[FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel

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[FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Lun 13 Mai - 0:34


Mi-octobre 2028, fin de soirée. J’ai fini par me laisser convaincre et, à présent, je suis assise aux Trois balais, un pub de Pré-au-lard. L’ambiance est bonne, c’est un fait. Les gens ont l’air de beaucoup s’amuser, la bièraubeurre coule à flot et tout ce qui manque pour compléter le décor, à mon humble avis, serait un match de hockey en fond, sur un téléviseur. Ça et une partie de beer-pong, mais je ne sais pas si les sorciers connaissent. Enfin, n’allez pas là croire que je suis du genre à se perdre corps et âme dans la fête. Non, je suis plutôt la jeune femme sage, assise un peu en retrait, mon index suivant le pourtour de ma première choppe de bièraubeurre qui est, contrairement à celles des autres fêtards, encore majoritairement intacte. J’apprécie simplement l’ambiance, même sans ressentir le besoin de grimper sur une table. Il faut dire que je suis venue ici en compagnie d’inconnus, plus ou moins. Les gens du DEMA de droit et politique magique ont décidé de se regrouper pour une petite sortie et, dans mon désir de m’intégrer un peu, j’ai fini par accepter l’invitation. Est-ce que je le regrette ? Pas pour l’instant. Je me dis que, dans le pire des cas, je pourrai toujours servir d’accompagnatrice désignée jusqu’au château en fin de soirée et qu’au moins les gens se souviendront de moi comme de la fille qui a rendu service. S’ils s’en souviennent.

Comme il fait encore plutôt chaud à cette période de l’année, pour une canadienne en tout cas, je suis venue avec un coton ouaté aux couleurs de ma maison d’accueil, Serdaigle. Et même, parce qu’il fait chaud à l’intérieur, j’ai dû me remonter les manches aux coudes et je songe sérieusement à l’enlever, ayant de toute façon un t-shirt en dessous. Le reste de l’ensemble est constitué d’un jean noir et de bottillons pour femme de même couleur. Sans compter que, pour combattre la chaleur toujours, j’ai remonté ma longue chevelure en une queue de cheval bien serrée. Tout ceci pour dire que, au milieu du décor, j’estime passer plutôt inaperçu. Une fille ordinaire, tranquille, just minding her own business. Le seul truc qu’il manquerait à mon bonheur c’est une assiette de nachos. L’erreur que j’ai commise, c’est de rester à l’écart et de sous-estimer la lourdeur des gens présents. Ou leur taux d’alcoolémie. Moi qui pensais être tranquille, voilà qu’un inconnu, probablement un autre élève, s’installe à la chaise voisine de la mienne. Si ce n’était que ça, pourquoi pas. Je vous laisse toutefois deviner la suite. C’est vieux comme le monde.

« Salut ma jolie ! Qu’est-ce que tu fais ici toute seule dis donc ? »

Je lui adresse un sourire poli, mais forcé, les deux mains entourant ma choppe de bièraubeurre alors que je me sens plus tendue. Intuitivement, mon corps s’est dirigé vers l’appui-bras le plus éloigné du nouvel arrivant. C’est sans doute un signal trop subtil pour que le concerné s’en aperçoive.

« J’attends que mon amie revienne, ça ne devrait plus tarder. »

Qui c’est qui est trop gentille et trop gênée pour lui dire franchement que sa présence dérange et que je préférerais qu’il me laisse tranquille ? C’est moi. Et, encore une fois, le message ne passe pas.

« Et on t’a laissé toute seule ici ? J’pense que t’as besoin de nouveaux amis ! Si tu veux je suis disponible. »

Si c’est un fait avéré que j’ai désespérément besoin de nouvelles connaissances, j’ignore s’il fait véritablement partie de mon public cible. Sauf que, pour l’heure, il me semble déterminé à rester. Que faire maintenant ? Accepter mon sort ? Prétexter une urgence et m’en aller ? Quoi que j’aurais bien aimé profiter de cette soirée pour rencontrer des gens qui sont sympathiques et qui ne s’invitent pas de force. Mais en même temps peut-être que je me ferme trop vite, que je devrais lui offrir une chance ? Mon intuition me dit que c’est une mauvaise idée et, pourtant, je n’arrive pas à me décider. Et en plus il continue de me fixer avec son sourire qui est juste… Je suis inconfortable.
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Lun 13 Mai - 2:12



What a noob



La douceur du début d'année scolaire, l'insouciance de la fin des vacances et la naïveté de cette petite foule qui se croit encore en temps de fête. T'observe ça avec un léger amusement, Alex. Tu te demandes combien seront encore aussi joviales, aussi optimistes et heureux quand le poids des cours commencera à se faire sentir. Probablement peu. L'école était un vaste champ de bataille où les plus fainéants et les plus lents se faisaient très vite distancer. Chaque année, c'était la même rengaine, le même défilé de bouffons tous plus joyeux les uns que les autres. Chaque année, on retrouvait ce même défilé de bouffons occupé à pleurer leur emploi du temps chargé et le manque d'excuse pour aller en soirée. Eh bien oui, Chers Amis, nous ne sommes plus en septième année. Les DEMA, demandaient bien plus d'investissement et de rigueur que beaucoup semblent le croire. Encore plus quand, comme toi, on cherchait à poursuivre dans le même temps deux voies. Et ça t'amuse, ça t'amuse sincèrement. Tu avais passé ton été à te faire plus ou moins préparer mentalement parce qui t'attendait. Un Prewett se devait de faire honneur à son nom, cet honneur passait aussi par un bon dossier scolaire, dossier scolaire qui passait lui aussi par de bons résultats. Tu avais tout à fait conscience de ce à quoi tu allais être confronté cette année et tu savoures d'avance cette petite vision sucrée de tous ces camarades qui vont irrémédiablement tomber de haut quand le train DEMA sera véritablement en marche.

Mais pour l'heure, il était encore temps de profiter. Le début d'une nouvelle année scolaire était l'excuse parfaite pour organiser des fêtes sous l'excuse de la bonne entente de la promotion. Ces fêtes, étaient également l'occasion d'observer la populace et de savoir de qui devait-on se rapprocher et de qui devait-on fuir la compagnie. Pour toi qui se passionnes dans l'observation des gens, ces rencontres représentaient de véritables petites aubaines. Puis, ne nous mentons pas, Alexiel, c'est aussi une superbe excuse pour tromper l'ennui. Peut-être repartiras-tu avec une jolie conquête à ton bras ? Les gens étaient encore sous l'ivresse des vacances, les rapports se faisaient plus simplement. Puis quitte à participer à ce genre de soirée, autant avoir de quoi bien la finir également.

Un sourire enchanté passe sur tes lèvres alors que tu salues amicalement quelques têtes connues. Tu rends les œillades séductrices aux gens qui succombent à tes charmes et te gausses des quelques grimaces haineuses que surprennent tes yeux. Tu vas attendre avant de choisir une proie. Tu n'aimes pas t'amuser avec n'importe qui, il faut que le feeling y soit. Puis, une partie de toi adore constater cette déception dans les yeux des pauvres appelés qui ne deviennent pas élus. Une petite victoire pour ton ego, une petite victoire contre le néant

C'est avec un choppe d'alcool à la main que tu passes de table en table, échange amicalement et de façon très intéressée avec les gens. Tu passes de brefs bons instants avec des visages que tu as vu grandir aux fils des années, d'autres plus surprenant en découvrant ce que l'alcool réveille chez certaines personnes. Tu continuais de jouer de ce petit manège lorsque la voix pâteuse et lourde d'un camarade de classe attire ton attention. Il te suffit d'un coup d'œil pour te faire une idée assez précise de ce qui est en train de se jouer. Tellement précise que tu ne fais pas grand cas de ce que fait le type, c'est plus la demoiselle en face qui t'intéresse. La nouvelle, hein ? Alors comme ça, Klaton, tu vises la seule nana qui n’est pas au courant que tu es un sac. Stratégie intéressante, ça pourrait fonctionner si tu n’étais pas le dernier des noob en matière de séduction.

Un sourire en coin se dessine sur ton visage. Brave Klaton. Encore une jeune pousse qui avait beaucoup à apprendre. Tu te laisses avancer jusqu’à la table avant de poser d’un coup sec ta chope. Tu offres un grand sourire à ton camarade avant de lui tapoter gentiment l’épaule.

- « Et si tu étais disponible pour finir cette choppe, Klaton ? Je te l’offre.»

L’autre tourne la tête, tu vois une pointe de jalousie éclairer son regard pâteux alors que ses yeux croisent les tient.

- « Qu’est-ce que tu veux, Prewett ? T’vois pas j’suis occupé ? »
- « Occupé à ? Terrorisée une femme qui t’as rien demandé ? »

Il semble confus, Klaton, il hausse un sourcil, l’air un peu perdu.

