le niffleur /feat griffith

Renard A. Leroy
Eleve sang-mêlé
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Renard A. Leroy
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le niffleur /feat griffith Ven 28 Déc - 20:45


piteuse humeur qui semble déteindre sur le temps,
et cette pluie, petite timide qui n’ose déferler depuis les nuages
tandis que renard admire, placide,
la décadence de son avenir à travers cette sombre perspective.

c’est avec griffith que son après midi serait gâchée,
tout deux bêtement collés visiblement destinés à se côtoyer

tu le portes peu à ton cœur, sa réputation ne lui rendant honneur
mieux vaut éviter de faire camaraderie avec le perfide,

après tout, la peur gagne toujours
et tu crains trop qu’il ne puisse déteindre sur ton cœur (cassé)

l’hypocrisie,
ah, ta vieille amie
si seulement tu pouvais la quitter.

voilà déjà quatorze heure,
tu t’étais imaginé sous tes draps à dorloter ton spleen

si seulement tu n’avais pas jeté ta baguette sur ta voisine au cours dernier.

le niffleur.
la magie personnifiée dans un petit être facile à écraser,
et cette envie soudaine de brûl-----------

non.

« ah, griffith. »
sauvé face à ta rancœur.

« ça fait un bail. »
sans pour autant déposer la moindre question sur la table,
sans salutations, sifflant toutes figures de formalités,
(bavarder n’a jamais été une compétence aisée) néanmoins l’esquive, c’était inné.

« on doit trouver un niffleur. »
tes yeux sombres comme la nuit ignorent ses pupilles,

tant que tu ne l’as pas regardé alors tu n’as pas à le considérer, pas vrai ?
renard toi et tes idées perchées,
si seulement t’aurais pu t’enfermer.

« je pense qu’on peut demander aux autres s’il ont vu une bestiole se promener. j’imagine qu’on aura terminé dans l'heure. »
sans jamais affirmer la moindre pensée
tu te dérobes comme si tu n’existais pas

et avec un peu de chance si un jour on formule
le nom de « renard » alors personne ne sera capable de dire à quoi tu pensais.

« t’as fait quoi pour être collé ? »
puis-ce qu’il faut se faire quelque peu aimé afin de ne pas être suspect
la voilà, cette petite formalité disparue que tu cherchais à contourner,
idiot bête, les Hommes ont pourtant besoin des autres,

et tu lèves un peu la tête, tes cheveux colorés ne reflètent guère l’éclat du soleil,
mais plutôt la morosité des nuages écrasants

« hm ? »[/color]




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Re: le niffleur /feat griffith Ven 28 Déc - 22:20

Il y avait bien longtemps que Griffith avait cessé de croire qu'il méritait autre chose que des heures de colle. Il faut dire que cette réponse hautaine au professeur de divination - qu'il n'avait pas vu venir, ironiquement - n'était pas des plus respectueuses, pourtant, le Serpentard la mit en tête des rares phrases dont il était vraiment fier.
Bien souvent, son humour ne faisait rire que lui - et les quelques personnes avides de voir sa maison perdre des points - mais à ce stade, Griffith ne blaguait plus pour les autres.

Après quelques années, son humour avait endossé la fonction de la carapace protectrice d'une personnalité menteuse. Des actes de ce jour, et de ses mots lors de cette heure intense de cours, Griffith n'en éprouvait guère de remords - ou au contraire, trop pour qu'il ne s'encombre des moindres regrets.
Cette journée-là était enveloppée du brume d'une honte encore brûlante, et en bon malhonnête, il avait tâché d'en oublier les détails. La plupart du temps, la mémoire sélective de son esprit désabusé se chargeait de cette sélection, mais comme bien souvent, Aslan empêchait le bon déroulement de son mépris envers l'humanité.

Griffith n'était pas souvent capricieux, bien au contraire. Mais il aurait aimé de temps à autres qu'il lui foute la paix, qu'il puisse gâcher celle des autres en toute cordialité. Ce n'était pas par haine, et d'ailleurs, Griffith ne détestait sans doute personne dans ce monde - pas plus que le monde lui-même, d'ailleurs.
Il se contentait d'en éprouver un profond dégoût, comme s'il venait de ressortir une chaussette pourrie du fond de sa valise.
C'est plus ou moins l'odeur qui lui vint lorsqu'il se pointa avec cinq bonnes minutes de retard pour son heure de colle - il faut dire que le sens de l'esthétique n'avait jamais fait parti des attributions des professeurs de soins aux créatures magiques.

Avant de s'occuper des animaux, ces gens-là feraient bien d'entretenir leur propre corps, songea-t'il en coulant un regard vers Renard.
Entre ses cheveux parfaits et son visage marquant, Griffith se demanda une énième fois comment il avait fait pour oublier aussi longtemps son existence. En dehors des cours, ce sombre branleur avait la fâcheuse tendance d'ignorer superbement l'espèce humaine.
Sa solitude avait beau être relaxante, les regards appuyés de reproche commençaient à lui peser sur le système - et il concéda, dans sa grande mansuétude, qu'il avait peut-être abusé.

