l'enfer de dante + romeo ( terminé )

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l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Lun 26 Nov 2018 - 19:00

vous qui entrez, laissez toute espérance
pan ne saurait situer quand il a senti la caillasse glisser sous ses pieds dans sa montée perpétuelle vers quelque part de plus beau, plus respectable, quand il a respiré la poussière de relations enfouies et qu'il préférerait oublier - à force ses poumons salis de son amertume sont devenus une sale habitude.
par ta faute qu'il dira.
la réalité est tout autre et se loge dans ses insécurités et son besoin de posséder, de savoir ceres tout contre son sein (bien qu'il ne soit pas mère) peu importe à quel point elle brûle ses ailes au près de sa propre lumière ; il vaut mieux qu'elle se blesse tout près de lui que sous la folie d'autrui.

alors il a serré les dents au nom du passé, pleuré de ses larmes tranchantes tant elles sont ciselées pour attendrir et essuyé avec ses grands airs mélodramatiques. il murmure que cela va à qui le demande et se créé l'enveloppe factice des grands sentimentaux pour faire mine d'avoir un grand coeur.
c'est toutefois dans un égoïsme certain qu'il chouine de vous avoir perdu et de n'avoir que votre indifférence en réponse, bien qu'il ne montre cette facette de triste éperdu qu'en public. son ire est sourde et il s'en fabrique une bien plus reluisante et à plaindre en public.
il veut te parler. t'éloigner. s'il n'arrive pas à être heureux à vos côtés eh bien vous ne le serez pas ensemble, on ne construit pas l'univers sans lui, sans l'inclure dans les calculs et surtout - surtout le besoin pressant de te voir disparaître, toi qui existes trop.

il franchit la porte d'un lieu convoité pour son intimité, et s'y fait maître. il t'a vu entrer juste avant et il attend tout contre le mur. pan choisit toujours bien ses heures, là où la plupart ont cours et où l'idée ne traverse pas l'esprit de s'arrêter dans ce lieu cloîtré.
c'est le milieu d'après-midi.

adossé, la respiration se voulant calme, il n'a pas besoin de jouer avec toi et crachera bien ses ressentiments - vous vous connaissez trop, et vous êtes à ça de vous dévorer qu'il pense.

salut romeo. t'as deux minutes ?

il t'intercepte d'une apostrophe en te laissant tout juste sortir d'une des cabines, il te saisit sur le moment pour t'arracher les ailes avant même que tu t'en rendes compte et est excessivement cordial. le pan du devant de scène ne prend même pas la peine de saluer ses congénères.
il a accepté le prénom parce qu'il ne veut pas te donner de raisons supplémentaires de le maudire : ici, c'est lui qui fait les reproches.
celui d'être là par exemple, et d'imaginer qu'il a pu t'aimer - il rejette tout à fait cette idée et sans son coeur se creuser lentement quand il se l'annonce lentement, à chaque fois qu'il soulève l'hypothèse. ce n'est pas             qu'il a aimé, mais romeo. c'est toi. c'est le garçon, c'est le petit-ami et non pas la petite amie -
abject. c'est mal, c'est sale. il déteste le caprice de ton existence.

faut que je te parle sérieusement alors commence pas avec ton cinéma ok ?

et il regrette de te connaître.
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Mar 27 Nov 2018 - 9:09


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Romeo sifflote aux vents de son impérieuse insouciance ; c’est une belle journée à jouer. Il ignore encore qu’une ombre dantesque surplombe déjà sa comédie.

L’embuscade annoncée s’ouvre magistralement sur la plus calme des désillusions – Pan – est adossé au quatrième mur, diablement appréciateur – statue inespérée au regard de travers. Romeo dévoilerait bien immédiatement ce visage sculpté d’une torve patience marbrée, mais il a des étincelles au bout des doigts et l’acmé annoncée de sa rancune toujours plantée en plein dans la poitrine, par-delà même toutes ces années. Aussi fait-il ce qui est interdit : tourner directement le dos au public infernal.

