Apocalypse Now - Payne

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Dorothy Martin
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Apocalypse Now - Payne Mar 19 Fév - 23:47


Michael Bay Presents...


The apocalypse of February 9th

Feat Payne & Do


Ses yeux, tu n'en peux plus de ses yeux. T'avais senti son regard, ce regard, te suivre ce soir. Tu l'avais sentie, mais tu l'avais aussi surpris. Ce regard qui t'avait mis tant de fois plus bas que terre, ce regard qui t'avait transpercée de part en part, ce regard qui t'avait rendue folle, qui t'avait fait rêver du sol. Son regard à lui. Le plus terrifiant de tous. Oh, tu avais appris à le haïr, à le haïr profondément. Cet homme qui t'avait tant de fois blessée sans jamais t'avoir touchée, cet homme-là, Payne. Tu n'avais plus surpris ce regard depuis longtemps, à tel point que tu avais fini par croire que tu ne le surprendrais plus jamais. Mais ce soir, tout t'était revenu dans la figure, tout, les souvenirs, les cauchemars, les blessures du passé, tout. Mais cette fois-ci, ce n'est pas la peur paralysante habituelle que tu avais ressentie, non, mais la colère, la haine, le sentiment assourdissant de la frustration de la toi passée, le sentiment assourdissant de la rage que ressentait la toi de maintenant. Oh non, tu ne le laisserais pas recommencer, tu ne le laisserais pas te faire peur de nouveau, te détruire de nouveau. Tu ne le laisserais plus avoir la moindre emprise sur toi, plus jamais. Alors, même si ce n'est pas raisonnable, même si c'est une mauvaise idée, tu vas aller mettre les choses au clair avec lui. Maintenant. Tout de suite. Et rien, pas même les bons moments passés avec Lisbeth, pas même la présence d'Argus et d'Ethan dans la salle, rien, ne pourrais te faire revenir sur cette décision-là.

Le Speed-Dating finit, tu as vu sa silhouette se mouvoir dans la foule pour quitter la salle. Tu n'as pas pris la peine de faire signe à tes deux amis, non, tu es partie tout aussi rapidement que lui, déterminée, pressée et surtout bien décidée à ne pas le perdre de vu. Il emprunte la direction des sous-sols, mais tu ne te poses pas la question de savoir pourquoi. La vie de Payne est aussi obscure et nébuleuse pour toi que l'est un cours de rune approfondie pour un gamin de 3 ans. Tu t'en fiches, pour être honnête, tu te contrefous de son emploi du temps. Tu veux juste lui parler, juste mettre les choses au clair, juste lui dire que tu n'as pas oubliée et que plus jamais tu le laisserais recommencer. Tu t'enfonces dans un dédale de couloirs que tu ne connais pas, n'importe qui aurait eu la sensation de se jeter dans la gueule du loup, mais toi, tu t'en fous, t'es pas à ça près. T'es suffisamment loin de la salle, maintenant, suffisamment loin pour entamer les hostilités sans avoir à être inquiétée d'être dérangée, du moins c'est ce que tu penses.

- « Hé Payne ! Attends, j’ai deux mots à te dire. Je peux savoir ce que ça voulait dire ton regard au speed-dating ? »

Tu parcours, dans ta jolie robe rouge, les quelques mètres qui vous séparent. Il est beaucoup plus grand que toi, tu avais oublié à quel point il était grand. Mais tu ne trembles pas, tu as ta fierté, tu ne veux pas lui faire le plaisir de le faire sentir puissant de nouveau. Tu ne lui feras plus jamais ce plaisir. Jamais. Tu prends alors soin de poser chacun de tes mots sans trembler, sans hésiter. Tu veux lui montrer que tu n’es plus la proie désormais.

- « Je ne sais pas ce que tu mijotes, mais ne crois pas que j'ai oublié quoi que ce soit concernant ce que tu m'as fait. Je sais précisément ce que ce regard signifie, t’avais le même quand tu me harcelais. Je ne sais pas ce que je t’ai fait, ce soir, pour avoir le droit à ce regard de nouveau, mais, quoi que tu aies en tête, je te déconseille fortement d’essayer de m’humilier une nouvelle fois. Je ne te laisserais pas, toi ou un autre, me faire du mal. Pas cette fois. Alors trace ta route et fiche moi la paix. » Et comme tu veux que le message soit clair. « C’est mon premier et dernier avertissement. »

Parce que t’as pas les scrupules du Gryffondor niveau violence, parce que tu n’es pas une gentille petite Pouffy qui pardonne. Non. Cette fois-ci, tu rendras les coups. Tu feras ce qu’il faut pour te défendre toi, défendre ce que tu as. Tu ne le laisseras pas tout détruire comme il a su si bien le faire quatre ans auparavant. Non. Cette fois-ci Dorothy c’est show no Mercy.

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Tadhgán Payne
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Re: Apocalypse Now - Payne Mer 20 Fév - 12:48

(TW slut-shaming) (on tire à balles réelles)
Bitch what ?

Tadhgán s'était échappé de la grande salle et c'était un pas rapide qui le conduisait dans les sous-sol, mais il aurait été facile de le trouver. Il ne cherchait pas à se cacher, il n'était pas spécialement discret, il avançait simplement, son attention focalisée sur ce qui se trouvait au fond des cachots. Des pas résonnaient dans son dos, des pas plus légers mais aussi plus bruyants que les siens, tac, tac, tac, mais Payne n'entendait rien.

S'il avait pris quelques secondes pour s'arrêter et réfléchir sur les raisons qui le poussaient à retourner dans les cachots, il y aurait trouvé beaucoup de mauvaise foi, du déni et une fausse échappatoire, tout à fait provisoire. Mais il n'atteignit jamais l'endroit qu'il cherchait à retrouver. On l'appela, et comme toujours en entendant son nom, Payne se retourna, avec toute l'attention d'un chien d'arrêt. Il reconnut rapidement Martin, mais ses mots mirent plus de temps à atteindre son cerveau.

"Qu-" ...est-ce que POURQUOI MA VIE ? Pourquoi l'agressait-on ainsi ? Qu'avait-il fait à la mioche aux cheveux roses pour qu'elle le stalke jusque dans les cachots pour… une histoire de regard ? Mais ? La surprise se lisait sur le visage de Tadhgán Payne. Il aurait pu poser des questions, mais elle enchaînait avec ce qui n'étaient pas des explications et il ne comprenait rienn, sinon une simple chose : elle était venue lui faire chier. Il n'avait pas le temps pour ces conneries. Sa resting bitch face repris sa place et il fronça légèrement les sourcils quand – enfin – elle acheva son monologue égocentrique. Elle appelait ça un avertissement.

"Euh. Déjà, t'es qui ? D'où tu me causes, en fait ?"

C'était rhétorique, bien sûr, Payne savait qui elle était. Vaguement. Il ne se rappelait plus de son prénom. Il ne lui avait plus adressé la parole depuis des années, c'était à peine s'il se rappelait de son existence, jusqu'à ce soir. Oui, il l'avait regardée. Difficile de passer à côté d'elle, elle était arrivée après tout le monde au speed-dating, avait fait tout un cirque avec sa robe, tache rouge au milieu d'un champ d'adolescents mornes et désespérés. Martin, elle, souriait. Elle avait tournoyé dans sa jolie robe, elle avait ri même, et oui, Payne l'avait regardée, peut-être même l'avait-il fixée, un peu trop longtemps pour ne pas en devenir malaisant. Il ne savait pas quel regard il avait exactement, ou quel regard elle croyait qu'il avait, mais ce n'était pas à Martin qu'il pensait quand il la fixait aussi méchamment. Et à présent qu'il la regardait – qu'il la regardait vraiment – il n'y avait que du mépris. Il lâcha un rire qui contenait toute la morgue qu'elle lui inspirait :

"Un avertissement ? Tu… tu viens m'emmerder ? Moi ? Avec un putain d'avertissement ?" siffla-t-il en réduisant la distance entre eux deux.

Il n'en croyait pas ses oreilles, vraiment. "Ne viens pas me chercher, Payne", dit-elle en venant me chercher. C'était une invitation, bien sûr. La pauvre petite était suicidaire. Il s'approcha assez pour la faire reculer, ou pour qu'elle reste sur sa position et constate la différence qui les séparait. Minuscule Martin. Elle avait un peu grandi, non ? Payne baissa les yeux. Non, elle portait des talons. Ce n'était qu'un artifice. Martin pouvait jouer les grandes filles, mais elle ne le tromperait pas : elle n'avait pas changé d'un iota.

"Tu crois qu'ma vie tourne autour de toi ? Tu veux de l'attention ? Mais la jupe au-dessus des genoux, ça marche que sur les mecs en chien. Tu sais de quoi j'parle..."

Les mauvaises habitudes ont la vie dure, Martin. Il avait oublié : toutes ces rumeurs qui couraient à son sujet. Payne n'avait jamais cherché à déterminer leur véracité avant de les répéter. À elle, surtout. Pour lui rappeler, chaque jour, à quel point elle était pathétique. Dans chaque rumeur il y a un fond de vérité, n'est-ce pas ? Et elle venait d'elle-même lui rappeler à quel point il avait pu la harceler pour toutes ces choses qu'elle n'assumait pas quatre ans plus tôt. Peut-être qu'elle avait changé, finalement ? Ou peut-être qu'elle essayait de s'en persuader. Son regard la balaya de haut en bas – la coiffure, le maquillage, la robe, les talons – qui essayait-elle d'impressionner comme ça ?

"Vu ton hystérie t'as pas choppé de numéros… c'est pas une raison pour venir t'exciter sur moi. Qu'est-ce que t'attends pour dégager ?"

Il avait envie de la virer de son champ de vision, et en même temps, il espérait qu'elle lui donne encore, une toute dernière fois, l'occasion de l'humilier bien comme il le fallait.

Elle l'avait cherché.

Quand on cherchait Tadhgán Payne, on le trouvait.