« Salut Renard. Ça doit faire, euh... ouais, un bail. Trouvons cette bestiole. »

Il abandonna bien vite l'idée de fouiller dans les quelques bribes de son incompétence mémoire. Renard, lui aussi, semblait avoir abandonné - une voix plate, se contentant du minimum cordial, il semblait mettre une application parfaite à fuir son regard.
Griffith ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas le regarder, à vrai dire. Lui-même avait du mal à faire face à sa propre tête dans un miroir. Il lâcha un maigre soupir résolu, traînant son corps grisé aux suites de l'animal - désormais enfermé dans le silence d'une honte méritée.
Griffith l'avait cherché, celle-ci.
Il faut dire qu'il ne faisait pas beaucoup d'efforts pour s'éviter les problèmes. Rendu mué par ses propres fautes, la question le surprit, le tira de la torpeur imposée par les circonstances - lui renvoyant le contrôle sur son propre temps.

« Le personnel n'a pas aimé mon insolence, mais c'est plus fort que moi. Les salons de thé en cours de divination, je ne peux pas prendre ça au sérieux. »

Mains dans sa nuque, les doigts entrelacés, il brassait la nonchalance de son quotidien comme une raison pour ses moindres actes. Griffith avait abandonné l'idée de convaincre qui que ce soit depuis qu'il s'était embobiné lui-même dans ce mensonge séduisant d'une vie trop amère pour être soignée.
Si personne n'était intéressé par les caprices insignifiants d'une puberté retardataire, il n'en avait que faire : l'échec de sa vie avait fini, lui aussi, par faire parti de cette vaste blague.

« Ton intérêt m'émeut, Ronaldo. Laisse-moi m'occuper de nos fiançailles. »

Jetant, sans honte, tout l'espoir d'une normalité repoussante.
Toute amitié, la moindre chance,
Griffith n'aurait qu'à mourir, dans la honte d'une vie vacante.

« Et toi, alors, quelle fut ta bêtise ? »
Renard A. Leroy
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Re: le niffleur /feat griffith Sam 29 Déc - 0:11


[color=#333333]le temps accablant semblait d’autant plus pesant lorsqu’il était accompagné de griffith.

son air son allure rien que sa présence
renard se sentait las.

faute de ponctualité il semblait en plus s’être déguisé d’amertume
un tout désagréable que tu ne pourrais jamais apprécié
pas vrai ?

ni dans ta posture d’élève silencieux,
ni dans tes résolutions morbides.

rien n’allait.

pourtant aimer n’est pas un crime et tu t’es déjà surpris à regarder quelques filles avec envie,
mais l’amitié cette cocasse pimbêche capable de te faire croire monts et merveilles,
tu t’en passes.

c’est pourquoi tu n’as jamais réellement voulu discuter avec griffith.
sa position de serpentard ferait jalouser ta mère et
son caractère quant à lui
n’incitait qu’à la violence.

néanmoins,
et à ta surprise la plus intense
tu t’étais résolu à lui donner de ta voix
rare cadeau que tu préserves pourtant comme un trésor
peu bavard pour tant de raison.

et ton visage déjà morose rien que par la présence infantile de l’espiègle serpent
se ternissait un peu plus à force d’écouter ses balivernes en chanson.

des fiançailles ?
ronaldo ?

tes yeux fatigués se perdent dans le coton des nuages,
t’aimerais l’étouffer dans de la laine, tendrement.

« si ça t’amuse… »
tu cherchais encore à comprendre la boutade.

« j’ai jeté ma baguette sur @lisbeth steinbrech. j’ai pas aimé le regard qu’elle m’a lancé, ça m’a échappé. »

accusateur, le ton fébrile.

« elle a cet air, tu sais, enfin. ce genre d’air. où, t’as juste envie de… »

renard range donc tes mains dans tes poches et clôt ton bavardage irrité.
les mots glissent et sans y prêter la moindre intention tu pourrais regretter les quelques insultes (et menaces) frivoles qui perlent dans ta tête comme une pluie torrentielles.

(renard capricieux,
renard et ses regrets,
renard et ses tourments,
renard et ses problèmes.)

« enfin bref. »

le sujet bafouillé sans prendre la peine de compléter tes opinions,
renard.
oublie ta vie et contemple le néant,
satisfais toi de n’être rien ni personne en cet instant.

« pourquoi tu mens ? en général, je veux dire. »

destituer ta propre présence pour faire de griff' le grand acteur de cette histoire désuète,
c’était ça, le plan (?).

