Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy]

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Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Sam 15 Déc - 12:16

L’hiver était arrivé à grand pas, recouvrant de sa fraîcheur l’école et ses environs. Un climat qui n’empêchait pas un certain blondinet de flâner dans les parcs de Poudlard, assis sur le sol, le dos posé nonchalamment sur le tronc d’un arbre sur lequel il avait porté son dévolu. En cette frileuse matinée de novembre, le sang-mêlé avait fière allure dans sa tenue de pantouflard. Emmitouflé dans un gros pull de rouge et d’or, avec une écharpe de même couleur lui cachant la moitié du visage, il n’avait pas froid. Pas plus qu’à la tête d’ailleurs. Un bonnet tricoté avec amour par mémé Elisabeth, complété par son casque de musique lui recouvrant les oreilles, l’en protégeait. A le voir ainsi se prélasser, à contempler avec amusement des oiseaux qu’il avait fait apparaître par sortilège, on avait peine à penser qu’il avait un gros devoir de divination à rendre pour le lendemain. Bon, ce n’était pas comme si la matière était importante pour lui. Voulant devenir auror, elle l’inspirait autant qu’un niffleur devant un tas de cailloux. Longtemps, il s’était demandé qui était le tordu qui avait pu bien inventer une telle discipline, avant d’en conclure qu’il devait s’agir d’un fieffé menteur ayant réussi à placer la fumisterie au rang d’art.

Enfin, pour l’heure, le jeune homme était à des lieux de penser à travailler, ou quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Il préférait de loin observer les créatures artificielles volant autour de lui tel des insectes attirés par la lumière. Petits, agiles, ils ne ressemblaient en rien aux espèces existantes. Noirs, aux gazouillis rauques, les yeux jaunes, le bec luisant d’une lueur sanguine, les griffes acérées, ils étaient l’expression même de la magie que produisait Balthazar. Disgracieuse, brute, délaissant la beauté au profit d’une force que recherchait le Gryffondor. Une avidité qui le faisait de plus en plus penser à s’introduire dans la Réserve. La perspective « d’emprunter » des ouvrages contenant des sorts puissants, qui obligerait les Desburg à le reconnaître, était des plus alléchante. Encore fallait-il qu’il réfléchisse à comment s’y prendre. Pourquoi ne pas entraîner Sieg à dérober des bouquins ? Hum… Nan. Mis à part manger, ce hibou caractériel ne savait rien faire d’autre.

Réfléchissant, tout en écoutant passivement une chanson résonnant dans son casque, notre jeune sorcier revint à la réalité en apercevant un peu plus loin une petite silhouette à la démarche reconnaissable. Ho… mais ne serait-ce pas Dorothy qu’il voyait dans le parc ? Si si. C’était bien elle. Le pas déterminé, rapide, concentrée, elle ne semblait pas l’avoir remarqué malgré les couleurs vives qu’il portait. Devait-il crier pour signaler sa présence ? Trop banal voyons. Puis, le désir de connaître la réaction d’une Serdaigle, prise pour un perchoir par des volatiles aussi moches qu’étranges, s’était soudain emparé de lui. Ainsi, c’est avec un grand sourire sur le visage que le sorcier vit ses créations partir en direction de la belle.  


Dernière édition par Balthazar Desburg le Dim 16 Déc - 1:29, édité 1 fois
Dorothy Martin
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Sam 15 Déc - 23:49


FUCKING

BIRDS

Feat Baba & Dodo


Le bruit de ses pas résonne, énergique, infatigable. Elle traverse les couloirs à coups de grandes enjambées, sans prendre la peine de faire attention à ce qui l’entoure. Pour l’heure, son regard est captivé par tout autre chose, par l’écran de son portable… Et ce qu’elle y lit est… Croustillant.

Dorothy a toujours fait de son amour du Stupeshit une passion secrète, inavouable et inavouée. Il faut dire que, le goût de la fanfiction et des ragots ne colle pas vraiment avec l'image d'élève mature et propre sur elle qu'elle tente de donner. S'extasier sur les dernières rumeurs en vogue et rougir face à l'imagination et la plume perverse d'un auteur imaginant la vie intime d'élèves de Poudlard sonnait bien trop triviale, bien trop… Gamin, pour que la rose puisse assumer ses plaisirs coupables. Alors, pour ne pas risquer de se faire prendre, pour ne pas mettre à mal sa réputation, Dorothy avait mis en place de nombreuses règles qu'elle s'efforçait de respecter. Pas de Stupeshit au dortoir ou en groupe. On résiste du mieux qu'on peut et on réserve la lecture du saint blogue pendant les trajets en solitaire ou les pauses toilettes. Comme trajet en solitaire, il y avait, là, tout de suite, l'adolescente n'avait pas mis longtemps à dégainer son téléphone pour se mettre à jour. Rapidement, son doigt avait ouvert l'onglet fanfiction et là… Popopo. Dorothy avait toujours trouvé ça étrange… Mais addictif. L'idée qu'on puisse imaginer l'intimité de vraies personnes avait quelque chose de glauque, mais d'étrangement attractif. Même si elle n'approuvait pas spécialement, Do avait rapidement plongé dans le monde merveilleux de la curiosité malsaine. Aujourd'hui, elle consommait allégrement le contenu du Stupeshit et spécialement les interviews et autre fanfiction présentent sur le site.

Alors qu’elle traversait un vaste corridor débouchant sur les parcs du château, le froid glacial de la mi-décembre la ramena à la réalité. Plantée au milieu du parc, elle leva doucement les yeux de son téléphone… Pour les voir, eux.

- « Mais qu’est-ce que…. »

Ils étaient-là, avec leurs yeux jaunes, l’air menaçant, avec leurs voix rauques, leurs griffes dangereuses et la lueur sanguine dans leurs regards. Dorothy n’avait aucune foutue idée de ce qu’ils pouvaient bien être. Pendant quelques menues secondes, la jeune-fille resta comme clouée sur place, incapable de bouger, de prononcer mot. Puis, d’un coup, d’un seul, elle hurla.

- « FOUTEZ-MOI LE CAMP S’PECE DE MERDE ! »

Elle sortit sa baguette, l’air panique à renfort de cris effrayés et de sprints désespérés. Elle balança dans les airs une batterie de sort, dans l’espoir de nucléariser sur place le groupe de volatile. Ses sorts touchèrent leur cible mais à sa grande surprise, les oiseaux se dissipèrent dans les airs, comme d’épais mirages qui s’estompe par la force du vent. Stupéfaite, Dorothy contempla le dernier oiseau disparaître avant de comprendre.

