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Baguette

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Bertram Godfrey
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Bertram Godfrey
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Re: Baguette Sam 9 Fév - 23:41

Omelette du fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Malheureusement pour Beckett, devoir partager ma chambre avec 3 autres individus ne constituait un environnement propice aux câlins et autres activités intimes exclusives aux couples. Donc pour l’instant - et pour d’autres raisons - l’invitation resterait en suspens. Je ne voulais pas que… qu’éventuellement il pense que j’ai cherché à profiter de lui. En tout cas ma réflexion sur les moeurs française a l’avantage de le distraire.

Oui, sérieux. Ils se font même la bise pour se saluer. Un bisous. Sur les deux joues.



Choquant n’est-ce pas ? Enfin bon, en général je saluais mon petit ami d’un seul baiser sur les lèvres. Mais pas aujourd’hui, comme c’est curieux. Sa remarque impromptue sur les cousins me surprend et me fait doucement ricaner.

Voyons Beckett, même les sorciers sang-pur de Grande-Bretagne se marient entre cousins.



Ben oui, comment tu crois qu’on maintient la pureté du sang Beckett ? Des siècles et des siècles de consanguinité assumée et revendiquée. Incroyable que ça existe encore, et pourtant….La révolution selon le serpentard m’arrache un petit gloussement. Beckett révolutionnaire sans armée allait partir à l’assaut de la Bastille ! Mais pour l’instant il avait juste envie de partir à l’assaut de la forêt et….juste parce qu’elle était interdite. Est-ce que je devrais lui préciser que le sentier était autorisé les jours où il faisait beau, comme aujourd’hui ? Probablement pas, ça lui gâcherait son plaisir de réaliser des méfaits pour le principe.

Je lui lance un regard complice. Elle était loin l’époque de notre tout premier méfait - ce souvenir, au moins, n’était pas atteint par mes échecs. C’était un souvenir parfait. D’une voix confiante j’ajoute :


Ne t’en fais pas, s’il y a des loups je m’en chargerai !



Pas question que je laisse des créature abimer Beckett ! Même si au final, il était plus apte à réagir correctement au danger que moi.Son corps n’est pas capable de contenir son enthousiasme à l’idée d’explorer les recoins interdits d’une autre forêt et voilà qu’il essaie de me provoquer pour courir. J’ai envie de le suivre mais courir ici...au milieu de tout le monde...ça me semble interdit. Et ça glisse un peu dans les escaliers. Néanmoins je presse le pas pour le rejoindre  et réplique d’un ton mauvais :

Ah-ah. Très drôle.



Mais c’est le genre de détails qui rend le serpentard attachant : son mépris total pour les conventions. Et j’avais encore des progrès à faire dans la matière et beaucoup à apprendre de mon professeur. Même si plus je prenais de l’âge, plus je me disais que certaines de ces conventions avaient un rôle précis et n’était pas encore obsolètes. Ou alors, c’était simplement que je ne possédais cette fibre je-m’en-foutiste, cette indifférence pour le regard des autres.

En le rejoignant dehors je le pousse avec un petit éclat de rire. Ca lui apprendra à me traiter de français, glisse un peu, tiens. Je sais qu’il aime ça quand je le bouscule un peu.

Allez dépêche-toi. Tu traînes.



Et je passe devant. Les jardins de Beauxbatons somnolent  encore sous leur épais manteau de neige, rendant la visite assez monotone. Heureusement que la forêt se dessine un peu plus loin. A l’exception du fait qu’elle soit composée d’une concentration importante d’arbres et de conifères, elle ne dégage pas l’atmosphère sombre et mystérieuse de la forêt interdite. Au contraire, son sentier de pierre bien net invite au voyage et les sous-bois dégagent un parfum assez plaisant.

La forêt enchantée….il va falloir faire attention. Restons sur le sentier, c’est plus prudent.



Je savais que Beckett ne pourrait partir sans un souvenir et les croissants et les chouquettes ne suffiraient pas. Mais si je pouvais éviter de le perdre à jamais dans une forêt, ça valait la peine d’essayer.

DEV NERD GIRL

Beckett Campbell
Eleve né-moldu
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Beckett Campbell
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Re: Baguette Dim 10 Fév - 23:46

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
Un bisou sur les deux joues ?! Horriblement bromantique. Cela lui arrache un sourire amusé.
Et puis ce sourire disparaît en se rappelant ce détail de sang pur, laissant un "ah c'est vrai" s'échapper. Il avait encore du mal à associer Sybil à ces pratiques, à ce milieu...

Bertram le protégerait des loups, cela le ravissait. C'était partagé avec légèreté mais cela le rassurait. Bien qu'il soit ami avec une louve garou, il ne sentait pas sa peur s'envoler d'un coup. Peut-être qu'il avait juste moins peur les nuits de pleine Lune, qu'il s'inquiétait moins, mais les cauchemars restaient. Un hurlement lupin suffisait à le faire pâlir et décamper. Mais Bertram le preux Serdaigle aux cheveux soyeux était là pour le protéger des vilains loups.
Et pour trottiner derrière lui qui court comme un dératé.
Et qui l'hypnotisait quand il réduisait la distance avec lui. Le voilà, le jeune Godfrey qui partageait ses aventures depuis déjà un an ! Beckett ne remarquait même pas qu'il avait un plan en tête, trop occupé à suivre ses traits du regard. Avant qu'il ne s'en rende compte, il perd l'équilibre et se rattrape maladroitement, avant de rire.