« t’as mauvaise réputation. »

comme une leçon, la une d’un journal déchiqueté

« c’est pas la meilleure façon de se protéger, tu sais. »

dis-tu, ô l’hypocrite qui s’endort dans un oreiller de larmes

et ta voix plus douce alors, comme un murmure qui cherche à se noyer,
tu continues ta diction comme un feu que tu n'arrives pas à éteindre

« je dis ça pour toi. j’m’en fiche. ça me concerne pas. tu fais c’que tu veux… viens, on va faire le tour par la gauche. »

directionnel
instinctif
droit
tout décider

chercher ceci.
tourner par là.










tout détruire


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Re: le niffleur /feat griffith Sam 29 Déc - 11:50

S'il avait su ce que donneraient ses mots, terrible indécence. S'il avait pu notifier sa colère bouillonnante, encombrant incendie. S'il avait levé son regard, ne serait-ce qu'une fois, s'il avait oublié son bonheur menteur, sensation éphémère, fait face aux circonstances de ces fables récitées dans une immense nonchalance.
Griffith mentait avec une évidence si naturelle qu'il en perdait le nord, et lorsque Renard énonça une direction, il dut pivoter sur lui-même avant de prendre la piteuse décision de simplement lui emboîter le bas.

Le lead n'avait jamais été son fort, de toute façon.
Griffith n'aurait jamais pu commander quiconque lorsqu'il était incapable de s'imposer lui-même au silence.

Il se définissait comme cet être à la frontière du mal, en deçà des moindres regards. Comme un Joker grisâtre, exempte de courage, adepte de fantaisies, jouant avec l'esprit et éteignant sa rage. Griffith avait tant à faire valoir, au fond d'un cœur étouffé par cette lâcheté - et il avait décidé de s'en tenir à ces ironies faciles.
Au fil du temps, tout était devenu limpide comme s'il n'avait jamais été fait que pour ça.
Marionnette d'un destin imposé par son inaction, aveugle, frappant machinalement sa canne contre les parois creuses d'un futur fuyant. C'est peut-être parce qu'il n'avait pas la moindre vie à raconter que Griffith s'était mis à mentir.

Au fond, n'importe quoi aurait pu le sortir de l'enfer de ces jours glaçants de vérités banales - le dégoût profond pour une humanité simple, submergeant les ébats de sa personnalité un peu trop fière.
Il aurait pu s'en contenter, quelque part.
Un haussement d'épaules, marquant l'amorce des moindres contes - celui d'un garçon naïf, perdu dans le monde, et ce renard, trop rusé pour ne pas déceler les mensonges.

« Ce genre d'air, ouais. »

Ses yeux, plongés dans les iris flamboyants de Renard, y décelaient leur propre reflet. Ce genre d'air, Griffith. Ce genre de mensonge, ce genre de haine, ce genre de personne détestée.
Agacé par son propre reflet, il observa les alentours pour y déceler un indice - une odeur, un poil traînant, quoi que ce soit qui puisse le tirer de cette interminable agonie. Les vérités font souvent mal - c'est ce principe simple qui le rendait imperméable à toute honnêteté.

Renard avait beau voir, il ne lui ferait pas dire. Renard avait beau réaliser, il devrait s'en contenter - et avec ces mots, Griffith comprit ce qui l'avait empêché de le voir plus tôt.

Ce regard, cette perspicacité.
Cette ruse, cette animosité.

« Parce que c'est plus facile. Ou parce que le monde me fatigue. »

Il s'huma les lèvres d'un coup de langue alors qu'ils s'arrêtaient tous deux à une intersection - et, d'un geste de bras, Griffith commanda la direction. Son cœur serré par une angoisse soudaine, son visage demeurait léger, comme l'imprenable forteresse du Mal.
Ironiquement, il avait choisi cet instant pour être honnête.
Au milieu des beautés du parc, y cherchant la sauvagerie cupide d'un être inconscient. Aux côtés du renard, cherchant la rédemption, peut-être, ou juste les accords de quelques vérités.

« Et toi Renard, qu'en penses-tu ? Après tout, le silence n'est pas si différent du mensonge. »

Il juge, comme bien souvent, portant ses yeux sur le monde ambiant. Sans briller d'intelligence, Griffith l'a bien cerné - et il mène la révolution de sa propre intimité, ou de celle de ses vérités. Cette clairvoyance l'agace, comme bien d'autres choses.
Renard est trop malin - et Griffith ne se laissera pas dénuder si facilement par quelques mots soudains.

Il se laisse porter par le vent, le destin, bifurque du chemin pour aller à l'encontre de quelques jeunes filles agitées - et, tout en gardant ses distances, saisit l'agacement qui mène leurs pensées.
Le niffleur est passé. Saisissant les biens, attaquant la fierté - Griffith trace un maigre sourire, la moquerie assumée - ils n'avaient qu'à mieux se préparer. Lui, enfermé dans ses pensées morbides, dans ce pessimisme vibrant, lui est toujours prêt.
Lui, baguette dégainée, à présent, le pas pourtant tranquille, prêt à voir les merveilles muer en une l'exutoire de ses colères cachées.

