I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus

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Argus I. Catwright
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Mar 22 Jan - 14:28

Glorieux, c'était le mot. Glorieux matin, glorieuse dégaine, on aurait dit une réunion des Bizarr'Sisters. Ethan trouve l'origine de ta tignasse soudainement très euh, virile? Ouais. De la potion Capillours. Aaah… Tu devais être encore bien bourré quand tu as fait ça, parce que 1) tu ne t'en rappelles pas, et 2) tu te connais: t'as vu la fiole et t'as pensé que c'était de l'alcool. La triste vie d'un alcoolique. Mais pourquoi Ethan avait ça dans ses affaires? Quelque chose te dit que tu devrais le savoir, mais ton cerveau est encore dans le bocal à poissons. Quant aux souvenirs de la veille, c'est même pas la peine d'y penser. Tu t'excuses quand même, parce que c'est pas cool de fouiller dans les affaires d'un bro (règle numéro 3 du Bro Code), avant de jeter un dernier œil à ton reflet.

Désolé. Pff, on dirait un échappé d'Azkaban!

La comparaison te fait sourire (ça méritera un selfie, plus tard). Tu descends les marches pour trouver un Bertram a l'air encore plus largué que toi. Il a raté ton hairflip! Tant pis pour lui, qu'il garde ses élastiques. Tu secoues la tête en signe de dénégation, en exagérant un peu le mouvement pour jouer avec tes cheveux:

Tss, j'suis pas sûr que tu mérites mon glorieux hairflip.

T'as pas besoin de répondre à sa deuxième question, puisqu'Ethan débarque à son tour dans le salon, avec vos vêtements sales. Les deux autres se traînent jusque dans la cuisine pendant que tu vérifies le contenu des poches de ton manteau, avant de retrouver, abandonné là par Ethan probablement: les lunettes galaxie! Tu les enfiles, et tout de suite la lumière t'agresse un peu moins, yeaaaah! On sent le réflexe du professionnel. La gueule de bois c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Tu laisses ton duvet bien confortable et chaud pour entrer bravement dans la cuisine. Ethan vient de lancer ce que tu supposes être des aspirines à Bertram, alors tu te prépares un verre d'eau.

Envoie m'en une quand t'auras fini.

Tu vides le contenu de la poche ventrale de ton hoodie sur la table de la cuisine: ta baguette, ton pineapple, tes clefs de moto avec la collection d'anneaux de canette, quelques pièces moldues, ton porte-monnaie… enfin toutes tes affaires, à part le paquet de cigarettes et le briquet. Tu embarques tout ton fourbi dans le salon pour le ranger dans le manteau et quand tu reviens Ethan s'est installé à la table avec son matériel de médicomagie. Tu fais un petit salut militaire avant de t'asseoir à côté pour examiner sa main.

Docteur Catwright au rapport!

Heureusement que t'es pas diplômé parce qu'en situation réelle tu serais incapable d'opérer. T'es aussi incapable de te rappeler comment Ethan s'est blessé. Mais tu n'oses pas le dire, parce que tu supposes que c'est la raison pour laquelle tu t'es réveillé avec des souvenirs de transplanage dans la cuisine et de sang partout. De toute façon, il n'y a qu'à observer la blessure pour comprendre ce qui est arrivé. Tu déroules le vieux pansement avec un air trop sérieux pour un mec qui porte des lunettes galaxie, que tu es forcé de retirer d'ailleurs parce que tu vois rien. Avec les cheveux dans la figure, tu vois rien non plus; tu râles un peu en les mettant en arrière et tu examines attentivement la morsure. On voit distinctement la marque des canines d'Ethan, mais ça a commencé à cicatriser, c'est pas trop dégueu. Tu trouves de l'essence de Dictame, parfait. Tu en mets sur un coton propre avant de t'en servir pour désinfecter la plaie.

Attention, ça pique.

