I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 29 Déc - 19:30


Il faut bien mourir de quelque chose hein ? Ça me plaisait pas trop, surtout quand ça concernait les trois personnes les plus proches de moi. Je laissai toutefois couler, tout le monde étant amplement au courant de mon opinion sur la question. Continuant sur le thème, c'est à Bertram qu'il revenait de poser la prochaine question. Moi qui pensais savoir le résultat de celle-là, autant dire que je fus surpris. Argus, vraiment ? La tristesse venait de s'inviter dans mon regard alors que je m'inquiétais pour mon ami de longue date. Entre ça, la cigarette, sa situation scolaire compliquée, ses cauchemars et ses blagues sur la tour d'astronomie, j'étais trop inquiet pour que ça ne paraisse pas. Puis il faut dire que je commençais à avoir du mal à masquer mes émotions. J'étais encore maître de moi-même, certes, mais disons que je commençais à être plus expressif, voilà. Et le jaune l'avait remarqué, s'empressant de se justifier. Ceci étant dit, quelqu'un d'autre avait bu à cette question et la curiosité de Bertram venait demander des précisions. Après un regard d'hésitation en ma direction, Emelyn reporta finalement son attention vers le bleu pour lui répondre, au moins partiellement.

« Disons simplement que j'étais en bonne compagnie et que nous étions déterminés à profiter. Je voulais vivre ma jeunesse et lui désirait alléger le poids de sa trop longue vie. C'est aussi simple que ça. »

Évidemment, ma mâchoire s'était serrée. De nous deux, je crois qu'il était juste de dire que j'étais le plus affecté par le départ de mon père. Ma mère, elle, avait depuis longtemps fait la paix avec cette partie de sa vie, trouvant son bonheur dans la petite famille dont elle prenait soin. Pour ma part, je ne pouvais toujours pas m'empêcher de ressentir une certaine culpabilité, imaginant la vie qu'Emelyn Stevenson aurait pu mener si elle n'avait jamais choisi un vampire. Si je n'étais jamais né. Un peu trop dark pour une soirée comme celle-là. Heureusement, Argus était toujours paré à remettre de l'ambiance, à chasser les soucis et à s'amuser. Vacillant sur ses pieds, le jaune s'écriait qu'il n'avait jamais trouvé meilleur pote, ce à quoi j'eu un mouvement de recul, de surprise, mon dos allant s'appuyer contre le dossier de ma chaise alors que je ne savais pas trop où me mettre. Le bleu avait bu aussi et ma mère, désireuse de s'inclure, ajoutait de bon coeur :

« Et le meilleur fils ! »

« Ça va, ça va ! On se calme un peu là. »

M'étais-je empressé de répondre avec une certaine gêne, trahit par un sourire touché. Je n'aimais pas recevoir autant d'attention, mais que dire de plus, ça faisait plaisir une fois de temps en temps. Ça aurait fait plaisir à n'importe qui. J'avais envie de rattraper le coup, de me lancer moi-même dans un grand discours pour tous les complimenter un à un, parce que c'est ce que je faisais de mieux quand je voulais que l'on sache mon appréciation, parler trop. Heureusement, je fus interrompu avant même de pouvoir commencer par la maîtresse des lieux qui venait de décider que nous avions assez joué et que, à ce rythme et vu l'état d'Argus, nous ne quitterions pas la maison si on continuait comme ça.

« Bon ! C'est l'heure de sortir les photos de bébé d'Ethan ! »

« Quoi ?! Non ! Non non non ! »

Je m'empressai de terminer mon verre pour mieux me lever d'un bond. Les mains chaudes, la voix un peu plus forte qu'à l'habitude, c'est avec un empressement auquel il manquait ma délicatesse habituelle que je récupérai mon manteau, le jetant par-dessus mon t-shirt de Pink Floyd sans aucune pensée pour l'air frais de dehors. Je ne le fermai même pas, n'en ressentant pas le besoin.

« Tout le monde dehors ! Tu veux un coup de main pour marcher, Gus ? Et du coup on va où ? »
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 29 Déc - 20:36

I solemnly swear …. I’m going to run wild

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Voilà qu’Argus se met automatiquement à se justifier sur ses expériences avec des substances illicites. A ben oui, la mama bear qui vit en Ethan est pas trop contente, déception, tristesse ou les deux ? Difficile à dire. Il faudra que je questionne Argus sur ses pratiques quand on ne sera que tous les deux ! Et moi qui imaginait une folle jeunesse avec de mauvaises fréquentations pour Emelyne, j’étais bien déçu lorsqu’elle mentionne un acteur bien particulier de ce drame familial. Je ne souhaitais blesser Ethan avec la simple mention de son géniteur. Information intéressante à relever par contre : les vampires seraient sensibles aux psychotropes.

Et une fois de plus, c’est le moment que choisis le plus grand okay, non, on va dire le meilleur pour sortir sa botte secrète en titubant. Impossible de ne pas être d’accord avec cette affirmation lancée avec tant d’enthousiasme, un cri de guerre de qui rallie tout le monde et je bois fidèlement mon coca. On dit que les poufsouffles font des amis précieux, je comprends pourquoi. Ethan est un peu gêné et c’est trop mignon. Note à moi-même : retourner la pareille lorsqu’Ethan se lance dans une de ses éloges pleines de bons sentiments. Après tout c’est pas juste que ce soit toujours les mêmes qui en profitent.

C’est aussi le moment que choisit la mère d’Ethan pour sortir les vieux dossiers, le bazooka de la vraie maman :

Bon ! C'est l'heure de sortir les photos de bébé d'Ethan !



Quoi ?! Non ! Non non non !



Et moi, en choeur, derrière à essayer de me faire entendre :

Owi ! Oui oui oui !



Mais Ethan ne voulais rien entendre. Dommage. Moi qui voulait voir des photos de lui avec ses premières canines de lait ou en train de manger de la bouillie ensanglantée. Bref, ça serait pour un autre soir. Ou jamais de la vie. Au moins ça a eu le mérite de faire sortir le principal intéressé. Maintenant qu’on est dehors on n’a pas d’autres choix que de s’amuser. Je jette un oeil à Gus qui tangue un peu.

Je doute que transplaner soit une option.



Et de consulter mon pineapple pour la direction à emprunter. Marcher dans le froid sans problème. J’enfile mes gants et prends un air assuré  et indiquer une direction :

Par là !



Et qui m’aime suive, j’entraîne mes deux complices avec moi. Enfin...on doit juste parfois tirer un peu Argus pour pas qu’il retourne se vautrer dans les poubelles.

Je parie que tu ne savais pas qu’il y avait un bar sorcier à 10 minutes de chez toi, Ethan. C’est de là que tu viens, Gus ?



Après tout lui aussi semblait venir d’une autre soirée vu son taux d’alcoolémie avancé. Il ne buvait pas tout seul quand même ? Après un petit détours dans des ruelles d’apparences pas très fréquentables, on tombe sur une vieille porte qui semble mener un bâtiment désaffecté. Après avoir vérifié les alentours et tapoté trois fois sur la sonnette avec ma baguette, elle se met à parler d’une voix grave mais mélodique :

Mot de passe.



Snargalouf.



La sonnette grommelle et la porte s’ouvre brutalement pour dévoiler un bar très animé. La salle semble décorée en particulier pour l’occasion avec des étoiles et des chiffres brillants. Des ampoules allumées et boules à facettes volent à quelques mètres au dessus de nous,  comme les bougies de la grande salle. La musique provient d’une scène où joue un groupe sorcier londonien. Et ça crée de l’animation puisque la piste de danse est bondée. On doit avancer lentement pour se frayer un chemin jusqu’au comptoir, où trois tabourets sortent du comptoir enchanté  pour qu’on puisse s’y installer. Vu le monde la liste des boisson disponibles est limitée. Une pancarte violette m’indique que la dernière nouveauté ce sont les shots de bertie crochue. Pareil que les bonbons mais en version liquide, alcoolisée et …toujours avec la surprise du goût.

La première tournée est pour moi.



Je commande 3 rafales de 8 shots à la serveuse semi-gobeline, perruque rose bonbon et talons vertigineux. Avec un peu de chance les goûts seront suffisamment concentrés pour titiller les papilles du semi-vampire.

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Argus I. Catwright
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 29 Déc - 22:55

Tu éclates de rire quand Emelyn propose de visionner les photos dossiers de son petit lapin en sucre, ce dernier s'exclamant 'non non non' et Bertram, presque en choeur, 'oui oui oui'. Mais tu l'acceptes, l'apéro est fini, il est temps de commencer la vraie soirée. Sinon il sera minuit et vous serez encore dans le salon de madame Stevenson. C'est toujours mieux que de fêter le Nouvel An seul, mais avec Bertram 'Les questions fourbes' Godfrey et Ethan 'Whisky Vampire' Stoker, y'a moyen de tirer davantage de cette soirée, qui commence déjà bien. Le Serdaigle et toi avez une mission: décoincer Ethan. L'objectif sera atteint avant minuit, tu le jures.

Ethan va bien s'amuser, promis!

Tu dis ça à madame Stevenson, pendant que tu récupères tes chaussures, ta veste... où est-ce que tu as mis ton écharpe? T'es tellement long à te préparer et à dire au revoir...

T'inquiète Ethan! J'peux encore placer un pied devant l'autre...

Tes gestes sont un peu maladroits mais tu sais encore ce que tu fais. Emelyn retrouve ton écharpe avec ses pouvoirs de maman, elle te la donne avec un sourire amusé. Elle doit sentir que tu galères. Tu sors à la suite des deux autres en la remerciant et en faisant des coucous de loin...

Merci pour l'invitation! Et l'apéro! Bonne soirée! Amusez-vous bien! À bientôt! Bisous!

... non, mais vraiment, dégage de là, Gus. C'est en rejoignant les autres dans la rue que tu réalises ce que tu viens de dire, et ton sourire niais fait place à une expression confuse. Si tu avais ton jumeau sobre à côté de toi, juste là, il t'aurait giflé. Mais comme tu ne passes pas la soirée avec toi-même... Tu serais gêné que les deux autres sachent quels étaient tes plans initiaux, alors quand Bertram pose la question tu hausses les épaules avec un petit sourire en coin. Avec un peu de chance ils imagineront que t'avais une super soirée, que t'as sacrifiée pour passer du temps avec eux. L'héroïsme d'un homme. Tu sors ton briquet et tes cigarettes en avançant, tu as le temps de t'en griller une puisque Bertram Capitaine de soirée a parlé de dix minutes de marche. Bertram Capitaine de soirée... Non, vraiment, tu es le seul à sentir que l'année 2028 va très, très bien se terminer?