- « Mais je la terrori… Je te terrorise la nouvelle ? »
- « Ne te sens pas obligée de répondre, de toute façon il est trop soul pour s’en souvenir, hein Klaton ? »

Tu laisses un sourire angélique se peindre sur tes lèvres. T’as dit ça sous le ton de la rigolade. Le pauvre Klaton ne sait pas si tu rigoles ou pas. Il semble réfléchir, froncer les sourcils avant de prendre ta choppe et d’en avaler le contenu d’une traite.

- « Roh, puis tu fais chier Prewett ! »

Et il se lève un peu rageusement avant de quitter la table et de traîner son corps gorgé d’alcool ailleurs. T’as l’humour d’agiter la main pour lui dire au revoir. Tu t’amuses beaucoup trop à le voir se fondre dans la foule alors que tu te retournes vers ta camarade.

- « Ce n’est pas un mauvais bougre, juste un gros sac en terme de tact. » Tu as la délicatesse de ne pas tout de suite t’assoir pour ne pas imposer ta présence. « Alexiel Prewett, enchanté. Tu es… » Tu cherches son nom, une nouvelle, c’est un événement assez rare pour que tu aies imprimé son prénom quelque part… Ah ! « Mégane, c’est cela ? Enchanté. »


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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Lun 13 Mai - 4:28


Comment signifier à ce jeune homme à l’esprit imbibé d’alcool que sa compagnie ne me fait pas envie ? Il n’y a pas trente-six solutions et j’en suis consciente, bien qu’il m’apparaisse compliqué de l’éloigner sans verser dans l’excès. En soit il n’a rien fait de mal à part tenter sa chance et échouer à décoder les signaux non-verbaux que je lui crie. Par chance, tous ne sont pas aussi sourds et, bientôt, le bruit sec d’une choppe que l’on assène contre la table me fait sursauter et lever les yeux vers le nouvel arrivant. Sa longue chevelure rousse me prend de court, me laissant pratiquement confuse. Il a de si beaux cheveux. Et, en même temps… Ses cheveux ont l’air plus doux que les miens ! Il n’y a guère de justice dans ce monde. Au moins le son de sa voix est agréable. Mais son sourire est si beau, je peine à croire que ce soit naturel, que ce soit normal d’être aussi charmant. Il doit y avoir anguille sous roche, je ne le connais pas après tout. Une seule chose est certaine : ce nouvel arrivant a le don de déchaîner en moi des passions contraires et portant à confusion. J’en manquerais presque l’échange se déroulant sous mes yeux interrogateurs. Le dénommé Klaton se tourne vers moi, l’air tout aussi perdu que ma personne, pour me demander s’il me terrorise. Gênée, je m’apprête à lui répondre que le terme est un peu fort, bien que je sois incapable de nier qu’il m’ait mise inconfortable. Enfin, c’est ce que j’aurais dit si le roux ne m’avait pas devancée, annonçant qu’il n’était pas nécessaire pour moi de répondre.

J’en serais presque abasourdie. Le gars incapable de comprendre le non-verbal, pour sa part, a l’air d’autant plus perdu. Après une longue réflexion d’apparence douloureuse, il fini par accepter l’échange. La choppe contre la fille, pas sans maugréer toutefois. Le nouveau venu, quant à lui, se délecte de sa victoire, saluant de la main la retraite de Klaton. J’admets que la scène a quelque chose de cocasse, si je n’avais pas l’impression d’avoir assisté à une transaction. Enfin, sans doute suis-je trop dure avec lui, au fond ne vient-il pas de me rendre service ? Son attention me revient justement alors que le rouquin m’explique que celui qui vient de nous fausser compagnie n’est pas une mauvaise personne, seulement… un sac ? Voilà qui est original comme manière de formuler la chose, mais je suppose que c’est la différence culturelle. Je lui retourne donc son sourire, avec un brin de retenue ceci dit.

« C’est ce que j’avais cru comprendre. »


Celui-là reste debout pour lancer la conversation, ne s’impose pas dans ma bulle immédiate, mais me surplombe donc néanmoins de toute sa hauteur. Est-il étrange de me dire que ça me dérange moins ? Qui sait. Le jeune homme me confie son nom, Alexiel Prewett, et je me demande s’il n’avait pas un parent français ou quelque chose comme ça. Et je suis ? Non, pas le temps de répondre. Il continue de mener la conversation avec l’expertise et la facilité d’un orateur né. Vraiment, son charisme a quelque chose d’à la fois attirant et malaisant. Même qu’il connait déjà mon prénom, à ma grande surprise. Je dois toutefois reconnaître que le roux est poli et qu’il est un peu venu à ma rescousse, en quelques sortes. La moindre des choses est de lui rendre son sourire, plus sincèrement cette fois, ainsi que ses salutations.

« De même. Enchantée, Alexiel. »

Plutôt que de tenter de prononcer son prénom de manière anglophone et de risquer de me ridiculiser sur le « x », j’ai choisi de laisser libre court à mon accent francophone pour un résultat plus doux, plus léger. Le résultat est plus satisfaisant à mon oreille que ne l’aurait été l’alternative, j’en suis convaincue. Et maintenant quoi ? Si je veux essayer de sauver ce qu’il reste de cette soirée pour potentiellement me faire un nouvel ami, sans doute est-ce l’occasion que je recherchais. Mon avis n’est toujours pas arrêté à son sujet, mais Alexiel ne me semble pas nécessairement problématique. Puis il y a autre chose.

« Je suppose que ce n’est pas ta première année à Poudlard ? Tu es ici depuis longtemps ? »

Ça expliquerait pourquoi il est aussi à l’aise et pourquoi il connaissait déjà bien Klaton. Si le rouquin est aussi sociable qu’il en a l’air, c’est peut-être l’occasion idéale de recevoir un ou deux tuyaux. Savoir qui éviter dans la promotion, qui est sympa, ce genre de trucs. Peut-être même des petites choses à savoir à propos du château ou que sais-je encore.
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Lun 13 Mai - 12:54



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Tu avais appris à regarder sans déshabiller, sans te montrer intrusif. Savoir observer son interlocuteur sans lui donner l'impression de le passer au scanner était une base lorsqu'on se destinait au commerce et au droit. Les nombreuses soirées mondaines de ton enfance et toutes tes excursions avec Clark t'avais fait étudier de près cet art. Les hommes de ta famille étaient doués pour mettre à l'aise et ce n'était pas qu'une question de trait physique. Ce que le commun des mortels appelait beauté était en fait un amas de nombreuses petites choses, de nombreux petits détails. La beauté, était une question de détail. Le ton de la voix, posture, le regard, les mimiques, l'aura. C'est ce que tu trouvais fascinant dans le genre humain, tout être pouvait devenir irrésistibles s'il apprenait à maîtriser ces détails. Les Prewett avaient, à la naissance, une prédisposition pour les comprendre et les assimiler naturellement. C'était une question génétique semble-t-il. Les semi-vélanes avait, eux, ça dans le sang. Les détails étaient, pour eux, la définition même de leur être.

Klaton avait une piètre maîtrise de ces détails. Son regard trop franc, son expression si peu maîtrisé. Il n'était pas désagréable à regarder, juste très gauche. Dommage Klaton, dommage pour toi. Cependant, tu as le temps de regarder la demoiselle en face de toi et tu comprends assez aisément ce qui a poussé ton camarade à l'aborder. Mégane avait cette beauté insolente et inconsciente. De grands yeux bleus qui brillaient d'un éclat vivace, une posture calme sans être fermée, elle avait, dans un sens, une maîtrise parfaite des détails, mais, contrairement à toi, rien n'était calculé. C'était ce qu'on appelait, dans le milieu, être née sous une bonne étoile. Il n'y a rien de plus terrible pour un cœur humain qu'une personne inconsciente de ses propres charmes. Oui, tu comprends très bien pourquoi Klaton avait tenté sa chance.

- « C’est le risque quand on est ivre. »

Tu notes sont accent, français si tu n'es pas encore trop con pour l'identifier. C'est agréable de voir ton prénom prononcer de cette façon, ce petit côté exotique est à ton goût. Tu laisses un regard passer sur la salle. Française, donc ? Mais son anglais et, lui aussi, impeccable. Tu te laisses quelques secondes pour parier sur son origine. Si elle était nouvelle, c'est qu'elle venait obligatoirement d'ailleurs, d'une autre école. Beauxbâtons ? Ce ne serait pas la première fois qu'un nouvel élève y serait transféré. Pourtant, il y a quelque chose, chez elle, qui te fait penser que ce n'est pas le cas.

- « Tu as un très bel accent, franco-anglaise ou c’est autre chose ? »

Sa question t'arrache un sourire. Si elle poursuit la conversation en interrogation, c'est que tu peux t'asseoir. Tu prends donc place, non sans lui demander la permission avant, regrettant quelque peu l'absence de ta choppe pour t'occuper les mains. Tu aimes bien boire en conversant, mais bon, sans doute, faudra-t-il que tu te passes de ce petit luxe pour le moment. Tu laisses un doigt distrait glisser sur la table alors que ton sourire ne quitte pas une seule seconde ton visage.