- « De la magie… ? » C’était un sort. On venait de lui lancer un sort. « Qui ? Qui est l’espèce d’imbécile qui… » Sa crinière rose s’agita et ses yeux noisettes finir par voir, au loin, la tête blonde d’un garçon qu’elle connaissait très bien. « Oh… Oh je vais le… BALTHAZAR ! BOUGE PAS, CRETIN, JE VAIS TE FAIRE PASSER LE GOÛT DE M’ENVOYER TES SALES PIAFS DANS LA TRONCHE ! »

Menace qui, quand on fait 1m55, qu’on a les cheveux roses, et qu’on a littéralement la bouille ronde d’une poupée n’impressionne personne. Mais ça, Dorothy le sait, elle le sait très bien. De même qu’elle sait que le sourire qui orne son visage ne trompe personne quant à la nature toute relative de sa colère. À grand pas, elle diminua l’espace qui la séparait du Gryffondor pour se planter devant lui, un air faussement courroucé sur le visage.

- « Tu comptes ouvrir un cirque des horreurs prochainement ou quoi ? »

J'espère que ça va te plaire  ♥️
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Dim 16 Déc - 16:52

Eh bien, on pouvait dire que les réactions de la demoiselle avaient largement dépassé ses espérances. La voir courir ainsi, rouspétant, se demandant ce que pouvait bien lui vouloir cette volée de piafs difformes, valait vraiment le détour. Auteur de tout ceci, l’amusement de Balthazar ne fut pas entamé lorsque des sortilèges vinrent frapper les créatures, ni même quand la Serdaigle, le découvrant soudainement, se dirigea vers lui. Ne prenant pas la peine de se lever de sa position, quand elle arriva à son niveau pour le toiser de toute sa hauteur, il l’accueillît avec un sourire malicieux, visiblement très fier de lui. Son casque de musique posé sur le cou, pour entendre les fausses remontrances de la belle, il prit un air faussement surpris quand elle mentionna la laideur des volatiles.

« Quoi ? Des horreurs ? Mais ils étaient très beaux voyons. Tu es juste insensible au charme de ces petites bêtes incomprises. Et tu as eu de la chance, j’aime aussi faire apparaître des serpents haha. »

Qui étaient, et de loin, encore plus intimidants que ses piafs. Il s’essayait de temps à autre à la création d’animaux plus gros, mais le principe de quasi-dominance des êtres artificiels venait alors le rattraper. Sa dernière tentative en la matière, un blaireau, aurait pu terroriser des enfants pendant des générations.

« En tout cas, c’était un spectacle assez drôle. Je vais l’intituler… » il joignit ses mains, paumes tournées vers la belle, avant de les écarter à la manière d’un réalisateur moldu dévoilant l’intitulé de son film «…Miss Dodo contre les oiseaux… Ou Dodo, l’amie des oiseaux… Ouais, ça a du style comme nom. J’aime. »

Riant de manière insouciante à ses propres trouvailles, le Desburg montrait une fois de plus son côté blagueur, amical, qui faisait de lui une personne qu’il était difficile de ne pas apprécier. Taquin, il aimait l’être avec les nombreuses personnes de son entourage, dont faisait partie la demoiselle. Cependant, il avait appris depuis un moment que derrière cet air de poupée et ses lunettes, se cachait une sorcière pleine de ressources, qui savait lui rendre la pareille. Après tout, elle n’était pas la dernière lorsqu’il s’agissait de le titiller lors des séances du club d’escrime, jouant sur sa tendance à prendre la moindre passe d’arme au sérieux.

« Et où tu allais comme ça ? Toi aussi tu n’as rien à faire ce matin ? » il oubliait un peu vite son devoir à rendre « Si c’est le cas tu n’as qu’à venir t’asseoir à côté ! » Il tapota le sol froid de sa main pour l’encourager à venir le rejoindre. « Y a de la place. Je peux même poser mon écharpe au sol si tu as peur d’avoir froid aux fesses. Je sais à quel point les serdaigles sont douillets. »
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Dim 16 Déc - 23:39


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- « Ils sont charmants, oui. Mais, tu sais, ça n’a jamais été mon truc l’art abstrait. »

Son air faussement contrarié pris l'apparence d'un sourire légèrement narquois. Petite vengeance, petite pique amicale vis-à-vis de ce qu'il venait de se passer. On ne pouvait pas dire que Dorothy avait la rancœur tenace face aux blagues de Balthazar. En fait, voilà un moment qu'elle avait dépassé ce stade. Au départ, l'humour de son ami l'avait quelque peu dérouté, surprise. Elle s'était vexée, comme beaucoup d'autres avant elle, avant de comprendre que, tout simplement, cela faisait partie intégrante de ce qu'était le Gryffondor. Si Dorothy avait l'hypocrisie comme moyen de communication, Balthazar avait le rire et la rose avait finalement fini par s'en accommoder.

Face à l’incorrigibilité de son ami, l’adolescente ne put que capituler.

- « Hahaha, tu sais que ça va se payer au club d’escrime, hein ? » un sourire joueur, rare preuve de son honnêteté et de son attachement apparu sur ses lèvres roses. « Je vois d’ici le titre du film, Balti, l’amant du tapis. » fit-elle en reprenant les mêmes gestes que le Gryffondor.

Il était rare de la voir comme ça. Joueuse, honnête. Balthazar était l’un des rares, avec Ceres, à pouvoir fréquenter régulièrement la Dorothy réelle. Celle qui joue, celle qui est capable de mettre de côté sa fierté et sa rancœur pour le bien d’autrui. Oh, ça ne l’empêche pas d’être insupportable par moment, ça ne l’empêche pas de mentir, de ne pas tout dire ou même de faire de nombreux faux-pas. Mais, face à eux, Dorothy laissait volontiers son image de petite fille propre sur elle pour revêtir celle de l’adolescente qu’elle était. Face à eux, Dorothy assumait son immaturité, sa soif de réussite et surtout sa dépendance affective. Ce n’était pas quelque chose de conscient, cependant. Bien au contraire, même, c’était avec eux qu’elle calculait le moins.

- « Douillet, ce n’est pourtant pas l’image que je t’ai renvoyée lorsqu’on s’est affrontée au club la semaine dernière. » fit-elle avec un léger sourire. « Mais c’est sympa pour l’écharpe, merci. »

Le froid hivernale avait désengorgé l’extérieur du château d’une majeure partie de sa population. Dorothy appréciait le calme qui régnait dans les parcs à cette époque de l’année. La température mise à part, elle trouvait plus qu’agréable de se balader au milieu de tout ce blanc. Il n’y avait personne, c’était calme, loin du brouhaha de l’intérieur du château. Bref, un lieu idéal quand on n’est pas très porté sur l’humain.

