Le cheval c'est genial | Sandro

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Beckett Campbell
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Le cheval c'est genial | Sandro Dim 31 Mar - 20:00




Encore mieux que les chevaux de Skyrim

 
Avait-il seulement passé une nuit ces deux dernières semaines dans sa chambre ? Beckett allait et venait, dormait le jour et vivait la nuit. Quans ses colocataires se réveillaient, lui venait tout juste de s'endormir profondément. En dehors de la salle informatique et de ses repères secrets dont lui seul avait connaissance, il n'était plus là. Ou s'il l'était, il était ailleurs. La seule différence est que, ces derniers jours, l'islandais était de retour parmis les vivants : son regard brillait d'une détermination nouvelle, comme s'il s'était trouvé un but mystérieux, un nouveau méfait à accomplir. Ce n'était plus la mélancolie qui le tirait hors des couloirs de l'école. Il revenait avec de nouveaux bleus, le sourire aux lèvres; il avait trouvé un nouvel échappatoire au quotidien morose de Poudlard.

Quelqu'un d'autre avait besoin de couvrir ce bruit de fond cérébrale rappelant, qu'au fond, tout va mal et que cela n'allait pas s'arranger. Beckett était prêt à lui partager son petit secret, son refuge de fortune. Cela allait leur faire oublier au pire les examens le temps d'une nuit... Il dégaine son pineapple et lui propose un rendez vous aux serres avec tout le tact qui fait le charme du Serpentard. D'ici là, il a le temps d'abandonner l'uniforme et de le troquer pour quelque chose de plus confortable et adapté à une virée nocturne, à savoir un hoodie pris au hasard, un vieux jean qui avait l'honneur de ne pas trop être défoncé et l'ultime héritage : les timberlands, pour dévaler les jardins jusqu'aux écuries.
Beckett Campbell était de retour : impatient de partir loin d'ici, à l'aventure, de la malice à revendre.

L'heure du rendez vous sonne, et il est loin d'être prêt. Beck s'est imaginé une mise en scène parfaite, mais n'y avait pas plus réfléchi que cela. Le voilà derrière une serre avec une Gronian impatiente, et il ne savait pas trop comment faire.
Des pas se rapprochent, et il ose quelques pas pour jeter un coup d'oeil  par delà le bord de la serre : Sandro arrive, et un sourire lui échappe.

- T'as ce que je t'ai demandé ?


Cela sonne comme un trafic de drogue, ce qui l'amuse. Sandro ne dealait pas de la drogue -pas encore- mais quelque chose de tout aussi fort à ses yeux : l'impression d'être chez lui, d'être à la maison. Cela n'avait jamais été un lieu précis mais plus le goût des choses simples. Une balade à vélo, construire une cabane dans la forêt interdite, un caramel moldu, l'odeur du chèvre-feuille... Ou bien l'Islande. Mais cela coûtait plus cher que ses petites madeleines de Proust.

Il a l'air fin, à moitié derrière la serre, comme s'il se cachait, sans accueillir son compagnon d'aventure comme il se doit.

- Je compte te faire rencontrer quelqu'un ce soir.

Le wigglebrow ponctue sa phrase, glissant un regard en coin à son compagnon d'aventure. Que le malentendu commence.

- Tu vas tomber amoureux d'elle sur le coup !

Oh, il était loin de la vérité. Peut-être sur le long terme, mais les premières impressions n'allaient pas être bonnes... Beck jete un coup d'oeil à Findus, puis revient à Sandro.

- J'y croyais pas puis je suis tombé sous son charme. Enfin... Je suis tombé plusieurs fois, c'est sûr. Bref, ramène toi, mais pas trop vite, ok ?

Beckett, le garçon le plus désarçonné en l'espace de dix minutes.
Il hésite, puis lâche finalement les rennes de l'animal, sortant de sa cachette et déposant son sac au sol. Il le fouille, puis lance une pomme à l'italien sans crier gare.

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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Sam 6 Avr - 0:13

Des fois – souvent ? - Sandro se demande ce qu’il fout là. Dans cette école, à apprendre des trucs plus chelous les uns que les autres, depuis tant d’années. C’est comme s’il avait plongé dans l’univers du Seigneur des Anneaux et qu’on lui avait balancé « Bon maintenant, tout ça c’est réel, et tu vas tout apprendre par cœur. Des liens de parenté de l’arrière-grand-oncle par alliance de tel personnage à l’organisation politique de la civilisation des elfes depuis trois millénaires sans oublier la géologie de la Terre du Milieu et les injustices épistémiques des Ents. » N’y a-t-il pas plus aberrant comme truc ? Il a eu du temps pour assimiler, maintenant. Pourtant, c’est le genre de questionnement qui lui revient à l’esprit, de manière cyclique, une fois tous les six mois. Qu’est-ce qu’il fout là ? Quand est-ce qu’il va se réveiller ?

Sauf qu’il ne se réveille jamais complètement, et il se retrouve à devoir apprendre toujours plus. Des sortilèges aux cours d’Histoire, des potions à l’économie magique. Parce que Sandro est paradoxal, et même s’il est paumé, même s’il a du mal à admettre que tout cela est bien vrai… il aime se faire du mal. Un putain de maso en puissance. Parce que quitte à subir tout ça. Quitte à devoir l’accepter. Autant ne pas faire les choses à moitié, hein. Il s’est mis en tête de bosser pour le Ministère de la Magie, résultat des courses, il a choisi – de son propre chef… (jusqu’à preuve du contraire ?) - de s’infliger une double licence. Et c’est quand il se retrouve à se triturer les méninges face à une dissert’ de Droit constitutionnel magique qu’il a envie de pendre. C’est pas un intellectuel, il laisse ça à d’autres, mais il a besoin de comprendre les choses, et il a une tendance à vouloir bien faire. Même s’il n’y arrive pas souvent. Aussi, il se fout la pression et quand il faut bosser, il bosse.

C’est dans des cas pareils qu’il est content que les PINEAPPLE existent, ça donne un semblant de normalité dans ce monde de dingue. D’ailleurs, il reçoit un message qui lui fait lever la tête de son parchemin. C’est Beck. Rien que voir le prénom lui fait secouer la tête, intrigué. Il s’était fait la réflexion la veille qu’il n’avait pas croisé l’autre Serpentard depuis pas mal de temps… ce qui est bizarre sachant qu’ils partagent plusieurs cours en commun et dorment dans le même dortoir. Comme quoi, quand on parle du loup… Beck est toujours premier sur les conneries et, sans trop savoir pourquoi, Sandro se retrouve souvent à le suivre. Peut-être parce qu’ils sont tous les deux nés-moldus et que Beck a été l’un des premiers élèves avec lequel il a sympathisé. Plus d’une fois, en tout cas, l’islandais lui a permis de se sentir un peu plus fort pour affronter la folie de ce monde sorcier. Il ne lui dira probablement pas, mais il l’en remercie.

Et là, clairement, le message a beau être cryptique, il tombe à pic. Pile se qu’il fallait pour que Sandro bâcle au mieux son devoir et se trouve une raison pour se changer les idées. Alors il répond.

À l’heure dite, vêtu d’un jean, d’un sweat bleu foncé à poche ventrale et de son éternelle casquette noire (le premier qui lui sort « il fait nuit t’en as pas besoin, lol » se prend une tarte), il se pointe aux serres. Il a beau dire, quand on lui donne le choix d’abandonner un parchemin merdique pour aller faire il-ne-sait-quoi sur la simple demande d’un gars en qui il a relativement (le fou…) confiance, sa décision est vite prise. Beck le remarque rapidement, tout sourire.

- Yop.

Oui, il n’a pas oublié et rapidement Sandro sort de sa poche un paquet de clopes, marque Marlboro, qu’il ouvre et tend à l’autre Serpentard. Dedans, il reste six cigarettes et sur le côté il a glissé quatre Carambar goût Nougat.

- Ouais, choisis ton poison.

Lui-même s’est déjà fumé une clope en venant, il glisse son paquet dans sa poche une fois que Beck a fait son choix. Rapidement, il porte son attention sur son vis-à-vis qui est toujours aussi mystérieux. Jamais bon signe.

- Qu’est-ce tu prépares toi… ?

L’italien a bien des raisons d’être méfiant, et quand il voit Beck et sa tronche ravie, y’a forcément de quoi. Déjà, la formulation est pas bien claire et Sandro comprend bien qu’il se passe quelque chose de l’autre côté des serres. Et quand l’autre élève se recule et que… que…

- MA CHE CAZZO FAI, BECK ?! (*)

Ok alors faut savoir que le Clemenza, c’est pas un fana des bêtes, mais encore moins des bêtes magiques… des bêtes chelous. Quand Beck dévoile le… la…, le brun a un hoquet surpris et se retrouve connement une pomme dans les mains.

- OH PUTAIN !

Il a les yeux grands ouverts et voit l’animal s’approcher de lui, sans doute plus intéressé par la pomme que par la crainte qu’il inspire à l’élève. Sandro essaie de ne pas se ridiculiser et respire un grand coup en observant plus précisément ce qu’il a devant lui. Il lui faut un peu de temps pour comprendre que… que ça pourrait être pire. D’une certaine façon. C’est un cheval, un cheval ailé. C’est un Gronian ? Qu’est-ce que tu fous avec ça ?

La créature le renifle et l’italien ne bouge toujours pas, n’opposant aucune résistance quand l’animal se met à croquer la pomme.

