Very good trip [PV Wendy]

Serafim H. Marinos
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Very good trip [PV Wendy] Lun 20 Mai - 20:06

❝ Un grand homme a dit : soigne le mal par le mal, soigne l'amour par l'alcool ❞C'est pas moi c'est le chatLe hasard a mis sur mon chemin cette bouteille. Le hasard a fait que j'ai bu cette bouteille. Pourquoi ? Comment ? Le déni vous répondra que ce n'était pas de ma faute, que les mauvais mood vous poussent à faire des choix discutables et regrettables. Il vous dira également que je ne suis qu'une simple petite victime dans cette histoire et que la simple petite victime fait ce qu'il faut pour oublier son chagrin. La vérité, c'est que je suis totalement conscient de ce que je fais. C'est bien ça le pire. Je suis conscient de ne plus donner le moindre signe de vie à qui que ce soit depuis un mois, je suis conscient de me terrer dans le lac comme le dernier des poltrons et surtout, j'étais foutrement conscient que j'allais me mettre une race en portant cette foutue bouteille à ma bouche. Parce que je savais pertinemment que je n'arrêterais pas de boire tant qu'il en resterait une goutte. Alors pourquoi je l'ai quand même fait ? Parce que je suis un gros con, voilà pourquoi.

Allongé sur mon lit, une main sur le bide, l'autre qui tripote la bouteille désormais vide, je me pose des questions. Qu'est-ce que je fous exactement ? Qu'est-ce que je branle ? Tu parles d'un Gryffondor. Tu parles d'un adulte. Il est beau le grand Serafim qui pleure comme une madeleine et boude au fond du lac parce que sa copine l'a plaqué et qu'il le digère mal. M'enfin, m'enfin il n'y a pas que ça. Il y a plus. Il y a aussi la confrontation avec le corbeau. Il y a aussi des craintes plus personnelles. Quand j'y pense, c'est peut-être plus un tout. Ouais, un tout. Grand. Gros. Et merdique. Outre le deuil de ma relation avec Joy, outre le sentiment de me sentir con, c'est peut-être toute une remise en question de moi-même que je fais. Ce serait bien mon genre d'attendre le pire moment pour douter de tout. Puis, je n'aime pas me poser des questions. Je ne suis pas une flèche. Je ne suis pas Andy. Ça n'a jamais été mon truc les grandes interrogations, alors je fuis. Mais cette bouteille vide et le vide intersidéral de mon crâne me font dire que… Que fuir ce n'est pas la bonne solution. J'ai besoin d'aide, j'ai besoin de quelqu'un. Alors je scroll ma liste de contact, mon cœur se serre à la vue de Joy, je secoue la tête et m'arrête sur le numéro de Wendy. Wendy… Ça fait un bout de temps que je n'ai pas eu de ces nouvelles et, pour être franc, c'est peut-être la meilleure compagnie dont je pourrais avoir besoin. Je sais que Wendy écoute et qu'elle n'est pas prise de tête, je sais qu'au pire, on pourra passer la soirée à se chamailler comme deux gosses. Je pourrais peut-être tout oublier, l'espace de quelques heures. Je pianote quelques messages maladroits, lui file le mot de passe du dortoir en emmerdant profondément le règlement. Je fais l'étoile dans mon lit, puis attends en rentrant en contemplation avec le plafond. Il est vachement beau, ce plafond.

J’sais pas combien de temps j’attends, j’ai pas trop de notion du temps, pour être honnête. Le fait est que quand j’entends la porte s’ouvrir je me redresse d’un coup. Mauvaise idée vu mon taux d’alcool dans le sang. Elle est là. Et, j’sais pas pourquoi mais ça m’ému de la voir. J’ai une bouffée de feels rassurants. Une chaleur apaisante dans le ventre. C’est toujours mon amie, hein ? Elle est venue rien que pour moi, hein ? Je ne sais pas de quoi j’ai l’air avec la bouteille vide sur mon lit et mes fringues à mises à la vas vite. J’sais même pas ce que j’ai mis sur moi, tien. Mais je sais qu’elle est là.

- « Dydyyyyyyyyyyyyyyyyyyy tu m’as manqué, j’ai besoin d’un câlin, et j’suis pas bourré. Pas du tout. C’est pas mon genre. Mdr quoi, moi ? bourré ? Jamais. Ava toi ? »


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Re: Very good trip [PV Wendy] Sam 1 Juin - 21:07

Very good trip [PV Wendy] Sw10 Very good trip [PV Wendy] Sw110

Like ships in the night
You keep passing me by
Just wasting time
Trying to prove who’s right
And if it all goes crashing into the sea
If its just you and me
Trying to find the light

« Mais qu’est-ce qu’il a foutu ?

Tous les regards s’étaient tournés vers moi.

Putain, et maintenant on va dire que je parle toute seule.

Me détournant de l’œil mi-intrigué mi-exaspéré de mes colocs, enfin celles qui n’étaient pas sorties faire je-ne-sais-quoi, je tapotais méticuleusement sur chaque touche de mon Pineapple pour répondre au Gryffondor, j’en profitais pour lui demander le mot de passe, ça me laisserait juste le temps d’enfiler un jogging.

Quand il me répondit, j’étais déjà partie.
Me voilà maintenant devant sa porte, l’ouvrant sans la moindre hésitation, je la savais déjà ouverte, elle l’était toujours habituellement.

Et quel spectacle.

Entre les rideaux en velours rouges, je constate le cadavre d’une bouteille, laissée sur le lit, et Serafim, tendu comme un ressort, les joues aussi écarlates que son blason.
Je ne suis pas surprise, mais ça ne m’empêche pas d’être un peu déçue par son état.
Je ne pensais pas que Serafim était le genre de mec à boire seul.

« Dydyyyyyyyyyyyyyyyyyyy tu m’as manqué, j’ai besoin d’un câlin, et j’suis pas bourré. Pas du tout. C’est pas mon genre. Mdr quoi, moi ? bourré ? Jamais. Ava toi ? »
« Grand Merlin ! Qu’est-ce qui s’est passé Serafim ?

Un rapide coup d’œil sur son environnement, sans faire attention à ce que le concerné me répond, clairement pas dans son état normal. Je me donne la mission de trouver un quelconque indice sur sa motivation à faire des conneries, mais à part du bordel ambiant, rien d’anormal.

Telle une tornade, je m’assois au bord de son lit.

« Pas de mensonge avec moi, rallonges toi d’ailleurs, ça se voit comme le nez au milieu de la figure que t’es bourré, puis pour rappel, c’est toi qui m’a contacté et qui a dit le premier que t’étais bourré, AH ! »

J’extirpe la coupable des draps.

« Je veux même pas savoir où tu as trouvé ça, tu te fais du mal à boire n’importe quoi. »

Je lâche un soupir profond et abandonne la bouteille au pied du lit, il faudrait penser à la jeter, si j’étais la première au courant de son état, je n’ose pas imaginer la tronche que va tirer ses colocs après mon passage.

Je croise les bras, sourcils froncés, moue tendue.

« On ne s’est pas vu depuis des semaines et voilà comment tu m’accueille ! Avec de la piquette ! »

Aïe, je vais peut-être un peu trop fort. Les grands yeux de Serafim débordent de bleus et si je continuais à faire le méchant flic, en deux-deux j’allais l’avoir sanglotant sur mes genoux.

Paupières baissées, j’essaye de recentrer mes idées.

« Bon… »

Je me penche un peu sur lui, parlant plus doucement.

« Finn’, expliques-moi, je suis là, ça ne te ressemble pas de faire ça. »

J’étire un petit sourire, frôlant son front mat du bout de mes doigts, il était fiévreux.

« Tu peux tout me dire, je te promet de ne pas te juger. »

Enfin...

« Tu bois vraiment ce genre de cochonnerie ? Tu blesses ma part irlandaise. »

Sauf sur ça.

« La prochaine fois, appelles-moi si tu veux boire, je t’amènerai goûter des choses sympas et tu seras bien mieux que tout seul, à faire l’étoile de mer tout au fond de l’océan. »

Je conclue par un smack sur sa tête.