Tu dis ça après avoir appliqué le produit, parce que sinon c'est pas drôle (et l'anticipation c'est de la douleur supplémentaire). De toute façon, Ethan est HS. Tu cherches ensuite un pot de pommade cicatrisante dans son matériel, que tu appliques sur le bobo avant d'y coller un nouveau pansement.

Et voilà mon petit lapin en sucre, t'as été sage, tu veux un bonbon?

Tu plaisantes, en fait t'es déjà plutôt en train de fouiller dans son réfrigérateur pour voir si madame Stevenson achète du lait. Et tu cherches les céréales. C'est sûrement la seule chose que ton estomac acceptera d'avaler pour le moment, et il n'est pas question que tu transplanes jusque chez toi le ventre vide. Merci donc Ethan pour le prolongement de ton hospitalité.
Une fois installé à la table, les lunettes galaxie sur le nez et un bol entre les mains, tu consultes tes messages et tes appels en absence et tu captes que tu as téléphoné à ta mère hier entre 1h et 2h du matin. URGH. Tu retrouves un sms de Billy auquel tu as répondu de façon peu claire, il te demande d'ailleurs, ce matin vers 8h, si tu es toujours en vie. Tu réponds positivement et puis tu jettes un œil dans la galerie photo et vidéo. Tu manques de t'étouffer avec les céréales.

Pff les gars, faut que vous voyez ça… Mais je me rappelle pas de ce banc… ni de ce lampadaire… Oh, on a l'air glorieux !

Les photos de la soirée défilent sur ton écran et tu hésites entre le fou-rire et la grimace, parce que plus tu avances, et moins vous avez l'air… glorieux, justement.
RISE AND SHIIIINE
1er janvier 2029
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Mer 23 Jan - 14:31

Les lendemains difficiles

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Je serai terriblement choqué, voire même carrément scandalisé de ce refus de hairflip si seulement je n’étais pas complètement à côté de mes pompes. Le mieux que je puisse offrir à Gus c’est un gémissement déçu qui s’éteint bien vite. Le mystère reste entier, je sais toujours pas comment ses cheveux ont poussé si vite en une soirée, est-ce que j’ai oublié un morceau de la soirée d’hier ? Je crois pas ? En tout cas, le tout reste bien imprimé dans le négatif et le positif aussi. J’suis presque sûr que j’ai fumé une cigarette avec Gus et qu’il avait les cheveux courts - donc ça doit rester assez récent.

Un grognement mauvais m’indique qu’Ethan arrive. Je suis pas vraiment plus soulagé de le voir débarquer en mode déguisement de fantôme avec une couette à la place du drap. C’est donc un monstre de couette d’1m80 qui descend les escaliers avec un panier de vêtements sales. C’est lui va faire la lessive ? Sans déconner ?! J’espère qu’il ne va rien remarquer là-dedans...Je récupère ce qui se trouvait dans mes poches, j’en profite pour enrouler la manche sale davantage en espérant que tout ça parte et qu’aucune question ne sera soulevée. Et du coup, je suis un peu coincé ici jusqu’à ce que mes vêtements soient propres. A cruel twist of fate

Heureusement, le semi-vampire semble disposé à m’adresser la parole et même à me donner moyen de guérir le mal de tête qui me perce les tempes. J’attrape maladroitement les médicaments et remercie le fantôme de couette qui passe à côté de moi.

Oh, merci.



J’ai l’impression d’être un sims, je mets le double de temps à effectuer toutes mes actions. Me servir un verre d’eau. Prendre un seul comprimé. L’avaler.  C’est moi où l’eau a un goût amer ? Ah non, c’est juste dans ma bouche. Eurk. Dégoûtant. Adossé contre la porte de la cuisine, j’observe Gus prodiguer ses soins avec autant de délicatesse et de bedside manner qu’un troll des montagnes. Il y a encore de la marge pour qu’il s’améliore. Je fais mine de consulter mes messages sur mon téléphone mais en réalité j’observe la masse que représente Ethan. J’aurai aimé pouvoir lui frotter le dos pour le soulager, passer ma main sur ses épaules. C’est fini tout ça maintenant, pas touche, même si c’était pour lui faire du bien.