« Je ne t'aurais jamais pensé aussi direct, mais ça ne me déplait pas. Alors tu ne veux pas du mariage ? »
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Re: le niffleur /feat griffith Sam 29 Déc - 17:24


« je n’ai rien à dire. »

rien à avouer
rien
rien
rien
rien
rien
et tout
tellement



rien.

tu t’approches des jeunes filles comme griff sans laisser paraitre un son,
muet, comme un grain de sable sur le paysage,
t’existe pas, t’écoute.

elles sont belles, elles sont joviales
elle aiment la vie et toi t’aimerait les faire taire.
mais il ne faut pas, non, tu restes droit, tu n’es rien.

mais ton regard tombe sur la baguette de griff qui semble prendre l’air,
et tu la fixe comme une vipère,
grand bâton que tu rêverais de jeter aux chiens.
la tienne, plus petite, reflète une magie plus étouffée,
sans doute impuissante, t’oserais peut être l’avouer,

mais ta haine qui sommeillait,
admoneste soudainement milles fureurs que tu contiens
indifférent en apparence, face à la magie qui se fait de plus en plus grande
toi tu tentes par tout les moyens de devenir le plus petit des absents.


la reprise de cette quête déguisée en colle a néanmoins creusée un espace conséquent
et si tu marchais pourtant à ses côtés il y a quelques minutes c’est avec un éloignement certain que tu t’aventure plus froid que jamais à la recherche de la bestiole perdue

« tu n’es pas majeur. »
réfute le mariage.


et
tu cesses de marcher,
te refusant à la magie
cette pécheresse qui s’agrippe à ta nuque,
lourde,
éreintante,
tu fatigues déjà de ne pas avoir fait grand-chose,
si ce n’est côtoyé le monde fantastique qui t’agresse comme une monomanie

« fais donc un sort et attrape le niffleur. j’ai d’autres choses à faire, déjà que tu es arrivé en retard. j’attend là. »

la patience te faisant défaut
comme empressé par un prurit d’hostilité,
tu ordonnes, t’abandonnes à l’arrogance
survit par tes véritables désirs et t’approches un peu plus de l’irritabilité.




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Re: le niffleur /feat griffith Sam 29 Déc - 22:11

C'est une grimace d'agacement qui tord son visage d'habitude de marbre, laissant fondre le masque. Ses cheveux grisés par les ténèbres surgissants, ses yeux ombrés par l'impatience d'un condamné - il sent la lourdeur de ses poignets enchaînés par le châtiment qu'il a tant mérité.
Renard s'arrête, rompant le charme, la voix fluette des contes narrés - et la réalité s'amène. Renard s'arrête, imposant ses humeurs controversés - et Griffith se laisse aller. Les bras ballants, le regard alarmant.
Ses yeux le fixent, un silence déchirant, sur le point de déraper. Il éprouve l'envie de pleurer, refoule la tentation de ricaner. Le monde persiffle d'une ironie navrante, lui ôtant sa voix, à l'instant crucial - et il se retrouve immobile, contemplant bêtement le tableau apocalyptique de son personnage humilié.

Griffith ne bougera pas. Ses longs doigts, immobiles, tenant sa baguette avec une fermeté doucereuse - son ironie s'arrête là où commence l'expression d'une magie merveilleuse, et dans ses meilleurs jours, éclatante de réussite.
Quand l'amertume ne transforme pas sa voix, il y laisse résonner la fierté.
Quand les mensonges ne couvrent pas l'espoir, il ne se laisse pas oublier - et il se sent à la frontière d'une vie enfin réelle, dont le sarcasme l'a libéré.
Tout semble si lointain, absurde, pétri par les assauts d'une peur compulsive que son quotidien n'a fait que renforcer. Griffith se perd, Griffith se meurt - et ces caprices attisent sa colère, nouveau vestige de son honnêteté.

« Alors c'est ça ? Tu ouvres ta gueule pour me juger et tu la joues Sasuke quand j'essaie d'être un tant soit peu aimable ? »

Lui retourner la mise, poursuivre la conversation. Il n'avait jamais partagé de tel signe de politesse depuis qu'il avait appris le mot merci - et c'est ainsi que ses efforts grandioses étaient récompensés.
Griffith avait le cafard.
Il serra sa baguette dans ses doigts, retint le mouvement hostile de la pointer sur son camarade - mais il n'était pas nécessaire d'en arriver là. Ses mots, d'eux-même, étaient la seule arme avec laquelle il avait le désir de se battre - du moins, pour l'instant qu'il contenait sa colère.

