what a bad luck | ft. Payne

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what a bad luck | ft. Payne Mer 8 Mai - 10:53



what a bad luck


Aller d’un point A à un point B peut être une torture quand on habite à Poudlard et qu’on a une patte folle. C’est ton cas, Miles, et à tes yeux c’est un gros point faible. Sérieusement, vous êtes dans une école de magie et il n’y a même pas des structures adaptées aux personnes comme toi, qui ont un petit – ou gros – problème pour se déplacer. Les Moldus, eux, ont de superbes ascenseurs, des élévateurs. Super pratique. Mais ici, rien. Nada.


Comment les sorciers peuvent-ils encore se sentir supérieur avec ça ?


Tu es bien mieux dans ta chambre, ou dans une salle de classe vide, seul avec toi-même et ton matériel – oh, si précieux – de peinture. C’est marrant car tu disparais pendant quelques heures et que lorsque tu reviens, c’est avec une toile séchée artificiellement mais qui dégage de jolies couleurs, et des motifs finement tracés. Parfois, ceux-ci bougent, mais tu préfères les œuvres statiques, comme celles des Moldus. Plus silencieuses, comme figées dans le temps. Ça te fait moins de peine. Tu n’es pas là pour donner vie à tes rêves.


Aujourd’hui, malheureusement, tu as fait le mauvais choix. Tu aurais dû, après un repas copieux – peut-être même un peu trop – simplement retourner dans tes quartiers, t’allonger sur ton lit et fermer les yeux cinq minutes, juste le temps d’une petite digestion. Toutefois, tu avais pris une autre direction, te détournant du moelleux de ton matelas – pour un bon moment – bête et inconscient de ce qui allait t’arriver.


Faut vraiment être con. Aucune intuition.


Un sac en bandoulière t’entourait, plein de pinceaux et de couleurs. Dans ton dos, tu avais placé ta grande toile encore immaculée. Ça te donnait un look vachement bizarre mais tu t’en fichais bien. Tu n’aurais pu la prendre sous un bras sans te déséquilibrer. Ta canne, enfin, se trouvait dans ta main, fermement ancrée dans le sol à chacun de tes pas. L’escalier n’était plus très loin. La classe vide non plus. Deux-trois heures de peinture avant de te coucher te feront le plus grand bien.


L’escalier bouge dans ta destination finale et tu te prépares à en sortir illico. Il s’installe à la bonne place dans un bruit sourd, tu fais un pas. Il s’ébranle à nouveau, tu titubes.


« Eh ! »


Et manques de passer par-dessus bord. Chute mortelle, cette fois-ci. Tu t’accroches à la rampe, tremblant. Bordel qu’est-ce qui se passe ?


Au lieu de vous mener à un autre étage – où tu aurais râlé – il te laisse en plein milieu de nulle-part, avec l’impossibilité de partir sans tomber dans le vide. Est-ce une blague ? C’est pourtant pas le premier avril. Et de toute manière, ça n’aurait pas été drôle du tout.


Tu soupires et attends, déjà lassé. Et là tu remarques une casquette.


Les coins de ta bouche s’abaissent terriblement lorsque tu constates qu’il s’agit de celle de Tadhgán Payne, élève de ta maison particulièrement désagréable. Tu ne l’as jamais aimé. Déjà car il porte des casquettes moches, ensuite car son style général ne te dit rien, puis parce que tu l’as déjà vu avec des ciseaux – quelle idée, un vrai psychopathe ! – et enfin car il t’a cassé les couilles pendant des mois. Si ce n’est plus.


Cassé les couilles… plutôt persécuté, à vrai dire. Alors que tu ne pensais pas le mériter.


Jusqu’à ce que tu craques et que tu le colles contre un mur de toutes tes forces. Tu n’es rien ni personne à côté de lui, tu es convaincu qu’il fait bien plus de sport que toi, mais ça t’a fait du bien. Tu ne te laisseras pas faire.


Une autre fois, plus récemment, tu as abattu ta canne sur son crâne sans cervelle. Tu es certain qu’il a eu une belle bosse et ça t’a fait très plaisir.


Depuis quelques temps, il te fiche la paix et t’ignore. Tant mieux. Être la cible d’un garçon pareil, c’est pas ton truc, vraiment. Il est bête et méchant.


Toutefois, bloqué pour tu ne sais combien de temps sur cet escaliers avec lui, tu n’es pas serein. Et l’envie de taper ta canne sur ta tête une fois de plus juste au cas-où commence à te démanger.