Je m’approche pour déposer les comprimés devant Gus sans un mot et je m’assieds à côté de lui. J’ai mal. A la tête, aux jambes, aux épaules. Eurg. Y a rien qui va. J’imite mon camarade et je croise les bras sur la table pour y poser la tête en poussant un gémissement. Dramatique, je sais. Et terriblement malpoli. Heureusement qu’Emelyn n’est pas encore là, sinon je serai obligé de paraître correct au lieu de ressembler au déchet que je suis. Je suis un déchet. Je relève la tête quand le poufsouffle s’amène avec un bol de céréales

Comment tu fais pour manger...?



Ca me dépasse. Lui qui était tellement défoncé hier, il avait presque l’air normal, presque frais là comme ça en mode just a regular tuesday, en mode Ouais je mange mes céréales bâtard, tu rages ?. Okay. Non. Il y a clairement des zones de matières grises éteintes dans mon cerveau pour penser des trucs pareils.  Mon front se décolle de la table pour observer les photos que Gus fait défiler du coin de l’oeil. Dans le tas je revois le bar à karaoké.

On devrait tellement se lancer dans un boysband… Si Ethan se laisse pousser les cheveux on pourra toujours s’appeler les vikings même si là on est plutôt les serpillères.



Je vous le dit, il y a un truc qui tourne pas rond chez moi. Entendre Gus s’empiffrer ça agite les noeuds serrés de mon estomac encore plus. Honnêtement je sais pas pas si c’est la gueule de bois, le stress ou le mélange tout droit sorti de l’enfer des deux. Bref. On est jamais trop prudent. Je me redresse et me relève en sortant quelques mots le souffle court.

J’vous laisse. Toilettes.



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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Jeu 24 Jan - 17:58


Heureusement, Argus ne rouspète pas trop avant de venir me rejoindre. Je crois pas que j’aurais eu l’énergie pour demander gentiment une seconde fois. Bien au chaud dans mon oasis de couverture, je ne le daigne même pas le regarder faire et, lorsqu’il me dit que ça va piquer, je réponds lassement.

« Je sais. »

Ma main se fait plus tendue et je sens même mon bras qui a envie de se retirer pour échapper aux bons soins de l’aspirant médicomage Catwright, mais me retiens. C’est un mal nécessaire pour que ça guérisse bien, puis ça ne dure pas trop longtemps, heureusement. Et quand on m’offre un bonbon…

« Il te reste des sucettes au sang de cheval ? Gus ? »

Cette déception de le voir retourner à la cuisine pour se prendre son propre petit-déjeuner. Boudeur, je retourne me réfugier en mode fantôme de couette, me laissant choir sur la table comme si personne d’autre n’eu besoin de cette surface. Et, à l’oreille, je pouvais dire que je n’étais pas le seul. Considérant que ma mère était encore à l’étage et que Gus se servait des céréales, il ne restait que Bertram. J’aimerais le regarder, voir s’il va bien, lui demander s’il va bien, si je peux faire quoi que ce soit d’autre. Mais j’ai encore l’esprit trop déboussolé, je me dis qu’il vaut mieux pas. J’ai du mal à faire le raisonnement complet du pourquoi du comment, mais je crois que ça en dit long. Alors je ferme plutôt les yeux, je tends l’oreille, j’écoute. Entre temps Gus est revenu et le Serdaigle se demande comment il fait pour manger. Bonne question. C’est bien le dernier truc dont j’ai envie, moi aussi. Si je ne devais pas m’occuper des invités, de mes amis, je serais probablement retourné dormir. Il ne sera sans doute pas trop tard pour le faire, quand ils seront partis.

