissait Bertram, mais pas sous ce jour là. Il venait de le dévoiler et c'était comme apprendre à connaitre quelqu'un à nouveau. En plus, il n'avait jamais fait le parallèle entre Bertram et love interest malgré ses questionnements; pendant de nombreuses années il n'y avait simplement pas fait gaffe. What is love, comme le dit cette fameuse chanson.

- Et que tu me dises directement si... Si ça va pas ? Jpeux pas le deviner. Un coup on discute puis tu veux voir le film, j'ai rien suivi !


Confused Beck is confused.
Il l'avait laissé regarder son film, enfin, d'une certaine manière... Bref, le premier degré était très bien passé. Le reste, subtil, pas du tout.

- Puis si tu me laisses ?! Si c'est pas sérieux et j'ai mal compris... J'ai pas envie de m'attacher à toi pour te perdre juste après! Ou pire, si tu te rends compte que j'en vaux pas la peine !


Oops, c'était de trop.
Les lèvres serrées, il fixe quelques secondes Bertram, ses lèvres, puis le serre dans ses bras, fort. Puis comme ça il verrait pas ses yeux humides.

- Il reste du whisky ? Donne moi le whiksy. J'ai besoin de whisky. C'était embarrassant.


La signature Campbell, héritée de père en fils : l'alcool résout les problèmes.
made by LUMOS MAXIMA
Bertram Godfrey
Collectionneur de pulls ringards
Collectionneur de pulls ringards
Bertram Godfrey
Messages : 959
Points : 2256
En couple avec : Ethan Stoker
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 5 Jan - 17:08

Dérailler un peu

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Je sais que c’est un peu lâche de lui demander ça comme ça, alors que je le serrais dans mes bras. Mais avec son comportement erratique, encore plus bizarre que d’habitude je ne parvenais pas à le suivre. Qu’est-ce que j’avais comme choix à part lui poser la question, me débarrasser de mes doutes en sachant que de toute façon, il s’agissait de Beckett et qu’il dirait forcément la vérité. Et j’attends patiemment que les idées se forment dans sa tête pour qu’il puisse les formuler.

Quand il me dit que je l’intimides, ce que je comprends c’est que j’ai peut-être bien été trop insistant ou encore trop ambitieux. L’alcool me fait pousser des ailes et tant que j’étais sur ma lancée j’en ai profité. Quand est-ce que j’aurai de nouveau ce genre d’occasion ? J’en avais pas la moindre idée. En tout cas c’était surprenant, Beckett ne se laisse jamais intimider par personne. Je me tais et je le laisse parler, mes doigts remuent faiblement entre les siens et je laisse ce frisson m’emporter comme une vague, les yeux fermés.

Il prétend savoir ce que je veux. Mes lèvres s’étirent en un sourire malicieux. Ais-je été si transparent pour une fois ? C’était plutôt bon signe...enfin s’il savait vraiment ce qui se passait dans ma tête. Ce sourire s’efface bien vite pour une moue désolée lorsqu’il mentionne la bucket list. Je romps le silence avec un soupir :

Moi non plus….



Je le serre un peu plus fort avant de le relâcher un peu. Et surprise, il se tourne vers moi comme ça je peux détailler les rayons de ses iris viridiens qui me fixent. Je suis pas sûr de quelle définition il parle ? Ma définition des sentiments ? Et c’est le roller coaster des émotions, parce que je comprends ce qu’il veut dire, c’est normal tout ça, oui c’est compliqué et confus mais...mais...ça l’est pour moi aussi. J’inspire et je hoche vaguement la tête. Plus il parle et moins je sais où il va en venir.  Mais j’écoute. Du temps je peux t’en donner, Beckett, je peux te donner tout ce que tu veux. Sauf du whisky, sur quoi le lance un féroce :

Non.



Et il me serre fort dans ses bras, je le serre aussi. C’était donc ça qu’il y avait dans ta tête, Beckett ? ….Pourquoi tu ne me l’a pas dit ?

Désolé si je me suis montré trop entreprenant, Beckett. Je suis vraiment désolé.