Tadhgán Payne
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Re: what a bad luck | ft. Payne Sam 11 Mai - 21:58

What a bad Luck

Il ne le savait pas encore, mais Payne avait eu un bel instinct en allant s'entraîner avant le repas. Certes, il avait raté le dit repas, et il rentrait fatigué et affamé au château. Mais au moins avait-il dépensé toute son énergie pour cogner dans un sac avant de rester coincé au beau milieu des escaliers. Avec Miles O'Connor. Miles était... comment dire ? Une cible trop facile. Payne avait fini par arrêter de le harceler. Même lui, il trouvait ça moche de taper sur un handicapé. Mais en le voyant avec sa dégaine d'artiste, débordant de pinceaux qu'il aurait été aisé de faire voler par-dessus la rambarde, d'une toile si grande qu'elle aurait pu servir de cerf-volant – là aussi, pour voler par-dessus la rambarde – sans parler de la canne avec laquelle il s'aidait pour marcher, Payne ne put s'empêcher de penser : non, Miles O'Connor n'est pas aidé par la vie. Surtout quand il restait coincé au beau milieu des escaliers avec lui.

L'Irlandais ravala un soupir excédé et s'appuya d'un coude contre la rambarde en attendant que l'escalier veuille bien... faire son seul putain de job ? Payne n'était jamais resté bloqué plus de quelques secondes entre deux étages. Là ça commençait à faire long. Ou était-ce le regard froid que l'autre Gryffondor portait sur lui qui rallongeait le temps ? Il leva les yeux, puisqu'il était plus bas que lui dans l'escalier, pour croiser ceux de son camarade de maison :

"Qu'est-ce tu r'gardes, O'Connor ? T'as un problème ?"

Ce n'était pas de sa faute à lui si cette école n'avait pas ascenseur ! Ah, pour mettre les hybrides dangereux bien à l'aise en leur refilant des poches de sang – des poches. De. SANG. – y'avait pas de problème, mais quand c'était pour les handicapés, aucun effort. Et ça se prenait pour l'espèce dominante… Payne eut un frisson de dégoût en repensant au discours de l'autre cas social qui se faisait appeler The Crow. "Non, désolé, à Poudlard on n'a pas de budget pour un bête monte-escalier" ou un ascenseur comme tous les putains de lieux publics moldus, nooon. Galère bien avec tes béquilles, Junior, ça te fera les muscles.

Si Payne n'avait aucun respect pour certains handicapés, il en avait encore moins pour certains hybrides, alors ça compensait.
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Re: what a bad luck | ft. Payne Sam 11 Mai - 22:50



what a bad luck


Le temps passe, extrêmement long lorsque tu te retrouves seul avec un connard de première. Un soupir passe la barrière de tes lèvres. Et quoi ? Tu commences déjà à perdre patience. À croire que les escaliers de Poudlard ont une conscience et veulent que vous vous foutiez sur la gueule. Ça ne tardera pas à arriver s’il ne tourne pas vite le dos. Ce serait plus simple non ? Ainsi, il pourrait être face à la sortie. Qui pour l’instant est en face du vide.


Et si tu le poussais ? Simple et efficace. Un petit accident, ça arrive dans un château comme Poudlard !


Il te donne de l’urticaire ce mec, vraiment. Avec sa sale tête sans cheveux, ses casquettes moches et son style douteux. Il ne pourrait pas être comme tous les autres, se fondre dans la masse des élèves et ne pas se faire remarquer ? A-t-il besoin d’être à ce point atypique, dans le très mauvais sens du terme ? Certes, ce ne sont pas tes affaires, mais en attendant tu es bien obligé de te taper son visage d’ahuri.


De taper son visage d’ahuri serait correct aussi.


Du calme, Miles, le temps n’est pas encore venu pour toi de te jeter à sa gorge pour le balancer par-dessus la rampe.


Tout aurait pu bien se passer si seulement il s’était tu. Mais non, Payne décide de l’ouvrir, comme s’il ne pouvait pas se retenir cinq minutes de dire quelque chose. Une connerie en plus de cela. Tu relèves les yeux vers son visage qui ne te dit rien qui vaille et hausses un sourcil. Puis un sourire s’affiche sur tes lèvres alors que tu réponds, nonchalant :


« Ta bite car ta tête me fait vomir. »


Tu es un gentil garçon Miles. Courtois et bien éduqué. Toutefois, l’homme que tu as en face de toi t’invite à la vulgarité. Il est lui-même si grossier !


En plus, ce n’était pas ta faute si ton regard s’était perdu sur le ventre de Payne ; comme tu l’as si poliment exprimé, tu préférais ne pas croiser ses yeux méchants, ce qui aurait invité à une conversation presque obligatoirement.


