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Baguette

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Beckett Campbell
Eleve né-moldu
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Beckett Campbell
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Baguette Jeu 31 Jan - 22:12

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
On se retrouve en caleçon dehors, les créatures de l'eau fuient, ils y a des animagus dans la grande salle, et bim, des portails apparaissent. La base ? La base. Beckett suivait sans comprendre ce qu'il se passait, de loin, jusqu'à cette fameuse apparition de porte vers les autres écoles de magie ; c'était une nouvelle aventure, à ne pas manquer.
Depuis leur apparition, il rêvassait encore plus en cours, l'air sérieux. Il tapait du pied avec impatience et faisait des détours par les portails après les cours. L'islandais essayait de récolter des informations par ci par là, et en avait même fini par aller en bibliothèque chercher des informations là dessus. Bien sûr, en demandant de l'aide à son Serdaigle de prédilection, parce que lui et la bibliothèque, c'était compliqué.
Bref, une démarche qui semblait bien sérieuse, pour ce jeune homme. Pour une fois, il ne se lançait pas tête baissée dans le premier portail ouvert, il se renseignait également sur la destination, lisant cinq minutes... Puis rêvassant, les yeux hors du bouquin. En gros, il retenait juste l'introduction des livres, les photos, et c'est tout.

Puis finalement, il cède. Après deux trois jours à faire semblant d'être un jeune adulte responsable et digne de confiance, il harponne son compagnon d'aventure. S'il devait partir explorer quelque chose qui l'emballait autant, il ne pouvait que partir avec Bertram.
D'ailleurs, il se prit un bon stop. Pas d'école buissonnière, il allait devoir attendre encore quelques jours, attendre le week end. Beckett attend alors, il attend aux repas, en classe où il observe juste Bertram, la voix de la raison, et désespère que le temps passe si lentement.
Cela aurait été moins spécial de partir sans lui. C'était comme reprendre les explorations de la cabane hurlante et de la forêt interdite. Peut-être même qu'il y avait aussi des passages secrets dans l'école française ! Derrière des tableaux, peut-être ! Un accès vers la boulangerie la plus proche !

La fin de la semaine se passe difficilement, il ne tenait pas en place.
Puis arrive enfin le week end tant attendu. Beckett prépare son sac, sans trop le remplir : il comptait bien ramener des trucs... Mais y fourre sa veste, sait on jamais. Il s'arme d'une chemise épaisse, de ses fidèles chaussures d'aventures qui en ont vu plus d'une et file encore tout ébouriffé de son tout récent sommeil vers les portails où il lui a donné rendez vous.  Préparé, à moitié. Beckett s'améliorait à son rythme.

Il est encore tôt, mais l'Islandais déborde d'énergie. Rien ne le mettait de meilleure humeur que de sortir des murs de l'école, surtout quand il s'agit de partir dans un coin inexploré ! Dommage que ce ne soit pas fort dangereux... Ni trop extravagant.
C'était suffisant, juste ce qu'il fallait pour lui donner le sourire.
En plus de cela, il fallait ajouter le sourire qu'il a quand il aperçoit Bertram arriver.

- Bertram !! Bien dormi ? Prêt à affronter la France ?


Un peu d'emphase ne tue personne, mais ça l'amuse certainement. Cela donnait un petit cachet à une journée d'explorateurs du dimanche avec sa personne préférée de Poudlard.
En plus, si ça se trouve, ils pourraient squatter le petit déjeuner...
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Bertram Godfrey
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Re: Baguette Sam 2 Fév - 12:31

Omelette du Fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Ala pile de gros dossiers que je devais gérer venait s’ajouter les portails. Ils avaient eu de la chance les premiers intrus, si ça c’était passé à Ilvermorny ils se seraient retrouvés au sol avant qu’ils n’aient le temps de dire ouf - joli incident diplomatique en perspective. Ils avaient eu du bol de tomber sur des britanniques bien élevés. Bref - avec ces portails le monde s’ouvrait un peu plus, Poudlard devenait plus grand et surtout, m’offrait sur un plateau l’opportunité de me distraire de ce qui me tracassait encore.

Beckett était surexcité, à me presser pour qu’on traverse enfin ces portails et découvrir le monde qui se cachait derrière. Et moi aussi j’avais envie d’y aller, mais je me devais de le freiner un peu dans son entreprise. J’avais des cours à suivre et des notes à prendre, des notes dont deux personnes importantes dépendaient, Beckett inclus. Enfin, pour l’instant Ethan était introuvable - et je ne comptais pas le poursuivre plus que ça. Si je n’avais pas eu l’occasion de le croiser d’ici lundi, je prendrais mon courage à deux mains pour lui envoyer un SMS. La copie de mes notes pouvait encore attendre. Soit, ce n’était pas en batifolant à Beauxbâtons que j’aurai des O partout et que je pourrais atteindre mon objectif. Les mois défilaient avant la fin de mes études et je ne laisserai rien se mettre dans mon chemin. L’échec n’était pas une option. Parfois j’aimerai bien que Beckett prenne ses études un peu plus au sérieux….Au moins cette histoire de Beauxbâtons a eu l’avantage de le faire s’égarer un peu dans la bibliothèque. Je l’ai aidé à comprendre le système de référence (sérieusement comment il est arrivé aussi loin sans savoir ça, ça me dépasse). En tout cas il avait l’air vraiment adorable à réviser Beauxbâtons - sérieux presque. Moi de mon côté, je savais déjà tout ce que j’avais besoin de savoir et je me plongeais dans quelques ouvrages de linguistique pour réveiller le peu de français que ma grand-mère m’avait transmis.

Je ne le montrais pas mais moi aussi j’attendais ce moment avec impatience. Pouvoir repartir à l’aventure avec Beckett. Ca m’avait manqué. Et puis j’avais besoin de retrouver une forme de routine, de normalité. Prendre l’air, arrêter de me prendre la tête. Au final tout allait bien. Je retrouve mon petit-ami  au portail  - tiens pour une fois il est à l’avance ! Je lui adresse un large sourire.

Oui et toi ? Je suis prêt !



En français dans le texte. Moi aussi je suis paré. Une chemise et un pull pas trop moche sous mon manteau bleu foncé, un pantalon marron clair et de bonnes chaussures pour marcher dans la neige. Gants et écharpes sont toujours au rendez-vous, il a beau faire plus chaud à Beauxbatons, on reste dans les montagnes. Et c’est plus facile d’enlever des couches qu’en rajouter en territoire inconnu. Dans mon sac, j’ai emporté divers instruments qui pourront se montrer utiles dans notre exploration. Je sais que Beckett ne sera pas capable d’attendre davantage et moi non plus. J’indique donc le portail pour le laisser passer en premier.

Après toi ~



Et de le suivre vers l’inconnu. Traverser un portail ça fait bizarre. Mais pas autant que se retrouver aussi rapidement à des centaines de kilomètres de son point de départ. Devant nous se dresse le parc de Beauxbâtons, lui aussi emprisonné dans l’hiver. J’inspire profondément. L’air me semble différent. Tout le semble différent. Comme des vacances même si ...c’est dans une école qu’on se rend. Je lance un regard à mon partenaire

Alors….par quoi tu veux commencer ?



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Beckett Campbell
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Re: Baguette Sam 2 Fév - 21:56

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
Quoi ?
Beckett plisse les yeux, confus et progressivement admiratif. C'était du français ? Il n'avait rien compris ! Bertram parlait français ??

- Wow... J'ai rien compris. Recommence.

Il pouvait lui dire n'importe quoi, cela sonnerait sûrement distingué. Intelligent et distingué, que demander de plus ? Beck sourit, encore émoustillé, puis sort sa veste de son sac pour la mettre : une bonne et vieille veste en jean doublée, pour braver le froid.

- Tu as appris le français juste pour l'occasion ?


Il le laisse passer en premier, comme un vrai gentleman. Beck ne se fait pas prier et le passe. Ce n'était pas aussi surprenant qu'un portoloin, mais ce n'était pas non plus comme passer une porte... Il n'imaginait même pas la quantité de magie nécessaire à leur création !

Un parc plein de neige, voilà une belle entrée en matière ! L'islandais fait quelques pas dans la poudreuse, pensif. Il avait lu pas mal de trucs sur Beauxbâtons, sans vraiment trouver quoique ce soit sur des passages ou des salles secrètes, des monstres inconnus... Sauf dans la forêt interdite, mais il fallait garder le meilleur pour la fin.

- Hmmm... Je pensais commencer avec un petit déjeuner. Tu crois qu'ils boivent du vin avec leurs croissants ?

Ils étaient bizarres les français, non ?
Il ne pouvait s'empêcher de voir le cliché en marinière béret dans sa tête, baguette camembert croissant sur l'assiette et verre de vin en main, loin d'être joyeux.
Beckett n'avait jamais voyagé non plus, et le voilà, loin de chez lui, avec son petit ami, perdu au milieu de la France. Il reste un long moment à admirer le paysage; ils n'étaient là qu'un jour, mais il voulait tout voir !

Il se penche ensuite pour prendre de la neige entre ses mains et former une boule de neige. Oui, il ne cachait même pas son plan. Toute cette neige lui rappelait la cabane hurlante, et c'était dur de résister à l'appel de l'affrontement hivernal... Surtout s'il le provoque en étant habillé pour le froid !
Avec un large sourire, il lui lance la boule de neige dessus, avant d'avoir une idée.

- Oh ! Tu crois qu'ils ont du chocolat chaud ?!

Il prépare une nouvelle boule de neige. Sans gants, d'ailleurs, comme un sauvage. Il aurait de toute façon l'occasion de les réchauffer avec une bonne tasse de chocolat, ou bien en serrant les mains de Bertram dans les siennes non ?
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Re: Baguette Dim 3 Fév - 10:22

Omelette du Fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Un point d’interrogation se dessine dans les yeux du serpentard. Avec un petit sourire fier, je répète donc :

Je suis prêt ! ça veut dire “je suis prêt”



Ma prononciation était loin d’être parfaite bien que meilleure que n’importe quel anglophone qui baragouinait du français. Merci mamie de m’avoir parlé tant de fois dans ta langue maternelle. Et oui, Beckett, tu n’es pas le seul à savoir t’exprimer dans une langue étrangère. Sa question me surprend et me fait hausser les sourcils. Ah oui. C’est vrai que mon compagnon d’aventure n’en savait pas tant sur moi bien que cela fasse partie des informations que je divulguais sans honte. Et ça me pousse à réfléchir : on n’avait vraiment jamais parlé de ça ? Ou il n’avait juste pas écouté ?

Non, j’ai quelque notions. Ma grand-mère est française donc elle me parle parfois en français.



Je comprends plus que je ne parle, mais je connais un peu de vocabulaire et quelques expressions courantes. Ca devrait suffire pour se débrouiller, demander son chemin ou comprendre ce qu’on nous voulait si on se faisait hurler dessus. La base, quoi. L’air change de l’autre côté du portail. Il fait moins froid, mais le parc reste recouvert d’un épais manteau blanc. L’imagination de mon compagnon tourne à 200% alors qu’il fait des suppositions sur le petit déjeuner. Mon visage se tord en une grimace de dégoût.

J’espère que non, le vin c’est dégueulasse !



J’avais essayé à de nombreuses reprises, mais je ne pouvais juste pas me réconcilier avec cette partie de la culture française. Qui pouvait aimer cette boisson âcre ? Ma mère apparemment - qui aimait prendre un petit verre de rouge tous les soirs. Est-ce que c’était ce qui l’avait rendue si amère ?

Mais je ne dirai pas non à un croissant ou un pain au chocolat



Les français étaient réputés pour leur cuisine, pain et fromages. Et même si je n’avais jamais dû me plaindre des repas servis à Poudlard, j’étais curieux de voir les différences sur leurs tables. Mais pas que. Je voulais explorer ce château qui se dressait devant nous, si différent de celui où j’ai déjà passé plus de 8 ans de ma vie. Peut-être que si mon grand-père avait déménagé en France j’aurai appris la magie ici. Peut-être que ma vie aurait été bien différente. Mais je n’aurai pas rencontré tous ces gens auxquels je tenais. Je n’aurais pas rencontré Beckett : une perte immense !

Même si la neige était au rendez-vous en Ecosse, le serpentard doit préférer la neige française vu que je me prends un projectile de poudreuse.

Ah tu veux jouer à ça ?



C’est vrai que je lui devais toujours un chocolat chaud - mais est-ce que ça valait encore la peine depuis tout ce temps ? Les choses avaient évoluées entre nous. Nous étions loin de ces deux amis qui apprenaient à se connaître dans la neige...Et quand j’y repense, j’ai un léger pincement au coeur. J’essaie de l’éteindre en façonnant un projectile pour répondre à son agression. S’ensuit un court échange de poudreuse qui atterrit à des endroits divers et variés, accompagnés d’éclats de rire et autres exclamations de victoire ou de défaites. Au bout d’un moment j’arrête de répliquer et je frotte mes gants et mon manteau pour se débarrasser de la neige.

Okay ! Okay ! Bon on a pas fait tous ces kilomètres pour faire une bataille de boules de neiges.



Mon regard se tourne vers le château. Puis vers mon compagnon d'aventure avec un sourire

On se met en route ?



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Beckett Campbell
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Re: Baguette Dim 3 Fév - 13:07

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
Il répète à voix basse ce qu'il venait de dire, essayant de ne pas massacrer la langue française. Je suis prêt, uh ? C'était bizarre, pour un jeune essentiellement habitué à des langages du nord. Même s'il s'amusait bien à ennuyer les francophones de Poudlard en faisant semblant de ne pas comprendre, où mal comprendre, leur anglais.

Il sourit et acquiesce : le vin, c'était pas extraordinaire... Beckett ne comprenait pas comment on pouvait passer une soirée avec ! Cela ressemblait plus à un préjugé qu'à de la logique, le vin pour les adultes, parce que ça fait adulte, alors que ce n'est juste pas agréable à boire. Parce que c'est raffiné, de négliger ses papilles. Une boisson de snob quoi.

- Eh eh... Croissant.

Beckett se prenait au jeu avec un bien piètre accent.
Puis il était vraiment en France, là. Il marchait sur le territoire français ! Le territoire de mamy Godfrey, où ils se livraient une bataille de boule de neige. Il n'y avait pas un hiver où Beckett ne se lançait pas dans une bataille; il fallait bien rendre honneur à l'hiver !
Il riait et en oubliait parfois d'esquiver les projectiles de Bertram. Il n'a pas le temps de retirer les éclats de boule de neige, et réplique comme il peut. Le bougre s'était bien amélioré depuis l'année passée, non ? L'islandais était obligé de se replier vers le château pour échapper à l'assaut du Serdaigle, qui met finalement fin au duel.

- Ce n'est pas n'importe quelle bataille de boule de neige, c'est notre première en France !!


Il lui sourit puis hoche la tête, avant de la secouer pour faire tomber la neige coincée dans ses cheveux. Il tressaille ensuite, réalisant que ce n'était pas une bonne idée ;

- AH ! Tu m'en a mis dans le cou !!


La glace le fait se cambrer légèrement, et il subit la neige glissant dans son dos dans une légère plainte. Bah, elle va bien finir par fondre non ? Le jeune homme secoue ses mains et les glisse avec précaution dans ses poches : elles sont gelées elles aussi.
Il se rapproche alors de son compagnon d'aventure et se met en route.
Beck observait le chateau, levant un peu plus la tête au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient. Tout avait l'air raffiné : le parc, les plantes, la façade, les toits... Rien de fort proche de ses goûts habituels. Les jardins à la française ne lui plaisaient pas, ils n'avaient rien de naturel.

- Pas mal...


Mais voir des buissons et des arbres taillés carrés, ronds et autres, c'était assez intriguant.
Il tourne alors son regard vers Bertram. Depuis le temps qu'il attendait des vacances, de juste pouvoir partir d'Angleterre...

- Je suis content de voyager avec toi. Enfin... C'est pas vraiment un voyage.

Il n'y avait pas de trajet, dans le monde magique, pas d'anticipation. Un portail et pouf, la France, l'Afrique !

- Mais ça me plaît quand même.


Beckett lui adresse un léger sourire, avant de se préoccuper de la porte qui leur faisait finalement face. Il l'ouvre et laisse passer Bertram en premier. C'est son tour d'être un gentleman, avec la petite révérence comme dans les films.
Il entre à son tour et siffle en découvrant l'intérieur du chateau.

- Ah !

L'islandais se sentait à l'aise à Poudlard, ce vieux chateau rustique, mais là, le parquet luisait et rien ne sentait le vieux, l'humide. Il avait juste l'impression de faire tâche avec son indolence naturelle et son air tout juste réveillé. Un baroudeur perdu dans le luxe. Mais l'impression de gêner et d'être un intrus le quitte vite, lorsqu'il se force à faire quelques pas. Il avaient déjà empiété avec leurs grosses chaussures pleines de neige sur le beau parquet, pourquoi s'arrêter si tôt ?

- On parie combien que je trouve la salle à manger à l'odeur ?


Il ne parierait même pas sur lui ! Mais il voulait se mettre en route et trouver du réconfort dans la nourriture, découvrir le palace un maximum avant la fin de la journée.

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Re: Baguette Dim 3 Fév - 20:53

Omelette du Fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Mes lèvres s’étirent en un sourire taquin alors qu’il essaie de répéter les mots que je prononce avec son accent unique d’islandais principalement anglophone. C’est adorable. Je me retiens de rire - je ne voudrais le décourager dans ses efforts d’apprendre une troisième langue étrangère. Je lui aurai bien proposé une échange : des cours d’islandais contre des cours de français si seulement le serpentard n’avait pas eu la mauvaise idée de commencer une de ces batailles de boules de neige épique. Il savait que je ne pouvais y résister ! Il ajoute avec beaucoup de pertinence qu’il s’agit de notre première bataille de boule de neige en France.

Ouais c’est vrai !



Mais au final, qu’on soit en France ou en Ecosse, une bataille de boules de neige c’est pas très différent. Il faudra vérifier avec la Russie. Peut-être que la neige est plus gelée, plus dure et donc mortelle. A voir. Apparemment pas besoin d’être en sibérie pour que mes coups soient précis. Beckett est touché dans le coup et je connais la sensation. Immédiatemment je baisse les armes pour le rejoindre et me confondre en excuses :

Ah mince ! Je suis tellement désolé….Est-ce que ça va ?



C’est un peu de sa faute d’être venu habillé aussi léger mais je ne peux pas lui en vouloir. J’ai pas le droit de lui en vouloir - pas quand j’ai tant de choses à me faire pardonner. Pas quand j’ai tellement peur qu’il me déteste. Avec mes doigts gantés j’essaie de récupérer de la neige mais elle a déjà fondu.

Tiens, prends mon écharpe.



Je l’enlève pour prestement l’enrouler autour de son cou avec une expression sincèrement désolée sur le visage. Au moins ça lui tiendrait plus chaud que...ben rien. Il n’y a pas grand chose à voir dans ces jardins recouverts de neige, c’est juste ...blanc. En marchant dans la poudreuse craquant sous nos pieds, Beckett me fait une confidence. Il avait raison ce n’était pas vraiment un voyage. Et ça me réchaufferait simplement le coeur qu’il me l’avoue, si seulement il n’était pas scindé en deux. Si seulement il n’était pas lourd de culpabilité. Je faisais de mon mieux pour chasser tout ça de ma tête, le ranger dans un coin, prétendre que ça ne me faisait rien et que cela n’avait pas d’importance….mais plus je l’ignorais, plus il semblait se nourrir de moi. Plus il grandissait. Et plus il teintait ces jolis moments passés avec Beckett de la plus laide des couleurs.

Mais je le regarde en souriant. Et je lui dis :

Moi aussi j’aime partir à l’aventure avec toi.



Et je le pense vraiment. Même si ta courbette me fait lever les yeux au ciel. Je ne suis pas une fille, Beckett. Pas besoin de faire la révérence.

L’intérieur du château m’arrache un “woaw” non dissimulé. Ca n’a rien à avoir avec Poudlard. Les murs sont richement décorés et ouvragés. Des moulures, des peintures, des statues… A côté de ça, Poudlard ressemblait à un vieux donjon. Mais une fois passé le premier émerveillement on réalise vite que c’est un peu baroque comme déco et qu’au final, les murs de pierre bruts avaient tout autant de charme. Beauxbaton ressemblait à un palais de luxe et d’ostentatoire et Poudlard à un paisible cloître. Beckett me propose de parier. Je suis trop malin pour parier sur ce genre de truc- je sais qu’il va gagner. En plus, j’ai une meilleure proposition à lui faire.


...Ou on pourrait juste lire les inscriptions au dessus des portes.



Je pointe du doigt les lettres dorées.

Celle-ci indique la salle de réception, mais on devrait peut-être attendre que quelqu’un en sorte. Ne pas rentrer comme ça ?.



Je ne suis pas très sûr de moi.

DEV NERD GIRL

Beckett Campbell
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Re: Baguette Dim 3 Fév - 22:31

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Aller retour en France


 Il ne se découvre pas encore, au contraire : il garde l'écharpe le plus près de lui, y enfouissant le bas de son visage alors que son regard se perdait dans chaque petit détail architectural, puis la salle, avant de se préoccuper du confort que lui procurait son écharpe. L'islandais pose finalement son regard sur son acolyte, nez dans l'écharpe. Il s'était préoccupé de son sort alors que ce n'était que de la neige qui fondait lentement dans son cou. Il avait même cédé sa précieuse écharpe, derrière laquelle il souriait bêtement, pour son bien être ! Cute.
Lui n'avait rien à lui offrir dans l'immédiat, Bertram était bien préparé, avait pensé à tout...
Cute et nerdy, il propose de lire les écriteaux.
Lire ? Ew. Il allait faire une blague là dessus, quand il se souvient que tout était écrit dans une langue étrangère.

- Oui, lire. J'adore lire. Surtout le français.


Mais Bertram était son couteau suisse, l'homme de toutes les situations; il savait lire le français, et c'était impressionnant. Il aurait aimé juré en français. Sacrebleu, c'était pas une insulte tiens ? Il gardait ce mot pour plus tard...

Il fixe son doigt, et prend alors un air -légèrement- sérieux, haussant les sourcils, la tête un peu en arrière, comme s'il le toisait du regard.

- Tu sais que c'est pas poli de montrer du doigt ?


Beck se saisit de son doigt, pour ensuite prendre sa main dans la sienne comme si de rien n'était. A défaut de pouvoir lui offrir une écharpe ou un plaid, il allait se contenter de sa main froide et d'un peu d'affection.
Il avait dit quoi d'ailleurs ? Ah, oui, réception et peur de défoncer les portes ou d'entrer sans aucune gêne. Ce qui était carrément son truc...
Le jeune homme tourne son regard vers la porte, réfléchit quelques secondes avant d'avancer vers elles, sans lâcher la main de son petit ami avant de se poster contre l'une des portes. Et quitte à vérifier son talent de chien flaireur...
L'odeur de nourriture parvenait à ses narines, certes, mais il ne pouvait pas distinguer de quoi il s'agissait en particulier. C'était juste agréable à renifler.
Flair médiocre, mais opérationnel.

- Hm. Ca sent bon.

Il colle ensuite son oreille à la porte : il y avait des conversations et des bruits de couverts. Bingo, ils n'avaient pas à chercher bien loin ! Il allait partager ses découvertes avec Bertram, quand un élève ouvre la porte, tombant sur un Serpentard à moitié accroupi et manquant de tomber. Discrétion : check.
Beck se redresse et s'écarte du chemin, laissant l'autochtone passer puis s'engoufre dans la salle de réception, tirant son compagnon avec lui et s'installant à la table la plus proche sans réfléchir. Bien sûr, la tablée est perplexe. Il se contente de les saluer d'un hochement de tête dans un vague sourire. Comment on dit bonjour en français déjà ?

- Croissant.

Close enough.
L'abruti en chef de Poudlard s'enfonce un peu plus dans son fauteuil et entreprend d'enlever sa veste, regardant tout autour de lui. Les tables étaient... Rondes ? Et le classement par maison, alors ?
Les professeurs semblaient suffisamment éloignés, il ne voyait pas de chauve souris à la botte du directeur... Parfait. Beckett se détend un peu et se tourne vers Bertram, un large sourire fier de lui aux lèvres. Et il n'avait même pas encore songé à voir ce qu'il y avait à manger !
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Re: Baguette Lun 4 Fév - 19:02

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Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Désormais emmitouflé dans mon écharpe - la faute de toute à l’heure semblait oubliée et surtout pardonnée. Bien. Au moins il serait un peu plus protégé du froid. Sa remarque aussi salée que la mer morte me picote un peu mais je tiens ma langue avec un léger sourire de circonstance. Apparemment il apprécie que moyennement que je pointe du doigt l’évidence. Vraiment le mot réception ne lui disait rien ? Il s’étend jusqu’où le cratère insondable de son lexique ? Oui, je ne suis peut-être un peu de mauvaise foi - je ne suis pas bilingue, moi.  Une fois de plus je ne dis rien. J’aurai pu lui lâcher un  Depuis quand tu t’intéresses à la politesse ? , ou encore le montrer du doigt à répétition mais non. Je me contente de faire claquer ma langue contre mon palais.  Je baisse le bras et il m’attrappe la main. Ses doigts sont glacés, je peux le sentir à travers mes gants. Evidemment monsieur est parti sans gants. Je ne me plains pas et serre ses doigts dans les miens.  C’est Beckett qui m’entraîne vers la porte. Je n’aime pas être mené. Il le sait. Mais je retiens fortement l’envie d’enlever ma main de la sienne du moins jusqu’à ce qu’il s’accroupisse devant la porte.

Je m’apprête à lui demander ce qu’il fait quand il confirme que ça sent bon. Je récupère alors ma main.

C’est bien nécessaire d’être accroupi ?



Je veux dire, il pouvait simplement rester debout et collé contre la porte, non ? Question rhétorique et surtout interrompue par la sortie d’un élève. Ah. Première note : eux aussi ils sont autorisés à porter leurs vêtements les weekends. Le gars en question s’en va, non sans nous lancer un regard curieux. Il me tire par la manche pour me faire entrer à l’intérieur. L’envie de lui dire que je ne suis pas un chien qu’on tient en laisse me brûle les joues. Je peux te suivre, Beckett, merci bien.

La salle de réception ne ressemble en rien à la grande salle de Poudlard. Le plafond est richement décoré aussi, ça finit par donner le tournis tout ça. Les tables sont rondes et disposées sans dessein particulier dans la salle. Une lumière glacée provient des grandes fenêtres - ça par contre c’est pas mal. On manquait cruellement de grandes fenêtres à Poudlard...La tentative de salutation de Beckett me fait poufffer de rire. C’est à mon tour de m’adresser aux regards curieux qui nous dévisagent. Je m’adresse à eux avec mon sourire candide et mon français le plus soigneusement articulé. Avec Beckett, c’était même pas la peine d’essayer passer inaperçu.

Désolé. Nous sommes anglais. Nous veunons visiter. Est-ce okay ?



Ce qui suscite des réactions diverses de la part de la tablée : un soupir blasé pour certains, une certaine excitation pour d’autres et des remarques du style Ooooh il parle français ?! auxquels je réponds simplement, gêné

Oui, un petit peu.



Certains enchaînent sur quelques mots ou expressions en anglais et je réponds du mieux que je peux en mélangeant parfois les deux langues, comme certains de mes interlocuteurs. Et au milieu de la conversation ma main atteint un des paniers posé sur la table pour tendre un croissant avec un sourire à un Beckett bien silencieux avant de poser des questions sur les choses à savoir dans le château. Entre deux bouchées de croissant à la fois tendre et croustillants je me tourne vers le serpentard pour le débriefer :

Apparemment le troisième étage est un must-see, comme les jardins et le sentier de la forêt. Tu veux commencer par quoi ?



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Re: Baguette Lun 4 Fév - 20:33

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Aller retour en France


C'était si étrange d'entendre Bertram parler une autre langue que l'anglais, la seule langue dans laquelle ils communiquaient ! C'était presque exotique. Et, visiblement, il arrivait à se faire comprendre par les élèves. Pas étonnant, de la part de l'un des meilleurs élèves de son année. Avec le temps, il acceptait l'idée qu'il ne le surpasserait jamais , dans aucun domaine ! Ou ce n'était peut être que de la résignation.
Beckett s’accoude à la table et repose sa tête dans sa main, l'observant un instant se débrouiller avec les français. Il comprenait que dalle. Ils essayaient également de parler anglais, mais il avait du mal à comprendre ! L'accent lui causait quelques difficultés...
L'islandais soupire puis regarde les victuailles déposées sur la table : des viennoiseries, produits laitiers, tratines et confitures, céréales... Le petit déjeuner anglais était loin d'être présent ! Mais le saint Graal était présent : la baguette. La fameuse... Beckett note sa présence, et cherche dans les cruches le chocolat chaud. La deuxième est la bonne, et il se sert, esquivant quelques regards de la part des élèves de Beauxbâtons : d'abord manger, puis faire un effort pour communiquer !
Il croise néanmoins celui de Bertram et lui rend son sourire.
Lui aussi prend un croissant. Et un pain au chocolat. Et ces trucs qui ressemblaient à des chous avec des grains de sucres dessus. Il l'inspectait sous tout les angles, curieux. On lui soufflait "chouquette", ce à quoi il répondit avec hésitation "chouqué ?". Il hausse les épaules et se sert.

L'assiette bien remplie, il pose son regard sur son acolyte, revenant vers lui avec de précieuses informations. Il plisse légèrement les yeux, pensif. Tout en réfléchissant, il goutte une de ces fameuses chouquettes.

- Hm... Tu devrais goûter les chouq... Les trucs là. C'est pas mal.

Les priorités du Serpentard...

- On peut visiter l'intérieur tant qu'on y est ! T'en penses quoi ?

Un peu de chocolat chaud, puis il observe le français dans son milieu naturel. Ils mangeaient leur croissant avec du miel. Ou du beurre ? Il y avait deux écoles là ! Perplexe, il les observe longuement, avant de simplement tenter les deux. Gras sur gras, meh. Ce n'était intéressant qu'au McDonalds. Pour lui ce sera miel et croissant.

- J'ai rien compris de ce que tu leur as dit. Encore une bouchée de croissant, T'avais l'air cool. Il prend une pause, puis hausse légèrement les épaules, déviant regard sur sa viennoiserie. Tu as l'air cool.

Il avait toujours l'air cool, surtout maintenant qu'il ne souriait plus pour la forme et que ces sourires avaient un sens et une raison d'être.
Beck avait un léger air penaud, à fixer en silence son croissant. Il relève bien vite la tête vers son acolyte, sans forcément reprendre de son entrain.

- Je veux aussi avoir l'air cool. Est-ce que... Tu pourrais m'apprendre un truc à dire en français ? Peut-être pas une insulte, même si j'adorerais insulter des gens en français !

Agresser ces gens qui les avaient accueillis à leur table aurait été stupide. Non, il préférait aussi faire un effort et leur adresser quelque chose dans leur langue maternelle.

- Hmm... Et puis, comment on dit "merci" ?


Il se disait qu'il pourrait les remercier en fin de repas, s'il n'oublie pas.

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Re: Baguette Mer 6 Fév - 14:51

Omelette du Fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Lors de ce petit-déjeuner en terre inconnue les questions et les réponses s’enchaînent autant que les viennoiseries et les verres de jus d’orange. Ca demande pas mal de mémoire vive de suivre les bourdonnements de conversation en français et en franglais - et davantage encore pour jouer le traducteur auprès de mon petit ami. Au bout d’un moment je finis par perdre le fil pour reporter mon attention sur le brun un peu ennuyé qui me recommande un truc. Il désigne un assortiment de ce qui ressemble à des choux. J’en porte donc à un mes lèvres. Alors j’aime le sucre comme n’importe qui d’autre, mais là ça fait beaucoup ces gros morceaux de sucre au dessus. Cependant je sens des regards français - du moins francophones braqués sur moi - je continue donc de mâcher, feignant un sourire.

Mmm...Trey bon.



C’est pas mauvais au point de le recracher c’est juste que c’est pas trop mon truc. Mais bon, on ne va pas être malpoli non plus. J’ai probablement déjà saturé mon foie avec toutes ces sucreries. Je tourne mon attention sur Beckett et sur nos plans de conquêtes. J’acquiesce avec un léger sourire :

Evidemment. Excellente idée !



C’était logique. Autant explorer l’intérieur tant qu’on y était avant de repartir vers l’extérieur et rentrer à Poudlard. Les français finissent par se désintéresser de nous et reprendre leur petit déjeuner qui semble remplis de rumeurs. Eux aussi il gagneraient à avoir leur propre stupéshit. Et qu’est-ce qu’ils se plaignent. God. Ils ne s’arrêtent pas. Un léger sourire se dessine sur mon visage alors qu’il me dit que j’ai l’air cool.

Vraiment ?



Pendant un moment mon coeur innocent se réchauffe de plaisir. Beckett trouve que je suis cool, c’est pas super génial ? Oui. Tu crois qu’il te trouverait toujours cool si tu lui disais ce que tu as fait ? Et voilà. Juste comme ça, c’est terminé et je ne peux que masquer ma gêne avec une pointe d’humour.

Tu trouves pas que j’ai juste l’air d’un loser d’intello ?



Ouais Beckett, ça n’éveille pas des envie de m’enfoncer la tête dans la cuvette des toilettes ? Non, je plaisante, t’as jamais été un bully, juste un trickster. En tout cas mon français a l’air de faire une certaine impression sur le l’islandais qui voudrait bien s’y mettre aussi. Des insultes ? J’éclate d’un petit rire discret. Evidemment qu’il veut connaître des insultes ! Mais qu’est-ce qu’il a derrière la tête….provoquer une bagarre avec un étudiant de Beauxbatons en insultant son honneur ? Probablement.

Je te dirai les insultes quand on sera de retour à Poudlard. En attendant pour dire merci tu dis mèrsi, tu peux saluer en disant bonjour et tu dis  au reuvoir quand tu dois partir.  Regarde.



Je me lève et avec un ton poli et avenant, je m’adresse faiblement à nos confrères sorciers :

Merci pour le repas. Au reuvoir.



J’invite Beckett à me rejoindre et à sortir discrètement de la salle de réception. De retour dans le hall, nous avions que l’embarras du choix. Je balaie les escaliers du regard ainsi que le reste de la pièce.

Par quoi tu veux commencer ? Je me demande à quoi ressemble les toilettes...tu crois qu’ils ont des robinets dorés ?



T’imagines, la faute de goût ?

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Beckett Campbell
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Re: Baguette Jeu 7 Fév - 22:26

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France


Beckett avait la chance de ne rien comprendre à leur langage, et mangeait sereinement, convaincu de passer le meilleur week end de sa vie : il était loin de chez lui, mangeait de bonnes choses et on venait de lui dire qu'il avait eu une bonne idée ! Si cela, ce n'était pas incroyable...
Il se tourne vers lui et le détaille du regard. Loser intello ? Lui ?

- Tu t'inquiètes pour ça ?


D'abord les études, maintenant son apparence ? Il lui sourit et hausse les épaules. Hors de question de laisser son petit ami imaginer un truc pareil !

- Nah. Smart is the new sexy.

Oui, non, en français ça perd son charme. Mais l'idée y était et à force de traîner avec le Serdaigle, il comprenait parfaitement ce dicton. Il y avait quelque chose d'hypnotisant à écouter quelqu'un parler avec une connaissance infaillible de son sujet. Parfois la passion transparaît à travers les tirades, au fond des yeux. C'était capter une attitude, une flamme au fond du regard. Puis il fallait saluer l'exploit de retenir autant d'informations et de savoir s'en servir... Toutes des qualités qu'il était loin d'avoir.
Ce qui pouvait, d'ailleurs, l'intimider : un esprit plus vif et plus instruit pouvait-il vraiment trouver un quelconque intérêt pour quelque chose de plus simple ?
Beckett évitait de se poser ce genre de questions, et passait le temps à faire semblant de lire ses livres à la bibliothèque pour l'observer se concentrer sur ses devoirs. L'un des seuls intérêts de cet endroit, c'était Bertram, clairement.

- Puis t'es loin d'être un loser.

Un léger coup d'épaule, histoire de lui remettre les idées en place. Il gagne tout le temps, leurs défis, les duels, les discussions argumentées...

Le moment  de l'apprentissage arrive, alors qu'il finit tranquillement son assiette, gardant le chocolat chaud pour la fin. Il hoche la tête, murmurant chaque mot, plissant les sourcils. Il tenait à les retenir, pour frimer et lui montrer, une semaine après, qu'il avait retenu sa précieuse leçon.
Bertram se lève et s'exécute. Beckett, loin d'être prêt, finit son chocolat chaud d'une traite avant de le suivre, jetant un coup d'oeil pressé aux élèves.

- ... Mèrsi ? Aureuvoir ?

C'était ça ? Il fronce les sourcils, puis se tourne vers Bertram, perplexe.

- Attends, ça veut dire quoi croissant alors ?!


C'était pas bonjour ? Pas Salut ? Pourquoi il l'avait dit alors ?!
Bref, l'aventure attend. Beckett remet en vitesse son sac sur son dos, veste au bras, suivant son acolyte. Il ricane à sa remarque, accompagnant un léger haussant d'épaule au tout. Ah, l'abus architectural français. Il n'y connaissait pas grand chose, mais les fioritures étaient partout, où qu'il dépose son regard. Même le plafond n'y échappait pas, avec ses rais-de-coeurs et autres moulures détaillées.

- Et du marbre. Et un majordome. Avec des poignées en forme de baguette.

Il pourrait encore dire plus d'âneries, l'imagination ne lui manquait pas ! Il songeait même à des robinets d'où coulerait du vin, bien sûr.
L'islandais s'avance à grands pas désinvoltes, puis se tourne vers Bertram.

- Tu m'as intrigué, en parlant du troisième étage... Puis j'aurais bien aimé voir si les chambres sont différentes des nôtres, mais on n'a aucun mot de passe.

Ni même la moindre idée d'où elles sont. Il marche à reculons, gardant le Serdaigle dans son champ de vision quelques secondes, avant de se retourner, s'arrêtant peu après.

- Mouais. Autant commencer par les toilettes. Il doit y en avoir au troisième étage.

Il s'avance vers les escaliers, le regard se promenant dans la salle entière, songeur.

- Tu te vois étudier ici, toi ?


Lui non. Mais il pouvait imaginer Bertram ici, dans un cadre raffiné, lumineux et élégant. Peut-être que ce n'était pas le meilleur cadre pour lui, mais il n'y ferait pas tâche.

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Re: Baguette Ven 8 Fév - 13:16

Omelette du fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Est-ce que ça m’inquiète d’avoir l’air d’un intello, d’un dork, d’un nerd ? Non, pas vraiment. C’est plutôt un style que j’ai cultivé au fil des ans. Si j’avais besoin de lunettes j’en porterai avec enthousiasme même si j’avais mes réserves sur l’appareil dentaire. Quelle plaie d’être né avec une dentition parfaite et une vision à 10/10 ! Je devais déployer davantage d’efforts pour avoir l’air d’un intello. Donc, non Beckett, là tout de suite ce n’est pas ce qui m’inquiète.

La réflexion du serpentard me ferait recracher mon jus d’orange dans le verre  si j’étais en train de boire. Et je ne pense pas que les français apprécierait ce genre de geste. Smart is the new sexy ? Really ? La chaleur me monte aux joues, ce mélange fourbe de gêne et de honte à la fois. Moi ? Sexy ? Ou même attirant ? Je n’avais jamais pensé à moi de cette façon. Même si, dans la lumière de ce qui s’était produit...peut-être...et Beckett qui se montrait progressivement plus entreprenant...J’étais déstabilisé, je ne savais pas quoi faire de cette information donc je reste silencieux, visiblement gêné.

Peut-être que je devrais lui dire que moi aussi je le trouve sexy. Ou attirant. Ou beau. Mais je lui ai déjà dit tout ça. Et on est en public. Et est-ce que je peux lui dire encore,
sans ressentir cette sensation qui me tiraille ? Un coup d’épaule et je me balance faiblement. Je suis trop occupé à contenir tout le bordel qui s’emmêlait à l’intérieur - autant que des guirlandes de noël.

Dis pas des trucs comme ça...



Je suis un loser, Beckett. Un loser et un lâche.

J’aimerai avoir le courage de te le dire au lieu de garder le silence.

Fier d’avoir appris un peu de vocabulaire, Beckett s’essaie au français avec un accent absolument charmant. Difficilement compréhensible mais adorable. Je retrouve le sourire quand il me parle du mot croissant. Ah ben non, il ne plaisantait. Pourtant croissant en anglais et en français...c’était pareil.

Ben croissant, ça veut dire croissant. Les pâtisserie en forme de lune là.



Mon petit ami commence lui aussi à laisser aller son imagination au sujet des toilettes de ce palace de luxe.

Un majordome ? Mais pour quoi faire ? Mais oui, évidemment, pour te tendre le papier toilette en soie !



Ce que je peux être con quand je veux. J’espère au moins lui avoir arraché un sourire. Mais fini de rire, c’est l’heure de la leçon d’histoire à deux balles :

Tu sais que la raison pour laquelle c’est si luxueux, c’est parce que Nicolas Flamel a fait des dons à l’école. On est passé devant la fontaine en son honneur tout à ‘l’heure.



Je l’avais vu s’instruire au sujet de l’école, mais pas sûr qu’il ait lu et encore moins retenu ce genre d’informations.Le troisième étage lui aussi semble animer son regard de cette lueur curieuse que j’aimais tant.

Peut-être qu’ils n’ont pas de mot de passe ?  On peut toujours essayer d’aller voir.



Ca allait demander un peu de prudence, mais qu’est ce que ça pouvait nous coûter d’essayer.Nous prenons donc tous les deux le chemin des escaliers immenses qui se dressent au milieu du hall. Les peintures de chérubins potelés nous regardent, curieux, eux aussi. Bizarre. Presque creepy. Sa question me surprend un peu. Je balaie le plafond du regard.

Je ne sais pas. J’aurai pu en fait si mon grand-père avait déménagé en France au lieu que ma grand-mère ne vienne en Angleterre...



J’imagine un instant à quel point ma vie aurait été différente. Techniquement je ne serai pas né, mais moi en Français ? Je ne sais pas. Peut-être que j’aurai été plus heureux. Peut-être que j’aurai simplement été un connard râleur. En tout cas mon égo aurait bien gonflé  si je devais avoir cours dans un palace.

J’aime bien les lumières mais c’est un peu baroque tu ne trouves pas ? Je me suis habitué au côté brut et austère de Poudlard. Et puis il faudrait voir les professeurs et les cours - ça pourrait être tellement intéressant ! Mais pas sûr que je sois capable de suivre avec mon français. Et toi ? T’aimerais étudier ici ?



Dommage que ce soit le weekend. On devrait organiser une semaine à cours ouverts dans toutes les écoles, juste pour voir comment ça se passe. On croise dans les couloirs quelques français et françaises occupés de leur côté. Certains pratiques la magie dans les couloirs avec leur baguette, mais on se contente de chercher sagement ce que nous cherchons. Mes main s’emmêlent dans les siennes alors que nous marchons côte à côte. C’est agréable. Et coup de bol je finis par trouver le petit coin, et empêcher Beckett de prendre la porte avec indiqué “ filles”. Et on avait raison. Dans les toilettes des garçons du marbre, des robinets dorés, des miroirs ouvragés et une odeur frâiche et mentholée. Voilà qui change pas mal de Poudlard.

Du marbre et des dorures mais pas de majordome...



J’en profite pour ouvrir un robinet et me laver les mains. Il n’y a pas de paillettes dans l’eau tant qu’on y est ? Non. Mais le savon sent bon. Mais est-ce qu'il y a du papier toilette en soie ?

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Re: Baguette Sam 9 Fév - 12:15

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Aller retour en France


Ah, oui, les fameux croissants. Cela lui était sorti de la tête. Le français, ce n'était pas pour tout de suite, voire jamais. Il n'y avait qu'à l'écouter, il était déjà moyen en anglais, à oublie son vocabulaire... Sauf les insultes. C'est vital pour se faire comprendre.

Il rigole à la blague du papier toilette en soie, surpris par ce niveau de surenchère. De la soie ! Ils ne leur faisaient pas de cadeaux, à ces amateurs de fromage.

Flamel... Le type de l'alchimie, c'est cela ? Il avait lu à son propos récemment. Beck hoche la tête, sans se souvenir en détail de la fameuse fontaine. Ce n'était pas si mal pour une école de bénéficier d'un tel mécène. Poudlard n'en avait sûrement pas, vu son état.
L'idée de s'infiltrer dans les dortoirs étirait ses lèvres d'un sourire plein de malice. Il ne voyait que le fond du lac depuis les fenêtres de son dortoir. Il y faisait sombre mais cela lui donnait l'air d'être le QG des méchants, ce qui lui plaisait particulièrement. Mais ici, à Beauxbâtons ? Les chambres avaient intérêt à suivre l'aspect luxueux du palais.

- On doit essayer leurs lits ! Ils doivent être tellement confortables... Et plus larges !

Peut-être qu'ils ont des couvertures en plumes. Le rêve.
Mais malgré tout cela, il ne se voyait pas vivre ici.

- Non...


C'était trop propre, trop beau, trop précieux. Ils avaient beau être perdu dans la montagne, les jardins étaient trop travaillés et le château trop austère.

- Même si cela aurait été drôle d'enfreindre les règles dans un endroit aussi stricte.


L'islandais s'imaginait mal s'en sortir, par contre : tout semblait délicat et précieux, le moindre écart lui aurait coûté cher ! Poudlard avait beau ressembler à un château en ruine à coté, c'était robuste. Cela résistait à des générations et des générations de maraudeurs mal intentionnés.

Si des français avaient le malheur de poser leur regard sur les deux anglais qui erraient dans leur école, ils auraient du affronter le sourire satisfait et fier du serpentard, serrant doucement la main de Bertram dans la sienne. La plupart ne leur prêtaient cependant pas attention, leur laissant l'occasion de trouver les toilettes rapidement. Bertram le stoppe dans son élan, prétextant qu'il s'agissait des toilettes des filles. Il lui a bien fallu deux trois secondes pour s'en éloigner, sans vraiment comprendre en quoi c'était un problème; si on retirait les urinoirs muraux, c'était la même chose non ?
La pièce était à l'image du reste du château : de trop. Beckett faisait une légère moue, désapprouvant ce surplus de détails, haussant les sourcils. Non, vraiment, ce n'était pas une école, c'était un palais pour gamins friqués. Tout brillait. LA seul chose qu'il approuvait, c'était la bonne odeur qui embaumait la pièce. Le Serpentard ouvre une des toilettes, pour ensuite soupirer bruyamment.

- Oh... Même pas en or. Je suis déçu. Cet endroit craint, vraiment. Pas de majordome, pas de cuvette en platine, on nous prend vraiment pour des paysans ! Ja-mais je m'installe sur des toilettes d'aussi basse classe.

Il fait demi tour, retournant près de Bertram et des robinets avec son air faussement outré. Son attention se pose sur le doré des robinets. Il plisse légèrement les yeux, les prenant en main, vérifiant leur solidité.

- Tu crois que c'est entièrement en or ? Après tout, si c'est sponsorisé par Flamel...

Le marché de l'or n'était pas fou, mais c'était toujours un moyen de se faire de l'argent facile ! Si la vaisselle en argent avaient encore un minimum de valeur, il aurait dérobé le service de la salle de réception...
Il tire légèrement, puis un peu plus. C'est solide, ces machins. L'islandais grimace légèrement, puis lâche dans un autre soupir. Est-ce que cela en valait le coup, si c'était compliqué à voler ?

- Pff... Snobs.

Il enfouit ses mains en poche et laisse son regard se promener dans la salle. Jamais il n'avait vu autant de marbres et de baroque. C'était l'opposé de son petit appartement modeste, aucune fissure, pas de peinture qui s'écaille à cause de l'humidité, pas même d'humidité, rien !
Si les élèves étaient à l'image de Beauxbâtons, et qu'il devait étudier ici, il se sentirait emprisonné dans un labyrinthe d'apparence. Très peu pour lui !
Son regard se pose finalement sur le Serdaigle, alors qu'il s'adosse au mur.

- T'imagines leur choc, s'ils venaient visiter Poudlard ?


Ils devaient passer pour des sauvages !

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Re: Baguette Sam 9 Fév - 16:31

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Les lits, hein ? A quoi devaient ressembler les chambres, il n’y avait pas de tours aux escaliers étroits et tournoyant, pas de donjons sombres et humides...Peut-être que les chambres de Beauxbâtons ressemblaient vraiment à des chambres de palace. Voilà qui faisait envie. Des lits plus larges ça pourrait être bien - si seulement les chambres étaient individuelles, sinon aucun intérêt. Malgré mon ton innocent, je ne peux pas masquer un sourire qui pointe au coin de mes lèvres.

Ah bon ? Vos lits sonts petits et pas confortables chez serpentards ? Tiens, donc. Les nôtres sont très bien. Laaarges et confortables !



J’exagérais évidemment. Les lits étaient probablement les mêmes partout. Et C’est vrai que je n’avais pas eu l’occasion de m’infiltrer dans le nids de vipères et Beckett ne parviendrait probablement jamais à résoudre une des énigmes qui autorisait l’entrée à ma salle commune. On aurait pu éventuellement mais...ma pudeur et la peur d’être surpris m’avait d’abord empêché d’élaborer ce genre de plans. Et puis….depuis le nouvel an...hm.

Pas sûr que j’ai envie de voir ce qui se passe dans leur chambre par contre. Tu sais que les français sont réputés pour être des dépravés ?  



Avec l’invention de concepts comme “ménage à trois” etc...
J’aurai parié que Beckett ne se sentirait pas à sa place ici. C’était le genre d’endroit de fréquentaient des gosses de riches en pantalon beige avec des polo ralph lauren et un gilet noué autour des épaules. Pas vraiment son genre quoi. J’essaie de l’imaginer habillé comme ça, en fils à papa avec la raie sur le côté et du gel dans les cheveux.. Tout droit sorti d’un film d’horreur.