(dire qu’il osa aimer cette satire !)


salut romeo. t'as deux minutes ?

Non – il hurlerait bien ! Mais l’agile Romeo sait déjouer les encore de l’assemblée lorsqu’ils se font moqueurs. Dans un discret vacarme d’affluent,  le robinet fulmine donc ses grandes eaux entre les deux mains jointes de l’artiste ; et celui-ci prend bien le temps de frotter ses paumes et de récurer sa rancœur, indifférent à la figure d’albâtre qui s’érige par elle-même à l’orée de sa haine.

faut que je te parle sérieusement alors commence pas avec ton cinéma ok ?

Pan – est-il jamais sérieux ? – non, c'est un autre tour. forcément  – mais déjà la séance est ouverte – Pan a toujours eu l’art d’attirer à ses caprices le feu des projecteurs – et c'est trop tard, Romeo s’est fait avoir à un piège qu’il ne connait que trop bien.

Alors le tragédien se masque habilement d’emphase désenchantée – embrasse haineusement du regard le profil paisiblement provocateur, de haut en bas, et détaille lentement chaque détail qu’il s’évertue encore à ne plus reconnaître. P a n – toujours superbe et décevant.

« Quelle chance, monsieur Pppp-an (lèvres pincées en échos arrogants) daigne m’accorder de son temps précieux pour dis- (chaque syllabe dépecée) cu-ter » sa langue fourche, mais il se pique avec délice de ce venin-là, goûté bien trop rarement car moins osé en des temps socialement acceptés. Or, c’est ici un aparté – et Romeo décide de se laisser aller au plaisir perfide du monologue ; il sort son portable « mais je suis occupé là, je suis en train de jouer tu vois. Dommage !! Allez, à jamais j’espère.»

Sourire satisfait rivé à l’écran de son téléphone, Romeo amorce sortie de scène.

~ 385 mots
Ouin c'est mon premier rp depuis 6 mois du coup je suis vraiment rouillée désolée mais ily <3
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Dernière édition par Romeo Pridemoore le Jeu 29 Nov 2018 - 20:30, édité 1 fois
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Mar 27 Nov 2018 - 16:31

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il se sent matador et se demande s'il doit blesser encore davantage la bête pour la meurtrir et flétrir l'affection qu'elle avait pour lui ou alors la laisser s'en aller pour qu'elle déverse ses sauvageries autre part, loin de lui - sa nature profonde penche sur le second choix, sa raison appelle au premier. il ne peut pas laisser ton fléau se répandre et couler sur une peau sainte et tendre, peu importe la vigueur de l'interdiction qu'il lui est de balader ses doigts sur l'épiderme frais de ceres.
il peut la protéger à distance.
pan a habituellement conscience de son mal et des sévices qu'il fait endurer, à quel point tout est cruel quand cela vient de lui et qu'il pourrait forcer n'importe qui à égorger des brebis en son nom là-haut sur la colline - mais en ces instants il se pense bon samaritain et s'il te blesse, c'est pour protéger les siens.
tu gênes, romeo.
il sent l'amertume dans tes mots et se rappelle de cette canicule amoureuse qui dure trop, de l'air étouffant qui vous emmurait dans des illusions de belle affection et de passion sans que jamais rien ne se passe - jamais rien de plus que vous qui asphyxient dans un couple entrecoupés de malentendus et de non-dits volontaires, de refuser d'entendre ce que tu avais à dire.

