Worrying means you suffer twice ft. Moera

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Worrying means you suffer twice ft. Moera Sam 4 Mai - 20:18


Nous sommes dans la seconde moitié de février. Il y a deux jours, j’étais en France, pour cette fichue chasse aux plumes au dénouement qu’on lui connait déjà. À présent ? J’essaie d’étudier, bien sûr. Ce n’est pas parce qu’un groupuscule terroriste a décidé de se révéler au grand jour en nous attaquant et en envoyant une de mes amies à l’infirmerie que mon programme scolaire s’est allégé. Pire, mon envie de réussir, et ce dans absolument toutes les activités que j’entreprends, n’a fait que s’en retrouver renforcée. Je dois assurer en médicomagie, peut-être même prendre de l’avance sur le programme si possible. Qui sait ce qui pourrait arriver si le Corbeau et ses sbires décidaient de mener une nouvelle attaque, sur Poudlard cette fois ? Il sera de mon devoir d’être aux côtés de mes amis, de mes êtres chers pour les protéger et, si la situation l’exige, leur prodiguer des soins. Que se passera-t-il si, par paresse ou par manque de sérieux, j’ai stoppé ma lecture juste avant le chapitre qui traitera de ce qu’il convient de faire dans le cas où ils auront reçu une blessure grave et spécifique ? Ça ne peut pas se passer comme ça, je m’en voudrais éternellement. Mais ce n’est pas tout. Je dois aussi continuer à progresser dans mon autre DEMA, la défense magique et l’occultisme. Nous avions eu des ratés, lors de cette tragédie. La communication au sein de l’équipe avait laissé à désirer et, dans le feu de l’action, Dorothy avait voulu s’avancer et, même si au final elle ne l’avait pas fait, s’était retrouvée blessée. Je devais réviser, étudier les divers scénarios possibles et la façon de les traiter, de gérer une situation de crise.

Si seulement ce n’était que ça. Paix à l’âme de ma participation au club de Potions. Dire que j’aimais tant ce club, mais mes priorités avaient changé. Sans compter que je devais toujours garder les pratiques d’hippoball en tête, en plus des soins de mon cheval ailé. À quoi bon faire l’acquisition d’un animal si noble si on ne compte pas en prendre soin ? Et encore, je ne parle pas de mes amis. Est-ce que Dorothy allait mieux ? Quelqu’un était-il toujours en sa compagnie ? L’incident était encore très récent et je me demandais comment elle s’en remettait. Même que des symptômes de traumatisme crânien légers pouvaient toujours faire leur apparition, il était primordial et important de garder son état à l’œil. Sauf que le temps que je passais à étudier je n’étais, logiquement, pas avec elle. Et Gus. Durant l’attentat il était resté au château, seul et isolé. Et si ça se reproduit ? S’il y a une autre attaque et que je n’étais pas avec lui, encore. Je pose ma plume un instant pour faire rouler mon épaule gauche. Je crois que je suis un peu tendu, si j’en crois la légère douleur qui vient de me déconcentrer de ma lecture. Enfin, pour ça encore faudrait-il que je le sois, concentré.

Et, évidemment, il y a Bertram. Le meilleur pour la fin, si je puis dire. J’espère qu’il va bien, qu’il n’a pas été trop ébranlé par tous ces événements. Bien sûr on garde contact par messagerie instantanée, mais une partie de moi aimerais faire plus. Sans compter que, durant tout ce merdier, les communications par magicnet avaient été interrompues, tout comme le réseau des pineapple. Si cela devait se reproduire, ce n’est clairement pas par messagerie texte que je vais réussir à le rejoindre et, comme moi, il ne pourrait sans doute pas rester là à se tourner les pouces sans agir. Et s’il était confronté une nouvelle fois à l’un de ces terroristes mais que, à ce moment-là, je n’étais pas à ses côtés ? Je lui fais confiance, je sais qu’il est intelligent, peut-être même plus que moi, en plus d’être un habile sorcier. Mais quand on a des terroristes sans foi ni loi en face, pas sûr que ça fasse une grosse différence. Si seulement il y avait un moyen de tous les protéger. D’être présent pour chacun d’entre eux. Et pour mes autres amis aussi, évidemment. Ceux auxquels je parle moins souvent comme Wendy, Sam, Moera. Je me demande si je peux inclure Fenry dans la liste.

Je lâche un grand soupir. Pas moyen, rien ne me rentre en tête. Ça entre par une oreille et ça sort par l’autre. Je ne fais que relire la même phrase depuis tout à l’heure sans la retenir. J’ai besoin d’une pause, d’aller me vider l’esprit. Je quitte donc la chambre que je partage avec mon bro et traverse la salle commune. Elle semble relativement animée, mais je passe tout droit. Je n’ai pas envie d’un bain de foule. Je traverse les tonneaux et me dirige plutôt vers la sortie. Contrairement à d’autres, il ne me dérange pas particulièrement de garder mon uniforme en fin de journée, après mes cours. Certes je me suis délesté de ma cravate en priorité, mais sinon… La cape de sorcier c’est utile pour se garder au chaud une fois dehors. Les températures ont beau se réchauffer, l’hiver n’a pas dit son dernier mot. Les mains dans les poches, je laisse mon regard de même couleur que le ciel s’attarder sur le paysage. L’air frais est vivifiant et, pour un court instant, j’en oublierais même mon nœud à l’épaule. Peut-être devrais-je en profiter pour carrément me promener, faire une marche ? Je ne sais pas, j’aurais l’impression de franchement perdre mon temps. Nouveau soupir.
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Sam 4 Mai - 23:31

La neige ne tombe plus aussi souvent…
C’est dommage, tu aimes son manteau immaculé capable de recouvrir n’importe quelle trace. Tu aimes la fraîcheur de l’hiver pour te donner un prétexte à tes gants. Ce n’est pas encore la fin février et déjà la neige n’est plus aussi généreuse. Alors tu veux pouvoir en profiter.. Tu veux construire un dernier bonhomme de neige ou dessiner un ange avec tes bras. Tu ne portes plus ton uniforme ou ta robe de sorcière, bien qu’elle soit l’un des meilleurs remparts au froid que tu puisses trouver. Non, aujourd’hui après tes cours, et une douche involontaire de thé sur ta chemise, tu as pris la décision de te changer. Tu as eu envie de faire honneur à ton cadeau de noël. Ce long manteau pelucheux et clair, celui avec une capuche assez grande pour y cacher tes cheveux, celui avec une taille serré et des hanches assez larges pour protéger une robe et son jupon. Oui, c’est un manteau à l’image de ton côté le plus poupée. Tu l’aimes énormément, avec ses manches à la bordure de fourrure et ses noeuds sur les poches. En plus d’être féminin et très doux, il tient vraiment chaud.

C’est donc dans ton beau manteau, que tu te diriges vers la neige.
Les parcs sont idéals pour ce genre de projet.Tu te dis qu’en chemin tu pourras trouver une âme charitable pour t’aider. Tu pourrais demander à Beckett, il trouverait certainement un moyen de la changer de couleur ou alors à Jade ou même Wendy. Et la liste est encore longue. On pourrait se dire que c’est un projet bien enfantin, tu serais d’accord sur le principe. Faire un bonhomme de neige, c’est pour les enfants. Mais peut-être que justement, l’école aurait besoin d’un peu de cette simplicité. Les récents événements sont dans l’esprit de chacun. Tu n’étais pas présente, tu n’as pas participer même si tu rêvais de pouvoir retourner faire un tour dans ton ancienne école. Tu as laissé cela à d’autres bien plus compétitifs que toi. A la suite de cette chasse, il y a eu ce message un peu désarmant. Beaucoup de gens s’agitent dans les couloirs depuis ce jour. Les regards se fuient, les gens semble préoccuper alors là, tu as juste envie de souffler, de tout lâcher et la neige serait vraiment la meilleure solution.

