On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl

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On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Dim 23 Déc - 18:33

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin
« Personne n'a vu Sam ? »

L'interrogation provenait d'un des aînés des Poufsouffles qui, s'il n'était pas préfet, était respecté pour ses années d'ancienneté. Les visages se fermèrent, firent un signe négatif. Les disparitions impromptues de la Poufsouffle se faisaient de plus en plus nombreux. La jeune fille séchait les cours, esquivait ses camarades pour mieux s'éclipser dans sa chambre, quitte à s'y enfermer en laissant ses compagnes de dortoir dehors. Ne pas la voir alors même que Noël approchait à grands pas ne faisait que tripler l'inquiétude qui régnait à son sujet.

Lisbeth faisait parti de ceux qui, n'étant pas assez proches de l'élève, ne pouvaient pas savoir la cause de cette torpeur soudaine. Tant d’événements bousculaient le quotidien de Poudlard que de multiples théories pouvaient en jaillir. Pour sa part, la Poufsouffle se demandait si tout ceci n'avait pas un lien avec ce qui s'était déroulé la nuit du 15 septembre.

Sans mot dire, Lisbeth se leva, laissant ses comparses décider de la marche à suivre. Elle avait bien une petite idée de l'endroit où pouvait se trouver Sam. C'était une théorie comme une autre, mais elle allait la tenter. Après avoir rendu une petite visite à ses amis les elfes de maison.

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Holly-icon On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Holly-icon On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Holly-icon

« Ah te voilà ! »

La jeune fille n'avait cessé de faire des allers-retours dans le couloir, concentrant toute son attention sur Sam.  La porte avait fini par apparaître, toute pimpante. Lisbeth la poussa, plissant les yeux face à l'obscurité qui régnait à l'intérieur. Seule une teinte presque lunaire baignait l'endroit, semblant provenir de hautes fenêtres aux rideaux tirés. Serrant son sac contre elle, Lisbeth avança plus profondément, hélant celle qu'elle cherchait.

« Sam, t'es là ? Tu-aïe crotte de Niffleur, c'est quoi ce truc ? »

Lisbeth tâta devant elle, espérant ne découvrir qu'un meuble.
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Lun 24 Déc - 20:06


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Feat Sam & Lisbeth

Ces derniers temps, ton état mental était similaire à une chanson de Kyo datant de l'an 2000. Ceci dit, discuter avec Zachary t'avais aidé à y voir plus clair, à faire un premier état des lieux. Mais… (parce qu'il y avait toujours un « mais » quelque part, dans une bonne histoire) trouver le courage de parler, d'avancer, était beaucoup plus facile à dire qu'à faire et… Malgré toute ta bonne volonté, bah, fallait bien se rendre à l'évidence : l'ampleur de la tâche avait tout de quelque chose d'effrayant. En croisant Jason dans les couloirs ce jour-là, tu avais paniqué, honteuse, en te souvenant que tu n'avais pas adressé la parole à ton capitaine depuis plusieurs semaines déjà. Le décès d'Amelia t'avait fait manquer à tous tes devoirs et… Et tu n'avais rien dit à personne. En voyant Jason, des milliards de question avaient déboulées dans ton esprit et avec elles, un brusque retour à la réalité et à la paranoïa qui t'es habituelle en période stress. Tu t'étais alors trouvé dans l'obligation de fuir, de te réfugier loin, très loin, dans un endroit où personne ne pourrait te trouver. À Poudlard, il n'y avait qu'un endroit comme celui-là.

Recroquevillée au milieu du silence et des ténèbres de la salle sur demande, tu souffles un bon coup. Oh, tu n’es pas fière de fuir à nouveau, pas après avoir décidé qu’il était tant de te sortir de ce cercle vicieux. T’as honte, Sam. Tu te trouves nulle, ridicule. Pour faire de grands discours, il y avait du monde, mais pour agir véritablement, il n’y avait plus personne. Tu pestes contre ton incapacité à tenir tes engagements, contre cette lâcheté qui te caractérise dans les pires moments. Tu rêverais d’avoir le courage d’un Gryffondor, des fois. Donuts à tes pieds, ton seul réconfort depuis le commencement de cette merde, tu laisses finalement un soupir lasse s’échapper d’entre tes lèvres.

- « Roh, c’est bon. J’sais très bien ce que tu penses, n’essaye pas de me faire la morale alors que t’es le premier à te planquer une semaine quand tu fais une connerie. »

Ton chien soupir à son tour, tu jugerais qu’il roule des yeux. Tien, manquait plus que ça. Donuts qui s’exaspère de toi. Une première !

Soudain, tu entends la lourde de porte de la salle s’entrouvrir. D’un bond, tu te lèves pour te planquer derrière le premier meuble venu, Donuts dans tes bras. Ton premier réflexe est de hurler intérieurement à l’arnaque. Merde quoi, ce n’était pas censé être la cachette parfaite cette putain de salle ? Y a erreur sur la marchandise ! Tu fronces les sourcils en essayant de découvrir qui peut bien troubler ton repos et ta session déprime. La silhouette que tu finis par apercevoir au loin et la voix que tu entends te font hausser un sourcil. Lisbeth ? Qu’est-ce qu’elle fiche là ? Qui est Lisbeth ? C’est unes de tes aînées. Un visage connu et très apprécié dans le clan des blaireaux. Mais ça ne répond pas à ta question… Qu’est-ce qu’elle fa-

- « WOUUUUF ! »
- « Putain Donuts ! »

C'est sorti tout seul. Tu regardes, sidérée, ton chien te balancer une expression joyeuse avant de sauter de tes bras pour rejoindre Lisbeth d'un pas énergique. Tu te tapes le front avec exaspération avant de râler dans ta barbe tout en sortant de ta cachette.