- Tu perds rien pour attendre !


Il le plaquerait au sol quand il s'y attendrait le moins ! Juste avant de rentrer tiens, comme un fourbe. Difficile de prendre ces menaces au sérieux quand il souriait bêtement, ravi de se faire pousser.
L'islandais le rattrape alors et marche à ses côtés, débordant d'énergie, un sourire idiot qui ne partait pas de ses lèvres. De la neige, de la nature, du danger à venir et Bertram. C'était tout ce qu'il lui fallait.
La forêt se rapprochait, mais lui, il se disait que la vraie forêt interdite était derrière celle ci, qui semblait fort accueillante, emménagée. Le sentier devait mener à l'aventure !
Sauf que d'après Bertram, ils étaient déjà arrivés. Beckett se tourne vers lui, surpris, puis vers la forêt. Sérieusement ? Oh la déception. Pas de grands arbres lugubres, ni même une forêt de plus en plus sombre ? Les français sont d'un vanilla... Du Luxe, et un sentier pour ne pas se perdre.

- Tu me connais, y a pas plus prudent que moi !


Il gonfle le torse avec un air confiant alors qu'il prononce ce bon vieux mensonge. C'était le pire. Il allait sortir du sentier, c'était sûr ! Il voulait voir les sirènes, les licornes et toutes autres créatures de ces bois enchantés. Et il s'avance, d'abord plein d'entrain malgré l'aspect on ne peut plus accueillant de la forêt, puis peu à peu la nonchalance lui revient naturellement, et il laisse son regard se perdre.

- Je préfère notre forêt... Tout est plus... Luxueux ? Propre ? Vide de personnalité ? Enfin... C'est pas lugubre, où est le danger ?


Il s'arrête de marcher et croise les bras, scrutant les arbres, cherchant quelque chose du regard. Beck se baisse, attrape un caillou et le lance dans les bois, attendant que quelque chose se passe.

- Helvitìs.


Beckett soupire, puis se tourne vers son compagnon d'aventure, avant de remarquer à une quinzaine de mètre derrière lui, restant près des arbres, des créatures volantes non identifiées. Elles se cachaient surement de cette brute qui lance des cailloux à tout va !
Des fées ? Il ne saurait dire, à cette distance.
Un sourire illumine finalement son visage.

- Là bas !

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Bertram Godfrey
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Re: Baguette Lun 11 Fév - 16:31

Omelette du fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Je n’ai jamais vraiment mis le doigt sur la raison pour laquelle il aimait autant que je le bouscule. Peut-être que c’était juste le contact joueur ? Je pouvais comprendre quand nous étions amis mais….quand on est avec quelqu’un est-ce qu’il n’y a pas des contacts plus intimes et plus signifiants ? Peu importe, si ça lui faisait plaisir je continuerai à le bousculer….doucement. Pour ne pas lui faire mal. Et si j’étais parfaitement honnête, les contacts plus intimes s’étaient bien réduit entre nous. Ma faute. C’est pas évident de profiter d’une session de baisers quand je pense encore à la façon dont je l’ai poignardé dans le dos et…[...][...][....][...]. Ca coupe pas mal l’envie.

En tout cas cette sortie semblait faire plaisir à Beckett, ce qui réveillait des sentiments doux amers au fond de moi. J’avais été le pire des petits amis, j’avais besoin de faire quelque chose de bien pour soulager un peu ma conscience. Partager avec lui un petit moment à Beauxbâtons c’était la bonne idée, même si ça signifiait le baby-sitter un peu autour des français.

Je lève les yeux au ciel avec un sourire amusé lorsqu’il prétend être le plus prudent des deux. J’y crois pas une seule seconde. J’étais le plus prudent, mais Beckett avait de bons réflexes pour réagir face au danger. Je me souviens encore de cette fois où il m’a attrapé pour me tirer en arrière et éviter de me prendre un frontal avec un hippogriffe. Je lui devais une fière chandelle. A marcher tous les deux dans la forêt les souvenirs ressurgissent à la surface. Les sentiments, aussi. Ma main vient timidement caresser la sienne pour l’attraper. Je n’ai pas envie de te perdre

Beckett ne se doute de rien. Il n’a pas la moindre idée de ce qui anime mes tourments intérieurs. Et s’il posait la question, est-ce que je lui répondrais ? Sa réflexion me tire des miennes et j’affiche un sourire doux pour lui rappeler :

Tu n’as rien lu au sujet de la forêt enchantée ?



Il me semblait l’avoir vu très studieux, plonger son nez dans les ouvrages de la bibliothèque. Je l’avais même aidé à les trouver.

Parfois le danger vient de l’attraction.  



J’expire profondément. Ouais. Parfois c’est la douceur d’un sourire qui est la plus redoutable de toutes les armes. Parfois c’est un baiser qui fait autant de ravages que des bombes. Parfois c’est un regard qui abat les murs derrière lesquels on se cache et nous laisse vulnérable. Qui capture notre coeur. L’amour c’est une guerre où il n’y a pas de gagnants, juste des prisonniers. Parfois le danger ça ressemble à une douce caresse le long du cou.

Il rage et lance un cailloux pour provoquer la forêt enchantée. Beckett préfère l’aventure à la guerre - comme je le comprends. Je commence aussitôt à justifier et expliquer mes paroles

Tu sais, cette forêt regorge des créatures magiques, le genre qui pourraient facilement t’atti-



-rer dans un piège. Mais c’est trop tard, le serpentard a aperçu quelque chose et il s’élance à leur poursuite.

Attends ! Qu’est-ce que t’as vu ?



Je le rejoins quelques mètres plus loin en faisant bien attention de ne pas dévier du sentier. Mon regard suit le sien cherche rapidement vers le haut. Un battement d’aile cristallin. Je crois entendre le ricanement aigu distinctif d’une certaine espèce de créature féériques. Je jette un oeil à mon petit ami, dont le regard viridien guette les sous-bois. S’il a bien une chose qu’on sait sur les fées, c’est qu’elles sont vaniteuses et moqueuses. Je m’éclaircis la gorge avant de parler à voix haute et claire :

Oooh, j’aimerai tellement voir des fées. Elles sont si jolies. Et délicates. Et éblouissantes...si seulement j’avais la chance….



Je lui donne un petit coup de coude et je lui fais signe d’enchaîner pour les attirer.

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Beckett Campbell
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Re: Baguette Lun 11 Fév - 21:30

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
Il laisse la main de Bertram venir, prendre la sienne et il la serre délicatement. Ses approches se faisaient en douceur ces derniers jours... L'islandais veillait à ne pas les rater, ou les refuser par inadvertance, et y répondait avec un sourire pour le rassurer; ces tentatives timides lui rappelaient la soirée avant la reprise des cours, où il lui avait avoué s'inquiéter pour ses cours. Peut-être qu'il s'inquiétait encore. Il n'avait visiblement pas les mots pour le réconforter, juste une main pour serrer la sienne en cas de besoin.

- Si, j'ai lu... Les quinzes première pages. Que j'ai oublié.

Il affiche une légère moue, avant de lever les yeux vers Bertram.

- Puis je t'ai observé lire.

Sa moue se mue en léger sourire. Ses sessions d'études finissaient toujours ainsi...

Ah, oui l'attraction. Bien sûr. Il voyait totalement de quoi il parlait.
Peut-être que c'était en lien avec le chant des sirènes. Comment allaient-ils y résister, d'ailleurs ?

Il réfléchirait une fois que son attention serait détournée des fées ! Là il s'en approchait sans faire attention au sentier, et par miracle, restait dessus. Les créatures du genre à attirer des innocents dans leurs pièges n'ont pas de soucis à se faire avec Beckett : il arrive en courant, poussé par sa propre inconscience et curiosité !
Et il ne savait pas quoi répondre au Serdaigle sans l'avoir identifié lui même... Puis il arrivait à ses côtés avant même qu'il n'ouvre la bouche. Beckett avait le nez levé vers la cime des arbres, tendait l'oreille, aux aguets au moindre indice lui donnait la localisation de ces créatures. Son visage s'illumine d'un sourire lorsqu'un léger ricanement retentit, garantissant la présence de fées dans les parages.
Son allégresse est interrompue par le raclement de gorge de son petit ami, sur lequel il pose son regard avec incompréhension.

- Beh... Justement on-


Coup de coude.
Ah, oui, la vanité, bien sûr. Il inspire et cherche l'inspiration, enfouissant ses mains en poche.

- Ah la la, on est venu en France rien que pour en voir en plus !


Ce qui était presque vrai : il attendait avec impatience d'explorer la forêt interdite et de croiser ses créatures, les fées en faisaient partie.

- J'ai lu qu'elles étaient les créatures les plus ravissantes d'Europe, je voudrais pas partir sans avoir vérifié ça !


Et là, une fée filante, un passage vif entre les arbres, qu'il n'avait pas eu le temps de suivre du regard. Un vrombissement d'ailes derrière lui le fait se retourner, sans tomber sur une seule créature, et finalement, une fée. Puis une autre. Une dizaine ! Son sourire s'élargit, alors qu'elles s'approchent, avec méfiance.

- Wow...

Elles les inspectent comme Beck les inspecte, peut-être avec moins de surprise : ce ne sont pas les premiers humains à passer dans ces bois.
Il s'avance de quelques pas, laissant son empressement de coté, de peur de les effrayer et de devoir recommencer tout ce cirque hypocrite pour les attirer. Il tend sa main vers l'une d'entre elle, qui ne semble pas comprendre la manœuvre qu'il entreprenait. Le Serpentard se donnait juste l'occasion de comparer la taille de sa main avec la fée, finissant par rire légèrement. Il n'en avait pas vu en forêt...
L'une d'entre elle se pose sur sa main, lui laissant pleinement l'occasion d'admirer leurs ailes irisées.

- Superbe...


Entre le compliment honnête et celui pour la garder un peu plus longtemps sur sa main, bien sûr ! Elle s'envole en tournoyant dans les airs, puis le baroudeur pose finalement son regard sur son acolyte, voir comment il s'en sort de son coté. Enfin, avant de croiser un petit groupe de fée s'éloigner, lui jetant des regards curieux et lui faisant signe de les suivre. L'islandais hésite, puis avance de quelques pas.
Puis un pied se retrouve vite en dehors du chemin, suivi de l'autre... Beckett se retourne à temps pour voir qu'il était plus loin qu'il ne l'imaginait, et croise finalement le regard de Bertram.
Il s'était fait avoir, non ?
L'aventurier du dimanche rebrousse chemin, tournant le dos aux fées, revenant auprès de son compagnon, perplexe et un poil embarrassé.

- Hmm... Est-ce que la forêt aussi est dangereuse, à sa manière ?


Il ne revient pas tout de suite le chemin cependant : le plus fun, c'était d'aller en dehors des sentiers battus non ?
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Re: Baguette Mar 12 Fév - 19:15

Omelette du fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Evidemment qu’il n’avait rien lu. Il avait passé son temps à faire quoi à la bibliothèque alors ? Ah. A me regarder….vraiment ? Je baisse les yeux gêné. Je n’avais pas remarqué et surtout...Qu’est-ce qu’il y avait d’intéressant à regarder ? Je garde le nez baissé pour masquer ce léger sourire feint qui s’affiche faiblement sur mon visage.

Stalker.



[....] [....][...]J’aurai presque envie de me frapper tellement je me déteste.  Pourquoi est-ce qu’il devait m’admirer autant ? Il n’était pas comme ça avant. Ca m’énerve. Ca m’énerve d’être faible, indécis et traître. J’aimerai tellement que les choses soient plus simples et plus claires.

La diversion féérique est bienvenue, c’est plus agréable de poser les yeux sur des petites créatures vaniteuses qui ne sont pas moi. Grâce aux compliments de Beckett, elle s’approchent. Leurs ailes reflète la lumières dans des nuances merveilleuses, du rose pétale au vert viridien en passant par le bleu du ciel des beaux jours d’hiver. Leurs ailes sont magnifiques, leur façon de se déplacer élégante, pour le reste en revanche...Leurs petits yeux noirs, leur voix stridente et agaçante. Eurk. Les fées sont belles et vaniteuses mais elles ont la réputation d’avoir une personnalité exécrable. Moqueuses, joueuses et fourbes. Ca ne vous rappelle pas quelqu’un ? Au final nous ne sommes que de jolis insectes narcissiques. Dans les iris clairs de Beckett il n’y a que de la beauté qui s’y reflète. Hypocrite, je continue de complimenter les fées sur leur apparence alors qu’elles tournent autour de moi, qu’elles espèrent me narguer, l’une d’entre elles tirant sur une mèche de mes longs cheveux, visiblement amusée par un garçon à la longue crinière.

Les petites créatures nous invite à les suivre avec leur couinements insupportables. Beckett se laisse tenter et avance de quelque pas.

Beckett ...?



Il réalise ce qu’il vient de faire et tourne les talons. J’avais raison n’est-ce pas.

...Attiré comme Gollum par de l’or.



Avec un sourire en coin, je faisais bien sûr référence au niffleur, pas au hobbit désarticulé. Je lui réponds simplement.

Si elle est interdite, c’est pour une bonne raison tu ne crois pas ?  



On aurait pu la rendre interdite simplement pour éviter de déranger la faune féérique qui avait trouvé refuge, mais les livres d’histoire stipulaient très bien que certains n’en étaient jamais ressortis. Enchanté par le chant des sirènes, ils s’y étaient enfoncés s’y profondément qu’ils n’avaient pas pu en revenir….et avaient certainement servi de pâtée à créature consentante. Je me demande ce qui est le plus effrayant. Un assaut violent, des serres qui déchirent la chair ou la douce chanson d’une sirène qui vous attire dans les bras de la mort avec votre consentement ?

Toutes les forêts sont dangereuses.



Et affamée. Elles sont vivantes et elles dévorent comme toutes les créatures. Ca ne les rend que plus fascinante encore… je l’attends, docilement sur le sentier.

Tu viens ?



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Re: Baguette Mer 13 Fév - 21:53

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
Il sourit, amusé de la comparaison, l'embarras s'envolant aussi vite qu'il lui était apparu. Le passage de fées le freine dans son retour : il prenait le temps de les suivre du regard. C'est vrai que leurs ailes étaient le plus beau de leur physique, mais ces petits yeux l'intriguaient. Ils étaient vifs et fourbes, ce qui ne le dérangeait pas. L'une d'entre elle agrippait son col pour essayer de le tirer vers les profondeurs du bois, sans grand succès.

- Aaw...


Beckett saluait l'effort, fixe, un sourire désolé.

- Une autre fois.

Et il revient vers Bertram, sans se soucier de la pauvre créature emportée avec lui.
Il hausse les épaules. Interdit ? Pour une raison ? Mouais. L'islandais venait de se faire piéger par des fées mais réfutait le danger qu'elle représentait, cette forêt. Il aurait pu disparaître et il ne s'en rendait pas vraiment compte. Il les aurait suivi s'il était venu seul.

Beckett était à un pas de revenir sur le sentier, mais il trainait là, au bord du droit chemin.

- Il n'y a pas de forêt en Islande.


Ce qui en faisait une île moins dangereuse ? Pas tout à fait, mais on oublie souvent les volcans quand on vit en Angleterre.
Le Serpentard glisse doucement sa main dans la sienne, caressant imperceptiblement le dos de cette dernière du pouce, le regard baissé, perdu sur sa veste. Il aurait préféré explorer son île natale plutôt que ce coin luxueux de la France, mais on ne pouvait pas tout avoir ! C'était déjà pas mal...

- Le prochain portail qui s'ouvre a intérêt à mener à Reykjavík.

Son expression se fait sérieuse, avant de laisser un sourire s'échapper alors qu'il imagine les lieux qu'ils pourraient redécouvrir. Notamment les sources d'eau chaude, bien plus stylées que n'importe quelle salle de bain de préfet !
Il plonge son regard malicieux dans le sien, un sourire en coin. Ses yeux se perdent sur deux trois traits de son visage en silence. Il avait beau être en pleine exploration de forêt dite dangereuse, l'ambiance du bois enchanté était bien moins glauque, et plus propice à un peu de batifolage... Mais pas de trop : il restait encore de la route à faire ! Il ne lui laisse pas le temps -du moins il l'espère- de deviner son plan et de sa main libre l'attire vers lui, puis l'embrasse, ignorant s'il restait encore des fées pour les voir ou non.
Il le relâche ensuite, posant son regard sur ses lèvres, puis ses yeux, avec un sourire bienheureux. Puis il observe son bonnet. Oh, la tentation est grande...

Non, il n'allait pas lui baisser le bonnet. L'envie y était, mais c'était un moment à ne pas gâcher ! Beckett se contente de serrer sa main dans la sienne, et de continuer leur route, toujours pas sur le sentier.
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Re: Baguette Jeu 14 Fév - 11:48

Omelette du fromage

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Les fées s’attachent à Beckett comme des mouches à du miel. Avec leurs petits doigts elles tentent de le tirer loin du sentier - je me demande bien ce qu’elles comptent faire de mon petit copain. S’amuser avec les fées ça lui irait bien 5 minutes mais il finirait par se désintéresser rapidement. L’une d’entre elle tire sur une autre mèche de cheveux, plutôt fort d’ailleurs. Agaçant. Je la chasse en lui soufflant dessus comme une vulgaire mouche. Mademoiselle est vexée et s’enfuit en poussant des protestations suraigues. Mon sourire contraste avec mon regard provocateur qui signifie : Mais oui, ramène tes copines, j’ai besoin de refaire mon stock d’ailes de fées. J’ai pas peur. Mais bolosser des fées c’est un peu inutile et surtout c’est pas forcément un exploit digne de mon envergure.

Heureusement que Beckett me rejoint, même s’il insiste pour rester en dehors du sentier, il me partage une de ces pensées éclair qui lui traversent l’esprit. Pas de forêt en Islande. Il n’y en a pas à Londres, ni à Bournemouth mais il a quand même passé 9 ans à côté d’une des forêts les plus dangereuses de Grande-Bretagne, non ? En même temps les définitions de Beckett ne ressemblent pas à ce qu’on pourrait trouver dans n’importe quel dictionnaire. Danger rimait avec plaisir et défi. Ce n’était pas exactement la même chose pour moi. L’inconnu rimait avec plaisir et défi. Généralement les deux se baladaient aussi main dans la main, comme des amoureux. Comme nous. Mais pas toujours.

Beckett pensait souvent à l’Islande. Même après tout ce temps il avait toujours le mal du pays… Ma main se resserre doucement contre la sienne. Je doute fortement que le prochain porte s’ouvre là-bas. Ils ne s’ouvrent qu’entre les lieux où la concentration en énergie magique est puissante, là où les sorciers se rassemblent. Il n’y a pas de communauté magique en Islande, pas d’école de magie. Les chances restaient donc proche de zéro. Mais ce n’était pas ce qu’il voulait entendre.

J’espère aussi.



Son regard me croise et je lui adresse un sourire. Il me tire vers lui pour m’embrasser, ma main toujours dans la sienne. Les baisers de Beckett sont fourbes et furtifs. Ils arrivent de nulle part et repartent comme ils sont arrivés. Imprévisibles. Ils avaient l’habitude d’envoyer mes entrailles tournoyer dans les airs, mais plus aujourd’hui. Mon coeur s’élance avec la vitesse d’une fusée avant de plonger six pieds sous terre. Les baisers de Beckett ne me soulagent plus. Ils ajoutent un poids à mon fardeau. Inconsciemment, je l’embrassais de moins en moins. Avec retenue. Je ne pouvais les refuser, je continuais de me voiler la face d’espérer que cette sensation prendrait fin. Et son sourire d’enfant bienheureux me brise le coeur à chaque fois. J’aimerai avoir le courage de te le dire. Mais j’ai trop peur de te perdre. Je ne veux pas être celui qui t’as arraché ton sourire.
Et plus le temps passe, plus j’étouffe. Plus le temps passe, plus je me sens au bord du gouffre, sur le point de craquer.

Mais je recule, je ravale tout, je me raconte les mensonges que j’ai envie d’entendre. Ca va passer. Divergeons.

Beckett, si l’Islande te manque tellement, pourquoi est-ce que tu n’y vas pas ? En économisant un peu et avec un petit boulot….tu pourrais clairement te payer le voyage. Et si t’as pas assez d’argent pour le logement, je crois que mon grand-père doit encore avoir une tente magique. Je pourrais te la prêter.



Je ne parvenais toujours pas à comprendre pourquoi il ne mettait pas tout en place. On avait déjà eu cette conversation l’année dernière et pourtant...

...Ou bien t’as peur de ne pas revenir si tu t’en vas ?



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Beckett Campbell
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Re: Baguette Ven 15 Fév - 22:14

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
Il était loin de s'imaginer ce qu'il se passait dans la tête de son compagnon d'aventure. Ses hypothèses tournaient autour d'un stress scolaire, peut-être que trainer avec lui lui loin de Poudlard ne faisait que l’inquiéter un peu plus pour ses études... Et il comprenait cela : lui même commençait finalement à s'inquiéter de ses notes, de son futur plus qu'incertain. Mais Bertram avait tout pour réussir, si ce n'est un peu plus de confiance en ses capacités, ou juste pouvoir accepter une petite erreur de parcours de temps en temps, se permettre d'échouer. C'est ce qu'il se disait, quand il croisait son regard alors qu'il contenait tous ses baisers.
Oh qu'il était loin de la vérité-

Beckett s'avance tranquillement dans la forêt, gardant précieusement sa main dans la sienne. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était explorer, et vite en finir pour le laisser retourner à sa bibliothèque.

- Hmpf...

C'était un voyage abordable. Pendant les semaines scolaires. En avion, le prix variait de cent à mille euros selon la semaine, histoire de bien le décourager de regarder pendant les vacances. Puis l'idée de se promener avec une tente magique était alléchante. Il ne le montrait pas, le regard rivé au sol, l'air de ne pas faire attention, mais il ne crachait pas sur cette offre, et ne risquait pas de l'oublier !

Le Serpentard se retient d'affirmer ses derniers propos, et inspire profondément. Son île lui manque, mais plusieurs raisons l'en tenait éloigné.
Il n'y avait rien pour changer de sujet, pas de distraction si ce n'est l'embrasser à nouveau -ce qui ne semblait plus aussi bien fonctionner qu'avant... Il laisse le silence s'installer, rassemblant ses idées, attendant un peu de courage pour d'un sujet qu'il avait tendance à esquiver. Après tout ce processus, la réponse semblait éclater d'un flot de pensées gardées, elles, sous silence.

- Et si c'est moins bien que dans mes souvenirs ?!


Il bafouille une suite de syllabes, avant d'abandonner dans un soupir nerveux. Son regard parcours le bois comme s'il y cherchait ses mots.

- J'aurais plus nulle part où aller !


Après Poudlard, il ne lui resterait rien, si l'Islande n'était même plus une option.

- Puis y a toutes l'Islande à la capitale. Un jour ou l'autre, je tomberais sur elle.


Tiens, ses chaussures étaient particulièrement intéressantes d'un coup. Tellement intrigantes qu'il en faisait la moue.
Beck ignorait ce qu'il ferait. La confronter ? Il avait beau courir vers le danger et trouver le courage d'en plus le provoquer, il ne se sentait pas suffisamment fort que pour découvrir comment elle l'a remplacé, si c'était facile, ou si elle avait juste oublié son existence.
Le silence s'installe à nouveau. Beckett ne prêtait même plus attention à lui, ni même à la forêt enchantée. Aucune fée ne pourrait préserver son souvenir en cas de déception. Tant qu'il n'y retourne pas, l'Islande restait pour lui la plus belle île du monde, elle restait sa maison.
Sa gorge se nouait, garder sa main dans la sienne devenait même compliqué tandis que l'envie de s'enfouir sous ses couvertures se faisait pressante.

- J'aimerais ne plus parler un moment. Raconte moi un truc...


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Re: Baguette Ven 15 Fév - 23:52

L’économie des mots

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

J’aurai aimé pouvoir concevoir un plus joli mensonge pour le rassurer. Lui dire que l’année prochaine le portail de ses rêves s’ouvrirait et qu’on pourrait gambader et batifoler allègrement dans les plaines rocailleuses de son pays natal. Mais ça ne resterait que ça : un joli mensonge, du genre que l’on raconte aux enfants pour les rassurer. Je ne voulais pas le froisser avec un autre invention hypocrite, avec une espérance qui ne se réaliserait jamais.

Je sens l’atmosphère se refroidir autour de nous alors qu’il se raidit. Ma question si longtemps sans réponse le met mal à l’aise, en échec presque alors qu’il garde le silence. Ma question ne se fait que plus grande, qu’est-ce qui l’empêche de voyager ? Sa réponse vient se fracasser au bord de ses lèvres. Je ne m’attendais pas à celles là. Les deux premières raisons sont tout simplement purement émotionnelles. Beckett avait mit son pays sur un piédestal et craignait que la réalité soit bien moins belle que ces souvenirs d’enfance. Il avait peur de perdre son idéal. Pour être honnête je trouvais ça un peu idiot même si je ne lui aurai jamais avoué. La dernière raison avait plus de sens. Elle.

Tu trouves vraiment que c’est toi qui devrais craindre de la croiser et pas l’inverse ? C’est elle qui t’as fait défaut. C’est elle, la lâche pas toi. Pourquoi est-ce que tu te priverais pour elle ? Pourquoi tu devrais lui rendre les choses faciles ?! Tu vas passer ta vie à te planquer !



Je me demande s’il mon ressentiment se voit dans ma voix. Je sais, je transfère. La mère de Beckett n’est pas mon père et ce n’est pas à moi d’être en colère. J’aimerai que le serpentard le soit. J’inspire et je retrouve un ton calme et doux pour essayer de le rassurer et de mettre l’accent sur le positif.

Et si c’était encore mieux que dans tes souvenirs ? Et puis même si ce n’est pas parfait, tu auras toujours tes souvenirs. Et tu pourras aller où tu veux. Que ce soit en Islande, ici ou encore ailleurs...tu trouveras ta place.  


C’était facile à dire. Mais je sais qu’une maison n’a pas besoin d’être parfaite pour être un bon foyer. Elle peut l’être malgré les fissures dans les fondations et le papier-peint défraîchi. Ca ne dépend pas vraiment de l’endroit...Mais Beckett a le coeur qui saigne. Il ne veut pas parler, me demande de raconter quelque chose. Seulement je n’ai rien à lui raconter - rien qui le soulagerait. De toute façon les mots sont inutiles avec lui. Ils ne font que se mettre dans le chemin.  Je m’arrête sur le sentier.

T’as raison...Ne parlons pas.



Mes bras entourent ses épaules et je l’attire doucement contre moi. Je sais ce que ça fait de se débattre avec ces pensées boomerang, celles qui reviennent avec ce goût amer. Je prends sur moi. Je le serre dans mes bras pour qu’il se sente mieux, pour qu’il se sente à l’abri. Les mots ça ne sert à rien. J’aimerai pouvoir l’aimer comme avant, sans arrière-pensées. J’aimerai pouvoir juste l’étreindre sans avoir l’impression de le poignarder dans le dos. J’aimerai pouvoir lui lâcher ces phrases clichées. Tu peux compter sur moi, je te tiens et aussi Je suis tellement désolé. Mais ça serait encore pire. Je les pense, pourtant, vraiment.

Et une fois l’étreinte terminée dans le silence, je prends sa main et reprend la conversation comme si rien ne s’était produit.

Tu savais qu’il y a longtemps un sorcier de cette école est devenu patissier pour empoisonner les moldus ? Glauque, hein ? Je me demande s’ils ont beaucoup d’élèves moldus...




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Re: Baguette Sam 16 Fév - 14:14

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Aller retour en France

 
Il hausse les épaules, détournant un regard déjà hors de portée. Elle a fait défaut, et elle vivait sûrement une vie heureuse, avec un mari qui n'est pas son père et des enfants qui sont peut-être à l'opposé de lui. Elle avait peut-être oublié leur existence mais eux non. Ce n'était peut-être pas la peine de briser leur famille : elle restait sa mère, quel genre de fils rendent leur mère malheureuses ?

Bertram, lui, avait eu le courage de chercher son père et d'en apprendre plus. Et d'essayer de lui remonter le moral alors qu'il se taisait visiblement peu convaincu par ses paroles pleines de sens.
Il s'arrête, et lui aussi, un peu après, relevant finalement les yeux vers lui.

Il était prêt à soupirer, loin d'être satisfait de l'idée du silence gênant prenant de plus en plus se place, sans se douter qu'il viendrait l'attirer contre lui, avant de le serrer dans ses bras. Beckett se laisse mener, surpris et luttant contre ses idées noires. Il pose sa tête au creux de son cou et glisse ses mains dans son dos, s'installant là pour un bon moment, doigts refermés sur sa veste.
C'était le silence dont il avait besoin.
Tout ce qui l'ennuyait prenait peu à peu moins de place dans son esprit, laissant le jeune homme se préoccuper de l'étreinte de Bertram, constater qu'il allait mieux grâce à lui et se dire une énième fois qu'il y resterait bien des heures tellement il trouvait cet emplacement précis confortable. Il devait bien l'ennuyer, avec ses petits malheurs, lui qui avait fait tant de recherches pour retrouver son père.
L'islandais prend une grande inspiration avant de se détacher doucement de son petit ami, un faible sourire aux lèvres. Il ne pouvait rêver d'un meilleur compagnon d'aventure.

Il glisse sa main dans la sienne, et reprend leur marche dans les bois. Ses pas se font plus difficiles : ses chaussures sont prises dans les plantes, comme retenues, mais il lui faut juste un peu d'énergie pour s'en sortir. Ce qui lui donne l'idée fabuleuse de retourner sur le sentier.
Il passe à un autre sujet, qui lui arrache un léger sourire.

- Uh... L'école rêvée de Scamander.

Vu le luxe de l'école, il avait surtout des questions sur les classes sociales que l'école accueille.

- Je parie qu'il y a énormément de sang pur ! T'imagines, des plébéiens, dans ce palace ?!

Il mime un frisson, un sourire amusé aux lèvres.

- L'image de la France sorcière entière serait tâchée !

Son entrain revenait petit à petit, son regard se perdait à nouveau dans les bois, aux aguets. C'était pas trop moche comme endroit, mais moins sauvage que chez eux. Il ne reviendrait pas de sitôt en France...

- Je préfère notre forêt Interdite.

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Re: Baguette Sam 16 Fév - 22:25

L’économie des mots

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Son visage se repose dans mon cou. Je savais que c’était ce dont il avait besoin. Malgré nos différences, j’arrivais à comprendre comment il fonctionnait. Il y a des blessures qu’on ne peut pas soigner avec des mots. On peut juste essayer de les noyer dans l’affection ou les bras de quelqu’un d’autre. Beckett ne souhaitait pas penser davantage à sa mère - sa façon de réagir ne ressemblait en rien à la mienne. Ces tourments n’appartenaient qu’à lui, il s’occuperait de tout ça quand il serait prêt. S’il était prêt un jour. Ou il abandonnerait ses idéaux, continuerait d’idéaliser ce petit morceau d’île qui avait capturé son coeur - sans jamais y revenir. Tragique. Mais à part lui offrir mes bras et mon soutien, je ne pouvais rien faire de plus. Certaines choses demandent du temps pour être démêlées. Je le savais trop bien. Et même si je n’étais pas un bon petit ami, je ne pouvais pas lui refuser ce réconfort dont il avait besoin.

Je tiens à toi tu sais, Beckett.

Je lui offre ensuite une diversion sortie des fun facts de Beauxbâtons et il mord à l’hameçon, retrouvant son sourire amusé. Mission accomplie avec succès.

Il me semble avoir quelques étudiants à casquette si tu vois ce que je veux dire... Euh ils pourront t’apprendre des gros mots.



Après tout Poudlard et Beauxbâtons n’étaient pas uniquement proches géographiquement. Les règles de nos ministères sorciers se ressemblaient : admission de tous les sorciers et désormais des non-magiques. L’époque ou Beauxbâtons était un palais destiné aux plus nantis et au plus pur était révolue depuis longtemps. J’éclate d’un léger rire.

Ils se prennent trop au sérieux ces français.



Nous les britanniques  nous avons le sens de l’auto-dérision. Ca se voit tout de suite dans notre façon de nous habiller notamment...Je lui adresse un sourire chaleureux tout en serrant doucement sa main.

La france au final...c’est très surcoté. Tu veux rentrer ?



C’était sympa comme petit voyage mais au final pas si excitant que ça. Peut-être que Beckett préférait se retrouver “ chez lui” qu’en terre inconnue.

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Re: Baguette Dim 17 Fév - 0:16

Explorateurs sans frontière


Aller retour en France

 
Beckett plisse les yeux, perdu, avant d'éclater de rire. Les casquettes ! Mais bien sûr ! Casquette et gros mots, des racailles ! Quelle belle manière d'esquiver la généralisation... Lui aussi allait devoir porter une casquette désormais, et jurer comme un boloss ? Il représentait aussi les gamins de cités !

- Quoi ? Tes lèvres sont trop pures pour que tu me les apprennes toi même ? Pff !


Il se sentait mieux, déjà aussi léger qu'au début de leur exploration. Ce sujet avait beau lui être important, le blues passe facilement quand il est bien extériorisé. Se défouler par les poings était bien moins efficace que serrer quelqu'un d'autre dans ses bras...

-Eh eh oui... Des robinets dorés sur du marbre. N'importe quoi !

Bon les toilettes de Poudlard aussi avaient un style marqué. Tout cela pour un endroit au but pas très glorieux...
L'islandais lui rend son sourire, puis jette un dernier regard aux bois. Pas de licornes ? Pas de chant de sirène au loin ? Non ?
Dans ce cas, il voulait bien rentrer au chaud et profiter de son week end, dans des couvertures, dans un canapé de salle commune à empêcher des gens de s'asseoir, avec Hal et Bertram.

- Hmmm... Oui. Si on tombe sur des sirènes, on en aura plus l'occasion.


Il n'oubliait pas son projet de le plaquer dans la neige avant de prendre le portail non plus. C'était de la triche, mais il devait se venger de sa défaite à la bataille de boule de neige !
Beckett amorce un demi tour, avant de continuer sur le sujet.

- Tu crois que si on chante en retour à la sirène, mais faux, on peut s'en sortir ? Elle serait tellement dégoûtée qu'elle partirait d'elle même ?

Les idées à la con de Beckett Campbell volume I.
Il était fier de cette idiotie, et affichait un large sourire. C'était pour la beauté du dialogue absurde, l'exaspération gratuite. Il était de nouveau content et idiot, bien que la France réserve moins de surprises qu'elle en promettait. Cependant, Beauxbaton était encore plus prestigieux que dans les livres. Ce n'était juste pas à son goût.

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Re: Baguette Dim 17 Fév - 10:35

L’économie des mots

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Des lèvres trop pures ? Quelle étrange formulation...Sa réflexion provoque un tremblement que je garde farouchement à l’intérieur de mes murs. Mes sourcils se froncent un peu sous l’effort. Mes lèvres sont très loin d’être pures, si tu savais… Je me réfugie, évasif dans une excuse :

Non, c’est juste que je ne suis pas au courant des dernières tendances.



Je n’ose pas feindre un sourire - il verrait à travers. Le serpentard a bien retrouvé sa langue et un maximum de bêtise franchit ses lèvres. Il essaie de noyer ce sentiment en parlant très fort et en disant n’importe quoi - je comprends. Mon regard se lève vers les arbres, m’imprégner une dernière fois du parfum différent, de la façon dont la lumière traverse à peine les cimes épaisses. Des robinets sur du marbre, quelle faute de goût. Moi aussi j’essaie de noyer mes pensées - mais c’est moi qui finis par manquer d’air.

De retour sur le droit il décide de faire demi-tour. Voilà qui me ravit. J’aurai aimé voir davantage de la forêt enchantée mais...peut-être une autre fois ? Chat échaudé craint l’eau froide, je ne me sentais pas prêt pour d’autres explorations interdites depuis le nouvel an. J’éclate d’un léger rire au sujet de sa proposition.Croiser des sirènes ? Je pense qu’en restant sur le sentier on resterait en sécurité, c’était le principe.

Je pense juste que tu la mettrais en colère, c’est pas forcément une bonne idée.  



Au moins il affichait un large sourire et semblait avoir l’esprit plus léger alors que nous rebroussons chemin. Moi j’ai juste le coeur un peu plus lourd tous les jours. Et j’essaie de le noyer avec tout un tas de banalités le long du chemin du retour. Tu n’as jamais vu les Merfolks de Poudlard à travers ta salle commun ? Et le kaken…? Des trivialités qui ne m’accordent que peu de répit.


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