la peau de chagrin

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la peau de chagrin Lun 31 Déc - 11:50

Daphné De Lange
FT OC
Daphnée Pervenche De Lange. Habituellement scolarisée à Beauxbatons mais a choisi de faire son DEMA à Poudlard. En 9ème année maintenant. Elle est française et trimbale l'accent qui va avec. Sang-mêlée, comme beaucoup. Dix-neuf ans. neuvième année. Licence de médicomagie, famille de médicomages oblige. Le sera plus tard. Elève exemplaire presque toujours le nez dans les bouquins, férue de soirées devoirs. Les cracmols et les moldus l'attendrissent comme si elle avait affaire à des enfants.
She was a shell game in which all three cups were empty
Daphné De Lange n’est pas aussi insensible qu’elle aime le croire.

Son existence la rattrape. Les murs rétrécissent, les plafonds s’affaissent et la blouse blanche de médicomage l’attend. Le clapet de sa cage dorée se referme, alors que le devoir du sang l’appelle et dans le dernier interstice de liberté qui subsiste, un soupçon de désespoir l’étrangle.

Mais Daphné est trop déconstruite pour se révolter, trop artificielle pour s’animer. Elle n’a jamais été une petite fille mais une pierre à polire, un joyau à tailler et dans une quête insensée de la perfection, ses parents l’ont désincarnée, dénaturée pour que du néant naisse une poupée lisse et parfaite, à disposer en vitrine et qu’on adorerait. On a arraché le spontané, le brut, le naturel, pour appliquer un maquillage idéal que rien n’efface et rendue prisonnière d’une coque resplendissante, Daphné s’est éteinte de l’intérieur pour se conformer aux attentes de ses parents. Elle a renoncé à des rêves pour rentrer dans son moule préfabriqué et à présent qu’il est trop tard pour regretter, elle a accepté son destin avec la résolution d’un condamné.

Pour se protéger, elle a fait de l’indifférence sa seconde peau et désormais, elle vaque dans l’immensité de son univers, perpétuellement ennuyée parce qu’il n’y a plus d’espoir ni d’échappatoire et la mélancolie a meilleur goût que le chagrin. Alors elle se targue de son détachement, rit d’elle-même et rit du monde. Haut perchée, Daphné n’a plus rien à perdre et c’est peut-être pour ça qu’elle est si sereine, si stoïque, qu’elle se contrefout de ce monde qui pourrait partir en flamme devant ses yeux, elle y jetterait sa robe pour qu’il flambe de plus belle. Dans son désert, Daphné ne cherche plus que des maigres consolations, des petites péripéties pour la divertir un instant et un dernier feu d’artifice avant d’être adulte et de ne plus jamais être libre.

Car elle ne peut pas renoncer, envoyer paître ses parents et  des siècles de traditions familiales. C’est que Daphné reste jeune et fragile, assoiffée d’une approbation parentale qu’elle n’a jamais eu dans sa totalité et dont elle a cruellement besoin et à présent ce futur qu’on lui a dessiné, c’est tout ce qui lui reste. Alors Daphné ira comme ça parce que la vie reste la vie.

Alors elle joue. Elle joue a des jeux qui n’ont pas de sens, avec les gens, les gargouilles et elle même. Elle se fait imprévisible, allie la froideur à la douceur, la condescendance aux plaisanteries, les sarcasmes à la sympathie et erre dans un no man-s land, toujours à un pas d’être une petite garce et un autre d’une petite fille modèle. On ne saura jamais parce que ses intentions sont capricieuses. C’est la seule liberté qu’elle s’autorise.
Les craintes de Daphné prennent la forme d'une accromentule géante, traumatisme bénin et enfantin d'une visite à un zoo d'animaux pas si fantastiques.

Dans le miroir du rised elle se voit telle qu'elle est mais animée d'un vrai sourire de joie.

Elle aime l'odeur de la canelle et du bois de pin, du tabac froid.

C'est du bois d'Orme et un crin de Licorne qu'on retrouve dans sa baguette achetée en Italie. Elle est fine, mesure vingt-six centimètres, comporte quelques ornementations fleuries gravées sur le manche.

On peut l'apercevoir accompagnée d'une bleue russe, affectueusement nommée Clochette comme la fée.

Sa friandise préférée est à la sucette à la framboise.

Sa matière préférée est l'Anatomie du sorcier.