En fait, tu penses que quel que soit l’endroit où tu aurais posé les yeux, il aurait tout de même râlé.


« Cúl Tóna... » grognes-tu entre tes dents.


De l’irlandais, tu ne connais pas grand-chose. Toutefois, quelques moldus se sont amusés à t’apprendre les bases des insultes. Tu as enfin l’occasion de t’exprimer sur ton apprentissage utile face à ce crétin. Tu préfères cela, car tu sais que si tu avais sorti un mot en anglais, langue qu’il doit comprendre normalement, il l’aurait assez mal pris.


Ah, les langues étrangères, y’a que ça de vrai pour ce débarrasser des enfoirés !


Tu poses la toile par terre, contre ta jambe. Inutile de la porter davantage. L’escalier ne semble pas motivé à bouger et ça t’encombrera moins si tu dois agir pour te débarrasser par la force du nuisible qui partage les marches.

Tadhgán Payne
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Tadhgán Payne
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Re: what a bad luck | ft. Payne Dim 12 Mai - 0:41

What a bad Luck

Payne ne s'attendait pas à des formules de politesse en abordant aussi brusquement l'autre Gryffondor. Quand on prend un problème à bras le corps il ne faut pas s'étonner si ce dernier s'agite pour s'échapper, puis rend autant de coups qu'on lui en aura porté. Alors un sourire mauvais s'affichait sur les lèvres de Tadhgán face à la réplique grossière du jeune peintre. Qu'est-ce que ce garçon était malpoli… mais pas très imaginatif. Il aurait pu trouver mieux. C'en était presque jubilatoire, de provoquer une réaction aussi violente par sa simple présence, et quelques mots pas mauvais mais méchamment tournés. Ou peut-être était-ce leur passé commun qui rendait Miles O'Connor si amer.
Cette confrontation lui rappelait une autre récente, dans les cachots, et le simple souvenir acheva de mettre Tadhgán Payne de méchante humeur. D'abord Martin, ensuite O'Connor. C'était la tournée des anciennes victimes ou quoi ? Ils s'étaient donnés le mot pour l'emmerder ? Il prit une brève inspiration pour se retenir de passer les marches qui le séparaient du Gryffondor et le pousser par-dessus bord, pour remettre ses idées en ordre, aussi, et arrêter là la paranoïa. Payne était presque sûr que ses deux anciennes victimes ne se connaissaient pas. Et Miles n'était pas venu le chercher pour régler ses comptes.

Il allait se calmer.

Il allait le faire, en fait, quand le Gryffondor dit autre chose. Cúl tóna. Du gaélique. Bien sûr, O'Connor était un nom irlandais. Ce n'était qu'une invective grognée entre ses dents, mais Payne l'entendit distinctement, et Payne le fixa, la mâchoire serrée. Si un regard pouvait tuer, Miles O'Connor serait mort à ce moment-là. Il desserra juste assez les dents pour siffler :

"Je suis Irlandais, connard."

Il s'appelait Tadhgán, pas Teagan. Et pour être bien sûr qu'il n'y aurait aucun malentendu entre eux deux sur le sujet, il ajouta :

"Gabh transna ort fhéin."

Ce qui était une façon de l'inviter à aller se faire mettre dans la belle langue gaélique. Payne se redressa mais laissa son bras appuyé contre la rambarde. Il attendait sa réaction. Il attendait de voir son visage se décomposer, surtout. Il ne pensait pas que Miles allait s'excuser, mais s'il pouvait lui fermer le clapet assez longtemps pour que l'escalier se remette à bouger, ça suffirait à sa satisfaction personnelle, et tout serait oublié. Payne allait faire comme si les insultes qu'il avait reçues étaient méritées et il n'allait pas lui péter le nez avec sa propre canne, à ce crétin d'artiste qui se la jouait incompris – ici dans tous les sens du terme.
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Re: what a bad luck | ft. Payne Dim 12 Mai - 20:25



what a bad luck


Pourquoi faut-il qu’il arbore à longueur de temps cette tête moche, premièrement, mais cette expression de chien enragé ? Ce Pokémon est particulier, et tu ne veux pas l’attraper pour l’ajouter à ton équipe, merci bien.


Est-il vraiment si laid ou est-ce seulement ton esprit, qui, ne l’appréciant pas du tout, le trouve tellement affreux ?


Tu ne saurais le dire. Mais une chose est sûre, c’est que sa casquette est ridicule. Et ce n’est pas la seule.


Quel kéké. Son genre t’est terriblement désagréable.