« Je sais pas si j'ai envie de t'embrasser ou de t'assommer, j'veux dire, sur un coup de tête, tout peut arriver. »

Il gloussa avec une ironie perceptible et rangea sa baguette, inutile à l'instant. Son visage vint se rapprocher de celui de son vis-à-vis pour en capter les moindres variantes - et il laissa un sourire voiler son visage, symbole d'ironie autant que d'un formidable désir.
Griffith n'aimait pas - il désirait ardemment, et en l'instant, il voulait cerner la personnalité versatile de ce garçon étrange.
Renard Renard, un nom parfait.
Renard Renard, une amabilité si aisément éteinte par les assauts de sa fierté. Griffith agrippa sa cravate pour écourter les restes d'une distante réduite à l'état de souvenir - et il se laissa captiver par le mélange de leurs regards, tandis qu'il rendait son verdict.

« Mensonge ou vérité ? »
Un gloussement amusé, et il se détourna de Renard, avec cette même aisance.
« Tu ne peux plus reculer. Tu m'as donné envie de savoir. Tu m'as donné envie d'apprendre à te connaître, et tu ne m'échapperas pas. Accio bijoux. »

Il sortit sa baguette de sa poche pour amorcer la formule avec cette nonchalance presque insultante. La vibration se mua en un grondement, et bien vite, d'innombrables petits objets de toutes sortes, pour peu qu'ils soient brillants, le prirent pour centre de gravité. Griffith resta interdit, inamovible - nourri par le désir interdit de voir ce futur lui parvenir, si insoutenable soit la douleur à venir.
Renard A. Leroy
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Re: le niffleur /feat griffith Sam 29 Déc - 23:05


irrité
plus que de fatigue et moins que de raison,

griffith par son beau blason vert titille tes nerfs
et ses mensonges et sa jeunesse
son tiraillement qui émoustille le tien

tu le sais, renard,
que tu ne parles pas pour taire en toi cet instinct putride
infâme, nonchalant,
interdit.

mais si tenir en toi cette haine qui grandit,
puisait ta volonté la plus fragile,

la distance qui s’efface entre toi et lui,
n’était qu’essence sur un brasier d’impatience.

la référence nippone t’échappe,
et l’amabilité dont il faisait référence se perdait elle aussi dans ton ignorance
sans osciller, les menaces affectives ou violentes n’atteignaient ni ton égo ni ton cœur,

au fond et tu le sais, tu rêvais de donner du poing,
mais tes passions, tu les garder secrètes.

« ce n’est pas à moi de reculer, griffith. » comme une menace à peine souffler
ça t’échappe,

et s’il fallait l’embrasser pour lui tordre le cou
alors tu tes lèvres seraient des armes.



cependant
et va savoir pourquoi

tes mains
fragiles et frêle, la peau lisse des raclures


viennent
avec élan,
bras tendus


pousser le gamin qui faisait sa magie

et désormais tu comprends
les accio
la baguette dégainée,
la simplicité des sorts qui par cinq lettres torturent tes envies

pourtant c’était bien toi qui avait énoncé l’idée de sorcellerie
pourvu que tu t’émancipé de cette tâche malpropre

mais le fait présent,
ces objets qui lévitent

et toi, droit, qui demeure en retrait

tu le bouscules pour lui donner l’herbe comme lit,
violent, tu risquais tant de réprimandes,

et sans regret alors, toi qui pourtant ne rêvais que de ta propre omission
tu oses une timbre de voix plus grave et menaçant

« penses-tu pouvoir jouer au chat et à la souris avec moi, gamin de serpentard ? restes donc assis à contempler quelques tasses de thé, la divination te servirait surement plus que les mots pour me comprendre ! sais-tu seulement qui je suis ? ce que je veux ? toi et ta magie, incapables de trouver un niffleur avec tes yeux ! »

ton regard auparavant qui cherchait à s’immiscer dans sa tête et ton arrogance qui dissimule tant de peur, renard tu n’es pas bête, tu dois te défendre des perfides qui veulent te comprendre, car
jamais personne ici bas,
jamais personne ne pourra ne serait-ce qu’effleurer,
tous les tourments qui te dominent,

et personne ne pourra pleurer les larmes qui s’accumulent au fond de toi
car personne ne te comprendras jamais

« lèves toi. »

défends toi.

« lèves toi, je te dis. »

avec tes mains puis-ce que les mots t’achèvent
petit sorcier apparemment plus âgé qui contient durement sa peine
c’est donc ça, renard andré leroy ?
c’est donc ça.



pourvu que griffith se pare de coups et pas de ses mots.
t’es prêt à fuir
t’as peur

pourvu qu’il ne parle pas plus.