Mais il entre dans ton champ de vision, Ethan.
Tu en oublies bien vite tes pensées enfantines, désormais tu n’as qu’une idée en tête, aller à sa rencontre. Même si cette année le temps vous manque cruellement pour pouvoir prendre le temps d’échanger vos futilités comme l’année passé. Tu as su qu’il participait à cette chasse à la plume. Il était présent, et même si tu ne sais rien de tout cela, tu ressens le besoin d’aller vers lui. Prendre de ses nouvelles. Alors tu regardes autour de lui, il ne semble pas être entouré ou demander, tu t’assures dans ce regard aussi, que tu ne vas pas le déranger et tu fonces comme à ton habitude pleine de bonne volonté. Tu t’avances assez pour arriver à sa hauteur. Lui, tu sais bien, tu ne dois pas le toucher. Tu ne peux pas lui pousser l’épaule pour signifier ta présence à ses côtés, comme tu le ferais avec d’autres alors tu te contentes d’un regard, un murmure et surtout ce petit sourire plein de douceur quand tu lui souffles :

- « Bonjour Ethan… »

C’est simple mais cela te permet de montrer que tu es là, pour lui. Pour parler, tu penches un peu la tête et ton regard commence à le scruter comme pour t’assurer qu’il est entier. Tu reprends avec cette simplicité, cette douceur pleine de bonne intention : « Je me faisais du soucis pour toi alors... » Le rose te monte aux joues, tu caches tes lèvres de tes mains gantées avant de reprendre en relevant le nez vers lui : « Je suis  vraiment contente de te revoir … Tu veux bien prendre le temps de me dire comment tu vas ? »

Que tu demandes en te perdant dans ses yeux, il ne pourra pas mentir, tu le sais mais pour cette fois, tu te dis que ce n’est pas plus mal, tu as sincèrement envie d’être là pour lui. Oui, vous n’êtes pas les amis les plus proches, vous ne partagez pas le quotidien de l’autre mais il est vraiment une personne que tu apprécies sincèrement. Une personne que tu portes dans ton cœur depuis l’année passée. Une personne sur laquelle, tu as vraiment envie de veiller, après tout vous vous êtes promis de devenir vraiment amis, non ?
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Dim 5 Mai - 2:07


Que faire à présent ? Retourner étudier ? Rester dehors plus longtemps ? Soupirer jusqu’à ne plus avoir d’air dans les poumons ? J’étais bien parti en tout cas. Et sans doute aurais-je continué ainsi si un bruit n’avait pas attiré mon attention et que, quelques instants plus tard, une douce voix ne s’était pas fait entendre. Bonjour Ethan. Je reconnais le timbre de Moera et apprécie la délicatesse de son arrivée. Mes oreilles sensibles n’ont, après tout, guère besoin de grands éclats de voix pour entendre ce qui m’est dit. Il ne m’est pas particulièrement difficile de forcer un sourire pour la saluer en retour, son arrivée tombant plus ou moins à point pour me tirer de mon overthinking du jour.

« Moera. Salut. »

Je remarque évidement son regard à l’intégralité de ma personne, mais ne m’en formalise pas. Gardant plutôt les mains dans les poches, j’attends la fin de son examen alors que, de mon côté, je réalise aussi le mien. La demoiselle ne semble pas blessée. Même qu’elle parait rayonner, comme toujours, malgré qu’elle me dise s’être inquiétée pour moi. J’en suis légèrement surpris, je l’admets, mais au fond je suppose qu’en y pensant un peu ça fait du sens. Après ce qui venait de se passer, il y avait de quoi se faire du mauvais sang. Dressant ses mains devant son visage aux joues rosées, peut-être à cause du froid, la jaune ajoute être contente de me voir et son regard inquisiteur plonge dans le mien. Tu veux bien prendre le temps de me dire comment tu vas ?

« Je suis très stressé et je me mets sans doute trop de pression, comme d’habitude, car j’ai peur d’échouer à protéger les gens auxquels je tiens et je n’arrête pas de réfléchir à plein de trucs et au final je ne progresse dans rien. Et j’ai de la tension dans l’épaule gauche, dès que je bouge un peu ça tire, je crois que c’est le stress. »


Je crois que j’en ai trop dit. Et je sais de source sûre que ce n’est pas de ma faute à moi, que ce n’était même pas volontaire. Gêné, je détourne le regard et me passe une main, la droite parce que lever la gauche si haut serait douloureux, contre la nuque pour chasser mon embarrassement. Sans doute pourrais-je lui adresser un reproche, lui dire que ça ne se fait pas de forcer les gens à donner des réponses qu’ils ne sont pas prêts à confier. Ceci dit je comprends le sentiment, celui de vouloir s’assurer que les gens qui sont proches de nous vont bien. Je ne peux pas lui en vouloir parce que la volonté derrière est noble, c’est juste gênant quand j’essaie d’avoir l’air un minimum en contrôle de la situation.

« Enfin je dis ça, mais… C’est moins pire qu’il n’y parait. Je suis sûr que j’exagère un peu. »

Comme si elle allait croire ça. Moera est bien au courant du pouvoir que recèlent ses yeux, qu’il ne peut y avoir de mensonges lorsque son regard croise le mien. Aucune chance que mes efforts pour minimiser la situation après coup fonctionnent. Seule solution ? Faire un effort conscient et délibéré pour détourner le sujet.

« Et toi, comment ça va ? Tu as participé à la chasse aux plumes ? »

Sans compter qu’elle était à Beauxbâtons, avant de venir ici. Je me demande si elle a entendu parler de ce qu’il est advenu de l’école, si ça la pèse et si elle a le support adéquat pour traverser cette épreuve. Si j’étais à sa place et que Poudlard avait eu un sort similaire, je me doute bien que j’aurais eu du mal à bien le vivre.
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Dim 5 Mai - 14:21

« Moera. Salut. »
Toujours aussi distant et calme, ce calme que tu lui connais que trop bien. Tu sais qu'il ne pourra pas te mentir, tu te sens peut-être un coupable de l'avoir forcé mais tu as sincèrement besoin de savoir. Sinon comment pourrais-tu réellement l'aider ? Alors tu attends, tu tends l'oreille avec attention et il te lance une vérité dont tu te doutais. Il n'est pas en grande forme. Il est vraiment sous pression et inquiet, il se sent coupable et responsable mais comme tu n'as pas tous les détails cela ne fait qu'ajouter des potentielles questions à lui poser. Il est tellement tendu que même son épaule, lui fait mal. Pauvre Ethan, ton regard semble un peu plus triste, un peu plus inquiet. Finalement, poser la question n'a pas été plus réconfortant pour toi, au contraire voilà que tu t'en fais encore plus pour lui.

C'est peut-être pour ça qu'il cherche à minimiser.
Evidemment cela ne marche pas avec toi. Tu en roules même un peu les yeux vers les cieux comme pour lui dire "Allons, tu ne peux pas me la faire à moi" mais tu ne dis rien. Ce petit regard en dit long. Et tu vois bien qu'il est un peu gêné, c'est un peu de ta faute aussi à le faire parler comme ça. Rapidement, il change de sujet, il n'a peut-être pas envie d'en parler dans le fond, tu ne devrais pas le forcer plus que cela, il ne manquerait plus qu'il t'en veuille de le faire parler. Après tout, même si tu as de bonnes intentions derrière, il n'est pas maître de ses décisions de cette manière. Alors tu baisses les yeux, loin des siens pour ne plus être tenter par la facilité, s'il doit parler, il le fera à sa manière et surtout à son rythme. Tu souris et tu réponds en haussant un peu les épaules avec dépit :

- « Je vais bien, je te remercie... Et non, je n'ai pas participé à la chasse aux plumes, toutes ses choses me dépassent un peu comme je n'ai pas un réel esprit de compétition ou alors que j'ai tendance à connaître facilement la réponse, j'évite de participer à tout cela... Toi par contre, je sais que tu as participé et hum... »

Tu sais que le contact ce n'est pas son truc, alors tu te contentes juste de lui pousser un peu l'épaule avec la tienne, la tête toujours penchée vers le bas, admirant la pointe de tes chaussures ou des siennes, avant de lui confier comme un secret :

- « On sait tous les deux que tu n'as pas exagérer tout à l'heure, je suis vraiment inquiète pour toi et ce que je t'ai dit avant de te poser la question, je le pensais... Mais je ne veux pas te forcer la main alors, je te le demande sans te regarder Ethan... »

Tu prends une grande inspiration et tu souffles en venant serrer tes bras autour de toi, comme pour te protéger du froid ou d'une vérité que tu ne contrôles pas : « Si tu as envie d'en parler, je suis là... Tu peux pas toujours être parfait, je sais de quoi je parle, au final c'est encore plus inquiétant alors profites qu'on se dise toujours la vérité pour te libérer, ça restera entre nous ... » Voilà, tu relèves les yeux vers lui avec ce petit sourire doux et bienveillant :

- « Et peut-être que tu seras un moins tendu, ça aide à mettre de l'ordre dans les idées je trouve... » Tu rougies légèrement, car tu as peut-être trop parlé mais tout ce que tu veux dans le fond, c'est l'aider.  
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Dim 5 Mai - 22:40


Même pas besoin de regarder la réaction de Moera à mes confidences involontaires pour savoir que j’aurais préféré éviter ce genre de dénouement. Bien sûr, je change le sujet pour prendre de ses nouvelles en retour et me fait attentif aux réponses qu’elle me donne. Au moins elle semble aller bien, n’ayant pas participé à la chasse aux plumes purement et simplement car l’activité ne lui parlait pas. Je peux comprendre ça, n’y étant moi-même allé que pour passer du temps entre amis et pour faire plaisir à Dorothy. Et peut-être un peu pour voir Bertram, mais là n’est pas la question. La blonde sait visiblement que je faisais partie de la liste des participants, ce qui a dû inspirer ses craintes. Son épaule vient se coller à mon bras et mon réflexe initial est de me renfrogner, mais elle reprend la parole et, vu l’inquiétude dans sa voix, je n’ai pas non plus le cœur à m’éloigner. Peut-être au fond a-t-elle besoin de plus de soutien qu’elle ne le laisse sous-entendre et que, dans son cas, ça passe par un peu de soutien physique. Je peux bien faire un effort pour la bonne cause.