Et bien sûr, au lieu d’ignorer tes petites piques qui ne sont pas si méchantes – quoique, lui dire clairement qu’il n’est qu’une tête de bite, en anglais comme en gaélique, on a vu plus gentil – il se permet de te répondre avec renfort de grossièreté. Et tu avoues que tu ne t’attendais pas vraiment à sa réponse. Irlandais, vraiment ?


Tu ne sais pas comment écrire son prénom et tu t’en fiches un peu, il est moche. Eh oui, tu viens de trouver un élément de plus chez lui que tu n’aimes pas. Tu n’exagérerais pas un peu ? Tadhgán Payne n’est certes pas un ange mais il n’est pas le diable non plus. Tu manques clairement d’objectivité concernant son cas, mais tu t’en fiches.


Sauf s’il vient te taper. Mais ça n’arrivera pas, car ta canne fait plus mal que tes poings si abattue au bon endroit.


« Cool, t’es Irlandais, je m’en fiche. Tu veux une gommette ? »


Au fond, tu te sens un peu baisé. Tu aurais bien aimé l’insulter sans qu’il te comprenne ! Tant pis, ça sera pour une prochaine fois. Tu as ta langue maternelle comme roue de secours. Même si quand tu t’énerves en japonais, on t’a déjà dit que ça faisait scène de héros de shonen nul. Il ne manquerait plus que Tadhgán Payne se bidonne en t’entendant parler. Pour sûr tu le suicides en le jetant du haut des escaliers.


Oh, il te dit d’aller te faire voir. Très original, vraiment, pauvre petit mouton frustré. D’ailleurs, s’il avait plus de cheveux, ces derniers seraient-ils tout frisottés ? Tu ne le sauras probablement jamais. Un sourire apparaît sur tes lèvres lorsque tu imagines l’autre Gryffondor avec des boucles rousses. Ridicule.


Et le chapeau de Leprechaun que l’on vend dans les boutiques de souvenirs à Dublin.


Pour Noël, promis tu lui en offres un de manière totalement anonyme.


« T’es content, tu as lancé ta petite insulte ? Ferme-la maintenant. »


Et cet escalier qui refusait toujours de bouger. C’est l’heure de la sieste ou quoi ? Ben ça ne t’arrange pas.

Tadhgán Payne
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Re: what a bad luck | ft. Payne Mer 15 Mai - 16:55

What a bad Luck

Payne ricana. "T'es Irlandais. Tu veux une gommette ?" No rage, le naze, t'as juste raté l'occasion de te taire. Ça t'apprendra à insulter les gens dans une langue étrangère.

"Oh, mais pleure pas O'Connor, ça arrive à tout l'monde de se ridiculiser !" se moqua-t-il.

Lui le premier, mais il n'allait pas insister sur ce point. Payne n'était pas connu pour sa grande intelligence et son esprit de déduction hors pair ; deux choses qui lui manquaient quand il devait analyser une situation et, au hasard, ne pas se ridiculiser. Il se retourna pour appuyer le bas de son dos contre la rambarde et enfonça ses mains dans les poches de son jogging – celui qu'il mettait pour le sport, pas celui de tous les jours… bien sûr qu'il avait plusieurs types de joggings. Miles devait avoir un niveau suffisant en gaélique pour comprendre sa réplique, puisqu'il eut clairement l'air insulté. Payne prit le temps de savourer cette petite victoire, même si elle se traduisait par une réponse bien acide :

"T’es content, tu as lancé ta petite insulte ? Ferme-la maintenant."

Alors déjà, non, et ensuite : non.

"Tu me traites pas de tête de bite pour me dire de la fermer ensuite, O'Connor, c'est pas comme ça que ça s'passe. T'as oublié ? En vrai, c'est toi qui la fermes, jusqu'à ce qu'on soit sorti d'ici, et y'aura pas de problème entre nous."

C'était pas vraiment un concours de qui arriverait à la fermer le premier, mais puisque l'éclopé lui reprochait de l'insulter sans montrer le bon exemple, Payne ne voyait pas pourquoi il écouterait ses conseils. Il était lui-même très mal placé pour lui faire la leçon, évidemment, pas après tout ce qu'il lui avait fait subir. Miles O'Connor, la cible facile. Il s'était révélé plus coriace qu'il ne l'imaginait, en fait. Il avait répondu à sa violence, un jour, ce qui avait pris Payne par surprise. Sur une échelle de ténacité de 0 à 10, il lui mettait 3. Alors qu'il aurait mis -5 auparavant. Ça n'avait pas l'air de représenter grand-chose, mais de la part de Payne c'était signe qu'il avait gagné un peu de son respect. Cela dit, le Gryffondor se sentit obligé d'ajouter un conseil pour rebondir sur sa première remarque. Et peut-être aussi pour redéfinir les limites de leur relation :

"Et baisse les yeux, puisque ma tête te fait gerber."