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Re: Very good trip [PV Wendy] Dim 2 Juin - 18:54

❝ Un grand homme a dit : soigne le mal par le mal, soigne l'amour par l'alcool ❞C'est pas moi c'est le chatCe qu'il s'est passé ? Oh, trois fois rien. Rien que ma connerie, ma déprime et ma connerie. Ouais, parce que ma connerie compte double mais ça on le sait très bien, toi et moi, hein ? Je te vois t'asseoir sur le bord du lit. Je m'attendais à te voir me foutre un pain pour être tout à fait franc, je sais que ce n'est pas le de spectacle que je suis censé te donner. Je devrais être… Je devrais être le bon pote un peu con mais pas méchant. L'ami gentil et un peu trop simplet des fois. Je ne devrais pas être ce… Ce type, qui boit, se laisse déprimer et fait le mort des semaines durant. Je sais que ce n'est pas moi, que ça ne devrait pas être moi, Wendy. Je sais tout ça. Seulement, j'suis plus trop certain de ce que je suis vraiment à ce stade. Je n'avais pas eu la sensation de dépasser mes limites, je n'ai jamais l'impression de tomber réellement bas. Dans le fond, je devrais m'estimer chanceux d'avoir été aussi longtemps préservé des épreuves de la vie. L'hybridité, c'est une chose, mais dans le fond, j'ai toujours eu tout ce que je voulais, ma vie et mon quotidien était plus qu'enviable. C'est peut-être ça qui me rend aussi faible. Je suis dépourvu face à la douleur, face aux épreuves. J'ai dit à Enoch que j'étais un super-héros, mais dans le fond, j'suis rien qu'un bouffon.

T'extirpes sans mal l'arme de mon crime et je ne peux que grogner, légèrement honteux. J'sais bien que je me fais du mal. Je ne fais que ça depuis… Depuis elle. Si tu savais comme je me sens naze, Wen, si tu savais comme j'ai honte. Je ne devrais pas ressentir tout ça, je ne devrais pas être aussi triste. Mais entre elle, le corbeau, tout le reste je… J'ai la sensation que depuis que ce type a débarqué dans nos vies tout fout le camp. Et j'ai peur, c'est peut-être bien ça le pire. J'ai peur, Wen. J'ai peur de ce que je suis à l'heure actuelle. « Je sais… Je suis désolée. » Je ne sais pas quoi te dire d'autre, pour être franc. Je sais que je suis loin de faire honneur à mon nom et à ma réputation à l'heure actuelle. Je n'ai pas donné de nouvelles à Béring, ni à toi, ni à personne. Je me suis juste enfermé dans ce cocon de solitude parce que je suis trop lâche pour aller de l'avant. Tu parles d'un lion, putain, un petit chaton serait plus convaincant.

Finn’, expliques-moi, je suis là, ça ne te ressemble pas de faire ça.


Je sais. Je sais et j'ai honte, putain. Malgré moi, je sens l'amertume qui remonte au fond de ma gorge, la détresse et la rage. Je sens le tout se nouer dans une petite boule d'émotion qui remonte, remonte encore et fait trembler mes lèvres. J'essaye de garder la face, mais je sais que je ne la garderais pas longtemps. Est-ce que tu es déçue de moi, Wen ? Est-ce que je baisse dans ton estime ? Est-ce que toi aussi, tu vas me larguer, comme un poisson d'avril, sans me donner d'explication ? Est-ce que toi aussi, tu vas me fermer ton cœur comme elle a fermé le sien, et ce, du jour au lendemain ? Je ne devrais pas penser ça. Je sais que je devrais même rire à tes reproches sur le peu de considération que j'ai pour ce que j'ai vidé quelque temps plus tôt, mais tu vois, je n'ai juste pas la forme. Le contact de tes lèvres sur mon front, par contre, a le mérite de faire descendre de quelques millimètres la boule d'émotion qui menace de franchir mes lèvres et de déverser tout ce qu'il y a à déverser. Mon regard se perd dans la contemplation de ton visage. T'es pas encore partie ? Tu ne m'en veux pas ? Je me retourne sur le côté, je cherche ton corps à enlacer, comme un petit garçon qui cherche la chaleur maternelle pour se prémunir de la tristesse. « Je suis désolé… Je ne voulais pas… Je suis désolé d'avoir rien dit… Te fâche pas. » Me lâche pas. C'est aussi ce que je veux te dire. J'ai peur d'avoir brisé beaucoup de choses en plus de m'être brisé moi-même, Wen.

« Depuis The Crow, j'ai l'impression que tout part en couilles. Je me reconnais plus, je ne reconnais plus rien, Wen. Joy m'a plaqué comme la dernière des merdes et le pire, c'est que je sais qu'elle m'a pas tout dit, qu'elle m'a pas donnée ses vraies raisons. Et là, elle fait genre que tout va bien, mais j'suis pas con. Je l'ai aimé comme un fou, cette fille » Je l'aime toujours… « Je sais qu'elle va pas bien. Mais elle m'a tout fermé du jour au lendemain, son cœur, ses pensées, tout, j'ai plus accès à rien et ça me rend fou. »

Arf putain. La boule d’émotion remonte dangereusement. J’ai la voix qui tremble, je sais que chiale putain et je m’en veux encore plus.

« Je me reconnais plus, Wen. Je me fais peur. Je me sens impuissant, lâche, dangereux. J'ai envie de frapper tout ce qui bouge, j'ai jamais eu autant envie de faire du mal aux gens. J'ai toujours été violent, mais j'ai jamais ressenti le besoin de l'être hors-là… Puis quand je vois Andy et Béring, comment ils s'engagent, comment ils agissent, j'ai honte putain. Je ne sais pas quoi faire. Tout ce que j'ai été foutu de faire, c'est de me cacher dans le lac comme le dernier des autistes parce que voir du monde ça me fait peur. Mais m'isoler ça m'a servi à rien. Même boire comme la dernière des merdes ça me sert à rien. Je me fais peur tout seul. Je me déteste putain. Je commence même à me dire que le corbeau à peut-être raison. Peut-être que quelqu'un comme moi n'a pas sa place dans notre société. Peut-être que je devrais…. Peut-être que j'ai eu tort de croire que je pourrais…. T'sais… Me faire ma place. J'en peux plus Wen, j'en peux vraiment plus. Fais-moi arrêter tout ça, je t'en prie. »

Et je pleure. C’est presque un cri du cœur à ce stade. Empêche-moi de devenir un monstre, Wen. Empêche-moi de me noyer quand je passe mon temps à couler. Sauve-moi. Parce que je n’arrive pas à me sauver tout seul et… Et t’es la seule, putain, qui me sauver de moi-même. Sauve-moi, Wen. Sauve-moi.
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Re: Very good trip [PV Wendy] Dim 9 Juin - 19:03

Very good trip [PV Wendy] Sw210 Very good trip [PV Wendy] Sw310

And you can't fight the tears
That ain't coming
Or the moment of truth in your lies
When everything feels like the movies
Yeah you bleed just to know you're alive

Je regarde son air implorant, son visage fin et distordu par le malheur, son corps chaud qui se rapproche jusqu’à se fondre contre moi, mes yeux se plongeant fixement dans ses grands yeux bleus tristes.
Et voilà qu’il pleure à présent, appuyée contre ma poitrine, et moi ne sachant plus trop quoi faire, je passe mes doigts contre sa nuque chétive, répondant en boucle à chacune de ses suppliques.

« Je suis désolé… Je ne voulais pas… Je suis désolé d'avoir rien dit… Te fâche pas. »
« Chut…Calmes-toi, je ne suis pas fâchée, ça va aller… Ça va aller… Ça va aller.

Mais ses pleurs continuaient, comme un enfant effrayé.

« Depuis The Crow, j'ai l'impression que tout part en couilles. Je me reconnais plus, je ne reconnais plus rien, Wen. Joy m'a plaqué comme la dernière des merdes et le pire, c'est que je sais qu'elle m'a pas tout dit, qu'elle m'a pas donnée ses vraies raisons. Et là, elle fait genre que tout va bien, mais j'suis pas con. Je l'ai aimé comme un fou, cette fille »
« Finn’… »

J’écoute en hochant légèrement la tête, même s’il ne me voit pas faire à ce moment-là, je veux qu’il sente que je suis là et que surtout je l’écoute.