Dans l’immédiat, on me donne une raison de risquer un regard au-delà du tissu, pour regarder les photos que l’on a prises la veille. Glorieux hein ? C’est pas vraiment le mot que j’emploierais, pas du tout même, mais on a l’air content sur ces clichés. Bertram y va de sa proposition de boyband en ajoutant que je n’aurais qu’à me faire pousser les cheveux et, le sourire moqueur, je contribue à l’échange de ma propre réponse qui trahit mon niveau de fatigue.

« Les serpillères volantes, ça a son charme. Je me demande si on peut voler sur une serpillère. »

Ça doit pas être si différent d’un balais, non ? Faut dire que j’y connais pas grand-chose. J’ai l’habitude de voler sur des chevaux ailés, pas sur des balais. Après cela, le Serdaigle annonce qu’il va emprunter les toilettes et je réponds machinalement, par réflexe.

« Fais comme chez toi, tu sais où c’est. »

Ce qui ne laisse plus que Gus et moi-même. Mon ami d’enfance, mon bro, mon pote de toujours. J’ai envie de lui parler, de lui demander des conseils, de lui raconter ce qui s’est passé. Peut-être pas maintenant. On vient de se réveiller, il a l’air d’avoir aimé sa soirée et j’ai pas envie de tout gâcher non plus. Surtout que Bertram est encore là, ce serait plus que malaisant s’il revenait au milieu de la conversation et tout ce qui s’en suit. Puis je pourrais utiliser ce temps autrement, à meilleur escient. Gus dit ne pas se souvenir du banc et du lampadaire, mais ça me fait me demander de quoi il se souvient exactement. Et c’est ainsi que je risque un regard en dehors de mon abri pour poser mes petites questions.

« T’as une photo avec ton zèbre ? Ou avec ton lampadaire ? »

J’essaie de me souvenir de son nom. Gertrude ? Je ne sais plus, mais je crois que ça commençait avec un G. Germaine ? Guylaine ? Difficile à dire, aucun de ces prénoms ne sonne particulièrement « lampadaire » à mon oreille. Puis il y a autre chose. C’est facile de l’oublier, au travers de toute cette histoire avec Bertram, mais j’ai aussi eu un moment spécial avec mon bro hier soir. Je me demande si ça lui est rentré en tête, s’il se souvient qu’il compte pour moi et que j’ai besoin de lui. Mais le répéter en ces termes, au petit matin, alors qu’on n’est plus saouls, ce serait trop direct même pour moi.

« Les feux d’artifices étaient super beaux aussi. Tu te souviens au moins de ça ? »


Ce qui me fait vaguement me demander si, de mon côté, je n’ai rien oublié de cette soirée. Je ne crois pas. Je sais qu’il y a une zone d’ombre, mais j’ai pas envie d’y penser.
Argus I. Catwright
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Ven 25 Jan - 17:40

Les deux autres se traînent sur la table de la cuisine comme des âmes en peine, et tu aurais presque pitié si ton empathie n'était pas en train de décuver comme le reste de ta personne. C'est peut-être l'entraînement qui veut ça, ou une triste fatalité: ça passera. Tu te sens grumpy, comme tous les matins, mais comparé à tes amis, tu dois rayonner de bonheur et de bonne humeur.

Chais pas, ça doit faire 24h que j'ai que des petits fours dans l'estomac, c'est sûrement ça...

Ou alors c'est juste parce que t'es un gros Poufsouffle. Mais tu ne te rappelles pas ce que tu as mangé la veille, avant de venir chez Ethan… si tu as mangé quelque chose. Tu sautes souvent le petit-déjeuner quand tu te lèves tard, et parfois tu émerges après midi alors forcément… C'est quand même bien, les vacances. Heureusement que tu dors chez papy et mamie, ils te laissent vivre ta vie. Oh, ça te fait penser… tu devrais leur envoyer un message. Pas qu'ils risquent de s'inquiéter. Si ça se trouve, papy est aussi en pleine hangover… mais si tu ne souhaites pas une bonne année à ta grand-mère le premier de l'an, tu vas en entendre parler les 364 jours suivants. Bertram suggère de lancer un boysband et tu t'étouffes un peu avec le lait de tes céréales. T'en mets à côté. Tu t'essuyes le menton. C'est vraiment la déchéance, ce matin. (Heureusement que madame Stevenson ne te voit pas comme ça.)