- « H-Hey ! Quelle…. Heureuse coïncidence de se croiser là, ici, maintenant… Hahaha. »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Jeu 27 Déc - 9:14

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin
L'aboiement fit sursauter Lisbeth qui ne sut jamais ce qui avait manqué de frôler un main. À Poudlard ça pouvait être aussi bien une tasse mordeuse qu'une armoire douée de vie. Allumant sa baguette d'un Lumos pour mieux voir les alentours, la Poufsouffle vit trottiner vers elle un bouledogue bien familier. Lisbeth s'agenouilla à son approche, tendant sa main au chien, lui laissant toute latitude que ce soit la mordiller ou se coller contre pour quémander une caresse.

« Hey Donuts, où est ta maît- »
« H-Hey ! Quelle…. Heureuse coïncidence de se croiser là, ici, maintenant… Hahaha. »

La concernée venait de surgir au sein du cercle lumineux, exprimant sans équivoque sa gêne d'avoir été découverte dans ce qui, selon nombre de témoignages, demeurait la meilleure cachette de toute l'école. Tout autre que Lisbeth aurait, probablement, accouru vers Sam pour la secouer et exiger d'elle des explications. Mais pas Lisbeth. La Poufsouffle accorda à Donuts un dernier chatouillis sur le sommet de son crâne avant de se relever. La baguette les éclairait chichement, telle une bougie.

« J'espérais te trouver ici. J'ai eu de la chance. »

Sam aurait pu aussi bien se trouver dans une salle de cours vide, au sommet de la tour d'astronomie – les cachettes ne manquaient pas.

« Écoute, je sais pas du tout mais alors pas du tout pourquoi tu es aussi... » Évasive, éteinte. Lisbeth cherchait le mot adéquat. « Renfermée ces temps-ci. Mais c'est bientôt Noël. Tu devrais pas passer tes journées et soirées, comme ça, en ermitage. »

Ça, c'était bon pour les vieux mages cherchant la réponse à la vie et au monde en passant le reste de leur existence dans une grotte, en attendant l'illumination magique. Lisbeth laissa choir son sac à ses pieds. Fouillant dedans, elle en ressortit un thermos qu'elle tendit à Sam.

« Je te dis pas la galère pour faire comprendre aux elfes de maison que ça n'avait rien de dangereux de mettre du chocolat chaud dedans. C'est celui qu'ils préparent pour le buffet. On a là un échantillon gratuit avant tout le monde. »

Si Sam ne prit pas le thermos d'elle-même, Lisbeth le lui colla dans les mains, sans sommation.

« Bois-en, ça te fera du bien. » Le chocolat était réputé souverain pour nombre de maux spirituels dans le monde des sorciers. Tournant sur elle-même, Lisbeth tendit son bras, tentant de mieux visualiser les lieux. « Tu sais s'il y a un endroit où on peut s'asseoir là-dedans ? »

Le problème avec la Salle sur Demande c'était son architecture fluctuante.
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Ven 28 Déc - 18:11


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Feat Sam & Lisbeth

Ah. AH. Si t’avais espérée que l’apparition de Lisbeth soit le fruit d’un hasard hasardeux (après tout, dois bien avoir une autre Sam ou une Samantha, ou un Samuel, ou un Samie dans Poudlard), bah forcée de constater que ce n’est pas le cas. Tu tires la grimace. Décidément, les gens aiment te sortir de ton isolement.

- « Écoute, je sais pas du tout mais alors pas du tout pourquoi tu es aussi... Renfermée ces temps-ci. Mais c'est bientôt Noël. Tu devrais pas passer tes journées et soirées, comme ça, en ermitage »

La brusquerie et l’honnêteté de ton aînée te fais écarquiller les yeux. Bah, merde alors, si tu t’attendais à ce qu’on entre aussi rapidement dans le vif du sujet… Sur le coup, tu te sens un peu honteuse, d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’on te fait remarquer ton comportement. Surtout, tu as eu la chance d’avoir eu une longue conversation sur ce sujet qui t’avait ouvert les yeux sur plusieurs choses, mais… Mais les mots ça ne suffit pas. C’est con, parce que tu savais beaucoup de choses maintenant, même si c’était encore flou, c’était tout de même vachement plus clair, mais… Mais tu ne sais pas, t’arrives pas à te sortir de ce cercle. Tu ne peux pas dire que tu en es spécialement fière. Non. C’est juste… Compliqué.

Mais, voilà que Lisbeth change radicalement de sujet pour te parler de chocolat chaud et foutre dans les mains une thermos. Tu restes totalement, bouche bée, face à ce brusque changement de conversation. Tu ouvres la bouche sans que rien n’en sorte, tel un poisson rouge. Tu t’attendais à devoir déblatérer des excuses, mais ton aînée passe tellement d’un sujet à l’autre et avec un tel naturel que tu ne sais plus trop ce que tu dois dire ou faire, au final. Sous certains aspects, t’as l’impression de revoir ta mère. Ta mère qui, quand tu pleurais, te sermonnait avant de te redonner le sourire en s’éparpillant sur des milliards d’autres trucs. Lorsqu’elle te demande s’il y a un endroit où s’asseoir tu ne peux que lui pointer du doigt l’arrière de la salle, toujours aussi perdue.

- « Heu, oui, là-bas. Y’a… heu… Des poufs. Pas des poufs pouffes mais des poufs… Heu… Poufs. »

Ok. Taggle Sam. Stop, arrête de parler c’est ridicule. Oui, voilà, c’est ça, conduis-là bien gentiment et tais-toi.