- « T’es là depuis longtemps ? » finit-elle par demander en s’installant plus confortablement « J’ai fuis le château parce qu’il y avait trop de monde, je ne savais pas que t’étais du genre solitaire, monsieur sociabilité. »
blblblblbl
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Lun 17 Déc - 12:45

Bathazar ria de bon cœur en entendant la répartie de son amie. C’était le genre de relation qu’il appréciait, celles avec du répondant. Tout sourire, il salua la performance de Dorothy.

« Joliiiie… Mais c’est que l’élève va bientôt dépasser le maître dis-donc. J’en pleurerais presque de fierté. Mais pour ce qui est de gagner… » sa voix prit une tonalité plus grave, alors qu’il fixait de son regard océan la demoiselle « … ne t’attend pas à ce que je te ménage la prochaine fois. Je compte bien ne pas y aller de main morte et te mettre la pâtée ce coup-ci. »

Est-ce qu’il blaguait ? Pas vraiment non. Dès qu’il était question de compétition, le jeune homme montrait un côté sérieux, voire effrayant, en totale opposé avec sa personnalité de joyeux lurons. Un trait qui prenait des nuances plus acerbes encore au club de duels, où il était connu pour chercher à écraser ses adversaires. Pas de sourires, pas de blagues, juste un sorcier au style agressif, implacable, qui essayait de vous faire mordre la poussière. Un comportement détestable qui trouvait ses sources dans une histoire familiale compliquée.

Toutefois, ici, le visage du blondinet reprit bien vite cet air malicieux qui le quittait rarement, pendant que son amie s’asseyait à ses côtés. Il roula des yeux quand elle lui indiqua avoir fui le château, pour trouver cette solitude sécuritaire dans laquelle elle aimait s’enfermer. Niveau sociabilité, Dodo ne changeait vraiment pas. Cela dit, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Après tout, elle avait été la cible de rumeurs mesquines, blessantes, pendant un bon moment. Un état de fait qui l’avait poussé à se méfier comme de la peste des autres. Honnête comme il l’était, il détestait les personnes qui s’attaquaient aux autres dans l’ombre, bien cachées derrière les écrans de la lâcheté. A ce sujet, Balthazar s’était d’ailleurs promis de faire passer un sale quart d’heure au fils de troll qui en était à l’origine.  

« Ça doit bien faire une heure que je suis là. J’aime de temps à autre m’écarter pour méditer, philosopher, sur le mystère de la vie, de la magie. Est-elle apparue avant nous ? Sommes-nous apparus avant elle ? Y-a-t-il un but à notre existence ? Voilà ce que j’essaie de découvrir dans le calme matinal du parc. » il termina sa longue tirade par un léger silence, avant de reprendre « Non je déconne. Tout le monde est en cours ou en club, du coup je me suis dit qu’une petite escapade dehors serait des plus bénéfique pour passer le temps, et je dois dire que c’était une bonne idée car je t’y ai croisé. Ma bonne intuition a encore frappé. »

Il s’amusa à lui ébouriffer les cheveux dans un geste d’affection, qu’il prenait un malin plaisir à effectuer sur ses camarades féminines, sachant le soin que la plupart prenaient à avoir une coiffure impeccable.

« J’suis content de t’avoir croisé, mon cousin d’Ilvermony m’a envoyé une musique moldue et j’avais prévu de la faire écouter ! » sans vraiment lui demander son avis, il lui posa son casque de musique sur la tête et envoya la musique « Apparemment c’est une chanson d’un vieux rip…rop…hum… comment ils appellent ça déjà les moldus ? Ha ! oui ! Rappeur ! C’est un vieux rappeur moldu ! Par contre c’est en français du coup je ne pige rien aux paroles, mais ça s’écoute. Tu trouves ça comment ? »

Musique en question
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Dim 23 Déc - 12:09


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Oh. Voilà que le lion se réveille. Voilà qu’il montre les crocs. C’est toujours comme ça, quand on titille Balthazar de trop près, quand on l’attaque sur sa capacité à se battre, à écraser ses adversaires. C’était une double facette que Dorothy appréciait franchement. Elle-même, avait un besoin de surclasser les autres qui en faisaient quelqu’un de très sérieux, de très… Insupportable aussi. Sa quête de perfection la poussait souvent à mettre de côté toute amitié ou amour envers ses adversaires. Il n’empêchait qu’elle appréciait franchement ses amis, mais quand il s’agissait de la note, du spectacle, du ring, les sentiments n’avaient plus leurs places. Dorothy avait souvent mis à mal ses relations à cause de cette facette de sa personnalité. Ce côté très égocentrique, centré sur la performance, l’angoissait souvent. Elle avait constamment la sensation de pouvoir, à tout moment, détruire ce qu’elle avait réussie à construire avec autrui. Peu de gens supportaient le monstre de fierté qu’elle pouvait parfois être. Mais Balthazar était, sur ce point-là, comme elle. Aussi, Dorothy n’avait jamais été angoissée à l’idée de se montrer tel qu’elle était. Elle n’avait jamais eu peur de laisser son besoin de triompher parler et d’employer les grands moyens. Balthazar ne lui faisait jamais de cadeaux, elle ne lui en faisait pas non plus. C’était, sans doute, aussi pour ça qu’elle appréciait autant sa compagnie. Balthazar était comme Luke : c’était une des rares personnes dont elle ne remettait jamais l'amitié en cause.

- « Tu sais, je pense que tu ferais fureur au ministère si tu t’engageais dans une carrière policière. Sérieusement, cette capacité que tu as d’être toujours au bon endroit au bon moment c’est limite un don à ce niveau. »

Elle accueillit dans un grand sourire sa main sur son crâne. Contrairement à beaucoup d’autre, Dorothy ne faisait pas grand cas de son apparence, en fait, voilà des années qu’elle avait abandonnée l’idée d’avoir une chevelure de rêve. Sa mère, lorsqu’elle était énervée, lui disait souvent que sa crinière rose était à l’image de sa personnalité : insupportable. L’adolescente avait fini par se faire une force de ce type d’attaque. La seule chose qui la chagrinait un peu dans son physique était sa carrure. Le fait d’être petite, menue et plate (planche à pain représente.) faisait souvent qu’on ne la prenait pas au sérieux et ça l’insupportait. Elle pestait souvent sur ses camardes aux arguments bien fournis en disant qu’il était plus facile de se faire entendre lorsqu’on avait une bonne paire à mettre sous le nez des gens. Oui, il lui arrivait d’être un peu beauf, des fois, surtout quand elle avait un verre d’alcool sous le nez. Funfact : Dorothy bourrée, c’est plus la même. Personne ne s’en remet de la voir faire des blagues salaces et de rigoler à « pipi caca » comme-ci elle avait trois ans.

