déraison // Lune

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Archibald O. Jenkins
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déraison // Lune Lun 28 Jan - 17:40


Déraison
archie + lune
Il fait beau, le soleil tape bien, et c'est l'occasion de sortir, qu'il dit, Blane. C'est l'occasion de sortir, de faire cours dehors, de pratiquer. La pratique c'est bien ouais, la pratique c'est pas mal, Archibald il préfère pratiquer que réfléchir, même si pratiquer sans réfléchir c'est pas terrible, il lui a déjà dit le prof Blane, mais c'est sorti de l'autre oreille.

Sauf qu'Archibald il reste sur le banc aujourd'hui, et Blane il sait bien pourquoi. Il lui a expliqué, à son directeur, il lui a montré ce jouet à la noix. Le Rubik's Cube maudit, le démon, ce truc qui lui prend la tête depuis plus d'une semaine. Ça le rend fou, il a regardé des vidéos, et les mecs sont trop chauds en trente secondes ils te le plient le bazar ! Lui, une semaine il a pas encore rempli une face. Alors à Blane il lui a dit ; c'est cette fille, là, cette fille qui parle pas, avec les yeux qui le tuent un peu à chaque fois. Cette fille-là elle a souri et putain il s'est plus senti, elle lui a filé ce cube comme un défi et il était Heraclès.

Des couilles ouais, regarde-le ce cube qui veut pas s'aligner ! C'est n'importe quoi il y a un maléfice ou quelque chose comme ça c'est pas permis. Il a regardé des tutoriels, ça lui a pris la matinée, il aurait jamais pensé que c'était si compliqué. Son téléphone sur le banc à côté montre un à un les mouvements, et il glisse sur la page avec son doigt, attentif. On l'a jamais vu si concentré, Archie. Puis il croit rêver quand il voit que le prochain mouvement va accomplir sa destinée. Il tourne la dernière branche qui lui manque et son dessin est parfait, il n'en croit pas ses yeux.

Après trente secondes de silence, de contemplation, il saute du banc dans un cri de joie.

« YOUHOU »

Il lève le cube dans sa main et apostrophe Blane.

« Je l'ai fait M'sieur Blane ! JE L'AI FAIT PUTAIN »

Ton langage qu'il lui crie. Il prend même pas la peine de le retenir quand Archibald déserte le cours. Il allait pas lui courir après, et il sait bien qu'il se retournerait pas si il criait son nom. Alors il est parti, Archie, et il a couru jusqu'aux sous-sols parce qu'il sait bien, il a retenu. Jeudi après-midi c'est cours de potions, et c'est bientôt la fin, alors quand la dernière heure retentit il attend que les premiers élèves sortent, ils se fraient un chemin parmi les seconds et il arrive devant la dernière - et pas la moindre.

Elle est encore assise, elle range ses affaires, et lui, très fier, il écrase le Rubik's Cube sur son banc, juste devant elle, et il s'exclame.

« Impressionnant, non ? Je suis sûr que- »

Elle est sourde, putain.

« Quel con. Attends, attends. »

Il fait des mouvements pour qu'elle reste là, et il va chercher un papier devant la classe, il prend un bic dans sa trousse et il écrit. Oh il aurait pu utiliser sa baguette, mais il a peur de brûler l'école. C'est Renard qui serait fier de lui.

Je l'ai réussi, ton défi
Il veut écrire Princesse mais il se retient, il n'a commencé que la première courbe du P avant de se ressaisir.


Lune Choi
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Re: déraison // Lune Lun 4 Fév - 1:30


Ils n’ont pas tort, le monde n’est pas si beau.

Les jours qui s’épuisent et les minutes qui défilent veulent s’approprier les instants qui nous façonnent. Mais plus forte par le jour et souvent bien trop faible dans les nuits, j’ai abandonné les quelques pleurs qui me rappellent comme je suis fragile, pour finalement, briller tel un diamant. Pour les yeux de tous mais aussi pour les tiens, j’aurai voulu que l’on remarque le moindre de mes efforts… Mais je devais avant tout reconnaître les tiens : ils n’étaient pas des moindres.

Il y a de cela quelques temps maintenant, j’avais laissé sous entendre une potentielle récompense pour un potentiel défi. Un peu comme un enfant finalement tu t’étais forcé à le réussir, il me fallait alors te donner ta sucette, pas vrai ?

Tu sais, Archie, je me demande… Si mon défi ça avait été « moi », alors ferais-tu tout pour m’avoir ? Si mon défi avait été « nous », alors tu t’abandonnerais pour moi ?

Dois-je essayer te changer ou simplement te conquérir ? Quelle méthode faut-il utiliser lorsqu’il s’agit d’Archibald Jenkins…

Parce que les étoiles se comptent par millier, et c’est comme t’admirer. Infini, impossible, loin, trop joli. Oui, les jours s’épuisent, les minutes se défilent, et nous aussi.

« Mignon… Ridicule, mais mignon. » Une réponse sur ton papier, mes quelques coups de crayons. Il me fallait être séduisante, à la foi cassante. Il ne fallait pas que tu ne nous imagines, le tout à la foi possible.

Être ton soleil, bien au-delà d’une simple lune qu’on aime parce que simplette.
J’aimerai te brûler, Archie. Un peu, à vif, à sang, te marquer, pour que tu ne m’oublies pas.

Mais tu le sais, Archibald, que ton écriture n’est pas des plus jolies mais que tes mots, pourvus que tu articules, sont délicieux ?

Tes lèvres aussi. Ton visage, ton air, ton arrogance, le danger que tu m’inspires, et même à peu près tout. C’est déchirant. Car volatiles on aime se laisser vivre, volatiles on préfère ne pas trop aimer,
et pourtant moi j’ai déjà perdu à notre jeu ridicule.

Bataille un peu vaine où je m’efforce de résister…
Mais à quoi on joue, dis-moi ?
Suis-je seulement la seule à jouer ?

Je scrute ce petit jouet sous tes yeux inquiets, le défait un peu, dans mes mains, jusqu’à totalement le mélanger. En effet, tu avais bel est bien réussi ce défi : et bien au fond de moi j’étais fière de toi. Jusqu’à ce que mes doigts déposent le plastique pour se saisirent à nouveau de ton stylo.

« Ah… Archie, je crois que tu as menti ? Ça ne m’a pas l’air fait. Tu es daltonien ? » Le cube doucement se glisse vers ton torse, et je range le creux de mes paumes contre mes joues, tandis que mes coudes me tiennent contre cette table qui, finalement, nous réuni.

Habillée de mes yeux narquois j’étais décidée à n’être qu’un calvaire pour tes méninges, dans l’espoir certain de pouvoir ronger ton sale cœur.