eh-eh-eh- il t'empêche de passer en tendant son bras et en se mettant entre la porte et toi, encore une fois il t'enferme - il n'y'a rien que lui. toujours lui.
éteins ton portable. te dédouane pas comme ça. arrête de parler à ceres sérieusement. les gens comme toi ne peuvent apporter que le mépris dans notre famille.
il sous-entend très clairement par ces gens comme toi, ces gens comme toi qui ne devraient pas apparaître dans un sillage si distinct ; c'est aussi une excuse pour vous éloigner.
il reste tout contre la porte, s'y accole pour continuer à faire barrage, sa main glissant jusqu'à sa poche pour récupérer sa baguette si tu venais à le menacer.
il pense qu'il sera toujours plus fort que toi. il enchaîne très vite pour déblatérer tout ce qu'il a à dire, place ses mots sans regarder le script et jouit de l'improvisation tout en y éprouvant une peine tremblante et inhabituelle. il est bien trop affecté par ce petit jeu qui n'a rien d'amusant.
ça serait dommage que vous soyez obligés de vous éloigner à cause de ma mère hein. tu sais, comme elle est sévère avec ceres... une grimace mimée qui annonce des choses sombres. ou peut-être pas justement ? peut-être que j'ai trop parlé ? peut-être que vous n'êtes pas si proches que ça ? si tu l'appréciais réellement tu resterais loin d'elle non ?
sous les interrogations se cachent des ordres, des reproches et de la culpabilisation déguisée. il appose un regard qui se veut réellement curieux, inquisiteur pour y découvrir tes émotions.

écoute donc ses conseils malveillants.
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Lun 3 Déc 2018 - 18:20


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Mais le prince étreint sa fuite dans un terrible élan d'argile – et Romeo au pied du mur doit lever les yeux vers les frondaisons scuptées du statuaire.
Pan – lui aussi – se pique de leur poison – ses répliques laissent sur ses lèvres les traces amères de l'inévitable – et Romeo sent fondre sur sa langue comme un goût d'hostie libératrice – ça y est enfin, Pan ne fait plus semblant, Pan nomme ce qu'il bénit d'ignominie, Pan soutient son regard et Romeo en rirait presque, si les prunelles perfides ne consacraient pas de biais sa figure – encore et toujours.
Oui, Romeo – rirait bien de ce drame bourgeois qu'il n'a même pas envie d'épier depuis les gradins ; a-t'il jamais eu besoin de l’autorisation altière de Pan pour être égoïste ? L'acteur sourit au prince, juste amusé de son machiavélisme, et il espère bien ô, il en rêve – que Pan noie actuellement son venin dans le fiel craintif de la honte – que Pan a peur de leur histoire marquée ignoble par le sceau répugnant de l'erreur ; que Pan a honte, terriblement honte – de l'abomination charmante baptisée Romeo.

Mais Pan a plus d'un poignard aux lippes.

ça serait dommage que vous soyez obligés de vous éloigner à cause de ma mère hein. tu sais, comme elle est sévère avec ceres... ou peut-être pas justement ? peut-être que j'ai trop parlé ? peut-être que vous n'êtes pas si proches que ça ? si tu l'appréciais réellement tu resterais loin d'elle non ?


magistral éclatement de la pantomime.
c'est au tour de Romeo – d'être statue, toute fissurée de sourires mal sculptés et tremblements de marbre. Retour à la pierre.
Brisées, les belles concessions au silence ; le masque est mis à bas – Romeo décide de se laisser aller à l'improvisation.
Romeo ne sait pas déjouer sans passion.
Romeo déteste le réalisme autant qu'il aime Ceres – profondément, et sans composer.

mais t'es vraiment dégueulasse, Pan (se rapprocher jusqu'à goûter les souffles antagonistes, front presque contre frondaisons – il se débarrasse de ses vêtements d'argile) tu changes pas en fait, tu es toujours aussi (serrer les lèvres sur les voyelles condamnées, broyer leurs cordes comme on sentence) immonde, sérieux, tu me d é g o û t e s (ses ongles goûtent délicatement en ses paumes le flot palpitant de sa fureur – le sang à la baguette). Rêve pas, je ne vais pas te donner le plaisir de répondre à tes petites provocations perverses, je n'ai déjà que top gaspillé de mon précieux temps avec toi. Dégage de mon chemin.

Déjà sa raison de comédien lui souffle d'achever là les excès de luxure émotive ; mais un autre jour, Pan, un autre jour – je t'arracherai ton effigie, fais bien attention à ta parure.

