fuck you, we're lost | A d o n i s

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fuck you, we're lost | A d o n i s Ven 16 Nov - 18:49

a t t i r a n c e

i n t e r d i  t e


| i don't think its a good idea, you and me in the woods ; screw this |


– « faut qu’on aille dans la forêt interdite chercher les centaures pour les emmerder »



Tu ne sais pas,
ou peut-être que tu sais,
qui a vraiment eu l’idée,
vous étiez tellement liés,
deux abrutis enlacés,
dans un destin démesuré,
que vous avez juste
eu cette idée.

Rien ne semblait partir d’une bonne attention lorsque vous étiez ensemble – c’était votre manière de vivre ; de pousser les limites ; vos limites. Tes limites. Presque rien n’avait changé, si ce n’est une présence qui manquait. Un être qui s’était éclipsé pour vous laissez tous les deux ; dans vos délires abusés – plus personne pour réellement vous pousser. Vous arrêtez.

Adonis a juste débarqué,
regard brûlant,
désir ancré,
noir d’idées,
il a débarqué,
ton regard l’a rencontré,
puis tu as souris comme un idiot qui savait.

Les journées devenaient trop calmes après tout. Le vent trop doux. La pluie trop inintéressante et les couloirs trop étroits et agaçants. Donc par un élan d’intelligence – le danger surtout présent – vous aviez eu l’idée d’aller dans la forêt interdite – parce que rien que le mot interdit te faisait frissonner Siréné ; rien que ce que tu ne pouvais pas traverser te rendait pantois dans ton excitation née.

– – –

Lèvres pincées – coeur battant toujours trop lentement – jambes qui marchent depuis trop longtemps. Tu t’approches d’Adonis à qui tu donnes un coup d’épaule – pas trop près ; que trop près – avant de gronder de déplaisir.

– « Adoooniiiiiiiis » tu geins « ça fait une putain d’éternité qu’on marche on est oùùù ???? j’ai froid et mal à mes jambes » tu tapes le sol de son talon, écrase les feuilles récemment tombées sur le sol ; rien n’se passer à ta façon. Rien ne se passait comme il le fallait.

Irrité – soupire – amusé – sourire. Tu perds l’esprit. Gelé dans ton corps ou peut-être pour toute ta vie. Tu mords ta lèvre avant d’aller t’adosser contre un arbre – jetant un coup d’oeil au ciel presque inconcevable d’ici, les branches balayaient ta vue, les feuilles brouillaient tes espoirs et l’épaisse faune rendait les choses beaucoup trop noires.

Tu sors ta baguette,
lance un regard à Adonis,
rougeurs invisible,
désir imperceptible,
tu murmures,
dans le silence bientôt détruit,
un Lumos,
pour que la lumière t’empêche de fuir,
de toi,
ou de lui.

– « je te jure si on meurt ici, de froid ou mangé par un Loup je viendrais te hanter à tout jamais et broyer ton âme jusqu’aux enfer. »
et le pire Siréné, c’est que ce serait ton plaisir, de venir dans son esprit pour t’y loger dans l’infini.

by solvia
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Re: fuck you, we're lost | A d o n i s Sam 17 Nov - 22:41

Je me ris du danger
Siréné & Adonis
••••

– « faut qu’on aille dans la forêt interdite chercher les centaures pour les emmerder »

Qui avait lancé cette idée, aucun des deux jeunes garçons ne le savait, aucun ne semblait s'en rappeler, au fond, ça n'avait pas une bien grande importance, dans tous les cas, ils le feraient. Ils iraient dans la forêt interdite faire n'importe quoi, comme d'habitude, non, ils ne grandiraient pas.
Adonis, ce jeune garçon à la dégaine plus que déplorable, avait bien pris son temps avant de rejoindre son ami, il aimait bien voir son visage mécontent lorsqu'il lui signalait que ça faisait des heures qu'il l'attendait. Presque sadique, le blond s'en amusait, et il était content.