Je shotgun la basse. Les serpillières, j'sais pas, mais y'a bien des tapis volants, alors… Ça serait un bon nom de groupe.

Souvenir de vacances dans le sud de la méditerrannée où ta mère et toi aviez participé à un tour organisé, avec un guide qui parlait beaucoup trop vite, et des enfants qui avaient le mal de l'air à l'arrière du tapis. Mémorable. En parlant d'enfant malade...

Pense à bien t'hydrater!

Bertram est déjà parti quand tu lances ça, mais tu ajoutes:

Faut boire de l'eau quand on boit de l'alcool. Ou qu'on vomit.

Tu seras un si bon médicomage, Argus, personne ne doute de ta diplomatie et de ton tact pour annoncer les traitements les plus terribles à tes patients. Buvez de l'eau, Mrs. Flinch, il faut vous réhydrater quand vous gerbez! Meilleur docteur ever.

Ethan te demande si tu as plus de photos sur ton téléphone et tu parcours rapidement l'album d'hier soir en te torturant les méninges.

Mon... zèbre? Mais de quoi tu parles... Rire jaune. Je me rappelle pas d'un lampadaire.

Rire très jaune. T'as fait de la merde hier soir. C'est forcément ça. T'as fait de la merde et tes potes sont trop polis pour t'avouer que t'as essayé d'entrer par effraction dans un zoo pour voler un zèbre, fait du pole-dance sur le mobilier urbain, ou que sais-je encore? Ce serait pas si étonnant. T'as fait pire dans ta folle jeunesse. Heureusement, peu de gens sont encore là pour en parler. Ou alors, ils ne sont pas présents autour de cette table. (Beckett, tiens ta langue stp.) Tu te tournes vers Ethan, soudain très sérieux. Le mal de crâne n'aide pas. Tu fronces les yeux derrière tes verres fumés.

Okay, real bro talk. J'ai fait beaucoup de conneries? Tu me le dirais, si j'avais fait des trucs… illégaux, hein?

Non parce qu'on sait jamais, avec toi. T'es tellement sur les nerfs en ce moment, que t'es comme un ballon de baudruche: si tu relâches un petit coup la pression, tu pars dans tous les sens. Heureusement, tu te rappelles d'une première moitié de la soirée:

Bien sûr que je me souviens des feux! C'était bien...

Tu t'en rappelles même un peu trop à ton goût (surtout la partie où t'as chialé comme un bébé sur Ethan), et tu préfères ne pas t'étaler sur ce souvenir gênant. Heureusement, ton ami n'a pas l'air en état de partir dans une conversation profonde et touchante sur le sens de votre bromance. Le pauvre, il est à moitié dans son corps, là tout de suite.

On va comater sur le canapé, viens. Y'a peut-être un film naze à la télé devant lequel on pourra perdre nos derniers neurones.

Tu encourages Ethan à quitter le confort relatif de la table de la cuisine pour adopter celui, plus moelleux, des fauteuils dans le salon. Tu débarrasses en passant ton bol de céréales dans l'évier, puis tu récupères le duvet confortable dans lequel tu as dormi. Tu t'enroules à moitié dedans en t'asseyant, puis tu soulèves l'autre moitié pour encourager Ethan à venir te planquer dessous avec toi. Ça fait comme une petite tente, sauf que vous êtes tous les deux bien trop grands pour entrer complètement dessous. Surtout Ethan. Mais ça fait un peu d'ombre.

Tu te rappelles quand on faisait des cabanes entre nos lits? Pourquoi on fait plus ça...

C'était votre planque secrète. Ça soignait l'ennui et le mal du pays. Maintenant, vous êtes trop grands. Peut-être que ça soignera la gueule de bois aussi…

Tu crois que Bertie a besoin d'aide?

