I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus

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Bertram Godfrey
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 13 Jan - 16:06

I solemnly swear …. I’m going to get a hangover

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Lorsqu’Ethan dit “ je ne me fais pas draguer par des gens, moi “ j’ai franchement envie de rigoler. Il est tellement aveugle quand il veut. D’ailleurs, il s’était regardé dans un miroir ? Je suis sûr que s’il était resté seul dans ce bar, filles et garçons auraient fait la queue pour lui refiler leurs numéro. Il ne se rendait pas compte de la chance d’avoir une génétique et un charisme naturel pareil. Je devais avouer que c’était aussi ce qui faisait son charme, ce manque total d’arrogance. Ethan avait tous les outils pour être un connard ou un bully. Mais la nature l’avait doté de toutes les qualités et pour seul défaut sa nature semi-vampirique. Et encore...est-ce qu’on pouvait vraiment parler d’un défaut ?

C’est pas très difficile de mettre Gus au tapis. En une prise, une plaisanterie et c’est fait. Et je m’attendais à ce qu’il se renfrogne, peut-être à ce qu’il me balance une autre vacherie avec humour n’importe laquelle. J’étais convaincu d’avoir réussi parfaitement ma pirouette. En humiliant Gus, je closais un sujet qu’il ne souhaiterait pas aborder à nouveau. C’était d’une simplicité puérile. Parfois je me demande comment font les gens pour ne pas se rendre compte à quel point c’est facile de les manipuler et de les maîtriser. Heureusement que non, sinon ils verraient clairs en moi. Ils verraient ce que je souhaite cacher, ce que je souhaite protéger. Ils se rendraient compte de mes faiblesses, de mes erreurs, de mes vulnérabilités. Et ça, ça ne peut pas se produire, n’est-ce pas ?

Le poids du poufsouffle quitte brutalement le canapé sur lequel on se trouve. Evidemment. Crétin, crétin, crétin. Crétin de Gus, regarde ce que tu viens de faire. Sa voix qui se fêle, comme une délicate porcelaine, reflète son coeur brisé. Je suis un idiot. Je suis un idiot. Je suis un idiot. J’ai jamais blessé personne jusqu’à présent en tout cas. Dans ma tête ca se traduit par un reproche. J’ai jamais blessé personne, moi. C’est vrai. Ethan n’a jamais blessé personne, lui. Moi, si. Et je l’ai fait de la façon la plus traître et la plus cruelle : avec un baiser. Mon moral plonge vers les abysses.

Qu’est-ce que j’ai fait ?  Quand il parle comme ça, il ya une partie de moi qui veut le rattraper, serrer son coeur fendu contre le mien, le supplier de me pardonner. Je ne veux pas te perdre, Ethan, ça c’est toujours vrai. Et puis il y a l’autre partie de moi, pragmatique, qui sait que lorsqu’on aime, il faut parfois laisser partir. Que le retenir et le faire espérer serait la plus cruelle de toutes les trahisons et la plus atroce de toutes les tortures.

Alors je reste là, seul dans le noir, avec ma punition : t’aimer en silence et savoir que je suis le seul responsable de ton coeur brisé.

Je garde les lèvres serrées, j’écoute la conversation qui dévie vers l’ex de Gus. Au final on ne sera pas grand-chose. Fille ou garçon ? Moi c’est ce que je voulais savoir. S’il elle était folle ou s’il était un peu bizarre. Ma voix rauque et un peu molle réplique pour le coup :

J’ai vu le contenu de ton estomac sur le trottoir, je pense qu’on est assez intimes.



T’es si secret, Gus. Qu’est-ce que tu caches ? C’était si important que ça pour toi ? Tu t’es fait plaquer, et alors ?  C’est pas la première fois et certainement pas la dernière. Les relations qui durent pour la vie ça n’existe plus et les premières d’entre elles sont  des tests, des essais bien souvent inconcluants. Mais je crois que j’ai déjà été assez dur avec lui, je vais pas cracher sur sa relation.

Désolé, Gus. Je suis sûr que tu trouveras quelqu’un de bien.  



Et qui pourra t’apprendre à embrasser correctement - ça je le garde pour moi.
Je m’installe sur le dos à fixer le plafond. les bras croisés sur mon torse par dessus les couvertures. Trouver un autre sujet de conversation ? Quelque chose de moins déprimant et de plus léger. Je dois avoir ça en stock.

Vous savez déjà ce que vous allez faire après Poudlard ? Ou bien ça vous arrive de réfléchir à quoi ressemblera votre vie dans 10 ou 20 ans ?



Si le présent n’est pas très reluisant on peut certainement trouver du réconfort dans le futur. Là où tout est encore possible. Tout est temporaire après tout.

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 13 Jan - 17:30


J’esquisse un sourire un peu vide lorsque Gus se formalise de la comparaison de Bertram à une machine à lavée. Le cœur n’y est pas, mais je sais que c’est drôle alors j’ai souris quand même. L’habitude. Le sujet persiste en cette direction alors que nous nous mettons à deux sur le cas de l’autre Poufsouffle, à propos du mystère de l’ex. Pas intime au point de se parler de ça hein ? Le corbeau y va de son commentaire sur le vidage de tripes et, pour ma part, je reste silencieux. J’ai au moins une demi-douzaine d’anecdotes qui me viennent en tête pour lui rappeler qu’on a littéralement grandit ensemble, dans la même chambre, mais je me retiens. Ce serait pas sympa de l’humilier comme ça devant le Serdaigle, d’autant plus que, s’il le voulait vraiment, Argus pourrait totalement me renvoyer l’ascenseur et ça, c’était pas un risque que j’étais prêt à prendre.

Pour mon grand bonheur, parce que je m’intéresse à la vie de mon ami et parce que j’ai vraiment besoin de me changer les idées là tout de suite, le voilà qui passe aux aveux. Au moins c’était bien durant un temps. Argus avait pu goûter à ce bonheur-là, celui de se sentir aimé. À croire que dans la pièce c’était moi l’anomalie. En même temps, ouais, c’est moi l’hybride après tout. Mon ami d’enfance commença par faire comme si tout s’était fini en bon terme pour mieux revenir sur ses mots. Ouais, ça devait pas être facile quand même. De se faire larguer. Qu’est-ce qui est le plus triste ? Avoir été aimé puis abandonné ? Être mis de côté sans jamais avoir pu se sentir vraiment désiré ou chéri ? Je ne sais pas. J’ai pas l’expérience de vie pour répondre à cette question-là, simplement celle de me dire que j’aurais encore préféré vivre l’expérience de Gus, qui nous éclaire d’ailleurs de sa sagesse. Profiter de ce qu’on a quand on l’a. Par cette logique, je suppose que je devrais déjà être content d’avoir des amis et profiter de ça. Ouais. Ça m’aide pas à retrouver le moral en tout cas, mais j’apprécie le sentiment. Il n’a pas tort, c’est juste que là tout de suite c’est pas ce que j’ai envie d’entendre.

On peut dormir si on a pas d’autres confessions à faire hein ? Ça va, j’ai fait la mienne déjà. C’est plus qu’assez pour une soirée. Puis là c’est le moment d’aller dans le même sens que le Serdaigle, pour réconforter un peu Gus. Enfin, je sais pas trop si c'est réussi, j'avoue que je commence à fatiguer.

« T’inquiète pas, Gus. Un poisson de perdu et dix de retrouvés. Puis t’a qu’à leur faire découvrir le pilou, avec ça tu vas les attirer comme du miel attire les mouches. »

Un jour, moi aussi, j’aurai un pyjama en pilou. Je réaliserai mon rêve de petit garçon, inspiré par Gus. D’accord, c’est n’importe quoi comme fil de pensée, mais ça a le mérite de me soulager un peu. Juste un peu. Puis, Bertram évoque l’avenir. C’est difficile ça. J’y pense beaucoup, évidemment. Je serais pas en train de me farcir une double licence si j’étais pas terrorisé par l’avenir. Quant à savoir à quoi ressemblera ma vie… Je m’imagine tout seul. C’est sans doute pas bien, sans doute trop pessimiste, mais ça a le mérite d’être honnête.

« Je sais ce que je veux faire en tout cas, je sais juste pas si on me laissera le faire. J’aimerais juste me rendre utile, réussir à prendre soin des gens, avoir un impact positif. Histoire que l’on voit autre chose qu’une paire de crocs et des poches de sang. J’aimerais changer la vie des gens en mieux. J’aimerais compter je suppose, faire une différence. »

Améliorer la vie des gens, des autres gens. Pas de moi. Je me doute de ce qui m’attend, j’en ai déjà un avant-goût là tout de suite. Peut-être que c’est ce que Gus voulait dire, en parlant de se contenter de ce qu’on a. Je serai peut-être jamais heureux, peut-être jamais tout à fait aimé, mais si au moins je peux rendre les autres un peu plus joyeux, leur apprendre des trucs, les aider à s’épanouir, peut-être que ça donnera un sens à ma vie. C’est con et je réalise que ça va me faire mal tout ça, parce que c’est déjà le cas. Parce que ça m’étouffe déjà. Mais en même temps, je pense que c’est ce que j’ai envie d’être. Si je ne peux pas être aimé pour ce que je suis, alors je serai celui auquel on pense avec reconnaissance. Celui qui s’est dédié à une cause, qui a changé le monde, un bon geste à la fois. Peut-être que, comme ça, j’aurai quand même réussi à améliorer une vie, même une seule. Peut-être que, comme ça, quelqu’un pourra voir une différence entre ma présence et mon absence.

« Enfin, oubliez ça. Il est tard je raconte n’importe quoi. »

Je me renfrogne, me tournant sur le canapé qui est, au passage, un peu trop petit pour que je puisse y être tout à fait confortable. Je croise d’ailleurs les bras, pour conserver ma chaleur corporelle. Est-ce qu’ils vont quand même répondre eux aussi ? Partager leurs propres aspirations dans le noir ?
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Jeu 17 Jan - 14:04

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles tu n'abordes pas certains sujets, qu'il s'agisse de ta famille ou de ta vie amoureuse (amoureux, amoureuse, adj. Synonyme: inexistant-e). Principalement parce que tu es pudique, et beaucoup parce que les deux craignent un peu et que tu détestes avoir l'opinion d'autrui sur le sujet, voire pire: leur compassion. Tu ne peux pas en vouloir à Bertram et Ethan pour leurs phrases clichées, bateaux mais compatissantes, ce sont tes amis. Tu aurais peut-être dû parler avec un peu plus d'entrain et faire plus de blagues pour montrer que ça ne t'atteint plus tant que ça. Tu crois. À 90% de certitude.

Non mais ça va... c'est bien aussi d'être célibataire. Ça prend du temps, ces trucs de couple!

Et j'ai pas que ça à faire, le DEMA, tout ça, tout ça... T'as l'impression de te répéter un mantra, ton hymne personnel: DEMA, DEMA, DEMA... La réplique d'Ethan te fait sourire, ça te rappelle un souvenir lointain et pourtant encore très clair dans ton esprit. Ta première vraie conversation avec Ethan, du temps où vous étiez jeunes et innocents. Tu lâches avec un petit rire:

Le monde n'est pas prêt pour l'invasion du pilou!

Bertram change de sujet, heureusement pour tes camarades qui n'auront pas à subir ta campagne de propagande pro-pyjama pilou, fluffy, chaud et confortable. C'est encore une question difficile, mais à propos de l'avenir, tu as moins honte d'avouer que tu ne maîtrises absolument pas le sujet. 10 ans? 20 ans?? c'est loin, tout ça. Tu écoutes d'abord la réponse d'Ethan, prévisible. Tu le savais déjà, un peu, mais c'est quand même touchant de l'entendre formuler à voix haute ses rêves. Et bon sang ce que ses ambitions sont nobles et louables.

C'est pas n'importe quoi.

C'était un peu brusque alors tu reprends, plus doucement:

Y'a quelques années on imaginait pas des hybrides à Poudlard. Et les Cracmols... les Moldus?? Pourtant, c'est arrivé. Je pense que tu y arriveras, Ethan, quel que soit le domaine que tu as choisi. C'est pas à toi de renoncer à tes rêves, c'est au monde de les accepter. Parce que quoi qu'en pensent les vieux sorciers débiles coincés au 15e siècle, le monde, il change. Avec ou sans eux.

Tu te doutes que cette belle tirade de soutien à Ethan semi-vampire qui voulait être enseignant ne te dispense pas de répondre toi aussi à la question, alors tu t'expliques à ton tour, non sans une pointe d'humour:

Quand j'étais plus jeune, j'ai pensé à tout plaquer pour élever des lamas en Islande! Mais franchement, si j'arrive à finir ce DEMA, autant m'en servir pour faire de la médicomagie et gagner plein de Gallions...

Que ce sacrifice ait valu quelque chose, nom de Merlin!

Et toi, Bertie, t'veux faire quoi?

Tu entends Ethan se retourner sur le canapé à côté, il a l'air un peu serré. Tu réalises que tu lui as volé son duvet et Bertram les deux couvertures restantes. Tu ne sais pas à quel point son organisme est habitué au froid, mais dans le doute, vaut mieux pas le laisser attraper la crève. Après tout, tu squattes son matelas...

Tu veux qu'on partage le duvet? J'te fais de la place si t'as froid.

Mais c'est bien parce que c'est toi.

Le sens du sacrifice, toujours.
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Ven 18 Jan - 23:31

I solemnly swear …. I’m going to get a hangover

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

C’est quoi cette histoire de pilou ? Je me sens un peu exclu de ce qui ressemble à une private joke. Je poserai bien la question si seulement j’étais pas déjà mis en PLS par Gus. Ne pas prendre les gens pour acquis, hein ? Ouais….ça ressemblait exactement à ce que je venais de faire. Prendre Ethan pour acquis. Prendre Beckett pour acquis. Je ne sais pas trop où je vais. Enfin là, nulle part, je veux juste disparaître sous un tas de couvertures.

Alors je mentionne le futur, le futur lointain, parce que le proche ne me semble pas plus réjouissant que ça. L’avantage de papoter dans le noir c’est que personne ne peut me voir même si je ne peux voir personne. Je ferme les yeux et j’écoute simplement sa voix fatiguée. Et ce qu’Ethan veut, c’est contribuer à la société à sa façon faire quelque chose de bien. C’est beau, c’est louable et honorable, bref Ethan quoi. Toujours tourné vers les autres, jamais sur lui-même. Histoire que l’on voit autre chose qu’une paire de crocs et des poches de sang. J’ai un petit sourire. Est-ce que tu sais que je l’oublie complètement parfois ?  Le sourire disparaît. Est-ce que tu sais que c’est pour ça qu’on a frôlé la tragédie aujourd’hui ? Ton semi-vampirisme fait partie de toi, mais il reste souvent dans mon angle mort. Parce que c’est pas à cause de ça que t’es remarquable.