C’est une des choses que je redoutais le plus au final. Etre encore ce gamin qui s’accroche trop fort. D’ailleurs je le relâche un peu.

Mais tu sais c’est pareil pour moi. Je ne sais pas quoi faire, comment faire, dans quel ordre...Pour moi aussi c’est nouveau. Et j’ai vraiment l’impression de ne pas savoir ce que je fais.



Mais t’as pas vraiment pensé à ça non plus, Beckett.

Moi aussi j’ai peur de tout ça...mais c’est le risque à prendre, non ? Dans n’importe quelle relation...Et puis si ça ne fonctionne pas on pourra toujours rester amis. Si t’as pas envie d’être avec moi...en tout cas comme ça ou si t’es pas prêt ou t’as trop peur d’être blessé, je comprends. Bref, c’est pas….on était potes avant ça, non ? Je ne me suis pas intéressé à toi à cause de ça.



Ouais bon...peut mieux faire Bertram. J’ai envie de te dire la vérité Beckett. De te dire que c’est bien beau de me dire tout ça que tu veux me toucher et m’embrasser mais alors pourquoi tu le fais pas ? Pourquoi t’essaies de me faire tourner en bourrique comme un chien qu’on fait tourner sur lui-même avec un jouet ? C’est pas juste.Tu me demandes un peu l’impossible, tu le sais. Tu veux être près de moi, me toucher et m’embrasser….mais je t’intimide, je suis trop entreprenant. Et d’un autre côté tu me joues des tours pour obtenir ce que tu veux et mais t’as besoin de temps. Et puis t’as pas envie de t’attacher parce que tu risques de me perdre - mais je ne peux pas te promettre l’éternité. J’suis juste un garçon qui a des sentiments pour un autre. Je ne peux pas te le promettre parce que ça serait mentir. Tu me dis que tu sais ce que je veux mais tu te poses pas la question que c’est peut-être difficile pour moi, que je viens peut-être de prendre de gros risques et que j’ai peur aussi.

Moi aussi, j’ai besoin qu’on me rassure. Je t’ai dévoilé mes sentiments et je reçois une réponse en demi-teinte. Ouch.

Je soupire. C’est pas ce que j’avais espéré, mais ce n’était pas ce que j’avais redouté non plus. Je m'attendais un peu à ce que ça le dépasse, à ce qu'il ne comprenne pas trop mais pas à ce point là.

Ecoute...te prends pas la tête. Faisons ce que t’as envie de faire pour l’instant. Rien de plus. J’veux pas insister. Si tu veux des câlins, ben….voilà. Si tu veux juste regarder un film ou faire des conneries on peut faire ça aussi. Et si t'as besoin de temps pour réfléchir, je peux te laisser tranquille.



Je force un léger sourire pour le rassurer.

DEV NERD GIRL

Beckett Campbell
Eleve né-moldu
Eleve né-moldu
Beckett Campbell
Messages : 619
Points : 1402
Re: Dérailler un peu ft. Beckett Sam 5 Jan - 18:56

Netflix du pauvre and chills


what is love


Pas de whisky.
Pas de solution facile.
Juste lui, ses failles, et le pauvre Bertram. Visiblement, il était dans la même galère que lui, à la différence qu'il gérait comme un chef. Et il se retenait de l'interrompre, restant contre lui, accroché fermement à sa chemise. Oui elle était belle et non, il n'avait pas conscience que cela la froissait. Quelle pente glissante ! Il avait l'impression qu'il ne s'en sortirait jamais ! Et la compagnie de l'anneau ne le sortirait pas d'une telle mésaventure !
Et puis c'était rassurant de l'entendre.
De voir que derrière, il y avait une réfléxion et pas que du spiritueux, que l'offre est sérieuse et qu'il peut se détendre.

- Nan, t'es pas trop entreprenant. Tu gères. Mieux que moi... C'est plus comme un examen surprise, et j'ai rien étudié.

Pour changer. Il n'était pas prêt, l'avait pas vu venir quand c'était gros comme une montagne. Il n'avait même pas pu tenter de flirter volontairement, le naturel aurait donc suffit ? Eh beh.