- ... Qu’est-ce que t’entends par « ramène toi » ?

Il est déjà suffisamment proche, là. Non ?

_________________

(*) Ma che cazzo fai, Beck ?! → C'est quoi ce bordel, Beck ?!


Dernière édition par Sandro Clemenza le Sam 6 Avr - 19:20, édité 2 fois
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Sam 6 Avr - 12:04




Encore mieux que les chevaux de Skyrim

 

Yes, les bons stocks. Beck se sert la moitié de chaque, rangeant les cigarettes dans sa poche sans attendre. Fumer tout de suite lui plairait bien, mais il parait que les animaux appréciaient pas...

Sandro hurle, et Beck éclate de rire. Il se tait bien vite, sans pourtant arriver à effacer son sourire, mais bien lui donner un air déconcerté. Macchiato chai ? Il l'avait pris pour un Starbucks ? Aucune idée de ce qu'il avait bien pu lui dire ! Peut-être des insultes, comme lui, quand il a recourt à l'Islandais.

- Fais gaffe à tes mains, elle pourrait les manger !

Une boutade, qu'il aurait aimé taire en réalisant que ce n'était pas la surprise qui l'avait poussé à crier ainsi.
L'idée que Sandro puisse avoir peur des bêtes magiques, le souvenir même, lui revient qu'une fois que la bête s'approche de lui. Ah, c'est vrai. Oups. Beckett s'approche lui aussi, histoire de pouvoir intervenir si le courage manquait à son compagnon.

- Eh... Tu vas rire, hm...


Son regard se détourne, ses sourcils se haussent légèrement. Il réalisait bien que cette histoire n'arrangeait en rien sa réputation, et ne faisait qu'enfoncer l'image d'enfant impulsif qu'il est, en plus de grand amateur d'alcool et autres substances.

- J'avais un peu bu et je me suis dis que j'avais besoin d'un cheval.


Ses yeux reviennent vers lui alors que le cheval ailé mange la pomme. L'islandais pose doucement sa main sur l'animal et caresse son encolure. Mine de rien, un peu de responsabilités ne lui avait pas fait de mal ;il s'était concentré sur autre chose, et ses rodéos lui avaient mis les claques dont il avait besoin. Peut-être que ses décisions les plus impulsives étaient les meilleures...
Sa malice est bien loin de décroître plus le temps passe : même avec Findus sous les yeux, Sandro ne semblait pas comprendre la suite "logique" des choses. Le Gronian avait tout l'attirail pour une ballade nocturne, et l'air goguenard du baroudeur en chef de Poudlard annonçait une suite des plus audacieuses.

- Tu sais, j'ai cru que tu partirais en courant après t'avoir entendu hurlé ! Mais tu te débrouilles bien !

Est-ce qu'il esquivait la réponse à sa question ? Doucement, oui. Elle viendrait tôt ou tard, mais comme toute chose sauvage, il fallait d'abord les mettre en confiance et ne pas les brusquer. Même si le brusquer serait hilarant.
Sortir les gens de leur zone de confort l'amusait bien, peut-être que cela lui avait également manqué.

- Tu pourrais même la caresser tant qu'elle est occupée. Tu dois, même.


Beckett avait essayé pendant quelques secondes de prendre un air sérieux, mais le naturel revient bien trop vite, il s'amuse trop que pour afficher une pokerface trop longtemps.
Pour l'encourager, il vient poser sa main sur le chanfrein de Findus, lui montrer que c'est sans danger.

- Oh, et elle s'appelle Findus. Les sorciers trouvent ça super élégants.

Il le laisse dans sa dure épreuve, retirant sa main. Pause Carambar, lui laissant le temps de voir que ce n'était qu'un cheval avec des ailes repliées sur le dos comme un jetpack.
En parlant de dos, Beck tape doucement sa main dans celle de Sandro.

- Bref, on va faire un tour avec.

Ce n'était surement pas assez clair... Il plonge son regard dans le sien, lui adressant un large sourire amusé.

- Tu vas monter un Gronian ce soir !


Beckett grimpe sur la jument et la fait un peu se dégourdir les pattes, le temps d'un tour, avant de revenir vers Sandro et tendre la main.

- Ramène toi !


Il pouvait rouspéter autant qu'il voulait, Beckett ne comptait pas le laisser tranquille et tâcher de le convaincre de le suivre.

- On reste au sol s'il faut !


Tous les moyens sont bons.

@Sandro Clemenza
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Sam 6 Avr - 20:58

En vérité, Sandro aurait parfaitement pu deviner que l’invitation de Beck, c’était encore une de ses idées douteuses qui les font se retrouver avec des bleus un peu partout, des points retirés et des heures de colle. Il le sait. Pourtant, il dit jamais non. Rarement non. Certainement qu’au fond de lui, il a besoin de ça, de s’aérer, se changer les idées et se retrouver dans des plans foireux qui le font toujours rire, au final, quand il y repense. Mais sur le coup… il est jamais serein. Encore moins dans une situation comme celle-ci !

Honnêtement, il s’est suffisamment ridiculisé en cours de Soin aux créatures magiques dans ses premières années, pour que son manque de confiance – pour ne pas dire « sa peur » - des animaux loufoques qui peuplent ce monde soit connu ! Plus d’une fois il s’est retrouvé complètement tétanisé face à une créature incongrue, à ne pas savoir quoi faire, sous les rires de ses camarades de classe. Il l’a toujours vécu avec embarras. Il sait cependant qu’il ne peut rien y faire. Lui, enfant, il vivait avec des chats, des chiens, des rongeurs. L’un de ses grands-pères avait une volière dans son jardin et dans le parc voisin il y avait de nombreux hérons et autres animaux « normaux » qu’il se contentait d’observer de loin sans chercher à les déranger. Voilà tout. Maintenant il a son rat, Ezio, et ça lui suffit.

… Ça n’a pas l’air d’être le cas du Campbell. Tandis que l’animal croque la pomme, Sandro laisse faire, crispant ses doigts au maximum pour ne prendre aucun risque de morsure. La réflexion de l’autre Serpentard lui fait froncer les sourcils et il tourne un visage contrit en sa direction, attendant la fin de sa phrase.

- … Normal. Quand t’as bu, tu cherches un cheval. Une évidence.

L’italien soupire un bon coup et secoue la tête de gauche à droite. T’es pas croyable, toi. Tu sais en plus que l’alcool ça te réussit jamais ! Déjà que sobre, Beck fait des conneries pour trois, alors bourré… Du coin de l’œil, Sandro fixe son ami qui s’approche de la créature et la caresse, l’air de rien. Le brun essaie de reprendre une respiration un peu plus calme. Il sait que de tous les animaux magiques, un Gronian n’est certainement pas le pire. Et comme pour s’assurer que Beck soit au courant, il souffle. C’est un cheval, mais il a des ailes.

Au cas où il n’ait pas vu, hein. La proximité de Beck et la manière dont l’animal réagit aux caresses de ce dernier rassure un peu plus le Clemenza.

- … Tu sais que… j’suis pas à l’aise avec ces trucs. Ces animaux. L’animal est clairement gourmand et Sandro le laisse finir la pomme, qu’il engloutit dans sa grande gueule. Désormais, il a les mains vides et glisse l’une d’entre elles dans sa nuque, pour essayer de reprendre contenance. ... Pourquoi un cheval avec des ailes ?

Oui, pourquoi ? Les chevaux « normaux » sont des animaux suffisamment majestueux. Pourquoi décider d’en créer qui… qui volent ? Hein ? Pourquoi ? Beck n’a certainement pas la réponse mais s’avère clairement à l’aise et l’invite à l’imiter tout en lui présentant la Gronian (car c’est une femelle). Je dois ? D’un geste rapide, l’italien glisse sa main sur le flanc de l’animal. Le contact est doux et il sent la respiration de la créature sous ses doigts. Il voit bien que la Gronian n’a rien d’agressive, il sait que sa peur est irrationnelle, qu’il devrait parvenir à se calmer. Par rapport à sa première réaction en la voyant, on peut dire qu’il s’en sort mieux, mais faut pas trop pousser.

- « Findus », t’es sérieux ?

Beck s’écarte et Sandro continue de scruter l’animal, comme s’il craignait qu’en se retournant, il se passe quelque chose. OK, il sait qu’un animal comme celui-ci est herbivore mais… mais on sait jamais. Dans cette école, il a déjà eu maintes fois l’occasion de voir un truc d’apparence anodine et innocente se révéler être un cauchemar en puissance. Il sait que l’aspect ne signifie pas tout. D’autant plus depuis qu’il est sorcier. Comme s’il ménageait ses effets, Beck en vient à lâcher une bombe. La bombe. « Faire un tour avec ». « Monter un Gronian ».

- Non. Non non non.

Sauf que Beck, c’est pas un mec qui accepte ce genre de réponse quand il est motivé et à fond dans son idée. Le voilà déjà qui grimpe sur l’animal, sans la moindre difficulté, et tend la main à l’italien. Celui-ci déglutit, il est pas préparé. Ça sort de nulle part. Bordel déjà qu’il est flippé sur un balai magique – un balai, merde, c’est fait pour faire le ménage, pas pour VOLER – c’est pas pour se retrouver perché sur le dos d’un animal avec qui il ne veut absolument rien avoir à faire.

Et pourtant… il la saisit cette main.
Il la saisit et il sait même pas pourquoi.