Le pas un peu chancelant, tu laisses tes amis te guider dans les rues londoniennes. L'air frais te fait du bien mais t'as toujours tendance à marcher trop près du mur, ou des lampadaires, ou des boîtes postales, ou des poubelles. Il faudrait que tu te souviennes de ce sort que tu as lancé sur tes affaires, dans le dortoir des jaunes, pour qu'elles s'écartent naturellement au passage de Zen. Et que ton toi!sobre l'appliques sur ton toi!bourré. Heureusement qu'Ethan et Bertram sont là pour t'éviter la casse. T'es content, Gus. Tu pourrais chanter comme Baloo dans Le Livre de la jungle. Ou Hakuna Matata. Tu fredonnes en marchant derrière tes deux comparses, d'abord toi t'es Pumbaa ok? Parce que tu sens la poubelle. Bertram Timoon. Bien sûr qu'Ethan est Simba, c'est un carnivore. Tu leur épargnes la comparaison, mais dans ta tête ça fait it means no worries, for the rest of your daaays! It's our problem-freeeee philosophyyyyy...

... un p'tit verre de vodka~ Hey, on est arrivés!

Merci Gus, heureusement qu'ils ont un GPS. C'est un bar sorcier à l'ambiance festive, brillante et pailletée, et oh!

Y'a de la musique live!

Un groupe joue sur une scène, devant laquelle s'agglutinent des sorcières et sorciers, et probablement d'autres créatures de la nuit comme vous, et tu es ravi. Tu suis tes potes à l'intérieur du bar, en répétant:

C'est trop bien, y'a de la musique live!

Tu n'es pas difficile en matière de soirée, dès que t'es un peu bourré. Mais ta nature introvertie ne te conduiras jamais naturellement dans une salle de concert ou une boîte de nuit, ou tout autre lieu où on ne peut ni s'entendre ni parler. D'ailleurs, t'aimes pas aller au ciné accompagné. Un bar, c'est plus intime quand même. Pas ce soir, mais on a saisi l'idée. Tu aimes beaucoup trop écouter des musiciens jouer, aussi, si bien que tu oublieras qu'il y a beaucoup trop de gens autour de toi, pour t'incruster sur la piste de danse... après des petits shots.

De la musique live!

Oui bah c'est bon, on a compris. Heureusement que t'es là... Tu t'assieds sur le tabouret du milieu en enlevant ta veste et tu fouilles tes poches, avant d'en sortir triomphalement ce que tu cherchais depuis le début: les lunettes de soleil galaxie. Tu les enfiles avec une bonne tête de winner.

Yeaaaaah!

Les verres commandés par Bertram arrivent et tu le remercies, avant de choisir au hasard un shot couleur vert pomme. Derrière tes verres fumés, ils ont tous la même couleur de toute manière. Tu t'assures que tes potes soient servis avant de trinquer tous ensemble:

Allez, pour finir dignement l'année! Que le sort vous soit favorable en 2029, que Bertram nous honore de ses pulls soyeux, qu'Ethan reste le meilleur d'entre nous et que Merlin ait pitié de nous tous aux examens!

Tu fais sonner ton verre contre les deux autres et tu bois, cul sec. Vodka-menthe... citron? Yep. Nice. Tu t'accoudes contre le comptoir et tu enlèves tes lunettes pour les poser sur le nez d'Ethan:

Tiens, mon p'tit lapin. Pour te protéger des spots.

Tu ne peux plus cacher ton taux d'ébriété avancé derrière les verres, maintenant, mais tu te dis qu'Ethan en a plus besoin que toi.

Comment tu te sens? Ça tourne pas trop?

Tu lances un regard entendu à Bertram. Observations du spécimen semi-vampirique dans le milieu alcoolisé de la nuit, prise 1.
PETIT LAPIN VERSUS L'ALCOOL
New Year's Eve 2028
Londres
avec Bertram & Ethan
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 30 Déc - 1:16


Toujours aussi fourbe ce Bertram, excité comme un gamin à l'idée de voir mes photos de bébé. Ça ne se passerait pas comme ça, pas si j'avais mon mot à dire. C'est comme ça que j'avais sonné le départ, on ne peut plus content de sentir l'air frais de cette soirée d'hiver, accompagné d'un frisson. Peut-être devrais-je faire l'effort d'au moins fermer mon manteau finalement, bien que je n'aie pas vraiment l'impression d'avoir froid. J'étais simplement... bien ? Détendu, un sourire au coin des lèvres, prêt à passer un bon moment. Pire, je n'aurais pas dit non à un peu de sport là, une envie soudaine d'être actif alors que, pourtant, je n'aurais pas été surpris de me trouver plus maladroit, ou plus lent, qu'à l'habitude. Toujours est-il que Bertram, force décisionnelle du groupe considérant que j'étais un novice et que Gus n'était pas trop en l'état, nous trouva rapidement une destination. J'étais prêt à le suivre aveuglément, ayant décidé de me prêter au jeu pour la soirée d'une part et, de l'autre, vouant une confiance profonde au Serdaigle. Ce dernier me demanda d'ailleurs si je savais qu'il y avait un bar aussi près de chez moi, ce à quoi je me contentai de répondre par la négative d'un signe de tête. Mains enfoncées dans mes poches, je jetai une oeillade sceptique à mon ami d'enfance lorsqu'il fut questionné sur le début de sa soirée. De ce que j'en savais via les messages que m'avaient envoyé l'intéressé, il n'avait rien de prévu pour le nouvel an avant que je ne le contacte.

J'abandonnai toutefois ce fil de pensée lorsque nous arrivâmes à destination, le brun s'occupant de nous faire entrer. Il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Et niveau sonore, il y avait de quoi me donner mal au crâne en temps normal. Et là ? Je ne savais pas trop, ce qui était déjà en soi une amélioration. Telle une vieille lame, j'étais émoussé. D'intolérable, la force musique était devenue agaçante, dérangeante. Une amélioration certaine. Par contre toutes les lumières et les odeurs... Je dû cligner des yeux, me sentant soudainement un peu dépassé. Par bonheur, les observations de Gus attirèrent mon attention, me poussant à esquisser un sourire malicieux, taquin, et à me pencher vers lui pour lui annoncer sur un ton presque innocent :

« T'as vu Gus ? De la musique live !! »

Gagnant les tabourets, je me départis moi aussi de mon manteau. Il faisait déjà assez chaud comme ça dans le bar, d'autant plus que je me sentais un peu réchauffé, comprenant enfin l'origine de ce genre de phrases populaires. Mon regard plissé vagabondait ça et là, curieux de voir comment les gens s'amusaient ici. Piste de réponse, voilà que Bertram nous commandait un nombre impressionnant de shots, avec un petit facteur d'imprévu. Bien sûr, on pouvait compter sur Gus pour lancer les célébrations, attrapant un verre avant de porter un nouveau toast, nous incitant à faire de même. Docile, je m'exécutai, l'écoutant faire son petit speech.

« Et que Gus reste le bro dont on a tous besoin ! »

Ajoutais-je en laissant mon verre se cogner aux autres, car il aurait été dommage de ne pas l'inclure lui aussi. Arrivait le moment de vérité... Ouh, sucré. Je mis quelques instants à reconnaître la saveur d'érable de mon shooter, n'ayant pas nécessairement l'habitude d'en manger puisque, voilà, on connait tous ma diète. Ce premier verre passé, Gus me proposait gentiment ses lunettes et c'est avec soulagement que je les enfilai avant de m'adosser au bar, tourné vers la salle. Ça devait être un drôle de spectacle que de me voir là, souriant, confiant, avec les lunettes de mon bro et des shooter sur le comptoir à côté.

« C'est déjà mieux, merci ! »

Et comment je me sentais ?

« Mieux que je l'aurais cru ! La musique est un peu forte, mais ça s'endure, j'crois. Les lumières c'mieux avec les lunettes. L'odeur... »

Je me retournai, attrapant un nouveau verre avant de le porter à mon nez et de le sentir, concentré. Ce fut un plus long que d'habitude, ce que j'attribuai à l'odeur de l'alcool tout autant qu'à mon état. Néanmoins, le verdict aurait de quoi décevoir Bertram.

« Réglisse noire ! Je peux toujours tricher avec les shots, mais... ouais ! Un volontaire pour le test du pouls ou on peut s'en passer pour ce soir ? »

Demandais-je avant de boire le verre que j'avais en main. Pour l'instant je me sentais quand même là, mais ouais. Disons que ça commençait à lentement se faire sentir tout ça. Au moins, tout se passait pour le mieux. Pas de problèmes à signaler, à ma connaissance. Peut-être aurais-je eu un avis différent si j'avais réalisé que, dans mon empressement à quitter la maison, j'avais oublié d'emporter avec nous une poche de sang animal. Ça aurait pu être une sécurité utile, mais seul le temps nous dirait si cet oubli serait catastrophique ou pas. Sans compter que, lunettes fumées sur le nez, la couleur de mes yeux leur serait également dissimulée. Mais tout ça, j'étais loin d'y penser.
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 30 Déc - 12:26

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Alright, keep your secrets, Argus. De toute évidence il n’était pas dans ce bar puisque la présence de musique live l’émerveille et plutôt trois fois qu’une. Ethan en profite pour le taquiner et je dois avouer que ça me fait bien rire. Ca veut dire qu’Ethan commence à s’amuser, non ? Le  ” T’as vu y a de la musique live” on le ressortira à Gus en soirée, ça c’est sûr. Le temps que les verres arrivent Gus fouille dans son pull pour brandir fièrement ses lunettes galaxie. Il est vraiment trop fier d’avoir reçu ces lunettes. C’est dingue comme on peut faire plaisir en offrant un simple objet…. Et en pensant ça mes doigts tapotent brièvement l’intérieur de ma veste, où se trouve ma baguette et ...une montre très élégante.

