Le cheval c'est genial | Sandro

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Sandro Clemenza
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Sandro Clemenza
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Jeu 2 Mai - 0:28

Honnêtement, Sandro s’étonne lui-même, ce soir. Déjà, en rejoignant Beckett, il ne savait pas à quoi s’attendre. Quand il a vu l’animal, il n’avait aucune raison de suivre la folie de l’islandais et le voilà qui se retrouve dans les airs, à la merci d’un cheval ailé dénommé Findus et des envies d’adrénaline du Campbell ! Il n’est pas rassuré, c’est clair. Enfin… il l’est plus qu’il y a plusieurs minutes, certainement, mais il n’ira pas jusqu’à dire qu’il est complètement à l’aise. L’autre Serpentard le montre bien, il suffit d’un rien pour que le gentil vol tranquille s’accélère en chute libre ! C’est ça surtout qui angoisse l’italien, même s’il sait qu’il peut avoir confiance en Beckett. C’est ça le pire, il a confiance. Bon peut-être pas à 100% car il sait que pour ce genre de chose l’autre est plus téméraire que lui, mais oui, il a confiance. Beck n’aurait aucune raison de faire quoi que ce soit qui pourraient les mettre tous les deux en danger, car après tout, ils sont bien ensemble sur le dos de l’animal.

Objectivement… ça pourrait être pire. Largement pire. Beck a l’air de savoir ce qu’il fait et dirige l’animal avec facilité. Aussi, Sandro se surprend à subir « plutôt bien » (tout est relatif, je sais) les coups de stress que lui inflige l’autre sorcier. Et surtout, l’italien parvient de mieux en mieux à s’en remettre. Bien sûr, il donne de la voix et il doit à chaque fois retrouver son souffle mais… oui, il s’y fait un peu plus. La preuve, il parvient même à tenir une vraie conversation – volontaire cette fois – avec son pilote. Il aurait pu attendre qu’ils soient à nouveau au sol, seulement, il avait envie de l’aborder, sans forcer Beck à lui répondre, bien entendu. Ils se côtoient depuis de nombreuses années maintenant, c’est normal de s’interroger un peu quand l’autre disparaît de la circulation ou se fait sacrément discret.

La raison de tout ça, il faut un peu de temps pour que Sandro la comprenne. Il n’avait pas spécialement fait le rapprochement et même s’il a entendu des choses au sujet de Beck… il n’est pas du genre à se nourrir des commérages. Il n’aime pas les « on dit », surtout sur ses potes. A l’évocation de Bertram, cependant, Sandro secoue la tête.

- Oui je vois très bien qui c’est, le Serdaigle qui a toujours de bons résultats. Il s'abstient d'ajouter « à côté de qui t’étais tout le temps assis », histoire de pas remuer le couteau dans la plaie. Je te rappelle que même si je suis en bi-licence, je suis les mêmes cours que toi en Occultisme ! Bon, après, c’est vrai qu’en cours, Sandro est du genre à se mettre au milieu, dans un coin, et à s’appliquer autant que possible pour suivre. Il a toujours la sensation qu’il doit mettre les bouchées doubles de par sa naissance pour comprendre des choses qui peuvent être évidente pour ceux qui ont grandi dans des familles sorcières. C’est faux, bien entendu, mais il veut faire de son mieux. Il ne vise pas l’excellence, il veut simplement s’en sortir sans trop de problème, et surtout maîtriser les choses. Autant dire qu’en choisissant un double-cursus, il ne se facilite pas la vie.

Comme il pouvait s’y attendre, soutenir sans détour son pote n’est pas forcément le genre de choses qu’ils se diraient en face à face. Il n’empêche qu’il le pense et, c’est bien connu, il n’est pas du genre à faire trop de détour quand il veut faire passer un message. Alors il en profite. Même sans être au courant de tout, il préfère voir Beck comme un roc de dynamisme et de bonne humeur. S’il peut l’aider d’une quelconque manière, il n’hésitera pas. (tant que ça ne consiste pas à faire des loopings sur dos de Gronian ou d’aller faire des câlins à d’autres créatures magiques improbables, cela va de soi) Sandro n’est pas non plus surpris quand Beckett lui fait comprendre que la violence n’a pas sa place dans cette histoire. L’italien hausse les épaules et garde les yeux rivés devant lui, à écouter le Campbell.

Là, en quelques mots, ce dernier parvient à le crisper. Il n’y est pour rien, bien sûr, mais c’est comme ça. Sandro, il a été éduqué dans une famille catholique italienne. Depuis qu’il vit chez sa tante, celle-ci pratique un peu – avec plus de souplesse – et son oncle a plus de réserve… il n’empêche que la question de l’homosexualité… ce n’est même pas une question chez les Clemenza (qu’ils soient à Palerme ou à Conwy), c’est tabou. Il sait, pourtant, que des couples du même sexe, il y en a beaucoup. Dans l’établissement et même ailleurs. Personne ne s’en offusque. Lui, il ne s’en offusque pas, seulement… il ne comprend pas. Cela ne lui paraît pas normal et y songer le perturbe, d’une certaine façon. Il sent une certaine gêne en lui à l’idée que son ami ait pu sortir avec un autre homme. Lui qui ne tenait pas spécialement compte des rumeurs, celle-ci, pourtant, il l’avait entendu au détour d’un couloir. Oui, il savait que Beckett était proche de Betram, mais de là à les imaginer en couple… il ne l’aurait jamais cru. En évoquant une « rupture », l’islandais lui prouve qu’il avait tort, et que pour une fois il aurait peut-être pu donner plus de crédits aux potins de l’établissement.