Un réflexe ? Une « confiance » qui ne s’explique pas ? Ce sentiment mêlé d’excitation et de crainte absolue ? Le goût de l’inconnu ? L’inconscience ? Il sait pas. Ah ça non, il sait pas. Sous l’impulsion du Campbell, face à cette énergie communicative et son assurance, il dit « non » mais il accepte quand même. En moins de deux, le voici donc derrière l’autre Serpentard. Il se moque clairement de son manque absolu de virilité et le voici qui se rapproche de Beck autant qu’il le peut, ses mains autour de sa taille, à serrer en partie son hoodie. Il prend une grande inspiration, laisse son front reposer sur le dos de son pote, les yeux fermés et murmure :

- Pourquoi j’fais ça ? Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi on fait ça ?

L’animal est toujours au sol et avance à peine.

-  Oulà, mollo ! On y va petit à petit. … J’suis trop jeune pour mourir.

OK. Il a peut-être une grande tendance à la dramatisation.
Il est flippé. Faut l’pardonner, merde.

- Tu m’as même pas dit comment t’as trouvé un animal pareil, du coup. Suffit pas d’avoir besoin d’un cheval – et c’est pas un cheval, tu le sais comme moi – pour en obtenir un.

Il a toujours les yeux fermés et la tête courbée, à essayer de calmer sa respiration.
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Sam 6 Avr - 22:57




Encore mieux que les chevaux de Skyrim

 

Beckett esquisse un sourire; il ne peut pas nier le fait que l'alcool n'arrangeait pas ses décisions. Il avait même tendance à le faire courir nu vers un lac, peu importe la saison. Peut-être que c'était héréditaire, après tout. Mais jamais il n'allait boire seul : l'islandais s'assurait d'avoir quelqu'un pour le garder à l'oeil. Ou pour finir ivre avec, naturellement.

- Pourquoi pas ?

C'était sorti sans même qu'il prenne le temps d'y réfléchir. Ce moment vient après, dans une légère moue, suivi d'un haussement d'épaule.

- C'est moins cool qu'un dragon, c'est vrai... Mais je pouvais pas en avoir !


Beckett, dragon rider.
C'était plutôt cool, trop cool pour lui. Peut-être qu'un jour il aura le swag suffisant pour prétendre à ce titre, en attendant, il n'était qu'Hercule sur son pégase.

Un cheval sans aile l'intéressait moins, à vrai dire. Beckett avait beau être au milieu de deux mondes séparés, il voyait énormément de possibilités dans l'un d'entre eux, peut-être même l'entièreté de ses rêves d'enfants. Petit, il voulait voir les trolls d'Islande, ceux des contes et légendes de sa mère.
Et là, il était sur le dos d'un gronian comme si c'était normal. Sa meilleure amie est un loup garou et il avait découvert les passages secrets de son école. Et cela ne ramènerait jamais sa mère, et ne tirerait pas son père de ses mauvaises habitudes.

- Quoi ? C'est mieux que Lasagne ou Tequila ! Puis ça sonne comme Nimbus !


Puis le moment qu'il attendait : le refus.
Son sourire s'élargit et il attend, main tendue. Lui même ne savait pas d'où lui vient la conviction qu'il viendrait. Les autres lui sont si lointains, et pourtant le serpentard arrivait à les atteindre, comme par accident. Sa propre folie est peut-être contagieuse. Une invitation à se découvrir, un prétexte pour se lancer dans une aventure que l'on aurait seulement envisagée sans jamais oser le faire.
Beckett lui sourit et le tire vers la selle, l'aidant à grimper derrière lui. Il n'avait même pas besoin de lui demander de bien s'installer, son hoodie est devenu la ceinture de sécurité de Sandro.
Et il le laisse respirer. Les remarques, ce sera après ! L'italien serait encore capable de descendre s'il le provoquait trop...

- Wow, tant de questions !

Peut-être qu'écouter quelque chose le calmerait...

- Hm tu fais ça parce que le droit, magique ou non, ça craint plus que monter un gronian. Ca craint même plus que tout... Et je fais ça parce que...

Il se tait, prenant son temps pour réfléchir. Parce qu'il le pouvait ? Tester, braver les limites de l’absurde de ce monde magique et moldu ? Parce que de toute façon, aucun de ses agissements n'importaient vraiment ? Parce qu'il s'ennuie comme un rat mort et toute action impromptue ne faisait que remettre au lendemain son propre dépérissement, l'éloignait de ses propres pensées.

Sandro panique, et il éclate de rire.

- Ok ! on y va mollo.

Jusqu'à ce qu'il s'ennuie.
Findus avance au pas, Beck lui laissant pas mal le choix de la destination. Rien au sol ne l'intéressait.

- Pfff c'est un cheval modé, rien de plus !


Finalement, il entend la respiration de Sandro. L'idée de partir sans prévenir dans les airs attendra.
Cela lui rappelait sa propre peur des loups. Peut-être devait-il lui aussi l'affronter, en profondeur... Confronter un loup garou sous forme humaine ne comptait pas vraiment. Malgré les griffes, les crocs, la force surhumaine et ce plaquage violent au mur, il n'avait rien vu de féral.

- Bah tu vas aux écuries et tu négocies pour en avoir un... C'était assez facile : "oh je veux me repentir de toutes les fois où j'ai enfreint le règlement, j'ai juste besoin de me trouver un hobby et de prendre soin de quelque chose !"


Au final, il s'était fait avoir lui même par son mensonge : prendre soin de quelque chose l'avait calmé. Son esprit est plus clair, bien que tout autant confus.

- Tu ne m'as jamais parlé de ton film préféré ! C'est quoi ??

Hors sujet, comme il le fait si bien. Pourtant, cette fois, ce n'est pas un accident : il sait qu'en pleine panique, une seule chose restait dans sa tête. Pareil quand il est en colère. Il fallait lui faire oublier qu'il est sur un cheval ailé, dans un monde loin d'être celui qui les a vu naître.

- Oh... Vous avez seulement des cinémas là d'où tu viens ?

Bien sûr que oui. Mais quitte à lui changer les idées, autant partir sur une stratégie 100% gagnante : la provocation.
Une rupture de pattern, comme ils disent.

Beck reprend les rennes discrètement, décidant finalement de la direction à prendre : les écuries. Pas pour y ranger Findus, loin de là ! Désolé Sandro mais il avait d'autres plans pour ce soir. Comme partir full Space Moutain.

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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Dim 7 Avr - 19:40

Il ne sait pas pourquoi il a accepté cette main tendue, mais maintenant qu’il se trouve derrière Beckett, perché sur ce Gronian, Sandro en vient facilement à se demander s’il est réellement en pleine possession de ses moyens et de sa lucidité. De base, un cheval, c’est pas le genre d’animal qui lui inspire le plus confiance. Il a fait du poney, enfant… rien de plus. Et depuis qu’il est à Poudlard, il a toujours esquivé les parties d’Hippoball. Il préfère regarder, de loin. Là, il sait parfaitement que ce n’est pas un simple cheval. C’est un Gronian. Un cheval ailé qui s’appelle Findus. Findus. Il n’y a bien que le Campbell pour choisir un nom pareil.

L’angoisse monte en lui et le fait parler un peu trop. Il ne contient rien de son stress et c’est sans doute parce qu’il est auprès de Beck, qu’il connaît depuis longtemps, qu’il n’essaie même pas de se dissimuler. Il faut dire qu’il n’y a bien que l’islandais pour l’embarquer dans un plan pareil ! L’autre Serpentard sait bien que Sandro n’est pas en confiance et ne dit rien de leur position, ni de la manière presque désespérée qu’a l’italien de serrer son hoodie.

- Tout est mieux que le Droit… parvient-il à murmurer dans un souffle. Il est bien d’accord avec ça, mais de là à se retrouver sur le dos d’un Gronian, c’est une autre histoire.

Si le rire de Beck n’est pas forcément rassurant, ce dernier ne force pas l’allure du cheval, et intérieurement Sandro l’en remercie. Un cheval, c’est un simple cheval. Voilà. Il faut qu’il parvienne à s’en convaincre et écoute l’autre Serpentard lui raconter le plus simplement du monde comment un inconscient a accepté de lui confier un tel animal.

- Parce que tu crois que tu vas réussir à prendre soin de… ça ?

Ok, c’est un peu trop direct. Il pourra mettre ça sur le compte du stress, il n’empêche qu’il y a une part de vrai. Beckett Campbell n’est sans doute pas l’élève le plus responsable de l’établissement. Loin de là. Alors croire que sur simple demande il en viendrait à se « repentir » ? Rien que ce mot n’entre pas dans son vocabulaire ! N’importe qui qui le côtoie pendant un mois finit par le comprendre. Cela mis à part, et si Sandro pouvait mettre de côté son angoisse, il doit admettre que Beck a l’air clairement euphorique et bienveillant à l’encontre de sa trouvaille, de cette « Findus », qui n’a pas l’air de protester face au poids de deux élèves sur son dos.

L’animal se met à avancer un peu plus vite et Sandro se crispe et se redresse un peu.