Dernière édition par Renard A. Leroy le Mer 2 Jan - 1:41, édité 2 fois
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« » Dim 30 Déc - 14:25

Malgré les mensonges, il peut sentir les humeurs. Malgré son masque, il sait observer les ardeurs. Griffith marque un silence, laisse s'écouler les sensations naturelles qui suivent les mots pesants, menaçants, la pression imposée par la colère ambiante.
Sa baguette lui échappe, son corps fait voltige ; il se laisse tomber, retenant le cri de surprise de son équilibre volée par cette force qui l'oppresse. Renard agite une queue rageuse, son poil flamboyant à l'image de ses émotions bouillonnantes.
Lui si calme, silencieux, réservé.
Lui si mystérieux, inhumain, poupée animée.

Face à cette vision impossible, Griffith reste interdit, comme ce qu'il n'aurait jamais dû voir - et il détourne le regard sans rien ajouter. Renard semble blessé, Renard perdu dans ses propres pensées. C'est par cet instant que Griffith comprend à quel point il est torturé - et que ce n'est jamais que le masque lisse des tourments enveloppés.
Il n'a jamais été imperméable au monde, juge silencieux - mais la victime premières des maux qu'il se contentait d'ignorer. Ce calme immuable s'envole devant les délices d'une ironie agressive - comme la vengeance de Griffith face à la douleur imposée. Lui n'est pas si faible.

Lui se battra, quitte à ravager son propre bonheur.
Lui se battra, et peu importe s'il doit finir à terre.
L'herbe d'émeraude sera le lit des combattants aguerris.

« C'est pas un peu tôt pour les ébats ? »

Il ne bouge pas d'un iota, observe Renard avec l'impassibilité qui lui appartenait avant. Il se laisse glisser hors de cet univers hostile, adopte la position d'une neutralité forcée par la fatigue de son cœur ainsi attaqué. Il ne participera pas à ça - pas ici, pas maintenant, pas sous le joug d'une haine qui ne lui est pas vraiment adressée.
Renard voit bien plus loin ; et ses iris semblent se perdre dans des sentiments trop profonds pour qu'ils ne soient dirigés vers lui.

De ce cœur engourdi, Griffith décèle les blessures débordantes - et il se redresse, comme un seul homme, avant d'envoyer son poing s'écraser dans la joue du Renard.
Des plaies, celle-ci sera la plus visible - sur son visage également. Le masque impassible s'est envolée - et ses yeux sombres semblent tournoyer comme un orage menaçant.

« Je suis un menteur, mais toi, tu bats des records. Je ne sais pas quel est ton problème mais ne t'inquiète pas. Je vais te le faire cracher. »

Marqué par une expression condescendante, son visage semble s'éveiller pour la première fois.
Griffith s'avance, ses jambes enveloppées par la mer de ferrailles qui recouvre l'herbe alentour. Le sort a marché, un peu trop - et ensorcelé par ses sentiments, le Serpentard ne voit pas la silhouette de l'animal, à moitié ensevelie par les bijoux. Le niffleur est à portée.

« C'est quoi qui te dérange, Renard ? Vas-y, exprime-toi. C'est la magie qui te dérange, princesse ? Alors on va faire sans. »
Renard A. Leroy
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Re: le niffleur /feat griffith Dim 30 Déc - 15:27


te voici,

l’animal sauvage qui perpétue d’indénombrables crimes au fond de sa tête,
celui qu’on aurait préféré cacher sous un blason vert, le jaune ne te convenant qu’en apparence,

tu t’es élancé bec et ongles dans une bataille déjà perdue d’avance
toi et tes mains qui trembleraient au moindre couac

mais c’est fichu,
et tout le monde entendra parler de renard,
le calme dépressif qui s’emporte sur plus jeune

la violence pour passion la sérénité oubliée
un coup, droit, qui s’écrase contre ta joue, heurtant ton nez,
le sang coule.
ta hargne avec.


« j’vais rien cracher... » tu murmures à mi-mots une promesse que tu te fais
si seulement

mais la colère qui dort tant, ce volcan qui survit depuis tant d’années,
t’as qu’une envie

tout DÉTRUIRE.



« princesse ? » tu souris, c’est bien la première fois. « la magie, qui ME dérange ? » s’il savait… « si tu savais ! » tais toi renard

tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi tais toi pitié

ils avaient raisons ils avaient tellement raisons on aurait du t’enfermer dans une cage en acier jamais te nourrir du soleil et des lueurs seulement t’étouffer plus fort encore dans ta peur et tu le sais renard tu le sais tellement

tellement

et ta peur
ta rage
que tu n’expliqueras jamais
tant c’est interdit

tout ça dépasse tes mœurs
tu te souviens un instant du silence qui te couvrait durant les repas bruyant,
de l’ignorance qui faisait ta réputation, toi qui ne daignais ouvrir la bouche
toi qui n’a jamais été l’ami de quelqu’un

tout cela te revient comme un éclair,

et cet éclair,
qui fait grandir ton orage

les mots se bousculent tu pourrais tout dévoiler lorsque

sans réfléchir
par ton instinct le plus terrible

tu













baguette en main
prêt à jeter un sort
tu
« A- ! »





mer de silence
vagues d’essoufflements
tu n’as rien dit,

tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit, tu n’as rien dit. rien.




tu ranges doucement ta baguette, couvres ta bouche de ton autre main
avant de te pencher,


tu vomis ta bile

tousse pour extirper la haine,
respire l’air pur pour te sauver

immobile,
prit sur le fait.