Porte-parole de la vérité, la Poufsouffle cite l’évidence : ce n’était pas une exagération, ce que j’ai dit plus tôt. Simplement l’expression des répercussions sincères des derniers événements sur moi. Elle réitère ses inquiétudes et mentionne son intention de respecter mes barrières. Enfin, de ne pas les violer de son regard maudit en tout cas, ce qui ne l’empêche pas d’insister et de me demander à nouveau de m’ouvrir à elle. Serrant ses bras autour de sa personne, comme pour se câliner toute seule, Moera me rappelle qu’elle est là et, surtout, qu’il est impossible d’être parfait. Je le sais trop bien ça. Croit-elle que c’est ce qui me motive à garder mes soucis pour moi ? Plus inquiétant de ne rien dire ? J’ai tendance à ne pas être d’accord, quoi que si on parlait de quelqu’un d’autre sans doute mon avis serait-il différent. Ah, les doubles standards. N’en ayant pas terminé, la jaune parle de mettre de l’ordre dans mes idées, d’être potentiellement moins tendu. Tout le temps qu’elle parlait, je n’ai rien dit. La mine sérieuse, j’ai simplement continué à regarder le parc, ne lui accordant qu’un regard en coin de temps à autres. Je n’ai pas envie de l’interrompre d’une part et, de l’autre, je me dis que ça a sans doute besoin de sortir. Lorsqu’elle se tait, mes iris gris-bleu restent accrochés au paysage. Vu notre différence de taille, si je regarde droit devant elle aurait beau se planter devant moi que ça ne ferait pas de différence. Je peux voir par-dessus ses boucles sans mal.

« Je ne sais pas ce que je devrais te dire de plus, je ne sais même pas s’il y a autre chose à dire. Ce n’est pas non plus une question d’être parfait, juste… D’être assez solide pour rassurer mes amis qui sont plus inquiets que moi. Qu’ils puissent avoir quelqu’un vers qui se tourner. »


J’hausse les épaules. À moi ça me parait évident, mais je suppose que ça fait partie de l’art de communiquer : dire tout haut aux autres ce que l’on considère pourtant comme une évidence même.

« Pouvoir m’occuper des autres ça m’a toujours aidé à me sentir mieux alors je suppose que ce n’est pas très différent. Enfin, encore faudrait-il qu’ils aient besoin de moi, mais si c’est le cas je dois être prêt, c’est tout. Tu dois bien comprendre ça, non ? C’est pas un peu pour les mêmes raisons que tu insistes pour m’aider ? »
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Lun 6 Mai - 20:35

Peut-être que ce n'était pas une bonne idée...
Même si tu ne veux que son bien-être, tu te dis que ce dernier ne passera peut-être pas la confidence. Cependant, tu te devais d'essayer, juste un peu. Juste un peu plus, pour espérer le soulager, c'est tout ce que tu voulais. Réussir à offrir un peu de légèreté à celui qui est toujours présent pour les autres. Tu as peut-être un peu peur qu'il oublie de prendre soin de lui à force de prendre soin des autres. Car c'est une chose que tu as eu tendance à faire dans ta jeunesse, pour ne pas inquiéter tes proches ou tes rares amis. Toujours sourire et encaisser, montrer que tout va bien avant de pleurer en secret pour ne pas les alarmer. Et même si tu as énormément évoluer à ce sujet, tu sais qu'il y a toujours un moment où la limite peut être bien trop mince. Tu écoutes Ethan avec une oreille très attentive. Tu veux savoir et comprendre. Il commence par une banalité, il ne sait pas ce qu'il pourrait te dire et pour lui, il n'y a rien de plus à te dire. C'est un peu tranchant mais dans le fond, c'est un choix que tu respecteras. Ensuite, il ne comprends pas ta notion d'être parfait, tu fronces légèrement les sourcils sans ouvrir la bouche pour autant. Il te parle de sa vision de la force et tu soupires légèrement. Non, ce n'est pas cela être fort, ce n'est pas ainsi qu'on peut réellement rassurer son prochain, son ami. Mais une fois encore, tu ne dis rien. Il n'a pas compris c'est tout.

Ce n'est pas fini, il relance son explication...
Il t'exprime sa vision des choses, il te montre combien aider ses amis est une priorités pour lui. Mais la manière dont il présente tout cela, sonne un peu égoïste. Il veut donner pour se sentir mieux mais il ne veut pas recevoir en échange ? Donc vous en revenez à ce que tu lui disais juste avant. On ne peut pas tout le temps être parfait, être à fond. On ne peut pas être l'épaule solide en toute circonstance et surtout, ce n'est parce qu'on a nos propres moments de faiblesses qu'on en devient bien moins solide. Au contraire, réussir à les accepter nous permet bien plus facilement de les surmonter. Pour le coup, tu ne peux pas répondre, tu ne peux même pas le regarder dans les yeux. Tu ne sais pas comment formuler tes mots pour être comprise, tu n'es même pas certaine qu'il pourrait te comprendre. Tu rentres un peu la tête dans tes épaules dans un nouveau soupire. Puis tu te lances avec hésitation, ça s'entends même dans ta voix :

- « Je ne pense pas qu'on voit les choses exactement de la même manière toi et moi... » Comment lui dire ? Comment lui faire entendre ta voix ? Ta manière de concevoir une chose aussi importante ? tu viens joindre tes mains devant toi, remettre tes gants en place pour espérer cacher ta nervosité. Tu as toujours été si expressive, Moera. Tu pinces les lèvres en reprenant : « Je trouve que c'est très noble de ta part de vouloir être cette personne toujours solide et présente pour ces amis... Et je peux comprendre cela, tu as raison. Car j'aime aussi être présente pour ceux que j'aime mais... »

Tu sens ton coeur qui bat plus fort, tu n'as jamais aimé ce sentiment, tu as peut-être un peu peur des réactions d'Ethan, même s'il est calme, il sait se montrer vraiment très dur parfois. Et tu n'es pas mieux alors... Mais tu vas essayer, par respect pour lui et pour ce que tu es : « Comment dire, Excuse moi, j'ai du mal à trouver les mots, je trouve cela intimidant... Ce n'est pas pour autant que j'hésiterais à me tourner vers quelqu'un quand c'est moi qui peut en avoir besoin... Je ne dis pas que c'est ton cas hein ! »

Tu lèves les mains comme pour avoir prouver ton innocence alors que tes yeux reviennent vers les siens avec cette lueur un peu triste : « Comme je ne dis pas que tu puisses en avoir besoin en cet instant.. Je te dis cela sans prétention... Et Je ne pense pas que ce soit réellement un besoin. » Tu t'égares jolie poupée, concentres-toi, c'est Ethan, il ne va pas te gronder non plus, il est même certainement entrain de sincèrement t'écouter alors détends toi, souffle et lances toi à nouveau :

-  « Ce que je veux te dire en vérité c'est ... C'est juste que tu es tout le temps là pour les autres, tu es une personne vraiment bienveillante et protectrice... Tu n'hésites pas à te rendre disponible.. Je pense que ça serait bien que tu laisses aussi les autres être là pour toi... Et Désolée si tu as eu l'impression que j'étais insistante. »

Ah voilà ce petit sourire gênée, tu as l'impression d'avoir trop parler, pourtant tu ne fais que lui montrer combien tu es sincère, combien tu veux prendre soin de lui comme il prends soin de toi ou des autres. Tu as cette mine gênée et rougissante, quand tu replaces tes cheveux derrière ton oreille, ouvrant la bouche pour reprendre la parole ... Prête à enchainer sur un autre sujet...
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Lun 6 Mai - 21:16


J’essaie d’expliquer que d’être une personne ressource pour les autres m’a toujours réussi. C’est ce qui me permet de me sentir mieux, de me sentir utile et d’avoir l’impression que je contribue à quelque chose. Ce qui me permet de persévérer et de traverser les plus grandes épreuves. J’ai toujours été comme ça, même avant d’entrer à Poudlard lorsqu’il n’y avait que moi et ma mère. Peu organisée ou intéressée par la vie encadrée et les responsabilités, j’avais appris très tôt à combler les failles de ma mère et à faire des efforts pour être le digne homme de la maison. Ça lui faisait plaisir, elle était contente, me félicitait pour ma maturité et me remerciait souvent. Quelque part, j’avais l’impression de me racheter comme ça pour tout ce que je lui ai fait perdre. Je suis comme ça. Être fort pour les autres me rend plus fort. C’est pareil quand on accompagne un gamin effrayé dans une maison hantée. On ne peut pas se permettre d’avoir peur parce que c’est à nous de lui tenir la main, de lui sourire et de lui dire que tout va bien aller. Ça ne veut pas dire qu’on est parfait, simplement qu’il est plus facile de faire quelque chose pour autrui que de le faire pour soi. Dans mon cas en tout cas. J’avance l’hypothèse selon laquelle Moera comprend peut-être cette logique, que c’est potentiellement la même qui la motive à insister autant. Parce que ça lui tient à cœur en plus de l’aider possiblement avec ses propres inquiétudes. Je suppose que l’on peut dire que c’est une façon égoïste de voir les choses, mais j’ai toujours été du genre à dire que les motivations comptent moins que les actes. Au fond si je fais le bien autour de moi, est-ce que ça compte si je l’ai fait pour moi avant de le faire pour eux ? Je ne pense pas que ça devrait.