- Tranquille, tranquille…

Il souffle et ouvre légèrement les yeux, restant un instant rivé sur la nuque de son ami. Il faut qu’il essaie de se dire que grâce à Beck, il va gagner en confiance sur une telle créature. Après tout, seul, il n’aurait jamais tenté une telle expérience. Il a toujours tout fait pour ne jamais se retrouver dans une situation pareille. Il fait de son mieux sur un balai alors qu’il n’aime pas spécialement les hauteurs, c’est déjà suffisamment. Au moins, sur un balai, il a la sensation de maîtriser, absolument tout maîtriser. Ce n’est pas complètement vrai, mais il a longuement travaillé pour s’en sortir correctement. Plus d’une fois le professeur Blane lui a donné des conseils qu’il a essayé de mettre en application. Heureusement, il n’a jamais eu l’ambition de devenir joueur de Quidditch pro, ou d’autres trucs du genre, mais il aimerait se familiariser plus avec la sensation de vol autrement qu’en sur-réfléchissant et craignant le moindre virage ou souffle d’air un peu trop fort. Enfin… en l’instant présent, c’est surtout en Beck qu’il doit accorder sa confiance.

Sans réaliser la manœuvre de l’islandais, l’italien va pour répondre au tac-au-tac quand Beck renchérit. A l’entendre, Sandro fronce les sourcils et secoue la tête :

- J’te merde. J’vis à Conwy et des cinés y’en a plein. Pourquoi il répond à la provoc ? Il sait pas. Il le fait. Mon film préféré… Inception ! Ou Le Bon, la Brute et le Truand.

Des films complètement moldus. Il a toujours aimé le cinéma ou les séries TV et il s’applique toujours à compléter sa culture cinématographique, des films anciens aux plus récents, quand il le peut. Heureusement, sa tante est cinéphile et elle est ravie de le conseiller. C’est grâce à elle qu’il a découvert la Trilogie du dollar, des films de western de Sergio Leone un réalisateur italien décédé il y a un siècle. Il n’a aucune idée de si Beck connaît les références et ajoute : C’est un western italien. J’adore les vieux westerns…ma tante est fan de cinéma, elle m’a fait découvrir pas mal de trucs. Du cinéma moldu, quoi. Inception j’aime bien l’idée derrière, et la manière dont s’est raconté. Et toi ?

En vérité c’est des choses dont ils n’ont jamais réellement discuté, et en parlant Sandro ne réalise même pas que le rythme s’accélère encore un peu plus. Il reste toutefois sur ses gardes et essaie de garder son équilibre. Il remarque qu’ils se rapprochent des écuries.

- … Tu fais quoi, là ? On s’arrête ?


Dernière édition par Sandro Clemenza le Mer 10 Avr - 22:35, édité 1 fois
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Mar 9 Avr - 22:57




Encore mieux que les chevaux de Skyrim

 

Beck ignore la question, ou plutôt, il hausse juste les épaules. C'est un pari risqué, prendre soin d'un animal. L'islandais ne donnait pas l'impression de prendre soin de lui. C'est justement là que se trouve l'indice : il n'essaie même pas de prendre soin de lui, c'est à peine s'il s'agit du contraire. Mais il s'occupait plutôt bien de Hal, et jusqu'ici, Findus était loin d'être maltraitée. Si ce n'était pas lui, si c'était son entourage, il s'applique.
Beckett envisageait même depuis peu de plutôt travailler avec des bêtes magiques que dans un bureau d'auror ou autre gardien de la soit disant paix, à remplir des papiers de mots sans aucun sens et avoir une vie sans aucune joie liée au métier. Un bel avenir comme ça, il ne saurait quoi en faire.

La provocation fonctionne, lui arrachant un sourire satisfait et fier de lui. Sa petite expérience fonctionnait, il se lançait dans ses films préférés naturellement, et semblait se détendre. C'était un grand pouvoir qui n'impliquait pas de magie, et qu'il comptait maîtriser. Beckett le mentaliste.
On en est encore loin quand même.

Cinéma moldu. Beckett lève les yeux au ciel : le cinéma c'est moldu, bien sûr ! Des magiciens, faire des films ? Pff ! Nul. Comment un être magique pourrait faire un film sur le fait d'avoir des pouvoirs ou de la magie ? Ils ne comprendraient jamais, le coté fantastique leur était trop commun pour faire de l'extra ordinaire.

- Cinéma moldu, meilleur cinéma.


Il a peu vu de films italiens, mais le bon, la brute et le truand, son père l'a forcé à le voir pour sa culture. Et il a bien fait, le lançant sur un marathon de vieux films, bons et mauvais.

- Uh... J'adore le Seigneur des Anneaux.


Il l'avait cultivé, ce lien fort pour cet univers plein de magie et ce goût de l'aventure.

- On le regardait souvent à Noël.


Pas de sourire dans sa voix, ni sur son visage. C'est un vieux souvenir poussiéreux qu'il taisait en marmonnant. Ils connaissaient quelques répliques, et son père, lui subissait avec plaisir les deux nerds de la maison.

- Et les films de super héro. C'est un peu vieux mais c'est trop cool ! Les bastons sont tellement épiques...

Un vague sourire étire ses lèves alors qu'il imagine Sandro soulagé que la ballade se termine. Non, tu ne vas pas retrouver le sol de sitôt. Beck hausse les épaules, et sort sa baguette magique, murmurant un levis sur lui.
Parce que, d'accord, deux c'est peut-être lourd. Mais ils ne sont pas sur un cheval du monde moldu, mais un cheval ailé; un cheval, donc, avec des ailes. Pour avoir des ailes, il faut plus de muscles, donc plus de masse et de robustesse. Donc scientifiquement ils ne pourraient même pas voler car trop lourds.
Mais à Poudlard, l'école de la magie, on ne parle déjà plus de sciences. Haters gonna hate. Il soulage l'animal de son poids par bonne conscience cependant.

- T'es déjà allé à Disneyland ?


Beck, non. Pas sorti d'Angleterre, sauf par portail pour visiter une école française qui lui laissait une impression désagréable depuis sa dernière visite. Il avait à peine fait les attractions d'Angleterre, et ne connaissait que les POV sur youtube des attractions qu'il rêvait un jour de faire.

- Y a cette attraction, qui démarre brusquement, avec des tas de loopings en tout genre. Faut bien s'accrocher quoi.

Il fronce ses sourcils, insistant.

- Tu t'accroches bien, ok ?


Un large sourire malicieux illumine finalement son visage, et il détache son regard de lui pour prendre fermement les rennes en main et donner à Findus le signal pour décoller. Le gronian déploie ses ailes, prend de l'élan et s'élance à puissants coups d'ailes. Beckett s'accroche à la selle pour deux, veillant à ce que les mains serrant son hoodie ne disparaissent pas. Le démarrage est le plus compliqué, plus instable, le temps de gagner en hauteur. Comme le décollage d'un avion, au final.
Une fois assez au, tout se stabilise. Le rythme de vol est doux, Findus plane un peu au dessus des écuries. Beck profite un peu du vent froid, avant de vérifier l'état de son compagnon.

- Toujours vivant ?

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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Mer 10 Avr - 23:29

La discussion sur les goûts cinématographiques de l’italien remplit parfaitement son rôle car celui-ci écoute d’une oreille attentive les réponses de l’autre Serpentard et hoche la tête.

- Le Seigneur des Anneaux ? Un grand classique, ouep.

Il sait que le Campbell est plutôt discret quand il s’agit de parler de sa famille, et en ça… ils se ressemblent un peu. Sandro, de son côté, a pris le parti d’évoquer essentiellement son oncle et sa tante, parfois son frère si l’occasion se présente. Parler de ses parents est un sujet sensible qu’il préfère éviter, aussi, il s’interroge simplement sur ce à quoi pouvaient ressembler ces Noël passés à regarder de vieux films comme le Seigneur des Anneaux, pour l’islandais. Il rebondit ensuite sans mal à la remarque concernant les films de super-héros.

- Oh ouiii ! J’ai eu l’occasion de voir pas mal des Marvel de l’époque, tu sais, les Avengers et tout ça. Des fois ils en passent dans la salle de ciné, au sixième étage. J’aime bien l’idée de groupes de super-héros et leur façon bien à eux de résoudre les problèmes de la Terre. C’est dingue, à chaque fois !

Quant aux combats, dire qu’ils sont épiques… c’est un euphémisme. Sans rien connaître de la magie, les moldus sont clairement bien plus créatifs quand il s’agit de créer des univers fantastiques avec des super-pouvoirs, des menaces mondiales et des combats imposants. En y songeant, Sandro se souvient de son frère et lui en train de découvrir Captain America, à l’époque. Ils étaient encore tous les deux à Palerme. C’est dire si ça remonte. Tout à sa nostalgie, il n’entend pas Beckett qui murmure un sortilège pour alléger le poids qu’ils représentent à deux, sur le dos de l’animal. Pour tout dire, Sandro n’a sans doute pas conscience de ça, il se concentre plutôt sur la conversation, sans vraiment réaliser qu’elle n’est qu’une diversion.

Et d’un coup, comme il venait de le faire pour parler du cinéma, son ami lui parle de Disneyland. Il saute du coq à l’âne et Sandro a du mal à suivre, mais il secoue la tête – ce qui est inutile sachant que Beck lui tourne le dos. Il ne voit pas en quoi cela explique pourquoi ils se rapprochent des écuries. En posant sa question, d’ailleurs, Sandro ne sait pas bien à quoi il s'attendait comme réponse… clairement pas à ça.

- Nop.

Son oncle et sa tante ne sont pas trop « trucs commerciaux », et Disneyland, honnêtement, ça ne s’inscrit pas dans leur logique de vie. C’est... excessif. C’est un mode de vie à l’américaine et ils ont plus tendance à opter pour les festivals locaux et autres fêtes du coin qu’un truc comme Disneyland. Quand l’islandais reprend la parole, les sourcils du Clemenza se froncent d’eux-mêmes. Même s’il n’est jamais allé dans ce parc d’attractions, il sent qu’il ne va pas aimer ce qui va suivre. Rien que le mot de looping, déjà, ça le panique.