- « Heu… Du coup tu… Heu… Pardon mais, pourquoi t’es là ? »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Mar 1 Jan - 17:42

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« Heu, oui, là-bas. Y’a… heu… Des poufs. Pas des poufs pouffes mais des poufs… Heu… Poufs. »
« Ah parfait ! »

À voir Lisbeth se diriger vivement dans la direction vaguement indiquée par Sam on aurait pu croire qu'elle se moquait des sentiments de la Poufsouffle et n'était là que pour passer du bon temps. C'était, évidemment, faux. Elle préférait laisser Sam prendre son temps plutôt que de mettre les pieds dans le plat, contrairement à son habitude. Pour que Sam alla jusqu'à sécher les cours et l'hippoball, c'est que la situation devait être complexe – complexe et potentiellement tragique.

Tapotant de sa baguette sur les bougies accrochés aux murs, Lisbeth éclaira le recoin où avait fini par la mener sa comparse. C'était comme un modeste refuge, un écrin de lumière au sein de l'obscurité de la salle sur demande. Lisbeth se lova dans un des poufs, le tissu froufroutant sous ses fesses. Elle aurait été chat, elle l'aurait malaxé sous ses patounes, tout en mâchouillant un morceau de poulet.

« Heu… Du coup tu… Heu… Pardon mais, pourquoi t’es là ? »
« Pour toi. » annonça Lisbeth tout de go, désignant sa collègue de son index pour mieux appuyer ses dires.

Son sac chuta entre ses pieds, véritable poids mort semblant contenir un amas hétéroclite rassemblée en un joyeux capharnaüm. Le tissu exposait des recoins usés, se tendait sous les angles de boîtes et objets inconnus jetés en fatras à l'intérieur. Mary Poppins aurait pâli d'horreur à la vue de ce sac grotesque. Lisbeth en extirpa une boîte métallique qu'elle déposa sur la table basse placée au centre de l'amas de poufs. Des gâteaux s'exposèrent à la vue des Poufsouffles lorsque le couvercle fut retiré – flocons couverts de sucre glace, têtes de lutins surmontés de bonnets rouges, macarons à figure de rennes.

« On sait tous dans la salle commune que tu as des soucis. Ça inquiète tout le monde. Mais j'ai l'impression que personne n'a pris la peine de t'écouter. »

Lisbeth saisit un cupcake, détachant le napperon qui y était collé en-dessous. Son corps s'enfonça mollement dans le pouf tandis qu'elle se rejetait en arrière. Ça manquait de décorations et de pinède enguirlandée cette salle.

« Si tu veux en parler, je suis là. Si tu veux que ça ne sache pas hors d'ici, pas de problème. Garder tout pour soi c'est pas bon. Tu vas finir par éclater. »

Un pli pensif se forma entre les sourcils de Lisbeth. Sa meilleure amie avait failli exploser en vol de contenir toute cette douleur qui la tourmentait, tous ses soucis dont elle n'osait pas dire mot. Vider son sac, mettre des mots sur les sentiments était, aux yeux de Lisbeth, le premier pas vers la guérison.

« Si tu ne veux rien dire, tu as le droit aussi. On oublie tes problèmes et on passe simplement une bonne soirée entre camarades en prévision des fêtes. Allez. » D'un signe de tête, Lisbeth invita Sam à la rejoindre. « Viens manger un bout. »

On pense mieux avec l'estomac plein, et la boisson chaude aiderait sûrement Sam à s'apaiser.

Citation :
Bonne année !  calin

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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Ven 4 Jan - 21:25


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Feat Sam & Lisbeth

En voyant Lisbeth organiser son petit monde avec autant de grâce et de facilité, tu avais la sensation d'être revenue aux vieilles VHS de papa. À ces vieux films où la gouvernante et la femme de maison peaufinent moult détails, rendant presque la gestion d'un logis passionnant alors, qu'en vrai, on parlait juste de foutre des serviettes sur des tables. Tu te sens un peu intimidée, il faut l'avouer, parce que si tu t'attendais plus ou moins à devoir te confronter à Jason, Billy et Ethan, te confronter à Lisbeth, en revanche, ne faisait pas du tout partie des scénarios que tu avais envisagés.

À la manière d'une mère de famille, cette dernière t'expose la raison de sa visite en te précisant toutes les possibilités qui s'offrent à toi. Tu baisses le regard dans une contemplation timide de la table tout en évaluant chacune d'entre elle avec un sérieux qui te surprend. Évidemment, t'avais pour projet d'arrêter de te complaire dans ton malheur. Objectivement tu n'étais pas heureuse comme ça, t'avais besoin de rire, de vivre Sam. Tu avais besoin de chaleur. Tu n'étais pas de ces filles (coucou Dorothy) qui font de leur vie un drama et qui sont incapables de se lâcher de se laisser tout simplement vivre, sans poser de question, en appréciant bêtement l'instant présent. Le comportement que tu avais adopté à la suite du suicide d'Amelia ne te ressemblait en rien et tu en étais pleinement consciente. Tu voulais t'en excuser, en changer, parce que Zachary t'avait aidé à comprendre certaines choses, mais tu n'avais pas encore rassemblé toutes les clés du courage pour mettre en marche tes plans.

- « Je… Pardon. » Bredouilles-tu avec une moue gênée. « Je… Fin, oui d'accord, ça n'a pas été la grande joie ces derniers temps mais… Fin, je vais mieux. Je crois. C'est juste que, bah, je n'arrive pas à reprendre un rythme de vie normale ? Fin, je n'ose pas trop quitter ma chambre pour être honnête. J'ai été absente longtemps et ce n'est pas sans conséquences. »

Ça, c’est une petite pique envers toi-même et l’équipe. Si déserter les clubs n’était pas quelque chose de catastrophique en soi, tu devais bien avouer que tu culpabilisais à mort de n’avoir pas donné signe de vie à l’équipe d’Hippoball ces dernières semaines. Ce n’était pas respectueux, surtout envers Ethan qui venait d’arriver et le reste de l’équipe au vu de la saison qui commençait.