10/10. Absolument fabulous



En tout cas j’approuve le style de mon voisin avec un rictus taquin, claquant des doigts avant de lui tirer dessus en mode fingerguns. Le poufsouffle a vraiment l’air ravi, un peu à l’ouest mais ravi, et c’est le genre d’enthousiasme qui fait plaisir.

Mes comparses s’occupent de porter un toast à cette fin d’année qui s’annonce bien. Je n’ai rien à ajouter à un toast aussi parfait. A part peut-être leur souhaiter de nouvelles expériences, mais ça casserait la rime.

Santé !!



Et le premier shot a un goût de fruit des bois. Un peu sucré mais sympa. Et de surenchérir avec un petit rire :

T’es trop cool pour ce bar mon petit lapin en sucre. Bientôt tu seras trop cool pour traîner avec nous.  



S’il me lance un regard par dessus ses lunettes, je meurs, c’est sûr. Avec son petit sourire taquin ça serait le combo parfait. En tout cas le semi-vampire nous fait part de son ressenti. Tant que ça lui convient….Je balaie la salle du regard. Au bar les odeurs d’alcool flottaient dans l’air, mais s’il se rendait sur la piste de danse ça risquait d’être la fête aux odeurs corporelles. Autant rester encore un peu ici le temps que l’alcool n’émoussent ses sens. Attends - il peut tricher avec les shots, je me redresse immédiatement :

C’est pas juste !



Et voilà qu’il enchaîne avec le test du pouls. C’était une blague ou pas ? J’aurai pu très simplement lui tendre mon bras mais quelque chose me retenait. A la longue j’avais considéré ces gestes comme un peu intimes, un peu privilégiés...un peu gênant à effectuer en public donc. Je savais que c’était mal. Mais….mais pas de mais. Au moins Ethan ne pensait pas pareil et je masquais ma réticence derrière une expression parfaitement adaptée.

Si t’arrives à sentir ton shot c’est que t’es pas encore assez bourré. On testera ça plus tard. En attendant...il faut boire !



Je m’empare du deuxième shot de couleur rose. Il faut parler un peu fort pour se faire entendre :

Je lève mon verre à la plus géniale de toutes les mamans - c’est la tienne, Ethan - qui incite son fils trop sage à la débauche et aux mauvaises fréquentations pour notre plus grand plaisir ! Avec ta bénédiction, Emelyne,  Santé !



Et c’est barbe à papa. Carrément trop sucré. Je me tourne alors vers Argus, car je sais qu’il partage mon opinion, même si pour le coup je baisse la voix - essayer de voir si Ethan est capable de m’entendre. En temps normal tu peux murmurer à l’autre bout du banc et avec son ouïe supersonique il est capable de m’entendre. Je sais que si je dois lui faire passer un message rien qu’à lui je peux murmurer et il m’entendra. Et moi, je trouve ça absolument génial.

On en parle aussi du fait qu’elle est carrément canon ? Sérieusement, qu’est ce qu’ils ont dans leur code génétique ?



Et sur cette remarque provocatrice et irrévérencieuse, j’entame mon troisième shot. Mon sourire se dissipe bien vite en une moue profondément dégoutée

Pouah….cire d’oreille..eurk



Direct je passe au quatrième pour faire passer le goût. Mauvaise pioche. Je m’écrie :

AAAH! Piment ! Sans déconner !



Ca brûle. Je dois me faire les deux suivants : orange et ananas pour faire passer ce picotement dans ma gorge avec un soupir de soulagement. J’en étais déjà à 6 et depuis le début de la soirée je n’avais ingéré que quelques petits fours au ministère et un ou deux morceaux chez Ethan. Je peux pratiquement entendre mes neurones pousser leur dernier cri d’agonie.

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Argus I. Catwright
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 30 Déc - 17:10

Tes deux amis se fichent un peu de toi, tu le sens, mais ça te fait juste rire. Tu pavanes avec tes lunettes galaxie, la musique est de qualité, en plus, tu entends même des gens chanter en chœur quand le groupe reprend des titres connus. L'ambiance est bonne et quand vous trinquez tu sens ton petit shot de vodka-menthe te réchauffer comme le whisky pur-feu ne l'avait pas fait auparavant. Le bro dont on a tous besoin. T'es pas sûr de mériter ce titre à ce point, mais ça c'est parce que tu dois encore bosser ton estime personnelle. Ça te touche; tu te demandes depuis quand tu considères ces deux garçons comme tes amis et pas 'juste' des potes. Mais tu t'imagines plus passer le réveillon de l'An avec personne d'autre, et tu te sens con de ne pas l'avoir réalisé plus tôt. Tu soupires, un peu blasé de ton légendaire non-talent pour gérer tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un lien social. T'as toujours galéré pour t'impliquer, mais avec Bertram comme avec Ethan, ça te semble plus facile. T'as pas l'impression de faire beaucoup d'efforts et pourtant, ils sont là. Tu ne sais fichtrement pas comment un tel miracle est possible. Mais avec tout l'alcool que tu as dans le sang, tu te sens ultra reconnaissant et même un peu ému. Ce que tu caches derrière un air faussement désintéressé. De toute manière, t'es tellement bourré que tes expressions faciales n'en sont réduites qu'au grand sourire niais ou à l'air de ne pas savoir ce que tu fais là. Tu es donc dans le deuxième cas quand tu demandes à Ethan comment il va. Il semble que l'alcool réduise la portée de ses super-sens. Tu n'as pas pris de quoi noter, mais tu écoutes tout de même avec toute l'attention dont tu te sens capable. Tu ne sais pas ce qu'est le test du pouls, mais Bertram réagit, donc ça doit venir de leurs expériences secrètes. Tu fais comme si tu n'avais pas entendu mais tu gardes l'info dans le coin de ton cerveau qui n'est pas encore ravagé par l'alcool. Tu reprends un shot, bleu électrique, et tu grimaces, avant de rire:

Ugh, ça a le goût du dentifrice! Mais Ethan, moi j'pense que tant que tu sens encore que je pue, c'est bon. C'est quand tu commenceras à dire que je sens la rose qu'il faudra s'inquiéter!

Ça te fait marrer. De toute façon y'a tellement de monde dans ce bar que vous allez bientôt tous transpirer toute l'eau de votre corps (ou tout l'alcool, plutôt). En prévision de ça, tu retires à regret ton hoodie galaxie, que tu attaches à ta taille comme les enfants. T'as un peu trop de trucs dans cette poche pour te permettre de le perdre. En plus tu y tiens. Il est swag. Tu restes en t-shirt, un de ceux que tu portes pour dormir normalement, vu que tu t'es pas vraiment changé en sortant de chez toi. Vous trinquez à nouveau, à l'initiative de Bertram, qui met cette fois à l'honneur madame Stevenson. Tu ne peux qu'approuver et tu bois fièrement un truc transparent... euh. On dirait du fenouil? Meh. Quand Bertram se penche pour te faire des confidences, ta mono-expression passe au grand sourire un peu crétin et au regard entendu. I know, right?

Je me demande si elle est toujours célibataire...

Tu parles sans réfléchir et tu réalises deux secondes trop tard que tu viens de te griller auprès du Serdaigle. Bon. Il doit se douter de qui était ton gros crush, maintenant. Alors au point où tu en es... Tu lui désignes Ethan et tu ajoutes à voix basse:

Tu sais le pire? Il s'en rend même pas compte.

C'est un truc récurrent chez les gens beaux. Tu ne parles pas des soi-disant beaux-gosses qui se la pètent et qui profitent de leurs charmes, non. Les vrais gens beaux, ne savent même pas qu'ils sont beaux. Parce que la beauté, c'est pas seulement une question de physique. On dit toujours aux moches que c'est la beauté intérieure qui compte, combien de fois t'as entendu cette phrase, et tu te l'es répétée pour t'en convaincre, sans la comprendre, jusqu'à ce que tu rencontres des gens comme Ethan. Bon, tu l'appliques pas encore à toi-même, parce que tu devrais bosser l'amour-propre (on va dire que c'est dans tes projets à long terme... quand tu penseras à autre chose que tes cours) mais tu sais que c'est vrai. Tu le sais d'autant plus que tu t'intéresses pas vraiment à l'apparence des gens, c'est pas ça qui est attirant. Qu'est-ce que ça peut faire d'avoir un physique avantageux si t'es méchant et con comme un balai? Tu souris à ton complice. Tu lui diras pas, t'aurais besoin de plus de shots pour ça, mais c'est un compliment qui vaut aussi pour lui. Tu jettes un regard autour de vous et tu continues vos messes-basses par:

Mais quelque chose me dit qu'il va vite comprendre.

Il est tellement BG là qu'il brille mieux qu'un spotlight. Tout le monde est attiré par la lumière. Surtout les gens bourrés. C'est comme les moustiques.

Rapprochez-vous, on fait un selfie!

Tu sors ton pineapple, galères un peu, retrouve l'application qui fait des photos et tente d'immortaliser votre trio légendaire. Mieux vaut maintenant que quand vous serez tous complètement pétés.

J'vous enverrai ça. Et aussi d'autres trucs, préparez-vous à être filmés!

Tu vérifies le résultat. Ta tronche aurait besoin d'un filtre, mais t'as l'impression que cet artifice serait inefficace sur Ethan. Saleté de demi-vampire. Tu soupires, le menton dans une main. À ce rythme, lui aussi va se trouver un petit copain ou une petite copine, et tu te visualises déjà dans dix ans aux mariages de tes deux amis. Tu seras le mec bourré au fond qui chiales devant le bonheur de tes potes. Ou alors tu seras celui qui pécho une des demoiselles d'honneur dans une arrière-salle et qui gâche la fête, parce que t'es un grand pro pour bousiller des trucs. Tu sais bien que c'est pas ton genre, mais tu ne peux pas t'empêcher d'élaborer des scénarios pathétiques où ta solitude est premier protagoniste. Même qu'elle gagne un Oscar.

Ugh, j'vous laisse un instant.

Tu entres dans ta seconde phase alcoolisée: celle où tu déprimes. Et t'as pas l'intention de laisser ton toi chiant gâcher la soirée. Tu commandes un verre d'eau (meilleure décision que tu aies prise depuis que tu as accepté l'invitation d'Ethan, tes reins t'en remercient), avant de prévenir où tu vas, pour ne pas éveiller la mère ourse qui sommeille à l'intérieur du semi-vampire:

J'vais pisser. Soyez sages. Bertram, tu bois pas tout!