Il se racle bêtement la gorge comme pour faire mine de rien.

- Oh. Oh… euh, ouais, je vois le genre. Oui, s’il met de côté le type de relation, au final une rupture reste une rupture. Lui-même à eu quelques histoires – peu nombreuses – et il sait ce que c’est que se retrouver face à un sentiment de « lassitude » et que l’autre personne prenne la décision pour deux, en affirmant qu’elle ne ressent plus rien. Difficile, alors, de savoir comment réagir. Pourquoi forcer la chose si l’autre estime que c’est terminé ? Que ça doit finir ?

- C’était peut-être pas le… la bonne personne.

Phrase bateau de circonstance. Mais que dire de plus ? A la place de Beckett, bien sûr qu’il se sentirait démuni. On l’est tous quand on se retrouve face au pied du mur au sein d’une relation amoureuse qui se termine.

On peut compter sur le Campbell pour alléger l’humeur sans trop de difficulté et Sandro se remet à sourire à l’entendre parler de Findus.

- La pauvre Findus, si elle te supporte c’est qu’elle ne te connaît peut-être pas encore assez !

Et comme si l’animal reconsidérait de lui-même la balade aérienne, voilà que Findus se pose au sol.

- J’espère ne pas l’avoir vexée la pauvre !

Bon, il ne va pas non plus aller jusqu’à souhaiter qu’elle redécolle, hein. Comme baptême de vol sur Gronian, c’était honnête. D’une certaine façon, Sandro est même soulagé de revoir la terre ferme, d’ailleurs.  Le cheval, guidé par Beckett, se met à marcher lentement en direction des écuries.

- Marcher, c’est bien aussi. N’est-ce pas Findus ?

Il hasarde une caresse rapide sur l’encolure de l’animal tout en regardant autour de lui. La nuit s’est installée sur l’établissement, l’atmosphère est calme. Jusqu’à ce que Beckett le questionne à son tour. Sandro lève les yeux au ciel, il a toujours été fortiche pour alimenter les conversations des autres quand nécessaire et s’y intéresser. Parler de lui, à l’inverse, est un exercice délicat.

- Baaah. Tu sais que je n’ai pas ton talent pour être un homme fascinant. Actuellement, rien de bien passionnant. Avec le double-DEMA, je bosse pas mal, et quand je sature, j’vais au club de boxe anglaise, ça défoule bien. Ah et, je suis aussi la Champions League, au foot. On est en plein dedans, là ! La Juventus s’est qualifiée pour les quarts de finale y’a deux jours !

Ah ça, parler de football et du club dans lequel joue son frère aîné, il sait faire. Il a essayé de convertir certains sorciers au football mais ils partagent rarement son enthousiasme. Beckett… il l’a déjà emmerdé avec ça, vu qu’il est aussi né-moldu, même si en Islande, bon, on peut pas dire que le championnat de foot national soit bien intéressant.

Ils s’approchent tranquillement mais sûrement des écuries et il souffle – comme s’il n’assume pas complètement - :

- C’était… « moins pire » que j’craignais, au final, la balade. Merci de m’avoir gardé en vie.
Beckett Campbell
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Mar 7 Mai - 19:14




Encore mieux que les chevaux de Skyrim

 
Pas la bonne personne, voilà une remarque qui lui arrache un rictus. Encore heureux !  Ce serait déprimant s'il était la bonne personne, la seule pour lui, et qu'il a décidé de voir ailleurs. Triste, vraiment. Mais ce n'est la fin du monde non plus. C'était sympa, trop court, et maintenant il avait du temps pour Findus. Maintenant qu'il avait exploré tout ce qui était parcourable à pied, il pouvait prendre un peu de hauteur. Possiblement élargir ses horizons.

Puis Sandro le fait éclater de rire. C'est dur, mais vrai, l'animal ne connaissait pas encore ses objectifs et les longs trajets qu'il avait en tête !

L'italien ose alors poser sa main sur le pégase, et Beck tourne lentement la tête vers lui, le jugeant du coin de l'oeil, sans réussir à retenir un sourire.

- J'ai vu ça. Fais gaffe, Clemenza, je t'ai à l'oeil... Cette lady est déjà prise.

Et voilà qu'il le traite d'homme fascinant. Beckett perd son sourire par surprise. Lui ? Fascinant ? Fallait pas raconter n'importe quoi non plus... Certes, il avait des choses à raconter, des méfaits, des mésaventures, mais sinon il est loin de s'estimer fascinant.
Puis du scolaire, et enfin du foot.

- Ah oui ? Juventus, ça ferait un bon nom pour un poney volant.

En plus, ça rime avec Findus.

- Tu sais quoi ? Procure toi un poney, appelle le Juventus et ce serait la meilleure copine de Findus. Le duo de choc.

Ah, oui, la balade fut calme et agréable malgré ses interventions. Beckett n'en est pas peu fier, de ces remerciements. Sandro, le grognon qui a peur des bêtes, avoue avoir passé un bon moment !
C'est sûr qu'on est loin des nombreuses parties de rodéos où l'islandais essayait de se faire entendre par l'animal. Il avait chuté pas mal de fois et essuyé énormément de rateaux, mais maintenant... Une fois sur deux, ça va. Ils avaient eu de la chance.

- J'ai vraiment tout fait sauf essayer de te garder en vie tu sais...