- « Fin récemment, j’ai perdu quelqu’un et j’ai voulu gérer ça toute seule. C’était une connerie. Une grosse connerie. Heureusement, j’ai eu la chance d’avoir pu en parler avec un camarade de classe et… Ouais, ça va un peu mieux. Je ne veux inquiéter personne, tu comprends ? Je n’aime pas quand les gens s’inquiètent. Je voudrais reprendre un quotidien similaire à celui que j’avais avant, mais c’est difficile. Avoir déserté du jour au lendemain ça fait se poser des questions et je me sens mal à l’idée de devoir me justifier auprès de tout le monde. C’est horrible, mais si je pouvais ne plus jamais avoir à parler de sa disparition et de ce que ça m’a fait, ça m’arrangerais
Notes Bonne année à toi aussi ♥️
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Jeu 10 Jan - 11:02

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin
« Je pense pas que tout reviendra comme avant. » concéda Lisbeth d'une voix soudainement presque atone, rendue plus grave par la confidence de Sam.

Lisbeth savait que le mot perdre pouvait avoir plus d'une signification. Mais elle se doutait que pour sa collègue cela avait le goût du départ définitif. Elle ne connaissait pas les relations de Sam et n'allait pas jouer les profileurs à chercher qui elle avait perdu et dans quelles circonstances cela s'était déroulé. Cela relevait du privé. C'était à Sam d'en parler et si elle jugeait que Lisbeth n'avait pas à en savoir plus, la Poufsouffle n'allait nullement la contredire.

Entre ses doigts, le napperon n'était plus qu'une boule de papier froissée. Les situations de crise, Lisbeth ne savait jamais vraiment comment les gérer. Elle considérait que c'était encore un miracle qu'elle ait su extirper Dorothea de sa dépression. Puis elles étaient amies depuis longtemps, alors que Sam. Par la crotte d'un Niffleur, ce devait bien être la première fois qu'elles se parlaient ainsi, seule à seule.

« Quand on subit un gros choc comme ça, on change, on évolue et... plus rien n'est comme avant. On voit les choses différemment, on a acquis des points d'expérience. » Lisbeth claqua de la langue – peu sûr que Sam la comprenne si elle se lançait dans ses métaphores à coups de pop-culture. « Tu pourras reprendre les cours, l'Hippoball, même t'amuser mais ça serait jamais comme... avant sa disparition. »

L'être humain est capable de tout, surtout de s'adapter aux pires conditions.

« Personne ne peut t'obliger à en parler. Tu peux même rester évasive sur le sujet. Revenir au club, je pense que c'est toujours possible. Tu peux toujours le faire en compagnie d'un autre camarade pour te soutenir si tu flanches. » Lisbeth força un rire, essayant de détendre cette atmosphère emplie de tensions. « Tu ne peux pas rester éternellement dans ta chambre. Tu n'es pas un ours en pleine hibernation. »

La Poufsouffle se leva de son siège. Doucement, comme si elle approchait un animal sauvage prêt à la mordre si elle brisait une frontière invisible, elle posa sa main sur l'épaule de Sam, la laissa glisser entre ses omoplates pour lui frotter le dos. Son cœur lui hurlait de la prendre dans ses bras, de la serrer contre elle jusqu'à ce que tout éclate (en larmes, en cris, en injures même s'il le fallait) mais elle ne connaissait pas suffisamment sa camarade pour tenter une telle approche physique.

« Mais je suis là pour t'aider, si tu en ressens le besoin. Les Poufsouffles c'est bien l'amitié avant tout, non ? »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Sam 12 Jan - 22:52


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Plus rien ne sera comme avant. Les mots qu’elle prononce ont un écho douloureux, angoissant mais véridique. Tu comprends plus ou moins ce que Lisbeth veut te dire lorsqu’elle te parle de changement, d’évolution et de points d’expériences.

- « C’est pas faux, j’ai sûrement passé quelques levels. »

Le temps passe, la douleur s'atténue, mais la disparition reste et ses conséquences aussi. Tu comprends que tu as plus ou moins évoluée dans toute cette histoire. Non, pas plus ou moins. Tu as évolué. C'est un fait. La Sam, d'il y a quelques semaines ne savait pas ce qu'était le deuil, l'attirance, le pouvoir du regard. La Sam d'aujourd'hui le sait. La Sam d'aujourd'hui a compris aussi certaines choses sur elle, sur son rapport à la mort et aux autres. La Sam d'aujourd'hui a également fait des rencontres que celle d'hier n'a pas faites, Zachary et Lisbeth pour ne citer qu'eux. La Sam d'aujourd'hui a sûrement aussi grandit. Sans doute que la Sam d'aujourd'hui est devenue un peu plus mature aussi. Bien sûr, ça a quelque chose de perturbant et de douloureux de savoir que plus rien ne sera comme avant, mais tu comprends plus ou moins que c'est un passage obligé, que ça ne veut pas dire que tu ne pourras pas retrouver un quotidien stable, au contraire. C'est juste que, là, maintenant, tu n'es plus la même. Tu ne seras plus jamais là même. Et tu comprends aussi qu'à chaque nouvelle épreuve de la vie, tu changeras. Ce n'est pas une chose contre laquelle tu peux te battre.

- « Je veux juste retrouver un quotidien stable. » finis-tu part dire en triturant tes manches « Je suppose que c’est un réflexe normal lorsqu’on est victime d’un choc. Même si… Ce que j’ai traversé a impacté ce que j’étais et a changé ma perception des choses, je voudrais retrouver une vie stable. Reprendre en cours de route ma vie sociale, reprendre mes activités d’avant, tout ça. Mais… C’est flippant. »

Le monde s’était mis sur pause pour toi, mais pas pour les autres. Tu crains le regard de Jay, celui de Billy, Jason ou Ethan. Tu meurs d’envie de faire ce pas, mais des chaînes invisibles t’en empêches. Tu ne sais pas ce qui les génèrent. La peur ? La honte ? Tu ne saurais pas le dire. Peut-être un peu des deux. Dans quelque temps ça ira mieux, Billy sera passé par là, t’auras pu en parler avec Ethan et tu auras tourné une grosse page de ta vie entre temps. Ouais, dans quelque temps, tu seras reparti sur des bases saines, mais pour le moment, tu te soignes encore.