- « Depuis mes onze ans. J’ai fait toute ma scolarité à Poudlard et j’espère bien continuer. C’est un peu second chez moi, en quelque sorte. »

Comme pour pas mal d’élèves sûrement. Poudlard était une préparation avant la cours des grands. Un royaume seulement régit pas les adolescents. C’était une maison, un terrain de jeu. Tu as du mal à cacher ton affection pour ce château et ce qu’il représente à tes yeux.

- « J’imagine que le changement doit-être d’autant plus déroutant pour toi. Tu arrives dans une école où les mêmes personnes se fréquentent depuis leur enfance, tout ça doit être impressionnant. Mais je ne doute pas que tu arriveras à te faire une place. »

Tu lances cette dernière réplique avec une note taquine. Ta main vient loger contre ta joue.

- « Tu étais d’où avant ton transfert à Poudlard ? »



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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Ven 17 Mai - 20:16


Lorsque le roux me complimente sur mon accent, j’esquisse un sourire gêné. Au moins il me demande si je suis franco-anglaise. Ça aurait pu être pire. J’ai échappé, pour cette fois, au classique : oh, un accent québécois, trop mignon ! Ceci dit je ne suis pas au bout de mes peines. C’est toujours le problème, quand on me demande d’où je viens. Que dire ? Je suis québécoise ? C’est en français, il ne comprendra peut-être pas. I’m a quebecer ? Ça me parait tellement… C’est un petit sacrilège. La nation québécoise c’est en français. Alors je dois y aller pour le moins pire, même si ça implique de renier une partie de ce que je suis.

« French canadian, actually. »

Ce qui ne veut pas dire que je suis mi-française, mi-canadienne. C’est quand même compliqué tout ça. Peut-être aurais-je dû simplement me déclarer canadienne et m’en tenir à ça. Je crois que c’est ce que je ferai, la prochaine fois qu’on me posera la question. Toujours est-il que j’y vais de ma propre question et que j’apprends qu’il est ici depuis ses onze ans. Alexiel fait donc toute sa scolarité dans le même établissement. Quelque part je l’envie. J’aurais aimé que les circonstances soient autres. Ilvermorny me manque puisque c'était, comme Poudlard l'est pour le rouquin, mon second chez moi.

« Je comprends. »

Peut-être encouragé par ce commentaire, il poursuit dans sa lancée et avance que le changement doit être d’autant plus déroutant, citant l’évidence. Maintenant qu’il le souligne j’ai l’impression que c’est encore plus intimidant que ce ne l’était déjà. La majorité des élèves se connaissent depuis des années, ont tous leurs petits groupes établis. Il annonce toutefois ne pas être inquiet pour moi et, véritablement, j’aimerais partager sa confiance. Il appuie nonchalamment sa joue contre sa main et, pour une raison inconnue, le geste m’énerve. Le rouquin a tout l’air d’un ingénu qui s’est posé là pour discuter le plus naturellement du monde, mais d’un autre côté qui prend ce genre de pose de façon inconsciente ? C’est trop parfait. C’est irritant et, en même temps, je n’arrive pas à détacher mon regard. Où étais-je avant mon arrivée à Poudlard ? Un brin de concentration, Mégane.

« Ilvermorny. Malgré le hoodie, je suis une Pukwudgie. »


Je désigne mon coton ouaté aux couleurs de Serdaigle, ma maison d’adoption à laquelle je n’ai encore aucun sentiment d’appartenance. Je me demande encore quels critères ont été utilisés pour m’envoyer là. Toujours est-il qu’il ne connait peut-être pas les maisons de mon école à moi et, par conséquent, j’y ajoute une petite explication.

« C’est la maison que l’on associe généralement au cœur et qui présente une préférence pour les guérisseurs. »

En d’autres termes : la maison des bisounours. C’est drôle parce que je suis canadienne. Notre réputation n’est plus à faire je pense. Et, maintenant que nous en parlons, je me demande vaguement dans quelle maison Alexiel est, lui. Quel genre de personne est-ce qu’il peut bien être ? Qui sait, peut-être qu’à force de lui poser des questions je finirai par comprendre la cause des signaux contradictoires que m’envoie mon instinct.

« Et toi, tu es de quelle maison ? »
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Dim 19 Mai - 11:40



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S'intégrer dans un cercle déjà construit, se fondre dans une masse déjà trop dense et uniforme, en voilà un exercice bien compliqué. C'était quelque chose que tu pouvais comprendre, Alexiel, cette difficulté à trouver une place, à s'intégrer dans un paysage déjà très codifié où la moindre « anormalité » se voit. Tu avais connu ça, tu connais encore ça, en vérité. Tu tiens ta place dans la famille grâce à ta soumission et ta dévotion. Tu aimes à croire qu'avec les années, tes preuves ont été faites et qu'il y aura toujours, pour toi, une place au manoir des Prewett, mais la partie défaitiste de ton esprit, celle qui regarde le monde et l'existence avec cynisme, te souffle que ce n'est sans doute pas le cas. L'hybridité, à plus forte raison chez une famille de sang-pur, fait de vous un original, une petite tache de couleur dans un tableau uniforme. Dieu seul sait à quel point le sang doit être uniforme, cependant. Un sourire se dessine sur tes lèvres tandis que tu observes cette étrangère, cette petite tache de couleur qu'est cette demoiselle. Ton expérience vaut ce qu'elle vaut, peut-être n'était-ce pas non plus ce qu'elle avait besoin d'entendre. Elle a l'air, te semble-t-il, déjà sur la défensive, alors, n'allons pas en rajouter avec des histoires de sang et de nom.

- « Intéressant. Le cœur, chez nous, fait plus écho aux Poufsouffle et aux Gryffondor mais le choixpeau voit dans le cœur des gens des nuances que nous-même nous ne soupçonnons pas. »

C'est pour ça qu'il y avait autant de diversité sous une même couleur. C'est un des aspects de Poudlard qui te plaisait le plus. La maison n'était qu'un prétexte, qu'une base, en vérité. Tel un jardin, de nombreuses plantes se cultivaient en son sein. Chaque plante avait sa particularité, sa personnalité, ses pensées propres, mais pourtant chacune cohabitait sous un même étendard. Pour toi, Alexiel, il s'agissait du serpent.

- « Serpentard. » Réponds-tu doucement en laissant tes doigts glisser sur la table. « Les gens ont tendances à nous affilier aux mauvais garçons de l’école mais j’aurais tendance à nuancer un peu ça. »

Un sourire taquin éclair ton visage. Ah. Serpentard. Une maison qui convient bien aux gens de ton espèce. Le vert, c'est la couleur de la noblesse. Le vert, c'est la couleur de la dévotion et de l'ambition, de l'intelligence politique également. Tu avais exprimé, tu t'en souviens, une très grande fierté à suivre ton cousin, même à Poudlard. Appartenir aux serpents te donnait l'impression de suivre la même voie que Clark, d'être, en quelque sorte, digne de lui, digne d'être son bras droit. Avec les années, tu avais acquis une certaine fierté à faire partie de cette maison qui a la couleur de tes yeux. Tu avais acquis une certaine fierté à être un serpent.

- « Nous n'avons pas vraiment d'affiliation propre à Poudlard. Mais chaque maison à des traits particuliers. Chez Serpentard c'est la détermination et l'ambition, je dirais. Nous sommes des gens relativement entêté dans la réalisation de nos objectifs et nous savons user de la ruse et de la stratégie pour obtenir ce que nous voulons. Là où les gens se trompent souvent, cependant, c'est que beaucoup pensent qu'un Serpentard agit dans son seul intérêt quand nous sommes nombreux à agir pour celui de nos proches. »

Vous avez juste une tendance au tout ou rien. Une définition bien particulière de ce qu'est la limite du raisonnable quand il s'agit de protéger et d'apporter à ceux que vous aimez ce dont ils ont besoin. Ça a ses mauvais côtés, bien sûrs, toi le premier, tu reconnais ne pas être un enfant de cœur et avoir ta place toute trouvée en enfers quand tu passeras l'arme à gauche. La vie d'un Prewett ne se passe pas sans cadavre dans le placard et tu sais que, dans un son monde sans pitié, c'est briser ou être brisé. Pour la famille, avoir les mains tâchées de sang n'a que peu d'importance, pour la famille, devenir un serpent n'a que peu d'importance. Spécialement dans ton cas. C'est la seule chose à laquelle prétendre, c'est ton rôle. Un chien ne laisse jamais ses maîtres faire le sale boulot à sa place.

Ton regard se porte sur la salle, de plus en plus bruyante désormais. Les rires fusent, les brouhahas des conversations animées aussi. Tu affectionnes ces ambiances festives mais tu dois reconnaître que ce n’est pas le mieux pour discuter. Tu lances une œillade à ta camarade avant de te lever doucement.