HJ:
 
Dorothy Martin
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Re: Apocalypse Now - Payne Mer 20 Fév - 16:19


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The apocalypse of February 9th

Feat Payne & Do


Sans le savoir, il a lâché une bombe, Payne. Sans le savoir, il réveille le pire en toi. Tu ne sais pas si c’est de l'intelligence ou simplement de la connerie, mais ce que tu sens monter en toi te fais dire que tu es probablement pire que lui. Parce que l’indifférence est la pire des punitions pour toi, tu te sens humiliée, furax. Il a oublié ? Sérieusement ? Alors c’est comme ça, il brise, détruit et passe à autre chose. Non, il n’a pas le droit, il n’a pas le droit d’oublier, de faire comme-ci de rien n’était. On ne fait pas autant de mal en s’en sortant indemne. Il doit payer, être puni lui aussi, il doit faire comme toi, comme Pan, il doit vivre avec ses démons, c’est trop facile sinon. Alors oui, tu pourrais être plus maligne, plus intelligente, plus mature que lui. Tu pourrais t’en aller, t’avouer vaincue, après tout le chercher d’avantage n’est pas une bonne idée. Mais tu n’as pas envie de céder, à ce moment précis tu es un monstre de fierté blessé, furieux, rageux. Il a oublié, il a oublié. Non, il ne peut pas avoir oublié.

Il réduit la distance entre vous, mais tu ne fais pas le plaisir de reculer ou même esquisser un mouvement. Tu restes droite, fière et tu le toises du regard. Vas y Payne, essaye, essaye un peu. Donne-lui une bonne raison de répliquer, donne lui une bonne raison de déverser tout le ressentiment qu'elle a à ton égard.  

- « Si c’est ça pour toi, te faire emmerder, c’est que tu es vraiment plus pathétique que je ne le pensais. T’as même pas deux neurones fonctionnels, n’est-ce pas ? »

Un sourire mauvais, le sourire que tu détestes tant, se dessine sur ton visage. Tu n'aimes pas ce qu'l fait de toi, tu n'aimes pas te voir comme ça. Mauvaise, rancunière, destructrice. Au fond, une partie de toi te détestes profondément, parce qu'il a déjà gagné, Payne, il te fait devenir ce que tu as toujours refusé d'être. Cette partie de toi que tu n'assumes pas, ce monstre capable du pire que tu as dévoilé à Ethan. Le visage de ton ami te revient en mémoire, t'es bien heureuse qu'il ne soit pas là. Tu ne pourrais pas le regarder en face, ni lui, ni Argus, si tu devais exposer cette partie de toi devant eux un jour.

Et avec ce qui suit, tu as bien du mal à contenir ce monstre bouillonnant et grandissant. « Oh, comme c'est petit. » Réponds-tu à la pique de Payne avec acidité. C'est donc comme ça ? Toutes les répliques qui remontent jusqu'à tes lèvres te brûlent tant elles sont horribles. Il vaudrait mieux pour toi que tu lâches l'affaire, que tu retrouves tes deux amis, tu le sais. Tu le devrais. Mais y a toute cette rancœur, toute cette colère qui te retient. Tu veux lui faire mal, vraiment, c'est une pensée qui te terrifie autant qu'elle te fait envie. Depuis quand as-tu ce genre d'envie, Dorothy ? Depuis quand es-tu si… Horrible ? Probablement, que tu l'as toujours été. Ah. C'est risible. Tu te ris de toi-même Dorothy. T'es pathétique. Mais il faut bien que tu trouves un coupable à tout ça non ? Il faut bien que tu te venges, que tu te déchaînes contre quelqu'un, que tu répondes à cette colère sourde et égoïste, n'est-ce pas ? T'es vaincue Dorothy, mais t'es trop fière pour ne pas blesser mortellement l'ennemi avant de partir. Si tu dois tomber ce soir, alors sois, mais tu ne tomberas pas seule pour autant. Tu vas lui faire payer. Tout. Absolument tout. Alors tu laisses ton regard briller de méchanceté, tes lèvres prendre une allure rieuse. Tu te détestes, mais tu le détestes plus encore.

- « Hm. J’imagine que toi non plus. Mais ce n’est pas bien grave, t’as ton clébard de blaireau pour te satisfaire, après tout. »

Tu es mauvaise Dorothy, tu empoisonnes. T'es la pire. Vraiment. S'il savait à quel point tu te dégoûtes en ce moment même Payne se taperait la barre de sa vie.

- « Tu veux savoir ce que j’attends ? Très bien. Je ne sais pas moi-même, probablement que ça se termine très mal entre toi et moi. Tu vois, Payne, le simple fait de te voir me donne envie de te faire mal. Le simple fait de te voir me fait me rappeler ce que tu m’as fait subir il n’y a pas si longtemps. Tu as peut-être oublié, mais moi pas. Et, tu vois, je suis une mauvaise joueuse, je n’aime pas voir ceux que je déteste s’en sortir à si bon compte. Alors j’attends que tu te rappelles, que tu prennes conscience de tes actes et que tu réalises que les gens comme toi finissent toujours par payer. Je veux des excuses et je veux qu’après ses excuses, tu disparaisses totalement de ma vie et si je dois te forcer la main pour ça, ce ne sera pas un problème. Pourrir la vie des gens, j’ai eu un très bon professeur en la matière. »

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Tadhgán Payne
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Re: Apocalypse Now - Payne Mer 20 Fév - 17:33

Bitch what ?

Il était facile d'affirmer la différence entre Dorothy Martin et Tadhgán Payne. Oubliez un instant la taille, voulez-vous ? La première était maligne, le second une brute. Ils savaient tous deux où frapper, cependant, et Dorothy, du haut de son mètre cinquante-cinq, visait mieux que le Gryffondor d'un mètre quatre-vingts. Tacler sur l'intelligence, c'était facile, le premier choix des insultes sur le menu de la répartie. Payne ne cilla même pas, l'habitude probablement de se voir considérer comme un crétin. Son neurone et demi vivait sa vie. Il ne demandait rien à personne. Ce n'était pas lui qui cherchait à provoquer Dorothy Martin. Si le cerveau de Tadhgán Payne guidait ses pulsions, ça se saurait. Il n'aurait, pour commencer, pas participé à ce stupide speed-dating. Bon, fallait être honnête, Jasper avait été le highlight de la soirée, la boule disco éclairant sa morne traversée du désert de la solitude et du pathos écœurant de tous ces adolescents. Ça n'avait pas suffit à le mettre de bonne humeur, et maintenant la Serdaigle qui le jugeait de haut depuis en bas, avec ses talons pour compenser toute sa minuscule personnalité, rajoutait une couche d'emmerdement sur le gâteau déjà indigeste de sa journée. Non, les métaphores n'étaient pas son point fort.

"Oh, comme c'est petit."
"Faut bien que ça t'atteigne", rétorqua Payne dans un sourire narquois.

C'était sa répartie la plus spontanée et la plus intelligente de la soirée. Probablement son propre highlight à lui, qu'il offrait généreusement à Dorothy. Ça n'allait pas durer, le neurone et demi avait tout donné. Et l'adversaire ne semblait pas prêt à abandonner. L'approche physique n'avait rien donné, elle ne reculait pas mais s'obstinait à lever vers lui son regard furieux et méprisant et Payne y répondait de même, la mâchoire serrée, le visage fermé.

"Hm. J’imagine que toi non plus. Mais ce n’est pas bien grave, t’as ton clébard de blaireau pour te satisfaire, après tout."
"De qui tu parles ?"

La question, spontanée, pouvait rester sans réponse. Payne n'avait pas compris le sous-entendu. Enfin, si. Pas besoin de lui faire un dessin. Mais de quel blaireau parlait-elle ? Le neurone et demi cherchait des noms parmi ses amis et à part Jules – son frère – et Argus, il n'y avait... personne. Mais insulter Catwright ne faisait aucun sens puisque c'était devant lui qu'elle minaudait tout à l'heure, d'ailleurs ils n'étaient plus proches alors comment aurait-elle fait le lien entre eux ? Quant à Jules... Payne ne permettrait pas que l'on insulte son bro. Son expression tendue par la concentration laissa petit à petit place à la compréhension, du moins partielle, d'une vérité.

Dorothy n'avait aucune idée de ce qu'elle disait.

Elle n'avait pas idée du merdier dans lequel elle mettait les pieds.

C'était... étrangement plaisant ? Payne n'éprouvait pas souvent ce sentiment particulier. La satisfaction de posséder des informations que l'autre n'avait pas. La supériorité par... la connaissance ? Étrange.
Et agaçant. Il n'était pas ici pour remplir le rôle du Stupeshit – ramassis de conneries pour adolescents fan d'une série moldue qui avait fait son temps une vingtaine d'années auparavant – Payne n'avait pas le temps pour ça et il en avait encore moins pour écouter la Serdaigle s'accrocher à son délire de justice hystérique. À la vérité, il était surpris : il ne l'attendait pas ce soir, dans ce couloir au fin fond des cachots de Poudlard, avec sa rancœur, sa fierté, son besoin de ramasser toutes les cendres de son ego blessé pour en sortir vivante et enflammée, c'était trop tard. C'était quatre ans plus tôt qu'il fallait se défendre, à présent le mal était fait. Que lui apporterait une... même pas une vengeance, une réparation ? Un procès sans appel ? Payne était coupable de bien des torts et il l'assumait, mais l'entendre demander, exiger des excuses maintenant, c'était tout simplement minable à ses yeux.

Il ne comprenait pas sa réflexion et il ne comprenait pas Dorothy Martin. Alors il fit la seule chose qu'il pouvait, quand son neurone et demi ne savait quoi dire face à cette tirade pleine de sel et de demandes auxquelles jamais Tadhgán Payne n'aurait pu répondre, de choses qu'il n'aurait jamais pu lui offrir. Il éclata de rire. Un rire jaune, forcé, désabusé peut-être. Nerveux.

"Des excuses ? Des excuses ?" Il reprenait son souffle entre deux ricanements incontrôlés. "Tu veux pas un poème, aussi ? Des mots en vers pour te dire que j'ai été très méchant ? Je peux aussi te faire des lignes, si tu veux" – il mima une plume avec sa main – mais à mon avis c'est pas d'ça dont t'as besoin."

C'était un bon psy, qu'il lui fallait. À Payne aussi, bien sûr, mais cela faisait des années qu'il était suivi. Il se soignait. La Martin, en revanche... Il était presque honoré de lui inspirer tant de sentiments négatifs après toute ces années. Lui, il l'avait oubliée. Pas la Serdaigle. Ce serait satisfaisant si ce n'était pas du tout creepy aussi. Si ça se trouvait, cela faisait des semaines qu'elle attendait une occasion pour lui tomber dessus... elle le suivait, et elle le surveillait... Nan. Le Gryffondor n'avait pas la prétention de croire qu'il était au centre de son attention. C'était juste son petit regard méchant, ce regard presque naturel chez lui, qui avait touché sa sensibilité de pauvre fille victimisée. Pas étonnant qu'il s'en soit pris à elle quatre ans plus tôt. Elle peignait elle-même la grosse cible rouge sur son front.

"T'as aucune idée... tu sais pas à qui tu parles, en fait ?" dit-il quand sa nervosité se fut calmée, sur le ton de l'affirmation plutôt que celui de la question.

Il se rapprocha, mais il était à la limite à présent et il ne pourrait plus faire un geste sans la toucher. Ce qu'il ne voulait pas. Cela, cependant, Martin l'ignorait. Comme il l'expliquait quelques semaines plus tôt à son amie Slàine : pas besoin de latter la gueule de quelqu'un pour lui faire peur. Le tout était de se montrer persuasif. Et Martin avait oublié la peur. C'était une erreur.

"Ça peut se terminer très mal entre nous, y'a pas d'problème pour moi", dit-il en prenant son ton menaçant, tout bas. "Mais puisque t'as tellement envie de t'rappeler ces bons souvenirs, j'veux que t'y penses encore un coup et qu'tu sois bien sûre de toi avant d'entrer sur cette voie. Parce que j'suis pas sûr que tu t'en remettras aussi facilement cette fois."

La menace était réelle, surtout si elle la lui offrait si facilement. Elle l'avait dit. Elle devait l'assumer. Payne n'était pas le genre de garçons à revenir en arrière. Il avait le goût amer de la colère au fond de la gorge et l'envie de lui cracher à la gueule, de la balayer d'un revers. Ses poings étaient serrés mais pas encore menaçants, pas tout à fait. Il avait, lui aussi, un dernier avertissement.

"V'nir me casser les couilles après tout ce temps alors que j't'avais gentiment laissée tranquille, ça va bien deux minutes, mais faut pas abuser de ma patience. Faut vraiment être conne pour penser que j'vais te donner c'que tu veux. T'as pas d'amis ? Personne à qui tu vas manquer ? Parce que j'vais pas disparaître de ta vie, mais j'peux t'effacer définitivement de la mienne si c'est ce que tu cherches."

Il leva le bras, juste assez pour avoir la place de faire un geste, celui qui efface un trait de craie sur le tableau noir, le même qui fout des baffes. Il fallait vraiment qu'elle soit suicidaire pour ne pas comprendre ce message-là.
Dorothy Martin
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Re: Apocalypse Now - Payne Jeu 21 Fév - 0:08


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Il rigole. L'écho de son hilarité creuse un peu plus le fossé entre les deux sentiments qui se bousculent au fond de toi. Le besoin de vengeance d'un côté, la honte de l'autre. Qu'est-ce qu'il en sait, de ce que tu as besoin ? Qu'est-ce qu'il peut bien en savoir ? Comment peut-il avoir la réponse à une question sur laquelle tu piétines depuis tant de temps déjà ? Comment peut-il te regarder dans les yeux, te dire ce dont tu avais besoin alors que c'était lui, lui et les autres, tous ces autres, qui avait foutu en l'air le peu de stabilité que tu avais.

- « Tu es mal placé pour me conseiller quoi que ce soit. »

Tu voulais bien écouter, tu voulais bien réfléchir, mais pas avec lui, jamais. Tu ne veux rien devoir, rien entendre de lui. Rien. Il ne peut pas savoir, il ne peut pas, n'est-ce pas ? Ce type n'a aucune idée de ce que tu ressens, de ta détresse en ce moment, il ne peut pas savoir, pas comprendre, non, impossible. Il te prend pour une folle et se fiche de ta tronche, voilà tout. Il ne peut pas savoir, parce que toi-même, tu ne sais pas ce dont tu as besoin. De quoi tu as besoin, d’ailleurs ? D'un coupable ? D'une bonne raison pour ne pas culpabiliser de faire ce que tu fais en ce moment ? Certes, mais de quoi as-tu réellement besoin ? Pourquoi tu réagis comme ça, Dorothy ? Pourquoi être venu le trouver en sachant pertinemment que ça tournerait mal ? Pourquoi ? Tu as peur de la réponse, tu as peur de mettre des mots sur ce que tu ressens, sur ce que tu es en train de devenir à son contact. T'as peur et surtout t'as honte. Vraiment honte. Tu parles de bonne résolution. T'as pas grandi, pas changée au final. Tu deviens comme lui, pire que lui-même. Mais qu'est-ce que tu fous, Dorothy ? Qu'est-ce que tu cherches ? Qu'est-ce que tu es venue chercher au juste ?

Et il poursuit et plus il poursuit, plus tu te sens perdue. Tu ne te comprends tout simplement pas, tu navigues entre la haine, l'envie de le briser, de lui faire mal et le profond dégoût pour ce que tu fais, pour ce que tu es, parce que tu sais qu'il y a clairement une solution beaucoup plus mature pour régler tout ça. Tu sais que tu aurais dû passer ton chemin, être plus intelligente que lui, ne pas répondre, laisser les choses se tasser et passer parce qu'il n'en vaut pas la peine. Ni lui, ni les autres. Mais t'avais cédé, t'avais cédé face à la facilité, face aux ressentiments, face au reste. Et tu t'en veux, tu te sens véritablement conne d'avoir perdu. Parce que c'est le cas, Dorothy, tu as perdu. Mais y a cette fierté, cette putain de fierté. Tu ne veux pas lui montrer, pas lui donner le plaisir de te voir trembler, alors tu ne cèdes pas, tu ne trembles pas quand il s'approche de toi, tu ne trembles pas lorsque ses mots te lacèrent, tu ne trembles à aucun moment, aucun.

Tu veux être forte, Dorothy, mais tu es encore si faible.

Alors quand il te menace, tu plonges ton regard dans le sien tu t’approches à ton tour dans une proximité dérangeante et avec toute ta hargne, toutes tes contradictions, toutes tes émotions dévastatrices tu lui susurres les mots suivants.

- « Vas-y. Essaye. De toute façon, j'ai déjà franchi le point de non-retour, hein ? Alors vas-y, frappe, montre-moi. Donne-moi une bonne raison d'enterrer le reste de conscience que j'ai vis-à-vis de toi, donne-moi une bonne raison de ne pas avoir honte de tous ces ressentiments que j'ai pour toi, donne-moi une bonne raison pour m'exorciser une bonne fois pour toute de ton existence. Vas-y, Payne, fait pas ta danseuse et frappe. Je n'ai pas peur de toi. Tu ne pourras pas me détruire, t'en as déjà tellement fait... Tu n'arriveras jamais à faire mieux. »

Vas-y. Tire à balle réelle, détruit ses doutes, donne-lui une vraie raison devenir ce monstre tapis dans l’ombre. Donne-lui une bonne raison de ne pas se sentir aussi minable. Laisse-toi détruire ou détruis-là. Mais quoi que tu fasses, Payne, s’il te plaît, frappe suffisamment fort pour y mettre un terme.


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Re: Apocalypse Now - Payne Jeu 21 Fév - 11:19


Bitch what ?

Payne savait reconnaître une provocation quand il en voyait une, et ça, ce n'étaient pas des paroles en l'air. Martin cherchait-elle à le pousser à bout ? Cherchait-elle à se pousser à bout ? Malgré toute sa frustration, son ennui et son incompréhension, il crut déceler dans son regard l'ombre d'un défi lancé à elle-même. Comme dans les jeux vidéo : Dorothy Martin avait revêtu l'armure des grandes personnes pour combattre son dragon. Sauf que. Sauf qu'on n'était pas dans un jeu. Dans la vraie vie, on n'affrontait pas un dragon en jupe et en talons. Et si la Serdaigle vivait dans un monde parallèle, Payne lui était conscient des conséquences d'un tel défi. Il ne le prenait pas à la légère. Plus que de l'agacement, il y avait à présent beaucoup de colère dans son regard. Elle le prenait comme son challenge personnel, elle avouait clairement son ressentiment, sa honte, ses émotions, ce qui lui faisait dire, avec beaucoup de colère, que Dorothy Martin n'avait, effectivement, aucune idée de ce qu'elle faisait. Mais elle le provoquait, elle faisait son choix.

Payne serra davantage ses poings, ses phalanges étaient blanches. Qui tu traites de danseuse ?? Il y avait des limites aux insultes qu'il pouvait encaisser. Le rabaisser sur son manque d'intelligence, ça ne le touchait pas tant que ça. Les coups ne l'effrayaient pas. Mais les sous-entendus humiliants, pas même réfléchis – invoquer une rumeur vulgaire qui impliquerait un ami qu'il considérait comme un frère, le défier de ne pas frapper comme un avatar gracieux et féminin – c'était bas, c'était indigne de sa prétendue intelligence à elle, c'était du niveau des cons qui se prétendaient ses potes et lui disaient, sans même s'en rendre compte, fais pas ta tapette, Payne, ahahah. Trop drôle. Et ça, plus que l'agression hystérique, le temps perdu, l'incompréhension générale – ça consumait sa patience plus certainement que tout.

"Mais calme-toi, pauvre conne, tu te prends pour qui ?" gueula-t-il. On avait dépassé le stade des menaces. "Tu crois que tu peux me dire quoi faire là ? Tu crois que tu sais exactement ce que tu risques ? Tu sais rien."

Il recula pour mieux faire volte face et revenir à la charge. Ses pas, ses mots étaient décousus de sens. Ses poings tremblaient. Ils cherchaient tous, en vain, une cible appropriée.

"J'ai que ça à foutre. Putain ! T'es personne. Et tu trompes personne ! Tu veux me défier parce que tu te prends pour une grande fille, ça y'est t'as mis une robe des talons et ça te rend forte ? Mais regarde-toi de plus près, on dirait une gamine qui a voulu essayer les fringues et le maquillage de sa mère... tu fais pitié", lâcha-t-il, amer.

Pourquoi la frapperait-il ? Il ne frappait pas les filles. Une voix désagréable lui susurrait pourtant qu'il n'était plus à ça près. Il avait frappé Catwright à peine une semaine plus tôt, où étaient partis ses principes ? Pourquoi épargner cette conne qui ne valait rien à ses yeux, alors qu'il avait osé lever la main sur celui qui comptait ? C'était la honte. La honte, la rancoeur, et bien sûr la peur. Voilà les sentiments qui portaient sa colère. Ses mots comme un lance-pierres dressé sur un champ de bataille :

"Personne a osé te dire que t'étais ridicule, ce soir, même tes potes. Et toi, tu crois que ça te rend intéressante... Que des mecs comme Stoker ou Catwright se retourneraient sur ton passage ? Le premier voudra jamais qu'ton sang, c'est presque dommage, on pourrait le foutre en taule s'il finit par te bouffer ! Et Catwright c'est même pas la peine d'essayer, t'es pas son genre."

Ça, c'était ce dont il essayait de se persuader, pour annihiler l'idée que lui, il n'avait plus aucune chance – par sa faute. Réduire les siennes à néant pour s'assurer qu'elle ne l'emportait pas, parce que sur ce terrain-là il ne pouvait pas rivaliser. Ils ne jouaient pas dans la même catégorie et Martin avait des arguments que Payne ne possédait même pas dans ses rêves les plus fous. À commencer par plus de deux neurones et une véritable répartie.
Dorothy Martin
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Re: Apocalypse Now - Payne Jeu 21 Fév - 14:45


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The apocalypse of February 9th

Feat Payne & Do


Tu avais pensé que le voir sortir de ses gonds te provoquerait plus de satisfaction. Lui, qui avait toujours eu le dessus sur toi, lui avait toujours réussi à rire de ta petitesse et de ta détresse. Le voir céder à la colère, à cette pulsion de violence, ça devait représenter pour toi une petite victoire, une petite note positive pour ton ego malmené depuis le début de votre conversation. Tu voulais le voir souffrir, après tout ? Tu voulais lui rendre la monnaie de sa pièce alors pourquoi te sens-tu… Aussi déçue ? Tu fronces les sourcils, mais ce n'est pas tellement pour lui que tu le fais, mais pour toi. Tu le détestes, c'est un fait, tu hais cet homme, alors pourquoi t'es pas capable d'aller au bout de ce que tu as lancé ? C'est maintenant que ta conscience se réveille, Dorothy ? Tss. C'est frustrant. Ses insultes paraissent fades, ses menaces aussi. Ta fierté brûle toujours, mais plus il te parle plus tu commences à comprendre que dans le fond, c'est lui qui a raison.

Tu ne trompes personne, en effet. Tu ne trompes plus que toi désormais. T'as cédé à une pulsion égoïste, tu as voulu faire ta justicière sans y réfléchir à deux fois et voilà le résultat. Vous avez un lourd passif, certes, mais si t'as crue bon d'aller régler vos comptes, tu t'es clairement foirée sur le comment de ce règlement. Tu ne peux pas dire que tu regrettes, parce que là, face au mur, tu comprends. Bien sûr, ça ne change rien à ce qui a été fait, aux années passées, au trauma qui subsiste de cet épisode de ta vie, mais Payne n'avait pas tort lorsqu'il disait qu'il était trop tard pour réclamer des excuses. Puis, est-ce que tu en as vraiment besoin de ses excuses ? Est-ce que dans le fond tu ne fais pas juste ça pour passer une couche de pommade sur tes vieilles blessures réveillées, ce soir et soigner ton orgueil blessé ? Non, Payne à loin d'avoir tort, tu donnes des coups bas et méprisables Dorothy. Tu ne peux que laisser un sourire jaune se dessiner sur tes lèvres lorsqu'il te dit que tu fais pitié.

- « Sûrement, ouais. »

Tu ne lui feras pas l’affront de lui reprocher de s’attaquer à ton crew alors que tu l’as fait sans hésitation peu de temps auparavant. Cette attaque te semble légitime étant donné tout ce que tu as pu dire, mais tu sens tout de même la moutarde te monter au nez lorsqu’il évoque plus en détail ta relation avec Ethan et Argus et surtout leur sentiment envers toi. Tu fronces encore plus les sourcils lorsqu’il pointe Argus du doigt. Tu n’as plus envie de perdre ton sang-froid de nouveau, alors tu croises tes bras contre ta poitrine en prenant ton air le plus impérial et tu réfléchis bien aux mots qui vont sortir de ta bouche à partir de maintenant. Tu dois ressortir de cette bataille dignement, tu ne t’abaisseras plus à son niveau. Tu n’es pas obligée d’être cette tarée monstrueuse. Penser à Ethan et Argus t’aide à te recentrer. Non, t’es capable de mieux, de beaucoup mieux. Pour eux.

- « Qu'est-ce que t'en sait ? Qu'est-ce que tu peux bien savoir d'eux quand tu n'es même pas capable de te souvenir des gens que tu détruis pour ton plaisir, hein ? T'as raison, Ethan et Argus ne se retourneront pas sur mon passage parce que contrairement à d'autres Argus et Ethan sont des gens respectueux, qui ont suffisamment de neurones connectés et d'empathie pour voir au-delà de tête de con comme toi et moi. »

Il n’est plus question de subvenir à un besoin égoïste de vengeance ou d’apaisement d’une rancœur vieille de quatre ans. Il est question de défendre deux garçons que tu aimes profondément et pour ça, Dorothy, t’aimes à croire que tu es capable d’être une meilleure personne.

- « Mais tu as raison, je suis mauvaise joueuse et je te déteste, mais je suis suffisamment grande pour reconnaître mes fautes. J'ai été conne, je voulais avoir ta rédemption, tes excuses et surtout, je voulais te rendre tout ce que tu m'as envoyé dans la gueule quand tu me harcelais, mais à quoi bon ? T'as raison, pourquoi vouloir jouer la grande fille avec toi quand j'ai déjà tout ce dont j'ai besoin pour grandir sereinement ? Ton regard m'a peut-être traumatisé dans le passé, mais leur regard à eux me soigne, t'as raison, c'est con de vouloir me mettre à ton niveau, tu ne mérites même pas que je m'acharne comme je le fais. J'ai déjà tout ce qu'il me faut, en fait. J'ai Ethan, j'ai Argus, les toits, les étoiles. C'est des choses que tu ne pourras jamais me retirer et c'est tout ce dont j'ai besoin. Alors ouais, Payne, félicitation, tu as gagné, je vais disparaître de ta vie et ce sera pour le mieux. »

Tu n'as aucune conscience de la bombe que tu viens de lâcher. Tu voulais être grande, forte, suffisamment forte pour lui faire face. T'as failli perdre, mais heureusement pour toi, tu t'es souvenue à temps que tu avais derrière toi des gens pour te couvrir. Des gens pour lesquels tu avais réellement avant de grandir, de faire des efforts. T'as balancé ça à Payne sans arrière-pensée et pourtant ma vieille t'as aucune de sur quoi tu viens d'appuyer.

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Re: Apocalypse Now - Payne Jeu 21 Fév - 16:36

Bitch what ?

Ooh non. Payne aurait dû se taire. Il insultait Martin sur sa tenue depuis dix minutes sans lui arracher rien de plus qu'un "sûrement, ouais", et quand il mentionnait ses prétendus amis, ça y'est, elle repartait dans un monologue outré.

"Qu'est-ce que t'en sait ? Qu'est-ce que tu peux bien savoir d'eux quand tu n'es même pas capable de te souvenir des gens que tu détruis pour ton plaisir, hein ?"

Qu'est-ce qu'il en savait ? Mais au secours, à quel moment elle pouvait se comparer à ces deux-là quand il n'avait jamais rien eu à faire de sa pauvre pomme et qu'elle réapparaissait dans sa vie quatre ans plus tard pour demander des comptes ?

"T'as raison, Ethan et Argus ne se retourneront pas sur mon passage parce que contrairement à d'autres Argus et Ethan sont des gens respectueux, qui ont suffisamment de neurones connectés et d'empathie pour voir au-delà de tête de con comme toi et moi. "

Hé hé... pardon, il venait d'avoir un flashback débile. Martin était tellement loin de la vérité. C'était rassurant, ça signifiait qu'elle ne connaissait pas Catwright aussi bien qu'elle le prétendait – il ne parlait pas de Stoker, Stoker il s'en tapait – ou alors c'était parce que Catwright n'avait aucun intérêt à parler de lui à... Martin. Ouais. Plus probable. Mais quand même, entre amis, on se raconte des trucs. Jules, par exemple, savait bien que Catwright était son ex, et pourtant il l'avait rencontré après leur séparation. Conclusion très simpliste de Payne : Dorothy Martin n'était pas vraiment proche d'Argus Catwright. Ça l'arrangeait bien. Enfin, c'était ce qu'il croyait, avant qu'elle ne s'embarque dans un nouveau monologue, sur... le pouvoir de l'amitié ? Trop d'influence poufsouffle dans sa vie, la pauvre... Elle reconnaissait ses torts. Où était passé le désir de vengeance ? Elle achevait en affirmant qu'elle allait disparaître de sa vie, et Payne faillit éclater de rire. Sérieusement ? Après tout ça, elle croyait qu'elle pouvait, pouf ! quitter la situation merdique qu'elle avait créée toute seule ? Elle croyait vraiment qu'elle jouait aux chevaliers, en fait. Et elle ne connaissait pas du tout Tadhgán Payne.

Mais c'était une évidence, bien sûr.

"...leur regard à eux me soigne."
"Pitié, j'vais gerber", marmonna le Gryfffondor en levant les yeux au ciel.
"... J'ai déjà tout ce qu'il me faut, en fait. J'ai Ethan, j'ai Argus, les toits, les étoiles. C'est des choses que tu ne pourras jamais me retirer et c'est tout ce dont j'ai besoin..."

Wohoho- wait WHAT. Depuis quand étaient-ils amis, ces trois-là ? Deux semaines ? Un mois ? Ok, il ne suivait pas Catwright partout, il ne surveillait pas ses fréquentations, pas comme un certain Dracula en carton, suivez bien son regard, mais il ne les avait jamais vus ensemble avant ce soir et honnêtement ? La naine hystérique n'avait pas l'air du genre de personnes à s'asseoir sur les toits pour boire des bières et contempler les étoiles. Ça, c'était un truc à Argus. Il l'avait fait avec Beckett, il l'avait fait avec lui, il l'avait sûrement même fait avec Ethan un jour bien sûr, il le connaissait depuis si longtemps – au grand dam de Payne, qui n'avait jamais compris ni le pourquoi ni le comment de leur relation. Mais Martin ? Martin n'avait pas le profil. Il avait beaucoup de mal à l'imaginer amie avec Catwright, ce dernier supporter son hystérie là, et tous ces problèmes qu'elle lui balançait à la gueule. Catwright avait assez de trucs lourds dans sa vie sans devoir en plus gérer la merde de ses amis. Il lui avait dit un jour : je suis pas ton psy. Et c'était très bien ainsi. Payne n'avait pas besoin d'un psy. À ce moment-là, il avait besoin d'un ami. Et Catwright n'avait pas besoin d'un boulet. Ni à ce moment-là, ni jamais. Payne croisa les bras.

"T'as fini ? Ok, alors déjà non, tu viens pas m'les briser pour ensuite t'en aller comme si t'en avais le droit. J'suis pas à ton service. Tu voulais un punching-ball ? Faut assumer maintenant."

Payne ne se mettait pas gratuitement à la disposition des gens pour qu'ils en fassent leur exutoire personnel.

"Ensuite, ferme ta gueule parce je m'en bats les couilles de ta vie ou de ton ressenti. J'suis pas ton psy. Quant à tes "potes"..."

Payne sentait qu'il était au sommet d'une pente glissante avec ce sujet-là. S'il continuait de parler de Stalker et surtout de Catwright... Ce serait comme dévaler la pente enneigée sans ski et sans protections pour venir embrasser de plein fouet un sapin en bas. Un sapin avec une perruque rose. C'était une métaphore nulle pour dire qu'il se mettait en danger, si à l'image de Martin il révélait quelque chose de lui. Quelque chose qu'il avait lui-même du mal à accepter. Sans compter que, comme dit plus tôt, il ne s'appelait pas Stupeshit. C'était son droit de faire son intéressante, avec ses problèmes, ses prétendus amis, et leur thérapie de groupe de Poufsouffles, mais lui, il n'avait pas envie de lui raconter sa vie. Il avait son psy pour ça, merci. Mais bon, c'était pas avec Stalker Stoker qu'il se mouillait vraiment. Au pire, elle allait le voir pour lui demander s'il connaissait Payne, et Stalker refuserait probablement de lui en parler parce qu'il n'avait pas envie de l'affronter. Très bien.

"J'ai pas besoin d'être copain avec Stoker pour savoir qu'il faut pas s'en approcher. Mais t'es un peu suicidaire alors si ça t'amuse..."

Il hésita. Là, c'était la partie délicate. Et on savait bien à quel point Tadhgán Payne n'était pas doué pour les choses délicates. Devait-il clairement lui dire de ne pas faire chier l'autre Poufsouffle ? Quelle légitimité avait-il maintenant ? Non, attendez... qui s'en foutait en fait ? Voilà.

"J'connais assez bien Catwright pour savoir qu'il supporte très mal les hystériques, quelles que soient les circonstances, alors arrête de lui tourner autour. J'te l'ai dit, t'as aucune chance", il leva les yeux au ciel pour prendre un air détaché, mais il était toujours très agacé. La vérité, c'est que nous ne jouons pas dans la même cour, toi et moi. Mais là encore : Stupeshit bullshit. Payne n'était pas là pour répéter les rumeurs. Payne connaissait les faits. Contrairement à elle, il savait ce qu'il disait. Il avait des preuves.  Et c'était la seule chose dont il avait besoin pour lui montrer qu'elle se trompait sur toute la ligne. "Tu savais qu'il préférait les femmes plus âgées ? Autant dire que y'a aucun univers dans lequel toi tu pourrais l'intéresser. T'as le corps d'une enfant de douze ans. Même ma p'tite sœur est plus féminine que toi... et elle en a dix, putain."

Il l'avait prévenue. Tu ne sais rien.

"Tu le connais pas, et tu me connais pas non plus. Fais pas comme si t'étais au courant de la vie de gens à qui tu parlais pas y'a six mois. Mais puisque t'es persuadée de tout savoir sur tout... continue de croire que t'as des amis comme la gamine pathétique que t'es. Espère pas inspirer la pitié, par contre, parce que c'est pas son genre, et c'est pas le mien non plus."

Tu croyais en avoir fini avec moi, Martin ? Mais je ne fais que commencer. Et sans même s'en rendre compte, Payne avait fini par répondre à sa question initiale. Le point de départ de tout ce merdier. Ce regard méchant ne lui était vraiment pas destiné.
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Re: Apocalypse Now - Payne Jeu 21 Fév - 20:40


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Évidemment, ça aurait été trop facile que les choses s'arrêtent ici, n'est-ce pas ? M'enfin, tu ne peux que t'en prendre à toi-même, c'est toi qui as ouvert le feu en premier lieu. Même si ça te tue de l'avouer : tu es l'unique responsable de la merde dans laquelle tu te trouves en ce moment, Dorothy. C'est peut-être cette prise de conscience qui te force à rester, ou peut-être qu'une partie de toi a encore envie de se battre ? T'en sais rien, le fait est que Payne n'en a pas fini avec toi, comme à la vieille époque. Ton discours le fait rouler des yeux mais tu t'en fiches, avec un peu de chance, il sera soûlé au point de se casser et ce ne sera pas pour te déplaire. Mais non, Payne est endurant, c'est le genre de gars qui sait recevoir les coups, il va falloir y aller plus fort pour le faire partir, raison pour laquelle tu cherches à partir toi. Tu laisses son vocabulaire fleurit rentrer par une oreille et en sortir par une autre. La vulgarité n'est pas quelque chose qui te choque, spécialement lorsqu'elle vient de lui. Nan, tu trouves même ça normal dans un sens : s'il veut te punir via l'insulte qu'il essaye, qu'il se défoule avec les mots, t'en as assez subi avec lui pour te préparer à tout… Sauf à ça.

Ce serait mentir de dire que quelque chose à changer chez lui. Depuis que tu as mentionné Gus et Ethan en fait. Tu ne sais pas, c'est une impression un peu vague, comme-ci t'avais mis le doigt, sans le vouloir, sur quelque chose, mais impossible de savoir quoi. Tu ne comprends pas, ça t'intriguerait presque. Est-ce qu'il y aurait quelque chose entre Argus, Ethan et lui ? Vous n'avez jamais mentionné le Gryffondor au cours de vos discussions, mais ce n'est pas impossible, au contraire, c'est même très probable. Tu savais peu de chose de leurs vies privées et tu t'en fichais pour être honnête. Tu ne te sentais pas d'exiger quoi que ce soit de leur part, ils te confiaient ce qu'ils voulaient te confier, la plus belle récompense qu'on pouvait te faire, c'était de voir évoluer vos confidences. Ça se ferait avec le temps, tu n'en demandais pas plus. Mais que tu sois amie avec Ethan ou Argus ne devait pas constituer un problème pour Payne, n'est-ce pas ? Alors pourquoi ?

- « J'ai pas besoin d'être copain avec Stoker pour savoir qu'il faut pas s'en approcher. Mais t'es un peu suicidaire alors si ça t'amuse... »

Évidemment, semi-vampire, oulalala le monstre fuyez, très pertinent Payne. Tu lui répliquerais bien qu'on n'avait pas besoin d'être semi-quelque chose pour être dangereux, être con suffisait largement, mais… Payne hésite, tu croirais presque qu'il réfléchit à la suite et étrangement voir Payne réfléchir fait monter en toi une petite pointe d'angoisse. Il y a définitivement quelque chose que tu ne sais pas, quelque chose que lui, par contre, sait. Et ça ne te plaît pas. Pas du tout même. Tu fronces les sourcils malgré toi. Qu'est-ce qu'il sait que tu ne sais pas ?

- « J'connais assez bien Catwright pour savoir qu'il supporte très mal les hystériques, quelles que soient les circonstances, alors arrête de lui tourner autour. J'te l'ai dit, t'as aucune chance. »

Attends, whowhowho quoi ? Il y a un truc que tu n'aimes pas, un truc que t'aimes pas du tout là. T'es peut-être un peu parano, mais il utilise un vocabulaire très spécifique là et tu le penses clairement trop con pour avoir fait ça délibérément. Non, il était clairement trop con pour être aussi fourbe, la fourberie c'était TON rayon, pas le sien. Alors quoi ? C'était sincère ? Sûrement, mais alors pourquoi il… Son hésitation était peut-être due à… Non. Ok. On re concentre. Payne connaît Argus, mais alors quoi ? Tu fais le listing des relations possibles dans ta tête. T'es pas conne non plus, tu sens bien que quelque chose de très particulier perce dans sa voix, quelque chose de bien différent que lorsqu'il te parle d'Ethan… De la jalousie ? Et plus il te parle, plus tu l'observes et plus tu penses mettre le doigt sur quelque chose qui ne te plaît pas. Quelque chose qui va tout compliquer. Tout.

- « Tu… Oh mon dieu, t'as des sentiments particuliers pour Argus ? » T'es plus sur le cul qu'autre chose là. C'est une hypothèse folle pour toi, mais il y a trop d'indices dans ses mots, dans sa posture pour que tu ne puisses pas conclure qu'il y a une profonde histoire de jalousie derrière ses paroles. Et soudain, tout te revient, les regards, le speed-dating… Oh God. « Attends, c'est pour ça que t'as passé ta soirée à me fixer comme un tueur en série ? Parce que je suis allée saluer un mec que tu kiff ? T'es sérieusement en train de me faire une crise de jalousie ? In… Incroyable. »

Tu ne sais pas si tu dois rire ou pleurer. Mais quelle merde putain, t'avais dans son regard une menace, un rappel des traumas passés et ça t'avais tellement foutue en rogne que t'avais voulue en découdre alors que toute cette histoire se résumait juste à un « screugneugneu elle tourne autour de mon crush ? » Tu… T'aimerais bien paraître en colère, mais la vérité, c'est que tu es bouchée bée, Dorothy. Payne a réussi à te surprendre. Réellement te surprendre. Il te tend une perche monumentale, tu pourrais la saisir et l’achever mais cette perche c’est Gus et tu ne te permettrais jamais de te servir de lui comme d’une arme. On ne traite pas ses amis comme des pions sur échiquier, Argus vaut mieux que ça.

- « Alors c'est quoi la suite ? Tu me pourris la vie jusqu'à que je coupe les ponts avec lui ? Tu reprends ton petit chantage et tes insultes pour me forcer à prendre mes distances ? Tu dis que je ne vaux rien, mais si je n'étais vraiment rien, tu ne t'acharnerais pas. » Tu décroises les bras, ta voix est calme, t'es comme une avocate qui expose les faits de son dossier, en ce moment, Do. « La vérité, Payne, c'est que t'es mort de jalousie, tu es tellement jaloux que tu ne supportes pas l'idée de voir quelqu'un d’autre que toi passer du bon temps avec lui. Je suis peut-être tarée, mais toi t'es un dangereux malade. Je tiens à Argus, réellement, comme je tiens à Ethan, réellement aussi. Alors tu peux me faire du mal autant que tu veux, pas de soucis, mais si tu commences à les menacer eux ou ce qu'on partage tous ensemble, là, on va avoir un problème, Payne. »

Et tu ne parles pas à la légère Dorothy.

- « Je ne sais pas ce que tu as fait ou pas fait avec Argus et j'en ai pas grand-chose à foutre pour être franche. Mais je ne te laisserais pas tout me prendre une nouvelle fois. »

Parce que cette nuit sur le toit des trois balais et cette conversation dans les sous-sols sont les meilleures choses qui te sont arrivées depuis ton entrée à l'école des sorciers. Parce que pour la première fois de ta vie, tu te sens franchement vivante, pleine d'espoir et de confiance en l'avenir, parce que tu ne te sens plus vide. Pour la première fois depuis… Depuis le départ en fait, tu recommences à croire en toi et si tu n'avais pas croisé leur regard jamais tu n'aurais pu franchir ce pas.

Puis, tu ne peux rien faire, Payne. Ethan n’a pas menti ce jour-là, n’est-ce pas ? Vous étiez amis. T’aimes à croire que ce mot à autant de valeur à leurs yeux qu’aux tiens.
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Re: Apocalypse Now - Payne Ven 22 Fév - 11:38

Payne savait que c'était une mauvaise idée, mais ses choix se basaient à 50% sur ce qui étaient de mauvaises idées au départ, et se révélaient parfois être de bonnes surprises. Dans le cas présent, la seule bonne surprise qu'il eut fut de réaliser à quel point il était foutu. Il savait qu'il avait un problème, bien sûr, il n'était pas con – pas à ce point – mais entendre Martin mettre clairement et aussi facilement des mots dessus, c'était comme se prendre le coup de marteau de la Vérité dans la tronche. Ça faisait un peu mal. Et pour gérer la douleur, une seule solution : plus de douleur.

"Tu… Oh mon dieu, t'as des sentiments particuliers pour Argus ?"
"Quoi ?"

Elle n'aurait pu utiliser mots plus ridicules pour décrire la situation. Elle aurait pu dire : t'as un comportement bizarre avec lui ; tu fais une fixation sur lui ; il t'intéresse ? Payne aurait pu répondre : non. Des sentiments particuliers... Oui, il avait particulièrement envie de lui péter le nez à chaque fois qu'il le voyait au loin. C'était un sentiment particulier, en effet ! Alors il l'évitait. Il avait déjà franchi une certaine limite avec lui et il ne tenait pas à en faire une tradition. Entrer dans un schéma de violence avec Argus Catwright était la dernière chose que Tadhgán souhaitait. Il aurait préféré l'ignorer et tracer sa route sans plus se préoccuper de lui. Pourquoi, dans ce cas, avait-il été si agacé par la présence de Martin à la soirée ? La Serdaigle étant plus intelligente que lui, elle avait la réponse :

"Attends, c'est pour ça que t'as passé ta soirée à me fixer comme un tueur en série ?" Ah donc c'était donc à ça qu'il ressemblait, bon à savoir. "Parce que je suis allée saluer un mec que tu kiff ? T'es sérieusement en train de me faire une crise de jalousie ? In… Incroyable."

Un mec que tu ki... ledskeghd. Et le pire, c'était sa réaction : la surprise. Le choc. Genre, jamais de la vie, Tadhgán, tu sais bien que tu es incapable d'éprouver ce genre de sentiments. T'es juste une brute, tu sais pas aimer.

"Je suis pas…" ...jaloux ? Amoureux ? "Oh, c'est bon, ça y'est tu te prends pour ma psy maintenant ? Ferme ta gueule."

C'était sa plus belle répartie, arrêtez, il était tout perturbé. Petit un : Payne détestait qu'on le psychanalyse. Petit deux : il détestait l'attitude suffisante et sûre d'elle de Martin. Ça ne lui allait pas du tout. Ou plutôt : ça n'allait pas avec l'image qu'il s'était faite d'elle. Petit trois : il lui avait déjà répété de se taire, qu'elle ne savait rien, et elle ne l'écoutait pas. La solution était normalement évidente : il allait lui mettre son poing dans la gueule, là, en visant bien les lunettes, comme ça avec un peu de chance il lui pétait le nez et lui offrait une nouvelle monture en prime, double handicap, victoire du barbare, K.-O.

"Alors c'est quoi la suite ? Tu me pourris la vie jusqu'à que je coupe les ponts avec lui ? Tu reprends ton petit chantage et tes insultes pour me forcer à prendre mes distances ? Tu dis que je ne vaux rien, mais si je n'étais vraiment rien, tu ne t'acharnerais pas."
"Quoi ?" Il se répétait beaucoup, hein. "Mais j'ai jamais rien dit c'est toi qui fout la merde pour un regard de travers et qui..."

... qui insiste pour que je te frappe, avant de faire volte-face. Elle se cherchait un millier d'excuses différentes à chaque fois, simplement pour le provoquer. Payne était largué. Largué et très en colère, et plus Dorothy parlait, plus Tadhgán sentait sa mâchoire se serrer et ses poings se tendre ; à un certain point il réalisa qu'il était en train de se faire mal tant il se retenait de frapper, et cette constatation lui arracha un grognement agacé.

Un dangereux malade.

"Putain mais je t'ai déjà dit de FERMER TA GUEULE. Ouais, je t'ai mal regardée, tu vas agresser tous les types qui te regardent de travers ? Va falloir coller à procès à tout Poudlard, à ce rythme, parce que vu le manque de respect que tu balances à la seconde, toute l'école te déteste !" Les phrases n'étaient plus très logiques ni grammaticalement correctes, mais Payne n'était plus en phase de réflexion et tout ce qu'il disait l'était sous le coup de la brutale honnêteté. "Je t'ai dit dès le départ que j'en avais RIEN à FOUTRE DE TOI Martin, mais t'insistes pour ME TROUVER DES EXCUSES ? D'abord j'aurais envie de te harceler ? Ensuite c'est tes potes que je veux faire chier ? Tu m'as vu emmerder Catwright ? Tu m'as vu parler à Stoker ? Il te faut VRAIMENT une EXCUSE pour me demander de te LATTER LA GUEULE ? Parce que c'est ce que je vais faire SI TU FERMES PAS BIEN TA GUEULE. Tu vas voir si j'suis un dangereux malade, J'VAIS TE DÉFONCER !"

C'était vraiment plus stupide que tout le reste, mais elle aurait pu trouver un meilleur endroit pour le confronter car au fin fond des cachots, où personne ne mettait jamais les pieds, jamais personne ne l'entendrait pleurer.

HJ:
 
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Re: Apocalypse Now - Payne Ven 22 Fév - 15:36


Enfin, cette satanée activité de speed-dating touchait à sa fin. Si j’avais eu des conversations intéressantes dans la journée (deux, seulement deux : Melusine et Fenry), je n’en garderais pas moins un souvenir mitigé de toute l’expérience. En même temps il fallait s’y attendre je suppose. Moi et les étrangers, ça fait deux. Même que parfois il y a un tel fossé que ça fait trois. Bien sûr, maintenant que nous étions libres de partir, je n’avais plus qu’une seule envie : retrouver mes amis et partir d’ici. Plus de distance il y aurait entre la grande salle et moi-même et mieux je me porterais. C’est ainsi que je repérai une petite silhouette tout de rouge vêtue, avançant à talons. Dorothy. Mais elle se dirigeait vers la sortie ? Pensait-elle que nous avions quitté les lieux sans elle ?

J’allais lui emboîter le pas, pour mieux être coupé dans mon élan par une jeune fille dont le visage m’était familier, mais dont je n’aurais pas pu me souvenir du prénom même si ma vie en dépendait. L’ironie, c’est qu’elle voulait avoir mon numéro, m’assurant qu’elle avait ressenti une connexion s’établir durant notre conversation qui avait duré cinq minutes, sans compter les longs silences ici et là parce que franchement sa vie ne m’intéressait pas du tout. Mais bon, on essaie d’être une bonne personne ou on n’essaie pas et je n’ai jamais particulièrement envie de devenir un connard alors je n’avais pas trop le choix. Je dû prendre le temps de lui expliquer, calmement et respectueusement, que cette impression n’était malheureusement pas partagée, mais que je lui souhaitais beaucoup de bonheur dans ses rencontres futures. Et j’étais parti avant de lui laisser la chance de répondre.

Alors, où était passée Dorothy ? Je poussai un soupir, découragé, avant de demander à des élèves qui discutaient là s’ils avaient vu passer une demoiselle en robe rouge. On m’indiqua la direction menant vers les sous-sols, le tout avec une vague d’encouragements dans mon sillage. Il aurait été trop long de leur expliquer que ça n’avait aucun lien avec le speed-dating et que j’étais pas un pauvre type un peu désespéré qui pourchassait une fille pour son numéro. Mais du coup mon hypothèse initiale se confirmait : elle devait penser qu’on avait quitté les lieux sans elle et maintenant la bleue se dirigeait vers le dortoir Poufsouffle. C’est ce que je pensais, jusqu’à arriver devant les tonneaux de vinaigres et voir que, contrairement à mon diagnostique, mon amie n’était pas dans les environs. M’avait-on envoyé sur une fausse piste ? L’avait-on confondue avec une autre fille à robe rouge ? Quoi que, la dernière fois que Dorothy avait voulu se rendre à notre dortoir, elle s’était perdue dans les sous-sols. C’est bien pour ça qu’elle aurait dû nous attendre.

Enfin, ce n’était peut-être pas le cas cette fois, n’est-ce pas ? J’adressai un regard à un long corridor froid, sombre et humide. Les chances sont minces, je pense, mais l’idée de l’imaginer tourner en rond là-dedans sans savoir comment retrouver son chemin suffisait à mettre en branle ma bonne conscience. Allez hop Ethan, on va faire un petit tour dans les sous-sols, juste au cas. Puis même si elle est pas là, au moins ça me fera un petit moment de solitude pour contrebalancer toutes ces interactions sociales. J’avançais donc d’un pas relativement détendu, jusqu’à ce que l’écho d’une conversation animée me parvienne. Qu’est-ce que… ? Curieux, je me laissai guider jusqu’à ce que les voix deviennent claires, reconnaissables. RIEN   FOUTRE DE TOI. Payne.

Cette fois, c’est avec un pas rapide, mué par un sentiment d’urgence, que je me déplaçais. Ils ne pouvaient pas être si loin. Si ça se trouve ce n’était rien, ce n’était pas à Dorothy qu’il criait ça. Quelles étaient les chances, après tout ? Mais qui que ce fut, au fond, méritait d’être défendu de quelqu’un comme cette racaille de bas-étage. LATTER  LA GUEULE. Respiration profonde, mâchoire qui se serre. Je m’arme de ma baguette, au cas où. Je ne suis plus très loin maintenant, ce n’est qu’une question de temps avant que je les rejoigne, que mon regard cramoisi ne découvre la robe de même couleur. C’est bien Dorothy. C’est bien à mon amie qu’il est en train de crier ces insanités. J’VAIS TE DÉFONCER !