La main qu'elle d'offre, alors, ne fais que confirmer le fait que tu es encore en pleine thérapie. Tu as beau être tactile, câline et en demande constante d'affection, on ne peut pas dire que tu passes ta vie dans les bras des gens. Au contraire même. Ce sont des petits gestes dont tu rêves en secret, mais que tu n'obtiens pratiquement jamais. Par pudeur, par timidité, par peur d'être rejetée, tu n'oses jamais être celle qui fait le premier pas. Cette attente muette fait que tu n'obtiens que rarement ce que tu cherches. Aussi, tant ils sont rares, tant ils sont uniques et spontanés, chacun de ces petits gestes te bouleverses. Là, tu te retrouves un peu connement la gorge nouée sans comprendre tout de suite pourquoi. Cette main dans le dos te réchauffe le cœur, te serre le ventre. Tu te rappelles le frisson de bonheur, ce battement de cœur particulier, lorsque Jay t'avait frotté les cheveux. Plus tard, tu te rappelleras la vague folle de sérénité qui t'avait envahi pendant ton étreinte avec Billy. Chacun de ces contacts avait une saveur particulière, quelque chose de précieux pour lequel tu crèverais. Un sourire tremblant orne alors tes lèvres.

- « M-merci » balbuties-tu doucement « Est-ce que… Est-ce que ça veut dire qu'on est amie ? » Ta question à des allures idiotes d'espoir enfantin. Tu lèves timidement tes prunelles noisette sur ton aînée avec un air qui trahit l'attente de la réponse « J'ai besoin d'amis, de vrais amis, je veux dire. »

Ça, tu n'étais peut-être pas obligée de le dire, mais c'était sorti tout seul. L'espoir interdit de n'être plus l'amie de façade te rendais suppliante. Tu n'étais réellement proche de personne, mais petit à petit cet état de fait changeait et tu en voulais plus. Toujours plus.
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Dim 13 Jan - 10:52

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« Est-ce que… Est-ce que ça veut dire qu'on est amie ? J'ai besoin d'amis, de vrais amis, je veux dire. »
« Oh choupinette. »

La supplique dans la voix de Sam avait finit par éroder les dernières barrières érigées par la prudence. Les bras de Lisbeth enserrèrent sa camarade, l'invitant à nicher sa tête contre le creux de son épaule. Le visage de Dorothea se superposait à celui de Sam en son esprit : deux gamines brisées par la vie, tentant de recoller vainement leurs morceaux, n'osant pas quérir de l'aide, de peur d'être davantage blessées. Lisbeth n'osait pas imaginer toute la douleur qu'avait pu connaître Sam, les larmes qu'elle avait versé en secret. Mais il y avait cette volonté de revenir dans la normalité, de s'extirper de sa gangue pour renaître.

Lisbeth se promettait de faire plus que lui tendre une main secourable : lui ériger une échelle et l'aider à en grimper les échelons.

La Poufsouffle libéra sa camarade de son étreinte, ne la lâchant pas pour autant : ses mains demeuraient accrochées aux épaules de Sam.

« Tu sais quoi ? Dès ce soir, on dort dans la même chambre. On va se faire une soirée du tonnerre ! Série Netflix, chocolat chaud, gâteaux. La définition même du chill ! »

Elles noieraient leurs problèmes dans l'avalage compulsif d'aliments bien trop sucrés, riraient devant des séries à la qualité plus ou moins médiocre selon le choix du lecteur aléatoire.

« On peut même inviter d'autres de tes potes si tu veux. Tu verras, ça te fera un bien fou. C'est ma recette secrète quand j'ai le cafard. Enfin... » Lisbeth haussa une épaule. « Ma seconde recette après celle qui consiste à inventer de nouvelles bricoles. Mais les autres aiment pas trop quand je fais exploser un boulon ou qu'un sort se détraque. Tu vois le genre ? »

Le dernier préfet en date avait manqué de réclamer son renvoi la fois où, pris dans la tourmente d'une invention loupée, il s'était retrouvé sans cheveux, ni sourcils.
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Lun 14 Jan - 11:55


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C’est un contact grisant, empreint de nostalgie. Depuis combien de temps n’avais-tu pas été dans les bras de quelqu’un, comme ça ? Depuis combien de temps n’avais-tu plus eu le droit à ce sentiment de sécurité, à cette sensation d’apaisement ? Depuis longtemps, bien trop longtemps, depuis ta mère probablement. Tu rends compte, à cet instant, d’à quel point t’en avais besoin et d’à quel point ces gestes de tendresse t’avaient manqué. Tu as dû avancer seule, et cela, très tôt, Sam. Ça n’avait pas été un choix, ça avait été une nécessité. Parce que c’était avancer ou sombrer et, à huit ans, tu avais été trop effrayé par les ombres pour t’y laisser tomber. Tu t’es battue, tu t’es toujours battue, mais à quoi bon se battre maintenant ? Est-ce que c’est encore une nécessité aujourd’hui ? Ne pourrais-tu pas lâcher du lest ? Assumer complètement ce que tu ressens et redevenir cette petite fille en quête de tendresse maternelle ? Est-ce que tu pouvais, pour une fois, faire tomber le masque et te montrer telle que tu es ? Pleine de défauts et de maladresses, mais ô combien belle ?