La demoiselle suggère la possibilité selon laquelle nous ne voyons pas les choses sous le même angle. C’est fort possible, peut-être me suis-je trompé en croyant nos motivations similaires. Peut-être que Moera est, contrairement à moi, sincèrement et réellement altruiste sans y chercher de validation supplémentaire. Ce serait tout à son honneur. Elle me retourne d’ailleurs une pensée similaire, avançant qu’il est très noble de chercher à être quelqu’un de solide et de présent. Je la remercierais pour le compliment, sauf qu’elle n’a pas terminé. La demoiselle aussi aime être présente pour ses amis, mais… Mon regard curieux retourne se poser sur elle. C’est une longue pause. Y aurait-il un problème ? La jeune femme semble plutôt tendue, hypothèse qui se confirme dans sa difficulté à trouver ses mots. Intimidant ? Comment ça ? Demander de l’aide l’intimide ? Ce qui, selon ses dires, ne l’empêcherait pourtant pas d’en demander. Pas que ce soit forcément mon cas, bien sûr… Aurait-elle peur de me froisser en sous-entendant que j’ai des faiblesses ? Croit-elle mon ego aussi fragile que ça ? À voir sa façon de lever les mains comme pour littéralement montrer patte blanche, peut-être bien. Après tout ce temps passé à discuter je pensais qu’elle me connaissait mieux. Ou alors est-ce ma faute, parce que je n’aime pas confier le fond de ma pensée dans les moments comme ceux-là ?

Vu comment elle insiste sur ça aussi, j’ai l’impression que j’ai tapé dans le mille. Je ne dis pas que tu puisses en avoir besoin en cet instant. Elle a vraiment peur de me froisser, je n’en reviens pas. Autant je n’aime pas interrompre les gens, autant là j’ai l’impression de vraiment devoir intervenir.

« Moera... »

Mais elle continue et je l'écoute alors qu'elle précise que ce qu’elle essaie de dire, en vérité, c’est que je suis bienveillant et protecteur. Encore, elle insiste sur ces qualités. À croire qu’elle est en train de marcher sur des œufs et qu’elle est terrorisée à l’idée de froisser ma masculinité fragile. Est-ce l’opinion que Moera a vraiment de moi ou est-elle simplement vraiment anxieuse ? Pourtant elle ne m’a pas fait cette impression par le passé. Ou alors est-ce le sérieux de la discussion qui la pousse à redoubler d’efforts ? Je l’ignore, mais j’en ai assez entendu. Puis j’ai pas besoin de me faire répéter cinquante fois que je devrais laisser les autres être là pour moi, mon avis sur la question est déjà bien cimentée. Ais-je l’impression qu’elle est insistante ? Plutôt, ouais, mais ce serait bien l’hôpital qui se fout de la charité si je reprochais à quelqu’un d’autre d’être borné.

« Moera, je sais que j’ai mes moments de faiblesse, je sais que parfois j’ai besoin des autres. J’ai pas peur de l’admettre, c’est pas une question d’ego. C’est vrai que ce n’est pas des circonstances faciles, mais je tiens le coup pour l’instant, sincèrement. Puis j’aurai tout le temps de prendre soin de moi lorsque la poussière aura retombé et que tout le monde sera plus serein. J’ai compris ce que t’essaie de me dire, mais ça va, je vais bien. »

Ce que je dis pourtant en croisant les bras, peut-être un peu irrité. Je n’aime pas ressentir l’impression qu’on essaie de me forcer à m’ouvrir. Si j’ai un truc à dire je vais le faire, tout connement. À la limite cette pression qu’elle me met en me répétant que je dois pouvoir me laisser avoir besoin des autres est en train d’empirer mon humeur. Vaut mieux changer de sujet avant que je ne me referme totalement ou qu’elle recommence à monologuer sur la même chose.

« Sinon, tu n’y étais pas mais est-ce que tu as vu la vidéo ? Tu penses quoi de la vision d’avenir du Crow ? »
Moera E. Sweetlove
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Lun 6 Mai - 21:51

Parfois il arrive qu'on ne se comprenne pas.
Et tu réalises en cet instant que c'est certainement le cas. Tu voulais pouvoir lui ouvrir les yeux sur ta vision de l'amitié, sur ta manière de prendre soin des autres et peut-être aussi lui sous-entendre qu'en prenant soin de soi-même, on en devient que plus efficace pour le faire avec les autres. Mais ce n'est pas un franc sucés. Il a peut-être même tenter de te couper la parole une première fois, comme pour te demande d'arrêter. Peut-être que tu auras mieux fait de te taire, car la réponse qui suit sonne bien plus froid et tranchante que ce que tu pensais entendre. Mais en même temps, il fallait si attendre après tout. Toujours aussi attentive tu viens perdre ton sourire complètement. Il te parle de ces moments de faiblesses, comme si tu avais douté de lui, enfaîte tu ne sais pas trop. Tu n'arrives pas à suivre son raisonnement. Puis il te parle de son égo, en quoi est-ce-qu'il a besoin de venir parler de ça ? Est-ce-qu'il pense que tu as peur pour ce dernier ? Pourtant Ethan n'est pas comme ça, c'est bien pour ça que tu as osé lui parler si sincèrement, non ? A ta manière avec ta gêne et tes pincettes mais on ne se refait pas. Quoiqu'il en soit, ses idées s'enchaînent et la conclusion te glace le sang. Non il n'a rien compris du tout.

Il ne te comprends pas.
Tu réalises alors la distance qui s'est creusée entre vous, tu réalises que vos discussions ont perdus de leur légèreté. Avant ça n'aurait pas été ainsi, avant vous auriez juste partager un point de vue mais là, quand tu l'entends ça sent les préjugés à plein nez ou les conclusions hâtives qu'on préfère garder dans un coin de tête. Il enchaîne, en voulant changer de sujet. Tellement facile et classique de vouloir fuir. Tes yeux se posent sur lui, tu analyses sa manière de se tenir. Il croise les bras, il n'est pas content, tu as donc donner à ce point l'impression de t'imposer à lui ? Il a vraiment ce sentiment que tu as insisté donc ? Tu n'as pas envie de changer de sujet toi alors à la suite de sa question, il n'y a qu'un regard profondément triste qui vient lui répondre. Ce regard et ton silence. Tu secoues la tête en pinçant les lèvres. Déception dans les yeux qui se font fuyant tu souffles :

- « Je comprends pas pourquoi tu me parles de ton égo... En vérité je sais même pas ce que tu crois avoir compris de ce que je voulais réellement te dire... »

Déception fait sonner l'alarme dans ton coeur.
Déception fait venir une larme au coin de ton oeil.

Tu ravales ta salive en revenant à ses yeux, tu prends le temps d'un petit sourire en haussant les épaules avec dépit. Ton cœur te fait peine. Ethan est ton ami, non ? Certainement plus ton ami que tu n'es la sienne. Tu ne sais pas, tu ne veux pas y penser. Tout ce que tu voulais lui demander c'était une de ses nombres histoires, une de vos conversations légères et sincères. Dernier regard, dernier sourire, tu te frottes les mains entre elle pour espérer chasser tes émotions qui s'imposent, en concluant la tête finalement bien basse :

- « J'voulais juste savoir ce qui pouvait te stresser comme ça, en discuter avec toi... Comme on le faisait avant... Je voulais que tu me racontes ta chasse aux plumes, car ça m'intéresse... Je voulais juste qu'on partage un moment ensemble car on en a plus trop l'occasion... Et à moi, ça me manquait... Je sais pas ce que tu t'es imaginé, mais je voulais vraiment pas insister... »

Il a pas idée comme cette pensée vient t'ébranler, t'as le cœur au bord des lèvres. Tout ce que tu voulais c'était continuer votre chemin, mais peut-être qu'Ethan n'est plus entrain de suivre le même que toi, Moera.
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Mar 7 Mai - 17:48


J’essaie de changer le sujet car je le sens bien que je me referme, j’ai pas envie de devenir désagréable alors autant essayer de juste limiter les dégâts en passant à autre chose. Je me dis que c’est le mieux à faire, avant de remarquer son regard infiniment triste alors que la blonde tarde à me répondre. Peut-être le mal est-il déjà fait ? Si je me renfrogne, cette fois, c’est par frustration envers moi-même. Lorsque Moera reprend la parole, c’est pour me dire qu’elle ne comprend pas pourquoi j’évoque mon ego. Alors ce n’était pas ce qui l’avait poussée à se montrer aussi hésitante ? I really misread that. Je passe une main contre ma nuque alors qu’elle avance ne pas savoir ce que j’ai compris. Probablement pas le bon truc visiblement. La jeune femme se force néanmoins à sourire et, évidemment, je culpabilise.