« Je sais qu'elle va pas bien. Mais elle m'a tout fermé du jour au lendemain, son cœur, ses pensées, tout, j'ai plus accès à rien et ça me rend fou. »
« C’est peut-être trop tôt pour elle...Finn’… »

Je serre un peu plus mes bras contre lui, en fait je ne me sens pas à faire comme j’avais fait avec Ethan, l’avocat du diable. La détresse de Serafim était telle que je pouvais seulement le garder contre moi.

« Je me reconnais plus, Wen. Je me fais peur. Je me sens impuissant, lâche, dangereux. J'ai envie de frapper tout ce qui bouge, j'ai jamais eu autant envie de faire du mal aux gens. J'ai toujours été violent, mais j'ai jamais ressenti le besoin de l'être hors-là… Puis quand je vois Andy et Béring, comment ils s'engagent, comment ils agissent, j'ai honte putain. Je ne sais pas quoi faire. Tout ce que j'ai été foutu de faire, c'est de me cacher dans le lac comme le dernier des autistes parce que voir du monde ça me fait peur. Mais m'isoler ça m'a servi à rien. Même boire comme la dernière des merdes ça me sert à rien. Je me fais peur tout seul. Je me déteste putain. Je commence même à me dire que le corbeau à peut-être raison. Peut-être que quelqu'un comme moi n'a pas sa place dans notre société. Peut-être que je devrais…. Peut-être que j'ai eu tort de croire que je pourrais…. T'sais… Me faire ma place. J'en peux plus Wen, j'en peux vraiment plus. Fais-moi arrêter tout ça, je t'en prie. »

Et sa voix qui se déchire me tord le cœur. Ses dernières phrases, surtout celles qui évoquaient le Corbeau, me font même sursauter de rage.

Je n’ai jamais cherché à m’informer, j’ai toujours été lâche et hypocrite sur ces questions, mais à ce moment-là, je me sentais prête à lever une armée et à me jeter de front sur le champ de bataille. Car de telles horreurs sortant de la bouche de Serafim me rendaient plus militantes que n’importe quelle devise sur un prospectus.

« Finn’, non, tu n’as pas le droit de penser ça ! Tu sais bien que ce sont des conneries ! »

Je me sens telle un condor attaqué sur mon territoire, je serre encore plus fort Finn’ dans mes bras, comme pour le retenir malgré les vagues.

« Ecoutes Finn’, je ne suis certainement pas la meilleure des conseillères quand il se passe ce genre de drame sentimental, mais tu n’as pas le droit de te déprécier ainsi ! Bien-sûr, je comprends, tu as mal, tu es en colère, et bien tu en as tout à fait le droit ! Attends, elle t’a largué sans te donner plus d’explication ? C’est qu’elle s’en fout de tes sentiments et de ta souffrance derrière ! »

Oui, okay, clairement je ne défendais pas cette pauvre « Joy », mais je ne la connaissais pas, et ma priorité c’était de sauver Serafim.

« Si elle t’aimait vraiment, elle aurait certainement fait autrement, je ne connais pas cette Joy et c’était peut-être une personne géniale, je n'en doute pas, mais là clairement, ce qu’elle a fait pue du cul et c’est plus sain pour toi que tu prennes tes distances avec elle ! »

Je souffle un coup, il y a peut-être des choses que Finn’ n’acceptera pas d’entendre, après tout il a l’air encore très amoureux... Mais on s’en fout, il fallait qu’il retrouve du poil de la bête, puis il m’a appelé hein ? C’est certainement pas pour avoir des conseils plein de subtilités et dépourvus d’affects.

Poussez-vous, Wendy Tiana Mulligan arrive.

« Tu sais quoi, je dirais même qu’elle ne te méritait pas. »

Allez, j’ose.

« Par contre, ce que tu dis au sujet du Corbac et tout, juste : NON. »

Là, je le secoue un petit peu, pas fort, juste assez pour qu’il ravale ses larmes de pessimisme et puisse ouvrir grand ses yeux.

« Merde quoi ! Finn’ ! Tu sais très bien que c’est faux ! Tu t’es battu toute ta vie pour ça ! Pour toi et pour les autres hybrides ! Il faut pas que cette meuf foute en l’air même CA ! Je suis sûre que si quelqu’un d’autre se serait permis de dire ça devant toi, tu lui aurais foutu un gros uppercut. »

Bon, évidemment, ce n’était pas mon intention et je le recale doucement sur les oreillers.

« Tu sais quoi, j’ai jamais vraiment voulu me prononcer sur ces questions là, je ne suis pas concernée après tout, alors je préfère fermer ma gueule, surtout quand je vois des garçons géniaux comme toi, aussi courageux, qui savent parler, se defendre, argumenter… »

Je tape mon poing sur le matelas.

« Mais quand je vois ces mêmes garçons qui se dégonflent et d’un coup se mettent à plat ventre devant leurs pires ennemis extrémistes !... Ca me rend folle, ça me fait sortir de mon corps ! Tu sais quoi ? Je sais que ton parti a pas beaucoup de succès, c’est vrai que ce nom ce n’était vraiment pas la meilleure idée de l’année, mais TU SAIS QUOI ? Je suis prête à m’inscrire, demain, et j’irai distribuer des prospectus partout s’il le faut, jusqu’à ce que tu te rendes compte que tes mots ont dépassé ta pensée. ON ENTENDRA PARLER PARTOUT DU V.I.H. TU M’ENTENDS ? Andy n’aura qu’à bien se tenir ! »

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Re: Very good trip [PV Wendy] Mar 11 Juin - 12:28

❝ Un grand homme a dit : soigne le mal par le mal, soigne l'amour par l'alcool ❞C'est pas moi c'est le chatC'est peut-être trop tôt pour elle… Trop tôt pour quoi exactement ? Qu'est-ce qu'il s'est putain de passer pour qu'on… Qu'on en arrive-là ? On était si bien, si beau. Pour la première fois, j'avais eu l'impression de toucher du doigt ce bonheur fou qu'on nous vend dans les contes. Pour la première fois, je m'étais senti humain, à ma place. Mon hybridité n'est qu'un piètre handicap comparé à la part vampirique d'Ethan, mais qu'importe le sang qui coule de nos veines, aucun hybride ne peut se vanter de connaître totalement son identité. Nous cherchons tous notre rôle, notre place dans le monde. Celle qui nous rend heureux, celle qui rend les autres heureux aussi. C'est con à dire, mais le facteur humain est sûrement la chose qui donne le plus de sens à ce besoin d'appartenance. L'amour, l'amitié, sont autant de facteurs, d'éléments, dont un hybride a besoin pour s'épanouir, pour vivre comme n'importe quel autre individu. Pour nous, plus que pour n'importe qui d'autre, les relations humaines sont un point d'ancrage dont on ne peut se détacher. Par moment, nous rejetons ce besoin par peur et par fierté, par moment nous l'embrassons totalement. Le fait est, que le cœur d'un hybride est souvent bien plus sensible que le cœur d'un humain. C'est un fait que j'ai pu constater en observant mes camarades. C'est un fait que j'ai pu constater en m'observant moi. J'aime l'idée que l'hybridité soit la cause de mon mal-être. Ça veut peut-être dire que ce n'est pas de ma faute, ça veut peut-être dire que je ne suis pas totalement fou. C'est peut-être normal, pour moi, de sentir mon être se déchirer de l'intérieur. C'est peut-être normal de plonger dans ce puits sans fond et de laisser happer par les profondeurs. C'est peut-être normal, j'aimerais que ce soit normal. Je n'ai de courageux que la façade, ça me tue de le dire, mais à l'intérieur je suis le plus grand des lâches.

Tes bras me serres et j’y trouve un réconfort, une bouée de sauvetage à laquelle me raccrocher, un vague sentiment de sérénité. T’es là, n’est-ce pas ? Tu ne vas pas me laisser seul, n’est-ce pas ? Toi plus que n’importe qui d’autre, tu vas m’aider à arrêter tout ça… Hein, Wen ?