(les Romeo, en amour comme en haine, sont impatients.)



??? mots
100% écrit pendant mon séminaire nul
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Mer 5 Déc 2018 - 16:09

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tu as cette manière de cracher son prénom comme une insulte, de jurer par une syllabe - pan, ça sonne si faux dans ta bouche.
dégueulasse ? peut-être, c'est ainsi qu'il compose son être, de concentricité rivée sur elle-même et d'une couche d'or reluisante des plus beaux joyaux sociaux pour cacher la misère de son être tout cassé d'humanité, sa carcasse monstrueuse aux plumes plus noires que jais.
peut-être l'est-il toujours autant, peut-être même est-il pire à l'heure actuelle car sa perfidie est quelque chose qu'il compose maintenant en sonnets d'improvisation, c'est un cyrano de la méchanceté là où il y'avait avant un montfleury exubérant et sans finesse ; ses atouts de vilain se sont peaufinés avec le temps mais tu n'as sûrement pas eu le temps d'y goûter puisque ça fait maintenant longtemps que tu es parti.

on ne gâche pas son temps aux côtés de pan, c'est faux ; il s'en persuade. à ses côtés on apprend l'immondice, on fonde notre être sur un empire dévasté par un prince capricieux, on bâtit nos insécurités sur des poutres brûlées par le roucoulement de sa voix - il est omniprésent et le vrai gâchage de temps, à ses yeux, est d'essayer de se reconstruire en l'ignorant tout bonnement.
on ne peut pas avancer en fermant les yeux sur le mal.
il fronce les sourcils d'incompréhension et agite tout doucement sa tête - ah s'il avait voulu te provoquer il l'aurait vraiment fait ! d'une manière bien plus ignoble.
ce n'est pas une provocation. je suis sérieux, il y'a quoi de plus compliqué que ces mots ? ne l'approche plus. si je voulais te provoquer je t'aurais dit que euh... par exemple...
ses yeux baissent vers ton torse et s'accroche là où on perçoit des courbes normalement ; des courbes rejetées par une société qui considère qu'on associe la poitrine à la femme.
je te dirai qu'on voit bien trop ça. ou alors que tu ressembles à une gamine prépubère. mais j'le fais pas, car je veux vraiment que tu arrêtes de parler avec ceres.
et il a l'affront de donner des exemples comme s'il le pensait vraiment - ça c'est de la provocation - pour que tu abandonnes.
que tu te laisses aller en épargnant sa princesse bien-aimée de tes folies.
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Sam 29 Déc 2018 - 15:52


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Et sa jolie figure tout doucement – fissure ses atouts en coin de regards – d'obscures malices pendulaires oscillent avec gravité sur son front couronné – elles attisent, dans le cœur de Romeo – quelques étincelles polaires qu'il doit contenir en serrant très fort les dents.
Il faut en finir et Romeo le sait – il lui faut en finir immédiatement avec l'improvisation compromettante, et tirer sa référence au princier pastoureau, avant que le jeu ne devienne véritablement dangereux – mais
on ne chasse pas si impunément le loup de la bergerie.

ce n'est pas une provocation. je suis sérieux, il y'a quoi de plus compliqué que ces mots ? ne l'approche plus. si je voulais te provoquer je t'aurais dit que euh... par exemple...

voici que les torves attentions de Pan lentement serpentent le long de son torse – et son corps désormais découvert s'ouvre en fêlures voyeuristes à l’œil avilissant – Romeo rougit violemment comme si Pan l'avait vu réellement – et il porte instinctivement ses paumes à sa poitrine – afin de recouvrir au plus vite son secret supris par les maudites prunelles clairvoyantes – mais sous ses doigts (trop tard) – palpite déjà l'horrible l'humiliation – la honte, profonde et enragée, que Romeo tente à présent de retenir à pleine mains tout contre son honneur – ne pas succomber, ne pas lui céder un seul acte – attendre l'ouverture, sage – et résister à la tentation de la divine comédie –

je te dirai qu'on voit bien trop ça. ou alors que tu ressembles à une gamine prépubère. mais j'le fais pas, car je veux vraiment que tu arrêtes de parler avec ceres.

ah
Pan – a toujours eu l'art de tenter
et Romeo, au fond – a toujours été un pêcheur.