- « Tu sais que, si tu veux me croiser, aussi, tu peux m’envoyer un sms, hein ? Je suis peut-être une jeune-femme trèèèèèès occupée mais une petite pause ça ne fait de mal à personne de temps en temps. »

Sous-entendu : « Poto, j'suis là, je kiff passer mon temps avec toi alors hésite si t'as besoin stp BFF toi-même tu sais » mais, ça, bien évidemment, JAMAIS AU GRAND JAMAIS vous n'entendrez Dorothy Martin dire ce genre de chose. Par pudeur, par fierté aussi. Malgré tout, Dorothy avait encore beaucoup de mal à se laisser aller à la sincérité et à la tendresse lorsqu'il s'agissait de ses propres sentiments. Elle avait beaucoup de mal à donner comme elle pouvait recevoir. Dorothy avait cette forme de pudeur qui lui collait à la peau depuis le harcèlement. Elle avait la sensation que se laisser aller à son besoin de contact, à son besoin d'amour constant de ses proches, c'était baisser sa garde et donner l'opportunité à d'autres de la poignarder dans le dos. Elle était très pudique à ce niveau, Dorothy. Balancer un « je t'aime » était une épreuve, accorder une accolade à quelqu'un aussi. Il lui arrivait, cependant, des fois, de céder à ses pulsions, d'offrir un sourire tendre, de montrer cette douceur qu'elle reniait par peur d'être trahi. Parce que c'était son grand démon à Dorothy, se mettre à nue, se montrer tout entière et se faire piétiner de nouveau.

Lorsque Balthazar lui posa son casque sur les oreilles, Dorothy redressa doucement la tête. Du rap ? On va lui faire écouter du rap ? Son visage s’illumina brièvement, elle adorait le rap. Ce n’était pas quelque chose qu’elle assumait en public, parce que le rap ne va pas de pair avec l’image studieuse et hautaine qu’elle tentait de se confectionner. Mais le rap, c’était… Une forme de libération, de jouissance. Elle adorait le rap vénère, l’émotion et la puissance que transmettent certains titres. Elle écouta attentivement la chanson, sans comprendre les paroles, sans saisir le sens, mais au vu du ton, elle soupçonnait quelque chose de parodique.

- « On dirait… On dirait quelque de… Je ne sais pas trop, ça reprend les codes du rap mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que y a une volonté de les détourner pour en faire quelque chose de drôle. » fit-elle songeuse « Mais… J’aime beaucoup le flow du gars. Ça fait gros rappeur américain pas content, c’est marrant. »

Elle se laissa aller à l’écoute du reste de la chanson avant de rendre le casque du Gryffondor au… Gryffondor justement.

- « Mais, ton cousin d’Ilvermony il parle français ? Je ne savais pas. T’as la trad des paroles qu’on regarde ensemble ? »

Histoire de prolonger un peu cette petite pause à deux, poto.
blblblblbl
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Jeu 27 Déc - 11:48

Balthazar fit un petit sourire quand la serdaigle énonça que son « don » pouvait lui servir professionnellement.

« Évidemment que je vais faire fureur une fois que je ferais partie de l’unité des aurors. Après tout, je vais être le meilleur de tous. L’élite de l’élite haha. »

Une phrase prononcée sur le ton de la plaisanterie, qui avait pourtant un fond de vérité. Balthazar tenait effectivement à faire partie de la crème des forces spéciales magiques, qui était la première défense face aux mages noirs et autres criminels dangereux. Il était tout simplement impensable pour lui de ne pas devenir un auror. Tous les Desburg, depuis des siècles, prenaient cette voie qu’il était résolu à emprunter. Plus que le devoir de suivre les traces de sa famille paternelle, c’était la fierté, l’orgueil, l’esprit de revanche, qui le poussaient à donner le maximum de ses capacités pour atteindre ce but. Il voulait prouver à ces sang-purs arrogants que lui, le sang-mêlé, la « honte » de la lignée, dénigré pour l’impureté qui coulait dans ses veines, était capable de les surpasser. Un désir sans fin, vorace, qui alimentait son obsession pour la puissance. Une rage de réussir, trouvant ses fondements dans une situation familiale qu’il se gardait bien de révéler à qui que ce soit. Personne ne savait réellement ce qui se cachait au plus profond de son être, pas même Betty, quand il sortait avec, ou encore Dorothy, qui sous-entendait très subtilement qu’il pouvait lui envoyer un sms de temps à autre.

« Parce que ça se repose un Serdaigle ? Première nouvelle. J’en apprends tous les jours. » se moquant gentiment, le lion poursuivi « Je vais t’envoyer pleeeeins de messages alors ma p’tite dame. En ce moment j’ai beaucoup de temps libre avec les devoirs d’astro’, de divination et d’Histoire de la magie héhéhé. »

Trois matières dans lesquelles il excellait par sa médiocrité tant il ne les travaillait pas. Un laxisme complétement assumé qui devait être considéré comme une hérésie pour une personne aussi travailleuse que son interlocutrice. Balthazar trouvait que son temps était plus utilement utilisé dans l’entraînement aux sortilèges et l’amélioration de ses compétences physiques. Après tout, ce n’était pas en sachant les dates des révoltes gobeline, ou encore connaître les constellations, qu’il allait attraper du criminel. Restant sur cette pensée, il récupéra le casque que lui tendit Dorothy, qui venait d’écouter le morceau. Il fronça légèrement des sourcils, songeur, devant l’analyse de la demoiselle.