« Elle avait sûrement ses raisons, mais apparemment, je ne méritais pas de les connaître. »

C'était peut-être ça le plus blessant, au final. Je m'étais donné tout entier à elle, j'avais tout posé sur la table, je lui avais ouvert tout. Mon cœur, mes pensées, ma confiance, mon avenir, elle possédait tout. Joy avait été ma petite amie aussi bien que ma meilleure amie. Elle avait accès à l'entièreté de ce que j'étais, mais ça n'avait pas été suffisant. Pas assez pour qu'elle me dévoile l'entièreté de ce qu'elle était également. Est-ce que c'était de ma faute ? Est-ce que c'est moi qui n'avais pas réussi à lui donner raison ? Je n'arrivais pas à lui en vouloir. Je n'en étais pas capable. La détester aurait été tellement plus simple, la haïr aurait été tellement plus simple. Mais j'ai été incapable de détester ce visage, incapable de rejeter ses yeux. Je n'arrivais pas à tenir cette fille responsable. Cette fille… Avait été pendant quelques mois, tout pour moi. Je suppose que c'est le grand drame de l'amour, quand on devient tout on ne peut plus devenir rien. Mais tes mots m'arrachent un léger sourire. J'aimerais bien voir les choses comme ça, tu sais ? Ce serait tellement plus simple, tellement plus simple… Je sens mes larmes se tarir petit à petit, je ne saurais pas dire si c'est l'effet de tes mots ou si j'ai tout simplement épuisé mon stock. Je renifle un bon coup. Elle ne me méritait pas…

« T’sais, le pire c’est que j’arrive pas à lui en vouloir. Une partie de moi a envie de croire que c’est de ma faute, que c’est moi qui n’ai pas su la mettre en confiance. »

Parce que je pense qu'une partie de moi n'a pas envie de considérer Joy comme une ennemie. Une partie de moi lui cherche des excuses, cette même partie qui est prête à tout lui pardonner et à accourir si elle me demande de nouveau. Cette partie de moi qui est encore fou d'elle et qui ne supporte pas de voir son image se ternir davantage. Cette partie de moi, j'aimerais que tu la fasses taire. Il me semble que dans tes bras, je pourrais réussir à la faire taire quelques heures, ce sera déjà ça. C'est peut-être égoïste de me perdre dans tes bras, mais tu es la seule qui ne me trahira pas. C'était, à l'heure actuelle, la seule certitude que j'avais. Ta douceur valait tout le reste… Qu'est-ce que j'étais con. On n'arrête pas Wendy Mulligan. On n'arrête pas une tempête. On n'arrête pas la tornade. Tu me secoues et je sursaute, tu m'engueules et je me sens con. Tel un poisson rouge, je me retrouve comme un teubé à te fixer sans trop comprendre ce qu'il m'arrive. Et, t'es belle Wendy. T'es magnifique. Tu te dresses dans toute splendeur et tu enchaînes uppercut sur uppercut. Tu frappes avec les mots, mais ça défonce autant que de vrais poings. Et je me sens con. Je me sens con parce que tu as raison. Cette lutte, c'était toute ma vie. Ce combat, c'était ma source première d'énergie. Je voulais nous faire une place, nous donner le droit d'exister, parce qu'on avait le droit d'exister.

« Je… »

Mais tu frappes du poing sur le matelas et je sursaute, j’ai l’impression de voir ma mère me passer un savon et je sais pas si c’est un vieux réflexe mais je me suis redressé, bien trop droit et raide, j’ai presque envie de dire « oui madame » et de baisser la tête.

« Ces mêmes garçons qui se dégonflent et d’un coup se mettent à plat ventre devant leurs pires ennemis extrémistes ! »
« Pard… »
« Tu sais quoi ? Je sais que ton parti a pas beaucoup de succès, c’est vrai que ce nom ce n’était vraiment pas la meilleure idée de l’année »
« Il est très bien ce nom… »
« mais TU SAIS QUOI ? »
« Q-quoi ? »
« Je suis prête à m’inscrire, demain, et j’irai distribuer des prospectus partout s’il le faut, jusqu’à ce que tu te rendes compte que tes mots ont dépassé ta pensée. »
« M-Mais… ? »
« ON ENTENDRA PARLER PARTOUT DU V.I.H. TU M’ENTENDS ? »
« M… Mais mais… Dit pas ça à voix haute ! Tu veux qu’on se retrouve dans le stup ? »

Je suis sur le cul je… Est-ce que je viendrais de me faire engueuler ? Est-ce que Wendy vient de hurler le mot V.I.H dans ma piaule ? Est-ce que j'ai l'impression que ça va être très mal interpréter par les oreilles qui traînent partout ? Oh god. Je vois déjà les gros titres. Serafim refile des trucs pas nets aux filles pour oublier sa copine. Please, que ça n'arrive pas. L'avantage, c'est que j'ai cessé de pleurer et de renifler comme un con. Je… Je ne sais pas trop la tête je fais. Je ne sais pas si je me sens un peu plus soulagé ou pas, un peu plus heureux ou pas. Il y a encore tellement de choses qui tournent dans ma tête. Je… Mais… Mais je sais que je te trouve belle, Wendy, en ce moment. Vraiment belle.

« T’es pas obligée d’en faire autant, tu sais ? J’veux dire, je sais que… Que c’est probablement con ce que je dis. Je pense juste que… Que je me sens seul, là, tout de suite. »

C’est pour ça que je t’ai appelé, pour ça que j’ai besoin de cette chaleur qui est la tienne, de cette énergie qui est la tienne. J’en ai assez de me sentir seul. Je ne veux plus. Parce que c’est trop douloureux et compliqué à gérer cette solitude.

« Tu le pensais vraiment… Ce que tu as dit à propos du V.I… Putain faut vraiment que je change ce nom. » Vrai qu’il serait temps. « Merci d’être là… Je sais que je n’ai pas été un ami très exemplaire ou même présent pour toi ces derniers temps. Je sais que j’ai beaucoup de tort également. Juste, t’imagine pas à quel point ça me fait du bien que toi, tu sois là. J’aimerais pouvoir oublier Joy quelques heures pour être mieux avec toi. Je me doute que t’as peut-être autre chose à faire avec les examens qui approchent. Je… Fin, merci d’être là, Wen. J’t’aime tu sais ? »

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Re: Very good trip [PV Wendy] Sam 15 Juin - 20:54

Very good trip [PV Wendy] Sw410 Very good trip [PV Wendy] Swdori10
'Cause one of these things
Is not like the others
Livin' in winter, I am your summer
Baby doll, when it comes to a lover
I promise that you'll never find another
Like me

« « M… Mais mais… Dit pas ça à voix haute ! Tu veux qu’on se retrouve dans le stup ? »
« LE V.I.H. !!!! »

J’en aurais explosé de rire si je n’étais pas aussi sérieuse. Cheveux dégagés, bras écartés et avec la voix qui porte, encore un peu et je suis à deux doigts de me mettre debout sur son lit, ça lui apprendra à déprimé, tiens. Et Finn’ qui rougit de sa propre bêtise, ne sachant clairement pas où se mettre, déboussolé.

« T’es pas obligée d’en faire autant, tu sais ? J’veux dire, je sais que… Que c’est probablement con ce que je dis. Je pense juste que… Que je me sens seul, là, tout de suite. »

Ma fureur redescend un peu quand il reprend la parole. Je dois sans doute avoir l’air d’une enragée, les yeux sortaient encore de mes orbites, restant attentive et vigilante au moindre mot qu’il prononce.

« Tu le pensais vraiment… Ce que tu as dit à propos du V.I… Putain faut vraiment que je change ce nom. »
« J’ai pas crié assez fort ? Tu veux que je recommence ? »

Evidemment, je le dis d’un air totalement sérieux et ça se ressent dans les yeux de Serafim qui semblent me supplier du contraire du regard. J’esquisse un sourire et croise mes bras, me ravissant en continuant d’entendre la suite.

« Merci d’être là… Je sais que je n’ai pas été un ami très exemplaire ou même présent pour toi ces derniers temps. Je sais que j’ai beaucoup de tort également. Juste, t’imagine pas à quel point ça me fait du bien que toi, tu sois là. J’aimerais pouvoir oublier Joy quelques heures pour être mieux avec toi. Je me doute que t’as peut-être autre chose à faire avec les examens qui approchent. Je… Fin, merci d’être là, Wen. J’t’aime tu sais ? »

Ah, je le préférais ainsi mon Finn’, avec cet air attendri plutôt qu’avec un regard triste. Mon sourire ne se fait que plus grand et je retiens même un petit rire. C’est qu’il réussirait à m’émouvoir, je lui interdis ! N’inversons pas les rôles !