Rassurant, un ami en or.
Findus remue un peu, accélère légèrement le pas. Beck lui même doit allonger la foulée s'il ne voulait pas se faire dépasser. Il pourrait lâcher les rennes et laisser Sandro se débrouiller mais...
Quelle idée de génie, pourquoi n'y a-t-il pas pensé plus tot ?!

- Oh nooooooooon.


il affiche la moue la moins convaincante au moins d'un homme qui perd le controle de son cheval, ralentissant et laissant volontairement les rênes glisser de sa main.

- Adieu Sandro !

Et il se met à rire, et à se sentir désolé aussi. C'est si tentant qu'il ne peut pas y résister. Tourmenter l'italien était si reposant, et Findus continue sa route :  c'est un gronian avec un but, elle sait où elle va et elle veut y aller maintenant. Heureusement pour lui, elle ne semblait pas vouloir déplier ses ailes.
Et L'islandais suit, un peu en retrait, continuant ses adieux à coup de "Tu vas nous manquer bro", "je peux hériter de tes affaires ? Cool, merci !" entrecoupés de rires. Mais cela ne l'amuse plus quand il sent des gouttes lui tomber dessus. Findus avait déjà parcouru la moitié du chemin vers l'écurie et lui traînait derrière. Il est temps de sprinter un peu !

@Sandro Clemenza
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Ven 10 Mai - 20:25

D’une certaine façon Sandro est fier de lui d’arriver ainsi à supporter cette sortie. Certes, ce n’est pas parfait et il manque pleinement d’assurance mais bon… il a fait au mieux et s’en sort pas plus mal. Spontanément, il ne serait jamais allé se percher sur le dos d’un Gronian, c’est clair. Finalement, « ça va ». On va pas dire qu’il est complètement confiant, non. Néanmoins, la présence du Campbell – quand ce dernier ne cherche pas à lui donner des cheveux blancs avant l’âge ! - parvient à le temporiser dans sa crainte de l’animal. L’islandais n’a visiblement pas peur. Sandro devrait prendre exemple sur lui. Plus facile à dire qu’à faire (est-ce que Beck connaît la peur, lui ? La question se pose), mais cette balade improvisée est déjà un premier pas. Alors oui, il se permet une grattouille sur l’encolure de Findus qui semble l’accepter sans problème. A la remarque de l’autre Serpentard Sandro lève les yeux au ciel et souffle :

- Jaloux.

Même s’il fait genre, il n’en reste pas moins ravi de voir se dessiner plus loin devant lui les écuries et le retour à la terre ferme. Bon, il est toujours sur l’animal et préfère la voir s’arrêter avant de tenter une descente incertaine. Il a déjà vu des chevaux – bien terrestres – s’emballer pour moi que ça lorsque quelqu’un qui n’est pas pleinement en confiance tente de faire le malin sur leur dos. Il profite donc du trajet restant, l’animal étant guidé par le Campbell, pour répondre aux questions de son ami. Sandro n’est pas du genre à beaucoup parler de lui et préfère esquiver… parler de foot est bien plus simple. Bon, ce n’est pas en Beckett qu’il trouve l’interlocuteur le plus passionné mais au moins ce dernier a le mérite de l’écouter.

- Oh, j’irais pas faire de fausse promesse à Findus moi ! Tu m’imagines avec un cheval ailé ? T’es pas fou. Le nom sonne classe mais j’vais pas trop m’avancer hein… Il a déjà Cosmo son rat et Ezio son hibou, qu’est-ce qu’il irait faire d’un Gronian, sérieusement ? Il ne veut pas vexer Findus mais il préfère les animaux modèle réduit, c’est déjà plus son genre.

- Ou j’te laisserais t’en occuper hein, Beck, t’as l’air d’avoir un feeling naturel pour ça.

Bien plus que lui en tout cas, ce qui n’est pas bien compliqué. En ça, Sandro est plutôt honnête avec lui-même. Quand il ne se sent pas les épaules pour gérer quelque chose, il préfère l’admettre et le dire plutôt que se lancer à l’aveugle dans un projet. Se lancer dans l’inconnu… c’est à petite dose. Et surtout sous l’impulsion d’un pote, comme à l’instant. Même quand le pote en question est Beckett Campbell, et qu’il a clairement envie de faire de sa vie un calvaire.

- Tsss. Je note. Et comme pour bien prouver qu’il reste un sale type dans l’âme, voilà que Beck en profite pour lâcher les rennes de Findus. Quand il le remarque, Sandro tourne la tête en direction de son compère, les yeux ronds. Arrête, fais pas ça. Fais pas ça !

Sauf qu’on parle de Beckett, hein. Et Findus a bien compris qu’elle était plus libre d’aller au train qu’elle décide et la voilà qui se met à trotter légèrement, en accélérant toujours.

- Findus, Findus calme, caaaalme.

Les rennes volent en tout sens sous le rythme de l’animal et le Clemenza essaie autant qu’il le peut de les récupérer sans y arriver, car elles ne cessent de bouger. Il fait en sorte de se maintenir à la selle et tend le bras désespéramment pour atteindre la lanière de cuir, tout en entendant derrière Beck qui se fout de sa gueule.

- Va. Te. Faire. Voir. Beckett ! Qu’il lance, la voix entrecoupée par les à-coups du trot de l’animal.

Ce mec est une enflure, pourquoi en a-t-il douté ?! Voilà en plus qu’il se met à pleuvoir et Sandro secoue la tête de gauche à droite, ok, heureusement Findus a décidé de sa direction sans trop de problème. Elle n’a visiblement pas envie de s’envoler et c’est tant mieux. Mais merde, dire qu’il pensait qu’il en avait fini avec les coups de pression ! Et bien sûr, la pluie a l’air de surprendre Findus car elle a un sursaut et Sandro perd l’équilibre, il se sent glisser sur le côté droit.

- Oh bordel.

Il se rattrape maladroitement, le corps tout de travers et fait en sorte de s’accrocher autant qu’il le peut, une main sur la selle, l’autre à tenir les crins de Findus.

- Finduuuus, arrête-toi !

Ah ça, pour être arrivés ils sont arrivés. Le Gronian fonce tout droit dans les écuries, faisant résonner ses sabots avec force, jusqu’à se stopper net devant l’un des box. Le sien, certainement. Sans trop le réaliser, Sandro a les mains toujours serrées, la tête qui tourne et le cœur qui bat vite. Il ne s’était pas préparé pour ça, il pensait la balade terminée, simplement ! Findus se moque éperdument de ce qui se passe sur son dos et renifle autour d’elle. D’une main hésitante l’italien récupère les rennes et les tient à bout de doigt, tout en faisant en sorte de descendre lourdement sur le côté. Quand ses pieds touchent le sol, ses jambes se dérobent presque sous l’effet du stress. Il prend une grande inspiration et entend des pas qui arrivent.

- Beck, si tu veux vivre, tu ferais mieux de dégager.

Il n’a pas sa baguette avec lui – c’est pas le genre de truc auquel il pense systématiquement – et se met en position de combat, comme ce qu’ils apprennent au club de boxe.

- J’vais t’foutre ta raclée, l’islandais !
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Dim 19 Mai - 15:03




Encore mieux que les chevaux de Skyrim


Fais pas ça, Beckett.
Beckett, no !
Mais dans sa tête, c'est Beckett yes ! L'animal accélère le pas et son sourire s'agrandit. Sandro panique quand lui prend son temps, admire le désastre. Le spectacle est divin, il n'en rate pas une miette. Bientôt le fou rire le prend, alors que Clemenza l'insulte au rythme du trot.
La pluie s'abat sur lui comme pour le punir de la façon dont il avait joué avec les nerfs de son ami. Mais cela ne l'empêche pas de continuer sa route, et de rire bêtement, amusé par ces intempéries. Amusé par l'italien qui glisse de sa selle. C'était quoi, cette position précaire ?! Et il tenait en plus ! Incroyable...
L'homme contre la nature. L'homme qui tente de survivre face à une créature pacifique mais déterminée. Merveilleux.
Il avait la partie facile, vraiment. Sandro ne forçait pas Findus à aller quelque part, ni à s'envoler, il ne craignait rien. Lui, qui avait tenté de s'imposer à l'animal, avait mangé énormément de fois le sol et avait eu la chance même de faire quelques rodéos... Un sacré caractère, ce cheval volant. Mais au final, si les deux étaient sur la même longueur d'onde, tout se passait parfaitement bien. Et finalement, l'islandais s'était attaché au gronian.
Si seulement il pouvait la présenter à son père !

Beck court derrière, bientôt trempé, et les rejoint dans les écuries. Il s'étend, reprenant son souffle et dégage son front de ses cheveux humide en glissant sa main dans ses cheveux. Yes. Le Printemps et les pluies. Moins agréable que l'été et les orages, mais toujours revigorant. Beck dans son élément.
Beck qui devrait dégager, d'après son colocataire.
Il reste silencieux un court instant, surpris, puis l'observe se remettre sur ses pieds et finit par afficher un large sourire satisfait. D'abord, jouer avec les nerfs du pauvre Sandro, maintenant se battre contre lui ?! La soirée ne faisait que s'améliorer ! Bien sûr qu'il prenait ces menaces à la rigolade, il ne prévoyait même pas de se battre sérieusement, mais plus à la manière de jeunes loups entre eux, sans mordre jusqu'au sang.
Il se met à son tour en position, sans cesser de sourire.

- Ah ouais ?? Ramènes toi, l'Italien, j'vais te montrer comment on se bat dans le nord !


Bien qu'il n'ait jamais réellement combattu plus au nord que Londres...
Mais sa demoiselle se manifeste, impatiente. Beck hésite, puis se détend et trottine jusqu'au box.

- Attends, ça pourrait la stresser.


Et il la fait entrer, et se perd. Il faudrait prendre soin d'elle, retirer l'équipement, lui donner de l'eau, mais la baston...

- Helvitis...


Beck retire le licol et retire les pommes de son sac pour l'occuper. Et maintenant ? Il allait revenir en place, laisser l'italien reprendre ses menaces ?
Oh non...
Beck ferme la porte du box, et se jette sur lui sans sommation. Le plaquage, un classique chez le jeune Campbell. Il ne donne de coups, pas encore : c'est Sandro qui désire une vengeance, qu'il lui montre véritablement ce qu'il a dans le ventre, à part des pizzas et du limoncello !  S'il lui reste quelque chose, après ce coup !

@Sandro Clemenza
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Lun 20 Mai - 17:15

Quand on a des amis pareils, plus besoin d’ennemis, hein ? C’est le genre de pensée qui traverse l’esprit du Clemenza présentement, même s’il sait que c’est de bonne guerre. C’est ce qui fait qu’il s’entend avec ses colocataires de dortoir, que ce soit Owain ou Beckett. Des bons bourrins avec qui on ne sait jamais à quoi s’attendre. Cette soirée n’en est qu’un exemple parmi tant d’autres ! Sandro sait qu’il a été ridicule, perché n’importe comment sur Findus, à gueuler sans trop de raison si ce n’est une panique absurde… C’est pas comme s’il n’avait pas prévenu ! Et sans doute même que c’est à cause de ça. Il le connaît le Campbell, dès qu’il le peut il dira jamais non pour emmerder autrui. Surtout quelqu’un comme Sandro.