« espèce de salaud » il a bondi, brusquement, car le temps n'est plus aux apartés querelleurs – puisqu'on a déjà ôté à Romeo ses parures et dénudé sa rancœur – il attrape Pan par le col de sa chemise, il l'a répétée en silence pendant si longtemps, sa haine, des années de mutisme furieux c(r)aché à la face magnifique du prince de jade, des siècles d'imaginaires scénarios vengeurs griffonnés à la hâte dans le dos du berger bourreau – et maintenant, enfin,c'est l'heure du grand spectacle –  sa baguette embrasse ardemment la jugulaire honnie (ses lèvres effleurent son cou, presque délicatement) – et qu'importe le public cette fois, ils n'ont qu'à se cacher les yeux et se boucher les oreilles si ils n'ont pas envie d'assister à ce drame-là – « sale connard, vas-y, ose répéter ça maintenant, vas-y putain » sa rancune criée comme on caresse, passionnément, tandis que s'enfonce un peu plus langoureusement la baguette dans la chair autrefois aimée, désirée même – dégoût – dépit – « ALLEZ MAINTENANT REPETE CA, P A N » (hurlé) – car il a beau tenir en joue l'affront – les mots de Pan échappent à ses menaces – le doute, infaillible et insidieux lui file entre les doigts – il a peut-être raison, tu devrais arrêter de parler avec Ceres, à quoi bon, est-ce bon pour elle ? – tout cela, tu es égoïste romeo – tu es égoïste, il a peut-être raison, de te dire tout cela – Romeo doute, alors il sait – que Pan a gagné – il est vaincu.
alors il le laisse aller – relâche son étreinte ennemie, sa baguette glisse le long des clavicules, ultime caresse

ah
Romeo au fond – n'a jamais su résister aux tentations de Pan –

alors, pour le punir d'avoir raison – il écrase son poing nu en plein milieu de la jolie figure – sent vibrer sous ses jointures la délicieuse sérénade du cartilage qui se délie – romeo ce n'est pas bien tu consacres tout ce qu'il dit – tant pis
tant pis pour l'à-venir


??? mots
c'est un peu plus qu'une baffe finalement je suis désolée
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Dim 30 Déc 2018 - 13:02

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c'est délicieux de sentir l'importance de notre existence dans celle d'autrui et même dans cette violence inouïe, sortie de tréfonds recouverts par la poussière du temps, il en tire une satisfaction malsaine.
pan est un raté.
un raté de l'humanité comme il y'en a tant d'autres car on lui a pas bien formulé les ordres pour réussir dans la vie et maintenant c'est trop tard, trop tard ! on l'a félicité d'être horrible, de réussir en écrasant les autres et maintenant il pense que c'est viable comme de fonctionnement
de te détruire tout doucement.
il n'est pas le seul. en réalité c'est une majorité de personnes qui agissent comme lui et c'est bien en cela que l'élite sentimentale, qui régit souvent le coeur des intrigues tentaculaires des tragicomédies, se montre méprisante. pan, dans cette histoire de bien-pensants, est l'antagoniste à cause de sa méchante banalité.

ah...

il tremble. pas de peur. mais de l'adrénaline qu'il ne sait comment laisser exploser, car pan ne frappe pas. pan ne hurle pas. pan est un être dont la sensibilité est recroquevillée dans un coin d'une pièce bien sombre pour qu'il l'oublie et qu'il puisse s'éterniser dans ses jeux cruels.
et pourtant là, il voulait bien faire et c'est bien pour cela qu'il ne voulait pas prononcer ces mots-là en premier lieu ; parce qu'il savait tout ce que cela déclencherait, le cataclysme honteux. il peut le comprendre mais il a tout de même appuyé sur le bouton pour tout faire péter, jusqu'à ta maigre tenue, les efforts que tu mettais pour lui étaler son mépris.