« Pff, toi vraiment alors… »

Je l’enlace une nouvelle fois, j’ai l’impression que son cœur est un peu plus léger, mais il est encore fragile dans mes bras. Je ferme les yeux pour mieux savourer cette étreinte, me sentant quand même fière. Je devrais ptête repenser mon orientation finalement…

« Moi aussi jt’aime, mon poisson. »

Le Nemo de ma Doris, diront certains.

« Tu veux oublier Joy ? Il paraît que je suis douée pour ce genre de choses. »

Je le relâche et tend mes bras en arrière, l’œil malicieux.
Evidemment, je dis ça en tout bien, tout honneur. Pourquoi les gens interprètent toujours aussi maladroitement mes propos ?

« Je t’ai déjà parlé comment j’ai réussi à avoir accès aux bains des préfets ? »

Je passe une main dans mes cheveux blonds, mettant en exergue tout le charme que j’étais capable d’exprimer.

Serafim H. Marinos
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Re: Very good trip [PV Wendy] Dim 16 Juin - 20:12

❝ Un grand homme a dit : soigne le mal par le mal, soigne l'amour par l'alcool ❞C'est pas moi c'est le chat« Non, non, ça ira. »

Je crois que j'ai bien entendu. Je crois même que le monde a très bien entendu aussi. Elle me donne des impressions de dragonne, des fois. M'enfin, c'est cette rage et cette énergie qui fait aussi son charme, c'est aussi pour ça que je l'aime, Wendy Mulligan. Elle est un peu comme l'océan, Wendy. Douce et accueillante mais destructrice aussi. Elle sait être d'huile comme être déchaînée. Elle sait faire tanguer la barque comme elle sait la renverser. Elle sait, elle est étonnante. C'est aussi pour ça que je l'aime. Je l'aime parce qu'elle est capable de me secouer, je l'aime parce qu'elle est capable de me mettre à mal si besoin. Elle n'agit pas en fonction de ce que j'ai envie d'entendre ou de faire, elle agit en fonction de ce dont j'ai réellement besoin. C'est, à mon sens, la plus belle des preuves de son amitié. Il faut du courage pour blesser ses ennemis, mais encore plus pour blesser ses amis. Savoir affronter ses proches, c'est quelque chose que Wendy sait faire et je la respecte au-delà des mots pour ça.

Je n'ai pas énormément de honte (je n'ai pas de honte tout court, en fait) à lui dire que je l'aime. Je t'aime, ça n'a jamais été un mot tabou entre nous. Ça ne le sera jamais. Dire les choses crûment ça n'a jamais posé de problème. On se dit les choses et puis c'est tout. C'est peut-être pour ça que je n'ai jamais douté d'elle. Certain dirait que j'idéalise peut-être trop cette tornade qu'est Wendy Mulligan, mais cette tornade m'a sauvé la vie plus d'une fois. Cette tornade ne m'a jamais fait faux bond. Cette tornade, c'est mon amie. Cette tornade, jamais je ne pourrait la trahir. À la vie à la mort. La demie-mesure ce n'est pas mon genre.

Je me laisse envahir par son odeur, par sa chaleur. Mes bras l'enserrent, je me rends compte que ce genre de contact m'a manqué, qu'elle m'a manqué. Je me rends compte que je suis un peu jaloux, aussi. Je ne suis pas con et ça n'a jamais été un secret entre nous, ses plans culs. J'suis heureux tant qu'elle y trouve son compte et en vrai, j'ai bien envie de lui dire que c'est elle qui a raison. Mais j'avoue, j'suis un peu jaloux à l'idée que d'autre profite de sa douceur. Je suis jaloux parce que ces types n'ont sûrement aucune idées d'à quel point Wendy est une femme formidable. Wendy c'est l'amie, l'amante, la mère, la sœur, la rivale, c'est tout à la fois. Le premier qui la blesse, il aura une petite discussion avec mon poing. Je l'ai négligée depuis Joy. Je devrais jamais la négliger pour une fille, jamais. J'ai été con. Je me rends compte que j'ai négligé beaucoup de monde ces derniers mois. L'amour c'est traite, mais les gens comme elle ne le sont pas. Je devrais aussi avoir une conversation avec Ethan, avec Andy aussi. Peut-être qu'elle a raison, Wen, peut-être que Joy ne me méritait pas. Peut-être que je devrais lâcher prise, peut-être que je devrais tirer un trait sur elle… Sur nous. Faut que je trouve le courage de le faire. C'est dur. J'enfouis ma tête dans ton cou pour respirer un peu de ton odeur. C'est dur. Est-ce que, toi aussi, t'as dû dire adieu à quelqu'un que tu as sincèrement aimé ? Est-ce que c'est parce que tu as dû lui dire adieu que tu as essayé de compenser autrement ? Est-ce que c'est ok, si, moi aussi, j'essaye de l'oublier et de prendre soin de moi ?

« Pas autant que moi, Wen, pas autant que moi. Tu m'as manquée. »

Une dernière étreinte, une dernière inspiration. À choisir, j'aurais préféré qu'on reste comme ça, mais on va finir par croire que c'est ambiguë entre nous. Alors que ça ne l'est pas. Fin dans ma tête tout est très clair. Je l'aime, mais pas comme Joy. Je pourrais jamais l'aimer comme Joy, parce qu'au final, ce serait l'aimé moins. Y a des relations qui transcende le principe même de l'amour, des amitiés qui vont au-delà de ça. C'est un peu mon cas avec elle. Je me doute que c'est pas son cas. Je me doute que je suis seul sur ce coup-là. Mais ça, elle n'a pas besoin de le savoir. Je sais me contenter de peu. C'est l'avantage d'être semi-humain. On apprend à se contenter de peu.

« T'es en douée en tout, ma belle. C'pour ça que les bleus sont dangereux. »

On se détache l'un de l'autre, je te fais un peu de place en m'asseyant en tailleur sur le lit. J'essaye de me dégriser un peu, mais je sais que demain, j'aurais probablement un petit souvenir de la bouteille que je me suis enfilée il n'y a pas si longtemps de ça. J'essaye de me reprendre, de faire un effort. Oublier Joy. Je dois oublier Joy. Je dois prendre soin de moi. Je dois prendre soin des autres. Oublier Joy. Comment j'en sais rien. Mais j'ai l'espoir que Wendy sache, elle. Elle est intelligente, de nous deux, elle a le plus gros cerveau, moi, j'ai une plus grosse tendance bisounours pour compenser.


« Ok, laisse moi deviner… Hm… Tu t'es mise dans la poche quelqu'un qui y avait accès. T'as peut-être même brisé un coeur au passage. Ouuuuuuh, j'suis presque jaloux. J'ai jamais eu le droit au grand jeu, moi. Ta victime est ultra chanceuse ! »

Je ri un bon coup. Ça fait du bien de rire un bon coup. C'est peut-être de ça dont j'avais le plus besoin. Lâcher brise, n'en avoir plus rien à faire. Mais pas faire ça avec de l'alcool, avec un trop-plein de fête, juste faire ça de façon chill avec quelqu'un que j'aime. Il n'y avait rien de mieux qu'un ami pour ça, après tout.

« C'est comment, alors, le bain des préfets ? Sur ma vie, j'crois, c'est le seul coin d'eau de Poudlard dans lequel j'ai pas posé mes fesses. Tu penses qu'on peut s'y infiltrer ? Depuis le temps qu'on voulait se faire une soirée mousse, c'est peut-être le moment. Promis, je n'enverrais pas les photos à Prewett. Je le déteste, c'est un gros chaud lapin, mais je respecte tes bons coups, Wen. C'est ce que les vrais amis font. »

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Wendy T. Mulligan
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Re: Very good trip [PV Wendy] Sam 6 Juil - 20:23

Very good trip [PV Wendy] Swb10 Very good trip [PV Wendy] Swb110

Now I'm searching every lonely place
Every corner calling out your name
Tryna find you but I just don't know
Where do broken hearts go?