Ils s'étaient engouffrés dans cette fameuse forêt, celle que l'on interdisait d'accès, mais rebelles, sans penser aux conséquences que ça pourrait engendrer, ils entraient, ils avaient l'habitude, ils voulaient seulement s'amuser.

Et, pendant leur marche, où de temps à autre, ils discutaient, Adonis ne pouvait détacher son regard de Siréné, il pouvait passer des heures à le regarder, ça pouvait paraître bizarre, mais l'autre était bien trop bête pour le remarquer, et Adonis ne savait plus comment faire pour lui montrer que depuis de longues années, il le désirait.

L'air se faisait plus glacial, et son ami commençait à se plaindre, à geindre, dans son élan habituel, le blond, alors, soupirait. Il n'avait pas vraiment peur, non, même s'il se savait perdu, et qu'il ne savait pas vraiment comment rebrousser chemin. Il trouverait bien une solution. En attendant, il avait préféré l'ignorer, tout simplement, et continuer sa route, calculant dans sa tête toutes les solutions, qui s'embrouillaient, qui n'avaient aucun sens. Décidément, il n'avait que de mauvaises idées. Il s'était arrêté, net, lorsqu'il avait vu Siréné, adossé contre un arbre, à nouveau, il soupirait, allait le rejoindre, s'adossait de l'autre côté de l'arbre, et une lueur le sortait de ses pensées. Il se décidait alors à le rejoindre, à réduire la proximité qui les séparait, il ne voulait pas vraiment l'inquiéter.

"Dis pas des choses comme ça, Siréné, ça m'excite."

Et il rigolait, cet abruti, qui ne s'inquiétait jamais quand il le fallait. Il ne savait pas être sérieux, et il devait surtout pas l'être, car la peur aurait pu le gagner, à lui aussi, il ne devait pas se démonter.

"Prends le, si tu as froid."

Rapidement, le Gryffondor avait ôté son pull, il se fichait bien de frissonner, il voulait prendre soin de l'être qu'il aimait, même si c'était maladroit, même s'il ne savait pas bien gérer.
Et soudainement, le vent se levait, on entendait quelques hurlements animalier sans savoir d'où ça venait. Il y avait du mouvement, peut-être était-on en train de les observer.

"Éteins tout." Il fallait rester discret. "On va partir doucement sur la gauche, en espérant que c'est pas un loup, ou bien autre chose de plus flippant."

Et, dans la pénombre, malgré cette journée ensoleillée, il se mouvait, serrant fort le poignet de Siréné, discrètement, à pas feutré. Dans un dernier élan de plaisanterie, il lui chuchotait. "Si c'est vraiment nos derniers instants, est-ce que tu m'offriras un baiser ?"

s t u p i d i t é

••••

by Wiise
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Re: fuck you, we're lost | A d o n i s Sam 17 Nov - 23:24

a t t i r a n c e

i n t e r d i  t e


| i don't think its a good idea, you and me in the woods ; screw this |

Putain de magie,
putain
de
d e n i,
putain de désirs,
putain
d’ a m i.
Tu jures dans l’infini,
insulte la vie,
dans tes pensées ;
ton esprit.
Idiot dans son coin,
qui s’demande,
quand tout sera fini,
ce sens-unique,
ce mensonge,
i n c o m p r i.

Le sol semble vibrer sous tes pas de chat ; le ciel semble trembler sous tes iris hagards – mais quel ciel ? Lui qui semble nul part. Lui qui est brouillé dans un épais brouillard – grisâtre et sans remparts. Tu tapes – nerveusement – les feuilles. Automne. Couleurs qui apparaissent plus sur la terre que sur tes joues blanchies par le froid – sur tes lèvres violacées d’une colère pantoise. Tu évites son regard. Lui, lui lui, toujours lui qu’est autour de toi. Sous ta peau, ton âme – dans toi.