Mais à mes dépends et seulement car ton air me rend badine, il y a ce rire qui s’échappe. C’est, j’imagine, un rire semblable à celui des gamines trop fières de leur bêtises ? Heureusement il n’y a que toi dans cette salle qui nous appartient pour juger du petit son de ma voix. Et comme un cadeau qui se dérobe, emportée par le vent et par ces envies fugaces qui me refusent d’être tienne, je me lève, prête à te quitter

toi,
et moi, qui n’avons pourtant respirer le même air que cinq minutes
mais comment vas-tu me retenir…


vas-tu seulement me retenir ?
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Re: déraison // Lune Lun 4 Fév - 15:56


Déraison
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Fébrile, il récupère le jouet qu'il veut maudire, détruire ; décomposer. Il rêve de l'éclater au sol ou contre un mur, d'en défaire toutes les pièces et de les jeter dans de l'acide. Mais il est là, entre ses mains fragiles, qui se retiennent de tout exploser, comme un enfant frustré à qui on aurait déchiré le dessin à peine terminé. Ce brol c'était sa fierté, et elle venait de l'exterminer. Il le regarde avec dépit, et il reste en silence, figé, en lisant d'un œil vagabond ce qu'elle écrit sur le papier.

« Je- ... »

Il oublie tout le temps qu'elle entend pas, mais il est pris de court, là. Il la regarde, assise là, et il répond rien du tout, ni avec ses lèvres ni avec ses mains. Il s'imagine encore passer des heures à résoudre l'énigme de ce jouet à la con, et ça le rend malade.

Puis elle s'en va. Elle s'en va ?

« Hé ! »

Il lâche le cube, tant pis pour ça, et il attrape la feuille de papier, le stylo. Rapidement il se place devant elle, sa main libre la retient par l'épaule et il bloque le chemin. Pas question qu'elle passe la porte.

« Lune t'as pas le droit, hé »

Il grogne. Il se sent désarmé, et ça le rend fou. Il lui sourit, avec son sourire de con, toujours le même qui lui colle au visage. Il la force un peu à reculer, à retourner près de la table, il a pas du tout envie qu'elle le quitte. Pas si vite, alors qu'il venait de la trouver, et qu'il avait attendu toute la journée - la semaine ! - pour pouvoir lui présenter son défi achevé.

Il repose le papier sur la table parce qu'écrire dans l'air c'est pas évident, et ses gribouillis ressemblent à quelque chose qui veut dire.

Ne pars pas, attends

Il se sent perdu, mené par le bout du nez. Il sait plus trop ce qu'elle attend de lui, mais il trouvera bien et il remplira les conditions si c'est ce qu'elle veut.

On s'en fout du prochain cours, non ? T'as qu'à m'apprendre à les faire, tes cubes, je serai un bon élève.

Il y croit dur comme fer, Archie, celui qui a jamais rien appris. Et il tourne la tête vers elle, comme pour vérifier qu'elle s'est pas enfuie - il a trop peur qu'elle décampe - et il lui sourit maladroitement, alors que ses yeux se perdent en haut et en bas.

« Parfois c'est pas si mal que tu sois sourde, Lune. Parce que je te jure y a des trucs que je pourrais pas m'empêcher de dire quand je te vois.. »


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Re: déraison // Lune Lun 4 Fév - 17:51


Archiblad, ma tentation. Ce fruit une fois croqué qui deviendra mon péché, Archie, un ensemble de regrets que je ne reconnais pas. Tu me donnes ces envies ludiques qu’on réserve aux plus puérils, parce que je peux te lire si finement lorsque tes lèvres se s'animent, mais ton cœur, quelque part impassible, frôle mon ignorance. Alors, c’est subtil et peut être un peu stupide Archibald, mais au fur à mesure que le temps nous échappe, j’ai bien l’impression que, quelque part, toi aussi tu m’échappes.

Tendrement poussée par la pression que ton audace transmet, autant à mon épaule qu’à mes pensées, j’ai laissé mes jambes me guider à nouveau à cette table, admirant de mes yeux amusés l’inquiétude qui semblait te dominer. Si j’avais voulu partir tu ne m’aurais jamais revue, pourtant tu sembles craindre une toute petite absence ? Tes mots sur le papier tremblent et ne forment plus rien de concret, je plisse les yeux : ne… paye… pas ? le visage qui se penche et mes idées qui tombent… Il me fallait me reporter à tes lippes, plus fidèles,

quoi que, muettes. Tu te remets à écrire, j’essaye de te relire. Ah. Ce piment de bonheur qui fait la course jusqu’à mon cœur, je souris. Une honnêteté un peu frappante qui caresse mes envies. Et pourtant, même si mes pieds sont bien encrés à cette salle qui nous protège,  tu sembles vulnérable et victime de tes angoisses. Quelles sont-elles, Archie ? C’est ce jouet de plastique qui t’as rendu si agacé, ou bien, la simple menace de mon départ ? C’est peut être plus, peut être moins… Si tu ne me dis rien, tu sais, moi, je ne peux pas tout deviner…

A mesure que mes yeux quitte le papier pour te lire toi, tu discutes. Seul, un peu bêtement. Concentrée je te comprends, retiens un rictus qui m’aurait trahis. Si tu savais. Qu’est ce que tu veux me dire ? A quoi tu penses en me regardant de haut en bas ? Qu’est-ce qui te retiens d’être honnête ? Je dois faire la belle l’ignorante, celle qui se raccroche à ta plume quand bien même moi, je m’accroche à tes lèvres.

Mine d’incompréhension le tout enrobé dans une grimace qui ne rend pas honneur. Je suis le narcissisme doublé d’autodérision, j’espère que ça te plais ? Je secoue mes deux mains devant tes grands yeux, avant de couvrir ta bouche par cinq doigts. Je suis bête d’agir ainsi, je le sais, mais... tu es bête toi aussi. Je désigne l’une de mes oreilles par mon autre main, te faisant comprendre que ton timbre de voix n’est qu’un point d’interrogation pour moi. Le papier nous servira pour aujourd’hui, et peut être que ce demain on utilisera nos lippes.

«  Je comprends pas… assis toi, articules, tu vas me faire une leçon, pour apprendre à lire sur tes lèvres. Ah, mais, tu t’en fiches des "cours"... C’est pas grave, on a qu’à rester assis à faire un casse-tête en plastique… »

Je change de table pour m’éloigner de toi, rubik’s en main. Prenant appuie sur le bois mûrit du bureau de l’enseignant, je m’assois, croise les jambes, te regarde et t’attends.

« A-chi. » et pour simple récompense, ma voix.
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Re: déraison // Lune Ven 22 Fév - 13:16


Déraison
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Il est là avec sa tête d'idiot, qui attend que les mots se couchent sur le papier. Il espère qu'elle dise des trucs beaux, du genre qu'il comprendrait pas mais qui le transporteraient quelque part, parce qu'elle fait toujours cet effet-là, Lune. Il a qu'à la regarder pour se sentir planer ; ses yeux, ses lèvres, ses seins ; c'est sa meilleure défonce. Alors dès qu'elle s'évapore un peu il en veut plus, et il est gourmand, imprudent. Elle écrit bien, Lune, c'est pas comme lui, avec ses pattes de mouches difformes. Il songe qu'il fera plus attention, qu'il va apprendre à calligraphier si ça lui permet de la voir être fière. Il veut trop qu'elle soit fière, Lune, qu'elle lui sourit et qu'elle lui dise avec les yeux qu'elle est heureuse.

Il veut commencer quelque chose, il sait pas trop comment s'y prendre, il va sûrement dire une connerie, encore, et tout à coup, sa voix. Il a l'impression que son cœur a manqué un battement, et il a perdu son souffle pendant une seconde, il a cru s'étouffer et peut-être que crever ça l'aurait pas tant dérangé, maintenant qu'il l'avait entendue.

« Putain ! »

C'est sorti tout seul, mais il s'en fout un peu, il est encore sûr qu'elle comprend pas. Il reste figé, la bouche ouverte, et il a envie de lui donner tout ce qui se fracasse dans sa poitrine. Elle a parlé ! Elle a parlé, pour lui, elle a presque dit son nom ! Il est ému.

« Aaah ma mère la pute »

Il va pas chialer, Archie, parce que c'est un bonhomme ça ouais. Alors il frotte son visage maladroitement contre son épaule droite et il souffle comme si il venait de vivre le truc le plus dingue de sa vie.

« Lune, bordel, t'as parlé ! »

Il oublie tout le temps qu'elle est sourde, ça le fait chier. Pas qu'elle soit sourde, mais d'oublier. Il pose son coude sur le banc, et son visage s'appuie sur sa main. Il a envie de lui dire plein de trucs, mais il ose pas.

« Tu verras j'apprendrai le langage des signes et j'apprendrai à être courageux et tout ce que tu veux. »

Il parle doucement, comme si il a peur qu'elle entende. La bonne blague. Il grommelle.

« Bon n'empêche j'ai toujours pas eu ma récompense pour ce maudit cube, là. »

Il attrape le bic, et la feuille de papier, et il reste muet devant leur conversation précédente. Il se maudit, parce qu'il a pas l'habitude d'être aussi hypnotisé. Il se sent con, sans le fiant après le mot.

« Faut que tu m'aides, Lune, je crois que je deviens fou. Deviens un peu plus laide et chiante, parce que ça va plus du tout. »

Il a l'impression de parler tout seul, il est loin de se douter que Lune elle sait déjà lire sur les lèvres et qu'il est en train de se baiser. Et il se dit que si elle est partie sur l'autre bureau, elle va pas réussir à lire. Merde, il est coincé.

Il fait l'imbécile, mais il parle lentement, et il espère que ça suffit.

« T'es sûre que tu veux pas revenir ici ? Je ferai des efforts pour l'écriture.. »

Il préfère quand elle n'est pas si loin. A portée de main.


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Re: déraison // Lune Sam 23 Fév - 19:27


Comme une souris face à son chat. Prédatrice, cela fait maintenant des semaines que je te cours après, et pourtant ? C’était se heurter à tant d’interrogations, des doutes, si indénombrables que leur nombre surplombe mon audace. Prudente, trop prudente : j’étais capable de rien devant toi. Lire sur tes lèvres (j’aimerai y poser les miennes) feinter l’ignorance, m’habiller de tous les stéréotypes « d’une sourde » pourvu que tu vois en moi le moindre intérêt… Mais pour encore combien de temps ? C’est si drôle de te donner un vulgaire casse-tête coloré, alors que je suis moi-même incapable de le résoudre. C’est si bon, de savoir comme tu me trouves belle ! Si tu savais seulement comme je te trouve beau. C’est ma faute, ne penses-tu pas ?

Faudrait-il que j’avoue tout ?
Là, dans cette immense pièce bien trop grande pour nos ardeurs ?

Ton air figé comme devant un trophée… c’est de ma simple voix que vient cet effet ? L’émotion qui t’enveloppe, présentement, c’est simplement car mes lèvres ont parlées ? Je n’avais jamais vu un bonheur si spontané. Je hausse un peu mes épaules, timide réaction imprévue face à tes émotions…

Alors, me délectant secrètement de tes révélations trop intimes pour être couchées sur le papier, je te savoure. Une énième fois encore, oui, je te dévore et tu me parles, inconscient du théâtre comique auquel je t’ai soumis. Je suis odieuse avec toi, Archie, odieuse et maladroite, c’est surtout ça… L’envie cupide d’être ton soleil alors que je ne suis qu’une simple Lune, cette envie sournoise qui veut te mener par le bout du nez, et au-delà, cette taquinerie enfantine qui m’anime depuis toujours, car pas si adulte j’ai toujours su rester grande enfant. Sauter dans les flaques déposées par la pluie, regarder les éclipses de mes deux yeux ronds, traverser le temps d’un feu rouge… Ce genre de bêtises qui pourraient bien me rendre plus ennuyeuse qu’aguichante. Je veux jouer Archibald, je veux que nous jouions à ton jeu, si seulement je pouvais te deviner.

C’est bête j’ai l’impression de tourner autour du pot ?

Pourquoi ne pas t’embrasser dès maintenant, me dévêtir un peu pour contrer la chaleur qui tapissent ces murs (ma peau), te donner de ce corps que tu voudrais plus laid simplement pour te concentrer sur la discussion…

Si seulement tu me le demandais. Même de vive voix, même le dos tourné, même ailleurs loin de moi. Si tu te le disais à toi-même je voudrais pouvoir le lire dans tes yeux malicieux.


Je me lève et viens taguer par quelques grandes lettres en minuscules, de quoi laisser durer la plaisanterie, pourvu que tu ne détestes pas mon humour si saumâtre...

« J’entends pas » Je te regarde, tu dois surement te décomposer sur place ? Puis mon dos te refait face. Mes yeux défigurent le stylo qui se tient, presque fier, entre mes doigts. J’hésite. Cet instant me parait long si long et mon cœur s’emballe un peu, bien loin des amourettes de couloir j’ai l’impression de jouer toute notre relation sur quelques coups de marqueur, et c’est horrible. Mais intrépide, me voilà, et je fonce tracer ces lignes :

« Plus proche, Archibald. Proximité. Articulation. Concentration. Cap ? »

Guidée par mes pas audacieux je reviens près de toi, bien assise à tes côtés, comme voisine intrépide qui vient glisser ses hanches un peu plus proches des tiennes, pour ensuite saisir tes deux joues de mes deux mains. Deux pouces sur ta peau, huit doigts qui se déposent sur ton cou. Là, la proximité. L’articulation devient ton unique devoir, tandis que la concentration est un défi pour nous deux.

« Je t’écoute. » deux mots qui s’envolent dans un chuchotement, dont le sens lourd peine à s’effacer, et je fixe tes lèvres sans subir le poids de ton regard. Un peu téméraire mais surtout désespérée, c’est là un premier pas que je t’offre Archibald, et j’aimerai bien que quelque part, tu continues la marche…


Dernière édition par Lune Choi le Lun 25 Fév - 23:49, édité 1 fois
Archibald O. Jenkins
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Re: déraison // Lune Lun 25 Fév - 12:42


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Elle entend pas, qu'elle écrit, bien sûr qu'elle entend pas, il est stupide mais pas trop, il oublie mais il se rappelle vite. Il sait qu'elle entend pas, sinon il dirait pas ces choses-là. Il se renfrogne un peu, il a fait du mieux qu'il peut et c'est pas suffisant, ça le fait râler. Mais il est persévérant et il va y arriver, là il est juste un peu frustré.

Il la regarde du coin de l’œil se rapprocher, et son visage se détend. Il la regarde parce qu'il sait faire que ça, et il ouvre même pas sa gueule, il est hypnotisé. Il a l'impression que si elle disparaissait il deviendrait aveugle. Et il hoche la tête vaguement, parce qu'il a compris sans vraiment comprendre.

Il veut bien articuler, mais il est pas sûr d'avoir envie qu'elle comprenne ce qu'il va dire. Alors il mange ses mots parce que l'amour ça pèse sur son cœur qui se rappelle que c'est qu'une maladie, comme sa mère lui a malheureusement appris.

« Lune je crois que je t'aime et... »

Il se sent sale, il se sent comme le pire des bâtards. Il se dit qu'il fera comme d'habitude, et qu'il va la détruire, qu'il va la briser, parce qu'il sait faire que ça. Qu'elle pleurera à genoux devant lui et lui demandera Pourquoi, pourquoi t'es le connard que t'es, Archibald ?

Son sang se met à bouillir et il s'énerve, il va se lever, claquer la porte, fracasser ses os contre des murs et se saigner les mains, il va le faire quand elle lui prend le visage. Il murmure.

« Fais pas ça.. »

Il veut crever. Il a l'impression qu'il va crever. Ça menace sévère à l'intérieur de lui, ça tempête, et ça chauffe, y a une de ses mains qui se lève, il la contrôle pas. Son souffle lui brûle les lèvres, il a l'impression que cet instant dure une éternité, il sent son corps lourd aller au ralenti.

Il sent sa poitrine se lever quand il finit par attraper sa joue, et ses cheveux, à passer ses deux mains sur son cou ; son visage s'est uni dans un mouvement brusque au sien et c'est allé vite, tout à coup. Il l'a embrassée avec la fougue qui hurlait en lui, et il a pas pu s'arrêter, pendant plusieurs secondes, tout ça parce que c'était trop bon.

Quand il s'achève, il éloigne doucement son visage du sien, sans retirer ses mains de sa peau, et il reste en silence, il freine toutes les impulsions qui lui hurlent de la coucher sur la table, de la lever contre le mur, il peut pas lui faire ça, pas à elle. Ce soir il va se manger une trique d'enfer et il va regretter, mais il s'en fout.

Elle est trop belle pour lui, putain. Il serre les dents. Il veut pas ; autant qu'il en crève d'envie. Ses mains se resserrent sur elle, ça s'énerve au bord de ses doigts.

Et ça lui vient trop vite, ses bras viennent la prendre par la taille, il la lève, l'assoit sur le banc. Il se tient debout devant elle, il en veut plus. Une de ses mains retourne à ses cheveux, l'autre s'est plantée sur sa hanche, et il continue, il l'embrasse ; il l'embrasse, il s'enflamme, Archibald, pendant qu'à l'intérieur il menace de s'effondrer ; exploser.


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Re: déraison // Lune Lun 25 Fév - 17:53


La forme distordue de tes mots m’échappe. C’est brouillon, un peu confus, comme une censure… Je mords ma langue, me punie d’être ingrate, de te regarder sans comprendre. Je te dis que je t’écoute et me voilà qu’en plus de rien entendre, je ne sais plus lire… Quelle bécasse. Mais songeant à mon incompétence que jadis, j’effaçais d’un souffle fier, je te lis à nouveau, comme un voile qui se lève, ne laissant cependant rien à comprendre. « fais pas ça » Ne pas faire quoi ? Mon toucher t’exaspère ma présence bien trop proche mon audace bien trop tactile, ça te fâche ? Noyée de doute mes dix doigts se décollent lentement, j’ose à peine penser à nous tant tu m’obsèdes. Mais pourquoi mon affection maladroite inciter ta négation, lorsque ce sont tes mains qui viennent saisir  mon cou ? Archibald, te parlais-tu à toi-même ? Si cette interdiction à peine formulée n’était faite que pour toi, que dois-je comprendre alors que ce sont tes lèvres qui viennent s’emparer des miennes ?

Brute. Dans une rage qu’avec mes propres mots, je décris comme passion. Un délice, trop gourmand, longtemps prisé si utopique presque impossible, et le voilà, ce gage corporel qui traduit une quelconque affection, du moment qu’il y en a. Quelque part Archibald, je te plais. C’est si bon.

Trop fugace. Tu me quittes mais je sens encore tes mains sur mon corps. Il y a tout un désespoir qui te menace, dans tes yeux, dans tes traits, dans tes doigts qui se resserrent… Et je suis l’ignorante imparfaite qui te dévore du regard, complice de l’envie fervente esclave face à ma convoitise, mais,

tu sembles dans cette fraction de temps, si fragile,
vulnérable,

je t’aime et te découvre, c’est bizarre, car à la fois si plaisant, mais si douloureux. Quels sont les malheurs qui te précèdent d’où vient cette peine qui fragilise tes ardeurs, pourquoi face à moi pourtant toute conquise tu sembles désespéré comme à cloche-pied sur une falaise ? C’est si rapide je n’y comprends rien, je cherche à te décrypter mais tu retiens ma curiosité picote mon désir…

Collée à tes lèvres l’envie d’ôter les tissus pour ne laisser voir que nos peaux me prend. Ah, Archibald, pourquoi ne m’as-tu pas couchée sur la table, levée contre le mur ? L’hésitation qui me chatouille n’aurai jamais pointé le bout de son nez, mais me voilà, terrifiée par ce souvenir, avant même que tu m’embrasses.

Mes doigts graciles qui se mêlent à tes cheveux finissent par rejoindre tes joues, et dans la pure contradiction de mes jambes qui cherchent à te guider au plus proche de moi, j’éloigne ton beau visage, me perd dans ton regard, et, Archibald, ne me déteste pas d’avoir tant demandé pour finalement ne profiter de rien, mais
j’ai peur
pour toi.

«  A-chi. » je te retiens, t’inonde de caresses car la paume de mes mains glisse tendrement sur tes joues, te donnant toute l’affection du monde par mes yeux qui te chérissent plus que de raison, et si je n’ai pas les oreilles pour écouter tes peines, je fonds, me libère de cet handicape de simple sourde, et oui, je t’écoute, et j’écouterai tout.

«  Je lis, A-chi. Je lis. Ca va aller. Déss-abille toi ou pa-le moi. Je suis là. »

Puis je te lâche, te rendant maître de tous les chemins qui s’offrent à nous. Pour que de tes aventures qui comme les miennes, ne se comptent plus sur les doigts d’une main, il n’en reste que l’amertume, et que la consolation, ce miel qui couvre tes blessures, ce soit moi. Simplement par égoïsme, car je te veux.

Et dans l’attente d’une moindre discussion, je déboutonne graduellement ma chemise, patiente, quelque peu avide de désir. C’est terrible, torride, féroce, mais je n’ai rien à te refuser. Te laissant dans cet instant de réflexion qui n’appartient qu’à toi, je suis docile, insatiable, dépose dans le creux de ton épaule mes lèves gourmandes, déposant quelques baisers dans l’attente d’une réponse.

Il se pourrait que nous fassions les deux. Discuter, nous envoyer en l’air, quelque soit l’ordre des choses. Tant que tu ne m’échappes pas, je veux les deux.
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Re: déraison // Lune Lun 25 Fév - 18:52


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Il se délecte de chaque chaleur, chaque odeur. Il sent ses cheveux, son parfum, son souffle, il dévore le moindre détail, il est avare, avide, il veut tout pour lui. Et tout le sera, parce qu'il a décidé qu'aujourd'hui il était roi ; et Lune est sa reine, assise sur le trône de bois ; le trône qui grince chaque fois que le poids de Archibald vient s'y ajouter. A chaque baiser il s'est approché un peu plus, et bientôt se frayant un chemin entre ses cuisses qui l'invitaient, il perd son souffle, pas par manque d'endurance mais parce que son cœur ne veut pas suivre la cadence.

Elle l'achève lorsque sa voix s'élève à nouveau. Il reste figé d'abord, il la regarde, la surplombant de la hauteur qu'il peut se permettre. Il est encore penché sur elle, et le bois grince à nouveau. Il reste muet, parce qu'il arrive pas à y croire. Maintenant c'est lui qui a l'impression d'être sourd. Il secoue la tête.

« Tu lis ? Ça veut dire quoi, ça- »

Un frisson parcourt sa colonne vertébrale lorsqu'il se souvient de tout ce qu'il a dit précédemment. Et elle l'a laissé dire toutes ces conneries sans réagir. Il est d'abord vexé, il se cache derrière sa frustration parce qu'il ne veut pas ravaler son orgueil. Et il réalise que si elle ne l'a pas arrêté - si elle est restée - c'est que tout ce qu'il lui avait dit avait été plutôt bien interprété.

Il reste perplexe.
D'habitude il se serait pris une baffe. Elle, elle lui ouvre les bras. Il comprend pas.
Ah, ça la rend encore plus belle, son mystère.

Tout à coup sa rage s'est transformé en douceur, et dans un mouvement assuré, dénué de la colère qui précédemment l'avait bousculé, il s'était penché sur elle, avait grimpé la table. Il l'avait poussée à se coucher, d'un coup un seul, et ses cheveux cascadaient jusqu'à quelques centimètres du sol.

Il est resté habillé, et il l'a arrêtée quand elle a commencé à déboutonner sa chemise. Il lui a adressé un sourire qui lui ressemble pas, pas du genre de rictus qui habille d'habitude ses lèvres.

« Je le ferai pas, Lune. »

Il serre les dents et un rire ironise sa gorge. Quel con. Penché sur elle, comme ça, en deux mouvements elle était à lui. Mais il peut pas faire ça, il est sale.

« Déjà parce que d'ici quinze minutes les cinquièmes vont débarquer pour leur cours de potions. »

Et la vraie raison ?
Les mots sortent pas, il peut pas lui avouer, il peut pas lui dire qu'il a peur, que les sentiments que ça réveille en lui font plus de mal que de bien et qu'à continuer sur cette voie-là, il finirait par prendre la fuite comme il le faisait toujours. Il a trop conscience de lui-même, il sait qu'il va tout détruire, et il veut pas de ça avec Lune.

Lune il veut l'aimer, mais il sait pas comment faire. Sa tête se coince dans son cou, ses yeux se perdent dans le noir. Ses mains glissent sur ses hanches. Il sait qu'avec ses lèvres là elle ne pourra pas comprendre ce qu'il dit.

« T'es un con Archibald. »

Il la ramène au bord de la table, il la serre dans ses bras et la relève, il la porte sur ses hanches et, se relevant, coince son dos contre l'armoire la plus proche. Là il la regarde, et il espère qu'elle comprend.

« Lis-moi, alors. Je suis un nul, un loser, un connard. Ce que je fais c'est de la merde, Lune. J'autoriserais jamais un type comme moi s'approcher de ma cousine, tu vois ? »

Il l'a pourtant pas lâchée, elle est toujours enlacée.

« J'autoriserais jamais un type comme moi mettre la main sur toi. »


Lune Choi
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Re: déraison // Lune Lun 25 Fév - 23:45


Une simple vérité peut être trop sincère et soudaine, quelque part j’aurai voulu encore en te berner, mais qu’importe ? Sourde mais pas méchante Archie, sourde j’ai voulu en jouer, après tout, n’es-tu pas le grand gagnant de ce bordel ? Toi qui m’entends toi qui m’écoutes, toi qui me parles librement, et moi, dans une bulle de silence, capricieuse je te l’accorde, mais qui s’amuse comme elle peut. Ne me déteste pas, pas déjà, c’est trop tôt et j’ai tant de crises à t’imposer, tant de pleurs qui n’attendent que de perler sur tes épaules, Archie, c’est trop tôt pour nous haïr, laisse nous seulement le temps d’être amoureux.

Toujours vêtue j’étouffe sous les boutons qui dominent ma poitrine. Heureusement, par dessus la précipitation qui nous avait bousculés, tu viens changer cette table pour un lit, et je respire à nouveau. Comme un torrent qui se dévêtît, une simple brise pour coucher notre impatience… Tu souris. Loin de ces rictus qui t’habillent lorsque je te vois enveloppé dans la foule, pas comme une mascarade peint sur ton visage, couleur mensonge. Un sourire si simple, ça m’énerve presque de le découvrir. Est-il si discret ? Est-il si secret ? Est-il à la vue de tous ? Est-il nouveau ? Est-il seulement le sourire que tu nous donnes à tous, lorsqu’allongés sur une table de bois, on se sent blottis dans un coton, même un peu raide ? Ne fais rien. Tu as raison. J’ai peur.
Mais je ne sais pas de quoi.

Comme craintive, du bout des doigts, j’effleure ta joue, et dignement, telle une adolescente de quatorze ans, je t’aime à nouveau. Car je t’en veux de n’avoir rien fait, car je m’en veux d’avoir peur, car tu sembles n’être qu’un fléau, qu’une peste, et ça me tue d’aimer sans savoir pourquoi.
Mais ne fais rien. Quinze minutes ne suffiront jamais.

Simplement, ces secondes où je peux sentir ta mâchoire se nicher sur ma clavicule, se mouvoir tes lèvres, me réconforter par le souffle chaud de mots que je ne lirai jamais, les yeux rivés sur ce plafond aussi brut que nos baisers partagés.

« J’entends pas… » sans quémander à le vouloir, je ne suis pas bête. Tu ne veux pas être entendu, tu veux tes secrets, tu veux te parler, me laisser noyée dans ce silence qu’est ma maison. C’est normal, j’imagine. Moi aussi, j’aimerai qu’on ne m’entende pas quelques fois.

Mais perdue dans ce nuage immobile tu viens me réveiller par des aveux trop perfides pour te baptiser. Je te laisse me tenir me lever me promener subir la moindre de tes volontés et tu m’avoues être de ces cons aliénés qui méritent plus de gifles que de caresses, et je comprends. Je te vois, j’aimerai te connaître. Tu n’es pas bon, Archibald. Tu n’es pas le meilleur, pas le plus gentil, pas le plus doux. Tu n’es qu’un sot qui s’interdit la moindre affection, mais qui malgré tout m’enlace comme un trophée.

Alors à quoi on joue, maintenant ?
Si tu me dis là avec ces lèvres qui me font bouillir d’envie, que non, toi, jamais je ne t’aurais. Que malgré les efforts qu’il nous faut à nous deux, rien n’irait.
C’est quoi, la bonne réponse à cette connerie ?
Je dois te forcer, me soumettre, tout plaquer, où n’être qu’une de plus à trop vouloir forcer ?

« J’entends pas », mais ça marche pas à chaque fois.

Mes mains logeaient sur tes épaules, elles s’entremêlent désormais contre ta nuque. Soucieuse, avare, moi, jalousie, amer, caprice. Je t’embrasse, non pas vite non pas dans la fougue d’une rapide aventure, là, puisqu’il nous reste quinze minutes, doucement. Pour que cet instant bafoué s’éternise sans empiéter sur les minutes, là, juste quelques longues secondes. Et si tu veux jouer à celui qui chuchote dans mon dos, moi aussi je peux parler sans qu’on ne m’entende.

Et j’ai murmuré, contre tes lèvres, murmuré sans un timbre de voix. Je t’ai dit que tu étais à moi, et jamais tu ne pourras mettre en doute ce que tu n’as pas entendu.







Maintenant je te regarde et rêve seulement qu’un divertissement aussi stupide te fasse oublier l’idiot que tu es, que cette conversation un peu bête t’ouvres à moi, que tu te dises, naturellement, que je suis faîte pour toi.

« C’est quoi, ton plat pé-fé-hé ? Vodka, pu- ou diluée ? Ton gen-e de film ? Ta g-atégo-hie poh-no pé-fé-hée ? Non, non, je dé-g-onne... Tu m’app-ends à fai- du skate ? »

Et Archibald, par pitié, ne me lâche pas.

« Si je t’envois un message à deux heures du matin, tu se-as où ? »

Je sais que c’est pas perdu,
me mens pas
lâche pas ce qu’on a à peine battit

« Je dois te donner un aut-e casse-tête pou- que tu –eviennes me voi-? »


Je veux pas qu’on finisse à genoux.
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Re: déraison // Lune Mar 26 Fév - 0:32


Déraison
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Il se laisse aller à ses lèvres, et même si il comprend pas, ça se grave sur sa peau, il la sent lui brûler dans les veines, ses promesses. Il a fermé les yeux, et quand il les rouvre c'est pour qu'elle le fige sur place. Quand il la regarde il se sent pris au piège ; il y a plus rien d'autre qui compte qu'elle ; elle qu'il voudrait garder au creux de lui, dans cet instant précis, sans jamais le quitter, sans que le temps ne les massacre.

« Ma gaté- »

Quand il comprend, un rire parcourt ses lèvres. Il veut lui répondre, sa voix s'effondre. A deux heures du matin, ma Lune, ma tendre Lune, je serai dans le lit d'une autre, à roucouler comme un pigeon. A deux heures du matin, ma Lune, ma tendre Lune, j'aurai pris des cachets et je me serais défoncé avec les autres. A deux heures du matin, ma Lune, ma tendre Lune, je pleurerai de rage, mes mains en sang qui fracasseraient l'écran du téléphone sur lequel tu m'aurais écrit C'est fini.

« Je serai... »

Il n'y a pas de réponse à donner. Il baisse les yeux. Il se sent mal, ça brûle, ses muscles lui hurlent des trucs qu'il comprend pas. Il y a ce truc qui bat entre ses poumons ça le rend fou. Puis à nouveau sa voix vient l'achever et il lève son regard fiévreux sur elle.

Y a un souffle qui lui dit qu'elle est belle, un rictus qui retourne, discrètement, chatouiller ses lèvres.

Il la veut, Lune, il la veut pour de vrai. Il la veut qui reste, mais il sait qu'elle partira. Ils partent tous, et ils finissent par lui dire Je te déteste, ils l'abandonnent et l'insultent, et ils ont raison de le faire. Ils lui disent Je ne veux plus jamais te voir ou T'es un connard. Il veut pas entendre Lune dire ces mots-là. Il veut pas qu'elle le tue, l'achève, qu'elle finisse d'assassiner le dernier nid d'amour qu'il avait sauvé dans son océan de colères.

« Je sais pas. »

Lui qui a toujours des cartes à rabattre se retrouve sans main, sans dé truqué, sans astuce pour gagner. Il est sans armes, avec sa belle dans les bras, et des foudres qui lui traversent la colonne vertébrale. Il secoue la tête, nerveusement, et il réprime un élan violent.

« C'est toi mon casse-tête, Lune. »

Et je finirai toujours par revenir te voir, rampant comme un chien. Il serra les dents.
Il la presse contre l'armoire, ça lui donne le sentiment qu'elle est plus proche encore. Et ses mains qui tiennent ses cuisses s'autorisent une caresse.

Ses lèvres l'appellent, et il l'embrasse, il veut pas que ça s'arrête, il se dit qu'il se posera plus de questions, et que ça ira. Il se déteste, Archibald, il se déteste.

Mais il aime Lune encore plus qu'il ne se hait.

En s'arrêtant, il pose son front contre le sien, et il la regarde. Il est pas sûr qu'elle puisse lire, comme ça. Ah, tant pis.

« Je serai là. »

A deux heures du matin, quand tu m'enverras un message.
Et il y croit, ce con. C'est qu'il veut y croire, très fort, plus que tout.