« Je suis désolé. Je t’écoute. »


Puisque je n’ai pas compris la première fois, je suis prêt à faire un effort pour essayer de mieux comprendre la seconde fois. Il faut juste garder en tête que le mieux, avec moi, c’est d’y aller cash et directement plutôt que de tourner autour du pot. Je suis du genre borné alors il y a des trucs que je mets du temps à comprendre si on ne le dit pas assez clairement. D’ailleurs, en ces nouveaux termes qu’elle choisit, en me demandant directement et clairement des trucs précis, je comprends mieux. C’est moins abstrait, plus facile de lui donner ce qu’elle demande sans avoir besoin de l’interpréter ou de tirer des conclusions. Qu’est-ce qui me stress ? Beaucoup de choses. La journée de ma chasse aux plumes ? Ouais, je peux raconter ça sans trop de mal. Il s’avère que Moera désirait simplement que nous partagions un moment ensemble, comme c’était parfois le cas l’an passé. Pourquoi pas. Enfin, à la base j’étais venu ici pour m’aérer l’esprit et non pas pour ressasser ce qui s’y trame, mais avec de la chance peut-être qu’elle aura raison et que ça me fera du bien.

« C’est normal d’insister quand quelque chose nous tient à cœur. T’inquiète pas avec ça. Tu veux marcher un peu ? »


Tant qu’à être dans le parc. Puis ce sera moins gênant de parler en marchant, surtout que comme ça on va tous les deux être occupés à regarder devant nous. Je n’estime pas avoir nécessairement quelque chose à cacher, mais je préfère encore dire ce qu’il me convient et au rythme qu’il me convient. Les mains toujours dans les poches de ma robe de sorcier, j’essaie de trouver un bon endroit pour commencer.

« J’y suis allé avec Dorothy et Bertram à la base, puis il y a Connor, un poufsouffle, et la prof d’astronomie qui se sont rajoutés. Ça ne m’intéresse pas trop non plus généralement ces activités, mais Dorothy a insisté et Bertram y allait aussi alors… »

Je n’aurais pas pu dire non. Pas si j’avais la chance de passer la journée avec Bertram. Enfin, ce serait un peu gênant de dire cette partie là à voix haute. Autant que ça reste entre moi et moi.

« Notre groupe a été assigné au terrain de Quidditch de Beauxbâtons. On s’est fait donner une énigme à résoudre pour trouver notre plume. On a galéré un peu, mais finalement on devait marquer un but de chaque côté en même temps, avec les cognards. Puis la plume est apparue et les ennuis avec. Quand Dorothy a récupéré la plume, The Crow, visiblement un puissant legilimens, a fouillé nos esprits et nous a proposé de le rejoindre. Puis il y a eu une explosion et la vidéo que tu as sans doute déjà vue a été diffusée. On était encore sur place. Puis une de ses sbires est venue nous menacer et on a réussi à s’en tirer sans trop de dommages, mais Dorothy a reçu un violent stupefix. On a dû l’amener directement à l’infirmerie au retour à Poudlard. »

Je marque une courte pause pour m’assurer que je n’ai rien oublié d’important. Non, ça me semble bon.

« C’était tellement soudain et sur le coup on ne savait pas trop comment réagir. Je suppose que ce qui me stresse autant, c’est de savoir que ça pourrait se reproduire n’importe quand ici. Est-ce que j’arriverai à retrouver tous mes amis à temps, est-ce que je vais bien réagir, est-ce que je vais réussir à les protéger, à les aider ou à les soigner au besoin. Depuis que c’est arrivé j’ai l’impression d’être dans un état d’alerte constant. »

Comme si mes sens n’étaient pas déjà assez affûtés et que je n’avais pas déjà les mains pleines avec la gestion de ma soif, mes études et mes relations sociales. Sincèrement je n’avais pas besoin de ça, mais au fond je suppose que personne n’a besoin d’une attaque terroriste dans sa vie étudiante.
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Sam 11 Mai - 11:00

Peut-être que maintenant, il te comprendra.
Sinon tu abandonneras pour cette fois, il mérite que tu reviennes à la charge un autre jour, plus léger, plus simple. Un jour sans nuage dans son coeur. Mais pour le moment, il te demande pardon avant de prendre réellement en considération tes mots comme ta demande. Oui, tu ne voulais pas partir dans des grands débats ou des grandes discussions sur ce qui peut être le mieux pour soi, tu voulais juste pouvoir prendre sincèrement de ses nouvelles et partager un de ces moments que tu apprécies tant. Ni plus, ni moins. Alors tu espères avoir été entendu cette fois... Cette question te revient encore à l'esprit et quand il te confirme donc que tu es bien insistante, même s'il te dit que c'est "normal quand ça nous tiens à coeur" tu ne réponds pas, tu n'as que ce sourire bien triste en guise de répondre. Non, cette fois tu garderas le fond de ta pensée pour toi, tu lui diras peut-être plus tard, ou une autre fois. Ou jamais car tu auras oublié. Qui sait ? Mais quoiqu'il en soit pour le moment tu ne relèves pas, tu préfères le suivre quand ce dernier t'invite à marcher. Même si ton regard peiné par pour toi.

Profiter du paysage et de l'air frais pour aligner vos pensées.
Tu n'arriveras jamais à suivre ses enjambées, tu es vraiment plus petite que lui, il faut le souligner alors si lui impose le rythme des paroles, toi tu imposes celui des pas. Une balade simple et rafraîchissante, que demander de plus ? Tu ne sais pas. Voilà qu'il commence à prendre la parole, tu écoutes et tu as ce petit sourire et ce regard du coin de l'oeil quand il précise la raison de sa participation. Oh vraiment des gens importants pour lui n'est-ce-pas ? Important à quel point ? Tu garderas cette question pour toi, ça serait dommage de lever le mystère sans qu'il ne le désire, non ? Tu restes silencieuse et attentive, ton regard alternant entre son visage et le paysage autour de vous. Quand Ethan se lance dans une explication, il le fait pour de bon. Il ne fait vraiment pas semblant... C'est amusant, toi du moins, ça t'amuse assez. Tu trouves presque cela attendrissant. Bien décidé à ne pas le couper.

Il te parle de ton ancienne école.
Parfois, elle te manque un peu. Parfois, tu es heureuse de ce que tu as pu trouver ici loin de tes anciennes connaissances. Le récit commence bien vraiment, c'est une chasse aux trésors assez classiques... Mais Ethan vient piquer ta curiosité quand il te parle de The Crow. La personne responsable du message un peu sinistre, n'est-ce-pas ? Incapable de détacher tes yeux de ton ami désormais tu bois ses paroles avec intérêt. Il t'explique avec beaucoup de détails cet étrange combat contre l'envoyé de the crow, tu te retiens de lui poser la question quand il te dit que ce dernier est venu proposé de rejoindre ses rangs. Ethan faire une chose pareille ? Tu n'es pas certaine, non. Mais après tout, qui serais-tu pour le juger à ce sujet ? Autant ne pas savoir c'est plus simple. Quand il t'explique que Dorothy s'est fait mal, tu grimaces fortement. La pauvre, tu espères quand même qu'elle ne s'est pas trop fait mal. Puis il y a ce petit silence que tu coupes d'un long souffle comme pour vider tes poumons autant que ta tête, comme lui montrer que ça fait beaucoup d'informations d'un coup et surtout qu'il y a des raisons d'être un peu tendus. Tu t'étais prête à reprendre la parole mais il te coupe l'herbe sous le pieds.