Quand Beckett lui demande de s’accrocher, Sandro le fait instinctivement. Il a bien compris que ce n’était pas réellement une question… plus un conseil.

- Euh…

Il s’accroche. Plus encore qu'il le faisait déjà. Il s’accroche parce qu’il veut pas crever comme ça, parce qu’il ne veut pas se ridiculiser non plus et que, de toute façon, il n’a pas vraiment le choix. D’un coup, Findus bondit et déploie ses ailes. Sandro, lui, se crispe une nouvelle fois, comme un fou, en serrant la taille de l’autre élève. Il ne sait pas quoi faire, il a déjà refermé les yeux et souffle : Oh Dio Dio Dio.

Sous l’effet du stress ou de la colère, c’est les mots en italien qui prennent le dessus, le plus souvent. Il est toujours en panique et il lui faut du temps pour comprendre qu’ils se sont stabilisés et que l’animal surplombe les écuries. La sensation est douce et jusque-là ils sont parfaitement stables. Sauf que lorsqu’on manque de confiance en faisant quelque chose… c’est irrationnel.

- Putain j’te hais. J’te déteste. Je…

Il insulte et souffle en même temps. Il sait que s’il regardait ça d’un point de vue extérieur, il ne pourrait que constater que jusque-là, tout va bien. Ils sont parfaitement saufs, simplement haut dans le ciel, un vent frais qui les enveloppe. Rien de plus. Sauf que dans son inconscient, Sandro ne peut s’ôter de l’esprit que voler sur le dos d’un cheval ailé ce n’est pas « normal ». Oui, il connaît le monde sorcier depuis neuf ans maintenant, ça ne l’empêche de remettre en doute un truc aussi basique. C’est comme ça.

- … T’es sûr qu’il va pas… qu’elle va pas… cabrer, ou je sais pas quoi ? Nous balancer dans le vide ? Ses paroles sont entrecoupées de vaines tentatives pour reprendre une respiration plus calme. Un… un cheval volant, je comprends même pas pourquoi ça va pas vivre sa vie à l’autre bout du monde. Pourquoi ça se laisse capturer ? Apprivoiser ? Ou si ça s’trouve… elle va se barrer avec nous sur son dos.

Absurde.

- Bordel. Des fois j’ai envie de te tuer.

Il dit ça et en même temps il prend une grande inspiration et secoue la tête.

- J’parie que ça t’fait marrer, hein ?
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Dim 14 Avr - 0:19




Encore mieux que les chevaux de Skyrim

 
Les marvels, exactement. N'avaient-ils pas tous grandi avec ces films de super héro ? Bien qu'arrivés en plein milieu de la saga, ils avaient marqué ses jeunes années.
Les défenseurs du genre humain, avec leurs défauts, leurs défaites. Même les sorciers étaient des super héros !

Ses joues sont douloureuses tellement il rigole. Il ne serait pas plus fier à la place de Sandro, face à un loup, terrorisé, mais ce n'était pas sa situation : il est le bourreau de l'italien, et n'a aucun regret. Jusqu'à preuve du contraire, il ne l'a jamais forcé à venir. Sandro brave ses peurs, et malgré ses menaces de mort, ne lui en veut pas. C'était compliqué de rire avec les hanches compressées par un grand stressé, mais ce n'était pas assez puissant pour l'en empêcher. Le temps, par contre, le calme, et il s'efforce d'effacer un sourire qui ne fait que provoquer ses muscles endolori par le fou rire passé.
Le voilà qu'il parle, essaie de communiquer sa peur. Beckett résiste sans peine, serein. Froler le danger lui rappelait qu'il est, lui aussi, vivant. Il l'écoute sans grande réaction. Il pourrait expliquer que cabrer dans l'air c'est plutot compliqué, que ce serait plus un arrêt violent, et que l'animal perdrait également l'élan qui le maintient dans les airs. A la rigueur, un piqué.
Puis son regard s'illumine, il se redresse légèrement;

- J'attends que ça !!


Partir.
Se libérer de toute pression, disparaître on ne sait où et vivre comme il l'entend, vivre encore deux trois années sûrement. Se donner à l'inconnu et laisser tout le reste derrière, tout plaquer du jour au lendemain, c'est ce qui restait sur la bucket list de Beckett Campbell. Suivre la plus impulsive de ses pulsions et, sans doute, ne jamais revenir. Pourquoi pas à dos de Gronian !

L'islandais jette un coup d'oeil par dessus son épaule à la nouvelle menace, retenant un sourire amusé. Puis il rit, encore. Bien sûr que cela le fait marrer !

- T'as pas idée à quel point...

Il profite ensuite de la vue, et Findus les emmène plus loin, montant un peu en altitude. Pourquoi ne pas aller tourner autour de Poudlard, passer au dessus du point , ou encore profiter des terrains de Quidditch vide ? Tant de possibilités, qu'il se limitait : Sandro serait furieux s'ils allaient jusqu'en Islande. Et ils n'étaient pas préparés pour le froid.

- Arrête d'avoir peur et profite un peu ! Tu me tueras après.

Facile à dire, c'est vrai.
Ce n'était qu'un conseil, venant du délinquant de Serpentard, le type avec les mauvaises idées et les mauvaises logiques. Un élève qui appréciait le cours de potion car elles pouvaient exploser, ou réagir de manière imprévisibles. Mais il prenait son pied, et là, rien ne gâchait sa soirée : pas de pression scolaire, pas de rumeurs qui trottent dans son esprit, ni de pensées parasites... Juste lui, Findus, l'incarnation de la nervosité et le ciel. Là, la réussite scolaire n'importe plus, ni même les problèmes familiaux.
Seulement, un pincement au coeur finit par arriver. Il pourrait vraiment aller n'importe où. Il ne l'avait pas encore fait. Quelque chose devait le retenir ici, finalement.

- Tu irais où ?


C'était soufflé, comme son enthousiasme. Beck est devenu sérieux, le regard au loin, à moitié dans sa propre imagination. Dommage que le ciel soit couvert, il se serait perdu dans la contemplation des étoiles, et n'aurait pas fait gaffe à la trajectoire de Findus. Peut-être se seraient-ils perdu, et ils auraient pu vivre des aventures incroyables. Sandro et Beckett, les nouveaux Robinsons. Ou plutot, Sandro qui achève Beckett pour avoir causé une énième connerie, perdue dans une forêt avec un cheval qui lui fait peur.

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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Lun 15 Avr - 18:24

Il sent bien qu’il en fait des tartines, que son stress est exagéré et que s’il prenait le temps de respirer un peu plus, il réaliserait combien, là, ça va. Parce que oui, ça va. Ils sont sans doute un peu trop haut à son goût, sur un animal dont il ne sait pas grand-chose et en qui il n’a pas spécialement confiance mais… ça va. Jusque-là la créature a l’air de plutôt bien les tolérer – le sortilège lancé par son compère sans qu’il le réalise doit aider en ce sens – et ne fait rien qui brusque le vol. Au contraire, même, c’est tout en souplesse et en douceur. Sans doute que la confiance qui émane de Beck et le plaisir visible qu’il a de voler à dos de Gronian doit se transmettre à l’animal. Jusqu’à présent, la créature semble parfaitement répondre à l’islandais.

Pire que l’angoisse, il y a la peur de ce qui « pourrait se passer mais ne s’est pas produit encore mais faut jamais dire jamais parce que si ça s’trouve au bout d’un moment elle va en avoir marre la Findus ou genre il va y avoir un oiseau ou un souffle de vent trop fort et ça va la gonfler de les avoir sur le dos et elle va les envoyer bouler ou mieux vouloir les mordre et ils vont tomber comme deux grosses merdes de haut parce que putain ouais ils sont vachement haut là et pourquoi ils bougent non mais ils sont encore plus haut que tout à l’heure et ils s’avancent par dessus le parc et pourquoi ils font ça est-ce que c’est Beck qui gère ou est-ce que c’est l’animal qui n’en fait qu’à sa tête et quand ils vont vouloir s’arrêter est-ce qu’elle va vouloir et si elle veut pas ils font comment et si elle s’énerve et tout et il veut pas passer sa vie sur le dos d’un Gronian hystérique et... »… et la peur du ridicule. Il se sait ridicule. Il voit bien que l’autre Serpentard ne pense pas à tout ça. Il ne sait pas à quoi il pense, mais il ne paraît aucunement paniqué de quoi que ce soit. Mieux, la perspective de partir sur le dos d’un cheval ailé sans savoir sa destination a l’air de le réjouir, et Sandro ne sait même pas quoi en penser.

Il a ouvert les yeux, c’est déjà pas mal, et essaie de relâcher un peu la pression de ses mains sur les hanches de son pote. Sa respiration, elle, reste agitée et il se passe bien trop de choses dans sa tête pour qu’il se calme réellement. Même la remarque du Campbell ne le rassure pas complètement.

- Ouais ouais. J’essaie. Il parvient quand même à esquisser un fin sourire et ponctue. C’est une bonne idée, ça. Certainement la meilleure de la soirée. Après tout, pouvoir tuer Beckett après signifie ne pas mourir avant. S’il ne meurt pas avant, tout va bien.