- Sauf que là j'ai pas envie d'avoir zéro. J'ai merdé.


Et il était encore là à attendre patiemment qu'il se calme. Bertram Godfrey, tu es bizarre. Tu perds ton temps sur un abruti, à plusieurs reprises, et lui passe ses caprices.
Il méritait au moins quelqu'un capable de communiquer clairement, qui prenait le temps de s'inquiéter pour lui comme il prenait le temps avec lui. Ce n'était pas encore la nouvelle année, mais Beckett songeait déjà à prendre de bonnes résolutions.
Il inspire et se détache suffisamment pour pouvoir croiser son regard. Tous ces "et si..." lui faisaient terriblement peur. Un peu comme dans ce film de 2018 où il y avait trois milliards approximativement de Spiderman dans le même univers et que celui de ce nouvel univers savait pas s'il était prêt ou non, et que c'était pas une question d'être prêt mais de se lancer.
Ca le valait non ? Tout comme ça le valait d'affronter Olympe, de grimper la tour des Serdaigles ou de faire face à un hypogriffe sauvage.
Beckett se met alors à imaginer non pas ce qui pourrait mal se passer, mais l'inverse. Son regard vagabonde de ses cheveux détaches à ses lèvres, en se maudissant d'être aussi con. Ce coup ci, il lui avait réellement fait perdre une bonne demie heure. Il ne savait même pas s'il se le pardonnerait avant un ou deux mois, et lui, là, il avait beau sourire, il lui donnait l'impression d'être abattu.

- Bertram.
Il esquisse un vague sourire, puis reprend; Je suis désolé...

Beck prend une pause là. Oui, ce n'est pas le meilleur moment pour laisser l'occasion à l'esprit du concerné vagabonder. Lui paniquerait déjà.
Il défait son étreinte et pose sa main sur son torse. Il voudrait s'excuser milles fois, s'abattre sur son sort et s'expliquer mais jusqu'ici les mots l'ont trahi, tronquaient ses pensées. Il n'en dira qu'une poignée :

- Je prends le risque.


Ses yeux se perdent dans ceux du Serdaigle un court instant, avant de se fixer sur ses lèvres. Il inspire, comme si le courage venait les poumons pleins. C'était comme ces chats, qui vous regardent puis fixent votre pied comme s'il ne venait pas de ce monde, avant de se ruer dessus toutes griffes dehors.
Beckett ne se rue pas toutes griffes dehors, mais l'anticipation féline y est. Il se hisse  doucement à bonne hauteur et se penche sur ses lèvres. Oui, c'était ce genre de temps là dont il avait besoin. Pas pour réfléchir, non. Pour prendre le temps de l'embrasser comme il l'aurait voulu, la surprise et la précipitation en moins, le temps de se sentir suffisamment à l'aise avec ces sentiments qui, là, pour sûr, bouillonnaient en lui. Ses joues le brûlaient et sa main se promenait d'elle même derrière l'oreille du bleu.
Eh. C'était peut-être comme ça que Bertram faisait depuis le début. Quel con. Il ne serait pas inquiété, tout n'aurait été que plus simple !
Un dernier doute le tracasse malgré tout, et après il ne sait pas combien de temps, il libère ses lippes, ne reculant pas, les yeux baissés.

- Désolé pour les trente dernières minutes. Sauf les deux dernières... Bref, je voulais pas être si con.

Il soupire abruptement.

- Je vais faire de mon mieux.


Pour ne plus le blesser, s'il l'a blessé. Quelque part il avait l'impression de l'avoir froissé. De lui avoir fait perdre son temps pour de vrai. Il relève finalement les yeux vers lui, affichant un sourire désolé, et déposant un autre baiser sur ses lèvres, moins assuré que le premier.
made by LUMOS MAXIMA
Contenu sponsorisé
Re: Dérailler un peu ft. Beckett

Dérailler un peu ft. Beckett
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Sujets similaires
-
» Samuel Beckett
» ****Lilouche-Turner****
» Le syndrome du tournesol

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dabberblimp ::  :: Londres-
Sauter vers: