say you want me back in your life // Chase

Arya Strauss
Arya n'est pas grande
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say you want me back in your life // Chase Jeu 28 Fév - 1:01

Say you want me back in your life
Elle avait levé les yeux vers le hibou qui desserrait ses serres du papier blanc. Elle avait ouvert l'enveloppe, et avait sorti deux billets cartonnés, aux couleurs nuits et or. Derrière l'un d'eux il était écrit Chase Fowley, rien sur le second. Un mot était glissé avec les billets dans l'enveloppe, et tout au bout du mot il y avait un dessin un peu brouillon d'un visage qui tirait la langue et clignait d'un oeil, de Theodora qui lui disait Comme promis, voici les deux places supplémentaires que tu m'as demandées. Elle avait souri, et levé la tête en cherchant parmi les jaunes celui à qui elles étaient destinées. Il était si rare que Arya demande des places pour les représentations que toutes les danseuses s'étaient étonnées, et étaient tout à coup devenues curieuses, les commères.

Elle avait croisé son regard, à la tablée, et avait immédiatement fui, baissé les yeux. Elle rangea les billets dans l'enveloppe, et quitta la grande salle sans même avoir mangé. Elle s'était défilée, Arya, et s'était retrouvée seule dans les couloirs.

C'est seulement au soir de ce matin-là qu'elle avait pris son courage à deux mains, dans la salle commune, alors qu'elle n'y pensait plus et qu'elle tomba sur lui par hasard. Prise de court, elle avait balbutié quelques inepties avant de soupirer.

« J'ai une représentation, un spectacle de danse, pendant les prochaines vacances et... J'ai deux places de trop, je pensais te les donner ? »

De trop, il se rendrait compte en retournant les billets que c'était un peu faux, puisqu'il y avait son nom inscrit au dos. Mais pour l'heure, le mensonge tiendrait bien jusqu'au lendemain, au moins jusqu'à ce qu'elle puisse s'éclipser dans sa chambre.

* * *


Elle avait les yeux fermés, et des milliers d'images qui se battaient contre ses paupières. Son cœur battait fort. En ouvrant les yeux, elle vit les danseuses en blanc quitter les coulisses, se montrer aux lumières glacées des projecteurs. En rondes puis en ailes, elles battaient la mesure, formaient le cœur de la musique. Une dizaine d'oisillons qui ne formaient plus qu'un seul et même dessin.

Et lorsque la musique s'arrête, l'oiseau noir, Arya, dans sa robe de cendres et de mort, acheva de glacer le monde, en arrivant d'un pas lent, spectral. Un seul battement par pas, et les respirations de chacun des organes.

Les oiseaux blancs la jettent, la poussent, la musique s'accélère, et c'est l'effroi, la frayeur, la peur ; l'angoisse, la solitude ; la colère. Les contrebasses se sont ajoutées au piano pour rendre le ton grave et la poussière souffle sur la scène à chaque passage de l'oiseau noir, ce maudit, le malheureux.

Mais l'oiseau noir jamais ne s'arrête. Et sa robe de cendres devient de feu lorsqu'en une ballerine sur ses pointes elle tourne ; et tourne ; tous les oiseaux blancs autour d'elle qui lui arrachent ses plumes noires.

L'oiseau du soleil alors terrasse les oiseaux blancs, c'est elle qui les mène, les écrase, et chaque pas la rend indépendante de leur soutien. Mais vipère, assassine, orgueilleuse de sa victoire, l'oiseau qui brûlait d'ardeur, très vite, se fait poignarder. Et l'oiseau rouge acheva la danse le corps meurtri tapissant la scène, et les oiseaux blancs pleurant misérablement la mort qu'ils avaient causé.

Le rideau était tombé.
Les applaudissements s'étaient levés. Les parents de Arya étaient fiers, sa mère aurait versé une larme. Évidemment Morgane n'était pas là. Arya l'avait vu lorsqu'elles étaient toutes revenues saluer. Elle avait mis du temps avant de  trouver où elle avait installé Chase.
L'oiseau du soleil était mort heureux.

* * *


Dans la foule qui s'était entassée dans la première salle où le buffet était ouvert, les danseuses qui venaient de se rhabiller avaient été accueillies par des regards et quelques félicitations, et parmi elles Arya cherchait du regard Chase, priant pour qu'il n'ait pas pris la fuite. Elle n'aimait pas la foule, encore moins lorsqu'elle savait que l'attention lui était au moins partiellement consacrée.

Elle avait enfilé un sweatshirt trop large, pour changer de l'inconfort de leurs robes trop serrées sur sa taille, et jurait dans le paysage tiré à quatre épingles tout autour d'elle. Heureusement toutes les filles avaient fait comme elle, et chacune d'elles avait apporté un legging et des baskets. Son chignon avait été partiellement défait et nombreuses étaient les mèches de ses cheveux qui désormais encadraient son visage.

Enfin elle avait trouvé Chase, et elle s'était faufilé entre deux conversations pour arriver jusqu'à lui.

« J'ai eu peur que tu sois déjà parti. »


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Chase Fowley
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Re: say you want me back in your life // Chase Lun 1 Avr - 6:16

So I’m just a dead man crawling tonight
si ton expression indifférente ne trahit pas ton trouble, tu te sens, malgré tout, terriblement hors de ton élément, à des années-lumières des endroits que tu côtoies normalement lorsque tu n'es plus à poudlard.
les coins plus miteux d'edimbourg, tu les connais bien — tu y vis, tu y as évolué et les ruelles bariolées de tags en tous genre ont été les premiers témoins de tes angoisses.
un théâtre comme celui-ci, niché dans le centre-ville, rempli par une foule drapée de ses plus beaux vêtements, c'est nouveau. et déroutant, mais le billet dans la poche de ton veston agit comme une ancre, t'empêches de te laisser dériver et te perdre dans tes pensées.
tu l'avais tourné et retourné, après qu'elle t'ait donné l'enveloppe, observant ton nom inscrit à l'arrière avec un léger sourire. les vacances t'étaient soudainement moins moroses, impatience et fébrilité se mélangeant en une énergie nerveuse ne s'était pas estompée au fil des heures, s'accentuant plutôt.
elle t'avait suivi jusque dans ton siège, le talon de ta chaussure tapant contre le sol à un rythme rapide, erratique, alors que la salle commence doucement à se remplir. ce n'est que lorsqu'une dame prend place à ta droite que tu t'efforces de rester immobile, tes mains jointes reposant sur tes jambes et le regard fixé sur l'épais rideau.
quand vient l'heure, que les lumières éclairant l'auditoire s'estompent au profit des projecteurs et que le tissu s'élève pour dévoiler les premières danseuses, ton appréhension fond, jusqu'à disparaître. comme le monde autour de toi.
la musique te porte, ton attention posée sur les mouvements des ballerines, mais tu ne peux t'empêcher de chercher arya des yeux, intrigué quant à son absence. la pièce ne t'est pas familière, rien de tout ça ne l'est après tout, et quand l'orchestre ne produit plus un son, tu es d'autant plus perplexe.
dans un silence, un battement, elle marque son entrée sur scène. ses cheveux blancs contrastent avec sa robe ébène — comme avec l'uniforme, mais ici, il n'y pas d'or pour l'alléger, elle reste aussi noire que la suie.
tu te surprends à retenir ta respiration, te forces à exhaler, à calmer les tressautements de ton coeur dans ta poitrine. tu sais que ton visage s'est fait plus expressif, plus intéressé que quelques secondes auparavant et tu ne cherches pas à corriger ce détail, ravi de profiter de la pénombre pour abandonner tes réserves habituelles.
tes émotions tordent tes traits, quand les oiseaux immaculés s'attaquent à elle, que les notes s'accélèrent et décélèrent au rythme de leur assaut. sans faiblir et sans faillir, elle subit, continue sa danse jusqu'à ce que les plumes sombres soient toutes arrachées, remplacées par de nouvelles, cette fois-ci écarlates.
et la victime devient bourreau, les écrase et se défait de leur emprise pour briller, pour voler un peu trop haut, trop près du soleil. son ardente montée coupée de court, sa danse s'achève sous les pleurs de ses consoeurs, la mélodie traduisant leurs regrets et leurs actes pour l'assemblée massée dans la salle.
les instruments s'arrêtent quand le rideau entame sa descente, tu peux sentir la foule se lever et commencer à applaudir. tu fais de même, te redressant un peu plus lentement, encore légèrement sous l'emprise du spectacle auquel tu venais d'assister. puis lorsque les ballerines viennent saluer et que tes yeux captent les siens, tu inclines légèrement la tête de côté, le sourire qui étire tes lèvres n'est pas doux comme ceux que tu lui adresses d'ordinaire. plus débridé, impétueux.
tu es toutefois bien obligé de te mouvoir lorsque les applaudissement finissent par se terminer, te laissant porter par le mouvement jusqu'aux foyers du public. une fois les portes passées, tu t'étais empressé de trouver un endroit plus tranquille. si tu avais réussi à oublier ton malaise le temps du spectacle, il était bien vite revenu et tu trouves maintenant refuge à l'ombre d'une colonne, appuyé contre celle-ci.
à travers la foule, tu distingues la teinte familière de ses cheveux, puis son visage quand elle s'avance vers toi. tu te redresses instinctivement, ton expression plus fermée s'éclairant en un battement de cils.
je n'allais pas partir comme un voleur sans au moins te voir et te féliciter. c'était... tu perds tes mots, incapable de réellement exprimer ce que tu as ressenti. ça te prend quelques secondes, mais tu fini par solder ta phrase, magnifique.
comme toi, te murmure ton esprit en traître, ton palpitant s'étant emballé à sa simple vue. et tu t'en fiches, trop heureux pour te soucier d'autre chose qu'arya en ce moment précis.




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Dernière édition par Chase Fowley le Sam 4 Mai - 3:11, édité 1 fois
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Re: say you want me back in your life // Chase Lun 22 Avr - 20:10

Say you want me back in your life
Sur son visage s'était débattu un mélange de fatigue et d'esquisses heureuses qui n'avaient pas l'habitude de peindre ses joues. Elle s'était maladroitement confondue en quelques syllabes et souffles hésitants, parce qu'elle voulait dire quelque chose - n'importe quoi - mais que rien ne lui venait.

C'était l'inquiétude d'avoir l'air bête, de sourire niaisement, d'être la gamine trop heureuse ; ah, depuis quand était-ce honteux, d'être en joie ? Les normes sociales étaient trop injustes, trop impossibles à satisfaire. Et entourée de tout ce monde, tout juste sortie d'une prestation éprouvante, Arya se sentait encore plus sous pression que d'habitude.

Le regard des autres avait des allures de malédiction pour elle. Et surtout celui de-

« Arya ma puce ! »

Son père, suivi immédiatement de sa mère, s'était frayé un chemin dans la foule et rien qu'à entendre sa voix, Arya sembla s'éteindre. Les épaules refermées, le regard tout à coup hanté de brume.

Elle releva les yeux vers Chase, et lui adressa un sourire complice. Arya, sans cesse sous son propre contrôle, avait pour une fois décidé d'abandonner l'enfant parfaite de ses parents trop fiers, la petite chérie, la préférée ; il lui donnait le courage. Alors avant que ses parents n'arrivent à leur hauteur elle attrapa la main de Chase et le tiradans sa course.

« On prend la fuite ! »

Ils s'étaient fondu dans la foule pour rejoindre les coulisses pour retrouver la porte de secours et finir dans la cour extérieure du théâtre. Elle avait ri de bon cœur - ce qui n'arrivait pas souvent - et reprit son souffle, son asthme lui jouant des tours.

« Ouf, tu as failli vivre le moment le plus gênant de mon existence. »

Elle avait ri, puis avait levé les yeux vers le ciel, plissant des paupières sous la lumière tendre que leur offrait la fin de l'après-midi.

« Ah... »

Elle avait fermé les yeux, profitant de la légère brise qui se leva sur son visage.

« Que ce soit ici, chez moi ou à Poudlard, j'ai toujours le sentiment d'être sous la contrainte. Il n'y a que deux fois où je me suis sentie libre d'être seulement... moi. »

Elle soupira et rouvrit les yeux.

« La première, quand j'ai réussi pour la première fois à me transformer. En fennec, tu sais ? Me retrouver m'avait rendue profondément heureuse. »

Elle adressa un regard à Chase.

« Et la deuxième lorsque je me suis réveillée à l'infirmerie. Et que tu étais là. »


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Re: say you want me back in your life // Chase Sam 4 Mai - 3:53

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l'instant de flottement, plein d'hésitations et de sourires naissants, tu l'accueilles sans rien dire, ton expression sereine parle à ta place.
elle contraste vivement avec ton habituelle mine sombre, mais à cet instant précis, il n'y a pas d'orage à l'horizon, pas de tempête qui menace d'éclater dans ton esprit, juste un ciel paisible.
pourtant, en une seconde, elle change, son regard s'éteint.
tu avais relevé la tête, pour voir qui s'approchait, reportant rapidement ton attention vers arya, un sourcil haussé. il ne faut pas être un génie pour comprendre à qui appartenait la voix, et tu allais lui demander si ça allait, ton interrogation inquiète sur le bout de la langue, mais elle te surprend.
de sa main dans la tienne, à la course dans laquelle elle t'entraîne, son air complice remplaçant la brume qui avait précédemment trouvé refuge dans ses yeux.
tu ignores les oeillades agacées quand vous passez trop près des gens dans votre fuite, des exclamations qui se noient derrière vous, dans la foule.
tu ignores tout cela pour uniquement te concentrer sur elle.
une fois à l'extérieur, le souffle court d'avoir couru ainsi, tu rigoles toi aussi, d'un rire silencieux et saccadé.
ah ? parce qu'entendre ton père dire, ma puce, n'était pas le moment le plus gênant de ton existence ? c'est dit sur le ton de la raillerie, sans malice malgré la courbe qui ourle tes lèvres.
et dans la lumière de l'après-midi, qui ajoute une teinte mordorée à tout ce qui baigne dans celle-ci, tu te laisses porter par l'instant. à fermer les paupières, à sentir le vent agiter tes cheveux et profiter simplement du moment.
tu inclines légèrement la tête, quand ton regard se pose de nouveau sur la cour arrière du théâtre puis vers arya. jouer un rôle, vivre sous la contrainte, sans pouvoir profiter du loisir d'être soi-même. et pourtant, elle avait trouvé le moyen de le faire.
si tu esquisses un sourire lorsqu'elle parle de son don d'animagus, il s'abîme légèrement par la suite. les souvenirs sont marqués au fer rouge, gravés dans tes pensées, à la fois bercés par la honte, l'inquiétude et l'espoir que les choses s'arrangent, changent pour le mieux.
je n'allais pas te laisser toute seule. et même lorsqu'elle s'était endormi, tu étais resté un peu plus longtemps. pas seulement parce que j'ai promis de plus partir. ta parole est d'or, mais tu avais eu le besoin viscéral de veiller sur elle, t'assurer que ses démons n'allaient pas venir s'acharner encore une fois.
un fennec. que tu muses, ton visage s'éclairant doucement. c'est comment ? d'être animagus.
ça avait toujours été une forme de magie qui te fascinait. à la base, pour prouver aux autres — et surtout à toi-même, que tu méritais ta place dans le monde des sorciers. puis la fascination s'était transformée en désir de couper les ponts avec la civilisation, d'adopter une forme animale et de s'exiler dans une existence dénuée d'humains et de trahisons.
j'ai déjà essayé. deux fois. mais je n'ai jamais réussi à passer l'étape de la feuille de mandragore. trop d'imbéciles pour me déconcentrer.




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Re: say you want me back in your life // Chase Lun 6 Mai - 2:04

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La cour extérieure avait quelque chose de sordide. Du béton froid et peu entretenu, des barrières en fer rouillé, des mauvaises herbes avaient poussé à chaque extrémité : il n'y avait que le soleil et leurs visages (peut-être) heureux pour redonner ses couleurs d'or au théâtre qu'ils avaient engagé en ce décor. Arya préférait sa vie aussi simple et dénuée d'artifices superficiels que les rideaux de velours et les perles dans les broches de son coffre à bijoux avaient fini par la peser plus que la servir.

Chase, ses mots sa présence, avait quelque chose de ça aussi ; sans faux et simplement essentiel ; qu'il parle peu l'honorait finalement. De ce fait, les mots qu'il avait prononcé, lourds de souvenirs, furent plus précieux que n'importe quel trésor pour Arya qui se berça de sa voix encore un peu.

Elle avait fermé les yeux.

« C'est... c'est beaucoup de choses en même temps. »

Elle les avait rouverts et dirigea son regard sur Chase, le plantant immédiatement dans le sien. Elle avait fini par accepter la douleur qui surgissait en elle chaque fois qu'elle y repensait, elle pouvait encore sentir les migraines et les plaies se rouvrir.

« C'était merveilleux. Mes poumons se sont remplis d'air comme si je n'avais jamais été malade, je me suis sentie baignée d'une énergie que je n'avais jamais déployé. Et tout ça sommeillait en moi, ça ne venait pas de l'extérieur, c'était moi, profondément. »

Quelques lueurs de joie s'étaient allumées dans les yeux d'habitude toujours éteints de Arya. Mais la douleur encore, et ses longs cils noirs avaient fini de recouvrir de honte toutes les perles de bonheur au fond de ses émeraudes.

« Et puis il y a eu... les enlèvements. Ils m'ont charcutée, et je... n'ai plus réussi à me retransformer depuis. Comment le pourrais-je ? C'est viscéral. Je perds mon souffle, je me mets à hurler, de terreur, de douleur. J'ai l'impression de sentir des lames me transpercer la tête et le bas du dos. Les médicomages ont fait ce qu'ils ont pu, le problème ne vient pas de mon corps. »

Elle pointa sa tête.

« Alors, pour moi, être animagus... est une malédiction. »

Elle ravala sa salive. Elle n'avait pas l'habitude de se confier ainsi. Elle n'avait l'habitude de rien de ce qu'elle faisait avec Chase, c'était lui qui n'était pas son habitude. Elle s'attendait rarement à ce qu'on la respecte ; ou qu'on la comprenne.

« Mais j'y arriverai. Crois-moi, Chase, j'ai fini de m'apitoyer. »

Elle lui adressa un sourire, presque imperceptible.

« Je retomberai, mais plus jamais si bas. Je ne me laisserai plus jamais mourir. »

Car Arya avait réalisé qu'elle voulait vivre.


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Re: say you want me back in your life // Chase Mar 18 Juin - 7:28

So I’m just a dead man crawling tonight
tu l'écoutes, ton regard ancré dans le sien.
elle décrit son expérience et tu ne peux t'empêcher de trouver ça joli. ses mots, l'expression sur son visage et les lueurs qui dansent dans ses yeux. et tu sens ton coeur se serrer, se débattre dans ta cage thoracique. ça te terrifies, de te sentir ainsi rien qu'en ayant la chance de voir arya heureuse.
mais tu connais la suite, et la joie disparaît sous ses paupières.
ils avaient ruiné cela pour elle, avec les enlèvements et leurs expérimentations. ne plus être capable de se transformer, non pas parce que c'était physique — tu suis sa main, son index pointée vers sa tête, mais parce que le blocage vient d'autre part.
une malédiction.
tu hésites un instant, avant de t'approcher, tes doigts effleurant les siens avec légèreté. je suis là, que tu veux dire, merci de me faire assez confiance pour m'en parler, mais elle te devance, te surprends toujours un peu plus.
ça ne dure qu'une seconde, ce souvenir fugace qui danse toujours dans ton esprit — l'étendue noire qui happe sa silhouette, assez pour tes yeux se voilent, que ton regard se perde dans le vide.
mais, doucement, tu souris, le froid qui s'était installé comme à chaque fois que tu y repensais se fait bien rapidement chasser par un mélange de fierté et d'espoir.
il brûle et consume les derniers vestiges de cette nuit.
je suis heureux de l'entendre. et tu l'es, terriblement.
tu l'as vue dépérir, stagner, exister plutôt que vivre, souhaiter mourir et finalement, sauter. ajourd'hui, les choses sont différentes, infiniment moins moroses et pleines de détermination.
un peu comme vous, au fond.
j'espère, qu'un jour, tu sois de nouveau capable de ressentir l'émerveillement que cela t'as procuré. d'être toi. en attendant, tu observes le ciel, silencieux pendant quelques instants, ton visage arborant une expression détendue, je suis heureux de te voir comme ça.
ça te rend un peu plus vivant toi aussi.




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