Tous ces mots là, ils restent dans ma gorge. J’aimerai qu’ils s’envolent et qu’ils aillent battre dans tes oreilles, mais à quoi bon ? Pour te faire encore plus mal ? J’acquiesce faiblement avec Gus, en espérant que ma baisse drastique de moral puisse passer pour de la fatigue.

Ouais, c’est pas n’importe quoi...



Argus prend son rôle de bro très à coeur, il défend tous les fronts. J’aimerai en faire autant mais à quoi bon ? Je ne pouvais prétendre que l’inertie passive des sorciers allait être levée du jour au lendemain. Peu importe ce qu’il déciderait de faire, il allait rencontrer des murs et des obstacles. C’est pas juste mais c’est la vie. C’est bien joli ce que tu dis Gus, mais c’est pas vrai. Le monde est pas fait de licornes à paillettes et de bonnes fées qui t’aident à réaliser tes rêves. Si la société sorcière a déterminé que ta place était pas là, t’as pas le choix. La société sorcière elle ne va pas changer en un claquement de doigt.  En même temps qu’est-ce qu’on peut attendre d’une société fermée régie par une élite ? Si rien ne va, sors de la société sorcière Ethan...ou trouve un autre moyen de faire ta place. J’ajoute calmement :

… Je pense que peu importe ce que tu choisis, médecine ou défense ou encore autre chose, tu pourras faire une différence. Les gens vont essayer de te faire sentir petit et inadéquat, parce que c’est ce qu’ils font. Mais quand une porte se ferme, ouvre une fenêtre. Ils réaliseront que peu importe la discipline, ils seront chanceux de t’avoir....



Semi-vampire ? Et alors ? Ethan Stoker pourrait bien être plus motivé et plus compétent que n’importe quel sorcier du sang le plus pur. Il a la motivation, il a les compétences….ça serait parfaitement idiot de l’arrêter pour un détail aussi insignifiant que son régime alimentaire.

Gus, lui, a d’autres plans. En temps normal, sa remarque absurde me ferait rigoler mais j’ai pas trop le moral.

Les lamas c’est pour le pilou c’est ça ?



Gagner plein de gallions ? Je croirais entendre Beckett mais tu ne me tromperas Gus, je sais que tu es un poufsouffle. On sait que tu veux sauver des vies ou je ne sais pas quoi. Peut-être changer le visage de la médicomagie, ça serait cool. Le poufsouffle me retourne la question. J’inspire un instant, qu’est ce que je veux faire ? Tant de choses. Survivre à demain, déjà.

Je veux croiser le regard de mon père pour qu’il me rende des comptes. Je veux le fixer droit dans les yeux et qu’il me reconnaisse. Je veux qu’il vive dans la terreur de croiser mon ombre. Mais je ne peux pas vous dire ça, j’aurai l’air d’un psychopathe. Je veux prendre ma revanche en montrant que je peux être le meilleur père du monde sans le moindre effort. Je veux connaître l’inconnu et voyager. Savoir ce que les autres ignorent, utiliser cet esprit dysfonctionnel pour faire avancer quelque chose. Aller là où personne d’autre que moi ne peut aller, je ne sais pas. Réveiller la magie oubliée. Dans 10 ans je voudrais bien savoir qui je suis vraiment et ce que je veux. Dans 10 ans, j’aimerai bien être libre et heureux.

Mais même dans le noir, je ne peux pas vous avouer tout ça.

J’aimerai travailler au département des mystères - apprendre des secrets. Et me faire tatouer le bras. Tout le bras. Peut-être apprendre à conduire une voiture moldue.



La pointe de l’iceberg comme d’habitude. Enfin, je ne suis pas spécial. Tout le monde ne montre que la pointe de l’iceberg. Gus doit avoir une meilleure mémoire que moi ou une vision plus acérée puisqu’il se rappelle qu’Ethan est tout seul dans le froid et sans couverture. Je me redresse immédiatement, piqué par une mouche.

Oh- heu, attends, je vais te rendre ta couverture.



Mais je ne lui rends pas la sienne, celle qu’il a posé au dessus de moi. Je m’empêtre un peu pour enlever celle bien chaude juste au-dessus de moi. Ca va maintenant, je me suis bien réchauffé et je m’étais même surpris à être somnolent. Par contre pour lui rendre…Je plisse les yeux dans le noir, cherche prudemment à tâtons du bout des doigts.

T’es où .. ?



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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 19 Jan - 15:49


Oubliez ça, je raconte n’importe quoi. Je sais que je suis trop idéaliste, trop boyscout. Je sais que je suis juste moi, que je suis pas spécial, que dans le monde réel j’arriverai probablement pas à changer quoi que ce soit pour qui que ce soit. Ce ne sont que de belles paroles, des aspirations qui ne risquent d’aboutir à rien. Peut-être même que j’ai un peu honte, parce que c’est tellement cheesy. Et pourtant. C’est pas n’importe quoi. Curieux, je tente d’apercevoir Gus dans le noir, par-dessus mon épaule. Bien sûr je n’y arrive pas trop, mais j’écoute quand même sa réponse attentivement. Il parle d’hybrides, un mot que je n’aime pas. J’ai pas l’impression d’être un hybride. Ça ne veut rien dire. Même semi-vampire, ça veut dire quoi ? Je sais pas, j’aime pas ça. Mais il n’a pas tort au fond. Si Poudlard s’ouvre lentement aux non-magiques et aux hybrides, le reste du monde magique finira bien par suivre le mouvement. J’apprécie le vote de confiance et j’esquisse un sourire forcé dans la pénombre, mais j’ai du mal à le prendre au sérieux. C’est pas que je veux pas, mais mes expériences de vie me forcent au scepticisme. Je ne semble d’ailleurs pas être le seul à penser comme ça. Bertram y va d’un point de vue plus nuancé, tout en appuyant sur la nécessité de ne pas me laisser abattre. Ils seront chanceux de t’avoir.

« Merci les gars. »

Heureusement, on passe au prochain bro sur la liste : Argus. Élever des lamas en Islande ? Imaginer ce bon vieux Gus en fermier, c’est quand même comique. Bizarrement je trouve que ça ne lui va pas, j’ignore pourquoi. En vrai il doit aimer la campagne, parce que c’est plus facile pour voir les étoiles. Mais déjà qu’il déteste le babysitting, est-ce qu’il serait vraiment capable de prendre soin de tout un troupeau ? Vaut mieux ne pas lui briser ses rêves en lui faisant réaliser ça. Le serdaigle y va d’une remarque sur le pilou et j’enchaîne.

« Ce qui nous permettra de conquérir le monde, précisément parce qu’ils sont pas prêts pour le pilou. Puis en plus en médicomage tu risques de récolter les heures supp plus que les gallions. »


Ne reste plus que le petit dernier, celui dont la réponse m’intéresse sans doute le plus. Sans offense Gus, mais en même temps je savais déjà un peu ce que tu voulais faire. Le département des mystères hein ? J’ai envie de dire que je suis surpris, mais le suis-je vraiment ? J’avoue le coup des tatouages me choque plus. Je savais pas qu’il aimait les tatouages tiens. Ça m’intrigue, ça me donne envie d’en savoir plus. Il a déjà des idées ? Des trucs qu’il veut en particulier ? Apprendre à conduire une voiture ça peut être bien aussi, même si les motos ça a quand même l’air plus classe, mais j’aurais bien préféré qu’il en dise plus. J’avoue que je reste un peu sur ma faim là. Je me fais déjà des hypothèses sur le genre de tatouages qu’il pourrait bien avoir lorsque Gus me rappelle au temps présent. Ah. Ouais. J’ai plus de couverture moi. J’allais lui répondre « si tu veux », mais le bleu est plus rapide. Je l’entends se lever et, du coup, me redresse et me prépare à le retrouver à mi-chemin.