Tu te ferais probablement virer avant d’avoir essayé le quart de ce que t’as fait à Poudlard.



Evidemment. Dans un château mal éclairé et plein de courant d’air, c’est plus facile de s’éclipser et de faire des bêtises. Ici ça ressemblait à un palais réservé à des VIP. A mon avis, simplement dessiner ou abîmer un mur suffisait à être éligible pour la peine de mort. Fantastique pour des gosses, quoi. Poudlard se rangeait plutôt dans cette longue lignée de pensionnats pour garçons anglais : de la nature un peu sauvage et un peu de violence et de bullying dans les coins : c’est censé forger le caractère.

Je dois avouer que les toilettes de l’établissement font honneur à sa réputation. Pas de toilettes en or par contre, Beckett était déçu. Ca m’arrache un éclat de rire qui résonne un peu fort contre le marbre. Oups. Je baisse les yeux vers les robinets.

C’est bien possible….enfin plaqué or. Pas en or massif.



Ca serait impossible et surtout pas pratique, l’or c’est beaucoup trop malléable.  Je vois Beckett qui tires sur les robinets.

Euuh….Qu’est-ce que t’essaies de faire ?  



Sérieusement, voler des robinets ? Je sais qu’il aime piquer des trucs mais un robinet ?! Il veut faire quoi avec ?!Je hausse les sourcils mais je garde mon calme :

Tu crois vraiment qu’ils ne vont pas le remarquer. On est en territoire étranger, Beckett, si tu te fais arrêter je ne te connais pas.



Et au risque de te le rappeler, ça fait un moment que t’es majeur, que ce soit en France ou au Royaume-Uni. C’était ma façon de lui rappeler de rester discret sur les conneries, même si c’était pas un vol de robinet qui l’enverrait tout droit vers Azkaban. Bref, les toilettes on en a vite fait le tour et sur le chemin pour découvrir les chambres et salles communes, l’esprit de Beckett continue de batifoler sur la différence entre les deux écoles. Je tente de lui arracher un éclat de rire avec cette réplique

Ils feraient demi-tour après s’être fait agressé par le premier portrait cette bande de fragile.



C’est avec une expression amusée que je l’invite à continuer. Et malheureusement les fragiles savent bien garder leur dortoir du moins le weekend - impossible d’accéder au lits de plumes assez grands pour y faire dormir 3 personnes. Adieu les rideaux en soie. Je pousse un soupir déçu et après avoir fait le tour des couloirs . Rien de bien passionnant, oui c’est joli, oui c’est élégant...mais ça manque de mystère.

On retourne dans les jardins ? J'ai envie de faire un tour dans la forêt...



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Re: Baguette Sam 9 Fév - 20:10

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Aller retour en France


Beckett le voyait, ce sourire moqueur qui pointait le bout de son nez sur le visage de Bertram. Il y collerait bien ses lèvres pour le faire disparaître, s'il n'était pas hors de portée de son visage. Le jeune homme se contente de lui tirer un faible bout de langue.

- Ah ouais ? J'en sais rien, on m'y a pas invité. Si ça se trouve, tu mens !


Bertram lui avait suggéré de venir, fut un temps, dans le dortoir des Serdaigles, et il attendait toujours ! Il avait déjà essayé de s'infiltrer quelques fois, la nuit, mais les énigmes l'empêchaient d'avancer dans sa quête. Il finissait par insulter l'entrée des dortoirs de tous les noms avant de faire demi tour. Alors il attendait sagement les vacances pour avoir l'occasion de le serrer dans ses bras et s'endormir paisiblement là.
Beckett hausse les sourcils devant ce nouveau préjugé dont il n'avait pas connaissance. Vraiment ? Ces français, coincés dans leur décoration et leur folie des grandeur, ne l'étaient pas au lit ? Après, il comprenait que cela choque; lui était loin derrière, dans cette folle course aux phéromones et conquêtes, à vagabonder dans la nature sans ressentir ce besoin pressant de s'accoupler avec le premier venu. Cela lui était impensable de ressentir une quelconque envie pour un inconnu dont on ne sait rien ! Et pourtant c'est comme ça que les gens faisaient, le laissant perplexe, de coté, libre de faire ses méfaits.
Les mœurs françaises lui étaient donc incompréhensibles, autant esthétiquement que romantiquement.

- Sérieux ?

Beck fronce les sourcils, alors qu'il essaie d'imaginer ce qu'il voulait dire.

- Ils se marient encore entre cousins ?

Et c'est le pauvre paumé d'Islande, le pays où il y a un site pour vérifier qu'un couple ne fasse pas partie de la même famille, qui dit cela.
Un large sourire fier de lui nait : oui, il était un bad boy, aux yeux de cet établissement. La plus grande racaille que la France ait jamais connu !

- J'aurais démarré une nouvelle révolution.


Il rit légèrement, imaginant les français s'enfuir au premier coup dans leur figure. Tout de suite leur visage ne ferait plus cubique que baroque !
Beckett le suit volontiers, soupire bruyamment pendant deux minutes après avoir abandonné leur visite des dortoirs avant de s'y faire, marchant en prenant de l'espace, ou la main de Bertram. Où sont les trappes ? Les passages secrets ? Y avait-il un trésor caché, oui ou non ?

Puis Bertram propose le meilleur plan au monde. Beck se tourne vers lui, arquant un sourcil.

- La forêt ? Celle qui est interdite ?


De nouveau, un large sourire. Comme au bon vieux temps, où il essayait de négocier pour ne pas y aller et qu'il lui avait volé son pineapple pour l'obliger à le suivre ?
Parfait. Il rejoignait le coté obscur de la scolarité !

- J'ai lu qu'il y avait des sirènes ! Mieux encore, j'ai rien lu sur des loups !

Puis chaque couloir ressemblait au précédent. C'était trop calme, trop morne. Beckett voulait sortir et se défouler.
Quoique...

- Hey, Bertram... On fait la course ?


Il croise son regard. Il savait quelle réponse il allait lui donner, mais ne lui laisse pas le temps de la prononcer qu'il sourit comme un gamin sur le point de faire une bêtise -ce qu'il est au final, et s'élance. Il parcourt une bonne partie du couloir, avant de voir que Bertram ne faisait que marcher rapidement, ce qui le fait rire.

- C'est une course à la française ??

Au moins, avec cette avance, il avait repéré la sortie. Il attend quelques secondes que Bertram puisse au moins repérer lui aussi la sortie du regard, avant de s'élancer à nouveau pour glisser sur le parquet bien ciré, deux trois fois jusqu'à la sortie.
Ah, le frais, la neige... Enfin sans son élément. Beckett remet sa veste, s'aventurant dans les jardins, repérant finalement ces fameux niveaux qui rendaient l'extérieur de Beauxbâtons si particulier ! C'était donc cela, les jardins suspendus ? Puis, encore du marbre ?! Cela ne se remarquait même pas dans la neige...
D'ailleurs, il avait aucune idée d'où aller.
Il se retourne et observe Bertram, un léger sourire aux lèvres. La tentation de reprendre la bataille de boule de neige était forte... Mais il gagnerait. Puis cela l'empêcherait de le détailler du regard alors qu'il s'approche.
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