- « C’est un peu trop bruyant ici, n’est-ce pas ? Que dirais-tu de continuer cette conversation à l’extérieure ? J’en profiterais pour répondre à tes questions et te familiariser avec l’école. Vois-ça comme une ballade d’intégration. »

Tu l’observes de tes yeux émeraudes, un clin d’œil fermant ton œil droit.

- « Alors, on s’enfuit ? »


feat Mégane

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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Lun 3 Juin - 17:16


La répartition en maisons, l’établissement d’archétypes, il s’agissait d’un point commun entre l’école anglaise et l’école nord-américaine. Pour de jeunes adolescents en pleine croissance, il n’y avait rien de plus attirant que l’idée de faire partie d’un groupe, d’avoir un rôle et de connaître sa place dans le grand jeu social. Le revers de la médaille, c’est que nous étions ensuite encouragés à grandir en suivant ce tuteur, tel un plant de tomate. Il ne fallait dès lors plus en dériver sous peine de se remettre en question et même, parfois, de se faire remettre en question. Notre identité se formait alors autour de cette affiliation et, au bout du compte, ces archétypes étaient cultivés en nous au fil des ans jusqu’à devenir réels. À Pukwudgie, j’avais appris à me considérer comme une personne douce, attentionnée et aimante. C’est ce qui était attendu de moi. Une guérisseuse, une influence positive. Et si l’on trouvait que j’en faisais trop, ma maison l’excusait pour moi : c’est seulement parce que j’essaie de bien faire et d’aider. Ça fait partie de ma nature, sinon ce n’est pas cette statue qui m’aurait invitée à rejoindre son dortoir. Ainsi, lorsqu’Alexiel souligne que le cœur, à Poudlard, est plutôt associé aux Gryffondors et aux Poufsouffles, j’ai l’impression qu’il me confirme mes appréhensions.

Qu’est-ce que le choixpeau a vu en moi ? Qu’est-ce qui, dans cette maison de bleu et de bronze, est attendu de moi ? Devrais-je simplement m’en soucier ? Quelles nuances m’ont valu cette place ? Vais-je trouver, dans ce foyer d’accueil, des âmes similaires à la mienne ? Un endroit où je pourrai m’épanouir sans me sentir trop dépaysée ou inadéquate ? Je ne peux que l’espérer et tenter de faire taire mes peurs, mon anxiété. Tenter de me convaincre que les gens ne s’arrêteront pas aux stéréotypes et que me mettre cette pression sur les épaules ne sert à rien. Puis une autre question se pose. Lui qui me fait face, ce jeune homme qui crée en moi des avis contraires, je me demande à quelle maison il appartient et à quel point il s’y plie. Lui qui semble si nonchalant, si charismatique. Qu’est-ce que cela cache ? Quelles sont ses propres nuances ? Serpentard. Peut-être est-ce donc pour cela qu’il me crée une telle ambivalence ? Qu’il me semble à la fois si dangereux et si attirant, telle une flamme qui danse dans le noir. Mais il connait la réputation des siens et, sans attendre, désire nuancer les choses. Les présenter de sortes que le vert et argent éveille mon admiration plutôt que ma méfiance.

« Je t’écoute. »

Détermination et ambition, des qualités de leader. De gens indépendants, prêts à prendre les choses en main et à faire « ce qu’il faut ». Entêtés, rusés, stratégiques. J’y ajoute, pour moi-même, qu’ils sont donc probablement manipulateurs et opportunistes, ce qui accroit mon malaise initial. L’intervention d’Alexiel un peu plus tôt ne s’est sans doute pas fait sans motifs ultérieurs. Ceci étant dit, il ajoute un point intéressant, arguant que plusieurs leur prêtent une nature égoïste alors que, en vérité, beaucoup sont motivés par le bien de leurs proches. Ses mots trouvent un écho en moi. Oui, je le comprends. Je serais sans doute pareille. Si je risquais de perdre quelqu’un qui m’était cher à nouveau, moi non plus je ne connaîtrais pas la modération.

« Bien que tu ais associé le cœur aux lions et aux blaireaux, j’ai l’impression que les serpents, eux aussi, sont des êtres de passion. Peut-être que cette étiquette de mauvais garçons vous vient seulement de ceux qui ne sont pas capables de comprendre ce qui vous motive vraiment. »

Autour de nous, les fêtards sont de plus en plus bruyants. De plus en plus agités et exubérants. Dans ce décor, c’est notre duo qui détonne, sagement assis à discuter avec philosophie. Lui aussi conscient de cette différence de ton, c’est Alexiel qui suggère le premier que nous prenions la poudre d’escampette. Bienveillant, il ajoute même être disposé à répondre à mes questions et à m’aider à me familiariser avec l’école. Puis, toujours aussi versé dans ce genre de mise en scène charismatique qui me pousse à l’hésitation, le voilà qui m’offre un clin d’œil charmeur. À nouveau, j’hésite. Devrais-je le suivre ? J’en ai envie tout autant que j’ai envie de le fuir. Quelle est l’alternative de toute façon ? Rester ici dans mon coin ? À quoi bon.

« On s’enfuit. »

J’abandonne ma bièraubeurre à moitié pleine, sans remords. Il me tarde de sortir d’ici et de retrouver l’air frais du dehors, autrement plus confortable. Je déroule malgré tout mes manches, parce que même une canadienne n’a pas envie de tomber malade. Une fois dehors, le brouhaha nous parvient toujours, mais plus étouffé à présent. Je dois admettre que c’est un soulagement. Ce changement d’ambiance n’est pas pour me déplaire. Légèrement plus détendue, je choisi de relancer la conversation avec une première question. Il s’est engagé à y répondre de toute façon, non ?

« Dis-moi, comment vous faites pour ne pas vous perdre dans le château ? Les escaliers qui bougent, tout ça. J’essaie de suivre d’autres Serdaigles chaque fois que c’est possible, mais sans ça je ne sais pas comment j’irais en cours. »

Alexiel K. Prewett
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Dim 9 Juin - 18:22



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Elle est touchante, quoi qu'un peu naïve, la Serdaigle. Avec ses grands yeux bleus et sa vison un peu trop lisse de votre maison. Des êtres de passion, oui, vous l'étiez sûrement. L'ambition est une passion en soit, la famille également. Tu ne saurais pas dire, cependant, si tu es encore passion ou si tu es devenu obsession. Avoir la passion au cœur ne fait pas de vous quelqu'un de foncièrement bon. Tu n'arrives pas à te retrouver dans ses mots. Trop naïve. Trop lisse. Trop brillante aussi. Il y a dans les yeux de Mégane quelque chose de pur qui te fait sentir légèrement coupable. Elle est mignonne avec cette douceur dans la voix… Mais elle ne sait rien. Tu ignores comment se passe la scolarité dans les autres écoles de magie, mais Poudlard était tel un palais royal : beau de l'extérieur, véritablement dégoutant de l'intérieur. Chacun ici avait des cadavres dans son placard, chacun avait de la merde sous la semelle de sa chaussure. Poudlard n'était propre qu'à première vue, ses élèves également. Si tu étais un être de passion, et tu en doutais, tu étais aussi un être de perversion. Capable de pire. Capable de l'impardonnable. Cette petite colombe, venue reposer ses ailes, ne sait pas encore qu'elle se trouve au milieu d'un nid de vautours. Elle ne sait pas encore qu'elle est en face du plus dangereux d'entre eux. Alors tu lui souris, Alex. Tu souris tout en pensant qu'elle est naïve, qu'elle se fera briser en mille morceaux ici. Cette petite colombe ne devrait pas être dans un endroit comme celui-là. Pour survivre à Poudlard, il fallait y avoir grandi.

Tu ne relèves pas son commentaire, tu n'as également aucun regret à quitter la fête. Des soirées comme celle-là, Dieu seul sait combien d'autre, il y en aura. Tu auras tout le temps de te soûler et de retomber dans les affres de tes mauvaises habitudes un autre soir. Pour l'heure, c'est cette petite colombe qui t'intrigue et tu ne serais pas honnête si tu disais que tu disais que c'était pour les mauvaises raisons. Quand on te voit sortir de soirée avec une demoiselle, c'est souvent pour prolonger la soirée avec des jeux plus intimes, mais ça ne sera pas le cas ce soir. Tu n'éprouves aucune envie à dévergonder cette petite colombe. Ternir ce qui est pur, contrairement à d'autres de tes camarades, n'a jamais été ton passe-temps favori. Le plaisir était un jeu qui se jouait à plusieurs et qui se devait d'être partagé. Porté sur la chose, tu l'étais, mais pas avec n'importe qui. Pas avec elle en tout cas. Tu passes la porte du bar, un signe de la main rapide pour les quelques visages que tu reconnais. L'air frais extérieur t'envahit et tu te laisses aller à un soupir. C'est un changement bienvenu et que tu as toujours apprécié, ces quelques secondes où le bruit laisse place au silence. Tu laisses à ta camarade le loisir de reprendre la conversation, ce qu'elle ne tarde pas à faire. Ton regard se pose sur elle, un sourire amusé aux lèvres. Jouer le rôle du type sympa ça a toujours été fort. Elle n'y voit que du feu. D'un côté, ça te met en confiance, parce que tu maîtrises ton image. De l'autre, ça te désole, mais ce n'est pas comme-ci tu pouvais montrer ton vrai toi… Ce vrai toi, tu ne le connais pas après tout.