« Ok, laisse moi deviner… Hm… Tu t'es mise dans la poche quelqu'un qui y avait accès. T'as peut-être même brisé un cœur au passage. Ouuuuuuh, j'suis presque jaloux. J'ai jamais eu le droit au grand jeu, moi. Ta victime est ultra chanceuse ! »
« … »

Il me connaît drôlement bien, ça en était presque gênant. Quoiqu’il a tendance à légèrement noircir le tableau, non ? Je ne suis pas aussi machiavélique ! Je balaie ses allusions d’un mouvement de la main.

« Hey, je suis pas si Horrible !... Et t’as pas à être jaloux. »

Je le dis en fronçant du nez et en croisant mes bras, en fait, je venais de lui donner raison par mes silences et ma moue courroucée. Et voila qu’il riait. Bah. Qui aime bien, châtie bien.

« C'est comment, alors, le bain des préfets ? Sur ma vie, j'crois, c'est le seul coin d'eau de Poudlard dans lequel j'ai pas posé mes fesses. Tu penses qu'on peut s'y infiltrer ? Depuis le temps qu'on voulait se faire une soirée mousse, c'est peut-être le moment. Promis, je n'enverrais pas les photos à Prewett. Je le déteste, c'est un gros chaud lapin, mais je respecte tes bons coups, Wen. C'est ce que les vrais amis font. »
« C’était génial. »

Je tends ma tête en arrière en essayant de me remémorer ce lieu si atypique.

« Mais honnêtement, si Envy ne m’avait pas proposé, je n’aurais sans doute jamais pu y aller. C’était l’occasion à ne pas manquer. J’ai rencontré la bonne personne, au bon moment et au bon endroit… Et j’ai jamais brisé aucun cœur. »

Du moins, pas que je sache.

« T’es vraiment pas cool avec Alex. C’est un chic type pourtant, et il ne dirait pas non à une soirée mousse lui non plus. »

D’ailleurs, je suis sûre qu’il me jalouserait là.
Mais vue la tronche de Finn’, je me contente de lui rire au nez sans développer plus ma pensée. Je sais bien que le cas Alexiel c’est une réaction presque physique, il ne peut pas le sniffer. Le pauvre, le concerné ne doit même pas savoir pourquoi. Mais c’est comme ça il paraît, soit on l’aime, soit on l’aime pas.

« Enfin, bref, ouais, merci à Envy. Et j’ai même pas eu à faire preuve activement de mon charme, c’est elle qui m’a tout offert sur un plateau. J’avais juste à me servir. »

Clairement the best captain (oui, bon, j’ai droit de lui faire de la pub alors que j’y connais rien à l’Hippoball, je m’y sens un peu obligée à ce stade).
Je me penche un peu plus vers Finn’ pour continuer mon histoire.

« D’ailleurs… Ne le dis à personne, mais… J’ai piqué quelques doublons de produits là-bas, Envy a dit que je pouvais que j’étais toute façon pas la seule. Je les ai encore, je les fais durer le plus possible, ils sentent trop bon. »

Et j’ajoute de suite, comme une évidence.

« Tu en voudras ? Je peux bien t’en prêter. »

Serafim H. Marinos
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Re: Very good trip [PV Wendy] Jeu 11 Juil - 22:08

Soirée mousse
Patrick Sébastien si tu nous entend

J’ai visé juste et c’est assez rare pour le souligner. Ce n’est pas que je veux discréditer les rouges, mais… Ouais, on ne brille pas par notre intelligence qu’elle soit sociale ou théorique. Il y a bien des exceptions comme Andy, mais dans le gros des troupes, on ne peut pas vraiment se vanter de supplanter nos camarades des autres maisons. Alors, on compense comme on peut, avec ce qu’on a. On brille par autre chose que les autres n’ont pas. Le courage, même s’il est relatif, ou encore notre ténacité. C’était assez rare de viser juste, d’avoir le dessus. Je ne devrais peut-être pas autant en profiter, parce que ça va la vexer à la longue, mais je n’ai aucun regret. C’est avec un sourire triomphant que je la toise du regard, depuis le temps tes magouilles n’ont plus de secret pour moi, Wen.

Elle me conte son aventure dans les bains et c’est vrai que, de mémoire d’homme, ça doit être un des endroits le plus prompt au fantasme. Comme tout ce qui est interdit, vous me direz. Briser la loi ça excite, faire des choses reprouvées ça stimule. Je ne vais pas lui reprocher d’avoir sauté sur la bonne occasion, j’aurais fait pareil à sa place. Après tout, y a pas de mal à se faire de bien.

« Hé, si tu connais du beau monde, comme ça, tu pourrais faire tourner les contacts. »

Pensez un peu à nous autres, membres de la plèbe, qui n’avons pas la possibilité d’entrer sur la terre promise (aka la salle de bain des préfets). Quoi ? Comment ça je pourrais demander à Andy ? Mdr puis quoi encore ? J’suis pas suicidaire. Con, peut-être, mais encore inconscient. Si je dois enfreindre la loi, ce sera toujours dans le dos de la Lionne. Toujours. Règle numéro un de survie en milieu conquis par une Ollivander. Une autre règle à retenir, aussi, c’est de ne pas mentionner le nom de Prewett sur un terrain conquis par un Marinos. Et, c’est con, mais on est sur mon lit actuellement.

« Ouais je veux bien te croire, il ne dit jamais non quand il s’agit de sortir sa teub de son froc. »

Moi ? Salé ? Pas du tout. Je grince un peu des dents, les sourcils froncés, légèrement frustré par la mention de cette sale petite gueule rousse. Je ne l'aime pas. Il fait partie des rares hybrides que je ne peux pas saquer dans cette école. Il me… Sors un peu par les yeux. Je n’aime pas le genre qu’il se donne, cette façon qu’il a de prendre et de jeter les gens. La vérité, aussi, c’est que je suis un peu blessé dans mon ego face à lui. Il a tout, ce type. Il veut un mec, il en a un. Il veut une nana, il appelle y en a quarante qui accourent. Il veut en plan cul ? Un coup d’un soir ? Putain, il a juste à poser ses yeux sur quelqu’un et c’est fini. C’est frustrant. Moi on m’avait dit que les gens ça aimait le romantisme, mais en fait c’était des conneries. Puis, ouais, je n’aime pas l’idée de voir quelqu’un comme lui partager des moments privilégiés que moi je galère à obtenir. Parce que je suis con. Parce que je ne peux pas prendre et jeter comme ça. Parce que y a toujours un minimum d’attache. Ouais, c’est bon, vous pouvez le dire. Je suis mort de jalousie.

« J’sais pas ce que tu lui trouves. »

Je m’allonge, le poing sur la joue pour maintenir mon crâne. Je ne comprends vraiment pas ce qu’on lui trouve. Est-ce que le côté semi-vélane qui les font toutes craquer ? Toute façon ce type à aucun mérite. Aucun.

« Y a pourtant de bien meilleur coup que lui. »

Chut, j’suis dans le déni, laissez-moi.

Je pourrais continuer longtemps comme ça, mais Wen à la délicatesse de ramener la conversation sur un truc un peu plus trivial…. Des produits de bain. Aaaah, là les enfants on me parle. J’ai tout expérimenté, tout. Quitte à devoir passer du temps dans l’eau pour survivre, autant le faire avec des trucs pour patienter. Je suis une mine de savoir en produit aquatique. Je peux vous dire quelle boule de bain est la plus rapide à fondre, quelle huile est la plus efficace, quel shampoing mousse le plus. J’ai tout testé je vous dis… Sauf les produits de la salle de bain de préfets. Elle me pose des trésors sous le nez, elle le sait.

« Wen… Dis-moi que tu en as sur toi. Je veux ma soirée mousse. »

Je sais très bien que je n’aurais pas la patience de rester les mains vide, va falloir que je foute ces produits dans mon bain pour voir ce que ça fait. Je le sais. Elle le sait. Nous le savons. Et elle sait aussi que, en dehors d’être égérie Yves Rocher, mon autre grand plaisir, dans la vie, c’est de foutre de la mousse sur les gens.

« Alleeeeeeez, je suis en pleine déprime, c’est ton rôle de super copine de me redonner le sourire et ça fait des lustres que je n’ai pas pu t’embêter. Diiiiiis ouiiiiiiiiii. Promis je ne te foutrais pas de la mousse dans les cheveux comme la dernière fois. »


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Re: Very good trip [PV Wendy] Sam 20 Juil - 18:19

Very good trip [PV Wendy] Dee10 Very good trip [PV Wendy] Finn10

When the road looks rough ahead
And you're miles and miles
From your nice warm bed
You just remember what your old pal said
Boy, you've got a friend in me

Je ris bêtement aux remarques pleines de rancœur de Serafim envers Alexiel. Sans pour autant lui répondre, j’aurais un peu honte de l’avouer, mais oui, peut-être que c’est son côté « semi-vélane ». Il n’y a clairement pas que ça, Alex est une personne décomplexée, ayant de l’humour, intelligent aussi, pas juste une belle gueule. Mais oui, peut-être bien que s’il m’a attiré l’œil au départ c’est son charme si particulier : quelle personne affreuse je suis, si influençable, si facilement fascinée par les dons. Il y a sûrement une signification derrière tout ça, mais je n’ai clairement pas le temps, ni l’argent pour me payer une thérapie.

Et ça ne changera pas mon avis sur Alex.

Mais je suis quand même d’accord avec Finn, y’a meilleur coup, par exemple…

« Wen… Dis-moi que tu en as sur toi. Je veux ma soirée mousse. »

Hm. Nous reprendrons cette réflexion plus tard.

Mon sourire s’étire et mes yeux plus que malicieux, sur ma bouche on peut lire un « Peut-être ».
Finn’ frétille encore plus.

« Alleeeeeeez, je suis en pleine déprime, c’est ton rôle de super copine de me redonner le sourire et ça fait des lustres que je n’ai pas pu t’embêter. Diiiiiis ouiiiiiiiiii. Promis je ne te foutrais pas de la mousse dans les cheveux comme la dernière fois. »
« Je sais pas. C’est compliqué… »

Je détourne le visage, pour me donner des airs dramatiques qui ne me vont pas.

« Tout à l’heure, quand j’ai lu ton texto, je me suis donnée en spectacle, maintenant les filles vont de suite m’interroger quand elles vont me voir revenir… »

Je pose le dos de ma main sur mon front : tout est dans l’attitude.

« Et ma chambre est si loiiiin. Il va falloir que je remonte tous ces escaliers… »

Bon, là, c’est un peu vrai. C’est une vraie plaie quand on a des potes de d’autres maisons, on peut ne pas se permettre de faire des allers-retours. Il faut dire aussi qu’on n’est déjà pas censé rentré chez eux…
Mais là, on oublie un peu qui c’est qui est censé aller mal.
Je m’écroule sur son lit et feint la fatigue.

« On peut voir ça un autre jouuuuur ? »

Encore une fois : L’AT-TI-TU-DE.

Alex a peut-être son charme vélanien, Finn’ sa queue de poisson, Envy son passe-droit aux bains. Mais est-ce qu’ils ont mes techniques de manipulation ? Je ne crois pas non.
Je finis par me redresser avec un large sourire.

« Reparlons de mecs, veux-tu ? Ou de meufs, qu’importe. C’est rigolo. »

Un clin d’œil appuyé.

« C’est pas comme si c’était la dernière fois qu’on allait se voir. »
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Re: Very good trip [PV Wendy] Lun 22 Juil - 11:18

Soirée mousse
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Je ne devrais peut-être pas autant abuser. Elle en fait déjà beaucoup. C’est facile d’abuser, parce qu’elle comprend. Elle comprend les crises, les pleurs, le côté paradoxal qui englobe les relations humaines et l’Homme en général. Elle comprend et, de ce fait, il est simple d’abuser. Il est simple de pousser le bouchon un peu plus loin, toujours plus loin. Il est simple de faire un pas de plus, le pas de trop, sûrement. Mais je ne devrais pas. Ce ne serait pas honnête, pas forcément super respectueux envers elle. Elle a déjà fait beaucoup, après tout. Les gens avaient mieux à faire que de répondre aux appels en détresse des gens comme moi et malgré la mine boudeuse qui s’est emparé de mon visage, je suis plutôt assez conscient de ça. Jouer les enfants capricieux, ce n’était peut-être pas une très bonne idée. Non : ce n’était pas une bonne idée. Je me devais de faire les choses mieux. Bien. Adulte, il n’y a pas qu’elle qui est en âge d’en devenir un.

« Haaaaanw, c’dommage. Moi qui me faisais une joie de jouer avec la mousse… »

Je me saisis d’un oreiller que je sers contre moi, ce sera ma compensation pour la mousse. Elle a la flemme, et je le comprends plutôt bien. Le désavantage d’être dans des maisons différentes, la distance. Puis, si elle s’est donnée en spectacle (mon égo ronronne, vous le sentez ?) je vais lui épargner la phase « explication gênante » qui va très certainement accompagner son retour au dortoir. Je soupirs, donc, la regarde s’affalée telle un personnage de tragédie grec sur me divin matelas et laisse un léger sourire orner le coin de mes lèvres. Comment tu veux dire non à ça ?

« Ok. Ok. Un autre jour. Mais ne compte pas t’en sortir aussi facilement Miss Mulligan. »

Le plus borné dans sa connerie, ici, c’est moi. Et ouaip, c’est une fierté. Une fierté de merde comme pas mal de chose chez un mec, mais une fierté quand même. Je me laisse donc de nouveau tomber sur le matelas en regardant le plafond. Du coin de l’œil, j’observe ma camarade. Continuer à parler, parler de fille et de garçon. Parce que c’est rigolo.

« Hmmmm, est-ce qu’il y aurait d’autres choses que tu m’aurais cachées ? Genre un crush ? Une aventure inavouable et inavouée ? »

On note la petite pointe de dramatisme de la voix, le geste symbolique de cette main sur le front. J’aurais dû faire du théâtre putain. Quoi que le journalisme c’est un peu du théâtre aussi.

Je réponds à son clin d’œil.

« Même si c’était la dernière fois, Wen, retourner le scénario pour pouvoir te voir encore, ça serait pas un problème. C’est même ma spécialité. »



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Re: Very good trip [PV Wendy] Mer 7 Aoû - 18:48

Very good trip [PV Wendy] Wss110 Very good trip [PV Wendy] Wss10

There is love in your body
But you can't get it out
It gets stuck in your head
Won't come out of your mouth
Sticks to your tongue
And shows on your face
That the sweetest of words
Have the bitterest taste



« Haaaaanw, c’dommage. Moi qui me faisais une joie de jouer avec la mousse… »

Bingo !

Mais ne nous redressons pas trop vite. Je profite encore un peu de l’épaisseur de son matelas et de ses oreillers. Hmm…Si moelleux.
Je garde un bras sur mon visage et tente de faire taire le rictus de mes lèvres qui commence tout doucement à se deviner.

« Ok. Ok. Un autre jour. Mais ne compte pas t’en sortir aussi facilement Miss Mulligan. »

Ok, j’explose de rire, j’y peux rien, c’est nerveux. Quel dommage, j’y étais presque. Peut-être que si je m’étais inscrite au club de théâtre, je m’en serai sorti sans sourciller. Ah, les choix d’une vie parfois…

Je roule sur le côté pour me tourner vers lui, qui s’est aussi allongé et regarde maintenant pensivement le plafond. Je remue les jambes tout en le dévisageant, quitte à me donner des airs un peu félin, un peu commère. Mes ricanements se sont maintenant calmés, mais je conserve toujours le même sourire narquois.

« Hmmmm, est-ce qu’il y aurait d’autres choses que tu m’aurais cachées ? Genre un crush ? Une aventure inavouable et inavouée ? »

Mes battements de jambes diminuent, jusqu’à se figer totalement alors que j’entre en réflexion.

« Même si c’était la dernière fois, Wen, retourner le scénario pour pouvoir te voir encore, ça serait pas un problème. C’est même ma spécialité. »

Je lui réponds en battant doucement des cils : Je n’en doute pas Finn’, je n’en doute pas.