« Heu… Peut-être. Je ne m’y connais pas des masses, tout comme mon cousin haha. C’est une vraie bille en seconde langue, donc ça ne m’étonnerait pas qu’il m’ait juste envoyé ça parce qu’il aimait le son. T’sais, il est comme son père lui, mis à part les créatures magiques, y a pas grand-chose qui l’intéresse. Je t’ai déjà dit qu’ils ont un démonzémerveille du nom de Pupuce ? Sacrée bestiole. » le jeune homme pianota sur son téléphone tout en parlant, traduisant les paroles qu’il venait de trouver sur la toile magique « HA ! ça parle de cagoules ! C’est normal pour des rappeurs ? Tu t’y mieux que moi en la matière. »

Fit-il en tendant son téléphone à Dorothy, pour demander son avis sur la question, réellement curieux de la réponse.
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Ven 28 Déc - 14:52


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- « Je vais t’envoyer pleeeeins de messages alors ma p’tite dame. En ce moment j’ai beaucoup de temps libre avec les devoirs d’astro’, de divination et d’Histoire de la magie héhéhé. »

Même si son côté « lalalalala je suis une Serdaigle harcore qui s’est mariée avec ses livres de cours » tique face au manque de sérieux du Gryffondor, Dorothy ne peut s’empêcher de laisser un léger sourire transparaître sur son visage. Elle n’a pas l’habitude des grosses conversations en sms, Dorothy. Même si c’est une phone addict qui ne s’assume pas, on ne peut pas dire que la demoiselle a un sacré réseau avec lequel communiquer. Aussi, l’idée de pouvoir échanger, de pouvoir faire comme ces autres filles qu’elle jalouse et qui ont le portable qui vibre de 36 notifications toutes les cinq secondes, lui fait plaisir, vraiment.

Son écoute de la chanson de Balthazar éveille, un peu plus, sa curiosité. Non seulement, elle n’a que peu d’occasion de parler de rap mais, en plus, le rap français était un domaine qu’elle ne maîtrisait peu voir pas du tout. Aussi, en découvrir plus avait quelque chose de tentant. Elle note soigneusement dans un coin de sa tête les informations que lui transmet Balthazar sur sa famille. En vérité, maintenant qu’elle y pense, c’est un sujet que le jeune-homme n’évoque que très rarement. La rose ne peut s’empêcher d’être curieuse vis-à-vis de tout ce mystère mais à toujours rechigné à l’idée de creuser seule le sujet. Elle-même, était bien placée pour savoir que la famille était un sujet qui pouvait devenir rapidement sensible. Et, croyez-le ou non, Dorothy ne tient pas spécialement à blesser ou faire remonter à la surface, des choses douloureuses ou gênantes pour Balthazar.

- « De cagoule ? » fit-elle en haussant un sourcil « Tu veux dire, le vêtement ? »

Légèrement dubitative, Dorothy s’empare du téléphone de son ami pour jeter un coup d’œil aux paroles. En scrollant pour faire défiler les mots qui composent la chanson, la rose fronce les sourcils un peu perdus. Encore une fois, elle ne connaît que peu de chose au rap français, mais elle est pratiquement sûre que cette chanson n’est pas à prendre au premier degré.

- « Hm. Ouais, c’est vraiment de la parodie en fait. Je suis curieuse de voir dans quel optique l’artiste a créé sa chanson. Je peux faire une recherche sur ton tel, vite fait ? »

Autorisation à l’appui, Dorothy pianota habillement sur le téléphone pour obtenir ses informations. De ce qu’elle en voyait, la chanson de ce « Fatal Bazooka » avait tout d’une parodie mais quelque chose la titillait. En parcourant rapidement le wikipédia du chanteur elle tomba sur un point intéressant.

- « Oh ! Regarde, en fait, Fatal Bazooka, c’est un personnage fictif. D’après ce que je comprends, la chanson a été faites dans une optique cross-média. Mais apparemment, y a un film qui raconte l’origine story de cette chanson… Un film sur l’origine d’un rap sur des cagoules… Sont inventifs ces français. » Elle tend le téléphone à son camarade avant de laisser un léger sourire coupable s’emparer de ses lèvres « Y a moyen qu’on le trouve quelque part ? J’ai envie de le regarder. »
ça devrait un être un défis rp de faire mater Fatal à des anglais XDDD
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Sam 29 Déc - 15:50

La laissant prendre son téléphone pour jeter un œil sur la traduction, Balthazar opina du chef quand le petit bout de femme lui demanda si elle pouvait glaner des informations depuis l’appareil, ce qui, sans vraiment l'étonner, fut fait assez rapidement. Après tout, on parlait de Dorothy, une serdaigle rompue à l’art fastidieux de la recherche, ainsi qu’une grande utilisatrice de la technologie magique. En revanche, le blondinet cligna plusieurs fois des yeux devant ce que lui indiqua la demoiselle. S’il comprenait bien et, dieu seul savait à quel point il avait du mal, ce Fatal était un personnage fictif tiré d’un film ? Mais pourquoi parlait-il de cagoules ? Était-ce courant chez les moldus de chanter sur des vêtements ? Il avait beau être sorti avec une née-moldue et, avoir de nombreuses connaissances appartenant à ce monde, il trouvait quelquefois les non-maj’ terriblement bizarres. Toutefois, même s’il savait qu’il n’allait certainement rien piger, il n’était pas contre le fait de voir l’œuvre cinématographique en question.

« Pourquoi pas ! En plus Estelle m’a montré y’a pas longtemps comment faire pour trouver un film moldu ! » Reprenant son portable, le blondinet pianota dessus jusqu’à ce qu’il ait trouvé ce qu’il voulait. « Ça doit être ça ! Par contre… pourquoi il porte une robe de chambre sur l’affiche ? Bah, on s’en fout, c’est un moldu après tout haha. »

Tout en ricanant, il lança un sort amplificatum sur son téléphone, pour lui faire prendre le même gabarit qu’une tablette, avant de le faire léviter dans les airs à l’aide d’un autre sortilège. C’était bien plus confortable comme ça. Démarrant le film, les premières difficultés se posèrent en un temps record. Le « héros » venait de débarquer d’un engin d'acier étrange, équipé manifestement d’hélices, avant de monter sur un… bateau ? Oui, c’était apparemment ça. Embarcation qu’il utilisait d'ailleurs pour rouler. Devait-il comprendre que les sans-magie usaient de ce moyen de locomotion pour se déplacer sur la terre ferme ? Ne l’utilisaient-ils pas pour aller sur l’eau normalement ? Même les demoiselles accompagnant le rappeur le laissaient songeur. Si, comme tout jeune homme, il savait apprécier la beauté féminine, il n’était pas vraiment fan du côté bling-bling et vulgaire mis en scène. Était-ce le propre des chanteurs moldus d’exposer ainsi les femmes ? A moins que cela soit tout à fait normal et fasse parti de leur culture ? Comme à chaque fois, il avait bien du mal à démêler le vrai du faux, le plus banal des films étant considéré comme un véritable documentaire pour le sorcier qu’il était.