Nichée entre les bras de Lisbeth, tu as la sensation d'être revenue 10 ans en arrière, à cette époque où il te suffisait d'une chanson et d'une étreinte pour mettre à mal tes cauchemars, pour faire disparaître la peur et le chagrin. À cette époque où tout était encore stable, où tout allait bien. Dieu que c'était agréable, de revenir à cette époque-là. Dieu que c'était agréable d'être cette enfant, ne serait-ce que pour quelques secondes. Tu te laisses aller à fermer les yeux, Sam, à laisser tes épaules s'affaisser et tes muscles se relâcher. Tu te laisses aller au doux sentiment de la nostalgie et au bien-être de te replonger dans le passé. Dieu que ça t'avais manqué.

Tu quittes l’étreinte douillette de la Poufsouffle non sans regret. Mais, ce que cette dernière te propose alors te vole un sourire, un vrai sourire, pas uns de ces rictus de cette façade dont tu as le secret. Tu la regardes, une lueur salvatrice au fond des yeux, et tu hoches la tête quand elle finit de t’exposer ses plans.

- « Ce serait génial, oui ! Mais… Heu… Je ne sais pas trop qui inviter. »

Parce que tu n'as adressé la parole à personne depuis pas mal de temps déjà. Parce que ça te semblerait un peu cavalier et bizarre d'arriver comme-ci de rien n'était et de proposer une soirée, comme ça, sans raison aucune. Puis, tu ne peux pas dire que les camarades féminines se bousculent dans ta vie. Tu as bien Shae et Judy, mais tu ne sais pas vraiment si elles accepteraient et si elles aimeraient ce genre de soirée ou non. T'aurais bien invité Billy ou Jay, parce que ce sont tous deux des valeurs sûres, mais le dortoir des filles est interdit aux garçons.

- « Moi aussi je fais des expériences. J’ai fait exploser la salle du club de potion plus d’une fois ! »

Et tu dis ça avec candeur et fierté, comme-ci le fait de créer des catastrophes à longueur de journée vous donnait un point commun.
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Sam 19 Jan - 0:23

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin
« Ce serait génial, oui ! Mais… Heu… Je ne sais pas trop qui inviter. »
« Qui tu veux choupette ! » Les surnoms affectueux se déversaient de la bouche de Lisbeth comme des fruits trop mûrs lâchés par un arbre trop faible. La gêne avait explosé entre les jeunes filles permettant à la Poufsouffle de laisser s'exprimer toute sa volubilité. Sam souriait – c'était là le plus important.
« Moi aussi je fais des expériences. J’ai fait exploser la salle du club de potion plus d’une fois ! »
« N-nooon. » Les mains de Lisbeth se plaquèrent sur ses joues tandis qu'elle sautillait sur le bout de ses pieds. « Il faut que tu me racontes ça. Maintenant. Ou non, attends, dans ma chambre. Ici n'importe qui peut débouler au final. La preuve. » appuya la jeune fille en se désignant elle-même, grand sourire égrillard s'étalant sur sa face tel du beurre trop chaud sur une tranche de pain. « Parce que là désolé mais je veux tous les détails. Les cris du professeur, les potions que tu as créé, la couleur des explosions – tout ! »

Donuts sembla vouloir rappeler sa présence aux deux sorcières émettant un léger aboiement. Lisbeth lui dédia une caresse sur le sommet du crâne, ses ongles fourrageant les poils.

« Mais oui tu seras de la fête. Non et puis les poufs c'est cool, mais s'enrouler dans un plaid, tu verras. Je sais pratiquer la confection du nem humain. » Une formulation abstraite pour désigner le fait d'enrouler une personne dans une épaisse couverture – le cocooning de l'extrême.

Rouvrant son sac, Lisbeth y fourra tout ce qu'elle venait de déballer. Ne resta plus que le fameux thermos de chocolat chaud que Sam n'avait nullement touché. La Poufsouffle le lui tendit, semblant déterminée à ce que sa camarade en profite, même si c'était en vagabondant dans les couloirs.

« Le plus dur ça va être d'atteindre ma chambre sans croiser le reste de la Maison. Quand je suis partie, ils s'inquiétaient de ton absence. Avec de la chance, ils se sont éparpillés dans tout le château pour mener un cache-cache géant. »

Le fond du sac vint percuter ses reins tandis que les bretelles claquaient contre ses épaules. De l'épaisseur de sa manche sortit sa baguette. La pointe vint gratouiller son front comme si Lisbeth maniait un simple bâton en lieu et place d'un artefact magique.

« À moins que tu connaisses un sort pour nous aider, genre invisibilité ? »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Dim 20 Jan - 18:57


Need to talk

Feat Sam & Lisbeth

Un rire candide s’échappe, innocent, sincère. Le genre de rire facile et doux, le genre de rire spontané qu’on ne peut réprimer. On ne peut pas dire qu’il fasse bon dans la salle sur demande et pourtant tu as chaud, tu as chaud de l’intérieur, Sam. Cette douceur qui se repend dans tes veines, cette petite odeur sucrée de chocolat. C’est incroyable cette douceur. C’est comme-ci tu retrouvais les soirées tranquilles, hors du temps, où le chagrin n’était pas invité et attendait sagement à l’entrée. Tu te sens un peu gamine, un peu enfantine, mais, contrairement à ce que tu peux ressentir d’habitude, ce n’est pas quelque chose qui te gêne outre mesure. T’exprimes une petite pointe de fierté à voir Lisbeth impressionnée par ton palmarès de catastrophe. Ça n’a pourtant rien d’exceptionnel ou de très louable, mais, sur le coup, en contemplant son expression, t’en viens à en être fière. Très fière.