« J’ai mis trois ans à ne plus me perdre comme le dernier des cons. Poudlard est assez labyrinthique, on n’en fait jamais réellement le tour. »

Il t’arrivait encore de découvrir des choses de cette école, à tel point que tu t’es demandé si quelqu’un pouvait se vanter de réellement connaître Poudlard dans ses moindres détails. Il te semble que même Orphan ne connaît pas son propre château.

« C’est une question d’habitude. Laisse-toi le temps de te familiariser avec les yeux, un bon truc à faire c’est explorer quand tu as du temps libre. C’est souvent comme ça que tu trouves des points de repères et des raccourcies. »

Ce sont des conseils plutôt bateaux mais il n’y a que cela qui marchait réellement. Poudlard était trop grande, trop vaste, il fallait se jeter dans l’exploration de ses murs pour en définir les formes. Tu lèves la tête vers le ciel, réfléchissant à comment démarrer ta visite. Pré-au-lard te sembles être un bon point de départ.

« Bon, ici, c’est le village de Pré-au-lard. C’est un peu un prolongement de Poudlard, une sorte de ville dans la ville si tu préfères. C’est ici qu’on trouve les lieux de divertissements et les magasins. Prêt à porter, restaurants, confiseries, librairie, tu trouves à peu près de tout. En général, c’est là que sortent les étudiants le week-end. Si tu veux rencontrer du monde, c’est l’endroit rêvé. Hmmm qu’est-ce que je peux te dire d’autres. Ah ! Plus loin, tu as la cabane hurlante, c’est une espèce d’attraction touristique. Une vieille baraque qu’est là depuis on ne sait pas quand et qui tient débout par on ne sait quelle magie. On organise des soirées là-bas, les plus jeunes partent souvent l’explorer. »



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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Ven 14 Juin - 1:09


Le dépaysement peut emprunter bien des formes. L’impression de ne pas être à sa place, de ne pas connaître les expressions populaires, la hiérarchie implicite séparant les individus. Et, d’autres fois, ça passait également par un type d’égarement bien plus ennuyeux, plus terre-à-terre, comme de simplement trouver son chemin dans un dédale de couloirs inconnus. C’est justement avec ce point précis qu’Alexiel semble disposé à m’aider, répondant à mes interrogations avec détachement, sans craindre de faire preuve d’humilité devant moi. Comme ça il lui aura fallu trois années complètes pour arrêter de se perdre ? J’esquisse un sourire qui se veut joyeux tout en répondant sur un ton de soulagement optimiste qui, bien sûr, est factice.

« J’ai justement trois ans à faire donc d’ici la fin de mon séjour je devrais avoir réussi à arrêter de me perdre. »

Mais le roux me répond qu’il s’agit simplement d’une habitude à prendre et que, surtout, je devrais me laisser le temps de me familiariser avec les lieux. C’est un brin sérieux, mais pas inexact pour autant. Explorer demeure, après tout, le meilleur moyen de découvrir un endroit inédit et sans doute le ferais-je effectivement dans mon temps libre si je ne craignais pas de me perdre et de m’égarer pour ne plus jamais retrouver mon chemin. Légèrement dramatique ? Juste ce qu’il faut, voyons. Mais bon, au fond c’est vrai que c’est en se perdant qu’on trouve des points de repère, des raccourcis. Et, mieux encore, c'est ainsi que l'on fait parfois les plus belles découvertes et qu'on tombe sur des merveilles insoupçonnées. On ne peut pas toujours avancer sans se mouiller. Je me résigne donc à acquiescer et à être d’accord avec lui.

« C’est noté, chef ! »

La leçon se fait ensuite plus concrète et plus immédiate alors qu’il me présente Pré-au-Lard, un lieu dont je ne connaissais que le nom et que l’établissement que nous venions de quitter. Une ville dans la ville ? Intéressant. Je me demande à quoi ressemble le village durant la semaine, lorsque les élèves sont absents. Le genre de petite vie rangée que l’on peut mener dans ce type d’endroit isolé. Ça me rappelle un peu mon chez moi perdu dans mon petit coin du Québec, l’odeur de ferme en moins. L’endroit rêvé pour rencontrer du monde ? Ça doit dépendre du genre de monde que l’on veut rencontrer, justement, mais je ne dois pas faire preuve de mauvaise foi. Suis-je déçue de ma première rencontre à Pré-au-Lard ? Pas pour l’instant, même si je demeure méfiante. Mon attention est cependant détournée à la mention de la Cabane hurlante qui m’est, pour l’heure, totalement inconnue. Une attraction touristique ? Genre comme une maison hantée ? Ça doit être pas mal, surtout pour les soirées ou, comme il le sous-entend, pour les aventures de gamins. Curieuse, et portée vers l’autre, c’est en sa direction que je réoriente la conversation. Peut-être cela me permettra-t-il d’en apprendre plus à son sujet et, par le fait même, de faire taire mon ambivalence à son sujet.

« Et donc je suppose que tu es déjà passé par là toi aussi ? L’exploration de la Cabane hurlante avec des amis. C’est aussi effrayant que le suggère le nom ou c’est vraiment juste pour la pub ? Enfin, je suppose que les gens n’y feraient pas des soirées si c’était réellement un endroit dangereux… N’est-ce pas ? »
Alexiel K. Prewett
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Dim 16 Juin - 20:23



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Prendre ce qu'il y a à prendre. Accepter ce qui s'offre à nous. Être opportuniste. Tels étaient les maîtres-mots de ton adolescence, le mode de vie de tu avais choisi d'adopter faute de choix. Parce que là où Clark avait un avenir tout tracé, là où Margaret avait des dizaines d'embranchements possibles et une multitude de fins à explorer, toi, il te semblait que ton existence manquait de sens. Tu n'avais d'utilité dans ta famille que celle que tu te donnais. Tu n'avais d'avenir que celui qu'on voudrait bien te donner. C'était peut-être en désespoir de cause que tu avais choisi de te laisser insolemment porter par les vents sans trop te poser de question. Profiter de tout ce qui se présente pour remplir un peu le vide, amoindrir le néant. Profiter des corps qui s'offrent à toi, des occasions de laisser l'amusement prendre la première place. Tu n'avais pas de but précis, pas d'envies précises. Après Poudlard qui sait ce que tu feras, qui sait si tu seras encore là demain. Réfléchir à l'après est d'autant plus effrayant quand on n'a pas de maintenant. Alors tu te laisses porter, tu ne te poses pas de question, tel l'opportuniste, tu te saisis de chaque occasion. Tant que cela ne va pas à l'encontre de la famille, tant que cela ne salit pas le nom des Prewett, tu pouvais bien te laisser distraire. Cette petite colombe, était justement, l'exemple parfait de ce que pouvait être une distraction.

Son intérêt se porte sur la cabane hurlante et le défi qu’elle propose. La cabane fait partie de ces lieux incontournables, de ces petits plus qui font l’identité de Poudlard. Poudlard sans cabane hurlante ça ne serait plus Poudlard. Poudlard sans Trois balais ça ne serait plus Poudlard. Tu te demandes si les autres établissements magiques possèdent ce genre de distraction. Il te semble que la vie serait nettement plus ennuyeuse sans ce genre d’endroit officiellement interdit, mais officieusement toléré.

« Je suppose que ça peut avoir ses côtés horrifiques. Les enfants sont facilement impressionnables et l’imagination fait souvent un travail bien plus efficace que le lieu en lui-même. »

Parce que si tu devais définir objectivement la cabane hurlante, tu dirais qu’il ne s’agit que d’une vieille bâtisse. Un vieil endroit poussiéreux, témoins d’une vie d’autrefois, d’histoires oubliées. Il n’y avait, pour toi, jamais rien eu d’hanter dans cette vieille demeure, d’une certaine façon, tu penses que tout le monde en est plus ou moins conscient. Ce qui compte, ce n’est pas la vérité derrière toutes les légendes qu’on prête à la maison, mais bien la vérité qu’on lui donne, nous, ses explorateurs. C’est d’ailleurs ce qui te donne une petite idée…

« Le mieux, ce serait encore d’aller voir par toi-même, tu ne penses pas ? Après tout, c’est presque une tradition quand on est élève à Poudlard d’aller explorer la Cabane. Tout le monde l’a fait au moins une fois dans sa vie, ça fait partie des rites d’intégrations non-officiels de l’école. Qu’en dis-tu, Mégane, tu me suis ? »

Oh, ce n'est pas une vraie question, tu sais qu'elle suivra. Elle suivra parce qu'inconsciemment, ton charme la pousse à dire oui. Elle suivra parce qu'elle est curieuse et désireuse de se faire sa place. Elle suivra parce qu'elle n'a rien de mieux à faire et que l'humain n'a jamais su comment gérer son ennui. Alors tu tournes des talons agilement pour t'enfoncer plus profondément dans la ville, en direction de cette étrange cabane. C'est un compromis qui te plaît, rendre service tout en profitant. Après tout, mêler l'utile à l'agréable n'est pas ta devise pour rien. Tes pas te conduisent devant la façade familière de la cabane. Vu de loin, on dirait un tableau de Picasso, vu de loin, il est vrai que la cabane n'a que de cabane le nom et qu'Hurlante est un euphémisme. Sa silhouette, qui se détache dans la pénombre, est impressionnante. Tu te souviens très bien de ce que tu as ressenti la première fois que tu t'es dressé face à elle. Tu as tremblé d'excitation, persuadé de faire là la chose la plus folle de ton existence. Tu avais 13 ans, tu étais fou et trop heureux de tenir les paris de ton estimé cousin.