Il est en train de s'enfiler les shots à la vitesse de la lumière, il va pas être bien! ... dit le mec qui a eu de la peine à descendre de son tabouret et qui titube vaillamment vers les W.C. Tu t'es peut-être surestimé, Gus. Ça faisait longtemps que tu n'avais pas bu autant... T'as vraiment pas envie de finir la soirée en comatant dans ton coin alors que les deux autres s'amusent bien.
PHASE DEUX
New Year's Eve 2028
Londres
avec Bertram & Ethan


Dernière édition par Argus I. Catwright le Dim 30 Déc - 20:58, édité 1 fois
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 30 Déc - 19:08


Bientôt trop cool pour traîner avec eux hein ? Je me marrai un peu, imaginant déjà la scène d'ici.

« Tu sais bien que je suis trop chiant pour les cool kids, sitôt que j'aurai commencé à leur dire qu'il faut étudier j'vais me faire mettre à la porte. Et ce sera tant mieux !  »

Je n'avais nullement l'intention de m'intégrer à un autre groupe de gens, de rejeter mes véritables amis au profit d'un groupe plus populaire ou que sais-je encore. J'étais un Poufsouffle moi, pas un Serpentard. Au diable l'ambition de monter l'échelle sociale, il n'y avait pas meilleur endroit que parmi les miens. Eux me connaissaient, me comprenaient et, maintenant que j'étais moins coincé qu'au quotidien, leur intérêt pour mes prouesses sensorielles m'amusait un peu. Moi, fier ? Un peu, j'avoue, surtout quand Bertram exprima son mécontentement sur ma capacité à tricher aux shots. Ne trouvant pas de réplique assez smartass sur le coup, je me contentai d'hausser les épaules avec un sourire juste un peu smug. Après cela, j'avais aussi évoqué le test du pouls, qui fut remit à plus tard par le bleu, presque à ma surprise ou, plus honnêtement, à ma déception. Han. C'est moi où j'avais soudainement moins de scrupules ? Avais-je proposé le test par intérêt scientifique ou pour me trouver une excuse de me rapprocher de Bertram ? Question qui aurait pour seule réponse un shot à la framboise, suivant l'hommage qui avait été fait à ma mère.

« C'est vraiment la meilleure. »

Dis-je pour moi-même, en bon petit fils à sa maman qui repensait à toutes les choses qu'elle avait fait pour mon bien. De leur côté, néanmoins, ils avaient continué dans une direction moins pure et innocente. Curieux, je tendais l'oreille, tentant de capter ce qui se disait au travers de la musique et des voix des autres fêtards. Retrouver la tonalité de Bertram n'était pas difficile, c'était une habitude maintenant. Je reconnaissais aussi le rythme, presque comme si je me concentrais pour entendre la basse au milieu d'une chanson rock. Je savais qu'elle était là, je l'entendais, mais le faible volume, mon taux d'alcoolémie et les bruits ambiants m'empêchaient de reconnaître tout à fait les mots. C'était un peu frustrant en vrai, cette impression d'être soudainement limité. Et, pour ne pas aider ma cause, voilà qu'un duo de jeunes femmes rigolant entre elles venait de prendre place au bar, tentant d'attirer mon attention du côté opposé à celui de mes amis.

« Hey ! Salut ! »

« Mh ? Bonsoir. »

Lançais-je avant de rapidement les ignorer, plus intéressé par les messes basses de mes camarades. Malheureusement, c'est presque comme si elles étaient déterminées à attirer mon attention. On se demande pourquoi. Si j'avais su toute l'ironie de la situation.

« C'est la première fois que tu viens ici ? Un beau mec comme toi j'pense qu'on t'aurait remarqué avant ! Hahaha ! »

« Mmhmh. Oh, merci du compliment. »

Du coin de l'oeil, je vis que le bleu venait de prendre un autre shot, les verres vides commençant à s'amonceler autour de lui. Sans réfléchir, je reposai le shooter que je venais de prendre, sans y toucher. Chassez le naturel et il revient au galop, ce n'était pas par hasard que j'étais la mama bear ici, mais bien parce que j'étais toujours le premier à décider de rester sage. Enfin, c'était peut-être un peu tard pour ça remarque. J'aurais dû y penser avant le bloody whisky. Heureusement, Argus venait à la rescousse, encore et toujours. Sérieusement, que l'on donne une médaille à ce gars. Ce n'était pas le héros que nous méritions, mais celui dont nous avions besoin.

« Désolé, on me demande ailleurs ! »

Sourire aux lèvres, je m'empressai de me joindre au selfie de groupe. C'était une bonne idée, ça nous ferait de beaux souvenirs. Mieux, ou pire encore, il avait dans l'idée de filmer.

« Je sens que ça va nous faire de belles conversations demain matin. »

Nous imaginer tous assis dans mon salon à regarder avec honte, et mal de tête, les moments capturés par Argus avait de quoi faire sourire. Enfin, non, non non. Si ma mère commençait à faire sa curieuse, ce serait le moment le plus honteux de ma vie, probablement. Je devrais penser à vérifier ces vidéos et... Pffh. Tu réfléchis trop, Ethan. T'es pas là pour ça. Ils font tous ces efforts pour que tu te détendes, pour que t'arrête de réfléchir autant. Et si tu commençais à faire ça un peu ? Et hop, une nouvelle gorgée pour moi.

« Miam, sang de gobelin ! »

Désolé Vanyar. Toujours est-il que c'est le moment que Gus choisit pour s'éclipser, s'empressant de mentionner où il allait lorsque je me préparai à quitter mon siège. Got it, je reste là, mais sois prudent quand même. Mon regard songeur caché par les verres fumés galaxie, je le regardais avancer en espérant qu'il n'entre en collision avec personne ou qu'il ne se vautre pas au sol. Bon, ça avait l'air d'aller. Un coude appuyé sur le comptoir, c'est donc vers le troisième mousquetaire que je portai mon attention.

« Et nous voilà de nouveau seuls. »

Il y avait tant de choses que j'avais envie de lui dire, de répliques que j'avais envie de lui envoyer. De provocations peut-être bien. Nous étions là pour nous amuser et, quelque part, je mourrais d'envie de le faire. D'autant plus qu'avec le bleu, la notion d'amusement prenait une toute autre couleur, une toute autre saveur. Peut-être devrais-je en profiter, pendant que l'alcool brouillait mon légendaire self-control pour mieux le remplacer par un peu d'audace.

« C'est le moment si tu veux me demander quelque chose, sauf si tu préfères attendre la prochaine partie de Never Have I Ever, bien sûr. Ne t'inquiète pas, je ne mords pas. »

J'avais terminé sur un sourire sans doute trop fier, trop taquin, découvrant de nouveau ces fameuses canines qui venaient ajouter une nouvelle dimension à mes mots. Pourvu qu'il ne se renfrogne pas, pourvu qu'il ne se referme pas. Je voulais revoir son air arrogant, recevoir une réplique cinglante et polie, dévastatrice. Si j'étais le premier à m'en formaliser, lorsqu'il se montrait plus hermétique que nécessaire dans le contexte de notre amitié, je ne pouvais m'empêcher d'admirer la justesse de son jeu, l'adresse de ses tours de passe-passe. Ça faisait partie de Bertram et, plutôt que de le lui reprocher, là j'avais simplement envie d'en profiter un peu. De voir qui de nous deux l'emporterait.
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 30 Déc - 22:30

I solemnly swear …. I’m going to run wild

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Pour le coup j’étais plutôt content de partager des petits secrets avec Argus qui, tout comme moi, était donné une paire d’yeux fonctionnels. En effet il fallait être sacrément aveugle pour ne pas réaliser à quel point Ethan et Emelyne avaient des points communs, notamment le fait que la nature les avait gâté sur tous les points. Intelligents, généreux, altruistes, un peu aventureux mais aussi d’une beauté époustouflante. Au départ je pensais qu’il s’agissait d’une de ses blagues avant qu’il ne me lance ce regard un peu perdu. Ah bon ? J’avais visé juste ? Oups. Même si sa quête semblait vaine au premier abord, je devais admettre qu’il avait du goût. Emelyne Stevenson était à tomber par terre, comme son fils. Maintenant il fallait prier pour qu’on puisse ajouter “cougar” à son profil déjà impressionnant.

Mon regard glisse de mon interlocuteur vers l’autre poufsouffle indolent. Argus mettait le doigt sur quelque chose : il en était parfaitement inconscient. On ne pouvait dire autant de sa mère, ni du reste de la population. D’ailleurs...il ne se rendait même pas compte qu’il était en train de se faire draguer. Incorrigible. Elles étaient mignonnes en plus. Mais ils les délaissaient sans scrupule juste pour un selfie avec nous. De larges sourires, des joues un peu rougies et voilà ce cliché de débauche immortalisé. Argus doit m’en envoyer une copie, c’est collector ça ! Il prétend aussi jouer aux réalisateurs mais vu comment il est parti, il va finir sur les épaules d’Ethan et retour à la maison. Au moins il pourra peut-être tenter un miracle du nouvel an sur mama bear qui prendra certainement le plus grand soin de lui.

Un cliché de toi dans un bar c’est collector. Et puis il faudra bien prouver à ta maman qu’on a pas passé la soirée à se tourner les pouces.



J’étais habitué de devoir rendre des comptes. Ethan enchaîne les shots, sans se soucier du regard noir que lui lance la serveuse semi-gobeline. Hmmm...autant ne pas lui faire remarquer alors qu’il commence un peu à se lâcher. Et voilà que la nature appelle le plus bourré d’entre nous qui s’inquiète pour ses verres abandonnés...à juste titre. Avec un sourire et une voix flûtée je lui fais signe de loin :

Je promets rien  ~



Je le suis du regard jusqu’à ce qu’il pousse la porte des toilettes indemne. J’ai même pas besoin de me retourner pour savoir que le semi-vampire fait pareil. Tellement prévisible.

T’inquiètes pas pour lui, c’est un grand garçon.