Putain.
Et tu trouves ça marrant,
ris dans tes éclats,
tu trouves ça amusant,
ce genre de phrases,
parce que rien n’est vrai,
l'irréalité t’offusque,
mais la réalité t’amuse.

Une épaule haussé nonchalamment tu roules des yeux – dans la blague – avant de pincer une lèvre retenant tes dents de claquer dans le silence infini des bois hantés. Et tu pousses d’un revers le pull tendu – sourire en coin calqué sur des lippes fendues.

– « non mais t’es idiot ou quoi ? Si tu crèves ici j’vais pas pouvoir te porter, en plus sérieux depuis quand les serpentard mettent les couleurs des petits griffons les chialeuses ? » le ton doux-amer de ta voix monte dans la taquinerie que tu accentues en lui tapant le ventre.

Cri qui s’esclaffe,
dans l’atmosphère de votre farce,
dans la solitude de vos êtres,
abandonné entre les frênes,
les arbres,
la mort peut-être.
Tu tentes de discerner le bruit,
oreilles à l’appui.

Tu murmures un Nox avec ta baguette alors que vos iris se croisent ; mais tu l’arrêtes à ton tour, écoute à nouveau puis fronce les sourcils. Ton sang froid – glisse dans tes veines – semble à nouveau prendre possession de ton âme – mais les mots restes ancrés. Tu tâtonnes du pied, puis vous vous mettez à bouger – l’impression d’être épié. d’être regardé dans votre intimité – d’être transpercé dans vos secrets et emmené dans votre danger.

– « c’est pas un cri de menace, on dirait un cri de peur ? »
tu fronces du nez, pince d’une canine ta lippe. Retiens tout de même ton rire. « j’offre des baisers qu’aux homo, pas aux hétéro Adonis putain » tu roules une énième fois des yeux – te disant qu’un jour tu te les coincerais à force – avant de regarder autour de vous – les lieux. « je te jure, c’est bizarre. »

la peur ne semble pas exister,
bizarrement c’est ton coeur qui ne fait que palpiter,
adrénaline né dans le sang,
désir d’pousser les limites du présent,
éviter le passé,
compromettre le futur,
le laisser te tenir le poignet,
un peu plus loin,
au fur et à mesure.

Le cri retentit. Bruyant. Déchiré. Puis un autre – amusé. Puis des regards semblent se jeter. Vous enchaîner. Et ton autre main semble serrer ta baguette pour le protéger. Adonis – même dans ton idiotie – restait ta priorité.

– « On dirait un loup, mais y’a autre chose. Et entre nous je pense que c’est de l’autre chose qu’on devrait se méfier. Ou peut-être de toi » tu ris faiblement « c’pas toi le vilain méchant loup là ? Ah non c’vrai giffon griffon rrrrr »

et tu te fous de sa gueule en plus Siréné.
by solvia
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Re: fuck you, we're lost | A d o n i s Sam 24 Nov - 23:54

Je me ris du danger
Siréné & Adonis
••••

C'était son cœur qui battait, tambourinait, si fortement dans sa poitrine, qu'il était sûr, tellement sûr que son ami l'entendrait. C'était l'adrénaline qui montait, grandissait, le faisait autant souffrir que sourire, il voulait s'amuser, et il était comblé. Alors non, il ne réfléchissait pas vraiment à ce qui pouvait bien se cacher dans ces bois, dans cette horrible forêt hantée. Il y avait une certaine peur bien dissimulée, mais il ne voulait pas vraiment se projeter.

Siréné se moquait de lui, et Adonis, lui, continuait à sourire, comme un véritable abruti. Et, tout comme un enfant, il lui répondait seulement "c'est toi la pisseuse, connard." Il ne lui en tenait pas rigueur, il savait que ce n'était que pour plaisanter, lui aussi, parfois, il s'y mettait.