« Je suis là. Attention à ne pas te cogner les orteils sur le coin du canapé. »

J’arrive à trouver la main de Bertram, à l’attraper et, dans un mouvement irréfléchi, je sens mon pouce qui gratifie le dos de sa main d’une caresse rassurante. Je suppose que c’est une façon comme une autre de me faire reconnaître, même si je le regrette rapidement en me souvenant de la façon dont il a éloigné ses jambes de moi tout à l’heure. Vaut mieux que je me contente de récupérer la couverture et sans plus.

« Merci bien. »


Je retourne sagement m’installer sur mon canapé désigné, réalisant sur le tard que le tissu est déjà réchauffé. Est-ce que c’est bizarre de dire qu’il était regrettable qu’elle ne se soit pas aussi imprégnée de son odeur ? Probablement ouais. Arrête de penser à tout ça, Ethan. Tu devrais pas. C’est tellement plus facile à penser qu’à faire. Tellement plus facile que d’oublier le goût de ses lèvres. I’m fucked, aren’t I ?

Argus I. Catwright
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 19 Jan - 16:28

Ooh bah Bertram veut des tatouages? Mais il est hardcore en fait! Tu ricanes un peu, amusé, et tu essayes d'imaginer ce que ça donnerait, un Bertie plus âgé avec une belle manchette. Ouais. Ouais, ça peut grave le faire. Il cache vraiment bien son jeu! T'as pas la force de le relancer sur le sujet, même si ça t'intéresse, encore moins d'expliquer ta passion du pilou. T'es en train de t'endormir. Lentement mais sûrement. Tes deux amis bougent dans le noir mais tu n'y prêtes pas attention; tu te retournes pour trouver une position confortable dans ton burrito. Puisqu'Ethan n'a pas besoin du duvet… T'es bien, là. Tu commences à vaciller aux portes du sommeil, et dix minutes plus tard t'es déjà en train de ronfler. Pour le plus grand bonheur de tes colocataires de salon.

Tu ne sais pas combien de temps s'est écoulé quand tu te réveilles, toujours dans le noir. C'est l'appel de la nature. Dang it, tu aurais dû penser à te vider la vessie avant de dormir! Tu roules dans ton duvet et t'extirpes de ton petit cocon avec un désagréable frisson. Fait froid. Du coup t'embarques le duvet en remontant dans la salle de bains, que tu poses négligemment contre le bord de la baignoire en attendant d'avoir fini ton affaire.

Tu ne tires pas la chasse d'eau par respect pour les copains en bas et madame Stevenson, qui doivent dormir. Tu te laves les mains dans un état second et tu mets 5 secondes à capter que tu étais en train d'ouvrir le robinet d'eau froide plutôt que de fermer celui d'eau chaude. Gn. Tu ressors en traînant les pieds et, tu ne sais pas pourquoi, tu te perds un moment dans la chambre d'Ethan. Puis tu réalises que tu ne dors pas là. Aaah c'est pour ça que tu ne retrouvais pas ton matelas! On va dire que c'était un vieux réflexe dû à de précédentes pyjama party… Et pas juste parce que t'as la tête dans le cul. Vraiment, te réveiller en pleine nuit, ça ne te réussit pas. Quelque chose étincelle dans la semi-obscurité et capte ton regard, puis ton attention, pendant quinze autres bonnes minutes. Ensuite tu bugues en haut des escaliers pendant 10 secondes, parce que c'est haut? T'es fatigué? Merde, t'as failli oublier le duvet dans la salle de bains. Il a glissé dans la baignoire. Ç'a l'air confortable...
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 19 Jan - 18:48

I solemnly swear …. you're going to be heartbroken

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Et ça parle encore plus de pilous, décidément je ne comprendrais jamais les pouffys et leur histoire de pilou tout doux. La voix d’Ethan me guide dans l’obscurité et tant mieux parce que je manque de me cogner en voulant absolument éviter de marcher sur Gus. Sa main attrappe la mienne. J’ai un bref rappel de tout à l’heure mais le geste n’a rien de comparable. Pas brusque, mais tendre. Pas insistant. C’est vraiment lui.

***

Surprise ! Bien sûr que je ne dors pas. Couché sur le dos, les bras soigneusement posé sur mon torse par dessus les couvertures je fixe le plafond...si je pouvais le voir. J’observe la trace lumineuse que les lampadaires de dehors dessinent sur les murs. J’arrive pas à dormir, j’ai l’estomac noué. Le moment fatidique se rapproche. C’est pire qu’un examen. Si je pouvais repousser de toute mes forces, éviter de devoir regarder mes erreurs en face, je le ferai. J’arrive pas à dormir, parce que j’arrête pas de penser, d’échafauder des plans qui s’écroulent au bout de quelques secondes comme un château de cartes. J’aimerai que Beckett soit là, que je puisse le serrer contre moi pour avoir cette certitude que je fais le bon choix. J’aime Beckett. J’aime Ethan. C’est compliqué. Je ne peux pas aimer Ethan c’est ça le problème.

Ca me rappelle vaguement, avec d’avantage de nervosité et de culpabilité la nuit où j’étais rentré chez moi après avoir embrassé Beckett. Je n’avais pas dormi. Je n’avais pas mangé. I was such a huge mess...like now. Mais c’était pire. Parce que je n’avais pas d’espoir.

Et pour couronner le tout, les ronflements tonitruants de Gus. L’horreur. Un ronflement répétitif qui me rappelait vaguement ceux de mon grand-père quand il faisait sa sieste les dimanches après-midi. Et même si j’adorais mon grand-père de tout mon coeur, j’avais profondément envie de l’étrangler. Traduction : Gus j’ai vraiment envie de t’étouffer là tout de suite. J’en ai des palpitations. Je murmure entre mes dents, agacé :

Par Merlin, Ethan, comment tu fais pour dormir avec ça dans ton dortoir ?!



Ca ressemblait à une petite tondeuse. D’ailleurs comment il faisait pour ronfler si fort en étant si petit ? Pauvre Ethan et sa perception sensorielle, même avec des boules quiès ça devait être insupportable. Et je ne sais pas s’il m’a entendu, ou si mes prières ont atteint mon dieu personnel mais dans le silence, j’entends Gus se lever. Je bouge pas, je ne dis rien, histoire qu’il s’imagine qu’on est tous les deux endormis. J’attends qu’il soit assez loin pour entamer la conversation avec mon camarade de l’autre canapé.

Ethan, tu dors ?



Je me redresse dans l’obscurité, mon regard dirigé vers lui - où du moins là où il était. Je distingue une forme dans le canapé mais rien de plus.

Comment va ta main ?



C’est vrai que je n’avais pas eu l’occasion de lui demander tout à l’heure. Mais depuis j’avais rejoué la scène dans ma tête une bonne dizaine de fois pour me rappeler à quel point j’étais inutile. C’était important. Ca étayait la moitié de mon raisonnement, c’était une de mes excuses importantes pour lui briser le coeur.  Je ne pouvais pas faire traîner ça plus longtemps. Je devais lui dire. Et donc je saisissais cette opportunité incroyable que Gus m’avait offert. Je n’avais peut-être pas beaucoup de temps...