Je pense qu’on pouvait compter sur Argus pour pouvoir pisser tout seul, non ? Ce qui ne laissait qu’Ethan et moi au bar. Un être vous manque et tout est dépeuplé, sans Gus pour faire tampon, l’atmosphère semble changer. Ou c’est l’alcool ? J’adresse un sourire à mon camarade, un peu déconcerté par ces lunettes de soleil qui masquent son expression. Est-ce qu’il me regarde ou est-ce qu’il fixe la porte des toilettes avec impatience ? En tout cas, on évite le silence gênant. Enfin silence….dans ce brouhaha on aurait pu juste se poser et écouter la musique. Mais voilà qu’il me tacle dès le début. Je l’attendais au tournant, celle-là, mais ses lunettes changent la donne quand moi je n’ai pas d’endroit où me cacher. Je n’ai pas l’habitude d’être en position de faiblesse avec Ethan, c’est intéressant. Je penche la tête avec un sourire gêné avant de relever les yeux vers lui. Il ne se rendait pas compte de l’ironie ?

….“Je ne mords pas..”. Dit-il en dévoilant ses crocs.



Sourire moqueur, mes lèvres s’entrouvrent pour passer ma langue contre mes canines, souvenir de la soirée où je les avais allongées. Evidemment que je n’ai pas peur de lui et il le sait pertinemment bien. D’ailleurs j’échange de place avec Gus qui n’est pas encore revenu pour se plaindre. Je remplace ses verres pas les miens

J’aime bien cet aspect de ta personnalité. Un peu insolent Un peu provocateur.Tu devrais boire plus souvent.



Est-ce qu’il sait ce que ça me fait ? Est-ce qu’il sait que ça le rend terriblement séduisant ? Encore plus quand son expression reste indéchiffrable et enflamme mon insatiable curiosité. Je me demande s’il s’en doute. Mais ce petit jeu n’a rien de dangereux. Il ne sait pas ce que je ressens.Et même si je doutais de moi ou d’un éventuel dérapage, je savais que saint Ethan Stoker ne mettrait jamais un pied de travers...même s’il me trouvait à son goût. Mais bon, chacun ses goûts. Même quand on a des goûts de chiottes.

Tiens pour la peine….Gus a assez bu de toute façon et toi pas assez



Je lui tends un des verres de Gus et prends le mien pour trinquer avec lui en arborant un sourire un peu taquin

A un adversaire digne de ce nom.

A un Ethan qui se lâche  ~



Le goût frais et sucré de pastèque submerge mes papilles avec ravissement. L’alcool me picote la langue et l’oesophage avant de me rendre le bout des doigts un peu duveteux. Et là c’est le moment d’être real, d’être honnête, de poser les véritables inquiétudes. Parce que j’ai été cruel, et ça serait royalement idiot de perdre un ami pour ça. Les yeux levés vers lui, le ton plus sérieux, je lui demande :

T’es fâché ? Pour tout à l’heure ….



Il avait totalement le droit de l’être. A sa place je n’aurai pas apprécié.

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 31 Déc - 1:04


Mon regard inquiet à l'endroit de Gus avait visiblement été capté, ou deviné, et Bertram y allait de son petit commentaire, m'encourageant à moins m'en faire. Le jaune était un grand garçon, après tout.

« Ils grandissent si vite. »

Tant qu'à être le mom friend, autant l'assumer, non ? And then there were two. Le bleu et moi-même, seuls au comptoir. Enfin, c'était relatif bien sûr, mais certains lieux publics avaient cette capacité étrange à créer un environnement intime, là où on avait l'impression d'être seuls. Quoi que j'avais aussi la fâcheuse habitude de réfléchir trop à ces trucs là auxquels littéralement personne d'autre ne pensait. Qui sait. L'important, c'est que je n'avais pu m'empêcher de taquiner un peu, de provoquer amicalement, disons ça comme ça. Serait-il assez à l'aise pour ne pas se renfrogner, ne pas se cacher derrière une énière pirouette ? Semi-victoire, on me renvoyait un commentaire sur mes crocs. Pas sa meilleure performance, mais tout de même appréciable.

« Si on ne peut même plus sourire... »


Ironique, considérions que nous le faisions justement tous les deux. Sans doute pour faciliter la conversation, car ce ne pouvait être que ça, Bertram s'était rapproché d'un banc, empruntant la place d'Argus. Alliant la parole aux gestes, le jeune homme y était même allé d'un compliment, soulignant son appréciation de cet aspect de ma personnalité. Me faisant plus sérieux, je profitais du couvert des lunettes de Gus pour le détailler alors qu'il parlait, seul mon sourire en coin à mi-chemin entre la fierté et la tendresse pouvant potentiellement vendre la mèche. Je devrais boire plus souvent hein ?

« Puisque c'est si gentiment demandé. »

J'attrapai un nouveau shot, pour mieux m'en faire offrir un autre directement après par le bleu qui semblait décidé à me faire perdre mes moyens. Il avait toutefois raison sur un point, valait mieux moi que Gus. Qui sait quelle quantité d'alcool il avait déjà avalé cette nuit celui-là. Pour une énième fois, un toast était porté et, pour là... euh... deuxième fois ? Troisième ? Je ne savais plus trop, mais c'était à propos de moi, voilà. Et, évidemment, ça me paraissait incomplet.

« Et aux amis qui m'ont donné le courage de le faire. »

Caramel celui-là. Je crois. Après un moment j'avais avalé trop de saveurs différentes, elles commençaient à se ressembler un peu. Fades, seul le poids de l'alcool continuait de me secouer la gorge de manière consistante. Je n'aurais pas dit non à un autre shot au sang de gobelin, honnêtement. Enfin, un peu de focus, de retour au moment présent. Qui sait quand serait ma prochaine occasion d'être seul avec Bertram, assis dans un bar ? Cette pensée semblait d'ailleurs partagée puisque, bien que ce fut avec un peu de retard, le concerné saisissait finalement l'opportunité que je lui avais offert sur un plateau d'argent. Étais-je fâché ? Je fronçai les sourcils, faisant mine d'y réfléchir quelques secondes avant de réaliser que c'était peine perdue. À ce stade-ci, les mots sortiraient comme ils avaient bien envie de sortir.

« Au début ouais, je m'y attendais pas. Puis... Je sais pas, t'as souris et j'étais plus fâché. J'veux dire, j'comprends. C'est le genre de trucs que tu fais, je commence à m'y habituer, même que parfois je trouve ça plutôt pratique. Tu sais toujours quoi répondre, tu as toujours une idée derrière la tête et je préfère te voir comme ça, fier et arrogant avec ton coup d'avance sur tout le monde. Je préfère ça que de te voir douter de toi ou croire que t'es moins bien que ce que t'es. C'est juste... J'ai pas envie que... que ça se mette entre nous tu vois ? Si t'as un truc à me demander, tu peux le faire. Pareil si t'as besoin de confier un truc ou je sais pas quoi. J'suis là pour ça. J'suis là pour toi et je te jugerai pas et on sait déjà que j'arriverai pas à rester fâché très longtemps alors... Ouais... »

Je marquai une pause, l'esprit un peu embrumé. J'avais l'impression d'avoir beaucoup parlé, mais les mots flottaient dans ma tête et je ne savais plus si je parlais depuis trois secondes ou depuis trois minutes. Un peu découragé, je lâchai un soupir amusé, comme un rire avorté, constatant l'évidence.

« Comme quoi je parle toujours trop, même comme ça. Le bon côté des choses, c'est que j'ai plus aucune idée de ce que goûtent ces shots. Le mauvais côté, c'est que si on teste comme d'habitude, te mordre n'est sans doute pas la pire chose que je pourrais faire. »

Ferme ta gueule, Ethan. Il y a trop parler et trop parler, quand même. C'était plus efficace que du veritaserum ces cochonneries. Juste enchaîne sur autre chose, change le sujet, oublie ce que tu viens de dire. Avec un peu de chance il aura pas remarqué ou il aura pas entendu ou je sais pas quoi. Me retournant, je jetai un regard par-dessus mon épaule, en direction de la porte des toilettes.

« J'espère qu'il s'est pas perdu en chemin celui-là. »
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 31 Déc - 12:41

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Les gens nous surprennent rarement. Ils restent droit sur leurs rails, prévisibles et ennuyeux - de véritables déceptions. Mais ce Ethan, celui qui osait me tacler devant tout le monde, pointer du doigt le fait que j’étais full of shit et qui pourtant continuait de m’estimer…. j’avais envie d’apprendre à le connaître un peu plus. Et en tout cas il semblait être détendu, pas mal à l’aise ma présence ni ma proximité, il accepte même le verre que je lui tends ! Je savais qu’en prétendant que c’était pour le bien de Gus il y consentirait. Ethan ne se refuse rien ce soir et ça fait plaisir. J’avais bien entendu la plainte de sa mère, si Ethan ne finissais pas par terre, mort bourré, un sourire idiot de satisfaction sur les lèvres, j’aurai échoué dans ma mission.

Comme toujours il complète le toast. Bon il y avait encore du boulot. Ce mec ne peut pas juste prendre un compliment sans le retourner ? Tsss. Je vois clair dans tes tentatives de diversion. T’aimes pas être le centre d’attention ? Dommage, parce que ce soir c’est all about you et tu ne pourras pas te défiler indéfiniment.

T’es fâché ? On est toujours amis ? C’était ça mon inquiétude principale. A jouer comme des gamins à ce jeu dangereux, je craignais d’aller trop loin, de le blesser. De commettre le genre d’erreur qu’on ne peut pas réparer. De m’y perdre de surtout de perdre, plongé dans mon égoïsme de perdre de vue l’objectif. Et s’il était en colère depuis tout à l’heure mais avait décidé de ne pas le montrer, juste pour ne pas plomber l’ambiance. Ca ressemblait à Ethan, de prendre trop sur lui.

Il réfléchit avant de me fournir une très longue réponse. Trop longue. Il se perd dans ses explications mais pour masquer quoi ? Et ça transparaît encore. Je ne t’en veux pas, parce que quand tu fais ça tu es sûr de toi. Et je préfère ça. Et tu es là, Ethan, à dire des bêtises comme quoi tu préférerais subir mes sales coups et mes trahisons si ça me fait me sentir bien. But it doesn’t, not always. Et pourtant tu n’as pas l’attitude d’un martyr ou d’un sacrifice mais tu acceptes de te laisser égratigner juste pour mon plaisir. Et il dit qu’il n’a pas envie que ça se mette entre nous et je hoche la tête, le regard fixé sur les shots de Gus pour ne pas le regarder, lui. Il a raison. Je n’ai pas envie que ça se mette entre nous. Son amitié est trop précieuse. Des gars comme Ethan, si vous avez la chance d’en rencontrer un prêt à monter au créneau pour vous, vous ne le laissez pas tomber. Et pourtant je le traite si mal. J’aimerai qu’il puisse le voir. Et de me punir de la façon dont je le mérite. J’essaierai d’être un meilleur ami, Ethan, mais je ne promets rien.

