❝ mais tu voudrais qu'elle soit ta reine ce soir | Pv. Amelia

Cannelle P. F. Disney
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❝ mais tu voudrais qu'elle soit ta reine ce soir | Pv. Amelia Dim 11 Nov - 18:46


qu'elle soit ta reine ce soir

Même si deux reines c'est pas trop accepté.

Tu te pavanes, la colère te rendant magnifique. Et tu te nourris de cette jalousie qu'ils émanent autour de toi. Tu l'absorbes comme revitalisant. Tu souris à ce garçon séduisant.
Quand comprendront-ils, tous, que tu n'avais jamais eu la force d'aimer les autres ? Car t'aimer toi était parfois déjà trop épuisant.

Tu n'avais pas encaissé tant d'émotions depuis cette année. Le mariage de Maybelline à préparer, la découverte de ton frère, les évènements de Septembre.... le fameux couple que tu formais avec Pan. Des vérités et des mensonges... Tu ne savais plus sur quel pied danser pour tout avouer. Tu te délectais juste de la satisfacation que leurs jacassements te procuraient. Plus ils te regardaient, plus ils t'admiraient ou plus ils te détestaient, et plus tu existais. Trop présente dans leurs vies pour qu'ils puissent détacher leur regard de ta plastique, du doigt d'honneur que tu leur soulèves, c'est magique.

Mais celle que tu voulais voir ramper, que tu voulais sentir bouillir, c'était Amelia Greengrass. Amelia, folle à lier qui aurait pu devenir ta folle allier. Les mots condescendants qu'elle avait osé prononcer en ta présence, cette façon qu'elle avait de te désirer d'une manière malsaine, sans jamais se cacher derrière les apparences... Tu voulais simplement la détruire, anéantir ses espoirs pour lui en provoquer d'autres. Pour te sentir revivre, encore une fois.

Tu avais d'abord attendu. Mais tu t'étais vite rendu compte qu'en faisant cela tu ne faisais que te rendre prisonnière de ton propre piège.
Alors tu avais ignoré, elle était sortie de ton esprit occupé par des sentiments futiles. ou encore fébriles. Tu avais rangé les traits de son visage dans un coin ou tu ne pourrais plus la voir. Et tu avais tout simplement effacé Amelia Greengrass de ton champ de vision, ignorant les mouvements indélébiles de sa silhouette cachée dans ton ombre.

« Pour être discrète, il faudrait que tu ne sois pas planqué dans le fond des photos que j'essaie de prendre pour insta. »

Tu baisses ton pineapple pour le ranger dans ta poche.

« Ou que je sois, il faut toujours que tu sois là. Comme un parasite qui ne veut pas partir. Comme une infection urinaire. »

Tu lui accordes un sourire forcé, moqueur et sarcastique. Tu fini par t'approcher d'elle, perdant toute pliure de tes jolies lèvres pour la toiser, sourcils haussés et battement de cils démesurés.

« Tu ne plairas jamais à personne Amelia. Parce que tu es timbrée et tout le monde le sait. Peut-être que tu me plais, à moi. Mais je préfère te voir misérable. »

Et tu t'allumes une cigarette pour lui souffler au visage.
Jusqu'ou pouvait bien aller la folie ? Peut-être aussi loin qu'une folle qui pousse une autre folle à devenir plus folle.
Blasant.




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Re: ❝ mais tu voudrais qu'elle soit ta reine ce soir | Pv. Amelia Lun 12 Nov - 2:57

Lorsqu'elle glissa sur les grossières imperfections du muret, ma main semblait secouées de maigres tremblements. Le monde prenait forme au fil des minutes défilant, l'univers quittait doucement sa nature abstraite pour revenir sa due importance.
Et moi, au sein des regards, je me sentais naître pour de vrai.
Il est de ces instants où l'inconnu prend les tâches d'une réalité honnête, où dans nos destins se trace les vestiges de ce qui n'a plus d'importance lorsque la vérité nous atteint. Les songes lointains n'avaient pour eux-même plus que des cris lointains, ruines de l'agonie des âmes tourmentés dont j'avais rejoint le repère.

L'éternité ne serait jamais assez pour que je ne décrypte la singularité de tes pas, et pourtant, j'en écoutais souvent la sonorité.
Tapie dans l'ombre, les émeraudes brillaient ; l'âme noircie dans une ambiance d'hécatombe, mon désir pour toi survivait. Où que tu sois, il faut que je sois là. Où que tu ailles, mon désir s'ensuit ; où que finisse ton âme, la mienne s'en ira.

Une détermination abjecte trace la ligne de départ d'une poursuite malsaine et interminable - et qu'importe les mots, seule ma propre satisfaction semble pouvoir atteindre cet esprit sourd aux dégoûts des humains aveugles à mes ambitions.

Tapie dans l'ombre, tapie dans l'ombre de ta lumière éclatante.
Tapie dans l'ombre, comme l'absurde rencontre des paradoxes attrayants, mes pas marquent la rencontre, noyés dans le bruissement du vent alentour, comme si l'univers voulait se préserver des violences imminentes.