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Re: déraison // Lune Mar 26 Fév - 1:31


Tu ris. Tu ris de mes mots et c’est déjà tellement, mine de rien. Tu ris dans cette atmosphère écrasante qui voudrait nous tuer pour de bon, dans tes mots si précieux qui me brisent si aisément, dans mes ambitions sans fondements qui voudraient que tout aille pour le mieux. Tu ris aujourd’hui, ris grâce à moi et c’est bien au dessus de tout ce que tu m’avais laissé voir jusqu’à présent. Tu ris quand je te parle de porno et te tais lorsque je reviens à moi. C’était trop beau pour durer, et je sens à nouveau mon cœur se bloquer.


Tu seras
blottis contre moi
déjà dans mon lit
à m’attendre devant le dortoir
trop occupé à rêver de moi
parti m’attendre sous la pluie
devant moi


mais tes yeux m’abandonnent et je nous vois marcher sur une ligne bien trop fine pour supporter nos peurs respectives

dans un sourire qui voudrait surement (j’en suis sûre) me dire « ici », tu l’avoues
simplement, sans un filtre

que tu ne sais pas.



Ah. Je voudrais te tuer. Tout oublier, scander ton ignorance, te malmener pour toujours, te pousser, me répugner de ton toucher mais

je suppose que c’est trop tôt
et que tu as le droit de ne pas savoir.


Après tout, qui suis-je ?
Lune. Dont la rancœur ne se dissimule plus.
Et puis ça fait quoi ? Lune, Lune, Lune. Lune un satellite d’accord, mais de quoi. De qui.
Et toute cette confiance si durement bâtie sur les moqueries du passés sur des insultes toujours  concrètes sur des critiques d’actualités,
s’émiettent.
Et si j’avais su que t’aimer c’était si pénible
alors j’aurai préféré ne jamais aimer du tout.

Car tu me tues. Et je m’efforce d’être un recoin de ton monde d’être cette épaule fragile mais tenace pour soutenir la moindre de tes craintes, je suis ce corps bouillant qui n’attend que d’être tien et ce cœur trop fier qui attend que tu avoues être mien… Mais à cet instant je ne suis plus rien. De ce baiser que tu me rends, je n’y retrouve que l’amertume d’une lubie torturée.

Ton casse tête. Alors quoi. Tu me fais et change de chemin ? Quelques coups le problème résolu et tu m’oubliera sur une table de classe ?

A part nous agresser d’amour et de haine,
qu’est-ce qu’on vaut, l’un pour l’autre, hein.

Un caprice qui piétine ta frêle douceur, et mes lèvres prennent les tiennes. Si on aurait pu en rester là, blottis dans un cocon de douceur... Y’a cependant toute l’amertume de tes mots qui me piquent à la gorge : et je te mords, tendrement, puis avec colère, laissant mes dents pincer ta lippe inférieure. Un beau salaud, ça c’était pas un scoop. Un pauvre idiot qui ne maîtrise pas ses dires. Ca fait mal. Je te hais. Je me libère dans un futur remord de l’emprise de tes mains, reste debout. Trop franc sans me laisser croire à un quelconque jeu de séduction, juste la vérité crachée comme un molard. Mes bras malingres faces aux tiens mais tellement plus vipérins en cet instant, te tiennent contre moi, pour qu’après m’être attaquée à tes lèvres je puisse te repousser d’une force moindre. Et voilà, Archibald, la colère nue, celle qui lascivement s’octroie mes passions. La voilà, la haine, simplette, qui te veux et te déteste.

Comme deux rivières qui prennent le large, mes yeux veulent perler mes peines. C’est dur à contenir. Dur, lorsque face à moi j’ai l’impression de me battre pour deux.

Pourquoi c’est si compliqué ?

Je n’ai plus les mots, Archibald,
plus la force d’être comprise plus l’envie de faire sonner mes cordes
je reviens

comme un théâtre où se succèdent tous les actes de « notre » vie, je t’aime, te repousse, t’aime à nouveau. Et tes joues celles qui peuvent laisser grandir ton si beau sourire, je les reprends, pas pour te faire mal non, pour t’embrasser, encore, mais tendrement, sans la violence des crocs.

Je suis folle.
Tu vas me haïr.

J’ai tellement vécu.
Tellement subi, tellement faire taire les maux.
J’ai tellement aimé sans lendemain tellement attendu d’être aimée chaque lendemain,
et aujourd’hui ça me sidère de tout gâcher


Archibald réconforte moi par pitié comprends que si tu n’es pas parfait rien ne justifie que je puisse l’être de mon côté.

Et je t’enlace, nichant ma tête dans le creux de ton cou, je me cache. J’oublie tout. On a tellement vécu en une journée. Tellement plus que beaucoup d’autre en toute une vie. M’arrache pas mes utopies.

T’as le droit de pas savoir.
T’as le droit de pas être là.

Je me redresse pour te faire face.

« J’auto-ise-ais jamais un type comme moi à mett-e la mains su- toi. Moi, je t’auto-ise. »

Mais on a plus quinze minutes.


Dernière édition par Lune Choi le Mar 26 Fév - 2:15, édité 1 fois
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Re: déraison // Lune Mar 26 Fév - 2:07


Déraison
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Il la sent déjà le quitter, filer entre ses doigts. Il perd son souffle, ça meurt au creux de lui. Il reste là, comme un mort, à sentir les fleurs faner à l'intérieur de lui. Ca y est déjà, il l'a craint et c'est arrivé au galop, elle allait lui dire T'es un connard, Archie et il allait la laisser partir.

Il voit déjà sa solitude au milieu de la pièce, les cinquièmes débarquer et son air de con s'excuser, caché derrière un rire pathétique sans aucune crédibilité. Il se voit marcher l'air fier jusqu'à la porte et courber le dos dès que les couloirs sont déserts, les mains dans les poches et la gangrène qui se propage.

Mais il reste figé, il a pas les armes pour l'arrêter, pour lutter, il doit se battre il le sait, elle mérite qu'il le fasse. Ça commence à brûler dans ses mains. Il se redresse d'un coup un seul, franc et sec, il se dit Vas-y Archie, dis-lui que cette fois t'y crois, redis-lui que tu seras là.

« Lu- »

Il a pas le temps elle l'embrasse, il sait pas ce qui a changé mais ça a changé et elle est de nouveau là. Il perd la tête, peut-être qu'il a rêvé. Mais ses bras peuvent pas s'empêcher de la serrer.

Encore sa voix. Et s'il veut se jeter à corps perdu sur elle, il attend, parce qu'il sait que c'est important, cette fois. Il sait que c'est important, il doit au moins essayer.

« D'accord. »

Il est nerveux, ça tremble à l'intérieur de lui, c'est fébrile de dire ces mots-là. Une de ses mains se resserre sur sa hanche.