« Tu comprends quelque chose toi ? Parce que j’avoue que pour moi s’est déjà compliqué haha. »

Une impression qui ne fit que s'accentuer à mesure que l'histoire se poursuivait.
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Dim 30 Déc - 20:22


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- « J’explique pas la robe de chambre je t’avoue… Mais j’ai vue des photos d’une ancienne chanteuse moldue qui se baladait en robe de viande, alors bon. »

Photo, d’ailleurs, que tu n’expliquais toujours pas. À l’époque, t’avais cherché une explication sur le net, mais tu n’avais rien trouvé de plus satisfaisant qu’un, « c’est de l’art ». Alors, avec Ceres, t’avais l’habitude de côtoyer l’art, mais tu étais pratiquement sûre que se faire une robe en denrée alimentaire ne faisait pas partie de ses projets artistiques. Tu abordes néanmoins avec une certaine curiosité le film. Si tu n’es pas totalement inculte, il y a beaucoup de choses sur les moldu que tu ignores et tu es toujours demandeuse de nouvelles connaissances. Le film s’ouvre sur une scène rocambolesque qui, à tes yeux, ne fait pas de sens. Tu es pratiquement sûre que ce n’est pas à prendre au premier degré, mais même en sachant ça, tu as du mal à te plonger dans l’univers du long-métrage. Ton petit complexe physique te fait froncer les sourcils à la vue des nanas beaucoup trop bien foutues à ton goût. Pourquoi il faut toujours que ce soit des nanas grandes aux gros seins qui soient misent en avant ? C’est de la discrimination pour les petites maigres plates ça. Et tu ne penses pas ça parce que tu es une petite maigre plate, justement. Absolument pas.

- « Je crois qu’ils veulent exacerber les clichés des gros rappeurs du siècle dernier mais… Heu… Je ne comprends pas le bateau. Ce n’est pas censé rouler, non ? »

La suite du film vous présente un rappeur nommé Fatal au sommet de sa gloire. Il a une grosse villa, une nana hyper bien foutue (encore) et une bande pote qui a l'air de bien profiter de ses richesses. Tu commences à entrapercevoir la suite du film. Vu comment le personnage est, tu te dis que le scénario ne va pas tarder à mettre le héros plus bas que terre. D'ailleurs, le film vous présente rapidement un second protagoniste. Un nouveau chanteur à la mode, censé être un idéal masculin.

- « On est d’accord que leur idéal masculin est parfaitement gay et pas du tout attirant, hein ? »

Tu tournes la tête vers Balthazar, vous n’avez jamais parlé de vos préférences physiques mais là, honnêtement, le personnage t’évoque beaucoup de chose mais absolument pas un critère de beauté.

- « Il est tout mou, trop soigné sur lui… Beurk. Je ne comprends pas, ça plaît réellement aux filles les garçons princesses qui passent 3 ans sous la douche et qui sortent des clichés à longueur de journée ? Genre, c’est plus un standard de beauté la matière grise ? »
ça devrait un être un défis rp de faire mater Fatal à des anglais XDDD
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Dim 6 Jan - 14:57

Il n’était pas le seul à s’interroger sur ce qu’il voyait. Dodo n’en menait pas large non plus, posant des questions sur le bateau sur lesquelles il ne pouvait nullement répondre. Il aurait pu voir une personne pédaler en vélo sur la mer qu’il se serait demandé si c’était un moyen moldu de se déplacer. Haussant des épaules, il ne sut pas trop quoi dire non plus sur les tendances sexuelles du protagoniste de l’histoire. Sauf manières un peu typées, que la société donnait parfois aux gays, il n’arrivait pas à le déceler. Après tout, il avait mis plus de trois ans à découvrir qu’une de ses amies l’était. Enfin, découvrir était vite dit, elle le lui avait révélé. Il ne fut pas non plus d’une grande aide quand la Serdaigle commença à râler sur les manières et l’apparence du rappeur.

« J’sais pas vraiment ce qui plaît ou non aux filles, de ce côté-là, je pense que tu es plus à même de répondre que moi haha. »

Effectivement, le Desburg n’était pas vraiment un expert dans l’art de comprendre la gente féminine. Il était plutôt le genre de bonhomme se fichant de savoir ce que l’on pouvait penser ou attendre de lui, se comportant avec sa bonne humeur habituelle avec tout le monde. Le fait que des demoiselles s’intéressent à lui était un mystère qu’il n’expliquait pas, tant il ne faisait rien pour séduire. Pire même, il était réellement un cas désespéré dès qu’il s’agissait d’interpréter les petits mots, les petites attentions. Une attitude qui en avait frustré plus d’une. De plus, il sous-estimait grandement  l’attraction de son côté naturel, généreux, blagueur, venant en aide à ses camarades sans rien attendre en retour. Des qualités qui avaient jadis séduit Betty Manlius, une Poufsouffle du même âge que le Gryffondor, qui lui jetait le sort crache-limaces depuis leur séparation. Même si elle s’était calmée ces derniers temps, Balthazar était tout de même devenu un habitué de l’infirmerie et avait même un seau prêt à l’emploi à son nom.

« Et c’est quoi ton genre du coup Dodo ? Mis à part qu’il ne doit pas trop se laver et ne pas porter des robes de chambre. »

Naturellement, il ne pouvait pas s’empêcher de taquiner un peu la demoiselle sur le sujet. Pas après cette perche qu’elle lui avait tendu en posant sa question. En plus, s’il avait bon souvenir, c’était bien la première fois qu’il abordait le sujet avec elle, ce qui le rendit assez curieux sur la réponse qu’elle allait bien pouvoir lui donner. Puis… c’était bien plus intéressant de parler de ça que de suivre ce film dont il ne comprenait décidément rien. Actuellement, le long-métrage en était à un moment où le rival du protagoniste expliquait manger des feuilles pour se nourrir. Si une chose était certaine, c’est qu’il trouvait les moldus de plus en plus bizarres.
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Dim 6 Jan - 20:51


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Tu n’irais pas jusqu’à dire que tu es à même de comprendre les filles, parce que tu ne te comprends pas toi-même Dorothy. De plus, ce serait un mensonge de dire que tu t’intéresses de près ou de loin à la psychologie féminine. L’amour est un mystère que tu ne comprends pas et dont les codes te sont obscurs. Alors oui, bien sûr, comme pas mal de monde sur cette terre, t’as eu des crushs, des vues. Cependant, tu n’as jamais été en mesure de concrétiser quoi que ce soit. T’en avais pas l’envie, d’une part. Puis d’autres parts, les rumeurs qui ont circulé sur toi t’on poussée à prendre la méfiance pour alliée. Tu ne pouvais faire confiance à personne et ça ne t’as pas aidé à te laisser tenter par le jeu de la séduction. Pourtant, et bien, c’est quelque chose que tu aimerais. Tu es curieuse de savoir ce que ça fait. Tu es curieuse ressentir cette fameuse chaleur, ce fameux frisson. Mais ce ne sont pas des choses qui se forcent et, pour être franche, tu sais que personne n’est assez fou dans cette école pour tomber dans les bras de la gamine insupportable que tu pouvais être.