Il fait de son mieux pour observer ce qui les entoure. S’il met de côté cette crainte irrationnelle qui l’habite il ne peut nier que de là où ils se trouvent la vue est belle même si le ciel est un peu couvert. Pour quelqu’un qui ne craint ni les créatures bizarres ni les hauteurs, la sensation doit être encore plus grisante, il s’en doute. Il y a un silence puis cette question « tu irais où ? ». Il prend quelques instants pour y réfléchir.

- Palerme, dans un premier temps.

Ok, ce n’est pas original, mais qu’est-ce qu’il y peut ? Il sait qu’il n’y sera pas le bienvenu, c’est certain. Il ferait quand même en sorte de profiter de la ville, de ces décors qui lui manquent encore souvent. Les vergers, les grands arbres, l’Oreto et les différents marchés de la ville, où ils allaient souvent, enfants. Avant de découvrir ses pouvoirs de sorcier, il ne réalisait pas combien il était attaché à cette terre et à ses racines. C’est quand tout cela lui a été enlevé qu’il l’a réalisé. Oui, ils y sont retournés, avec Idris, à de rares occasions, mais l’accueil était toujours très froid et en rien semblable à ce dont il se souvient, d’avant.

- Après… je sais pas. Où tu veux. Là où y’a du soleil.

Bon, Ok, les deux phrases sont sorties inconsciemment de sa bouche, et il a la nette sensation qu’elles ne collent pas forcément ensemble. Beckett est d’origine islandaise, et sans y être jamais allé lui-même, Sandro sait bien que ça ne doit pas être l’endroit le plus ensoleillé du monde.

- Des endroits sans prise de tête, avec de la bonne musique et des gens sans jugement. Ouais voilà. Ça. Si ça existe, il signe direct. A choisir… c’est pas à dos de Gronian que j’irais mais bon. Et toi, t’envisages quoi ?

C’est comme les rêves que l’on fait quand on est gosse, où l’on se dit qu’on pourra partir à la conquête du monde, inventer les machines les plus folles ou vivre les expériences les plus dingues, faire le tour du globe et se gaver de souvenir de toutes les couleurs. Une fois, il avait dit qu’il voulait être explorateur. Sans doute qu’il avait vu un de ces dessins-animés pour enfant où le héros vit des histoires folles sans avoir à rendre de compte à personne, et s’il manque de se faire attaquer, il s’en sort toujours à la fin, grâce au pouvoir de l’amitié et autres conneries du genre. Maintenant, les années ont passé et Sandro est devenu bien plus terre-à-terre, du genre à se mettre des freins pour beaucoup de choses, réalisant que tout n’est pas forcément simple. La preuve, quelque chose comme découvrir que l’on possède des pouvoirs magiques s’est transformé en un véritable cauchemar, pour lui. On s’étonne ensuite qu’il n’imagine jamais rien en grand. Les rêves de gosse, il n’y croit plus.

- Ça t’arrive des fois de vouloir tout claquer ? Te dire qu’on a rien à foutre là, entre les quatre murs de Poudlard, fringués comme des débiles dans ces uniformes ?

Il marque une pause.

- Des fois j’me demande même si tout ça, depuis neuf ans, c’est pas genre une expérience d’hallucination collective qu’on nous inflige, avec des gens qui observent tout. Comme dans certains vieux films moldus, justement.

Le stress, ça le fait parler et ça le fait s’interroger, beaucoup.


Dernière édition par Sandro Clemenza le Jeu 18 Avr - 22:39, édité 1 fois
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Lun 15 Avr - 23:21




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Palerme, c'est sûrement dans son pays natal. Beck ignorait où cela se trouvait exactement. Dans le sud, c'est sûr, là où il fait bien trop chaud.
Mais ils se ressemblaient en cet attachement pour un pays natal qu'ils n'ont plus l'occasion de voir tant que cela. Campbell rêve encore de ces plaines désolées et de ces décors de fin du monde, des plages noires et des vagues blanches qui viennent s'écraser, de la glace et de la lave qui se disputent des bouts de l'île sans relâche...
L'islandais lui jette un coup d'oeil surpris : 'ou tu veux' ?
Il ne s'attendait pas à ce genre de réponse. Là, tout de suite ? Dans le futur ? Ils étaient en train de prévoir un voyage là ? Il ne crachait pas sur un peu de tourisme, mais c'est soudain quand même...
Oh, du soleil. Bon, pas d'Islande.

- Il y a des gens partout tu sais ? S'il y a des gens, y a du jugement.

Il commençait à s'y connaître.

- Mais il y a peu de gens en Islande ! J'irai voir si les légendes sont vraies. Peut-être vivre au milieu de nulle part.


Où ses rêves d'enfants ont commencés.
A l'inverse de Sandro, il embrassait ses pouvoirs pour vivre ces fameuses épopée puériles. Il n'est plus bridé par la condition d'assisté de moldu, et peut affronter bien plus de périls sans crainte. Avec la magie, les aventures se multiplient ainsi que ses rêves candides, trop candides pour un monde structuré, surtout limité par un moule bien précis.
Vivre heureux ?
C'est tellement pas 2000+. Faut de la thune, une situation stable, un job sérieux.


- Pff ! C'est plutôt "quand est-ce que je ne pense pas à tout plaquer ?".


Beck reste silencieux pour la suite : la suite le rendais légèrement nerveux, remettait en question ses ambitions d'honnêteté et de partage de son Lui. Depuis peu, il se demandait si cela valait vraiment la peine d'autant s'ouvrir aux autres si ce n'est que pour passer pour un imbécile. Ses mains se resserrent sur les rennes, avant de soupirer. Il était peut-être le seul idiot sincère de Poudlard, et personne le sera à sa place.

- Y a pas qu'entre quatre murs.

Il hésite, puis hausse les épaules.

- Partout.


Pas assez ancré dans la culture magique et trop muldu, pas assez moldu et trop magique pour sa daronne qui a fuit à temps, trop délinquant et pas assez docile pour son daron, le digne fils ingrat de sa mère pour granny, un énième gamin perdu à la limite de l'âge adulte dont l'avenir est quasi inexistant. Personne ne l'attend à Londres, et il ignore si quelqu'un l'attend véritablement à Poudlard. Il comprend mieux la technologie que les gens, et l'envie de fuir ce vide se traduisait par une irrésistible attirance pour l'anarchie et le danger.
Sandro ne l'avait jamais marqué comme quelqu'un de bavard, mais ce soir, il vide son sac. Peut-être qu'être loin du sol promet un coin discret, intime, où révéler le fond de sa pensée. L'idée de juste écouter attentivement lui avait traversé l'esprit, mais cela n'allait sûrement pas l'encourager de se livrer dans le futur, non ? Puis, quitte à sortir se changer les idées, peut-être pouvait-il s'en débarrasser de quelques unes.

- Ce serait sadique. Pas de "maison", pas d'attaches et pas de futur. Perdu dans une foule de sept milliards d'abruti nombrilistes, super.

Il marque une pause, songeant aux fameux quatre murs de Poudlard.

- Tu sais, si on était pas coincés ici, je serais sûrement enfermé entre les quatre murs d'un burger king, dans la tenue dégueu et sale d'un burger king, à cracher dans des commandes et à me faire virer dans l'heure qui suit.

Poudlard le sauvait d'un quotidien à se tirer une balle, d'un coma éthylique de quelques jours et d'une vie morose.
Mais il ressentait ce que voulait dire Sandro. Malgré cela, il ne pouvait même pas se sentir chez lui ici. Tout lui rappelait qu'il n'était pas assez sang mêlé pour pouvoir imaginer s'intégrer pleinement du coté magique du monde.

- C'est mieux ici que là bas. En plus, c'est moins cher...


Un faible sourire étire le coin de ses lèvres.

- Y a plus d'aventures.


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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Jeu 18 Avr - 23:02

D’une certaine manière, la réponse de Beckett le surprend. Il s’attendait, bien sûr, à ce qu’il évoque son Islande natale, mais dire vouloir vivre au milieu de nulle part… Sandro doute que cela corresponde réellement au Campbell. Oui, il a le goût de l’aventure et n’a pas froid aux yeux (en ça, il aurait pu faire un bon Gryffondor, mais l’italien évitera de le dire), seulement, il est aussi un être social par excellence. Peut-être qu’il ne s’en rend pas compte mais Beckett se fond en toute simplicité dans les groupes et parle facilement aux autres. Enfin… en général. Ces derniers temps on peut pas dire qu’on l’ait beaucoup vu, chez les Serpentard.

- Toi, tu finirais par te faire chier au milieu de nulle part, j’suis sûr.

Si leurs raisons ne sont peut-être pas les mêmes, il n’empêche que la perspective de tout claquer, l’idée de vouloir faire autre chose, vivre autre chose, ils la partagent. Ils n’ont pas à se plaindre, ici, pourtant. C’est sans doute bien humain de chercher à savoir si l’herbe est plus verte ailleurs. Plus épanouissante, plus folle, plus vivace. A la réponse du Campbell, Sandro acquiesce. Il le reconnaît bien là.

- Ouais. Silence. Des fois, le fait qu’il y ait des grilles, des limites à l’établissement et se dire que j’ai vingt ans et que je suis toujours là, à subir des cours et les directives des profs, des directeurs… ça m'donne la sensation d’étouffer.

Pas dit que ce soit mieux ailleurs. Même dans le monde moldu, les jeunes de son âge sont pour la plupart à faire des études universitaires ou espérer toucher un peu d’argent dans des boulots minables… Beckett pense la même chose que lui et l’exprime.

- Bordel, t’es crade. Fais-moi penser à ne pas aller au Burger King aux prochaines vacances… Mais ouais, t’as pas tort. On est sûrement pas les plus à plaindre, hein. Ça reste dingue, tout ça. Tout ça étant ce monde sous leurs pieds, bien plus bas. Le parc, le terrain de Quidditch, Poudlard et son lac. Ils surplombent et en parlant Sandro en oublie petit à petit son stress. Mais des fois, j’sais pas, j’y pense. Partir ça a l’air tentant.

Est-ce qu’il le pensera vraiment après sa dernière année ici ? Quand il réalisera qu’il reste perdu entre deux mondes, en dehors du confort de Poudlard ?

Il cogite un peu trop, perché sur ce cheval ailé. Sans doute qu’il perd un peu pied, au sens propre comme au figuré… lui, il préfère avoir les idées autant que le corps bien ancré au sol. Il sait pourtant, depuis qu’il est à Poudlard, que tout est fait pour le déstabiliser et le perturber dans ses croyances autant que ses certitudes. Il a eu le temps, depuis, d’admettre bien des choses. Le fait de pouvoir faire quasiment tout et n’importe quoi par l’intermédiaire d’une baguette magique, comprendre que le monde est bien loin de s’arrêter à ce que l’on peut voir ou toucher, et qu’il y a des choses qu’il faut accepter sans réellement saisir comment ça fonctionne. Les métamorphomages, les pensines, le fait d’admettre que des tableaux peuvent parler, le mythe du Retourneur de temps et autant de choses plus loufoques et incroyables. Aujourd’hui, il ne peut pas rétorquer que c’est faux, que ça n’existe pas. Il n’empêche que lorsqu’il prend le temps de s’asseoir, de se poser un peu avec son saxophone, il ressent comme une frayeur. La sensation que ce monde va trop vite et est trop… incroyable pour être vrai. Alors oui. Même s’il n’arrive pas encore parfaitement à se réjouir de son statut de sorcier, même s’il questionne trop ce qui l’entoure et que la nostalgie ancrée en lui le rend amer, il a conscience que tout cela est… fou. Plus d’une fois il en est venu à se questionner. A se demander si c’est réel. Si ce n’était que le fruit d’une expérience, elle serait bien longue, hein !

Alors il secoue la tête et fixe à nouveau son regard dans la nuque de son pote. Dans cette balade improvisée dans les airs, il faut croire qu’il en vient à parler un peu plus, à dire des trucs qu’il ne dirait pas forcément, en temps normal. Aussi, il en profite un peu et tente :

- Au fait… ça va toi ?

Question de merde.

- J’veux dire… avant aujourd’hui ça fait quelques temps que j’t’ai pas croisé en dehors des cours. On t’a pas trop vu au dortoir aussi. Tout va bien ?

Silence.

- Enfin... Si tu veux en parler.

Sandro n’est pas spécialement doué pour parler des trucs persos. Il veut pas non plus donner l’impression d’être un inspecteur de police, disons juste qu’il a toujours été du genre observateur et il a bien remarqué que l’islandais était particulièrement discret, ces derniers temps.


Dernière édition par Sandro Clemenza le Sam 27 Avr - 0:15, édité 1 fois
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Ven 19 Avr - 23:54




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C'est vrai. Il aurait besoin de compagnie au fin fond du monde. Peut-être deux ou trois chiens, un dragon et Findus. Là, il ne se voyait pas accompagné par d'autres humains, à ce moment précis de son existence. Beckett veut croire qu'il se débrouille mieux tout seul, qu'il n'a pas besoin de se reposer sur qui que ce soit.
Il fait mine de ne rien entendre.

Il rit cependant à sa remarque concernant son respect de l'hygiène. Ben quoi ? Tout le monde ferait pareil !
Mais oui, partir un jour
sans retour, effac
Une envie qui se faisait de plus en plus pressante. Avant la dixième année, Beckett Campbell serait peut-être déjà porté disparu, Findus manquant également. Il serait simplement parti acheter des cigarettes, et reviendrait dans une dizaine d'année, quand l'envie de se poser se ferait ressentir, pour partir encore quelques temps plus tard.

- C'est plus que tentant. C'est un futur proche.

Cela l'intrigue, l'appel de l'inconnu. Partir sans rien prévoir, sans prévenir personne. Aller là où personne le connaît et personne n'attend rien de lui.

Si ça va ?
Il ne sait plus. La potion d'Argus avait fait fuir la peine et soulagé son coeur meurtri. Cela n'avait cependant pas fait disparaître son sel et quelques regrets, ce pincement dans sa poitrine qui le rappelait à l'ordre, lui rappelait qu'il avait été trop bon trop con.
Si tout va bien ?
La question suivante avait suivi avant même qu'il ne songe répondre à la première. Tout va bien, on le remplaçait déjà et il avait passé le cap du niveau 50 sur son MMORPG. Sa vie allait reprendre son cours, comme avant. Cela ne lui faisait plus peur depuis cette virée aux trois balais.
C'était de la triche, Sandro désapprouverait tellement.
L'islandais lui donne un léger coup de coude;

- Quoi ? Tu t'inquiètes, maintenant ?


Il lui lance un regard amusé, avant de regarder droit devant lui. Si même Sandro l'avait remarqué, c'est qu'il avait dû disparaître un long moment ! Cela lui avait semblé être une éternité, à dormir le jour et vivre la nuit dans sa salle informatique. Combien de cours avait-il seulement raté ? Allait-il réussir cette année scolaire ?
Peu probable, s'il ne se met pas à étudier dès maintenant.

- Je vais bien.


Beckett se tait, essayant de voir si lui même mentait ou non. Le silence s'installe à nouveau alors que Findus continue son chemin, passant par le terrain de Quidditch, frôlant les gradins. Il prévoyait déjà le retour vers les écuries, après s'être vidé l'esprit.
Est-ce que tout allait bien ?
L'islandais soupire et passe sa main sur son visage, puis ses cheveux.

-Hmmmm...

On l'a vu plus joyeux, plus débordant de vie, plus confiant.

- J'imagine que je vais aussi bien qu'un abruti puisse aller après avoir réalisé qu'on lui a menti pendant plus d'un mois. Pause. C'est pas ouf. Surtout quand l'abruti se pensait suffisamment en confiance pour pas le voir venir. Il inspire, puis hausse les épaules. J'pense être perdu, là...

Ce sera tout pour ce soir. Beck se redresse et reprend les rennes. Findus entame un tournant et descend rapidement, prenant de la vitesse; cela suffirait sûrement à changer de sujet ! Un peu de panique pour cacher ces faiblesses qu'il ne voulait pas assumer.
Il redresse après de longues secondes, reprenant un rythme de vol normal.

- Oups. J'ai glissé, chef.

L'idée de s'excuser lui traverse l'esprit. Il aurait pu se taire, mentir, mais ce n'est pas son genre. Se sentir misérable est désagréable, et ce merveilleux piqué allait rendre l'italien aussi pitoyable que lui !
Cette idée de s'excuser est bien vite remplacée par son inverse :

- Oh, tu crois qu'un cheval ailé peut faire un looping ?

Et Findus semble accélérer, montant légèrement. Bien sûr qu'il n'allait pas le faire ! Ce n'était qu'un coup de pression...
Après un court instant de panique infligée à son camarade, l'animal plane et le dos de l'islandais se détend.

- Meh. Une prochaine fois.
Sandro Clemenza
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Sam 27 Avr - 0:51

D’une certaine manière, peut-être qu’il ne faut pas trop penser à l’après, ni même à ce qui se passe en dehors des frontières de Poudlard. Lorsqu’ils y seront, que tout sera terminé, il n’est pas dit qu’ils ne regrettent pas. Ou du moins, que Sandro ne regrette pas, en prenant du recul. Il a toujours été un nostalgique de toute manière, à ne réaliser que trop tard les choses qui, finalement, étaient mieux avant. Il sait pourtant qu’il ne doit pas rester les yeux rivés vers le passé et que la nostalgie ne lui va pas bien au teint. Il n’empêche qu’il y trouve un certain confort, mal gré bon gré.

Enfin. Il laisse son regard glisser sur le décor en contrebas, essayant de contenir sa crainte et d’adoucir sa respiration autant que l’étreinte envers son ami. Il en profite pour poser la question qu’il a en tête depuis que Beck lui a envoyé un message, un peu plus tôt dans la journée. Après tout, l’italien apprécie l’islandais, et même sans être les meilleurs amis du monde, ça se remarque en général quand le Campbell n’est plus trop dans le coin. Il est du genre à « prendre de la place », dans le bon sens du terme, lorsqu’il est là. Aussi, il n’est pas bien difficile de constater ses absences et sans être doué pour ça, Sandro se permet de questionner, un peu.

Il n’attend pas de réponse en particulier, il tient juste à dire qu’il a bien constaté qu’on le voyait plus trop, Beckett. Ou du moins, pas comme en temps normal.

- Bah…

Il se contente d’un murmure quand son pilote de Gronian d’un soir lui renvoie sa question à la tête en se retournant mais constate bien au regard de ce dernier que ce n’est pas une vraie question. Alors il écoute, tout simplement. Il ne sait pas ce que va lui dire l’islandais, ni même s’il a envie ou besoin de lui parler. Il lui suffit d’être là, en oreille attentive ou oreille tout court, d’ailleurs. Un silence s’installe entre les réponses et Sandro ne fait rien, il attend de voir.