Parce que Sandro, il n’a pas l’amitié vache. Pour les gens qu’il apprécie réellement, il n’ira pas leur tourner le dos pour un rien et s’en aller vexé. Ça lui arrive, certes, mais il en faudra plus que ça. Dans l’immédiat, il n’a qu’une seule envie : se venger. Ouais. Et bien comme il faut. Alors il fait la seule chose qui lui vient par la tête quand il est enfin les deux jambes au sol – avec plus ou moins d’équilibre – il défie Beckett, les mains en position de boxe. Parce que merde hein, il va pas se laisser malmener sans rien dire ! C’est pas son style !

- J’vais t’effacer ce sourire ravi, Campbell !

Ah ça, ouais. Il va voir.

- Ah, ouais, ok, pas con.

Bon, pas de suite parce qu’il a pas tort. Findus n’a pas grand-chose à voir dans tout ça, parce qu’elle n’a fait qu’obéir à son propriétaire (on dit ça comme ça ?). Sandro se redresse et observe du coin de l’œil l’autre Serpentard qui prend bien le temps de déharnacher l’animal et s’assurer qu’elle aura tout ce qu’il faut pour se remettre de sa balade. Comme quoi, même si on dirait pas de prime abord, l’islandais sait bel et bien s’y faire avec les bêtes, et pas simplement quand il s’agit de les embarquer dans un plan foireux. Intérieurement, l’italien s’en veut un peu d’en avoir douté. Il y a une grande différence entre l’image de trublion fonceur qu’il affiche le plus souvent et ce qu’il sait être en vérité, dans un contexte plus calme.

Enfin, c’est pas ça qui va adoucir Sandro. Non non non. Il a droit à sa baston. Il l’a mérité. Il va lui refaire la tête au carré, tout ça. Il s’est positionné dans l’encadrement de la porte du box, de manière à bien voir ce que fait son pote sans pour autant lui traîner dans les pattes. Il a apprécié plus qu’il n’osera le dire la ballade sur le dos de Findus, mais c’est pas pour ça qu’il ira jusqu’à s’enfermer dans un box avec elle. Il n’en est pas à ce stade d’intimité (et de confiance).

Un peu penaud, Sandro observe Beckett qui referme maintenant le box, en des gestes tranquilles. Ok, et c’est quand que ça comm…

Maintenant. C’est maintenant. Ce fourbe d’islandais a profité de l’instant de flottement pour se ruer sur Sandro et le voilà au sol, dans la poussière, la terre et les restants de foin des écuries.

- Stronzo ! (*)

Oh le….  Tu veux la jouer comme ça ? Ok. A l’aide de ses jambes, voilà que le Clemenza fait une clé de jambes à son adversaire, le forçant à rester au sol, lui aussi. Il ajoute un coup de poing dans les côtes sur le flanc droit, pour faire passer l’message. Il va pas se laisser faire. Ça non.

_________________

(*) Stronzo ! → Salaud !


Dernière édition par Sandro Clemenza le Dim 2 Juin - 23:35, édité 1 fois
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Ven 31 Mai - 0:30




Encore mieux que les chevaux de Skyrim


Il allait avoir besoin de bien plus que des coups de poings pour effacer le sourire ravi des lèvres de l'islandais. Même une rupture n'avait pas réussi à le lui voler plus de dix jours. Il revient, toujours plus fort, pour narguer Sandro.

Lui même ignorait, bien qu'il venait de s'occuper de Findus, qu'il était capable de prendre des responsabilités et de prendre soin de quelque chose. Il partageait la vision des autres de lui même, celle d'un élève turbulent, d'un délinquant sans futur et un gamin malgré les années qui défilent.
Peut-être qu'il lui manquait ces petites occasions pour prouver le contraire, à lui et aux autres.
En attendant, le naturel revient au galop. Il plaque Sandro au sol.

Une insulte, et l'italien réplique, le surprenant avec une clé. Beck réalise qu'il n'a aucune défense et se mange un coup  au flan, étouffant une plainte. C'est qu'il avait pas des bras en mousse, dis donc. Mais cela n'efface pas son sourire, et l'islandais tente un coup de poing dans le ventre pour essayer de se libérer des jambes de Clemenza, forçant même pour s'extirper de son emprise et se reculer, avant de se relever. Le jeune homme est hypé à l'idée d'échanger des coups avec son camarade. Les bastons entre amis lui plaisait, la violence lui semblait n'être plus qu'une nouvelle forme de communication, sans détour ni mensonge. On ne pouvait pas donner un coup sans aucune conviction, à l'inverse d'un sourire.
Et là, c'est relâcher la pression. Extérioriser tous les coups qu'il retenait, et pour Sandro, frapper le bully qui lui sert d'ami et qui a failli le tuer d'une crise cardiaque à trois reprise ce soir.

- J'ai rien senti !

Mensonge éhonté, accompagné d'un sourire pour le provoquer.
Il le savait, que les coups qu'il allait recevoir allaient pour la plupart laisser une marque. Sandro est une crevette de combat efficace, il ne prendrait même pas la peine de se battre avec s'il n'y avait pas d'enjeu.
Peut-être sa crevette de combat préférée : facile à effrayer, n'ayant pas peur de lui parler de manière tranchante... Et tellement facile à amener dans des situations comme celles de ce soir. Où sont les limites de Sandro Clemenza ? Beckett allait sûrement trouver la réponse un jour.

- Tu devais pas m'empêcher de sourire ? J'attends toujours  !

Cela lui avait manqué. La provocation, s'exprimer sans retenue avec cet interlocuteur en particulier et distribuer quelques coups pour la beauté de la baston. Le club de boxe est pratique pour cela, mais rien ne vaut un petit duel sans prétention ni cadre, entre deux abrutis robustes et sauvages.
Certains se défient en ayant les meilleurs notes, d'autres se blessent dans des écuries.
Beck ne tient pas en place, et dès qu'il se relève, feint un coup juste pour lui mettre la pression, avant de rire légèrement. Insupportable, cet enfant.

@Sandro Clemenza
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Lun 3 Juin - 0:16

A l’extérieur, dans le parc de Poudlard, tout est calme. La nuit s’est définitivement installée sur l’établissement et personne ne pourrait se douter de ce qui se passe dans les écuries. Parce qu’après tout… qu’est-ce qui s’y passe, en fait ? Un regard extérieur et indiscret pourrait croire à une rixe entre deux élèves. Des Serpentard qui se prennent la tête, peut-être pour des histoires de cœur ou d’ego ? (la grand majorité des bagarres et autres duels au sein de l’école doivent entrer dans l’un ou l’autre de ces catégories)

Sauf que ce n’est pas le cas. Ici, il s’agit de deux potes. Deux bons potes, même, camarades de chambres depuis neuf ans. Autant dire qu’entre ces deux-là, il y a parfois des choses qui se passent d’explication. Comme en cet instant. Décider de se battre entre les box des gronians et autres animaux, simplement par envie et, du moins du côté de Sandro, par vengeance, ça n’a rien de spécialement étonnant quand on les connaît. Pour l’italien, en venir aux poings, voilà qui est nettement plus instinctif que sortir sa baguette et faire de jolis sortilèges à base d’éclats de lumière et de mots compliqués. Non, à choisir, il préfère se servir de ses poings et ses jambes. Au moins c’est plus franc, plus direct et nettement moins prise de tête.

Par chance, Beckett est sur la même longueur d’ondes et démarre les hostilités. Une clé de jambes bien placée et l’italien reprend l’avantage, assénant un coup dans les côtes de son adversaire. Le combat au sol, il sait se démerder, même si ça n’a pas grand-chose à voir avec le club de boxe anglaise. Non. Au sol, c’est d’la débrouille ! C’est nettement plus fourbe encore. Beckett répond donc par un coup de poing bien costaud dans le ventre et, même s’il se contracte sous le choc, Sandro ne peut pas complètement empêcher son corps de réagir et le Campbell en profite pour se dégager et se relever.

- Tsss.

Sandro se redresse à son tour, aussi rapidement que son adversaire. Il dit rien face à la première remarque qui lui est faite et se remet en position de garde, les poings protégeant son visage, un sourire narquois sur les lèvres. Certains diront que ce genre de chose est puéril et violent. Lui, il adore. Des fois c’est bien d’être puéril. Des fois c’est bien d’être violent. La violence a du bon quand elle permet de libérer les tensions, quand elle permet de se défouler sainement. Parce que oui, il n’est pas là question de réellement en vouloir à Beck ou d’attenter à son intégrité physique, non.

C’est un peu comme un combat entre deux coqs qui s’amusent et friment un peu. Pour preuve, Beck reprend la parole pour le taquiner d’autant plus.

- J’te laisse faire, pour bien te l’imprimer ensuite sur la tronche quand tu seras KO.

Bon, il n’ira pas jusque-là mais c’est façon de parler. C’est aussi ça la saveur de ce genre de combat, se déstabiliser, s’envoyer des piques tout autant que des coups. D’autant que Beck a le rire facile et Sandro en a les yeux qui pétillent. Il adore ce genre de moment, il lâche pleinement prise et ça fait du bien.

Son corps se recule pour esquiver le geste de l’autre Serpentard et Sandro casse le rythme. Il enchaîne rapidement un jab au niveau du visage, sans le toucher mais à même de le déstabiliser, puis un crocheté sur l’épaule gauche.

- Rigole pas trop vite, Beck. Tu sais que si j’veux j’t’envoie au tapis.

Bon, c’est un peu prétentieux mais il est vrai que Sandro a des gestes secs et précis. Au club de boxe, il est toujours très attentif à ses mouvements.
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Ven 21 Juin - 21:47




Encore mieux que les chevaux de Skyrim


S'il avait eu un frère, un grand frère, il aurait sans doute imaginé leur relation comme ça. Zéro neurone, du muscle et beaucoup de rires. De la provocation et des défis à la con qui les aurait poussé à courir jusqu'au bout d'une rue en pente, juste pour voir qui arrive le premier, et le dernier est un loser qui fait la vaisselle. Une excuse pour juste courir comme un dératé dans une rue pour le plaisir de le faire, possiblement avec quelqu'un dans le même délire.
Mais Beckett a été élevé comme un enfant unique. Malgré des demis frères dont l'existence reste à prouver, mais est on ne peut plus possible, il a couru le long de ces rues tout seul. A se demander si parfois, à se défouler ainsi avec Sandro, il n'est pas dans Fight Club, et, spoiler, Sandro qu'un type entièrement imaginé.

Il se sentait bien plus léger ce soir, quand il pouvait partager des bleus avec quelqu'un. Ses tracas étaient à dix milles lieues d'ici. Break up ? Qui ? Il s'en souvient pas trop là.
Il n'y avait que la fraîche douleur des poings de l'italien et des chevaux ailés qui n'avaient demandé, assistant au duel sans rien comprendre.