Il te fait part avec sincérité de ses craintes.
Voilà une confidence aussi surprenante qu'agréable. Une preuve de confiance à tes yeux. Ethan semble parfois oublier qu'il n'est encore qu'un étudiant, particulier certes car tu n'as pas oublié ses yeux même si vous n'en avez jamais reparlé depuis, mais... Un étudiant tout de même. Tu le dévisages avec cette douceur qui te caractérise, pour quelqu'un d'autre qu'Ethan, tu aurais même tendu la main pour venir caresser le bras voir la joue de la personne en face. Mais avec lui, un sourire attendri et plein de tendresse, devrait suffire, non ? Tu comprends ce qu'il ressent, ce sentiment d'impuissance est légitime, surtout quand on a été victime d'un truc pareil. Surtout quand on fait tout pour son prochain et qu'on voit ce dernier être blessée. Il aurait aimé faire plus, il veut toujours faire plus et là il est entrain de se mettre la pression. Tu arrêtes vos pas et tu te places un peu plus devant lui. Politesse oblige, tu le regardes dans les yeux avant de lui répondre :

- « Plus tu seras stressé, moins tu seras efficace... Je comprends parfaitement ce que tu ressens, surtout après ce que tu viens de vivre, il y a de quoi être stressé ou même inquiet. Mais si je peux te donner un conseil... » Tu roules les yeux en haussant les épaules, bien consciente de ta position parfois un peu simplette pour ceux qui ne savent pas y voir ta maturité bien plus profonde, avant de reprendre :

- « Un conseil qui vaut ce qui vaut mais qui pourrait t'aider je crois... Je pense que tu devrais juste faire de ton mieux. Dis comme ça, c'est peut-être un peu simple... Mais je veux dire par-là que... »

Tu pinces les lèvres l'invitant à reprendre la route pour pouvoir continuer ton explication. Vraiment, vous ne pouvez pas rester comme ça au milieu du chemin à vous regarder dans le blanc des yeux. Ton air gêné de tout à l'heure laisse place à ce calme si singulier, celui qui peut sans mal montrer combien la dureté du monde est déjà venu te saluer. Tu continues ton explication sans réellement lui laisser le temps répondre quoique ce soit :

- « Aujourd'hui la seule différence c'est que tu as plus conscient du danger, tu en as eu une preuve tangible. Certes il y a de quoi se poser milles questions et vouloir être prêt pour aider tes proches. Mais hélas, on ne peut pas prévoir l'imprévisible et à mes yeux, la meilleure manière de t'y préparer c'est de continuer comme tu le fais depuis toujours... Si tu commences à vouloir anticiper ce qui ne peut pas l'être, tu vas t'épuiser en brassant de l'air. Il n'y aura rien de concret. Alors ce temps passé à vouloir le faire, tu le perdras pour des choses plus utiles. »

Tu te retournes d'un coup pour être face à lui, marchant à reculons en commençant à faire de grands mouvements de bras avec ton illustrer et mimer tes propos, peut-être aussi pour redonner un peu de légèreté à votre conversation :

-  « Tu sais... tu pourrais continuer d'apprendre plus de choses sur la médecine par exemple ? Ou alors... de nouveaux sorts de défenses ? Je ne sais pas trop... Mais tu vois de quoi je parle, non ? Ce genre de choses qui feront que tu seras là pour ceux que tu aimes... En gros, même conscient du danger, reste toi-même c'est comme ça que tu avanceras. Et si cette fois, tu n'as peut-être pas aussi bien réagit que ce que tu voudrais, tu apprends de tes erreurs pour ne pas les reproduire s'il doit y avoir une prochaine fois mais... Moi je ne me fais pas de soucis à ce sujet, tu es très intelligent, s'il y a bien une personne qui peut veiller sur ses amis et réussir à analyser ce genre de chose pour en tirer le meilleur c'est toi, Ethan ! »

C'est dit avec légèreté mais tu le penses sincèrement. En vérité ? Tu ne sais pas trop s'il a été capable d'entendre ton message, avec lui tu as souvent des doutes, il sait écouter mais pas quand ça le concerne, tu vas possiblement encore te heurter à un mur mais dans le fond, tu ne fais que le conseiller sur ce qui le tracasse, non ? Lui ouvrir les yeux sur la notion de recul pour être plus efficace, qui sait peut-être que ce conseil il l'entendra comme ça ne parle pas directement de lui...
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Mar 14 Mai - 22:00


J’ai fini par prendre une chance, par faire un pas vers Moera en lui racontant ma journée de chasse aux plumes et, sous l’inspiration du moment, y ajouter sincèrement mes craintes actuelles. Je ne sais pas à quoi je m’attends en retour. Je crois bien que je ne m’attends à rien du tout. Un air grave et la promesse d’être là en cas de besoin peut-être, mais rien de plus vraiment. Ça me suffirait totalement à dire vrai. Que l’on comprenne simplement mon point de vue et mes inquiétudes et qu’on les accepte et c’est tout. Ce n’est toutefois pas ce qui se passe. Moera nous arrête en se plantant devant moi et mon premier réflexe est de lui adresser un regard interrogatif. Aurais-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Son regard trouve le mien, mais je ne le détourne pas. J’ai accepté de m’ouvrir un peu alors à partir de là je ne pense pas que, dans ce contexte, elle puisse vraiment me poser de questions à ce sujet qui me mette dans l’embarras. Trop de stress nuit aux performances, c’est un fait avéré oui, jusque là rien à y redire. J’ai un peu plus de mal avec la façon qu’elle a d’essayer de me faire comprendre que mes sentiments sont valides. Enfin, ce n’est pas méchant et je ne lui en veux pas, disons juste que ce n’est pas une approche qui résonne avec moi. Peut-elle me donner un conseil ?

« Vas-y. »

De toute manière elle semble déterminée à me donner ce conseil peu importe mon avis, que je le veuille ou pas. Alors quel est-il ? Faire de mon mieux. Je suis toujours aussi songeur, aussi sceptique. Comment ça ? C’est pas déjà ce que je fais ? Peut-être a-t-elle remarqué puisqu’elle pince ses lèvres et m’invite à la suivre alors que nous reprenons notre marche. Avec ses explications supplémentaires je comprends mieux son point de vue. Il ne sert à rien de rester en alerte constante puisque justement j’ignore quand le prochain coup d’éclat risque d’avoir lieu. Brasser de l’air ne mène à rien, oui, c’est vrai. Par contre, quand elle se met face à moi pour marcher à reculons (je me fais d’ailleurs un devoir de surveiller ce qui se trouve derrière la jaune et de me préparer à la rattraper au cas où), c’est là qu’elle me perd totalement. Continuer d’étudier la médicomagie et les sorts de défense que l’on m’enseigne déjà en occultisme ? Oui, c’est ce que je fais déjà. S’imagine-t-elle que je tourne en rond et que je ne fais que réfléchir et m’inquiéter sans agir ? Je suis venu ici pour prendre une pause de mon étude de médicomagie justement. Enfin, certes j’avais du mal à me concentrer, mais le fait est que je ne me tournais pas les pouces pour autant.

Rester moi-même est un bon conseil, mais là encore c’est ce que je faisais déjà. Elle est très gentille, tout ça part d’une bonne intention et je suis capable de le reconnaître, mais quelque part je trouve ça frustrant de me faire donner des conseils que j’ai pas demandés après qu’elle m’ait forcé à m’ouvrir sur un sujet à propos duquel je ne ressentais pas particulièrement le besoin de me confier considérant que j’avais déjà un plan d’action. La demoiselle a cependant la gentillesse de terminer son discours avec des paroles rassurantes et encourageantes, mentionnant que si elle a confiance en quelqu’un, c’est bien en moi. Je force un sourire reconnaissant, capable de reconnaître et d’apprécier ses efforts malgré tout.

« Merci Moera, c’est gentil. Et apprécié. »

Ce que je pense vraiment, soit dit en passant. Simplement je ne vois pas quoi répliquer d’autre. Je n’ai pas eu de grande révélation et mes plans n’ont pas vraiment changé. Vaut mieux réessayer d’éloigner le sujet de moi, même si je crains qu’elle remarque la manœuvre et insiste encore.

« Et de ton côté comment tu vis tout ça ? T’as des trucs sur le cœur que t’aimerais partager ? »
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Mar 14 Mai - 23:57

Avec ou sans son accord,
Tu aurais donné ta vision des choses. Tu ne fais pas pour lui donner une leçon ou pour lui apprendre une chose importante. Ce que tu lui dis est à ton image, simple et évident. Tu ne peux rien faire pour lui, même si vous avez fait la promesse de prendre le temps de devenir amis tous les deux, dans le fond, vous ne l'êtes pas réellement. Vous n'avez jamais réellement chercher en profondeur. Vous vous contentez de ces conversations, de ces échanges qui peuvent laisser place à bon nombre d'interprétation différentes. En vérité ? Tu n'es même pas certaine d'avoir réellement transmis ce que tu désirais à Ethan en cet instant mais tu n'iras pas chercher plus loin. Tu sais qu'il y a des combats qu'il est inutile de mener. Contrairement à lui, toi, tu ne vas pas tout décortiquer, tu ne vas pas chercher une signification cachée derrière ses mots. Tu as un doute, tu poses la question. Tu penses comprendre de travers, tu demandes. Tu restes simple et tu prends ce qu'on te donne et donc à la suite de ton long monologue qui ne visait qu'à illustrer le fait qu'il n'avait pas à se mettre trop de pression car il était déjà très bien comme il était, que le mieux qu'il puisse faire c'était de continuer dans cette voix, tu ne reçois qu'un remerciement précis et rapide.