tout ça, c'est pour ceres. il se le répète mentalement quand il ferme les yeux car il ne peut affronter toute ta colère dignement (c'en est risible), tristement tendu, à la nervosité frivole car il n'a pas peur de toi et surtout dégueulassé par ses propres mots.
il reste silencieux. peu importe l'étendue de ta véhémence, il ne répète rien, comme sourd alors qu'il entend ! et il sait que tu sais qu'il entend. ça le rend encore plus terrible d'être incolore à tes hurlements. la baguette continue à s'enfoncer dans sa peau quand la voix monte graduellement puis dessine un sillon sur sa peau désertée par la passion.

il reprend son souffle.

le coup vient - il commence à avoir l'habitude - s'écrase quand il éclate en un hoquet terminé, quelque chose de bref, qui exclame, qui ponctue.
sa main vient se poser en réflexe sur le muscle meurtri et il fixe un point indéfini, sur le fil de la douleur ; d'abord sans un mot, puis éclatant soudainement.
j'le répéterai pas car j'le pense pas ! j'ai dit "par exemple" gros con !
c'est à son tour d'hurler dans un sursaut, t'accusant dans toute sa faiblesse mimée de ce nouveau mal.
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Sam 12 Jan 2019 - 19:18


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j'le répéterai pas car j'le pense pas ! j'ai dit "par exemple" gros con !

Il y a dans la ferveur impatiente de Pan quelque chose qui brise encore un peu plus la détermination à l'affront que Romeo s'était pourtant promis de porter aux nues de leur poème – il se sent soudainement tout craquelé de remords sans importance et de prétention désespérée.

comme une envie de hurler – Pan une fois de plus a l'art de prolonger les failles – la moindre fêlure aux élans de Romeo ; aucune crevasse n'échappe au regard appréciateur du prince ; son instinct a quelque chose de diablement artistique. Pan gagne, la manche démunie et tous ses jetons jetés au ciel depuis longtemps. Romeo et son beau jeu n'y peuvent rien.

Il reste silencieux un temps, contemplant l'ampleur de sa propre chute ; l'enfer n'est jamais si loin. Tout est vain, Pan domine blessé et misérable ; sa stature d’épître surplombe les tentatives d'amnésie de Romeo ; et il sent encore contre son poing l'émeute des courbes gracieuses, le tumulte de son cœur qui s'éparpille contre la tendre chair
mais il ne se sent pas mieux, pas bien, ni guéri, ni gagnant – tout juste un peu trop conscient de sa propre débâcle qui se délite, là, sous les yeux de son ancien amour qui se goûte sans doute avec délice de son impuissante gloire.

« Tu te fous vraiment de moi » et ça brûle un peu en coin de regard, ô, qu'il n'aime pas cette ardeur là, qui menace déjà de déborder par-delà sa fierté ciselée avec tant de soin depuis ( ce jour-là ) – lorsqu'il décida de tourner le dos à toutes les rivières possibles, et de ne pleurer que pour de faux, en réponse aux tentations étincelantes des projecteurs, trop tard – de très longs fleuves pèsent sur ses paupières et il se coule déjà dans ses éclats de voix quelque chose d'un désespoir qu'il ne voulait plus faire pleuvoir, jamais, pour personne  – mais Pan a l'art de prolonger les failles, bien sûr « tu me prends vraiment pour un con, c'est pas croyable »

il rit, maintenant – que faire de plus ? Pan a déjà tout – l'assurance silencieuse du doute final, l'auréole de martyr, toute cette comédie lui appartient – alors
qu’à-s’il à perdre ?