Sa créature favorite est le sphynx.
Il me semble plus jeune, avoir un jour rêvé de me transformer une belle colombe. Mes bras mués en ailes blanche, se seraient étendus pour que l’aquilon les porte loin du carcan d’une encombrante naissance. Tantôt j’aurai vogué au gré de mes caprices, mes humeurs et mes envies ; tantôt je me serais posée lasse sur l’épaule d’un voyageur passant là, pour m’y oublier et se défaire de la réalité. Parfois il me venait l’idée que mon existence n’avait point de but si ce n’était celle de s’accomplir ainsi que mes aïeuls en avaient décidés quand ils ont jugé du tableau que j’aurai à peindre. La vie, du moins la mienne, est une composition esquissée depuis des générations dont les notes se doivent d’être reproduites inlassablement par chaque musicien se succédant, au nom de règles obscures et aphasiques. Ma famille depuis longtemps, a toujours aimé croire être la justice dans sa forme la plus pure et donc la plus implacable. L’intelligence et la bonne éducation, avaient de pervers le gavage des égos en notre cas, cela se traduisait par l’intime croyance que les De Lange seuls, étaient à même de s’élever au-dessus des passions, pour juger sans faillir, ce monde pourri et corrompu de toutes parts.

Il m’arrivait parfois d’avoir des égratignures. Et ma mère ses lèvres plissées en une moue réprobatrice, désapprouvait les larmes me montant aux yeux. Elle répétait alors Daphné Daphné Daphné de sa voix suave et satinée, il ne faut pas pleurer pour si peu, sinon cela est signe de faiblesse. Il n’y avait ni bandages, ni baisers pour panser des plaies d’enfants. On apprenait simplement à tout ignorer, comme si nos existences surpassaient celles du commun des mortels. Toute forme de faiblesse était proscrite. Notre parcours se devait d’être une ascension inexorable, presque transcendante.

J’ai fini par y croire ou par m’y faire. Je l’ignore.

Mais en chemin le monde a perdu de sa saveur. A pianoter toujours les mêmes touches, mes oreilles sont devenues sourdes au son de la mélodie qu’on m’ordonne de jouer. A toujours répéter notre excellence, l’océan est devenu d’une platitude extraordinaire. Les vagues ont disparues. Il n’y a ni siphon, ni tourbillon. Ni remous, ni raz de marée. Le monde est devenu exsangue de magie puisque rien ne doit nous surprendre, nous, dont l’existence est le barreau immuable de la perfection.

C’est un monde beau. Mais c’est un monde tristement figé et incomplet. Et si je me dois d’y demeurer, parfois je tends à disparaître.

mon pseudo c’est toujours Han et de retour pour un comeback dans la duree on l’esperee ❤️❤️
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Re: la peau de chagrin Lun 31 Déc - 11:53

Rebienvenue ma belle!
j'ai l'impression que le caractère a changé du coup, et je ne suis plus trop sûr de serdaigle...
est-ce que tu veux rester à serdaigle ou bien on l'envoie à serpentard cette petite ?


winner is dreamer who never gives up; andy


la peau de chagrin KmuUNxl


Merci Renako pour ce cadeau sublime!
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Re: la peau de chagrin Lun 31 Déc - 11:57

Coucou ❤️❤️ Merci beaucouuuuup

Je peux être irrésolue et laisser mon destin aux mains du staff aha ? (S’il faut vraiment que je me decide j’hesitez pas a me le direee)
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Re: la peau de chagrin Lun 31 Déc - 12:02




Bienvenue sur Dabberblimp !

désolée mais définitivement je trouve daphnée beaucoup plus belle en bleu et serdaigle a une résonance poétique plus juste pour elle que serpentard. Parce qu'elle n'a pas spécialement l'ambition et la ruse de serpentard
elle est ennuyée, indifférente au monde qui l'entoure et je pense que serdaigle a pu également la rendre ainsi, avec tout les créatifs et les érudits qui l'entourent, de plus c'est d'avantage une maison de solitaires et de blasés en soit.
j'aime toujours autant ta plume, je me dépêche de te valider pour que tu retournes créer et écrire avec elle!

Te voilà validé, tu peux dès à présent créer ta fiche de lien dans ce sujet, ainsi que ton téléphone portable ici (des modèles sont mis à ta disposition). Tu dois aller faire recenser ton avatar par là et tu peux aussi faire une demande de RP juste ici, ou aller sur la CB te trouver un éventuel partenaire. Tu peux aller t'inscrire dans un club de Poudlard et aussi aller zyeuter la liste des postes.


Quiet people have the loudest minds; orphan


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Re: la peau de chagrin Lun 31 Déc - 12:03

aaaaaah rebienvenue à toi rub

je trouve daphné super douce et poétique à sa manière je snif snouf elle est belle
(oui c super constructif)(mais c vrai....)

edit ; wesh orphan mon guadjo laisse moi le tps de poster pfiou la PRESSIon

edit orphan ; wesh t srx ou quoi je vais pas t'attendre mdr j'ai un riz qui cuit moi
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Re: la peau de chagrin Lun 31 Déc - 12:30

Oh mais c'est magnifique ici ??? Daphné est un personnage vraiment touchant, porté par une plume qui lui va très bien ou l'inverse. Je saurais pas souligner une phrase en particulier, tout me semble parfaitement emboîté, c'est un ensemble parfait. Rebienvenue ici 🌙
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