« Je serai là. »

Il le redit, parce qu'il est sûr qu'elle l'avait pas lu la dernière fois. Et cette fois il se lance à la conquête de Lune, la rattrape pour être sûr qu'elle ne le quitte plus, et quand sa main s'invite sur sa peau, le brouhaha des cinquièmes le fait sursauter.

Il se redresse d'un bond, et ouvre rapidement l'armoire, comme s'il cherchait quelque chose. Il gagne du temps, caché derrière la porte, le temps encore d'un baiser sur les lèvres de son aimée.


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Re: déraison // Lune Mar 26 Fév - 9:41


Je ne suis pas totalement fière, tu sais. De ces désires de ces envies si soudains, volatiles. Mais je te revaudrai chaque minute, de toutes les façons qui puissent l’être.
Car sous mes torrents de colère, ceux qui dominent la fougue de mon caractère, tu l’as dit, tout simplement, en trois mots et je l’ai lu, sur tes lèvres endiablées : tu seras là. A deux heures du matin lorsque mes peurs gagneront à être téméraires, tu seras là… Et moi Archibald, faut-il le dire de vive voix ? Faut-il que je le prononce, au même titre que ta promesse ? Qu’à deux heures, je serai là ?

Mais au-delà des promesses doucement dites il y a ta main sur ma hanche, et je comprends la stupidité de mes manies. Contre cette porte de bois j’ai l’impression que c’est toi qui te trouve face au mur, docile, soumis à ma colère. J’ouvre la bouche, je veux m’excuser te dire de n’être que toi-même me faire toute petite,

tu ouvres subitement la porte voisine,
je sursaute, en perd mes mots
mais n’aurai su prononcer la moindre parole alors que tes lèvres me commandent d’être muette.
Un énième baiser plus sucré que les précédents, une sensation de quotidien, comme si chaque matin ce pourrait être tes lèvres qui me réveilleront. Un petit plaisir que je n’espérai pas découvrir de sitôt, et maintenant, ça me semble être un enfer de m’en détacher. Toi aussi, Archibald ? Tu voudrais ne pas me quitter, aujourd’hui, nous retrouver cette nuit, nous lever emmitouflés dans les bras l’un de l’autre…

C’est si romantique à en vomir, que j’en pouffe de rire contre tes lippes.

« A-chi… » Je saisi ton col, te tire vers moi dans une ignorance bébête, sans entendre les élèves qui viennent s’installer bruyamment. « Tu n’as pas à p-omett-e. »

Parce que ça te tuerai de t’abandonner toi-même. Ca te tuerai de t’oublier. D’être seulement mien, loin des rencards volatiles, des amourettes de couloir… Je crois te connaître un peu, et je sais qu’une simple lubie ne te changera pas. Et tu t’en voudras. Dans tes yeux dans la sensation d’oppression que tes doigts imposent à ma hanche, je le sais, que c’est un défi à peine possible à relever. Tu vas me faire pleurer. Tu vas me faire du mal, parce qu’à deux heures, non, tu ne seras peut être pas là. Et mes yeux amoureux soudain s’inquiètent, de ma plus belle fantaisie tu deviens ma crainte la plus ravageuse, et ça me tétanise.

On est foutu, car tu t’appartiens. Et si je peux me permettre de rivaliser avec toute l’école, face à toi-même je ne suis rien.

Lassée par mes mots dont la prononciation est a déplorer, je pianote sur mon téléphone avant de le glisser sous tes yeux.

« C’est une belle promesse Archibald, t’es pas obligé de la tenir. Tu me donnes ton numéro ? »

Et te laissant taper sur le bloc note numérique de mon portable, je baisse la tête, admire nos chaussures. Tandis que ma cheville droite vient s’amuser à caresser la tienne, j’attends, patiemment, dans un murmure inaudible, d’avoir de quoi t’embêter cette nuit.

« Même si ça se-ait bien que tu sois là ce soi-... »
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Re: déraison // Lune Jeu 28 Fév - 2:26


Déraison
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Il attrape le téléphone, et il a l'air concentré quand il enregistre son numéro dessus. Il relève vaguement les yeux sur elle, et reporte son attention sur le téléphone - il en met du temps juste pour enregistrer un numéro. C'est qu'il est en train de regarder ses albums photo, ce con. Et il avance des mots sans vraiment y prêter attention, du coup il sait pas trop si elle comprend ce qu'il raconte ou pas.

« J'ai déjà essayé ma belle. »

Il hausse les épaules. Les escaliers veulent pas de lui, aux chambres des filles, c'est comme ça, il est un peu trop viril ils sont jaloux. Ou peut-être qu'il est juste trop aburit, il a pas trouvé de solution. Il a continué de chercher dans son téléphone, il se dit qu'il continuera jusqu'à ce qu'elle l'arrête, parce qu'elle finira bien par remarquer qu'un numéro de téléphone ça s'enregistre pas en si peu de temps.

« J'ai pas encore trouvé comment rentrer dans les dortoirs des filles. »

Et derrière lui, il sait pas trop comment le prof a reconnu sa voix alors qu'il était caché par la porte de l'armoire. Ils reconnaissent toujours sa voix, c'est abusé on dirait ils le traquent. Les professeurs ce sont des sorciers dans cette école.

Ah.

« Monsieur Jenkins, j'aimerais commencer mon cours. »

Il ferme l'armoire et il revient à l'attaque avec son rire de con, il s'éclipse avec Lune en saluant les plus jeunes rapidement. Il a l'impression d'être le spectacle de leur journée.

« Haha, ouais, pardon, je reviendrai plus. »

Le professeur soupire et les laisse partir, parce qu'il doit bien commencer son cours et qu'il a compris qu'insister avec Archie ça a jamais vraiment marché.

Il a rendu son téléphone à Lune, un peu maladroitement, et en quittant la pièce ils se sont retrouvés dans les couloirs sombres des sous-sols. Archie il a un cours à aller rejoindre. Il le déplore, mais faut bien assister à quelques heures de temps en temps si il veut pas se faire virer. Et clairement, il veut pas se faire virer, parce que ça voudrait dire qu'il y aurait plus personne pour veiller sur elle.

« Mais sinon la porte de ma chambre c'est la troisième à gauche du premier couloir. Mais j'ai un coloc qui ronfle. Et l'autre qui fait le mort. Ce mec on dirait vraiment qu'il est mort parfois.. »

Une fois il est allé vérifier en lui chatouillant le nez pendant plus de dix minutes et il a pas bronché. Un vrai cadavre, Vega, quand il dort.

Il regarde l'heure sur son téléphone à lui et grimace.

« Je me suis enregistré à "Beau gosse" mais tu peux changer en "Dieu merveilleux" ça m'va aussi, hein, je suis pas difficile. »

Il est un peu gêné, il est pas habitué, d'habitude il se sent plus à l'aise.


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