- « Pour être tout à fait franche, j’en sais strictement rien. » On ne pouvait pas dire que tu n’y avais pas réfléchi. Tu trouvais même normal, à vos âges, de vous questionner sur vos préférences, mais en ce qui te concerne, Dorothy, tu n’avais été en mesure de dresser une liste de critères sérieux. « En vérité, quelqu’un capable de me supporter, c’est déjà un bon début. Dieu seul sait que ça réduit grandement la liste de prétendants potentiels aussi. »

T’ajoutes ça dans un sourire en coin, comme-ci il s’agissait-là d’une évidence. En vérité, c’était une évidence. Tu savais que ton caractère, tes comportements abusifs et ta pudeur avait de quoi décourager 99% des élèves de l’école, si ce n’était pas plus. Tu savais aussi que, pour toi, l’amour était une source d’inconnue que tu ne maîtrisais pas du tout. Ça avait quelque chose d’angoissant, pour toi, de plonger dans ce vide de toi-même. Tu ne savais pas ce que tu ressentirais ni comment tu réagirais. Tu avais peur des conséquences d’une potentielle idylle chez toi. A la limite, tu n’avais rien contre l’idée d’une relation purement physique, tu aurais probablement cherché à avoir ce genre de relation avec Balthazar si tu n’avais pas cette pudeur en toi et un profond respect pour ton ami. Mais l’amour, le vrai, celui des sentiments, du cœur et pas du corps : nan, impossible que ça t’arrive. (Puis, entre nous, même un plan cul, t’étais même pas sûre d’avoir le courage d’assumer ce genre de relation. C’est que la sexualité, c’était un peu une zone inconnue aussi, pour toi.)

- « Je ne pense pas que le physique soit une donnée primordiale. Bien sûr, faut que physiquement la personne soit suffisamment attractive pour toi, mais avoir un beau visage n’exclut pas d’emblée que ton crush soit un connard ou une pute finie, donc bon. » Reprends-tu doucement « En ce qui me concerne, je pense que le plus important, c’est avant tout la confiance et l’honnêteté. Quelqu’un avec qui tu as du feeling ou une attirance, mais avec qui tu ne peux pas parler à cœur ouvert… Je ne sais pas, ce serait un peu bizarre comme ambiance, non ? Tu pourrais bâtir quelque chose de physique basé sur le plaisir, peut-être, mais certainement pas une relation de couple saine. » Ce qui est plutôt marrant sortit de ta bouche, vu que tu n’as pratiquement AUCUNES relations saines dans ta vie. « Hm. C’est peut-être pour ça que j’ai une vie sociale aussi développée qu’une larve. »
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Dernière édition par Dorothy Martin le Mer 9 Jan - 20:04, édité 1 fois
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Lun 7 Jan - 21:36

Le blondinet ria franchement, en entendant les critères de la belle. La supporter ? Balthazar ne savait pas en quoi il y avait une quelconque difficulté. Dorothy, alias Dodo, avait certes son petit côté râleur, orgueilleux, extrême, têtu, fier et pudique, mais ce n’était pas non plus quelque chose d’insurmontable. Il fallait dire que le Desburg avait une vision personnelle de ce qu’il considérait comme insupportable. Une vision que sa cousine de Durmstrang, une pur-sang xénophobe, méchante, qui aimait rabaisser les autres à longueur de temps, incarnait à merveille. Pour ainsi dire, le sorcier avait un degré élevé de résistance dans le domaine, ce qui le rendait presque imperméable à la majorité des comportements faisant fuir la plupart des personnes.

« Mais si, j’suis certains qu’il y a un chanceux qui s’ignore » tout en riant, il lui ébouriffa les cheveux pour la deuxième fois de la journée « Comme dirait mon Pépé, faut toujours voir le bon côté des choses. Rien n’est gravé dans le marbre. »Une philosophie de vie que le petit-fils suivait à la lettre. « Puis au pire, on force le destin et on fait boire un filtre d’amour à quelqu’un haha. »

Une plaisanterie bien entendu, sur laquelle le son de sa voix ne laissait aucun doute. Pour une personne aussi honnête que lui, cette potion était une véritable hérésie, semblable à de la tromperie en bouteille. Il éprouvait un dédain rare pour les fabricants et les utilisateurs. Enfin, pour l’heure, il écoutait plutôt le discours de son amie. Le physique, pas primordiale ? Ouais. Elle n’avait pas tort. Si la beauté faisait partie des composantes pour plaire, ce n’était en rien le seul élément. Il y avait tout un ensemble, tel que la personnalité, le caractère, qui contribuaient autant, si ce n’est plus. Pour sa part, le jeune homme voyait la petite-amie idéale comme une meilleure amie, avec l’intimité en plus. Une intimité qu’il imaginait mal partager avec une personne uniquement pour le plaisir, l’orgueil, ou tout simplement la satisfaction personnelle.
L’amour, dans sa forme la plus simple, était une chose trop grave pour qu’elle puisse se résumer à une relation purement charnelle. C’est du moins ce qu’il avait ressenti au cours de sa relation avec Betty, quand ils s’étaient donnés, jeunes maladroits qu’ils étaient, l’un à l’autre. Si nombre de ses camarades aimaient enchaîner les conquêtes, se contentant de nuits d’ivresse éphémère, ce n’était pas vraiment son cas. Il avait de ce côté-là hérité de la tempérance et du sérieux des Desburg.

« Ouais, c’est pas faux. ‘Fin, ça me paraîtrait bizarre aussi. » Se décalant légèrement, pour que son dos ne soit plus adossé contre le tronc de l’arbre sur lequel il se tenait jusque-là, il se laissa tomber en arrière pour s’allonger dans l’herbe. Cette fois-ci c’était clair, il se fichait éperdument du film. Il ria légèrement en entendant Dodo faire une allégorie de sa vie sociale « T’sais Dodo, la chenille ça devient un magnifique papillon à la fin. Puis regarde, tu connais du monde, dont la personne la plus intéressante de cette école. Moi. »

Une fois de plus il donnait de sa personne, au risque de passer pour orgueilleux, pour la faire sourire. Un réflexe chez lui quand il voulait dédramatiser une situation ou remonter le moral de quelqu’un.
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Mer 9 Jan - 21:12


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Ça à quelque chose d'étrange et de… Plutôt marrant, faut l'avouer, de parler amour avec quelqu'un. C'est LA conversation triviale de nana par excellence mais c'est aussi celle que tu as la moins l'habitude de pratiquer. L'amour c'est flou, tu n'y connais rien, tu ne cherches pas plus que ça à connaître. Des fois, t'en viens à être curieuse, à envier tes camarades qui peuvent se plonger dans les bras d'autres personnes, mais tu es loin d'être dépendante de cette idée. Si ça doit arriver un jour, ça arrivera. Si ça ne doit pas arriver... et bien… Meh, ça te fera une excuse en plus pour acquérir un chien. Peut-être même que le célibat te permettra d'en avoir deux. Et, allez, si à 30 ans t'as pas vu le loup, c'est décidé, tu te fais un élevage. Quitte à finir vieille fille autant le faire correctement. C'est ton petit côté troll.