« J'aimerais être misérable, ma Cannelle. J'aimerais t'accorder ce vœu, mais je crois qu'il n'existe nulle volonté, en cet univers, à même de surpasser la mienne et de la rendre telle. »

La condescendance assumée, bercée d'un sourire maternel. Les yeux rieurs, comme devant une comptine d'enfant ; et je m'arrête à quelques mètres, mains nouées dans le dos, le sourire tracé par la sincérité. Les immondes envie d'horreur s'entrechoquent, refusent de ployer face à l'attachement grandissant.
Les interminables doutes, la peinture d'un tableau d'existence - et les couleurs s'opposent, l'ambiance mystérieuse d'un tourbillon de pensées incomprises. Ma fierté s'adoucit, troquant cette large rigidité pour une affection étonnante.

Quelques pas de plus, et mes doigts viennent frôler ton visage dans une claire volonté de provocation - un contact éphémère lors d'un instant unique, bien vite écrasé par une ironique prudence.
Un sourire marque la signature du geste, une proximité assumée détachée de toute conséquence. Ma volonté s'impose, et qu'importe les sursauts de nos égos en conflit, ma liberté n'a jamais été si large.

« Tu as trouvé l'amour, il paraît ? Je suis heureuse de le savoir, mais je suis encore plus jalouse de toi, maintenant. »

Une fois encore, je m'avance, la régularité de mes pas, comme une marque de prudence. Mon visage trouve la proximité du sien, le nez tendu, humant le parfum ambiant - et cette intimité soudaine accorde à mon âme quelques instants d'une plénitude inespérée.
Cannelle, comme un mystère sans réponse.
Cannelle, comme un problème à la simplicité si aberrante qu'elle échappe à toute ma réalité.

« "I fall in love with any girl who smells of library paste." Charles Schulz. Tu es à l'opposée de mes goûts, ma Cannelle, alors pourquoi de telles envies ? Toi dont l'humanité te torture, explique-moi donc. »
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Re: ❝ mais tu voudrais qu'elle soit ta reine ce soir | Pv. Amelia Dim 18 Nov - 20:00


qu'elle soit ta reine ce soir

La colère froide gronde dans ton coeur solide. L'amour inquiet vient se faufiler dans tes veines perfides. Tu voudrais lui arracher ce sourire condescendant qui la domine, lui hurler jusqu'à ce que ses tympans s'abîment. Sa folie ne faisait qu'echo qu'à celle que tu essayais de fuir.
Tu étais capricieuse, égocentrique et toutes les fois ou tu pensais avoir appris n'avaient fait que renforcer cet esprit belliqueux et démuni.

« Je ne suis pas tienne. »

Tu tranches vite, lui coupant presque la parole, la toisant de tout le mépris que tu voulais lui accorder. Mais derrière ce regard brulant se dissimulait un reflet presque humide, faisant briller tes prunelles comme la plus belle de toutes les merveilles.

« Et tu n'as toujours pas à t'exprimer comme une personne normale.»

Tu approches ton visage du sien, cette fois usant de la même condescendance muette qu'était la sienne.

« Tu sais, en alignant des mots avec sens. »

Tu soupires, jamais parler avec ton reflet n'avait été aussi ennuyant. Fertile. Une farce organisée par les gérants de ton enfer personnel. Car si tu venais à mourir - déjà cela serait avec une certaine classe, le style naturel à la Cannelle - tu sais que tu serais misérable à la contempler.
Pour l'éternité.

Alors tu tires sur ta cigarette, lui soufflant au visage et retenant faiblement un sursaut amusé lorsqu'elle évoque ton histoire d'amour avec pan. Encore une mascarade.

« Haha. Je ne suis pas son style rassure toi. Tout comme je ne suis pas le tien non plus, ma chère Amelia. »

Tu ricanes encore, débordante d'un sarcasme cuisant qu'elle seule pouvait désormais encore déclenché. Tu regardes vers le ciel.

« Ne trouves-tu pas la vie barbante Amelia ? Oh, vu ton penchant détraqué pour observer inlassablement la douleur humaine, tu dois te ravir. Mais je suis lassé, de cet alignement vide de sens de divers coincidences. »

Tu écrases alors ta cigarette sur l'écusson bleu de son uniforme. D'une désinvolture insolente.

« Je pensais qu'en dénigrant toute personne autour de moi, la haine et le mépris seront suffisant à me faire sentir vivante. Mais je ne trouve plus rien pour combler ce trou béant en moi. »

Et alors que les cendres glissent misérablement sur son tissu noir, tu craches cette dernière bouffée de dioxyde de carbone, parsemé de nicotine vers le ciel étonnamment bleu pour un hiver qui s'annonçait glacial.