Dernière édition par Renard A. Leroy le Mer 2 Jan - 1:42, édité 1 fois
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Re: le niffleur /feat griffith Dim 30 Déc - 17:20

Le temps n’était jamais très bon, jamais parfait. Toujours problématique et sans le moindre désir apparent. Pourtant, un moyen comme un autre de passer son temps. D’être libre un instant, sans que personne ne lui court après pour diverses raisons toutes plus ennuyante les unes que les autres. Non pas souriant, mais bien heureux respirant l’air frais de l’extérieur comme une libération. Mais tout ceci n'était qu’une bien piètre excuse. Deux étudiants fraîchement punis, on t’avait demandé d'y jeter un coup d’œil des plus minime. Merlin, c'était imaginé simplement marchand dans les allées du parc, jetant un bref coup d’œil aux deux galopins sans même les approcher. En somme, il n’y passerait pas beaucoup de temps et se verrait donc victorieux dans ses choix.

Mais l'espoir et pourtant bien différent de la réalité, Merlin qui se condamne à devoir agir, lui qui détestait ça par-dessus tout. Il n’avait pourtant eu qu’à réfléchir à la racine même du problème, des mots qui lui avaient été donnés. Merlin si inconscient, quel bon pouvait découler de deux étudiants en punition ? Sans doute pas grand-chose, s’ils étaient tous deux là aujourd’hui, ce n’était pas sans raisons. Alors son regard qui n’imaginait que balayer l’endroit, s’écarquille.

La scène dont il est témoin lui coupe le souffle. Un coup-de-poing en plein visage, grimace du professeur qui n’aurait pas aimé être touché au visage. Quelle chochotte qu’il était bien que cela ne le concernait en rien, comme une empathie imaginaire pour la violence lointaine. Mais son visage change du tout au tout face à l’incompréhension, une interrogation qui prend forme aux traits effarés lorsqu’il aperçoit une baguette. L’inquiétude d’une adulte immature, qui lui dépourvu de magie, ne sait même pas comment réagir si le pire prend vie. Alors il se met à courir dans leur direction, dans l’espoir que sa simple présence mette fin au potentiel désastre. Bien qu’en vérité, Merlin n’eut même pas besoin d’être là, comme si les mauvaises idées avaient été expédiées d’elle-même. Pourtant, il ne décide pas de faire demi-tour, accepte la merde pour laquelle il était destiné.

« Leroy ! Asketill ! Mais qu’est-ce qui vous prends bon sang ?! »

Il retrousse ses manches sans même prendre la peine d’étouffer sa mine dégoûtée. S’approche de Leroy pour lui frotter un peu le dos, dans le cas malheureux où le Poufsouffle avait encore besoin d’évacuer. Espérant cependant, que si cela devait arriver, ça n’irait pas salir ses chaussures nouvellement vernies. Vomir, même un tant soit peu, était toujours difficile, la sensation que très peu réconfortante.

« Vous êtes déjà en heure de colle, et vous ne pouvez pas vous empêcher de vous battre ? »

Sa voix qui s’élève, Merlin très mécontent de l’attitude des deux élèves.

« Tu as besoin d’aller à l’infirmerie Leroy ? »

Un soupir qui s’échappe tandis que son regard lourd se dépose sur Asketill.

« Je ne vous punirais pas plus, j’espère cependant que vous avez une bonne raison pour vos actions. »

Si une raison semblait abordable et digne de droit pour faire acte de violence. Il n’avait pas été présent dans leur discussion, il ignorait tout autant ce qui les liait. Merlin qui n’avait pas été présent lorsque Leroy l’avait fait tomber. Il n'était pas idiot, et n'accusait directement aucun des deux, mais une certaine inquiétude se faisait tout de même ressentir.

« Je vais toutefois me voir dans l’obligation d’en informer vos directeurs de maisons. »

Et ça lui faisait un peu mal au cœur quand même, à moins qu’il s’agissait de la vision du vomis qui se trouvait près de lui. Merlin n’en savait pas grand-chose, si ce n’est qu’il était déçu. Bien qu’aucun des deux n’était encore l’un de ses élèves.

« Et je ne vous ferais pas la grâce de mettre fin à votre punition. Donc je vais rester là. Du doigt, il montre un banc un peu plus loin. Et vous surveillez jusqu’à ce que ce soit terminé. Si l’un de vous deux tente quelques choses, ça risque de ne pas se passer comme vous l’espérez. »

Parce qu’au fond, il était blasé plus qu’autre chose. Merlin qui se retrouvait à se punir de lui-même. Et son regard se pose sur Leroy.