« Nous y voilà. Prête pour ton rite de passage ? »




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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Dim 16 Juin - 21:30


L’imagination, une arme terrible et le plus doux des échappatoires. Un trait dont je n’avais jamais vraiment manqué, sensible et émotive comme je l’étais. C’est ce même état à double tranchant qui avait, selon Alexiel, effrayé nombre d’étudiants pourtant courageux. Comme quoi cela prouve bien que l’état d’esprit suffit à modifier totalement notre perception d’un lieu ou d’un événement.

« Ça fait du sens je suppose. »

Bien que cela ne suffit pas entièrement à endormir ma curiosité. Plus qu’une envie de frisson, j’ai cette appréciation réelle pour les lieux chargés d’histoire. Pour ces endroits uniques où d’innombrables personnes ont foulé le parquet sans prendre le temps de réaliser qu’ils ne sont pas les premiers et qu’ils sont loin d’être les derniers. Sans prendre le temps de comprendre qu’ils se tiennent dans un endroit plus grand qu’eux, plus vieux et plus significatif. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que mon regard d’azur se relève vers le rouquin avec un brin d’excitation lorsqu’il annonce que le mieux serait encore d’y aller moi-même. J’ai l’impression d’être une enfant à qui l’on a proposé de visiter un musée. Oui, ça fait plaisir à certains gamins, dont moi. Tout comme les pièces intemporelles des grands compositeurs que je savais interpréter au violon, les reliques du passé savaient me captiver presque entièrement. Même l’argument qu’avance Alexiel contribue à mon envie d’y aller, d’en passer par cette étape supposément universelle de l’expérience de la vie à Poudlard. Suis-je prête à le suivre ? Mon sourire conserve sa douceur caractéristique, mais mes prunelles scintillent d’impatience.

« Avec plaisir, Alexiel. »

À nouveau, il est celui qui ouvre la marche, qui nous guide vers notre destination. La silhouette de la cabane hurlante se dessine dans le soir et je comprends qu’on ne voulait pas dire cabane dans le sens d’une cabane dans un arbre, mais bien d’une criss de grosse cabane. Toutes sortes de questions me viennent à l’esprit, tant et si bien que lorsqu’Alexiel me demande si je suis prête pour mon rite d’initiation, je lui réponds de manière absente.

« Je le suis. »

Mains dans les poches de mon hoodie bleu et bronze, j’avance à pas mesurés, prudents. Cette fois, c’est moi la première. Je passe la petite clôture qui délimite ce qui devait être la propriété d’autrefois et m’engage dans le chemin qui mène à l’entrée, incapable de cesser de détailler la façade du bâtiment inquiétant. J’en découvre les fenêtres opaques, les angles atypiques et les plaintes sourdes, fatiguées. Ce n’est pas la peur qui m’arrête, presque au contraire. C’est une empathie étrange pour l’inanimé, pour la vie d’un lieu qui a peut-être connu des jours plus beaux. Peut-être.

« Je me demande… Tu crois qu’elle a eu l’occasion d’être un foyer et pas seulement une cabane ? Que ceux qui ont construit cette maison l’ont fait dans l’idée d’avoir leur chez eux certes imparfait, mais accueillant et aimant ? »

Je me demande si, parfois, les soirs d’hiver, elle se sent seule. Pourquoi on l’a abandonnée, pourquoi elle n’est plus entretenue. Peut-être que, même si ses formes austères ne l’avoueront pas, elle est contente de l’attention que lui portent les élèves. Plus qu’un rituel d’initiation, j’ai l’impression d’être ici pour rencontrer une vieille amie qui veille sur tous les jeunes qui nous ont précédé et à qui il convient de rendre visite. Mais peut-être est-ce tout bonnement ma propre imagination qui m’empêche de m’inquiéter pour l’intégrité de la structure ou pour les créatures dangereuses qui pourraient avoir trouvé refuge dans ce lieu délaissé. Je déglutis, réalisant que mes petites questions sont sans doute ridicules, et résiste de peu à l’impulsion qui m’ordonne de m’excuser pour mes bizarreries. Puis, plutôt que de retarder l’inévitable, autant la visiter cette cabane. Je gravis donc les marches qui m’amènent à la porte d’entrée. Devrais-je cogner ? Ou plutôt entrer avec le sourire, lançant un chaleureux : nous sommes là ! Commençons déjà par voir si c’est ouvert. Je tourne la poignée en retenant ma respiration, m’attendant à découvrir un vieux hall poussiéreux. Mais non, la porte est coincée. Le vieux bois est probablement désaligné. Le cœur toujours enclin à la compassion, je gratifie le cadre d’une caresse brève, quitte à risquer de me faire une écharde.

« Ça va aller, on veut simplement te rendre visite. »

Je réessaie d’ouvrir avec plus de conviction cette fois, mais il me faudra y ajouter un coup d’épaule pour qu’enfin nous puissions entrer. Je n’ose faire que quelques pas, n’allant pas plus loin que le hall, allongeant le cou pour essayer de voir ce qui se cache plus loin. Et maintenant quoi ? Je me retourne vers le rouquin, lui offrant un air souriant, comme apaisé. No big deal.

« Alors, monsieur Prewett, on me fait faire le tour du propriétaire ? »


Un craquement sonore provenant de l’étage supérieur me répond et, malgré moi, je sursaute. Réflexe défensif, je me rapproche du roux, mon regard inquiet trahissant une peur qui me fait légèrement culpabiliser. Si ça se trouve c’est la cabane qui est enthousiaste d’avoir de la visite et rien de plus. Tout va bien aller. Il n’y a pas vraiment de danger, c’est juste une épreuve de courage pour les gamins. Rien de bien impressionnant au fond, n’est-ce pas ?
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Lun 17 Juin - 12:38



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La tête relevée, le regard porté sur la bâtisse abandonnée, tu essayes de te souvenir de tout ce que t'as évoqué cette étrange demeure. Petit, elle était un lieu secret, empreint de mystère. Tu l'avais exploré une nuit, avec quelques compagnons serpentard. Un rite de passage, un défi fait à vous-même. Le règlement et les conséquences n'étaient que bien peu de choses face à l'appel de l'aventure, l'excitation de faire quelque chose d'interdit. C'était cela qui t'avait séduit, au départ, c'était interdit. Il te semble que c'est quelque chose de commun à tout enfant. Ce qui est interdit, prohibé par les adultes devient attractif pour l'enfant curieux, il devient même obsession. Tu te souviens avoir arpenté ces couloirs, passer cette même clôture, observer cette même porte avec l'œil brillant. Plus tard, ton lieu d'exploration était devenu un repaire, un lieu de fête. L'endroit où il fallait être pour s'amuser, pour décompresser un bon coup. L'aventure n'était plus la même, l'exploration non plus. Tu avais arpenté ces mêmes couloirs à la recherche de pièce inoccupée pour passer quelques moments intimes avec tes camarades. Tu avais exploré ce que les enfants n'explorent pas. La cabane avait changé de visage au fur et à mesure que tu avançais dans l'âge. Telle une maison qui devient de plus en plus petite pour l'enfant qui grandit. L'imagination avait fait de la cabane quelque chose de grand. La réalité avait fait de la cabane quelque chose d'un peu décevant. Dans tes souvenirs, elle était plus impressionnante, cette foutue cabane

Tes yeux émeraude se perdent dans la contemplation de ce bois vieillit par le temps. Plus tu la regardes, cette cabane, plus elle te lasse. Comment un lieu qui t'avais autrefois tant amusé pouvait aujourd'hui te laisser dans l'indifférence ? C'était peut-être ça, le malheur des grandes personnes. C'était peut-être ça, la malédiction qu'est la vieillesse. Plus on grandit, moins on s'impressionne de la vie. C'est le regard perdu sur les fenêtres éclatées et poussiéreuses que tu réponds.