...Est-ce qu’on peut parler ?



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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 19 Jan - 19:37


Je me sens à la fois très lourd et très mou, très fatigué, très pas présent. J’ai fermé les yeux et je me suis endormi. Si j’étais plus conscient, je dirais que c’est une bénédiction. Habituellement, mon sommeil est si léger qu’il suffit de presque rien pour m’en tirer. Là, néanmoins, je reste sourd aux murmures de Bertram qui se plaint de mon colocataire. Je n’ai pas non plus conscience du départ de ce dernier. Je suis juste là, coincé sur mon bout de canapé, le visage enfoncé dans un coussin. On répète mon prénom, mais ma respiration lente et régulière n’est pas dérangée. Ce n’est que lorsque le Serdaigle se redresse et me parle une énième fois que je me sens émerger. Enfin, qu’on se le dise, je suis encore un peu perdu. J’essaie de m’étirer et de me retourner vers lui, mais le résultat n’est pas très probant, surtout qu’en même temps je me frotte le visage. Ouais, je dormais, mais plus maintenant. Et ma main ?

« ‘a va… »

Je pense. Je sais pas. Ça fait mal, mais ça va. Je dormais alors je m’en rendais pas compte. Maintenant que je suis réveillé ça recommence à tirer. Bizarre comment ça fonctionne ces trucs. Insistant, le corbeau me demande si on peut parler. Je commence par faire oui de la tête, avant de réaliser qu’il fait noir, assez pour qu’il ait probablement raté ça. Du coup je m’appuie sur mon coude, je me prépare à me lever et à faire mon boulot. Enfin, « boulot », disons surtout qu’on est chez moi. Ce sont mes invités. Puis c’est la voix de Bertram, la voix de quelqu’un que mes réflexes me demandent de protéger.

« Ouais… T’as besoin d’un truc ? Que j’monte le chauffage ou… un verre d’eau ? »

La main qui était occupée contre ma joue se perd dans mes cheveux. Un peu de nerf Ethan, il a peut-être besoin de toi pour quelque chose d’important. Et je ne crois pas si bien dire. Oui, c’est vraiment important, c’est crucial même. Ce qui ne m’empêche pas d’être là, tout détendu, et de laisser m’échapper un grand bâillement. Je suis tellement pas prêt pour ce qui m’attend.
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 19 Jan - 22:05

I solemnly swear …. I’m going to break your heart

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Il se redresse à la vitesse d’une limace me répondant d’une voix fatiguée. Il arrivait vraiment à dormir avec Gus qui sciait l’équivalent de deux forêts amazoniennes ?! Apparemment oui. Mince alors, je me sens coupable de l’avoir tiré de son sommeil, mais je n’aurai pas d’autres opportunités avant demain. Je me laisserai bien attendrir par un Ethan semi-réveillé et ma poitrine se serre et me pèse. “Cage” thoracique n’a jamais aussi bien porté son nom. Et ma victime ne m’a pas bien entendu puisqu’il émerge en mode domestique, pensant que j’ai besoin de quelque chose. Par Merlin, ça allait être difficile.

Quoi ? Non...j’ai juste besoin de parler… tu sais...de ce qui s’est passé.



Je glisse jusqu’à l’extrémité du fauteuil la plus proche de sa position. Mes lèvres se retroussent et je déglutis. C’est horrible que je ne puisse pas le voir. Ou peut-être que c’est mieux. Je tends l’oreille au cas où Gus serait de retour, il ne manquerait plus qu’il nous interrompe. J’inspire une bonne bouffée d’anxiété, je presse mon front contre le canapé et puis je me lance.

Je….j’ai pensé tout ce que je t’ai dis...tout ce que j’ai fait ...mais….



Comment dire ça ? Je ne l'ai jamais fait avant.

Est-ce qu’on peut garder ça entre nous et rester amis ?



J’ose même pas mentionner le nom de Beckett comme justification. J’ai pas particulièrement envie de lui mentir, j’ai pas particulièrement envie de lui briser le coeur non plus mais malheureusement….Je sais que Beckett me connaît. Je l’aime, il l’aime malgré mes défauts. Ethan, toi ...je ne sais pas….t’es trop bien pour moi. Et honnêtement, je sais que je ne serai pas capable de te soutenir comme il faudrait. J’suis pas bon pour toi.

J’inspire et j’attends que ça rentre.

Je comprendrais si tu ne veux pas continuer nos expériences - moi je le veux, je le veux vraiment mais ….je respecterai si tu ne préfères pas. Je peux donner mes notes à Gus. Vous pourriez continuer….Je suis vraiment désolé...



Je t’aime beaucoup Ethan, vraiment. Je te veux dans ma vie. Mais je veux Beckett aussi et je ne peux pas lui faire ça. Il compte sur moi.

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Sam 19 Jan - 22:44


Il n’a besoin de rien visiblement. Cool. Ça veut dire que je vais pouvoir me rendormir ? Nan, pas tout de suite. Bertram a besoin de me parler, à propos de ce qui s’est passé. J’avoue être légèrement désorienté, pas trop certain de ce dont il parle. Mais sa voix est nerveuse et je l’entends qui se rapproche. Mes neurones font leur boulot, y’a un et un qui font deux dans ma tête et je reprends contact avec la réalité. D’un coup. Boom, t’es réveillé, félicitations. Une vraie douche froide. Une douche glaciale. J’ai pensé tout ce que j’ai dit, tout ce que j’ai fait, mais. Évidemment. Il y a un mais. Un gros mais. En même temps Ethan, tu t’attendais à quoi ? T’aurais pas pu ne pas boire ton verre au never have I ever comme une personne normale ? Tu sais, le garder pour toi, pas faire le con. Pas t’imaginer des trucs là où il n’y en avait pas. Non, c’est ça le problème. Si c’était juste dans ma tête, si je m’étais juste fait des idées. Si c’était juste ça. Mais c’est pas que ça. C’est pas que dans mon cœur, c’est dans le tien aussi. Mais peut-être pas tant que ça, si la décision a été aussi rapide.

Mon silence n’a pas l’air de lui plaire, ou en tout cas ne semble pas l’aider à gérer sa nervosité. Bertram parle de continuer nos expériences, celles des gradins de Quidditch. Il dit qu’il le veut vraiment, mais qu’il va respecter ma décision. Qu’il peut donner ses notes à Gus, comme si c’était nécessaire. Je pense que le truc que t’as pas pigé, malgré ton esprit surdéveloppé de petit corbeau, c’est que nos expérimentations servent à rien, si y’a personne dont j’ai envie de me rapprocher. Et là, tout de suite, j’ai jamais eu autant envie d’être seul. Tout seul. Genre, affreusement seul. Vraiment désolé ? Pas autant que moi, Bertram.

« C’est tout ? Tu m’as réveillé pour me dire ça ? »


Froid. Trop détaché. Sans émotions. Je sais même pas si c'est moi qui vient de parler.

« On a juste trop bu, c’était une erreur. T’inquiète pas avec ça, je te causerai pas d’ennuis. »

Comme ça tu pourras continuer à être tout content tout heureux. Avec quelqu’un d’autre. C’est moi ou quelqu’un est en train de me fissurer l’abdomen avec un ciseau à pierre ? Ce que je donnerais pour aller frapper dans quelque chose, là maintenant.