Ah Ethan, tu ne sais pas ce qui est mauvais pour toi.

Sans préambule, je pique un des shots de Gus et je le descends direct. Pulsion directe, tentative de fuite et de noyer ma culpabilité.Désolé, Gus. Herbe...bizarre mais pas totalement déplaisant. Je secoue un peu la tête en grimaçant. Ca commence à faire beaucoup d’alcool. Et je rêve où il est en train de flirter avec moi ? Voilà qui me déstabilise un peu.

Pire que me mordre, tu veux dire…. parler encore plus ?



Je lui souris. L’humour est parfois la meilleure défense. Je te fais marcher, Ethan et tu cours. C’est qu’il commence à faire un peu chaud dans ce bar. J’enlève ma veste avec prudence et la plie sur mes genoux. Mes doigts grattent le col de ma chemise et de marmonner, très contrarié

J’ai l’air d’un bouffon avec ce truc.



Je lance un regard vers la porte des toilettes pendant que mes doigts défont ce truc ridicule. Je laisse le morceau de tissu pendre des deux côté de mon col et j’ouvre un bouton sur mon col. Mama bear n’est pas là pour me surveiller, je n’ai plus besoin de porter ce masque ridicule. Pas de signe de Gus, pas encore.

Il a probablement juste un peu de mal à viser.



Je tire un peu sur le gilet sans manche qui dessine ma taille. Au moins sans la veste et le noeud j’ai plus l’air de sortir d’un enterrement. Je défais le bouton de ma manche droite et pose mon poignet sur le bar, juste sous le nez du semi-vampire. C’est l’occasion de voir ce qu’il faut, coup de poker, je dis que tu bluff Ethan. J’essaie de capter son regard caché derrière les verres fumés. Je n’ai pas peur moi. Tu peux y aller.

Fais-le si tu le sens. Ou pas. Tant que tu ne mords pas, je pourrais tout te pardonner.



Je suis sûr qu’il ne va pas le faire. Ou alors juste prendre mon pouls et rien de plus. T’es trop gentil, Ethan, trop pur. Tu devrais te faire un peu plus confiance et en avoir moins en les autres. Parce que si tu les laisses faire, ils vont saisir toutes les occasions sans scrupules.

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 31 Déc - 15:01


« Bon point. Je devrais simplement me taire et laisser parler ceux qui savent faire. »

C'était peut-être simplement pas pour moi, de parler autant, de chercher à maladroitement expliquer mes ressentis. J'essayais pourtant, quand c'était important, quand c'était avec des gens auxquels je voulais vraiment m'ouvrir, mais ça se terminait en longs monologues très cheesy, un peu cringe. Comme quoi la sentimentalité, de nos jours, ce n'est plus ce que c'était. Quant à savoir si l'esprit de Bertram s'était vraiment arrêté à ça, je le connaissais trop pour y croire. Nous savions tous les deux trop bien ce que j'avais dit, ce que je sous-entendais. Il avait simplement eu la gentillesse de ne pas me forcer à assumer. Pas pour l'instant en tout cas.

J’ai l’air d’un bouffon avec ce truc. Ouais, mais un joli bouffon. Ouf, heureusement que je l'ai pas dite à haute voix celle-là. Aussi honnête que je sois, il y avait quand même une limite aux trucs que je pouvais sortir du tac au tac en espérant tout excuser plus tard avec l'excuse de l'alcool. Du coin de l'oeil, je suivais ses gestes, ses mains qui avaient défait le noeud papillon, ouvert un peu son col. Mon regard s'était perdu aux alentours de son cou, de ses cheveux, de ses épaules. Perdu en contemplations qui avaient la chance d'être dissimulées par les fameuses lunettes. Mais, là encore, je n'étais pas au bout de mes surprises. C'était au tour de son poignet d'être mis à nu, posé sur le bar devant moi telle une offrande. Mais qu'est-ce que...? Tant que tu ne mords pas, je pourrais tout te pardonner. Il est sérieux là ? Bien sûr qu'il l'est. Bertram l'a déjà dit, il n'a pas peur de moi. Sa confiance en moi est totale. Son poignet est là, à ma portée. Ce ne serait pas la première fois que je poserais la main sur lui et, aussi mal que ce fut, une part sombre de mon esprit espérait que ce ne serait pas non plus la dernière.

« Eh. T'as trop confiance en moi. Ou alors... T'as envie que je dérape, mais t'ose pas le demander. »

Si j'avais dans l'intention d'en faire un contact délicat, tendre, mon état ne permettait guère ce genre de retenue et de douceur. C'est plutôt avec une certaine chaleur que ma main s'était posée sur l'intérieur de son avant-bras, le parcourant d'une caresse assumée avant de s'arrêter au niveau de son poignet. Je pouvais sentir, du bout des doigts, le rythme de son coeur. La seule chose qui ne pouvait me mentir, stratagème que j'avais déjà employé par le passé. De ma main libre, je vins retirer les lunettes fumées, les jetant sur le comptoir devant moi sans trop y penser, sans m'inquiéter de leur état. Je voulais croiser le regard de Bertram, y plonger sans que qu'une barrière galaxie ne se mette entre nous. C'était important.

« Je refuse de te perdre alors... »

Je marquai une pause, distrait par ma gorge sèche. Par la chaleur de sa peau, par le pouls de son coeur, par mon envie de me rapprocher de lui. Un peu de concentration, Ethan. C'est maintenant que j'avais le plus besoin de penser à ce que je faisais, mais je n'y arrivais pas. La seule chose qui me répondait, c'était l'écho douloureux de mon coeur et une sensation de tournis. Et, avec une certitude qui avait de quoi me faire peur, je savais de quoi j'avais envie. Mais je ne devrais pas, n'est-ce pas ?

« J'ai peur de faire un truc que... que tu me pardonneras pas. Un truc que je devrais pas faire. C'est con à quel point j'ai peur de te perdre alors qu'en vrai bah, j'ai déjà perdu. C'est tellement con. »

Je ne pu m'empêcher d'en rire un peu, les choses semblant beaucoup moins dramatiques sous l'éclairage festif d'un bar. Libérant le poignet de Bertram, je m'accoudai au bar et enfoui la même main dans mes cheveux, la tête basse. Je me mordais l'intérieur de la joue, frustré, invoquant à moi le goût du sang avec un picotement de douleur. Par chance, mon esprit était trop embrumé pour vraiment sombrer et c'est donc avec un sourire éteint que je continuais dans les chemins tortueux de mes réflexions à haute voix, mon moral n'arrivant pas à sombrer sous un certain seuil, pour l'instant.

« Et le pire c'est que du coup, je suis vraiment un mec chiant et inoffensif. Et si je te laisse penser ça de moi alors, si y'avait quoi que ce soit... Pas que je veux qu'il y ait quoi que ce soit, je sais que je suis pas... »

Que je suis pas Beckett.

« Mais merde pourquoi j'arrive pas à prendre une putain de mauvaise décision dans ma vie. C'est tellement con. »
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 31 Déc - 16:09

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Il y a une lueur de malice dans mon regard, un souffle de provocation dans ma voix. Mes lèvres s’étirent en un sourire énigmatique alors qu’il m’attribue des intentions. Elles sont floues. Je sais que tu ne vas pas le faire, t’es trop gentil. Peut-être que quelque part, j’espère. Mais jamais je ne me l’admettrais. Je veux voir de quoi tu es réellement capable. Le bien comme le mal. Tu peux essayer de te cacher derrière une paire de lunettes, mais j’arriverai toujours à te faire sortir de tes gonds. Quand je te fais marcher, tu cours et qu’est-ce que j’aime te voir courir...

Mais je m’attendais pas à cette caresse, ni à ce frisson. C’est le problème quand on ouvre la porte à la sensualité, ça donne juste envie de continuer d’explorer. Je connais la sensation, je connais le plaisir que ça peut me donner et celui que je peux procurer avec assurance. C’est le problème de tes aveux, Ethan, tu m’as invité à entrer et j’ai été tenté. Etre voulu, être désiré, c’est la plus douce des caresses…. Et c’est juste une caresse sur le bras, juste un regard à soutenir. Tout est flou et je ne contrôle pas ce que mon flux sanguin te murmure. Je n’ai pas peur pourtant, je n’ai pas honte - merci l’alcool.. C’est avec arrogance que je toise, avec ce sourire malicieux un peu figé qui s’efface doucement lorsque je rencontre ton regard bleu.

me perdre ?

Sa main s’envole, son regard me fuit. Il a l’air blessé.
Non, ce n’est plus marrant ce jeu quand ça fait vraiment mal à Ethan.

Quel jeu stupide. Je replace ma manche par dessus ma manche, un peu gêné mais aussi désolé. Je l’écoute alors qu’il vomir ses sentiments. Parfois j’aimerai que tu taises, ça me permettrait d’être ignorant et de continuer à t’embêter. Je replace une mèche derrière mon oreille pour me donner une contenance. T’es vraiment un sale con, Bertram. T’es comme ton père. . Je devrais dire à Ethan que je suis désolé, que je suis un sac à merde et qu’il aurait raison de me coller des claques.

T’es le premier mec que je connais qui essaie de prendre des mauvaises décisions et qui n’y arrive pas.



Moi j’essaie de les éviter et pourtant je me vautre tout droit dedans.

T’inquiètes, t’auras plein d’autres occasions. Et pas qu’avec moi.



Et j’aurai peut-être mieux fait de garder le mystère et de t’arrêter.

Et tu m’as pas perdu. Je suis là Ethan, non ? Si je tombes tu me rattrapes et vice versa, tu te souviens ?