« Je suppose que si elle est là, c'est qu'elle a dû être habitée, fut-il un temps. On ne construit pas une maison pour la laisser à l'abandon. » Quoi que, il y a des originaux partout. Tu détaches tes yeux du bâtiment pour offrir un sourire jovial à ta camarade. Un sourire jovial mais calculé, un sourire de masque. « Même si ça n'a pas duré, je pense qu'elle a été un foyer pour quelqu'un. Peut-être même pour plusieurs personnes. Dans un sens, elle l'est encore un peu aujourd'hui. Cette maison ne doit pas se sentir très seule, de nombreux sorciers viennent lui rendre visite depuis plusieurs générations. ».

Tu ne crois pas une seule seconde à ce que tu dis. La vérité, la vraie, c’est que tu ne te fiches pas mal de ce que ces gens ont pu ou non vivre dans cette foutue bâtisse. De toute évidence ils ne sont plus là. De toute évidence ils sont morts. Pourquoi s’émouvoir d’un passé qui ne nous concerne pas ? Pourquoi se rendre triste pour une histoire qui n’est pas la nôtre, qui n’est pas celle de nos proches ? Ça n’a pas de sens. Ça n’en a probablement pas. Tu as néanmoins une pointe de compassion pour cette étrange maison. T’es pas la seule à être détraquée et en manque d’affection. Mais t’en fais pas, on finit par se faire une raison.

La douceur de ta camarade, néanmoins, te fait hausser un sourcil. Tu as la décence de ne pas te moquer ouvertement. Ton éducation t'avait appris qu'on ne se moquait pas ouvertement d'une demoiselle. Tu l'observes. La petite colombe est niaise. La petite colombe a le cœur sur la main. La petite colombe, il te semble, pourrait pleurer pour la cabane. Ah. C'était le pire des genres, ça. Une jaune avec l'intelligence d'une bleue. La petite colombe était vraiment tombée dans la pire des écoles, à Poudlard, on détruit les gens de son genre.

Tu t’avances, tu avais peut-être été trop optimiste. Cette petite colombe allait devoir sérieusement travailler et s’endurcir si elle ne voulait pas mal finir. Enfin, ce n’était pas tes affaires, pour l’heure, tu avais un rendez-vous avec l’enfance. Le hall est plus petit que dans tes souvenirs, plus grand que dans tes entrées en soirée. Tu pointes ta baguette, lance un lumos pour y voir plus clair. Des meubles entassés, bougés, preuve des passages réguliers dans l’antre de la cabane. A l’étage, un bruit. La petite colombe sursaute et tu ne refreines pas un sourire amusé.

« C’est la maison qui travaille ou peut-être d’autres explorateurs. » Tu t’amuses de cette dualité qui est la sienne, de son envie d’explorer autant de sa peur de découvrir. « Mais si tu as peur des rencontres, on peut toujours rebrousser chemin. »

Tu as envie de voir si la petite colombe est capable de fierté et jusqu’à quel point. Tu as envie de voir si elle est un cas désespéré dont tu dois rapidement te détacher pour ne pas assister au spectacle ou s’il y a encore un peu d’espoir pour qu’elle ne se fasse pas manger toute crue par ce nid à vipère qu’était Poudlard.

« Nous continuions ? »


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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Lun 17 Juin - 21:13

Je me l’imagine sans mal. Des gens qui, sous le chaud soleil d’été, remontent leurs manches et hissent de grandes poutres de bois. On boit de la limonade, des enfants courent autour du chantier en jouant jusqu’à ce qu’on leur confie une tâche suffisante pour les éloigner des recoins dangereux. Ce n’est pas une construction parfaite et peut-être que ce n’est pas grave. Que la cabane est faite avec assez d’amour et d’entraide pour se réchauffer l’hiver, lorsque les fenêtres tordues laissent passer le froid. Je me demande s’ils ont pu y célébrer Noël. Un bon repas en famille, des cadeaux peut-être un peu décevants et de la danse au salon pour rire et profiter de la vie. Pourquoi sont-ils partis ? Comment ? Et depuis combien sont ceux qui ont pénétré cette coquille vide pour l’animer le temps d’une visite ? Combien d’enfants effrayés qui tremblent dans le noir ? Combien de couples cherchant un endroit secret pour s’embrasser ? Combien d’âmes en peines qui sont venues se réfugier loin des regards pour pleurer ? Depuis que j’ai découvert la magie, j’ai tendance à la voir partout, quitte à me l’imaginer. Et, dans ce court moment passé à m’inventer l’histoire de la Cabane hurlante, j’ai l’impression qu’elle-même est imbue de qualités mystiques extraordinaires, pour peu qu’on veuille les voir.

Même si je n’y croyais pas trop, Alexiel me fait le plaisir d’une réponse. C’est un fait, oui, on ne construit pas une maison dans le but d’autre chose que d’y vivre. Enfin, on peut en construire une pour en faire la location ou pour établir un commerce par exemple, mais ça ne semble pas être le cas ici. Son regard vient trouver le mien et, avec un sourire, il poursuit. Selon lui, elle a dû être un foyer pour quelqu’un, pour plusieurs personnes peut-être bien. Et c’est encore le cas. Malgré les apparences, elle sert de refuge à nombre de personnes, de générations de sorciers qui sont venus lui rendre visite pour lui épargner la solitude. Je l’admets, mon cœur est plus léger et le sourire que je renvoie au Serpentard plus chaleureux. Ses mots me rassurent doublement. J’ai l’impression qu’il comprend, qu’il ne m’a pas trouvée bizarre et que, au contraire, ce genre d’idées mi-philosophies et mi-enfantines ne lui sont peut-être pas étrangères. Puis je suis aussi soulagée, réconfortée pour cette maison qui mérite d’être aimée au même titre que toutes les autres, voir plus encore pour toutes ses imperfections qui lui ajoutent du charme. Ma réponse est donc, bien sûr, positive.

« En effet. Elle n’est pas si abandonnée que ça en fin de compte. »

La cabane hurlante n’est pas toute seule et, nous non plus, nous ne le sommes pas. C’est à deux que nous partons à l’aventure, aussi ordinaire et banale soit-elle. Peut-être est-ce l’un des pouvoirs insoupçonnés de cet endroit, rapprocher les gens dans une quête commune ? Ou pas. Ce ne serait pas la première fois que j’ai trop d’imagination. L’important, c’est que nous avons finalement gagné la porte et que, après un peu d’effort, la voie est ouverte. Encouragée par toutes ces pensées positives et optimises, je suis vite ramenée à l’ordre par un grand craquement qui a tôt fait de me faire frissonner. Alexiel semble se tenir en retrait dans tout ça, sans doute pour ne pas gâcher ma première aventure ici, mais ne se gêne pas pour s’amuser de mon hésitation. Il va même jusqu’à me proposer de rebrousser chemin, si j’ai peur des rencontres.

« Si elles me faisaient peur je ne t’aurais sans doute pas suivi jusqu’ici, tu ne penses pas ? On continue. »


Toi aussi, tu es une nouvelle rencontre, Alexiel. Alors je respire un bon coup et je m’avance dans le noir, profitant du Lumos du jeune homme pour mieux discerner mon environnement immédiat. Certes, je pourrais aussi allumer la mienne, mais d’expérience je sais que je risque surtout de m’aveugler et d’avoir plus de difficulté à repérer ce qui se cache dans le noir après ça. Le plancher craque de manière inquiétante et, avançant à pas de chats, je décide d’esquiver certaines planches par mesure de sécurité. Arrivant à la hauteur d’une première porte, je passe la tête dans l’embrasure pour découvrir ce qui devait être jadis un salon. Il y a de la poussière et de l’humidité dans l’air, mais il n’y a pas que ça. En omettant les deux divans défoncés et le papier peint qui peine à tenir au mur, l’élément qui me choque le plus, dans ce décor, n’est sans doute pas celui auquel on pourrait s’attendre. Des bouteilles vides dont certaines brisées, des mégots de cigarette éparpillés un peu partout, de vieux magasines, des emballages de chips vide, des boites de pizza encore couvertes de graisse. Et je ne parle même pas du gros graffiti de bite qui occupe presque tout un mur.

« Sérieusement ? Ne t’en fais pas ma belle, on va t’arranger ça. »


C’est dit avec douceur à l’intention de la cabane qui me répond d’un gémissement causé par le vent. Enfin, je pense qu’elle m’a répondu. C’est ce que je me dis en m’armant de ma baguette en tout cas. Il me suffit de quelques coups de poignet et de deux ou trois informulés pour rassembler les déchets dans un coin et faire retrouver à cette pièce un semblant de normalité. Et oui, j’ai aussi fait disparaître l’abomination sur le mur, merci bien. Cela fait, je pose à Alexiel ce qui doit être la question la plus bizarre à poser au cours d’un supposé test de courage dans une vieille maison abandonnée.

« Tu crois qu’ils ont encore des sacs poubelle dans la cuisine ? Ou un bac de récupération ?»
Alexiel K. Prewett
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Mer 19 Juin - 10:55



What a noob



Ce n'est pas tout à fait ce à quoi, tu t'attendais en parlant d'aventure, d'exploration. En fait, dans toute l'histoire de la création, personne ne se serait attendu à cela. L'aventure, l'exploration, c'est une histoire de découverte, de frisson. C'est aller là où personne ne va, c'est laisser l'imagination prendre le dessus, c'est s'imprégner de tout ce qui fait l'âme d'un lieu. C'est repousser des limites jusque-là affranchies. C'est prendre part à une quête qui, petit à petit, vous fait retomber en enfance, vous fait reprendre conscience de la grandeur et la beauté du monde. À tes yeux, c'était comme cela que se traduisait une aventure… Et tu devais bien l'avouer, faire le ménage n'entrait pas dans tes définitions.

Tu t'étais souvent vanté de comprendre l'esprit humain. Tu t'étais souvent retrouvé à prendre pour acquis et pour point fort ta compréhension et ton anticipation des réactions humaines. Tu avais passé tellement de temps à observer, à manipuler, à tester que tu en étais arrivé à la conclusion que rien ni personne ne pourrait échapper à ton expertise. Tu étais si loin du compte, Alexiel. Tu es médusé face à cette fille qui commence à jouer aux ménagères. Tu es dans une totale incompréhension de sa logique, de son résonnement. Tu te demandes si son comportement un signe de folie ou de stupidité profonde. Tu te demandes si cette petite colombe n'avait pas, un jour, heurter trop fort une vitre. Tu as la désagréable impression de voir, en face de toi, une héroïne de film d'animation pour petite fille. Elle pourrait se mettre à parler aux oiseaux que tu n'en serais pas plus que cela surprit. Tu ne comprends tout simplement pas ce qui la pousse à nettoyer cette pièce. C'était une démarche stupide et vaine. Mais, à quoi bon lui dire ? Elle semble mettre tellement de cœur dans son travail, est-ce que ce ne serait pas cruel au possible de lui dire que, d'ici 48h, cette pièce aurait retrouvé ce même état de saleté ? Probablement. C'est peut-être ta première faiblesse, Alex, tu n'aimais pas être cruel gratuitement. Tes plus grandes méchancetés étaient toujours accompagnées d'une raison, le plus souvent liée à ta famille. Parce que la famille justifie tout, n'est-ce pas.

Elle donne quelques coups de baguettes et tu te décides à remettre droit un cadre, sagement planté à l’entrée de la pièce. Voilà. C’était contribution à ce plan totalement improbable de nettoyer la cabane hurlante à une heure tout aussi improbable de la soirée. Tu n’en ferais pas plus. D’une part, tu trouvais ça stupide, d’autre part tu…. A-t-on réellement besoin d’expliquer que tu n’as jamais eu à tenir un instrument ménager de ta vie ? Il y avait les elfes de maisons pour ça et, de ton avis, ils faisaient un travail formidable. Tu n’avais jamais eu à t’occuper de rien à ce niveau, tu n’avais pas pour projet de voir cela changer. Un Prewett qui astique des meubles… Puis quoi encore. Il n’est pas né celui qui te forcera à agir comme le dernier des glandus. Tes sourcils se froncent sous l’assaut d’une nouvelle question de ta camarade. Tu ne comprends pas. Tu voudrais comprendre mais tu ne comprends pas. Ça te frustre de ne pas comprendre. Cette fille te frustre profondément.

« J’en sais rien. » réponds-tu finalement. « Les tâches ménagères ne sont clairement pas l’objectif premier d’une sortie à la cabane hurlante. »

Tu voudrais en croiser, tien, des élèves munis de sac poubelle pour aller récurer la vieille bâtisse. Tu voudrais bien. Mais tu es pratiquement sûr que ça n’existe pas. Tu passes une main légèrement lasse dans tes cheveux. Il y a une question qui te brûle les lèvres, une question à laquelle il te faut une réponse.

« Pourquoi fais-tu tout ça ? Tu n’as rien à y gagner. Pour être franc, je ne comprends pas. » Et ça te frustre. « Je me trompe rarement sur les gens et tu n’es clairement pas sotte. Tu as dû le comprendre, n’est-ce pas ? Ton action est vaine, cette pièce sera bientôt aussi sale que quand nous sommes arrivés. Pourquoi te donner autant de mal pour quelque chose qui, objectivement, est voué à l’échec ? C’est de l’obstination ? Une empathie trop profonde ? »



feat Mégane

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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel Mer 19 Juin - 21:06


Alexiel est déjà venu ici, n’est-ce pas ? Et plusieurs fois je suppose. Je m’attends donc à ce qu’il ait une réponse à me fournir, surtout s’ils organisent des soirées ici. La moindre des choses serait de se préparer à nettoyer derrière soi, non ? Visiblement pas, sinon nous n’aurions même pas cette conversation. La vérité c’est qu’il n’en sait rien et que ses mots sonnent comme un reproche. C’est pas ça, l’objectif premier d’une sortie à la cabane hurlante. Je me sens coupable, désolée. J’ai l’impression d’avoir déçu, de devoir m’excuser. Alors c’est ce que je fais, me triturant les doigts avec le regard fuyant.

« T’as sans doute raison… Je voulais juste… »

Améliorer les choses ? Je ne sais pas, j’ai du mal à l’expliquer, mais je vais devoir le faire quand même. Le rouquin me demande ce qui me motive, pourquoi je fais tout ça. Certes, je n’ai rien à y gagner personnellement, mais est-ce que ça compte vraiment ? Devrait-on seulement faire les choses qui nous profitent à nous et pas aux autres ? Oui, ça ne sert à rien, c’est une bataille perdue. Alors pourquoi me donner tant de mal ? Suis-je obstinée ? Trop empathique ? Inconfortable, je cherche mes mots, essaie de formuler une explication concrète pour ne pas en dire trop, pour ne pas me mouiller. J’ai peur d’avoir fait mauvaise impression, d’avoir raté ma première occasion de me faire un ami ici, à Poudlard. Ça me fait peur et ça me fait mal, un peu.

« C’est tout juste le début de l’année, comme tu l’as dit c’est un rite d’initiation pour les nouveaux alors imagine leur désillusion s’ils tombaient sur ça. Ou sur pire encore. »


Je ne le dirai pas, mais en vrai je suis soulagée qu’on ne soit pas tombés sur des capotes usagées. Quoi que je m’attends à en voir dans d’autres pièces, je vais pas mentir. Mais c’est pas parce que nous on est plus vieux et cyniques, qu’on a perdu notre innocence d’enfants, qu’on doit les laisser perdre la leur. Et pourtant je sais que je ne dis pas toute la vérité. Alors je baisse la tête, sens ma queue de cheval qui vient se heurter à mon cou et replace une mèche trop courte derrière mon oreille. Il y a des choses dont on ne parle pas lors de sa première rencontre avec un inconnu. Des choses que l’on garde pour soi. Mais il a demandé. Il veut savoir. Peut-être qu’il comprendra, peut-être pas.

« C’est facile de ne rien faire, de considérer que rien ne nous concerne. Mais pourtant il suffit parfois de tellement peu pour changer les choses, pour faire du monde un meilleur endroit, pour rendre sa foi en l’humanité à quelqu’un. Et parfois, c’est assez pour leur donner envie d’y rester un peu plus longtemps, dans ce monde imparfait. Parce qu’il y a encore des gens pour se sentir concernés par des choses qu’ils pourraient pourtant ignorer. Peut-être que de faire le ménage de ce vieux salon décrépit ne changera rien. Ou peut-être que si. On ne sait jamais. Et c’est pas le genre de chance que j’ai envie de prendre. »

Je déglutis, la tête de nouveau basse et les mains cachées dans la poche ventrale de mon hoodie de Serdaigle. Difficile de ne pas penser à lui. Je me demande ce qu’il aurait fait, s’il avait été là. Gabriel aurait-il aimé visiter la cabane hurlante ? Aurait-il roulé des yeux ou, au contraire, m’aurait-il donné un coup de main en se roulant des manches ? Quoi que, à l’époque, peut-être n’aurais-je pas été la même. Que, moi non plus, je ne me serais pas sentie concernée. Je n’avais pas les mêmes douleurs qu’aujourd’hui, pas la même culpabilité. Mais tout ça ne concerne pas Alexiel, et ça ne l’intéresse probablement pas non plus. Alors je force un sourire et mon regard retrouve le sien pour lui donner raison.

« Alors ouais, un mélange d’obstination et de trop d'empathie, probablement. Désolé de… de pas jouer le jeu. Si tu veux on continue de visiter, à la recherche de fantômes. On trouvera peut-être un truc intéressant. »

Je fais un vague signe en direction du couloir. On peut se remettre en route, repartir à la découverte.
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Re: [FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel

[FB 10/2028] Sometimes a cliché is really just a relatable moment ft. Alexiel
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