Payne n'était pas celui qui allait s'écraser et se taire sous les ordres de Miles O'Connor la cible facile. S'il voulait se plaindre de choses concrètes, il pouvait l'aider : il y avait bien quelque chose qui le ferait vraiment gerber. Se retrouver suspendu par-dessus les escaliers par les pieds. Mais Payne glissa cette idée dans le coin le plus obscur et le moins fréquenté de son esprit pour se concentrer sur l'instant présent. Il pouvait encore tenir quelques minutes… secondes… millièmes de secondes, avant de lui apprendre le vol plané. Ils étaient à quel étage, déjà ? Payne jeta un coup d'œil en bas. Assez haut pour réaliser un bon plongeon.
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Re: what a bad luck | ft. Payne Jeu 23 Mai - 0:44



what a bad luck


« Hein ? Quoi ? »


Tu fronces les sourcils. Tu pleures ? Depuis quand ? Aaaah, tu vois. Payne aimerait que ses pathétiques petits rêves deviennent réalité. Manque de pot, aujourd’hui n’est pas le jour où tu laisseras couler tes larmes devant lui. Pleurer, c’est pour les faibles ! Et à faire dans la plus stricte intimité pour ne pas avoir – trop – honte.


Certainement dans devant ce crétin.


« Je ne me plains pas que tu aies compris mes paroles. Je suis même plutôt content. »


Ce garçon idiot devait prendre conscience qu’il était vraiment moche en plus d’être insupportable. Félicitations à lui ; il arrives à rendre méchant la crème que tu es. Tu ne sais pas si ça doit te faire plaisir – être apathique ne te plaît pas forcément – ou si tu dois t’inquiéter : oui, tu es capable de violence, et ça t’étonne.


« Et pourquoi ce ne serait pas toi qui devrait la fermer ? T’as plus de légitimité que moi à ouvrir ta grande gueule ? En quel honneur ? Justement : t’es moche, terre-toi dans ton trou et n’en sors plus jamais. »


Le trouves-tu vraiment si moche ou est-ce votre passif commun qui le rend comme cela à tes yeux ? Tu ne le trouverais pas secrètement un peu bg ? Non, non. Impossible. Déjà, il porte des casquettes moches. En plus, ce training ça va pas du tout. Et puis, il ne ressemble même pas à un humain. N’est-ce pas ?


Tu aimerais détourner les yeux – peut-être dégueuler par-dessus la rambarde – mais tu ne le fais pas, tu te contentes de le fixer avec tout le mépris du monde, avec toute cette violence que tu contiens en toi depuis tout ce temps. Oui, être immobilisé de force, ne pas pouvoir s’ébattre, courir, juste vivre ça ne fait pas du bien au moral.


Tu pousses un long soupir.


« Je baissais déjà les yeux quand tu m’as agressé sans raison. Tu te rappelles ? Je fixais ta bite. Mais à bien y réfléchir, je n’ai plus envie. Ta tête est pareille après tout, dommage qu’elle, elle ne soit pas cachée. Les sacs à vomir à se foutre sur la gueule quand on est dégueulasse ça existe tu sais, pour les moches. »


Pourquoi ce déferlement de haine ? Tu ne te reconnais même pas toi-même.


« Oh, j’ai une idée ! »


Un sourire mesquin s’affiche sur ton visage. Tu as effectivement un moyen pour faire disparaître sa face sans lui couper la tête – et la jeter aux oubliettes. Tu saisis ton matériel de peinture, étale un peu de couleur sur ton pinceau et t’approches de Payne.


« Viens là l’affreux. »


En tendant bien le bras, tu arrives à lui faire une grosse marque orangée du sourcil gauche au nez. Pas suffisant mais il est déjà moins laid.

Tu n'as pas le temps de ricaner à ta petite victoire : c'est à ce moment que l'escalier décide de reprendre son ascension brusquement. Tu ne t'y attends pas, tu n'as pas ta canne, et tu tangues dangereusement. Le pinceau danse sur le visage du Gryffondor. L'escalier s'immobilise à nouveau, tu ne sais où. Tu tombes en avant, percutant ton charmant ennemi de tout ton poids. Le pinceau finit sa course folle quelques étages plus bas, et toi, tu ne peux plus bouger alors que ton corps est inconfortablement pressé contre celui de Payne. Déjà, tu tentes de rester debout.

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