« Bien sûr que tu le penses. Je sais très bien ce que tu penses de moi (inoubliable) tu penses que tu es supérieur à moi Pan ? que tu as le droit d'exiger tout ce que tu veux de moi parce que toi t'es quelqu'un de bien et de respectable ? (contraire) tu penses qu'en appuyant sur le point sensible de ce pauvre, pauvre, p a u v r e Romeo (dégoûtant) –  qui est un peu perdu dans sa tête, dans sa vie, tu vas » (confusion) « tu vas pouvoir me faire obéir ! c'est trop facile » 

A peine guéri des souffles de Pan – voilà que Romeo les désire à nouveau – il s'avance encore, il ne s'était pas enfui trop loin même après son affront ; sa rancœur est claire, encore un pas et il pourra presque la caresser ; il est maintenant si près que Pan distingue sans doute aisément le brasier sous ses cil ; ça ne fait rien  – que se déversent les incendies, pourvu qu'ils éclaboussent un peu l'altesse de leur honte évaporée ! qu'importe ses larmes si elles ravagent

« Mais Pan !... – ah aaaaah Pan ; je vaux toujours cent fois – mille fois mieux que toi » il se penche un peu, il n'a pas peur du feu «  je suis mille fois meilleur que toi, et je le serai toujours, en toutes circonstances, et surtout – je serai toujours meilleur que toi
                                    pour Ceres !
 »

Il sourit, à l'aune de son triomphe vaincu, juste sous le nez de Pan – il a la satisfaction perverse de s'écrouler en étant certain de ses fondation – que la damnation est agréable –  lorsque l'on hait    

« Et tu pourras faire tout ce que tu veux, tout-ce-que-tu-veux, tu n'y pourras jamais j a m a i s rien,
elle m'aimera toujours plus que toi !
»

Et ça il en est sûr, tellement sûr !– alors il se permet d'être arrogant.

??? mots
:)
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Dim 13 Jan 2019 - 18:12

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et tu pleures, tu pleures la fin et le début, tu pleures le présent le passé et le futur, et tu pleures toutes les larmes car c'est l'unique fois c'est ça, tu pleures car il faut le faire pour tout expier au nom de l'éternité et il y'a une telle force dans ses flots froids et chauds à la fois que même pan en est tétanisé.
il contemple, il voit que tu es beau et il se rappelle pourquoi il t'a aimé. son coeur rate un battement. il romantise ce drame parce que c'est plus simple de faire ainsi, de mettre des mots, et que ça sonne bien que tout cela soit au nom de vous deux (et parce que c'est le cas) et d'y mêler une âme étrangère.
c'est une très jolie histoire qu'on aimerait bien voir jouer par des comédiens...
mais vous n'êtes rien de plus que des adolescents mal-terminés, des enfants à la réalité tergiversée ; et c'est beau ! mais il n'aime pas que ça prenne emprise sur son coeur tout flasque.
ce n'est pas joli que son coeur soit liquide, à pan. ce n'est pas parce qu'il est amoureux ni parce qu'il a fondu face à la beauté, s'il est liquide c'est qu'on ne lui a jamais laissé le temps de geler pour qu'il soit fort alors il glisse à travers les doigts et sur l'épiderme ; c'est rare les cœurs d'eau. on dit un coeur en béton, on dit un coeur de glace, mais on ne dit pas un coeur d'eau alors qu'il n'y'a rien de plus simple. pan n'aime pas grand monde car les gens tentent d'attraper son palpitant avec leurs doigts alors qu'il faut creuser les paumes en coupelle et le cueillir tout doucement.
ça le rend indifférent car il sent son coeur couler sur le tien qui reste immobile. malgré les fissures la rivière continue son chemin sans s'immiscer dans les failles ; son affection risquerait de croupir et la cascade de votre relation est déjà usée, ce ne sont plus que de minces filets.