« L’air te fera sans doute du bien, on pourra aller à l’infirmerie après si tu veux. Autrement, j’aimerais quand même bien savoir ce qui vous a pris. »

Un nouveau soupir, sa main qui s’élève à l’arrière de son crâne pour un grattement d’incompréhension. Avant qu’il se dirige mollement vers le banc indiqué, exténué par ses propres idées.
BY MITZI


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Re: le niffleur /feat griffith Jeu 24 Jan - 21:08

Il lui vient ce sourire amer, descriptif de la rancœur qu'il retient au fond, exténuant les couleurs d'une humeur flottant en le pâle gris de ses fibres capillaires. Colorés de ses envies, comme chacun de ses actes - Griffith n'a jamais vraiment connu le naturel, et il l'exprime de toutes les façons possibles.
Il observe, sans réel désir. Il observe, menteur assourdi - et de l'envie au regret, il lui vient, lui aussi, l'envie de vomir. Avec un regard torve, il décapsule les quelques conclusions de ce professeur sans un mot, l'existence de ses certitudes comme une seule suffisance.
Il a compris, sans avoir besoin de prouver.
Il a perdu ses repères, son équilibre - et l'odeur nauséabonde le prend au visage comme une expression des pensées enfouies.

Renard est libre, et enfin existant. Renard a ouvert la bouche, et se consume de regrets.
Poussé à la sincérité jusqu'à en perdre les pédales, se cognant aux abords d'une folie tentatrice dont il ne peut assumer l'extase.
Il a failli déraper, et la scène le dépasse.
Il a failli basculer et il en a extirpé cette part de lui, comme une vérité fataliste. Le mensonge, en l'instant, n'a jamais semblé si indispensable - et la souffrance qu'il observe étend l'ampleur de son apathie. « Oui, monsieur. » répond-t'il à brûle-pourpoint, comme une provocation.

Ses yeux sombres ne trahissent que le besoin d'étouffer ses émotions dont l'existence semble se voiler de doute. Griffith est une poupée d'horreur, et il lorgne ses opposés avec le souffle rauque d'un prédateur acculé.
J'avais toutes les raisons du monde, voudrait-il hurler, mais le monde ne suffirait pas à calmer cet inextinguible désir d'une vengeance froide et soudaine - comme la main d'un destin qui étoufferait les espoirs.
Griffith ne veut pas gagner, ce serait bien trop facile. Il aimerait le pousser au désespoir, jusqu'à en réduire sa volonté à néant - dans l'absolu besoin d'une fin indémodable.
Maniaque, perverti jusqu'à la moelle par ce besoin d'une domination absolue. Griffith, éternellement insatisfait, trouve l'accroche d'un rire englouti entre ses lèvres mi-closes.

« Welp. Pas vraiment gentil, et incapable d'aller au bout du mal. Dans tous les cas, tu n'es pas très doué, Renault. »

Ses mains trouvent la profondeur de ses poches, douce chaleur rassurante, comme un repos forcé. Les armes sont rangées, son visage neutre épouse la nouvelle ambiance nonchalante d'un pacifisme dominant.
L'œillade curieuse, Griffith observe le niffleur qui se hisse maladroitement entre les parcelles dansantes de cet océan de richesses maudites.
Lui aussi, semble avoir été affecté par cette ivresse de violence. Lui aussi en reçoit l'incohérence abrupte, l'opposition de deux hommes qui ne se ressemblent en rien d'autre que cette ignoble volonté de vaincre.

Et au fond, Griffith réalise : lui n'a pas vraiment le désir de victoire. Lui, justice vacante, jugement indépendant et divin, se contente de pourrir dans l'éternelle certitude d'être au-dessus des lois.
Qu'importe ce que le destin lui réserve, au fond.
Sa main saisit la patte hésitante de la bête qu'il laisse pendre tête en bas, sans autre forme de respect. Il jette un regard à Renard, une œillade discrète, comme dans la honte de porter intérêt à la présence d'un professeur - insolent jusqu'au bout.

« Tu sais, je t'aime bien. Et je dois dire, je serai attristé de te voir courir à l'autodestruction. Moi, ça m'est égal, mais un sorcier qui ne va pas au bout de ses incantations n'ira jamais au bout de quoi que ce soit. »

Griffith avait toujours soigné ses entrées, et à présent, il avait soigné sa sortie. Hissant ses pieds hors des richesses jonchant sur le sol extérieur, il adresse un clin d'œil entendu au garçon avant de s'en éloigner d'une démarche lente. Prenez garde, disaient souvent quelques moldus crédules, car l'heure du jugement approche.
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Re: le niffleur /feat griffith

le niffleur /feat griffith
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