Et les cris, les horribles cris retentissaient, mais ceux-ci n'étaient pas semblables aux premiers. Un air glacé vint traverser le corps des deux garçons, et le cœur du blond battait un peu plus vite, alors même qu'il ne voulait pas se démonter. Passer pour un froussard devant Siréné, et c'était la honte à tout jamais, et puis au fond, il n'avait pas vraiment l'air de s'inquiéter, Adonis, c'était le danger qui le faisait vibrer. Tout comme lui, son ami avait rapidement analysé la situation, et il parlait, ouvrait ses lèvres, rien que pour dire des évidences, presque des banalités, qui faisaient grandement soupirer le jeune garçon. Il pensait, pensait, qu'il valait mieux garder sa salive pour autre chose, qu'il valait mieux s'économiser, au cas où il fallait se mettre à cavaler.

"Merci Captain Obvious, maintenant, ferme-la."

Mais il glissait encore une moquerie, et le Gryffondor ne pouvait s'empêcher de rire un peu plus fort, rompant le silence, risquant de signaler leur position, mais peu lui importait, il se fichait bien du danger, et il l'imitait, Siréné, en grognant, en faisant le loup, ou bien le lion, et c'était si ridicule, mais pourtant bon enfant, il faisait comme s'il allait l'attaquer, il se mettait à lui courir derrière et ne pensait plus vraiment aux hurlements, jusqu'à ce qu'un autre le ramène à la réalité. Il se stoppait net, les pieds enfoncés sous un tas de feuilles, il tendait l'oreille, pour écouter.

Tous ces bruits qui s'embrouillaient dans l'air, qui s'étouffaient dans la noirceur de la forêt, n'étaient pas si loin, et de secondes en secondes, ils se rapprochaient. Dans un nouvel élan de courage, Adonis faisait signe à Siréné de le suivre, il n'voulait pas que ce soient les cris qui viennent les chercher, mais voulait simplement les rencontrer. Sans trop de prudence, il s'engouffrait alors, dans le noir de plus en plus présent, pour découvrir l'origine de ces hurlements.

Et rien. Il n'y avait rien. Comme si l'étrange présence s'était évaporée, pourtant, il se sentait toujours épié. Il ne se laissait pas envahir par de noires pensées, rapidement, vers son ami, il se retournait.

"EN FAIT C'ETAIT UN PRANK !"

Et, encore une fois, il riait, sans doute pour détendre l'atmosphère, pour la faire un peu plus rayonner.
Lassé de cet étrange moment qui semblait durer une éternité, il se mettait à courir, lançant un défi à son ami, il venait de tricher. "Le premier à l'arbre super laid, là, il a gagné." Et il courait encore, sans s'arrêter, dans tous ces jeux idiots, il voulait l'emporter, comme si cela avait une grande importance.

Mais y'avait quelqu'un, ou bien quelque chose, un fait inexpliqué, qui l'fit trébucher. En un instant, sa cheville s'était gelée, et tout aussi rapidement, elle se mettait à enfler, à chauffer, ça avait recommencé.

"Mec. Problème à bord. Elle est grave tordue. Et c'est un truc bizarre qui m'a fait tomber. T'as vu quelque chose passer ?" C'était fou, tout ce calme qu'il parvenait à garder, malgré la douleur qu'il ressentait. Il y était tellement habitué.

••••

by Wiise
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Re: fuck you, we're lost | A d o n i s Dim 25 Nov - 23:04

a t t i r a n c e

i n t e r d i  t e


| i don't think its a good idea, you and me in the woods ; screw this |

Tu ne sembles pas inquiet,
curieux,
de ce que les arbres peuvent murmurer,
de ce que le ciel peut refléter,
curieux,
des différents cris qui lorgnent la forêt.
Et ton esprit semble réfléchir trop vite,
prenant trop d’informations en toi,
fait le tri ;
chasse les idées parasites,
tente de trouver une réponse aux mystères des ces nuits.
Tu calques ta langues contre ton palet,
regard dans les horizons,
cherche des réponses aux questions,
que tu ne peux même pas poser.