il a un sourire un peu triste, un peu tragique car il ne s'arrête jamais de jouer. il pose ses mains sur tes épaules et sa joue semble très lourde et très grosse, anesthésiée par le coup ; ça pique et c'est indolore à la fois. alors oui il pose ses mains pour te faire reculer en secouant sa tête.
il se passe jamais rien au nom de l'amour. jamais rien de bien. j'm'en fiche qu'elle t'aime plus (c'est FAUX) mais ça va mener à rien... ça va mener à rien car personne aura pitié de vous... vous allez juste souffrir et ça me rend triste pour elle. et ça me prouvera juste ta connerie.
il relâche ses bras presque immédiatement puisqu'il a agit tout en parlant et il accroche la poignée de la porte pour appuyer dessus, sans jamais la regarder, le bras contre la porte.
il tente de l'ouvrir tout en restant face à toi pour fuir car il a apprécié l'intensité mais il aime encore plus imaginer la frustration que te procurera sa fuite. oui il tente de s'en aller maintenant qu'il a semé le chaos.
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Dernière édition par Pan Rhee le Ven 1 Fév 2019 - 18:20, édité 1 fois
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé ) Ven 1 Fév 2019 - 17:48


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Rien, bien sûr, pas même tes sentences – n'atteignent à la tranquillité jaspée de cet infant des roches.
Elles glissent sur sa figure d'albâtre comme d'indélicats grains de sables.
Déflagration pour rien.

Statuaire, Pan abat sa sentence de marbre sur les épaules sans gloire – comme s'il en avait le droit !
Immédiatement Romeo démantèle le piège double des paumes implacables – rejette violemment la prise calmement belliqueuse – arrête, tu me dégoûtes ! Tu le dégoûtes tellement, qu'il n'a même plus assez de couleuvres à te vomir au visage – ne me touche pas, serpent, écroule-toi, meurs donc de ton propre venin doucereux ! – trop tard, voilà que sur ses épaules pèsent déjà perfides tes fantômes de caresses.

il se passe jamais rien au nom de l'amour. jamais rien de bien. j'm'en fiche qu'elle t'aime plus mais ça va mener à rien... ça va mener à rien car personne aura pitié de vous... vous allez juste souffrir et ça me rend triste pour elle. et ça me prouvera juste ta connerie.

mais ça Romeo le sait bien – ô, il le sait très bien ! – et il voudrait hurler, mais que crois-tu m'apprendre, toi qui n'a jamais rien connu de l'amour ! qui crois-tu aviser, monarque des cavernes ! tu déclames à vide, mais moi, je suis Romeo, et j'ai déjà appris les noms de toutes les nymphes, fait des festins de poisons, traversé invaincu les fleuves les plus longs – j'ai le cœur léger, la gypse à mes pieds, et je porte fièrement mon masque en dépit des Tragiques. Alors tais-toi, tais-toi donc ! Tu ne connais rien de l'amour.

A quoi bon pourtant ? Pan est très satisfait de son repas de pierres et des abîmes ouverts à tous ses sacrilèges adamantins . Pan ne regrette pas l'amour et ne le regrettera jamais.
Pan le bienheureux n'aime pas ; alors à quoi bon – cette divine comédie.

pieds et poings liés par sa propre haine, il ne peut que soutenir le regard irréductible, immobile, brûlant – se consumer sur place, sous les yeux, ternes comme deux cercles infernaux, de son plus grand et pathétique antagoniste.

« ouais, c'est ça, pars ! dégage de là, avant que je te défonce pour de vrai espèce de sale cafard ! casse-toi, c'est tout ce que tu sais faire de toute façon, CASSE-TOI »

étouffe-toi avec ton cœur accessoire !

« VA BIEN TE FAIRE FOUTRE, PAN RHEE »

et ainsi – s'éloigne l'ombre.
et il reste seul sur scène, comme souvent.

Il clôt définitivement le drame d'un cathartique coup de pied dans une des portes des cabines
pour une fois, sans éloquence et sans fard ; tout juste poudré des mélancolies brouillées avec lesquelles il s'est laissé maculer ; très simple, presque innocent, sincère amant au chagrin ingénu. Son reflet dans le miroir pour seul public moqueur.
d'un revers de manche – il essuie sans sentiment ses larmes



respire – on l'attend pour d'autres représentations.

??? mots
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Re: l'enfer de dante + romeo ( terminé )

l'enfer de dante + romeo ( terminé )
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