« Hmmm… »

Mon regard se baisse et se perd dans la couleur de sa literie. Mon cerveau mouline, cherche des noms, des visages, il cherche alors que pourtant un m’est déjà venu à l’esprit, et ça n’échappera sans doute pas à Serafim, vu le brusque changement d’expression qui m’a pris. Mes yeux s’éteignent, mes joues rosissent : j’ai maintenant l’image de deux prunelles noires avec un sourire charmant, celui dont l’aura et la présence m’obsèdent depuis toujours. Oui, il y a bien quelqu’un. Ce n’est pas vraiment un secret pour ceux qui sont dans l’entourage du concerné, mais je n’ai jamais osé crier trop fort le sérieux de mes sentiments, j’attendais qu’ils se dissipent comme flammèches sous la pluie. Pourtant elles sont toujours là, aussi flamboyantes que douloureuses.

J’allais pour lâcher une absurdité que je vois déjà le regard de Serafim, fixé sur moi, lui semble avoir deviné que j’ai déjà un nom en tête, peut-être qu’il s’attend à ce que je joue aux devinettes par fierté. Mais je ne me sens pas trop de plaisanter sur mes sentiments, tellement sincères qu’ils me font mal, je me risquerai à devenir irascible sans raison apparente et ce serait injuste pour Finn’. Brusquement, je ne me sens plus d’humeur à rigoler, c’est pourtant si simple à faire sur les autres…

« Oui, Salem. »

Je le lâche comme ça, sans effet de mise en scène ou de sérénade, comme une bombe lâchée sur l'estrade, enfin c’est l’impression que ça doit donner avec mon sourire triste.

« Mais il n’y a rien eu et je ne pense pas que ce sera un jour réciproque. »

J’aurais ptête dû accepter d’aller chercher la mousse, moi.
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Re: Very good trip [PV Wendy] Lun 12 Aoû - 16:16

Soirée mousse
Patrick Sébastien si tu nous entend
Le regard qu'elle a, l'expression qu'elle aborde me fait dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Ce n'est pas une blague… En vérité, l'amour est rarement une blague. On peut rigoler de ses crushs, on peut rigoler de beaucoup de choses, mais sûrement pas de ses sentiments profonds. Je ne savais pas que Wendy avait des sentiments profonds. Enfin, si, elle doit en avoir, parce que c'est propre à l'humain d'avoir des sentiments profonds, c'est juste que… Arf. Wendy m'était toujours apparu comme une demoiselle qui croquait la vie à pleine dent, elle ne cachait ni ses amants, ni ses aventures et j'ai toujours pris ça pour une volonté de ne pas se prendre la tête, de juste expérimenter sans considérer la variable « sérieuse » d'une relation. J'ai été con, Wendy, comme n'importe qui, possède un cœur qui est loin d'être infaillible, Wendy, comme n'importe qui, peut se retrouver face contre terre, comme une conne, à cause de sentiments qu'elle n'a pas vu venir, qu'elle n'a peut-être pas envie d'accepter, dans le fond. Je ne souris plus, moi aussi, parce que ce n'est juste pas le moment. J'ai un minimum de politesse, je sais que sourire ne se fait pas, pas dans ces circonstances, du moins. Je la laisse balancer ce qu'elle se sent de balancer, je me redresse, un peu plus sérieux, dégrisé. Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir le cœur en lambeaux à cause de l'autre sexe.

« Salem. »

Le nom tombe, l’image d’un Serdaigle que je ne connais pas tellement également. Salem fait partie de ces têtes connues de l’école sans pour autant être familière. Je ne connais que très peu voire pas du tout le bonhomme, j’aurais bien envie d’émettre un vieux jugement comme je peux le faire avec Prewett mais je ne peux pas. Je ne connais pas le type, et si je sais que Wen prend avec le sourire les tacles envers ce type, je doute qu’elle le prenne sur le même ton avec celui-là.  De ce qu’elle m’explique, c’est un amour… Non réciproque, parce que pas du tout exploité. Salem, c’est un Avery, non ? C’est sa famille qui pose souci ou… ?

« T’as découvert des choses qui te font dire ça ? »

C’est une vraie question, parce que je ne sais pas trop ce que sais Wendy ou ce qu’elle imagine. On peut se mettre tellement de frontières et de barrières avec les sentiments qu’on sabote souvent la chose avant d’avoir pu commencer quoi que ce soit. Moi, je ne veux pas que Wendy sabote son histoire. Cependant, je ne suis pas forcément le plus à même à parler amour.

« Tu veux qu’on change de sujet ? »


Wendy # Chambre d'un boloss # jesaisplus


Wendy T. Mulligan
Let karma finish it
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Wendy T. Mulligan
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Re: Very good trip [PV Wendy] Sam 12 Oct - 20:15

Very good trip [PV Wendy] Fws10 Very good trip [PV Wendy] Fws110
Darling heart
I loved you from the start
But you'll never know
What a fool I've been
Darling heart
I loved you from the start
But that's no excuse
For the state I'm in

« T’as découvert des choses qui te font dire ça ? »

N’est-ce pas terriblement ironique ? Je suis venue pour secouer les puces à un ami qui se consolait par l’alcool, mais c’est finalement lui qui me questionne et moi qui livre tout sur son lit, il ne lui manquait plus qu’une paire de lunettes sur le nez et un vieux calepin de psychanalyste gris et vicieux.

« Tu veux qu’on change de sujet ? »
« Non, c’est bon. »

Je lève la main : je déclare forfait, je passe à table. De toute façon, il fallait bien que je le fasse un jour. Bien des fois cela m’a traversé l’esprit, sobre ou saoul, mais à chaque fois la crainte du regret me clouait les lèvres. J’avais peur de tout gâcher, de perdre un ami à défaut d’un amoureux, de me mettre en spectacle et de me ridiculiser. J’avais peur de tout ça alors je gardais ce secret, qui n’était pas si lourd que ça finalement, patientant sagement… Quoi, attendant quoi en fait ? Un dénouement ? Un happy ending ? Une déclaration comme dans les films ? Non, il n’y a jamais rien eu et j’ai arrêté de courir après.

« C’est juste que… J’étais une amie. Une amie rigolote, mais juste une amie. »

Ah, les joies du friendzone ! On va dire que j’ai ptête reçu un retour de bâton, hm ? Pour autant, je ne mens pas, ni n’exagere si j’avoue qu’il s’agit bien de mon premier amour. Le premier amour au physique et à la personnalité du prince charmant. Il avait tout, il était parfait, il était comme je pouvais l'imaginer petite.

« Je pense qu’il a juste jamais été intéressé. C’est comme ça. »

Les histoires d’amour ne finissent pas toutes bien.

C’est pas la loi de l’attraction ici, pourtant c’était pas faute d’y croire à cette connerie (mais qui est étonné de ça ?). Avoir à y penser tous les jours, à minima 10min, analyser du regard toutes les filles ou mecs de son entourage (se rassurer, s’inquiéter, espérer peut-être ?), penser furtivement au philtre d’amour puis se dire que c’est vraiment bas de passer à ça, mais quand même lire rapidement une recette (puis abandonner en se disant que c’est trop compliqué et que ça restait bas à faire).

Salem, l’aventure qui n’a jamais commencé.
Salem, le mythe inventé de toutes pièces par Wendy.

Je soupire lourdement et laisse tomber mes bras sur le matelas (dans un discret « pouf »), en posture « croix de Jésus ».

« Je dois vraiment passer à autre chose. »

Là, comme ça, j’irai bien fumer un joint.

« Ecoutes, ça m’emmerderait qu’il l’apprenne, même si ça fait longtemps et qu’on se parle quasiment plus, aloooors… »

Je détourne la tête, fronçant les sourcils, le bas du visage tendu.

Finn’ a l’air d’avoir compris.
Et quelque part, ça me fait du bien de parler pour une fois « sérieusement », pour une histoire qui au final n’a jamais eu rien de sérieux.
Je serre les dents, mes yeux me piquent puis je finis par lâcher un pleur semi-étouffé.

Je suis ridicule, je n’ai pourtant quasiment rien dit et il y avait vraiment rien à raconter.
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Re: Very good trip [PV Wendy]

Very good trip [PV Wendy]
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