Soupire discret – puis rire prononcé – tu le voix imiter un loup – un lion ? – et tu ne peux que laisser le calme reprendre possession de ce qu’il se passait – rires à l’appui. Tu roules des yeux, lui donne un coup de coude et lorsqu’il se met à courir tu éclates de rire et continue devant toi.

Mais, tu ne peux pas t’empêcher de te dire, tu ne peux pas t’empêcher d’espérer. Qu’il te rattrape pour t’embrasser. Qu’il fasse de ton être une entité et que si mourir ce soir était une vérité – qu’il prenne tout de toi à jamais. Ton cœur se serre – se brise à chaque de tes pensées.

Et puis,
il en faut peu,
pour que le silence naisse,
à son tour,
après l’hurlement de vos âmes,
et ceux des alentours.

Tes iris – dilatées – glissent entre les arbres alors que tu t’arrêtes rapidement pour regarder Adonis. Baguette toujours entre les doigts – coeur battant plus que l’air que tu engloutis – tu sembles perdu, mais retrouver un semblant d’abruti.

– « je vais franchement te niquer ta mère Ado putain à gueuler comme ça ! » ( tu geins, tape du pied – sourcils froncés dans un sourire toujours dessiné. Mais t’as pas le temps de dire autre chose qu’il balance un jeu débile – mais amusant comme les gamins que vous êtes – et qu’en un seul fragment de seconde il se retrouve sur le sol. Il se retrouve sans gémir ; mais tu sens la douleur à sa jambe. )

Tout bascule,
ton coeur se secoue de peur,
tu cours jusqu’à lui,
trébuche sur le sol,
l’inquiétude se lit,
la haine semble s’ouvrir,
et tu veux le protéger,
personne n’a le droit,
n’a le droit,
de le faire souffrir,
personne.

Tes mains courent dans ton sac pour trouver quoi que ce soit – tu pinces tes lèvres et ne dis rien alors qu’eux deux semblent quelque peu secoués.

Mais tu parles, parce que la présence semble tournoyer dans vos âmes,
parce qu’en un instant,
tu sembles comprendre ce qui se trame,
vous êtes des proies,
des proies,
bonne proies,
trop conne pour éviter la forêt,
trop idiote pour prendre de quoi se protéger,
et tu soupires,
rit dans la noirceur presque achevée.

– « fuck it ! Putain mais t’es trop con aussi, vraiment trop trop débile. Griffondor de merde »
( tu cris presque ) « Je te jure t’es plus débile que moi ! » ( et tu as peur – mais que pour lui ) « je reviens attends. »

Et tu l’abandonnes là,
pince ta lèvre,
regarde autour de toi,
avant de courir un peu plus loin,
chercher d’où viennent les cris,
les pas,
les regards incertains.

Puis lorsqu’il te semble une éternité – plus aucun bruit dans les parages pour vous achever – tu lèves tes mains et ta baguette pour prononcer :

– « Protecto Totalum. »

Une fois le dôme posé tu reviens vers Adonis le regard sombre dessiné de jugement et d’amusement. Tu peux pas t’en empêcher – adorer l’approche de la mort vers ton entité. Adorer sentir le noir vous encercler. La noirceur vous grignoter.  

– « voilà, bon maintenant ta jambe. Putain, je connais un sors pour soigner, mais je l’ai pas pratiqué oops »
by solvia
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Re: fuck you, we're lost | A d o n i s Dim 2 Déc - 10:22

Je me ris du danger
Siréné & Adonis
••••

Ce n'était que des jeux d'enfant, des rires des sourires, qui, dans la forêt, se perdaient lentement. Et puis, il y avait la douleur qui, soudain, retentissait en silence dans cette pénombre, cette douleur qu'Adonis n'était plus le seul à ressentir. La peur les gagnait, et au plus elle s'encrait dans leurs cœurs, au plus ils souriaient, c'était seulement ce qu'ils cherchaient, cette adrénaline qui elle, rapidement, montait.