Tu dis ça sans faire l'effort de te lever, parce que no offense Bertram mais s'il est vraiment malade et que tu le vois vomir, tu garantis pas que ton estomac retienne les pauvres corn-flakes qu'il a vaillamment acceptés jusque là.
RISE AND SHIIIINE
1er janvier 2029
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Ven 25 Jan - 20:56


Quel dommage, il a oublié le zèbre. Je me demande si, inversement, la personne qui portait ce costume hier soir se souvient de lui. Dit comme ça, je suis bien content de n’avoir jamais été du type à boire jusqu’à en oublier mes soirées. J’aime me souvenir de ce que je fais, des gens avec qui je fais les choses. Même le réverbère, il l’a oublié. Une véritable tragédie des temps modernes, si vous voulez mon avis. Et même si vous ne le voulez pas.

« Dire que votre avenir ensemble semblait si prometteur… »


Si l’on arrive à oublier que l’un de ces deux souvenirs impliquait un objet inanimé appartenant à la ville de Londres et était fixé au sol, à l’extérieur, dans un endroit bien précis devant lequel des centaines de gens marchaient chaque jour. Ce petit détail mis à part, je soutenais de tout cœur leur grande histoire. Toujours est-il que mes répliques vagues, jumelés au manque de souvenirs, avaient réussi à inquiéter Gus qui s’était fait plus sérieux, demandant s’il avait fait des conneries et, surtout, s’il avait enfreint la loi. Bien sûr, même dans mon état il y a une chose que je suis toujours à même de faire : jouer les mamans.

« Tu sais, peut-être que si tu buvais de manière plus responsable, t’aurais pas à me poser ces questions là ! »

On est chiant ou on ne l’est pas et, personnellement, j’ai une réputation à défendre.

« Plus sérieusement, des conneries je suppose ouais. Des trucs illégaux non. Du moins pas à ma connaissance, je pense pas qu’on t’aurait laissé faire. »

Bien sûr, j’oublie de mentionner qu’on l’a comme qui dirait perdu de vue, durant quelques minutes. On l’a abandonné à lui-même dans une église boîte de nuit au milieu de gens saouls alors qu’il avait assez bu pour ne pas s’en souvenir le lendemain matin. En rétrospective, peut-être pas la meilleure des décisions de la soirée, même si… J’ai envie de dire worth it, mais il est trop tôt pour le dire. Quelles seront les conséquences à long terme de ce qu’on a fait ? Je sais pas et j’ai trop mal à la tête pour l’imaginer. Au moins il n’a pas oublié les feux et, quand il dit que c’était bien, je me permets d’opiner sobrement, bien d’accord avec mon camarade. Ce après quoi nous avions opéré un mini changement de lieu, migrant vers le canapé, où Argus proposa que nous nous installions. Qui étais-je pour m’y opposer ? J’attendis plutôt qu’il ait placé sa couverture pour m’installer à ses côtés, laissant ma tête tomber sur son épaule comme si c’était une habitude. Je suppose qu’on n’était plus à ça près, entre bros.

« Probablement parce que l’un de nous deux est rendu trop grand pour ça. »

Je réfléchis un court instant avant de proposer une alternative. Ce n’est pas parce qu’on a grandit et qu’on a presque la vingtaine qu’il est trop tard pour s’amuser un peu.

« Tu crois qu’on pourrait y arriver avec les rideaux des lits ? Il y a forcément moyen de les tendre ou quelque chose comme ça, pour relier l’espace entre les deux sans sacrifier la hauteur. »

L’avantage des lits à baldaquins. Ce sera une idée à creuser, une fois de retour au château. Pour l’heure, Argus me demande si je crois que Bertram a besoin d’aide. Je tends l’oreille, à l’écoute de bruits qui pourraient le suggérer et... ouais, that's my cue. C'est difficile, mais je me lève en abandonnant la couverture dans mon sillage.