Oui, Ethan, tu te souviens ? Je peux compter sur toi et ...tu peux compter sur moi. Je sais, je crains. Et je suis presque sûr que la seule raison pour laquelle t’as rien fait, c’est parce que tu as encore fait passer mon bien devant tes envies, comme tu le fais toujours. Et je suis un connard, un gros gros connard mais je te jure qu’un jour, je me rattraperai. Un jour je serai un bon ami pour toi. C’est ma résolution pour la nouvelle année et ça commence maintenant. J’enfonce un doigt accusateur sur son torse tout en prenant un air faussement menaçant.

Et te traites pas de chiant, con ou inoffensif, parce que t’as beau être un de mes potes, quand on parle comme ça des amis, y a des baffes qui se perdent.



Et puis je lui souris. Tentative bâclée et vaine de lui remonter le moral. Heureusement que mon regard perçoit un Gus titubant qui revient. Je lui fait un grand geste ( trop grand, merci l’alcool, encore) et je lui laisse sa place.

Putain Gus t’en as mis du temps ! T’as carrément manqué Ethan flirter avec une fille, c’était impressionnant. Mais elle avait un copain doooonc….il s’est prit un petit rateau. Mais gentil quand même. T’inquiètes pas Ethan, la prochaine sera la bonne ~



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Argus I. Catwright
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 31 Déc - 18:16

Après avoir abandonné tes camarades de beuverie, tu te frayes un chemin titubant jusqu'aux toilettes. Il y a tellement de monde dans le couloir que tu hésites à sortir dans une ruelle pour te soulager, mais il fait froid... T'as ni ta veste, ni ton écharpe, et pas envie de geler. Surtout pas en baissant ton froc. Tu fais donc la queue en buvant ton verre d'eau, que tu remplis aux robinets une fois à l'intérieur des W.C. hommes/créatures de sexe masculin. Y'a le petit symbole du centaure mâle sur la porte, tu peux pas te planter. S'cusez-moi... Tu te rappelles plus comment on dit 'poussez-vous peut-être?' en langue des êtres de l'eau, mais y'a deux wannabe!Ariel qui font leurs princesses devant les éviers et tu dois forcer le passage pour entrer. Tu t'enfiles plusieurs verres d'eau en attendant qu'un urinoir se libère, ce qui te fait beaucoup de bien: t'as la gorge sèche et la bouche pâteuse.

C'est chiant parce que y'a trop de monde pour avoir le choix, alors quand ton tour vient t'es obligé de te mettre entre un gobelin (ça, ça va) et un demi-géant, quoi. Tu fais ton affaire rapidement pour ne pas être tenté de jeter un coup d'oeil sur le côté, pour la science évidemment, ça ferait trop bobo à ton ego de mâle, et tu remballes tout ça en faisant encore une fois un détour par les lavabos. Fuck! T'as fait tomber ta baguette et le sol est crade. Tu te laves les mains et la baguette (à ne pas sortir de son contexte), dépité, et tu la remets bien au fond de la poche ventrale de ton hoodie, entre tes gants et tes sous. Tu ressors finalement des toilettes, le corps plus léger mais la tête embrumée. Tu aurais besoin de prendre un peu l'air... Tu pianotes sur ton pineapple pour trouver de nouvelles idées de soirées en retournant au coin bar, où tu retrouves Ethan et Bertram. Le second se décale pour te rendre ton tabouret, alors tu souris avec un air faussement séducteur:

J'vous ai manqué?

Apparemment non, ils se débrouillaient bien sans toi, surtout Ethan, puisque Bertram te révèle qu'il a dragué une nana (CHAMPION!) et qu'il s'est pris un râteau (sadly). Tes réactions s'en retrouvent exacerbées par l'alcool, enthousiasme, déception et empathie mêlées dans un cocktail bruyant, parsemé d'une touche de réconfort maladroit parce que... bah, t'es naze pour consoler les gens.

NON tu DÉCONNES? J'devrais pas rire, pardon, j'suis désolé pour toi, Ethan. J'suis aussi désolé d'avoir raté ça... Maiiis t'as bien fait de tenter! J'suis fier de toi! Et t'inquiète pas euh, un poisson de perdu, dix de retrouvés!

C'est pas ça. Tu lui tapotes maladroitement l'épaule, avant que ton regard vitreux ne se pose sur le comptoir. Y'a carrément moitié moins de shots qu'à ton départ! Tu regardes tes amis d'un air qui se veut sévère, mais c'est ton expression bourrée/paumée qui ressort. Tu te contentes alors de lever les yeux au ciel, avant de commander ta propre tournée: trois bières sorcières, estampillées 'GB'. Tu poses les pintes devant tes amis:

Goûtez-moi ça, c'est une spécialité d'ma ville: la Great Boston. Mais entre nous, on l'appelle la Godric's Butt. Ou pisse de dragon. Vous allez vite comprendre pourquoi. C'est pas d'la bièreaubeurre pour les fillettes!

La bière, bien que dorée, est extrêmement amère. Tu fais claquer ton verre contre ceux des copains, mais tu sais plus à quoi trinquer. Sur scène, le groupe entame une reprise rock de l'hymne britannique et ça te rappelle une chanson qu'on t'avait appris jadis. Tu bouges en rythme et chantonne avec un sourire malicieux:

Merlin save our gracious Beer, long live our noble Beer, Merlin save the Beer! Thy choicest drinks in store, on us be pleased to pour! Long may Rhum reign, may he drench our maws, and ever give us cause to drink with heart and sing: Merlin save the Beer !*

Ça vaut bien un toast en bonne et due forme, non?

Tu agites ensuite ton téléphone:

Y'a une soirée karaoké à deux pâtés de maison d'ici, on bouge? En plus y'a 10% de réduction sur toutes les bières avant minuit!

Ce qui est un argument décisif, on le sait. Plus de réduction = plus d'argent, plus d'argent = plus d'alcool, cqfd. Tu récupères ton manteau et ton écharpe, mais dans la précipitation tu percutes un autre client. Et là, c'est le drame. 1/3 de bonne bière amère renversée sur un demi-être de l'eau courroucé! Un de ceux que t'as croisé aux W.C. Bon, il t'a déjà fait chier tout à l'heure, il va pas recommencer? Étant déjà grande gueule au naturel, tu t'excuses par un:

Oups! Désolé, mon pote. Au moins t'es bien hydraté!

L'autre dit un truc que tu comprends pas, parce que t'as pas fait langue des sirènes lvl1, mais vu le ton employé il rigole pas à ta blague.

Eh oh, ça va, tu vas pas nous chier un déluminateur, est-ce que j't'insulte dans ma langue, moi?

Je t'insultais pas, crétin...

Ouais bah tu viens de le faire, alors tu vas t'calmer tout de suite hein!

C'est pas la première fois que tu t'embrouilles dans un bar, mais généralement ils sont moins bourrés que toi, alors quand Ariel la demi-sirène te pousse légèrement et que tu répliques de la même façon, t'es surpris de le voir tomber par terre. C'est fragile comme ça, les êtres de l'eau? Au point de vaciller sous la force de tes p'tits bras? Tu relèves les yeux, tout con, sur ses copains. Là tu comprends que ça va partir en couilles parce qu'ils sont plus taillés dans l'oeuf du roi triton que celui de la petite sirène, et qu'ils bloquent votre seule porte de sortie.

Tu n'es pas seul, bien sûr. Derrière toi, tu as Bertram pour t'épauler à coups de répartie bien placée, et Ethan qui est un demi-vampire, un fait qui devrait suffir à calmer toute la salle. Mais t'as peur que la maman ourse évolue tel un Pokémon en grizzli. Tu recules et t'attrapes Ethan par la manche de son pull d'un côté, de l'autre tu passes la main à travers le bras de Bertram, celle qui tient ta bière, parce que faut pas déconner tu vas pas gâcher une aussi belle pinte. Et tu transplanes. Et il est possible que tu aies crié Hasta la vista, losers! dans le feu de l'action. Le tourbillon qui vous emporte se fait moins flou et tu perds ta bière en cours de route. Le 1er janvier à 8h, Madame Merryweather, qui habitait à 6km de là, trouvera un verre estampillé 'Bertie's Best Choices' sur son balcon. De votre côté, vous atterrissez dans une ruelle, à dix mètres de votre prochaine destination. Personne ne s'est désartibulé, aucun petits bouts de vous n'a été laissé derrière comme un remake gore du Petit Poucet. Tu as donc bel et bien un super pouvoir? Tu ne réalises même pas la chance de cocu que tu as eu sur ce coup-là (heureusement que t'es célibataire en fin de compte), car la sensation désagréable qui tord un peu le ventre à chaque transplanage ne te quitte pas, pire: elle menace de te submerger. C'est peut-être la faute de la bière amère. Ou t'as juste atteint ta limite, Gus. Tu lâches les bras de tes amis, tu te retournes, et tu vomis.

Long live the beer!

*Que Merlin sauve notre noble bière, longue vie à notre illustre bière, que Merlin sauve la bière! Verse sur nous tes meilleures boissons! Puisse le rhum régner longtemps, puisse-t-il humidifier nos gosiers, et toujours nous donner une raison de boire avec notre coeur et chanter: que Merlin sauve la bière! (grossomerdo hein, j'ai pas pas pris Chansons à boire sorcières lvl1 en option) Ça correspond aux couplets 1 et 3 si vous voulez chanter en coeur huhu
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New Year's Eve 2028
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 31 Déc - 19:25


Cette conversation, non, toute cette soirée, était en train de prendre des directions que je ne lui aurais pas imaginées. Ce petit moment à coeur ouvert avec Bertram, déjà, allait finir par me percuter avec la force d'un hippogriffe lancé à pleine vitesse. Je parlais trop, j'en disais trop, je découvrais des trucs à propos de moi alors qu'ils quittaient tout juste mes lèvres. J'avais pas réalisé avant, pas du tout. Je pensais pas que ça me tiendrait autant à coeur, que ça me secouerait autant, que ça me coûterait autant d'en parler. Je pensais pas non plus que j'aurais le courage de le faire, tant qu'on y est, mais l'alcool m'avait délié la langue and the rest was history. J'ignorais si c'était pour me rassurer, par admiration ou quoi que ce soit, mais voilà que le bleu me disait ne jamais avoir rencontré quelqu'un comme ça, qui galérait à prendre de mauvaises décisions.