« Pour le reste on verra une fois de retour à l’école, ça presse pas de toute façon. »

Parce que, là tout de suite, si je mords quelqu’un ce sera pas parce que j’ai soif. Ce sera juste parce que j’ai la rage, parce que j’aurai envie de détruire quelque chose pour me défouler. Un peu trop violent ? Peut-être, ouais, mais juste à l’intérieur. Je le garde pour moi, parce que ça ne servirait à rien, de toute façon, de le laisser voir tout ça. Il a trop bu, il a fait une connerie, il a dit des trucs qu’il pensait pas et, maintenant qu’il commence à revenir à lui, réalise à quel point c’était bête. Qui irait s’amouracher du semi-vampire de toute façon. Personne à part des fans de Twilight. En plus c’est un blaireau, pire maison. Je sais même pas pourquoi je suis aussi déçu, aussi blessé. J’aurais dû le savoir. Au moins mon attitude aura sans doute le mérite de lui faciliter beaucoup la tâche, lorsqu'il sera question d'oublier tout ça. D'oublier les sentiments qu'il a prétendu avoir, ne serait-ce que l'espace d'une soirée.
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 20 Jan - 12:07

I solemnly swear …. you're going to be ok

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Evidemment que j’appréhende ta réaction. Evidemment que je me sens mal, je n’ai pas la moindre idée de comment tu vas réagir. Mais je sais...enfin...tu m’as dit que tu ne voulais pas me perdre non plus. Tu m’as dit que le choix m’appartenait. Et je t’ai cru. Je peux entendre les reproches à travers ta voix froide, presque métallique. Tu m’as réveillé pour me dire ça ? Comme si ce n’était pas important pour toi, comme si ça n’en valait pas la peine. Et au début, ça me désoriente parce que j’ai toujours tendance à te croire sur parole.

Est-ce que j’ai rêvé ce qui s’est passé ?
Tu repeins par dessus-les évènements de ce soir. Tu les déguises avec amertume. Une erreur. Il me certifie et au milieu de ce tourment je trouve un peu de soulagement. Ce n’est pas que c’était pas. Mais au final c’était peut-être plus facile pour lui de le considérer de cette façon. C’est plus facile d’admettre une erreur de mec bourré que de se dire que la personne pour qui il avait des sentiments l’aimait aussi, mais pas autant qu’un autre. Très bien, Ethan, si c’est ce que tu souhaites, cela sera notre version finale, je ne vais pas me débattre quand je t’ai brisé le coeur.  

C’est plus facile pour tout le monde, non ? Alors pourquoi ça me semble si difficile à accepter ?

J’ai l’impression de sentir le sol trembler et s’effondrer sous moi. On verra. Peut-être que tu avais menti, peut-être que c’est ce qui est mieux pour toi. Je ne peux pas compter sur le fait que je puisse te garder près de moi - même si renoncer à toi me paraît insurmontable. J’inspire et j’expire, j’essaie de trouver un ton normal pour lui répondre deux syllabes :

Okay.



Vivre un mensonge, je connais. Just a regular week. Les lèvres serrées, je sens le temps qui passe et j’essaie d’entendre ta respiration, voir si tu dors. Il y a une tension dans l’air, une vibration. Peut-être que c’est juste la fatigue, la nervosité qui me poignarde l’estomac ou la culpabilité qui me pèse sur la poitrine. Je ravale tout. Je retrouve la possibilité de respirer. Mais dans ma tête c’est le bordel. Quelque part je regrette. Je rejoue des scénarios. J’aurai dû m’abstenir et garder tout ça pour moi. Ethan ne se serait douté de rien. Il ne serait pas comme ça,là. Est-ce que ça serait pire s’il je me contentais de savoir qu’il se languissait de moi sans savoir que c’était mutuel ? Il aurait fini par tourner la page.

Mais c’est bien beau de ressasser le passé, je dois me focaliser sur le futur. Beckett ? Il n’a pas besoin de savoir - je ne vais pas le blesser pour rien, lui qui a mit tant de temps à s’ouvrir à moi. Je ne veux pas le trahir. Et Ethan ? Et bien...je n’ai pas l’intention de le laisser tomber, mais je ne suis pas en position de placer mes exigences. Je m’adapterai. Je serai là. Peut-être avec le temps, il finirait par me revoir comme un ami. Peut-être qu’avec le temps il pourra me pardonner. Et sans que je m’en rende compte, le mantra que je me répète depuis quelques heures finit par sortir faiblement dans un souffle.

Désolé..je suis tellement désolé...



J’aurai peut-être du me lever discrètement et partir. Laisser un mot. Mais ça serait suspicieux, non ? Je devais prendre sur moi jusque demain matin et trouver une excuse pour m’éclipser rapidement.

Il fait jour maintenant et je n’ai pas vraiment fermé l’oeil. La lumière froide d’un matin de janvier filtre à travers les rideaux. Un nouveau jour, une nouvelle année, c’est déjà le matin...Je relève la tête pour regarder Ethan. Il semble dormir - ou du moins faire semblant son visage caché. Gus n’est toujours pas revenu ? Il s’est perdu en chemin ?  Mes paupières finissent par se fermer. Un instant de répit. Je dois faire semblant de dormir. Et l’épuisement me rattrape alors que je me noie lentement dans le sommeil. Une petite délivrance.

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Dim 20 Jan - 20:41


Okay. C’est la seule réponse à laquelle j’ai droit. En même temps c’est pas comme si je lui avais laissé en placer une. Peut-être que je suis un peu amer, juste un peu. Peut-être que je trouve ça injuste, peut-être que j’aurais aimé que ça se passe autrement. Que j’aurais aimé le serrer contre moi plutôt que de serrer le poing jusqu’à souffrir de la plaie que j’ai moi-même creusée. Ou alors, l’autre possibilité, c’est que j’aurais aimé qu’il me dise non. Qu’il ne soit pas d’accord, qu’il s’oppose à ce que j’ai dit. Espoirs vains, c’est Bertram. C’est monsieur pirouettes. Une qualité si précieuse lorsque ça fait mon affaire, mais un défaut très aggravant lorsque ça se retourne contre moi. J’ai beau dire tout ça, je sais même pas si je vais m’y tenir. Est-ce que je compte seulement le faire ? Je sais pas. J’ai juste craché ça pour pas avoir à lui répondre, pour pas avoir à en parler sincèrement là tout de suite. Je suis pas prêt à ça. Je m’attendais pas à me faire réveiller pour me faire briser le cœur alors que j’ai la tête en compote et que je suis à deux doigt de paniquer en remarquant que je suis pas à Poudlard et que je suis désorienté.

Et le silence retombe. Et j’ai envie de me rendormir. J’essaie de me replacer, de bouger, de me caler plus confortablement. Ça marche pas. Je suis juste tendu. J’ai l’oreille à l’écoute, l’envie de me lever et d’aller faire les cent pas dans la cuisine. J’ai même envie de m’en aller, alors que je suis chez moi. C’est dire. Mes canines viennent déranger l’arrière de ma lèvre inférieure, ça pique, ça brûle un peu. Je savais même pas que j’étais capable de me mettre dans des états comme ça. Et, pour ne rien arranger, je suis pas le seul à souffrir. Ce n’est qu’un murmure. Mais c’est assez pour que je l’entende, parce que moi non plus j’arrive pas à dormir. Au moins si tu l’étais pas, désolé. Ou, inversement, si tu l’étais assez.