Certainement une manière de clore le sujet.
Ce n'est pas grave, tu n'iras pas chercher plus loin et fort heureusement car si tu savais réellement le fond de sa pensée, tu te sentirais vraiment trop mal. Mais la confiance que tu lui portes, passes aussi par cette absence de crainte à la suite de ses pensées. Tu penses que c'est sincère ce qu'il te dit, même s'il ne doit pas réellement avoir compris les choses convenablement, tu te dis que c'est pas grave, le message est passé, peut-etre qu'il fera son chemin dans le bon sens à un moment donné. Puis il change à nouveau de sujet et là, c'est un soupire qui passe tes lèvres. Evidemment, il coupe court en te remerciant et il change de sujet. Donc au final, il n'a fait que répondre à tes questions pour le principe mais il doit encore ce sentir forcer. Ce sentiment ne te plait pas. Et toi ? Toi tu ne sais pas mentir, du moins, tes yeux ne savent pas le faire, tu es bien trop expressive. Tu le regardes avec cette mine désolée et profondément déçue. Comment en êtes-vous arriver là tous les deux ? Peut-être que cela vous pendez au nez dans le fond à vouloir naïvement être amis sans vous en accorder le temps. Ce qui te rassure dans le fond c'est qu'Ethan, il en a quand même des amis, des gens proches de lui qui seront là pour lui comme il est là pour eux. Mais à tes yeux, vous n'avez plus réellement votre complicité passée. Il te pose une question qui t'arrache un sourire un peu amer. Tu frottes tes mains entre elles et tu finis par regarder le ciel, ça sera mieux que de lui montrer ton expression si triste et mélancolique :

- « Je ne sais pas réellement quoi te dire, je n'ai rien vécu de grave. Rien de plus que mon lot quotidien. Et pour cette affaire, ce n'est pour moi qu'une simple vidéo extrémiste... Je n'ai pas difficulté avec cela car je n'étais pas présente. J'ai désormais plus d'informations grâce à toi mais... Je crois que je connais déjà bien assez la dureté de notre réalité depuis longtemps... Ce n'est pas cela qui viendra m'ébranler si facilement. Mais je te remercie de t'en soucier tout de même... »

C'est ça, tu n'as rien sur le cœur mais tu n'as pas le cœur d'en parler. Pas maintenant, et dans le fond, peut-être plus jamais. Car tu as bien vu que l'écart qui vous sépare est bien trop grand. Forcer une personne à parler, insister ou être mal comprise, c'est bon tu as assez donné. Tu n'as pas envie de lutter pour ces choses que tu trouves presque puéril. Tu te sens même un peu idiote d'avoir ainsi accourue pour ce garçon, inquiète sans raison car dans le fond. Il est ton ami plus que tu n'es la sienne et désormais tu le sais. C'est entendu. C'est fini, brisé, cassé. Des relations de surface tu n'en veux pas. Tu remets en place ton manteau et sans le regarder, tu précises avec une voix basse et calme :

- « Je te remercie  également pour le temps que tu m'as accordé et tes efforts pour cette conversation qui semblait inconfortable pour toi. Grâce à toi, j'en sais désormais plus sur ce qui s'est passé et je te souhaite de réussir ce que tu entreprendras dans l'avenir. »

Non Moera, ne fait pas cela. Tes yeux froids, profondément triste et déçus remontent vers ceux d'Ethan. Tu pourrais avoir l'air fragile et sensible mais il n'en est rien. Au contraire, tu n'as jamais eu l'air aussi solide et sérieuse. Moera, ce n'est pas nécessaire, il n'y a pas de raison d'en arriver là. Mais c'est trop tard, n'est-ce-pas ? Tu penches la tête et le temps d'un sourire, tu t'adoucies pour rajouter un petit signe de la main:

- « Je pense qu'il serait préférable que je te laisse désormais. Je ne sais pas pourquoi... Mais notre conversation n'a plus la simplicité des ancienne. Je suis un peu nerveuse et je ne me sens pas aussi à l'aise qu'avant, j'ai l'impression de devoir faire attention à chaque mot que je pourrais prononcer, je ne désire pas cela pour nous... Je ne pensais pas que cela avait changé en vérité alors en cet instant, je sens que cela me fait de la peine... J'ai été certainement bien naïve comme toujours... Mais, on arrivera à se retrouver comme avant un autre jour, peut-être ? »

Tu pinces les lèvres en détournant le regard, déception quand tu nous tiens. Franchise t'a fait murmurer tes pensées, tendresse a cherché à les transmettre comme il fallait mais avec ton amie vérité, tu as appris qu'il était bon de ne pas trop espérer. Alors tu lui dis un autre jour, mais tu en doutes fortement. N'es-tu pas celle qui venait toujours à lui ? Pourquoi s'acharner quand ce n'est pas partagé ? Il y a des combats qu'il n'est pas bon de mener... Et tu te dis que lui, il ne reviendra peut-être jamais. Peut-être que tu espères secrètement te tromper, car Ethan pour toi, il avait déjà la place d'ami, faut pas l'oublier.
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Mer 15 Mai - 14:51


N’ayant pas su quoi répondre à son monologue, je me suis contenté de la remercier, comprenant que ses intentions n’étaient pas négatives. Simplement je n’ai rien à rajouter sur le sujet, vraiment. Alors, soucieux de sa vision des choses et de comment elle vit les événements, je lui pose la question. Ce genre d’attaque ça touche tout le monde, même ceux qui n’y ont pas pris directement part. C’est ce que je me dis en tout cas, mais il semblerait que je me sois trompé. Elle non plus ne sait pas quoi me dire, ne voyant tout cela que comme une vidéo extrémiste. Je sens ma mâchoire se tendre. Moera a-t-elle bien entendu la partie où je lui ai dit que nous avions été attaqués ? Que Dorothy avait été blessée par l’un des sbires du Crow ? Ça va plus loin qu’une vidéo. Enfin, je sais qu’elle n’était pas là mais… Ou alors c’est moi que ça affecte trop ? Je ne saurais le dire. La blonde prétend toutefois connaître depuis longtemps les cruelles vérités de ce monde, mentionnant qu’il en faut plus que ça pour l’ébranler. Eh bah. Enfin, tant mieux je suppose ? Vaut sans doute mieux ça que d’être dans un état d’alerte constant. Toujours est-il qu’elle me remercie de m’en soucier et, comme souvent, je me contente d’acquiescer pour lui signifier que ce n’est pas grand-chose. C’est normal de m’inquiéter pour elle aussi.

Ce après quoi Moera me remercie pour mon temps et pour mes efforts. Le temps je sais pas trop, je suis venu ici par hasard après tout et je serais resté dehors un petit moment de toute manière donc bon. Les efforts par contre j’avoue être content qu’elle ait remarqué car il est vrai que cette conversation a été un peu compliquée pour moi. Partager les trucs qui me rendent anxieux, c’est loin d’être une tâche aisée et il n’y a qu’à peu de gens que je m’ouvre sur ces sujets. Jusque là j’ai donc envie de lui répondre : de rien, mais la jaune n’en a pas fini et continue sur sa lancée. Réussir ce que je vais entreprendre dans l’avenir ? Mon regard se fait interrogatif, empreint d’incompréhension, alors que le sien parait déterminé et résolu.

« Comment ça ? »

Elle ne sait pas pourquoi notre conversation n’a pas la simplicité des anciennes ? Sérieusement ? On est en train de parler d’une attaque terroriste qui a eu lieu il n’y a pas trois jours, sur une école et durant laquelle une de mes amies a été blessée. La suite, néanmoins, est ce qui me surprend le plus. Moera affirme ne plus se sentir à l’aise avec moi, ajoute avoir l’impression de devoir surveiller le moindre de ses mots. Vraiment ? Moi je donne cette impression ? Je suis pas mal confus. Est-ce que je suis vraiment de mauvaise compagnie ? Est-ce que j’ai dit quelque chose pour provoquer un tel sentiment ? Pourtant je l’ai surtout écoutée. Je ne sais pas, je ne comprends vraiment pas. Mais ça a l’air plutôt important vu comment elle en parle. Peut-être même que c’est quelque chose qu’elle traîne depuis un moment. J’ai l’impression qu’elle est en train de mettre fin à notre amitié ? Au final je ne sais pas comment réagir. Se retrouver comme avant un autre jour. Ça veut dire quoi « comme avant » ? Est-ce que j’ai changé ? Est-ce que je suis un moins bon ami ? Je repense à ma conversation houleuse avec Gus et je déglutis. Peut-être bien que le problème vient de moi. Peut-être que j’ai vraiment fait un truc qu’il fallait pas. Dans l’immédiat tout ça me prend tellement par surprise que je ne suis pas certain de ce que je dois dire. Je sais juste que j’ai pas envie d’invalider ses sentiments ou de donner l’impression que j’ai pas entendu son message, mais me justifier ne semble pas une meilleure option non plus. Là tout de suite je n’ai même pas assez de recul pour comprendre la source du problème.