Mais le danger ne cessait de grandir, et même si le Gryffondor tâchait de rester calme, il sentait que quelque chose de mauvais se tramait, il savait, à l'instant même où il était tombé, qu'ils n'en ressortiraient pas indemnes. Et toutes ses inquiétudes se confirmaient lorsque son ami s'en allait jeter un sort de protection. D'une seconde à l'autre, le silence était devenu roi, on n'entendait plus que les frottements des feuilles entre elles, entraînées par la légère brise qui parvenait à les traverser.

Et il revenait vite vers lui, Siréné, assez inquiet, pas par la situation, mais par cette cheville tordue, ou bien cassée. Pourtant, il était au courant, il savait comment ça allait se passer. Les os, les muscles d'Adonis étaient d'une extrême fragilité, c'était comme si, à tout instant, il pouvait se briser tout entier.

Alors, l'adolescent, au sol, voulait reprendre les choses en main, ce n'était pas au Serpentard de tout gérer, ça ne devait jamais l'être, c'était Adonis qui devait l'protéger, et pas l'inverse. Il faisait basculer son buste vers l'avant, avec quelques difficultés, pour se redresser. Il lui souriait, même si la douleur le rongeait. Il voulait le rassurer, lui faire croire, naïvement, qu'ils n'étaient pas en danger.

"T'inquiètes, j'ai l'habitude. Tu devrais l'savoir depuis l'temps. J'pense pas que ce soit cassé, y'a un autre sort pour ça, on l'étudie pas, normalement, mais ma mère me l'a enseigné. Pas dit que ça marche par contre..."

Dans ses poches, il cherchait sa baguette, et, tout en la dirigeant vers sa jambe, il faisait les mouvements adaptés, tâchant de bien de souvenir, il n'était pas certains de les avoir bien mémorisé. "Articulationem Remitte !" Disait-il, avec une fausse assurance, il espérait ne pas aggraver la situation.

Et, serrant les dents, il se retenait de hurler, ça faisait mal, mais il était habitué. Sa cheville se remettait en place, doucement, mais la douleur, elle, restait. On ne pouvait pas tout avoir, il fallait relativiser. Au moins, à présent, le garçon pouvait se lever. Il observait autour de lui, et, dans le plus grand des calmes, fit une annonce à son ami.

"Tu sais quoi ? On est dans une grosse merde."
Et il riait. Ce cas de figure, il n'était pas inédit, à chaque fois, ça se passait ainsi. "Tu crois que c'est des gobelins buveurs de sang ? On m'a toujours dit que ça n'existait pas, mais ce serait super drôle que ce soit le cas."

Super drôle, il savait que dans la seconde, il se prendrait une gifle, ou une insulte, ou quoique ce soit de négatif, mais Adonis était bien incapable de rester sérieux, d'être mature, rien qu'un peu.
Quelques bruits furtifs se faisaient immédiatement entendre, et il était impossible de savoir s'ils étaient proches d'eux, ou bien en dehors du champ de protection. Et ça se baladait, rapidement, parfois ça s'éloignait, mais ça revenait toujours, inlassablement.

"Ok. On garde son calme, tout va bien s'passer."
Tout se passerait mal. "Y'A QUELQU'UN ?" Le bon vieux coup de l'imbécile dans les films d'horreur, comme si le prédateur allait répondre "oué j'suis là tu veux une Margarita ?", trop idiot, il signalait encore plus leur position, comme si ce n'était pas suffisant. "J'aime pas ça."

Enfin, des ombres se dessinaient dans la forêt, derrière les arbres et les buissons, et le cœur du blond battait.
Battait.
À ne plus savoir s'arrêter.

Mais il ne se démontait pas, il usait du peu de courage qu'il avait pour se mettre devant Siréné, dans ce genre de moment, il était le seul qu'il voulait protéger. "Tu restes derrière moi, j'vais gérer." Et, de temps à autre, il grimaçait, lorsque la douleur dans sa jambe venait le lancer.

••••

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fuck you, we're lost | A d o n i s
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