« Incarcerem. »

Je n’ai pas levé la voix et, maintenant qu’il est dans l’impossibilité de blesser Dorothy, c’est d’un pas calme que je m’avance, que je vais la rejoindre. Ceci dit, mes iris écarlates ne quittent pas la silhouette minable de Payne. Un véritable déchet celui-là, menacer une jeune femme seule dans les cachots. Une sous-race. Si j’étais humain, j’aurais honte qu’il soit l’un de mes semblables. Et, évidemment, tout ce mépris, tout ce dédain, était plus qu’évident dans mon regard dénué de la moindre pitié. Lorsque je m’adressai à Dorothy, d’une voix froide et sèche, mais atrocement calme, je n’avais toujours pas cessé de le fixer lui.

« C’est imprudent de venir seule dans les sous-sols, il y a toutes sortes de vermine dans les environs. Je te ramène à la surface. »

Ce n’est pas une question, ce n’est pas une suggestion, ce n’est même pas une proposition. C’est un ordre. Je dois l’éloigner d’ici, l’éloigner de cet être qui, s’il m’a toujours inspiré des impressions négatives, ne vient certainement pas d’arranger son cas. Je compte bien l’abandonner ici à son sort, prisonnier des cordages que je lui ai moi-même imposés. Ceci dit, lorsque mes iris délaissent finalement Payne pour revenir vers Dorothy, je réalise que j’ai oublié quelque chose de très important. Du même ton, je l’interroge.

« Il t’a fait du mal ? »
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Re: Apocalypse Now - Payne Ven 22 Fév - 16:46


on m'indique le monde et le monde est muet
ce jules-là, qui n'est pas un as de l'amour, pas un as des premiers contacts n'a pas cédé à la tentation de venir roucouler autour d'une table ; ses charmes ne plaisent pas dès le premier regard et pour qu'il plaise il faut souvent un rien de plus. il aurait détonné dans cette sphère aux relents pédants et qui lui arrivent amers au bout de la langue et ne se plaît pas dans l'art de l'admiration factice - des faux-semblants garnis de sourires dégueulés.
mais ce jules-là s'est tout à fait dit, dans son génie habituel, qu'il serait bon d'aller chercher son camarade à même la sortie, sûrement en retard, pour sûrement, finir esseulé. bien engoncé, jogging sorti, t-shirt difforme avec un logo craquelé par le temps dessus, il s'avance et jette un coup d’œil assez long pour constater l'absence de son collègue, payne.
renfrogné dans la confirmation qu'il ne pourrait le surprendre par son admirable présence, il redescend deux marches par deux marches au vue de l'absence de réponse à ses messages sur le téléphone, sa colère atrophiée par la certitude qu'il finira par obtenir une réponse. il lui a dit de le rejoindre devant la salle commune des poufsouffles.

dans un silence singulier, ou quelques personnes passent sans jamais ne se douter de rien, jules fait des tours puisqu'il lui est tout bonnement impossible de rester impassible et immobile. les jambes branchées à des piles électriques constamment, il s'agite ici et là en fixant son écran éclairé et avec l'infime espoir d'une réponse rapide.
payne ne se fait jamais attendre.
il lui faut une minute même pas en étant au sous-sol pour que ses pas le guident vers les cachots, inconsciemment et sans aucune conscience du danger. il veut juste se dégourdir.
il voulait juste - il voulait juste attendre payne.

et pourtant là sur ses lèvres se crispent une nouvelle opprobre, une colère qu'il ne saurait relever et pourtant qui le fige d'abord - au bout du couloir, là où il s'est glissé sans un bruit, bien plus loin que lui - il entend à peine la fin des cris. il entend à peine la fin des derniers gémissements de rage, d'un être dicté par des sursauts d'une colère humiliée comme il peut lui arriver. une sensation chaude, unique, couvre ses veines refroidies par l'instant ; dans son corps il y a la contradiction glacée d'une sérénité qu'on voudrait de lui et d'un feu bouillant de loyauté.
le premier lui dit de faire marche arrière.
le second de s'avancer pour repousser le danger.
parce qu'il reconnaît la détresse et la voix, et qu'il devine tout à fait ce qu'il se passe sans y discerner les détails ; il mise là sur une humiliation intime comme ceux qui prétendent avoir de l'esprit infligent à ceux qui semblent ne pas en avoir. c'est trop simple, trop simple ! ces deux êtres là, bâtis de chair et de sang, ont en commun de connaître l'ignominie constant à cause de leur vilain air.
c'est trop facile, trop facile...
une autre voix s'élève, de dos pour lui, plongée dans une obscurité tamisée par les torches qui ne s'éteignent jamais ; il ne distingue pas là la fine silhouette habillée d'une robe et ne s'en préoccupe, à vrai dire, pas. les mots prononcés par la voix masculine sont suffisants à attiser sa foudre brusque, venue d'endroits qu'il ne préférait pas connaître et qu'il préférerait oublier pour devenir, enfin, quelqu'un de respectable.

ça résonne trop en lui.

ça résonne trop de voir un frère, quelqu'un qui chérit, au sol et enveloppé par un mépris dégoulinant, dégueulasse. il ne veut pas de ça.
il ne veut plus de ça.

alors il ne réfléchit pas quand il saisit sa baguette coincée dans l'élastique de son jogging adidas (un sorcier de pacotille !) pour la tendre devant lui dans un geste aguerri parce qu'on peut bien accordé à jules est sa maîtrise courageuse de sa baguette.
il se rapproche, les doigts contractés dans une ire qu'il ne pourrait pas décrire et la voix gorgée d'une profonde haine. c'est monté en lui dans un sursaut, il s'est fait absorber par les vagues, par un océan qui lui est inconnu - c'est un étranger de ces terres. il n'en connaît pas les habitants, ni les dangers, ni les enjeux. il agit sans conséquences parce qu'il donnerait sa vie pour autrui - et c'est sûrement ça le plus terrible, d'être un idiot sans ego.
PUTAIN MAIS niquez vos grandes daronnes ! ça surgit et il ne laisse pas le temps, à de là bien cinq mètres, quand il vise le dos d'ethan. flipendo. il ne tremble pas, il crache avec une détermination vive son sort. ça sort des tripes. vous commencez sincèrement à casser les couilles... c'est qui la vermine HEIN ?
sa baguette est toujours tendue, les muscles du bras crispés et le visage serré d'une mine sévère, rougi par un effort psychologique.
il y a là des sourcils bien froncés - il reste immobile même s'il voit flou. son coeur bat trop vite. ça va à cent à l'heure alors qu'autour - tout semble arrêté.
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Re: Apocalypse Now - Payne Sam 23 Fév - 16:26


Michael Bay Presents...


The apocalypse of February 9th

Feat Payne & Do

La violence n'a jamais été quelque chose face à laquelle tu étais dépourvue. Tu as eu le temps d'en faire l'expérience à de nombreuses reprises et, dans un sens, ça t'as aidé à te blinder, à être ce que tu es aujourd'hui. La force des mots, la violence d'un regard, le potentiel destructeur des non-dits et de la paranoïa sont des choses que tu ne connais que trop bien. La violence physique, en revanche, fait partie des grands inconnus de ta vie, grand inconnu que tu es sur le point d'expérimenter à ton tour. Tu pouvais reprocher énormément de choses à Payne, mais certainement pas sa violence physique. Jamais le Gryffondor n'avait levé la main sur toi, jamais dans son harcèlement, il ne t'avait pas touché. C'était, en quelque sorte, l'élément manquant de votre relation. Mais ça allait changer. Il te semblait évident qu'une étape venait d'être franchie et que les mots n'allaient plus suffirent. Tu avais mis le doigt sur quelque chose de destructeur pour Payne et il comptait bien te le faire payer. Encore une fois, tu ne pouvais t'en prendre qu'à toi-même, Dorothy. Tu ne peux pas dire que tu triomphes en ce moment. Tu sais que si Payne te touche, il perd, il perd parce qu'il devient le monstre dangereux que tu es intimement persuadée qu'il est. Mais voir Payne perdre, céder face à sa monstruosité ne te laisses qu'un goût amer dans la bouche. Tu devrais, dans ton sadisme le plus profond, être heureuse de le voir tomber si bas, mais tu n'y arrives tout simplement pas. En fait, Dorothy, tu te sens étrangement minable et démunie. Parce que si Payne a touché le fond, toi, tu as creusé ta tombe.

Le ton monte, vraiment. Tu as, dans un réflexe purement sorcier, porté la main sur ta baguette. Payne est hors de lui, ses coups seront probablement violents et destructeurs et t'hésite un peu entre te défendre ou subir sa colère comme au bon vieux temps. Tu n'as pas le temps de peser le pour et le contre de ton tabassage, cependant, puisqu'avant d'avoir pu faire quoi que ce soit Payne est tombé… Saucissonné. Tu n'as rien compris, Dorothy, tu es restée totalement immobile et bouche bée face à cette vision de Payne faisant la limace sur le sol. Mais qu'est-ce que…

- « Ethan ? »

Il y a vraiment de la surprise dans ta voix. De la surprise, mais pas la moindre trace de soulagement. Parce que, l'Ethan que tu vois, en ce moment, n’a rien à voir avec l'Ethan que tu fréquentes habituellement. Il y a ses yeux…. Et surtout l’expression de son regard, froid, implacable, méprisant. Depuis quand ton ami avait-il ce regard-là ? Le ton sur lequel il te parle t’arrache de ton inactivité. Tu n'oses pas lui dire non ou contester son ordre. Parce que c’est un ordre, n’est-ce pas ? Ethan n’est pas dans un état où tu peux te permettre de jouer les fortes têtes, du moins pas sans conséquence et, vu comment il fixe Payne du regard, tu ne tiens pas à envenimer la situation. Il délaisse le Gryffondor pour poser ses yeux couleur sang sur toi. Il te demande si Payne t’a fait du mal et tu ne sais pas pourquoi Dorothy, tu ne sais pas pourquoi tu prends la défense Payne, là, tout de suite, mais tu secoues la tête en restant la plus ferme et la plus calme possible.

- « Non, il ne m’a pas touchée ou quoi que ce soit. En fait, c’est moi qu- »
- « PUTAIN MAIS niquez vos grandes daronnes ! Flipendo »

T’ouvres de grands yeux en voyant la silhouette d’Ethan toucher le sol à son tour. Ça commence à faire beaucoup pour ton petit cœur, ça, entre Payne qui fait la limace et Ethan qui vole, et cela, dans la même minute tu… Whoua. Ton premier réflexe est de courir vers le semi-vampire pour t’inquiéter de son état, ton second est de tirer ta baguette en fusillant Jules du regard.

- « MAIS T'ES CON OU QUOI ? » Tu dis plus ça parce que tu as plus peur de la réaction d'Ethan, il y a un truc dans son regard qui te dit que tu dois apaiser la situation, maintenant. « J'essaye de calmer le jeu et toi, tu débarques avec ton vieux coup de traître, réfléchit Da Silva ! On allait partir, on allait rien faire à Payne alors range ta baguette et laisse-nous passer. »

T’espères vraiment qu’il va brancher deux de ses neurones et pas faire son kéké parce que tu es très trèèès incertaines quant à ce qu’il vas se passer si tu n’arrives pas à vous extirper de ce sandwich ennemi.

- « Payne n’a rien, il est juste immobile mais il n’a rien. Vas l’aider et restons-en là. Si ça va plus loin on risque de se faire prendre et ce serait dommage que cette histoire arrive aux oreilles des profs, ce n’est pas dans ton intérêt ni dans le mien, alors baisse ta baguette, laisse-nous partir et on en reste là. »

Tu ne mentionnes pas Luke, parce que s’il y a bien quelque chose que tu détestes faire c’est jouer de ton lien avec. Tu aimes beaucoup trop ton parrain pour t’en servir comme d’une arme, comme tu aimes beaucoup trop Argus et Ethan pour les traiter comme des vulgaires pions. On ne se sert pas de ses proches, c’est une règle d’or. Si Payne ne frappe pas les filles, toi tu respectes tes amis.

- « C’est bon pour toi Ethan ? Partons d’ici, tu veux bien ? »

Partons d’ici, que je puisse oublier tout ça et surtout te dires que je ne suis pas la demoiselle en détresse qui mérite d’être protégée.

Hype et PLS sont sur un bâteau....
Tadhgán Payne
Eleve né-moldu
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Tadhgán Payne
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Re: Apocalypse Now - Payne Sam 23 Fév - 18:12

HJ:
 
Bitch what ?

Payne savait qu'il se trouvait au sommet d'une pente glissante, à observer le gouffre, défier la chute, mais il visualisait la chose de façon plus... symbolique. La déchéance, la vraie, prit la forme d'un sortilège de cordes, et sa face contre terre. Elle arracha un très vilain juron à Payne, étouffé lorsque son visage heurta le sol.

"C’est imprudent de venir seule dans les sous-sols, il y a toutes sortes de vermine dans les environs. Je te ramène à la surface."

Payne ne voyait pas le visage du Poufsouffle qui était venu à la rescousse, il était bien trop bas pour être en mesure de lever les yeux, sûrement trop fier également, et globalement dans une position qui ne lui permettait pas de bouger quelque muscles que ce soit. Mais il connaissait sa voix. Il y avait tant de mépris, dans cette voix. Si on lui avait dit "quelqu'un va venir secourir Martin, là, dans cette situation complètement improbable", il aurait sûrement choisi son nom à lui parmi tous les pseudo-chevaliers de Poudlard. Et quel chevalier ! À ça, pour faire la morale, il était le premier, mais quand il était concerné, il ne pensait pas à parler, non, ça lançait directement les sorts, adieu la diplomatie et le respect du règlement, putain d'hypocrite – et autres insultes qui ne méritaient pas de franchir les lèvres du Gryffondor saucissonné à terre.

Payne avait un goût désagréable en bouche. Pas tout à fait celui de la défaite. L'humiliation. Il aurait pu se prendre une branlée de Stoker, même une claque de Martin – celle-là, il l'aurait méritée – il s'en serait relevé moins blessé, presque souriant. L'attaque surprise, tir sans sommation, mais plus que tout ce choix très particulier – pas un sortilège de repousse, pas un avertissement, mais la plus humiliante des immobilisation de la palette du petit sorcier – c'était cela qui, plus que tout, enflammait sa colère. Et comme il ne voyait pas le regard rouge du semi-vampire, il n'avait aucune idée de ce qu'il risquait ; si on le libérait maintenant, il se jetterait sur lui, et ce serait son poing dans la figure, son genou entre les jambes, parce que lui aussi, il pouvait la jouer déloyal, Pouffsouffle, mon cul.

"Il t'a fait du mal ?"
"Non, il ne m’a pas touchée ou quoi que ce soit."
"Putain, sans blague !" articula enfin Payne, entre deux câlins au sol froid et humide des cachots.

Mais vas-y Stoker continue de tirer sur les gens sans analyser la situation, c'est bien ce qu'on vous apprend en licence de défense magique, et dire que la moitié de ces élèves finissent Aurors, bonjour la protection de la population... C'était un peu trop long à dire alors il se contentait de grogner, jusqu'à ce que Martin soit coupée dans son rapport de la situation par un cri outré. Ah, cette voix. Cette exclamation de rage et ces mots fleuris. C'était bien son bro, ça ! La surprise était tout de même présente et Payne fit cette fois l'effort de se retourner pour essayer de comprendre ce qui arrivait, encore, dans ces cachots décidément bien fréquentés. Ou mal fréquentés, selon Ethan Stoker. Et comme il était enfin tourné dans la bonne direction, il eut au moins le plaisir de voir ce dernier se manger un petit flipendo des familles, comme seul son frère savait les lancer. CHAMPION.

"vous commencez sincèrement à casser les couilles... c'est qui la vermine HEIN ?"

OUAIS HEIN C'EST QUI LÀ HEIN ?

"MAIS T'ES CON OU QUOI ?"

Ah bah ça y'est quand on attaque le Gryffondor tout va bien mais si on s'en prend à son copain blaireau là c'est un scandale. Quelle bande d'hypocrites suffisants et bien-pensants. Elle essayait de calmer le jeu ? Elle essayait vraiment de calmer le jeu, maintenant, après avoir bien insisté pour que la situation parte en couilles ? Payne n'en pouvait plus de cette meuf et de ses réactions et juste de sa voix en fait il avait envie de la baffer dès qu'elle ouvrait la bouche. Mais il ne pouvait pas. Il était toujours attaché.

"Payne n’a rien, il est juste immobile mais il n’a rien."

Euh pardon mais si en fait il avait mal quand même. Elle avait raison, pourtant, il valait mieux pour tout le monde qu'ils en restent là, et il valait mieux pour Stoker comme pour Martin qu'ils ne croisent plus jamais sa route parce que Payne n'en resterait pas là. Par contre désolé mais il devait le dire :

"C'est pas Jules qui a attaqué en premier, connasse."

Alors les points, ce sera pour votre gueule. L'insulte, c'était parce qu'elle avait traité son ami de con. Ça et l'autre truc encore moins glorieux qu'elle avait sous-entendu tout à l'heure. Payne n'avait pas oublié. Il essaya de se retourner assez pour croiser le regard de son pote, savoir s'il allait bien. Le connaissant il serait difficile à calmer dans la seconde, et ce n'étaient pas les mots "encourageants" de Martin qui allaient arranger les choses, bien au contraire.

"Ça va, Jules. Aide-moi juste à me détacher, s'te plaît", marmonna-t-il, toujours à moitié face contre terre.

Payne savait qu'il avait de la chance que son ami soit venu à sa rescousse, même s'il ne comprenait pas tout à fait comment il l'avait trouvé, mais cette affaire ne le concernait pas et il refusait qu'il s'attire des ennuis par sa faute. C'était entre Martin et lui. Et entre Stoker et eux à présent qu'il l'avait attaqué. Mais pour Jules il voulait bien se calmer assez pour laisser les deux hypocrites filer, pour cette fois. Ces liens commençaient à lui faire mal et il ne savait pas ce qu'il s'était mordu dans la chute, mais il avait du sang dans la bouche. Alors, juste parce qu'il le pouvait, il ajouta entre ses dents, dans la langue de Molière :

"Bande de cons."

Uniquement à l'attention de son pote. L'idiot n'est pas toujours celui que l'on croit.
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Re: Apocalypse Now - Payne Sam 23 Fév - 19:46


La priorité était claire : m’assurer que Dorothy n’était pas blessée. Elle semble décidée en annonçant que non, il n’a rien fait. Tant mieux. Malgré ma profonde envie de le remettre à sa place, c’est mieux comme ça. Tant qu’il ne me donne pas de raisons de le recadrer, il peut bien continuer à faire ce qui lui plait. Il a déjà compté pour Gus et ma loyauté envers mon bro n’est plus à prouver. Ainsi, c’est une question de loyautés conflictuelles qui, dans l’immédiat, m’a incité à seulement le saucissonner. Ceci étant dit, la Serdaigle n’a guère l’opportunité de terminer ses explications, on l’interrompt au milieu. Je n’ai pas le luxe de me retourner pour découvrir à qui appartient cette voix, bien qu’elle ne me semble pas inconnue. Un flipendo plus tard, je suis au sol. Je retiens un juron, désorienté pendant quelques secondes.

La Serdaigle m’a rejoint, ce qui est une bonne chose, et je m’empresse de m’assurer que j’ai toujours ma baguette, ce qui est aussi une bonne nouvelle. Si Jules essaie encore une fois de s’attaquer à nous, ou à elle surtout, je serai en mesure de réagir cette fois. C’est malheureux, Jules m’avait l’air d’avoir du potentiel, mais s’il s’associait avec quelqu’un comme Payne. Enfin, lui avait eu la présence d’esprit de s’attaquer à un adversaire à sa taille, c’était au moins ça. Mon regard n’a d’ailleurs pas cillé, depuis que je me suis assis pour lui faire face, je fixe le Poufsouffle. De toute façon l’autre ne risque pas d’être un problème. Mais Dorothy fait son petit discours de son côté, dit vouloir calmer les choses. Payne est juste immobile, il peut nous laisser partir et s’occuper de lui. C’est pas Jules qui a attaqué en premier, connasse. Je lui accorde un regard mauvais par-dessus mon épaule.

Partons d’ici, tu veux bien ? Je respire profondément, reporte mon attention sur Dorothy. La demoiselle veut simplement partir. D’accord. Si c’est ce qu’elle me demande, je vais accéder à sa requête. Lorsque je me remets sur mes pieds, mes iris ont retrouvé leur bleu acier habituel. J’ai toujours ma baguette en main, mais ne la lève pas pour passer à la hauteur de Jules, direction la sortie et m’assurant que j’étais bel et bien suivit. Si tôt que nous fûmes éloignés de cet endroit détestable, j’accordai enfin quelques mots à la rousse. Malheureusement pour elle, la douceur n’était toujours pas à l’ordre du jour.

« Je te ramène à ton dortoir. »
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Apocalypse Now - Payne
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