« C’est ce que t’as choisi… C’était pas forcé de se passer comme ça. »

C’était pas forcé de se terminer comme ça. Mais c’est ce que t’as choisi et tu vas devoir l’assumer. Le soleil va se lever, bientôt. On va se revoir en pleine lumière et il faudra être capable de se regarder dans les yeux sans que ça nous détruise. Moi j’assume, et tu le sais ça. J’ai pas permis le doute. Et j’ai pas envie de te permettre d’oublier que c’est ce que t’as choisi, que c’est une décision. C’est sans doute pour ça que, contrairement au Serdaigle, j’ai pas murmuré. J’ai pas baissé la voix. Je l’ai juste dit, parce que de toute façon il n’y a que nous deux dans ce salon. Parce que je veux être sûr qu’il a compris. Après ça, je me sens plus serein. Peut-être que, maintenant, je vais réussir à me rendormir.

***

Je grommelle, je bouge un peu. Je me retourne et j’ai une jambe qui tombe du canapé. Oups. Grognon, j’essaie de replacer la couverture, de me remettre en place. Ma tête pulse, c’est atroce. Je n’ose même pas entrouvrir les yeux. Ce n’est pas ma première expérience avec la photosensibilité, mais j’ai l’impression que ce matin ça va être pire que d’habitude. Enfin, ça vaudrait peut-être la peine, ne serait-ce que pour voir où en sont les deux autres mousquetaires. Gus manque à l’appel et Bertram semble tranquille de son côté. Sans doute en train de dormir. Mmh. Le canard de l’espace se serait réveillé avant moi ? C’est louche. Je devrais peut-être le chercher ? Et aller prendre une aspirine surtout. Sans compter que ma main, elle aussi, est amèrement douloureuse. Je crois bien que je vais avoir du mal à m’en servir pendant quelques jours, je me suis vraiment pas raté.

Je garde la couverture sur mes épaules, parce que j’ai bien envie de me sentir protégé, enveloppé dans mon cocon. Ça me fait comme une cape, mais en plus comfy, et je me dirige vers les escaliers. On a de quoi traiter les maux de tête, dans la pharmacie à l’étage. Puis j’ai toujours ma trousse de médicomagie aussi, si jamais. J’ai pris la bonne habitude de toujours l’emporter avec moi, pour mes déplacements. Les mouvements lents, le visage endormi, je fais donc mon entrée dans la salle de bain, mon regard gris-bleu lorgnant paresseusement le miroir. Et là, dans mon dos je vois… Wait what ?

« Gus ? Tu fais quoi dans le… »

Je me retourne pour le regarder directement, plutôt que de m’adresser à son reflet. Il a quand même pas sérieusement dormi dans le bain ?! Et encore, c’est pas le plus étonnant.

« Mais bon sang, qu’est-ce que t’as fait ? J’ai oublié des trucs ou quoi ? »


Le réveiller en douceur et lui demander s’il va bien ? Naaan, c’est beaucoup trop 2028.
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 21 Jan - 0:22

T'étais bien, dans ton bain. C'était confortable comme un petit cocon et ça t'isolait du monde extérieur, t'entendais rien, tu dormais bien. Tu rêvais, tu crois, mais tu ne te rappelles jamais de tes rêves. En tous cas, ce n'était pas un cauchemar. Tu pourras dire à Ethan, quand tu le verras, que tu dors aussi bien dans son lit que dans une baignoire. On ne sait pas trop comment il le prendra.

Bref, t'étais enfoncé dans ton duvet dans la baignoire d'Ethan, quand sa voix te tire d'un sommeil ma foi fort paisible. C'est comme le cri d'un sergent de l'armée moldue qui te hurle des ordres que tu ne comprends pas car ta tête est enfermée dans un bocal à poissons. Tu te redresses n'importe comment, t'accroches au rebord de la baignoire

Quesskoi?

Bah, déjà, ta voix. On dirait un chanteur de metal enroué. Mais c'est plutôt pas mal, parce que t'as le look grunge qui va avec. Ethan a l'air choqué. Tu lèves les yeux, et te tord un peu la nuque parce que depuis le fond de la baignoire il est encore plus grand. Et y'a un truc devant tes yeux. Tu passes une main sur ton visage et.

Crie pas, c'est… quoi. C'est quoi ce bordel?

Tes cheveux. Ils retombent devant tes yeux. C'est pas normal. Tu secoues la tête et passes tes deux mains sur ton crâne. Emmêlés. Et beaucoup trop long, mais qu'est-ce que t'as foutu? Tu essayes de te redresser mais c'est compliqué. Le mal de crâne, le ventre barbouillé, et la lumière trop violente. Quand tu parviens enfin à t'extirper de la baignoire pour te regarder dans le miroir, tu as un mouvement de recul. On dirait le chanteur de metal enroué qui entre en cure de désintox. T'as toujours la voix qui va avec. Avec les cheveux jusqu'au menton, là, ça te rappelle ton adolescence. Quand tu muais.

Putain mais il s'est passé quoi? Vous m'avez fait des trucs pendant mon sommeil?

Tu récupères le duvet et tu sors de la salle de bains, déboussolé. Tu te souviens vaguement t'être endormi dans le salon, mais la baignoire? … ouais, possible. Il s'est passé des trucs entre-temps? T'as aucune idée. Tu lances un regard dubitatif à Ethan. Après avoir soufflé des mèches qui te tombent devant les yeux. Tu comprends rien. Un lendemain de beuverie parfaitement normal, en somme.

J'suis sûr que c'est la faute de Bertram.

Juste une intuition. Tu descends les escaliers en l'appelant de ta voix enrouée:

Beeeeertiiiiie! T'as un élastique pour les cheveux en rab?

Une fois en bas, tu fais un petit mouvement l'oréal avec tes cheveux pour compléter le tableau. Franchement, mieux vaut en rire qu'en pleurer. La cuite est déjà assez difficile à digérer comme ça... Tu prendras rendez-vous chez le coiffeur demain.
RISE AND SHIIIINE
1er janvier 2029
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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 21 Jan - 11:27

Les lendemains difficiles

Ethan Stoker & Bertram Godfrey & Argus I. Catwright

Donne-moi ta haine, ton mépris et ta fureur, je les mérite. Tes griffes métaphoriques raclent contre mes côtes et déchirent - mais c’est un juste retour des choses après les blessures que je viens de t’infliger. J’aurai dû mentir. J’aurai dû mentir. Est-ce la fin de notre amitié ? Je me le demande. J’inspire et bloque mes poumons et ma gorge pour retenir mon souffle. Empêcher les fêlures de se propager. Il y a des choses qu’on doit assumer, accepter les yeux fermés même si ça fait mal d’avaler du verre brisé.

****

C’est pas évident de passer l’examen d’entrée pour le département des mystères dans un aquarium avec un tas de gens trop grands dehors qui tapotent sur la vitre. En plus apparemment j’ai pas lu le bon bouquin. Le test est écrit dans un alphabet qui m’est inconnu et qui change d’apparence toutes les dix secondes. Et puis, pour couronner le tout, il me manque à peu près la moitié de mes phalanges sur tous les doigts - ce qui est encore moins pratique pour tenir une plume qui s’agite. A travers les vitres épaisses de l’aquarium j’entends ma mère et mon père discuter. Leurs visages sont masqués mais je sais que c'est eux Je savais qu’il n’arriverait à rien ce gosse - totalement stupide.

Mais tiens on m’appelle. Je me redresse brutalement prêt à faire face à la menace, l’invasion, peu importe - j’ai oublié quoi encore ? Mes yeux s’ouvrent. Wouaaaaaw il fait trop lumineux, vite on les referme.