« Je m'en occupe. »

Et du coup si Gus veut se rendormir tout seul devant la télé, il a le champ libre. Pour ma part, je suis monté à l'étage aussi promptement que me le permet ma tête qui tourne. C'est doucement que j'ouvre la porte de la salle de bain pour y découvrir un bien triste spectacle. Le pire, c'est qu'il ne veut probablement pas me voir, qu'il n'a probablement pas besoin de mon aide ou, alternativement, qu'il n'a sans doute pas envie de me laisser le voir comme ça. Et, maintenant que tout ça a eu lieu entre nous, je ne peux pas simplement faire semblant d'être désintéressé, d'être la par pure bonté d'esprit sans idées derrière la tête. Mais est-ce que je vais laisser tout ça m'empêcher de faire la bonne chose ? M'empêcher d'offrir mon support à un ami, que j'aime en plus de ça, alors qu'il a potentiellement besoin de moi ? Je crois bien que ça me tuerait. Alors que faire ? Je vais m'accroupir à côté de lui pour lui caresser doucement le dos, lui offrir un brin de réconfort dans ce moment tout sauf glamour. Mais c'est pas grave, parce que c'est Bertram. Il mérite au moins ça.

« Ça va aller, ça va passer. Tu veux que j'aille te chercher un verre d'eau ou autre chose ? »
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 26 Jan - 11:13

Les lendemains difficiles

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Il y a quelque chose d'accueillant dans cette cuvette immaculée. Il suffit de se mettre à genoux, de pencher la tête vers l’intérieur et magie, ça vient tout seul, pas besoin d’y mettre les doigts. C’est comme si, je ne sais pas, l’odeur intense de produit WC réveillait un réflexe pavlovien. Ou comme si les toilettes me donnaient la permission de pouvoir me laisser aller.

Je maintiens mes cheveux en arrière et je vois passer l’aspirine - presque intacte - et autres bouillies grisâtre de la veille. Les larmes me montent dans le coin des yeux.Je déteste ça, mais ça le fait à chaque fois. Comme le lendemain de soirée avec Beckett, Sybil et Taylor. Mais ça me semble différent. Ca doit être la bile qui me donne un goût amer dans la bouche. Les noeuds et les spasmes dans mon estomac vide sont douloureux - j’ai plus rien à vomir et pourtant…..J’ai toujours l’impression que mes organes ont décidé de se retourner d’après leur propre volonté. Ouais. Je vais quand même rester au cas où. Les bras sur la cuvette, j’inspire et j’expire profondément en espérant que ça changera quelque chose. Mais l’odeur de détergent me laisse encore nauséeux. Au point où je me questionne. Je ne sais pas si c’est mon foie qui prend sa revanche ou si c’est le stress qui est en train de me découdre. Peut-être les deux.

La porte s’ouvre. Ca me surprend donc j’articule mollement en guise d’avertissement :

‘cuppé...



Ca ne semble pas faire reculer l’intrus. Mon bras se relève pour chasser le contenu de la cuvette. C’est le minimum de dignité que je peux encore sauver, là je ne suis pas vraiment capable de jouer aux braves. Les cheveux toujours maintenus dans un chignon lâche par ma main, je garde le visage baissé. Une main chaude glisse sur mon dos de haut en bas. Je vais me plaindre ça fait du bien. C’est la voix d’Ethan qui me parle. Donc c’est lui, hein ? Et là j’ai des sentiments contradictoires. Profonde tristesse et intense soulagement. J’ai plus la force de toute décoder, ma force, je l’ai vomi dans les toilettes, il ne reste qu’une coquille presqu’entièrement vidée.

Je hoche la tête de droite à gauche pour lui faire signe que non. Pas d’eau, non. Je vais la vomir. Je vais tout vomir. Il y a une foreuse qui me perce les tympans. J’ai mal partout. Ma voix brûlée par l’acide qui vient de passer arrive à souffler doucement.  

...Juste reste un peu.