« C'est une façon comme une autre d'être unique je suppose. »

Avais-je répondu avec un sourire amer. Plein d'autres occasions et pas qu'avec lui hein ? J'aurais bien envie de dire qu'il a raison, parce que dans les faits c'pas tiré par les cheveux, il a sans doute pas tort. Concrètement parlant, néanmoins, disons que j'étais un peu dans un mood défaitiste là tout de suite. J'étais un semi-vampire, c'était normal, j'étais pas fait pour être avec quelqu'un et tout ce qui s'en suit. Du coup je ne lui réponds rien, je laisse planer le silence jusqu'à ce qu'il en rajoute une couche. Je n'ai rien perdu du tout, il est toujours là et je suis toujours là. On continue de s'encourager mutuellement et d'être là l'un pour l'autre, comme de vrais potes.

« Ouais. J'me souviens, ouais. »

Je fixe mes mains, jointes sur le comptoir du bar. Le coeur n'y est pas trop, là tout de suite. Du coup Bertram redouble d'efforts, attire mon attention avec son doigt et, le regard absent, je fixe sa main pendant qu'il parle, qu'il essaie de me dire de pas me rabaisser parce que j'ai beau être un pote, ya des baffes qui vont partir. Pardonne-moi si je ne suis pas très intimidé, mon ami. D'autant plus que j'ai l'impression qu'il me prend en pitié, qu'il essaie de se racheter. Ça ne me plait pas.

« C'est bon, tu peux arrêter. Je t'en veux pas. »

C'est même normal tout ça. C'était attendu. J'ai juste fait n'importe quoi. Si j'avais pas bu, s'il n'y avait pas eu ce stupide jeu, sans doute qu'il ne l'aurait jamais su. Je l'aurais gardé pour moi, j'aurais fait semblant de rien. Si je m'en étais rendu compte, déjà. Ça m'aurait peut-être pris plus longtemps à assumer, si je n'y avais pas été un peu forcé prématurément. Par bonheur, voilà que le messie revenait, notre sauveur, notre 'Gus national. Ceci étant dit, je ne sais pas pourquoi Bertram crois nécessaire de raconter cette histoire bidon, si ce n'est pour tourner le couteau dans la plaie. Le regard que je lui jette est tout sauf sympathique, parce que c'est bon, je t'ai dit que je t'en voulais pas, mais faut pas abuser. Bien sûr, Argus n'a aucune idée de ce à quoi il fait référence et s'exclame, tout déçu qu'il est d'avoir manqué ça. Bienveillant, il félicita mon courage et, à sa façon, m'encouragea à ne pas perdre espoir. Merci, Gus.

« Ouais, peut-être la prochaine. »

Lui répondis-je en forçant un sourire. Je n'y croyais pas du tout, évidemment. Mais il avait fait l'effort et je voulais pas lui gâcher sa soirée. On était pas là pour ça. J'pourrais toujours prendre un moment plus tard pour me remettre. Là j'avais juste envie de me défouler. Ça tombait bien, parce que 'Gus avait justement dans l'idée de nous faire continuer à boire. À ma grande surprise, j'étais pas contre du tout. Je le remerciai pour la bière, y goûtant sans trop me soucier du goût. C'était fade de toute façon alors à quoi bon. J'avais juste envie d'être un peu moins là. Au moins mon ami de toujours semblait s'amuser ferme, chantant un air qui m'était inconnu avec entrain. C'était pas plus mal. La musique forte, les gens festifs, Argus de bonne humeur. Maintenant que j'avais choisi d'opter pour le silence, et de ne plus me tourner vers Bertram, ça pouvait aller. Tant qu'on me laissait un peu tranquille.

Je m'étais toutefois exécuté docilement lorsqu'Argus demandait un autre toast, après sa performance musicale. Visiblement inspiré, c'est dans cette direction qu'il souhaitait orienter la soirée. Karaoké hein ? Pourquoi pas, j'étais prêt à les suivre sans poser de questions. J'enfilai mon manteau, glissant rapidement les lunettes galaxie dans l'une des poches, et me préparai à partir, bière à la main. Et c'est là que les choses avaient un peu dérapé. Les esprits étaient échauffés et voilà que 'Gus avait des démêlés avec les dix poissons que je venais visiblement de retrouver. Lorsque j'avais vu mon ami tituber, ma bière s'était posée sur le comptoir. Lorsqu'il avait poussé l'autre au sol, j'avais repéré, plus loin, l'approche de spécimens plus menaçants. That's my cue.

Si Argus recule, ce n'est pas à cause de ses jambes. C'est moi qui a posé une main sur son épaule et qui l'a tiré vers l'arrière, je vais m'occuper de ça. Les iris sanglants, la mâchoire qui me démange, j'ai l'impression que l'on a répondu à mon appel, à mon envie de bouger un peu. J'avais juste besoin d'une bonne raison et, en s'attaquant à Argus, ils m'en avaient donné une. Eeet... avant que je puisse aller trop loin, c'est le concerné lui-même qui m'attrape le bras pour m'empêcher d'avancer. L'instant d'après, le monde disparaît et je m'accroche à Gus par réflexe pour mieux être recraché durement dans une ruelle. Je titube et, bien sûr, perds l'équilibre, m'échouant au sol comme une merde alors que l'air quitte mes poumons. Fermant les yeux, je me résolu à ne pas bouger tout de suite. Ma tête tournait beaucoup trop pour ça et, au loin, je croyais entendre le bruit que quelqu'un qui se vidait les entrailles. Au moins l'air frais avait quelque chose de vivifiant, je suppose que c'était un plus. Quant à savoir si j'allais me relever ? Bientôt, bientôt.
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Mar 1 Jan - 4:03

I solemnly swear …. I’m going to run wild

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Lentement mais sûrement, il se fane. Il n’y a pas d’autres mots. Il connaissait la situation et quelque part il ne m’avait même pas laissé l’honneur de le remballer. Moi je l’avais encouragé, comme un enfant cruel et égoïste. Techniquement je n’avais pas dit non. Il avait fait le travail tout seul, pour me rendre service. Il connaissait la situation, savait que c’était voué à l’échec. Mais il n'avait même pas posé la question. Il n'avait pas laissé d'espace pour une réponse. Mais moi je lui avais juste dit à demi-mot que je ne voulais pas le perdre. Moi je lui avais dit touche-moi si tu l’oses et j’avais tenté avec des tournures de phrases malhabiles d’adoucir le coup. Je suis égoïste, je sais. Je veux tout - ce n’est pas juste. Pardonne-moi, Ethan.

Il dit qu’il ne m’en veux pas mais je ne le crois pas. Honnêtement je préférerai qu’il soit en colère qu’il me lâche les méchancetés que je mérite avec clairvoyance. Mais la tempête a fait suffisamment de dégâts, c’est le moment de compter les blessés et de recoller les morceaux ?

Argus revient de son escapade des cabinets et j’invente une histoire proche de la réalité pour expliquer le comportement de son camarade. C’est si facile de prétendre que rien ne s’est produit. Facile d’éviter le regard d’Ethan comme il évite le mien et de rejoindre Argus dans ses chants paillards avec enthousiasme et  une belle chope mousseuse à la main. Elle est pas si mal cette bière. Avec un peu de chance elle emportera ce sentiment de culpabilité et transformera ce sourire menteur en sourire sincère. L’alcool étouffe les sens, non ?

Elle est pas mal du tout ta bière Gus ! C’est quoi le nom encore ?



J’avais pas bien entendu dans le brouhaha ambiant. Okay, j’avoue. J’avais à moitié écouté. Je suis un peu distrait quand je suis un peu bourré. J’accueille l’idée de mon comparse avec enthousiasme. Ouais le karaoké ! Voilà qui allait nous changer les idées.

Excellente idée ! Mais ça va être bondé, non ?



Réduction de bière au nouvel an, ils savaient comment attirer le chalant ceux-là. J’ose un regard à Ethan qui n’a pas posé les yeux sur moi depuis 5 minutes et demie. Ca ira pour lui ? Il ne se plaint pas en tout cas, pas besoin de le secouer d’avantage. La décision est prise, c’est Argus qui prend le titre de capitaine de soirée, si seulement le destin ne s’en était pas mêlé.

Honnêtement j’ai pas tout suivi. Juste que Gus a reversé sa bière sur un semi-être de l’eau ( ou être de l’eau ? Bizarre) et que des mots ont été échangés. J’étais sur le point de lui dire de se calmer et l’intimer de se casser fissa quand Ethan le défenseur féroce commence à montrer les crocs. C’est un peu effrayant quand il est comme ça.  La situation dérape, m’échappe, je commence à percevoir les pires scénarios de toute ces conneries et heureusement Gus a pris la bonne décision . Il m’attrape par le bras et sans prévenir...c’est la dégringolade dans l’espace-temps.

Et comme toujours dans ce genre de situation inattendue, je me fige et je m’accroche à ce que je peux comme si ma vie en dépendait. Et j’attends que ça passe. Mes pieds touchent le sol et je tombe à genoux. Ma bière coule sur l’asphalt et la choppe glisse de main,  se brise en une constellation sous la lumière des néons et des réverbères. Je me sens malade, comme si je venais de passer dans une machine à laver. Respiration saccadée. Si je parviens à ne pas vomir, c’est à peine. Premier réflexe : est-ce que je suis entier ? Oui. Est-ce que j’ai ma baguette et le reste ? Oui. Est-ce qu’on nous a vu ?! Le lieu est désert. Et une flaque de vomi ( tiens, des carottes ?) se trouve près de Gus et moi. C’est lui qui a réussi à nous faire transplaner dans son état ? Chapeau bas.

….Putain Gus….préviens la prochaine fois.



Ou juste te bagarre pas avec le premier crétin venu.

Je me relève et balaie notre triste compagnie du regard. Gus est un peu gris mais entier. Ethan lui...gît sur le sol. Il a l’air entier aussi, c’est un début.

Ethan, ça va ? T’es blessé ?  



Il a l’air en vie. J’essaie de lui attraper le bras pour l’aider à se relever. Il faudrait remettre tout le monde

On...On est où au juste ?



J’suis complètement désorienté. On entend de la musique, des basses et des cris qui semblent venir de loin. Mais c’est la veille du nouvel an et toute la ville sursaute dans un dernier hoquet avant la nouvelle année.

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I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus
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