Hein ? Quoi ?



Est-ce que c’est Gus?  Je reconnais pas sa voix. Il me veut quoi ? Un élastique ? Je fais mine de chercher dans mes poches mais c’est pas mon pantalon c’est celui d’Ethan. Les yeux plissés au maximum, comme un chiot qui vient de naître je me tourne vers la voix. C’est Gus avec  une tignasse digne d’une rock star. Je rêve encore. Je fixe mes doigts et les agite, non, ils sont tous là, les 10 en entiers. Je ne rêve pas. Ma voix se casse et s’essouffle dans ma bouche pâteuse - il est préférable de parler sans faire vibrer les cordes vocales en fait. j’ouvre un peu plus ces yeux cernés et gonflés pour être sûr de ce que je vois.

Gus...kess t’as fait à tes cheveux ?



Il y a un petit rire essoufflé qui s’échappe de mes lèvres. J’y crois pas. Il l’a fait. Ca fait mal aux côtes, ça fait mal à la tête aussi. J’ai l’impression qu’on m’a tapé dessus et qu’on m’a secoué toute la nuit.  J’essaie de m’éclaircir la gorge mais j’ai soif, c’est pas possible, c’est comme tousser du sable. Je lui adresse néanmoins un faible sourire - le mieux que je puisse sortir dans ces circonstances.

Je te filerai pas un élastique, t’as l’air glorieux. Hairflip un peu pour voir.



J’aimerai juste pouvoir m’enrouler dans cette couverture, me rendormir, oublier et disparaître mais c’est le matin. Je tourne la tête vers l’autre fauteuil, Ethan n’est pas là. Il a dû se lever sans me réveiller. Je pousse un râle d’agonie et pose mes pieds au sol. Je sens l’épuisement qui affaiblit tout mon corps mais je me lève quand même, je vais essayer de ne pas trop laisser traîner ma carcasse dans cet endroit où je ne suis secrètement plus le bienvenu. Mais j’aimerai bien poser mes yeux sur Ethan, voir comment il va.

T’étais où cette nuit ? Et il est où Ethan ?



Et à petits pas discrets, je me dirige vers la cuisine pour aller me chercher un verre d’eau histoire d’y tremper mes lèvres sèches.

DEV NERD GIRL

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Re: I solemnly swear that I will get drunk this new year's eve ► Bertram & Argus Lun 21 Jan - 19:11


Argus s’est réveillé, je pense. Ça ou le cadavre de marmotte qu’il a sur la tête vient de bouger et de parler. Un des deux, j’ai pas encore décidé. Ah si, c’est lui. C’est quoi ce bordel ? Même les yeux tous petits à cause de mon état, j’arrive à repérer le fautif. Tout s’éclaircit. Enfin, ça s’explique, même si je sais toujours pas comment il en est arrivé à être en possession de cette bouteille que je récupère, abandonnée par terre.

« De la potion Capillours. Heureusement que c’était que ça. »

J’ignore comment il a mis la main dessus, mais c’était dans ma trousse. Y’a des trucs qu’il vaut mieux ne pas boire sans lire l’étiquette là-dedans. Ça aurait pu être beaucoup moins drôle que des cheveux longs, mais pour l’heure on va simplement être soulagés et se moquer de sa tête. Je lui offre un coup de main, pour se remettre sur ses pieds, alors qu’il annonce être persuadé que c’est la faute de Bertram. J’esquisse un sourire, parce qu’en vrai…

« C’est bien lui qui l’a préparée en tout cas. »

Après m’avoir rendu chauve avec une autre potion. Sans que je puisse clarifier, Argus a déjà sauté sur l’occasion pour fuir la salle de bain et aller accuser notre camarade. J’aurais peut-être dû l’arrêter, je l’aurais sans doute fait. Sauf que là j’ai une tête de gars qui dort debout, j’ai encore la couette qui me fait comme un capuchon, à la manière d’une vieille dame, et ma tête n’a pas cessé de faire mal. Je prends donc ce pour quoi je suis venu, les aspirines, et me dirige vers ma chambre, soucieux. Ouaip, on a fouillé ici. Sourcils froncés, la concentration difficile, j’essaie de faire un inventaire semi-rigoureux. C’est pas top, mais à vue de nez je pense qu’il ne manque rien d’autre. J’essaie de tout replacer vite fait, j’ai l’habitude de toute façon, alors que l’on m’interpelle. Et il est où Ethan ?

« Pas si fort, je suis là. »

Non, t’es pas là Ethan. Je me retourne vers la porte grande ouverte de ma chambre pour réaliser que je suis seul à l’étage, à l’exception de ma mère qui dort probablement encore dans la sienne. Ils sont en bas. La journée va être pénible, je le sens. Grand soupir. Et un coup de pied au cul. Je décide finalement d’emporter avec moi ma trousse, le pot d’aspirine et de faire un détour par la salle de bain pour récupérer les vêtements sales de mes compères, dans un panier. Les bras bien chargés, je les rejoins finalement au rez-de-chaussée, l’air toujours aussi… barbouillé. Heureusement que je sais me mettre en pilote automatique, sort of. Je dépose mon fardeau sur le long comptoir de la cuisine. J’ose pas trop croiser le regard de Bertram, mais j’ai remarqué qu’il avait déjà trouvé son chemin jusqu’à un verre d’eau et je m’imagine bien ne pas être le seul à souffrir là tout de suite. Du mal de tête je veux dire.

« Le petit-déjeuner est servi. Attrape. »

Et je lance la bouteille d’aspirine, bien fermée, dans sa direction. Keep in mind, je fais tout ça sans me départir de ma toge-couverture, toujours enveloppé comme un petit garçon qui a le rhume et qui cherche à se protéger du monde extérieur. I'm suffering, I have a blanket. Prochaine étape ?

« Bon, le lavage. S’il reste des trucs dans vos poches c’est maintenant ou jamais. »

Je les laisse récupérer ce qu’ils veulent, puis disparais quelques instants dans la salle de lavage pour lancer le tout. Je pourrais faire ça les yeux fermés, parce que j’ai l’habitude. Aussi vaillante que soit Mama Stoker, le métier de femme au foyer n’a jamais été fait pour elle. Quand je suis là, c’est moi qui m’occupe de la lessive. Et parfois c’est moi qui prépare à manger, ce qui est aberrant je l’admets, considérant que je trouve presque tout fade. De retour dans la cuisine, je lorgne ma trousse d’étudiant de médicomagie avec un air dépité, épuisé. Je viens de faire tellement de trucs déjà. Et c’est ma main, c’est moi le blessé. Il est trop tard pour retourner me rouler en petite boule sur le canapé ? Tant pis, c’est le moment de recourir à la carte que j’aime le moins quand je sais que je peux faire les choses tout seul : le travail d’équipe.

« Ramène-toi, Gus. Changement de pansement sur un patient mordu par un prédateur non venimeux. Allez, y’a pas de mauvais moment pour pratiquer. »

J’attends même pas qu’il ait répondu. Je vais me tirer une chaise dans la salle à manger pour mieux m’y asseoir. D'accord, m'y échouer, ce serait plus exact. Je tends le bras, si quelqu’un veut s’occuper de ma main pendant que je plaque la joue contre la surface fraîche de la table et que je ferme les yeux. Et oui, j’ai passé ma couverture par-dessus ma tête, parce que la lumière c’est overrated. Je suis une créature de la nuiiiiit. Laissez-moi dans ma crypte.
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