Juste quelques minutes. Ma main passe sous le T-shirt qu’il m’a prêté, le sien, pour toucher mon estomac. Essayer de le calmer. Ses doigts montent et descendent le long de mon dos et ça fait du bien, ça me calme. Je pourrais dormir comme ça, les bras par dessus cette glorieuse cuvette, en sachant qu’Ethan ne me détestait pas totalement - et ça c’était un énorme soulagement.

Je sais que je suis pathétique.

Je prends quelques minutes de concentration faible et de respiration intense avant de redresser la tête et de tirer la chasse à nouveau. Réflexe. Je lance un regard au dieu des boyscout, au saint poufsouffle que j’aime en ce moment de toute la force de ce petit coeur racorni et malade qui bat dans ma poitrine.

‘kay….c’est bon, c’est fini. Désolé. Merci.


Ici il faut comprendre : désolé d’être un déchet et merci pour tout. Je passe mes pouces sur mes yeux pour effacer le liquide lacrimal qui s’est accumulé dans les coins. Je rigole un peu - parce qu’il n’y a que ça à faire, rigoler.

J’suis vraiment un déchet, c’est pas possible.


Je m’approche de l’évier pour me laver les mains et me rincer abondamment la bouche. Prochaine étape : descendre les escaliers. J’ai l’impression d’avoir pris les 20 ans dont on parlait hier sauf que c’est pas très cool de se sentir faible comme un poulain qui vient de naître. Je me laisse tomber sur le matelas - à ça me semble être un bon calcul d’effort minimum et je m’enroule dans la couette sans un mot. J’ai froid. J’ai juste envie de fermer les yeux et dormir le temps que ça passe.

DEV NERD GIRL

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 26 Jan - 13:58


« D'accord. Je suis là. »

Je ne m'en vais nulle part. Même pas besoin de t'accrocher à moi cette fois, t'as vu ? Alors je fais ce que je peux, je reste là pour le support moral, pour continuer de lui caresser tendrement le dos le temps que son corps arrête de faire des siennes. Ça demande même un effort de concentration, entre l'odeur et mon mal de tête j'ai vraiment envie de m'en aller, de lui souhaiter bonne chance et de le laisser se débrouiller, mais j'ai dit que je restais. J'ai dit qu'il pourrait toujours compter sur moi. Est-ce que c'est encore valide ? C'est ce que sous-entends le "toujours", non ? Ouais, probablement.

Heureusement ça fini par se calmer et le bleu me présente ses excuses dans le même souffle qu'il utilise pour me remercier. Je me contente d'acquiescer sans répondre. Mon réflexe aurait été de dire que : "c'est rien", mais je ne le fais pas, parce que je sais plus si c'est rien encore. Si je peux encore prétendre que, dans le fin fond de mon esprit, je considère encore que ça m'a rien coûté d'être présent. On verra plus tard. Je me prépare à repartir, pour laisser Bertram se débarbouiller en paix, mais mon oreille ne manque pas d'attraper ses dernières paroles au vol. Un déchet. Ça me ferait presque grincer des dents, parce que je déteste qu'il se rabaisse. Mais en même temps qu'est-ce que je peux y faire ? Même si j'avais la force de lui sortir tout un monologue là tout de suite, c'est sans doute ma faute s'il se sent comme ça alors à partir de là, qu'est-ce que je peux faire ? Je sais pas. Je suis juste épuisé moi aussi.

De retour en bas, je vais faire un détour rapide par la salle de lavage, pour tout mettre à sécher, et je retourne au salon. À mon arrivée, Bertram a déjà trouvé le chemin du lit et Gus s'est rendormi sur un canapé, devant la télé. Je l'éteins sans réfléchir, parce que le bruit me dérange, et vais m'installer sur le canapé restant. Je ferme les yeux et me rendors aussitôt. Le bilan de la soirée, ce sera pour une autre fois. Là, on a déjà besoin de s'en remettre.
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I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus
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