« Mais laisse moi deviner, tu avais déjà compris tout cela Amelia n'est-ce pas ? Car c'est la seule chose qui définit ta petite existence. Avoir raison là ou les gens t'avouent qu'ils ont tord. »




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Re: ❝ mais tu voudrais qu'elle soit ta reine ce soir | Pv. Amelia Lun 19 Nov - 20:38

Cette rencontre a l'allure d'une redécouverte, ses paroles comme le discours d'un prophète. Ton image n'est pas la même, de loin et lorsque tes regards me toisent ; de dos, et lorsque je détaille ton visage.
Chaque mot porte en eux le poids des vérités, chaque insulte, la froideur des mensonges tout tracés. Les sentiments s'opposent, le contraste d'un cœur tiraillé ; et l'instant est noyé dans ce futur imminent que le présent n'a pas le temps d'assimiler.

Le temps écrase mes pensées continuellement, se refuse à me laisser profiter de l'éternité de nos instants.
Parle-moi, Cannelle. Déverse ces bribes d'attention dans un cœur vide d'obligations.
Regarde-moi, Cannelle. Porte tes belles prunelles sur l'allure d'un corps qui n'a de sens que dans ses mensonges.
Mes pensées sont donc si divergentes ?
Mes envies semblent-elles si dispersées, malgré leur nombre si étroit ?
La normalité est un concept étranger et abstrait ; pourtant, dans cette folie ambiante, ma logique poursuit son fil.

L'empathie semble céder sous le poids des différences et d'une distance assumée, et le verdict fait mal comme un procès qui martèle mes moindres espoirs. D'un regard terne, j'observe sa cigarette s'écraser sur le blason d'une maison qui me laisse aussi indifférente que ses valeurs modestes ; avec un sourire flottant, mes narines hument le parfum apprécié d'une mort ambiante.
L'odeur de la cigarette ne m'a jamais dérangée ; un léger sentiment d'inconfort qui ravitaille ce sentiment de danger endormi par le quotidien de tes absences.
Dans l'évidence de ce nouvel instant de réunion, un sourire vint couvrir mes lèvres, amener sur ce visage une touche d'amusement réveillé. L'impassibilité disparait, me laissant victime de ces désirs impulsifs dont, pour l'heure, elle est l'épicentre.

« Pourquoi maintenir le mensonge, ma douce ? Tu serais bien plus libre en embrassant tes propres vérités. Je ne suis pas ton reflet du présent mais celui de ton futur libre de ces responsabilités nocives. »

Tandis qu'elle laisse la Mort filer entre ses lèvres, je viens à sa rencontre - et ma main glisse sur sa joue dans un geste presque imperceptible, dégoulinant d'une volonté de domination angoissante.
Pourrons-nous un jour nous comprendre, Cannelle ?
La haine est-elle donc la seule passerelle, l'empathie unique ?

Nos âmes se reflètent et s'opposent, nos cœurs s'évitent et se perdent dans leur propre cécité. Les émotions n'ont pas plus de sens ici qu'avec n'importe qui d'autre, mais pourtant, mon corps vibre, prisonnier d'une émotion intense que je n'arrive pas à définir.
Tu as déjà ta propre place, Cannelle, et cette affection est réelle, tout comme la moitié de mon cœur versatile. Je n'appartiens pas qu'aux ombres, mes désirs s'étendent au-delà ; je suis l'omnipotence et la raison, la curiosité et l'inaccessible destination.

« Je n'ai pas d'attrait pour la douleur, ma Cannelle. Je suis différente de ce que tu imagines. S'il fallait te rendre heureuse au nom de mon intérêt, je le ferai, après tout, je me délecte des émotions indépendamment de leur alignement. J'apprécie la simple humanité. »

Un maigre sourire qui s'implante sur un visage tiraillé et impassible. Une poupée de porcelaine un peu trop expressive, et malgré tout, son cœur demeure bâti de cire. Saura-t'elle atteindre mon cœur meurtri, cette humanité enfouie ? Saura-t'elle briser les glaces éternelle, la froideur qui survit même aux saisons infernales ?

« Tout est identique. De fait, tout est abstrait. Si mes désirs sont si puissants c'est parce qu'ils découlent du besoin que j'ai d'apprécier l'existence. Si tu m'attires tant c'est parce que tu es différente d'eux mais tu n'es pas non plus comme moi. »

Le temps d'hiver, noyé dans les chaleurs d'un esprit bouillonnant.
Enveloppé d'espoir, à l'abri du monde.
Prisonnière de toi, enchainée par mes pensées enivrantes.

« Je ne suis pas dépendante du Mal, au contraire. J'épouse tout ce que tu fais naître en moi, qu'importe ce que j'adviendrai. Tu le sais, non ? Notre vérité écrasera tes mensonges et tu m'appartiendras. »

Et alors, mes bras capturent ton corps pour une étreinte soudaine,
Délicate, pourtant si violente de désirs.
Désir imminent, impulsif, porté par le seul moment présent.
Désir, désir suicidaire.
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