« Je… Je suis désolé de t’avoir fait te sentir comme ça. Merci de m’avoir donné de ton temps aussi et… prends soin de toi, d’accord ? À la prochaine, j’espère. »
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Jeu 23 Mai - 17:08

Peut-être que tu as été trop dure.
Dire cela d'une personne douce comme toi peut être surprenant mais parfois la vérité et la franchise sont bien plus tranchante qu'une épée. Tu n'as pas fait dans la dentelle, tu as peut-être mis les formes pour communiquer ta pensée mais le fond reste le même. La vérité étant que ce Ethan-là, ce n'est pas celui que tu pensais connaître et cette révélation vient un peu plus convaincre ton coeur que la distance s'est installée entre vous pour faire des ravages sur ce que vous nommiez naïvement amitié. Tu le regardes avec cette profonde tristesse dans les yeux, cette mélancolie profonde qui te rapelle toujours plus combien il serait temps que tu cesses d'essayer. Qu'il te serait plus simple d'abandonner l'idée d'avoir le droit à une amitié sans filet. Tu vois bien que tu as frappé fort, que tu as déstabilisé une fois encore ses pensées. Derrière tes airs de poupée, tu es bien plus observatrice et posée que ce qu'on pourrait penser. Alors tu le laisses digérer, tu le laisses analyser, peut-être va-t-il essayer de se justifier ? Peut-être va-t-il te dire que c'est abusé ? Tu attends sa réponse, sa réaction en fonction de cela, tu feras ce qu'il est préférable de faire.

Il s'excuse à son tour avant de te dire Merci.
Des politesses, tout cela ne ressemble qu'à un voile de politesse déguisé en espoir. L'espoir de pas avoir tout perdu. Un espoir que tu partages, un espoir que tu alimentes toi aussi car ce que vous nommiez amitié entre vous est devenu précieux avec le temps. Car il y a des personnes qui méritent qu'on fasse un effort, un pas de plus. Alors tu restes encore un peu avec lui, ton visage s'adoucit même si la nostalgie ne semble pas vouloir quitter tes yeux, tu lui offres un sourire. Un sourire plein de douceur, un sourire qui montre que ça devrait aller, qu'il y aura certainement une prochaine fois. Aussi calme qu'un lac sans vent, tu rajoutes en regardant devant toi, le cœur aussi paisible que tes pensées :

- « C'est à moi de m'excuser, c'était peut-être un peu dure comme manière de le formuler... »

Car tu as réalisé que tes mots peuvent heurter, qui d'autre que toi peut savoir combien certaines vérités sont difficiles à digérer quand elle ne sont pas enrobées. Tu replaces tes cheveux, un soupire passe tes lèvres rendant ton discours toujours plus calme et réfléchi.

- « Je viens de réaliser que dans un sens, il est normal que tout soit un peu mélanger dans ta tête. Comme nous avons parler de cela avec tant de légèreté. Je n'ai certainement pas réalisé la gravité de ce que tu viens de traverser... »

Sagesse quand tu nous tiens, est-ce-que tu es perturbée toi Moera ? Non pas réellement car tu ne connais pas les ravages concrets, car il t'a expliquer cela sans détails, sans profondeur alors tu t'es conforté en te disant que ce n'était pas grave. Mais avec un peu de calme, un peu de recul bien trop rapide pour une jeune femme de ton âge, tu réalises que ce n'était pas si léger, surtout pour son coeur. Encore un soupire et un petit hochement de tête pour toi-même :

- « Tu sais... Quand on est habituée à entendre l'atrocité du monde dans ses détails et sa vérité, on se découvre un recul qu'on pourrait croire insensible. Mais il n'en est rien. Je suis certainement trompée sur l'importance de tout cela. Est-ce qu'il y a eu des victimes ? Des gros dommages ? Quoiqu'il en soit, tu n'as pas t'en faire, je prendrais soin de moi, je t'en fais la promesse et je reviendrais te voir, D'accord ? Je t'apprécie sincèrement Ethan, alors je compte bien retenter ma chance. » Un petit sourire qui redonne à tes mots la saveur d'une promesse. Il mérite qu'on prenne le temps d'essayer à nouveau, tu le sais.
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera Mer 29 Mai - 21:38


J’admets être confus. C’était si soudain tout ça, cette façon de me souhaiter bonne chance dans mes projets d’avenir comme si nous n’allions plus jamais nous parler. De conversation difficile on en était venu à une remise en question totale de notre amitié ? Avais-je manqué quelque chose ? Est-ce que j’avais manqué toute une partie de la conversation ? That escalated quickly. Mais qui suis-je pour décider de ce qui est blessant ou pas, de ce qui a attristé Moera ou pas ? Alors je me contente de m’excuser et de la remercier, parce que c’est ce qui me semble le mieux à faire. Après ses mots, je m’attends à la voir partir sans plus de cérémonies, mais la blonde n’en a pas fini de me surprendre. C’est à son tour de s’excuser, en plus d’admettre que sa formulation était peut-être un peu dure. Là-dessus je suis forcé de lui donner raison.

« Un peu, oui. »

Reprenant avec calme, elle admet qu’elle vient de réaliser qu’il est normal que tout soit confus dans ma tête. C’est au moins ça je suppose, ça me permet de me sentir moins con. Parce que nous en avons parlé avec légèreté ? Je sais pas, j’ai quand même dit il y a cinq minutes qu’on avait été attaqués par une sbire du Crow et que mon amie Dorothy avait fini à l’infirmerie suite à un puissant stupéfix. C’est léger ça ? Peut-être que ce l’est pour elle. Que c’est moi qui suis trop sensible. C’est l’hypothèse qui semble prévaloir puisque Moera admet être habituée à entendre les atrocités de ce monde et que, par conséquent, on pourrait la qualifier d’insensible. Ouais, sur ce coup je suis bien d’accord. C’est l’impression que j’en retire en tout cas, même si elle s’empresse d’ajouter qu’il n’en est rien. Pour le prouver, la blonde souligne qu’elle s’est peut-être trompée sur l’importance des événements. S’il y a eu des victimes ? Là encore, j’ai bien mentionné Dorothy. Des dommages ? Je ne l’ai pas encore dit, et du coup je suppose qu’elle ne le sait pas, mais Beauxbâtons a quand même perdu la source de sa magie. Sauf que je n’ai même pas le temps de lui répondre. Quoiqu’il en soit… Alors c’était des questions rhétoriques ? Les réponses ne l’intéressent même pas ? Elle compte revenir me voir et retenter sa chance ? Visiblement la Poufsouffle est toujours coincée là-dessus, sur son impression que notre amitié avait subit des ratés et qu’elle n’était plus comme avant. Tant pis, là il faut que ça sorte.

« Moera, il n’est pas question d’amitié qui n’est plus comme avant ou je sais pas quoi. C’est pas à propos de ça, c’est pas à propos de toi. Je comprends pas pourquoi tu prends tout ça personnellement alors que… Une amie qui compte beaucoup pour moi a été attaquée par une terroriste dont le patron a envie de légaliser les sortilèges impardonnables. Elle aurait pu mourir devant moi et j’aurais rien pu faire. Ils ont volé un artefact ou une gemme ou peu importe à Beauxbâtons. Beauxbâtons a perdu sa magie. Ouais, j’ai l’impression que tu réalises vraiment pas la gravité de la situation et ouais, tu passes vraiment pour une insensible. Tu me demandes de m’ouvrir à toi et j’ai essayé de le faire, pour mieux me faire dire que nos conversations ne sont plus aussi sympa qu’avant ? Je devais te parler de tout ça avec le sourire peut-être ? Pour être honnête là tout de suite je regrette même de t’avoir parlé de ce qui me tournait en tête. »

À peine ais-je terminé de parler que je le regrette déjà. C’était peut-être trop violent, mais d’un autre côté n’est-ce pas ce que je pense ? N’est-ce pas le propre d’un ami d’être capable de dire la vérité sans se cacher, de remettre ses amis sur le droit chemin ? Ouais, mais il y a de meilleures façons de le faire que d’autres. Alors je soupire et passe une main dans mes cheveux, la tête basse. Je suis légèrement honteux, je l’avoue.

« Je suis désolé, je ne voulais pas être blessant. »
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Re: Worrying means you suffer twice ft. Moera

Worrying means you suffer twice ft. Moera
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