L'aboiement de ton chien t'arrache de ce petit moment de féliciter pour revenir sur Terre. Tout en t'empressant d'aider Lisbeth à réunir ses affaires, tu te laisses aller à la rêverie. Un plaid, un chocolat chaud, une discussion sans prise de tête. Hé, ne serait-ce pas là la définition de la soirée parfaite ? Si. Si. Absolument. Le cocooning est un art que tu pratiques et affectionnes particulièrement. À des lieux des soirées arrosées et du bruit, tu préfères le calme et la sobriété. Bien sûr, comme pas mal de gamine de ton âge, tu rêves de bal, de soirée dansante au bras du prince charmant, mais tu n'es pas vraiment sûre de pouvoir comparer une beuverie étudiante à un bal de princesse. Nan, t'es même pratiquement sûre que ça n'a rien à voir.

- « Toi aussi, tu fais le burrito dans tes couettes ? » Oui. Tes couettes, parce que faut savoir que tu en as deux dans ton lit, une principale et l'autre qui te sers essentiellement à éviter la catastrophe que sont les pieds à l'air libre un soir d'hiver. « Donuts aime bien, aussi. Des fois, il se cache même derrière les coussins. »

Véridique. Tu ne te souviens que trop bien de ce jour funeste où tu avais fini dans le bureau de ton responsable de maison à pleurer comme une madeleine, persuadée que ton chien avait été enlevé par quelqu’un de mal intentionné avant qu’une camarade débarque pour te dire que ton coussin « ronflait ».

Par contre, Lisbeth en vient à soulever un point important… Hé oui, on était nombreux à Poudlard, très nombreux. Dur de se dire que ne vous risquiez pas de croiser un jaune d’ici au dortoir. D’ailleurs, tu rougies, très honteuse de savoir que t’en étais venue à inquiéter tes camarades.

- « Ah bon ? Je… Ce n’est pas ce que je voulais… »

M’enfin, c’est une réaction que tu comprends. C’était assez ironique dans un sens. Tu t’étais coupée de tout et de tous dans le but de n’inquiéter personne, de gérer ça toute seule, comme une grande mais à force de pédaler dans la semoule tu avais finis par provoquer l’effet inverse. Avec Zachary et Lisbeth, tu avais bien compris que ta démarche avait été maladroite et stupide. Tu penses soudainement à Jay, à Judy, Ethan, Billy, Ruben, Jason, Shae et tous les autres. Tu te dis que tu t’en veux à mort de les avoir un tant soit peu inquiétés. Tu adoptes une moue honteuse et un regard désolé, non, ce n’était pas ce que tu voulais.

- « Je suppose que… Que je ferais mieux d’arrêter de fuir tout le monde, non ? Je ne veux pas inquiéter mes proches et les autres plus longtemps. Je n’aime pas l’idée d’inquiéter les gens. Mais je ne sais pas trop comment m’y prendre pour… Heu… Mettre fin à tout ça sans revenir sur ce qu’il s’est passé et tout. Je veux vraiment passer à autre chose mais je suppose que les gens attendent des explications. Dis Lisbeth, comment tu ferais, toi ? »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Mer 23 Jan - 23:09

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin
« Dis Lisbeth, comment tu ferais, toi ? »
« Euh... »

En soit, Lisbeth savait très bien comment elle agirait et même trop bien. Elle reviendrait dans la salle commune, gueulerait à tout un chacun qu'elle allait reprendre les cours et qu'elle refusait toute question au sujet de son hibernation. Mais cette attitude c'était elle, avec son franc-parler et son manque de délicatesse qui pouvaient causer plus de mal que de bien. Pas sûr que cela aide vraiment Sam. Les doigts de Lisbeth pianotèrent sur sa cuisse tentant de trouver une réponse – une bonne réponse.

« Commence par reprendre les cours ? Genre tu reprends un rythme normal avec les repas dans la Grande Salle, les cours à suivre. C'est tout bête mais ça va aussi pousser ton corps à retrouver un rythme qu'il avait perdu. »

De l'activité ça permettait de se vider l'esprit, voire de profiter des tâches pratiques, presque mécaniques, pour refaire le point. Un peu comme une grosse bulle d'oxygène qu'on inhalait d'un coup pour mieux sortir la tête de l'eau.

Lisbeth fit un signe de tête pour inciter Sam à la suivre. Même si la discussion dérivait sur le sujet principal de leur entrevue, la Poufsouffle n'abandonnait pas son objectif de ramener sa camarade dans sa chambre pour la soirée. L'anecdote du cours de potions mis à sac était bien trop croustillante pour être repoussée au lendemain.

« Puis, quand tu te sens d'attaque, discute avec ton capitaine d'Hippoball. Prouve-lui que t'es de retour en t'occupant des chevaux. Et si les gens te questionnent, dis-leur que ça les regarde pas et que ça va mieux maintenant. »

Lisbeth aurait probablement ponctué ces mêmes propos de quelques jurons fleuris pour faire reculer en piaffant les étudiants qui oseraient fouiner dans ses affaires.

Sous sa main la porte de la Salle sur demande s'entrouvrit sur un couloir abandonné à la torpeur du soir. Le crépuscule se formait doucement annonçant une nuit toute proche. Levant la tête, Lisbeth tenta de discerner un élément dans l'architecture qui lui permettrait de savoir à quel étage elles avaient été lâchées.

« T'en as toujours un ou deux qui tenteront de t'arracher les vers du nez mais lâche pas l'affaire. Si tu veux pas en causer, t'en parles pas, c'est tout. À eux de respecter ton vœu de silence. Crotte de troll, on est où ? »

Pas dans les cachots au moins ce qui, en soit, était déjà une bonne nouvelle.
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Sam 26 Jan - 12:18


Need to talk

Feat Sam & Lisbeth

Reprendre les cours, ouais, ce n’est pas une mauvaise idée. Encore plus si tu as pour objectif de passer en septième année et, ça tombe bien, tu as pour objectif de passer en septième année. C’est merveilleux. Comme quoi tout se regroupe. Joie. Ahem. Bon, oui, c’était un bon plan, mais tu ne pouvais pas ignorer l’angoisse qu’il te procurait. Il y avait toujours cette peur du regard, cette peur du questionnement. Lisbeth n’avait pas totalement tors lorsqu’elle te disait qu’il y aurait toujours deux ou trois relous en recherche d’explications. Ils y en auraient, c’était certain. Ceci dit, tu savais aussi que Lisbeth n’avait pas tors aussi lorsqu’elle te disait que faire le premier pas serait le meilleur moyen pour provoquer un retour à la normale. C’était un retour angoissant mais nécessaire. Pour toi, pour tes proches, pour ton avenir scolaire et ton quotidien. Alors oui, tu étais morte de trouille, mais tu savais, au fond de toi, que ce n’était qu’une angoisse passagère. Il te fallait juste trouver le courage de faire ce premier pas, de redémarrer la machine une nouvelle fois.  