Tu pouffes malgré toi à l'idée qu'un « chanceux qui s'ignore » se balade probablement dans les couloirs à l'heure qu'il est. Tu serais curieuse de voir sa tronche à ce chanceux, t'espères qu'il est patient parce que tu sais oh combien il faudra y faire recours avec toi.

- « J’admire ton positivisme Balthazar ça doit être vachement cool de voir le verre à moitié plein. »

C'est une vision que tu aimerais toi aussi avoir. Tu résonnes toujours de façon pratique, tu analyses, mais par moment t'aimerais juste fonctionner à l'instinct et profiter simplement du moment présent. Le seul moment où tu arrives à adopter cet état d'esprit, c'est lorsque tu as un coup dans le nez. Impossible de savoir alors si la fille qui surgit est la vraie Dorothy ou une imposture encore plus grande. Tu te poses souvent la question de savoir pourquoi tu arrives à être aussi différente et… Sympa quand tu bois. T'aurais bien posé la question à Luke, mais tu t'es toujours dit que c'était un peu cavalier t'arriver un matin et de dire « Coucou parrain, dis-moi, toi aussi quand t'es bourré t'aime tout le monde ? Parce que moi oui et c'est très perturbant d'aimer tout le monde. »

T’observes du coin de l’œil le gryffondor qui se prélasse à présent dans l’herbe. On ne va pas se mentir, tu le sais sérieux, mais tu te demandes bien comment il fait pour ne rien laisser paraître. Un sourire se forme sur ton visage tandis qu’il te parle et tu rabats doucement tes genoux contre ta poitrine pour venir y poser ton visage.

- « La personne la plus intéressante de Poudlard, rien que ça ? » fis-tu avec le regard rieur « Mon dieu, si je suis à côté du telle star, je devrais peut-être penser à te demander un autographe, il y aurait de quoi faire bisquer certaines demoiselles. »

Tu relèves ton visage pour observer au loin l'horizon. Ses paroles ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Est-ce que tu finiras par devenir un magnifique papillon, toi aussi ? Un être libre et foncièrement beau ? Est-ce que tu pourras voler de tes propres ailes ? Pour toi qui es encore enfermée, à l'étroit, ce genre de perspective représente un idéal, un rêve inaccessible. Ce genre d'objectif te paraît tellement… Hors de portée que tu ne comprends pas très bien comment Balthazar peut voir ce genre de choses en toi.

- « Dis, t’y crois vraiment à ton histoire de papillon ? »
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Re: Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy] Lun 14 Jan - 13:50

Positif, il l’était assurément. Il avait toujours cette tendance à voir le bon côté des choses, même dans les pires situations. Un trait de caractère hérité de sa famille maternelle, et plus particulièrement de son grand-père, bonhomme jovial et affectueux, dont il était plutôt proche. C’est ce qui lui avait permis de supporter toutes ces années d’insulte, de méprise, de dédain de la part des Desburg. Les bras placés sous sa tête, pour plus de confort, il ricana bêtement quand la Serdaigle énonça sa célébrité auto-proclamée et l’effet que ça pourrait avoir sur ses « fans ». Loin de mettre fin à la plaisanterie, il l’accentua même.

« Hésites pas à demander si y a besoin. Je peux aussi te fournir en posters ou photos. Ça peut que prendre de la valeur, et ça va valoir un beau petit paquet de gallions plus tard. »

Toujours plus ! Encore un peu et il allait annoncer que sa personne était sacrée. Mais Balthazar était ainsi, un blondinet plaisantin, pouvant allier hyperactivité épuisante et paresse étonnante, sérieux et désorganisation. Toujours allongé dans l’herbe, la question de son amie lui fit relever brusquement le buste. Comment pouvait-elle douter de ce qu’il disait ?! Bien entendu que c’était vrai.

« Bah oui, évidemment ! T’es une fille géniale Dodo ! Et pour moi, tu es déjà une sorte de papillon. Tu es toute belle, tu es bosseuse, tu n’abandonnes jamais, puis sans compter que tu es bourrée d’humour haha ! »

Des mots prononcés spontanément, qui n’étaient qu’une infime partie des raisons pour lesquelles il appréciait la sorcière. Si beaucoup ne voyaient que ce qu’elle voulait bien leur faire paraître, c’est-à-dire une demoiselle un peu renfermée sur elle-même, un brin austère, le blondinet avait dépassé depuis longtemps cet image pour y découvrir une personnalité éclatante, colorée, qui ne demandait qu’à s’exprimer.

« Je suis certain que les autres le verront tôt ou tard de toute manière ! C’est obligé.  Faut juste apprendre à s’ouvrir un peu aux personnes. Toutes ne sont pas erklings cherchant à t’attirer pour te faire du mal. » Une référence à ces anonymes qui avaient mené une campagne calomnieuse à son encontre « Puis tu sais que tu peux compter sur moi pour t’aider haha ! » Il lui fit un grand sourire, tout en lui ébouriffant les cheveux (c’était décidemment une habitude !) pour la énième fois. « Si quelqu’un se montre méchant, je m’en occuperais. »

On pouvait presque s’amuser de cette tirade, en se demandant comment une personne avec un air aussi sympathique pourrait faire du mal à quelqu’un… et pourtant. Comme lorsqu’il mettait le pied sur un ring de duel, la personnalité de Balthazar pouvait changer totalement si un malheureux s’en était pris à un ami. Dans ce cas-là, il cherchait réellement à détruire le responsable. En un mot, c’était terrifiant.

« Je serais une sorte de chevalier, mais sans l’armure et avec une baguette ! »


Dernière édition par Balthazar Desburg le Dim 27 Jan - 1:02, édité 1 fois
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Quand Serdaigle sérieuse rencontre Gryffondor facétieux [pv Dorothy]
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