- Dans tes rêves, Clemenza !

Personne n'imprime rien du tout sur son doux visage de trouble fête.

Comme d'habitude, il se laisse avoir par le jab. Son inscription au club de boxe n'est que récente, pire encore, quand il frappe dans un vrai contexte de combat, personne perd son temps à être stratégique. Surtout pas Beckett Campbell. Quand il aperçoit à nouveau Sandro, c'est avant qu'il ne se mange ce fameux coup à l'épaule.
Oh le fourbe !

Mais on ne fait pas plus fourbe que Campbell.
Campbell se moque des règles et de la boxe, en dehors d'un ring, c'est à sa sauce. Souvent, se servir de la stratégie de son adversaire, et y ajouter une surprise. Il imite Sandro, avec un jab, et vient écraser son pied sur le sien pour le fixer là et enchaîner avec un coup dans les côtes.
S'il se recule après ?
Absolument pas ! Ce n'est pas sérieux, juste deux bros en train de jouer aux vrais hommes : il est là pour également se prendre des coups !
Il ne fait qu'enlever son pied sans prendre de la distance. Mais l'islandais prend sa défense plus à coeur, et son regard se fait plus vif. Son sourire restait toujours gravé sur son visage, provoquant son opposant.

- Des promesses, des promesses... Alors ?! J'attends !


Ah, de l'adrénaline ! Lui n'en avait pas eu sa dose ce soir, n'ayant pas peur de voler à dos de Gronian capricieux ou même de chuter !

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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Jeu 27 Juin - 23:14

La riposte par un jab croisé, Sandro fait une feinte pour essayer de l’esquiver et y parvient presque, mais le coup lui est bien porté. Il roule les yeux au ciel et sait qu’il manque de vitesse. Faut dire que ça n’a rien d’un vrai combat de boxe, plus un moyen pour les deux grands gamins qu’ils sont de se défouler. Pour autant, se battre, même pour déconner, avec quelqu’un comme Beckett, c’est toujours intéressant. Comme pour tout, l’islandais est parfaitement imprévisible et se défend avec des tactiques assez peu conventionnelles. Pas que ça dérange Sandro, mais faut admettre que l’écrasement de pied, il l’a pas anticipé. Il fait la grimace et laisse Beck enchaîner avec un coup dans les côtes.

Un classique mais qui fonctionne toujours, et si l’italien fait mine de rien, c’est bien une douleur bien ciblée qu’il ressent. C’est le jeu et… ça lui va. Depuis qu’il est gosse il a cet attrait pour la bagarre, la baston, la rissa. Gosse, c’était véritablement un rissoso (*) et quand ce n’était pas avec son frère, c’était avec ses camarades de classe dont nombre lui rendaient bien. Quand il est arrivé à Poudlard, ça a été dans un premier temps une manière de se défendre, lui qui était complètement paumé dans ce monde de magie. Il n’était plus question de poings mais de baguettes. Ce n’était plus des bagarres mais des duels. Ca l’a un peu refroidi… sauf des fois, quand son sang-chaud bouillonne. C’est pour ça qu’il a rejoint le club de boxe ensuite, une bonne occasion de porter des coups sans risqué à chaque fois les heures de colle ou les points en moins.

Aussi, le fait de prendre des coups, ça fait parti de l’euphorie de ce genre de moment. C’est le but. Le but indirect, mais le but tout de même. Bordel ça fait du bien, même, d’une certaine façon, de se lâcher comme ça avec un pote qui est totalement sur la même longueur d’ondes. En ça, ils se complètement parfaitement ces deux-là. D’ailleurs, Beck libère son pied mais reste planté là, narquois, ponctuant le tout de sa provocation.

- Fais gaffe à tes dents, tu sais que c’est pas le genre d’invit’ que j’vais refuser !

Ah ça. Lui aussi, il peut faire un enchaînement qui va bien. Crocheté du droit au niveau du torse, coup dans les côtes – quand on peut rendre coup sur coup, pourquoi se priver ? - il se décale légèrement sur la gauche au cas où la riposte arrive, va pour armer son crochet et…

Un grand bruit se fait entendre, à l’autre bout des écuries.

- Si y’a quelqu’un, vous feriez mieux de sortir. Vous n’avez pas à traîner ici à cette heure !

C’est la voix du concierge qui résonne. Et Sandro arrête pile son geste.

- Oh bordel, le couvre-feu.

Et si on les voit en train de se battre, se tenant les côtes l’un l’autre… Non. Mauvais plan.

- Merde. Faut qu’on dégage !

Et vite, parce qu’un bruit de clés progresse clairement en leur direction. Il se redresse, et constate que son paquet de clopes est tombé au sol, certainement quand Beck l’a fait tomber à terre. Il se baisse pour le récupérer d’un geste rapide et le glisse dans la poche de son sweat… manquerait plus que ça.

_________________

(*) rissoso → bagarreur


Dernière édition par Sandro Clemenza le Sam 20 Juil - 12:20, édité 1 fois
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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Jeu 11 Juil - 22:12




Encore mieux que les chevaux de Skyrim


Beck rigole, et le provoque dans une grimace révélant toutes ses belles dents n'attendant qu'à être frappée. Et les coups arrivent, loin de son sourire amusé et de ses rires entrecoupés de "ouch" douloureux. Il tente de parer, mollement. Le principe est là mais les coups sont les bienvenues, la résistance est moyenne, même s'il vient agripper son col, songeant à son prochain coup.