Tu expires un bon coup en redressant les épaules, un peu plus déterminée qu'à la minute d'avant. Parler à Jason, à l'équipe, ça aussi, tu allais devoir le faire. Sans doute qu'il te faudra quelques jours supplémentaires pour en trouver le courage mais tu le feras, tu n'as, de toute façon pas vraiment le choix. Tu avais du temps à rattraper avec Barbapapa, avec Billy, avec tes amis, mais pour l'heure, tu avais surtout du temps à rattraper avec toi-même. Et tu étais bien décidée à profiter de cette soirée pour combler ce vide que tu avais négligé ces dernières semaines.

Ton regard se perd dans le couloir en tentant d'y desceller un indice quant à votre lieu de réapparition. Une chose est sûre, vous êtes à Poudlard. La question maintenant… C'était où. Tu regrettes de n'avoir pas bouquiner l'Histoire de Poudlard et le traité sur l'Architecture de la Grande Ecole Magique Anglaise parce que ça t'aurait sûrement aidé de te dire « Hé, c'est une poutre de l'an machin donc on est à tel étage ». Heureusement, tu as un plan.

- « L’avantage d’être à Poufsouffle c’est qu’on est à côté des cuisines. » Commences-tu en posant ton chien au sol. « Et l’avantage d’avoir un chien Poufsouffle c’est qu’il sait exactement où aller piquer son quatre-heures. Allez, cherche Donuts ! »

Ton chien n’a pas besoin de se faire primer pour commencer à humer le sol à coup de respirations bruyantes. Son nez raclant la pierre à la recherche d’une odeur particulière, d’une piste à suivre. Donuts savait très bien ce qu’il cherchait, si tu ne lui donnais pas un élément spécifique à sentir c’est qu’il fallait chercher les cuisines, tu ne l’avais pas dressé n’importe comment ton chien, ça non ! Par contre qui disait piste à chercher… Disait course à effectuer et lorsque Donuts releva enfin la tête pour aboyer et signaler qu’il avait trouvé un chemin, le petit bouledogue se mit à crapahuter sans vous laisser le temps de vous préparer à ce jogging improvisé.

- « C’est pour ça que je ne porte jamais de talon. » précises-tu en commençant à trottiner.  
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Lun 4 Fév - 10:19

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin
« C'est encore mieux qu'un Niffleur ! » s'amusa Lisbeth, emboîtant le pas à Lisbeth et Donuts qui filait, telle une fusée, ventre à terre.

En soirée, les couloirs étaient vides ce qui n'était pas plus mal vu la course éperdue que menaient les deux élèves – sans quoi les collisions auraient été nombreuses. Lisbeth perçut bien un des fantômes de Poudlard les lorgner depuis un mur mais rien ne les empêchant de dévaler les couloirs. Peu à peu, le décor se fit plus familier à Lisbeth avec ces torches exhalant des flammes rutilantes, presque jaunâtres (subtilité permettant de distinguer l'approche de la salle commune des Poufsouffles à celle des Serpentard, auréolée d'un feu presque grégeois avec sa lueur fantomatique).

Donuts pilla net devant une porte, jappant à tout va. Un elfe de maison pointa le bout de son nez par l'embrasure, semblant terrifié par l'animal et n'osant pas lui dire de s'éloigner. Lisbeth crut le reconnaître cet elfe-là avec ses oreilles légèrement plus pointues que celle de ses camarades et l'écusson crasseux marquant ce qui lui servait de vêtement.

« Oh salut ! » le héla Lisbeth. L'elfe de maison se raidit sur l'instant avant de reconnaître, à son tour, l'humaine. Il la salua, agitant doucement la main. « T'inquiète pas, Donuts mange pas les elfes. C'est juste un bon gros Poufsouffle. »

Pour mieux appuyer ses propos, Lisbeth tapota le crâne du Donuts qui, langue pendante, attendait le repas. Ses gros yeux lorgnaient la porte espérant voir un chariot de mets venir jusqu'à lui. Le regard de l'elfe se posa alternativement sur le chien et Lisbeth.

« Vous... voulez quelque chose ? »
« Bah écoute si t'as du rab à plus savoir qu'en faire, on est preneuses. Surtout du sucré. Mais gardes-en pour toi et tes potes. Vous sous-alimentez pas pour nous. »

Lisbeth adressa un clin d’œil à l'elfe qui, docilement, comme mis en confiance, entrouvrit davantage la porte.

« Je vais voir ce que l'on a. » souffla-t-il avant de s'effacer.

Les effluves de la cuisine parvenaient désormais à flot jusqu'au groupe, attisant la faim de Lisbeth.

« Les elfes de maison sont sympas. » annonça Lisbeth à Sam. « On les exploite et ils ont pas de salaires, c'est ignoble. Avec Magnus, on a fait un gâteau avec eux. Et on les avait invités à la salle commune, tu te souviens ? »

L'affaire avait fait polémique au sein de Poudlard mais Lisbeth n'en avait cure. Les elfes de maison avaient eu droit à une journée sabbatique, un peu de repos qu'ils méritaient largement.

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On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl
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