Et quand Beck se lance dans une réponse plus longue, peut-être plus sincère, aussi, Sandro fixe la nuque de ce dernier. Avec les ans, il a bien réalisé que le Campbell n’est pas de ceux qui montrent quand ça va pas. Ils sont nombreux comme ça, me direz-vous. Jeunes hommes souhaitant affirmer leur virilité et trouvant toujours des stratagèmes pour masquer leurs troubles ou leurs difficultés. Pour Sandro, c’est souvent en se cachant dans un coin isolé de l’établissement à faire pleurer son saxophone.

Tout en écoutant le Clemenza ne sait pas bien ce dont il est question. Il n’aime cependant pas voir son ami se rabaisser en se traitant d’abruti. Peu importe la raison, d’ailleurs. A l’attitude de Beck autant que dans ses mots un peu décousus, il comprend bien qu’il s’est passé quelque chose. Quelque chose qui l’affecte plus qu’il ne le laisse paraître. Sandro, spontanément, il ne sait pas bien quoi dire face à ça, il va pour ouvrir la bouche, chercher ses mots… quand d’un coup Findus se met à prendre un rythme rapide, un tour puis… une chute.

- Hé ! Nooooon !

Ça ne dure que quelques secondes, quelques secondes où Sandro surplombe Beck, tous deux perchés sur cet animal de malheur qui fonce droit vers le sol… jusqu’à ce que d’un coup l’autre Serpentard fasse en sorte que la créature se redresse.

- Cazzo !

Puis, voilà que le Campbell y va de sa question innocente, qui fait monter encore plus Sandro en pression.

- Non, non, j’veux pas savoir !

Voilà que l’animal accélère encore et l’italien serre les dents. Puis le rythme ralentit et Beck fait comme si de rien.

- Putain, tu fais exprès ! Ça m’fout la tête en vrac moi…

Pas que la tête, certainement, car son cœur respire encore à toute allure et un nœud d’angoisse a repris place dans son estomac. Il se passe une main dans les cheveux tout en soupirant, la deuxième main ne lâchant bien entendu pas le hoodie de Beck, son ancrage pour ne pas se casser la gueule, il en est certain.

- T’es dingue ! Et si elle s’arrêtait pas, hein ?

Bon, en soit c’est complètement idiot comme question. L’animal a un minimum l’instinct de survie et n’a aucune raison de foncer droit en direction du sol jusqu’à s’écraser la gueule la première… mais bon.

- Le looping c’est sans moi !

Sandro secoue la tête comme un débile, et il lui faut encore essayer de reprendre ses esprits. Cela prend quelques instants puis il lâche une nouvelle question :

- Sinon… c’est qui qui t’a menti ? Faut aller lui casser la gueule ?

Sans trop savoir, il hasarde que ça puisse être un mec. Il peut se tromper. Sandro n’est pas foncièrement un mec violent… mais il peut l’être. Il a intégré le club de boxe anglaise et des fois, il sait que la violence brutale a un pouvoir que les baguettes n’auront jamais. Ce n’est pas pour autant qu’il s’en sert, seulement, quand on ne lui laisse pas le choix, c’est vrai que ses poings restent sa première arme. Après, il dit ça pour la forme… clairement il n’a pas l’impression que Beck veuille en arriver là. Il n’empêche que s’il a besoin d’être soutenu, l’italien prendra son parti. Parce qu’il sait être fidèle en amitié, et il n’aime pas spécialement entendre son pote ainsi. C’est rare que l’islandais en vienne ainsi à perdre son assurance légendaire.

Après… oui, Sandro a entendu des rumeurs… sauf qu’il n’aime pas spécialement les potins, et n’a jamais été bien à l’aise avec ce genre de chose. Il sent bien, en tout cas, que ça va plus loin que simplement savoir qui a été l’abruti, dans l’affaire.

- Non parce que si quelqu’un est responsable de tes envies suicidaires sur dos de Gronian, j’préfère savoir ! Il dit ça sur le ton de la rigolade et ajoute : Plus sérieusement, j'sais pas de quoi il est question, mais faut pas que tu te laisses bouffer par ça. T'es un mec bien. Les gens qui profitent de ça... qu'ils aillent se faire voir !

Il se racle discrètement la gorge après avoir parlé. C'est pas le genre de conversation qu'il a, en temps normal. Mais là, perché sur le dos d'un cheval ailé, y'a pas grand chose de normal dans cette situation. Et puis, il ne voit que le dos de Beckett, c'est plus facile pour parler de choses sérieuses, ainsi.

(#touchepasàmonbro)


Dernière édition par Sandro Clemenza le Mer 1 Mai - 23:37, édité 1 fois
Beckett Campbell
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Sam 27 Avr - 23:11




Encore mieux que les chevaux de Skyrim


Si mourir de rire est possible, Beck est convaincu qu'il allait mourir ce soir. Les réactions de l'italien valent le coup, dépassent ses espérances. C'est loin d'être une manière de traiter son ami, mais qu'est-ce que cela l'amuse. Sa zone de confort était restée au sol, et il pouvait tranquillement voir jusqu'où tenait son compagnon, l'aider un peu à affronter la crainte du pégase. Ou l'en dégoûter. Beck prend ce risque.

Beckett reste un moment silencieux, avant de jeter à nouveau un coup d'oeil à Sandro. Ce dernier semblait n'avoir aucune idée de qui il parle... Aurait-il esquivé le Stupéshit ? Ou simplement pas remarqué tout le temps qu'il passait avec Bertram et à lui tourner autour ?

- ... Bertram. Tu sais, type intello, cheveux longs, pulls moches, même classe.


Il lui arrache un léger sourire, et il détourne le regard, checkant plutôt l'horizon. Non, Bertram n'est pas responsable de ses délires proches de la tentative de suicide. Elles remontaient à plus loin que cela, avaient commencé dans une recherche d’attention qui ne donnait aucun résultat, pour se finir dans un jeu, une recherche de la limite de son assurance mêlée à l'envie de taire ses pensées parasites omniprésentes.

- Merci...

Quelle année chargée en émotion ! Rupture, rencontres et les bros qui réaffirment leur statut en lui remontant le moral comme il se doit.

- Tu vas me faire pleurer, Sandro !

Une petite boutade pour avouer indirectement que cela le touchait. Ces mésaventures de coeur révélaient la force de certaines amitiés, lui réchauffant par la même occasion ce palpitant qui était la source de sa mélancolie. Un de perdu, une dizaine d'amis derrière lui pour éviter qu'il ne tombe. Quelle surprise pour l'Islandais, convaincu jusqu'ici de parcourir ces couloirs seuls !
Quelle brave homme, ce Sandro, à supporter ces provocations et angoisses à dos de gronian, et venir encore réconforter Beckett comme s'il ne venait pas de le menacer de mort en un piqué.

- Puis.. Il mérite pas qu'on le frappe pour ça.


C'est le jeu non ? Au bon d'un moment on se lasse, on trouve mieux ailleurs et tout devient comme avant. Tant pis si lui a toujours une guerre de retard.

- C'est juste... C'est pas la rupture qui me bouffe. Je sais pas si c'est juste être long à la détente qui me saoule ou juste à quel vitesse les passions s'épuisent. Un jour c'est comme si tu es indispensable et le lendemain, ce jour là ne semble même plus avoir existé, en plus d'être devenu un poids.


Et quelque part, il pensait à Bertram, et sans faute, des souvenirs de sa mère venaient envenimer la situation. Freud serait ravi.
Dans son imaginaire, dans celui de la fiction qui l'avait bordé, l'amour d'une mère est surpuissant, magique et plus fort que celui que n'importe quel concubin pouvait fournir. C'est idiot car nombreuses sont les mères qui sont mauvaises. C'est idiot, mais il y croyait, autant qu'en les contes qu'elle lui racontait avant de dormir et qui l'avaient mené jusqu'ici.
A force, il se demandait juste si les Campbell virils n'étaient pas maudit. Son daron aussi n'avait pas l'air d'avoir énormément de chance en amour. Peut-être que la ligne de coeur de type nulle est héréditaire... Peut-être que c'est juste eux, juste lui. Inadapté et, comme il le disait, long à la détente. Qui, en 2029, a le temps de le lui laisser ? Tout arrive aussi vite que la connexion internet, il y a même des applications pour trouver l'amour, et lui il est perdu, et envoie des memes. Il comprend tout juste que ses potes tiennent à lui.

- Puis je te l'ai dit ! J'ai rencontré la femme de ma vie, Findus. Bien sûr, notre relation est strictement platonique.


Brave bête, qui les conduit vers les...
Findus, où vas-tu ?
Les écuries étaient encore à une petite trotte, mais le cheval ailé descendait et semblait vouloir terminer la promenade là, tout de suite. Elle se pose et Beck reste attentif, rennes en mains, mais rien de spécial ne se passe. Findus reste là.

- ... Panne d'essence ?


Beckett en profite pour descendre du gronian, laissant toute la selle à Sandro, et caresse l'animal, un léger sourire aux lèvres. Il est loin de regretter la décision impulsive de prendre soin d'une telle créature !
L'islandais lève ensuite les yeux vers le ciel, en silence, puis prend doucement les rennes : il fallait rejoindre les écuries. Il n'est pas un expert, mais il était prêt à parier qu'il allait bientôt pleuvoir.

- Puis on parle assez de moi ! J'ai raté quoi, dans les extraordinaires aventures de Sandro ?
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Le cheval c'est genial | Sandro
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