Un bruit retentit, et fait redresser l'Islandais. Findus s'excite ? Non, ce n'est qu'un adulte qui les a finalement repéré... Beck se retient d'exploser de rire, jetant un coup d'oeil à Sandro.
Si cette nuit n'est pas l'une des meilleures soirée de sa vie à Poudlard, rien ne l'est ! Faire flipper et refaire le portrait de l'italien valait tout l'or du monde, ses idées sont définitivement changées !
Beckett le lâche, et détale vers l'autre sortie des écuries, avant de faire demi tour et s'engouffrer dans le box de Findus : son sac était resté là !

- go go go !!

Le Serpentard reprend sa route, bousculant légèrement Clemenza sur sa route et laissant finalement un rire lui échapper. Ses cloppes sont sécurisées, visiblement ! Parfait ! Il pourra les lui voler demain matin...
Une fois dehors, il se tourne vers son camarade de mésaventure, sous la pluie avec un large sourire satisfait. Il n'avait plus aucun doute quant au gronian, à l'équitation; c'est un bon investissement qui lui apportait un semblant de liberté quand il en avait besoin. Il pouvait prendre soin d'un animal demandant plus de responsabilité qu'un furet flemmard en fin de vie, passer du temps sur quelque chose de nouveau et faire flipper les gens comme Sandro Clemenza avec.
La pluie tombe plus dru encore, ce qui semble n'amuser que d'avantage le jeune homme.

- Plus vite Sandro !! Faudrait pas que mes cigarettes prennent l'eau !


La silhouette du concierge se dessine aux abords des écuries, convainquant l'Islandais de reprendre sa course.
Il court comme un dératé, manquant de glisser sur la boue fraiche à plusieurs reprises, tout en faisant la course avec l'italien sans même le préciser. C'est une longue distance qui les sépare de leur lit, heureusement le chemin de l'entrée de l'école à leur dortoir n'est pas grande, et selon lui, sans danger. Ils ne laissent qu'un sillon d'eau de pluie et de pas boueux derrière eux, jusqu'à la salle commune.
C'est sur, l'Islandais allait bien dormir après tout ça.
Peut-être même rater les cours du matin.

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Re: Le cheval c'est genial | Sandro Sam 20 Juil - 12:37

Bien entendu, pour une fois qu’il pouvait refaire – gentiment – le portrait de Beck, faut qu’on les interrompe. Cette soirée est un faux plan jusqu’au bout ! Un faux plan qui le fait marrer, intérieurement… mais il ne le dira pas à voix haute, il est trop fier pour ça. Déjà l’islandais réagit au quart de tour sans s’assurer que l’autre brun le suive et commence à prendre la direction de l’autre sortie des écuries.

Sandro grommelle et s’assure que ses clopes sont désormais bien dans sa poche, que sa casquette reste sur sa tête, et... voit son compère faire demi-tour pour récupérer son sac à dos. En effet, ça aurait été le meilleur moyen de se faire prendre, ça ! Au moins, cela conforme l’idée de Sandro que Beckett est rien qu’un lâcheur ! Il détale comme un lapin et l’italien se précipite à sa suite, tout en pestant. C’est la faute du Campbell s’ils se retrouvent dans cette situation !

Alors ils courent comme deux idiots, la pluie qui s’est levée arrose copieusement leur fuite. Ils sont loin des écuries maintenant, et loin du gardien qui doit se douter que les fauteurs de trouble sont partis. Sandro lève les yeux au ciel quand Beck se retourne en souriant. Ouais… il aurait du lui péter les dents avant, il aurait moins cet air satisfait et railleur !

- Ouais ouais ! J’fais c’que j’peux, cattivo !

Sandro continue de courir et entend derrière lui la voix du concierge… Ok, l’homme a compris qu’ils étaient passés de l’autre côté, mais il ne pourra pas les rattraper de toute façon. La pluie rend la progression délicate et Sandro remarque les presque chutes du Campbell, intérieurement, il se dit qu’il aimerait bien le voir se casser la gueule en plein dans la boue, ça serait une bonne vengeance, ça… mais ça risquerait de permettre au concierge de les avoir, donc, non. D’ailleurs, si lui-même s’en sort avec un peu plus de réussit c’est clair que la pluie a nettement creusé la pelouse qui sépare les écuries du bâtiment principal.

Et une fois qu’ils se retrouvent à l’abri, ils ne freinent par leur rythme et prennent directement le chemin de la salle commune. Ce n’est qu’une fois la porte refermée derrière eux qu’ils reprennent leur souffle.

- Des fois, j’ai envie de te tuer Campbell, mais j’crois que je me f’rais chier sans toi !

… C’est une réalité, hein.

- Bon, direction la douche.

Faut dire qu’ils sont trempés, de pluie et de boue. Mais… avec un air ravi, il sort le paquet de clopes de la poche ventrale de son sweat.

- Tadaaa. Intactes. C’est l’talent, ça.

Ouais, rien que ça. Sandro aurait bien été incapable de prévoir une telle soirée, mais si y’a bien un truc que les années lui ont confirmé : c’est qu’avec Beckett Campbell, faut s’attendre à tout. C’est pour ça que l’islandais a su prendre une place forte dans son quotidien, au Clemenza. Il a une énergie communicative, des idées folles et au final… Sandro le suit. Parce que ça l’amuse. Parce qu’il l’aime bien. Parce que ça fait des moments de folie. Et ça fait du bien.
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Le cheval c'est genial | Sandro
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