[CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro]

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Sandro Clemenza
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Jeu 30 Mai - 1:53

Bien sûr qu’il est conscient de leur proximité, Sandro. Un concert, c’est forcément une expérience particulière. Il y a le lieu, avant toute chose, qui ancre dans un contexte. Un concert dans une vraie salle de concert « à la moldue » n’a rien à voir avec une scène dans un pub ni même un festival en extérieur. Chaque décor amène une saveur différente à la musique et au moment qui l’accompagne. Ici, dans un pub, dans une salle fermée, forcément les corps se rapprochent et que la chaleur monte. Le concert affiche complet et la foule est compacte, les spectateurs assez proches les uns les autres et quand la musique s’emporte, les mouvements de chacun sont marqués et se répercutent plus ou moins fortement. Sandro il est habitué de tout ça, il ne peut nier cependant que la distance qu’il occupe vis-à-vis de Dorothy n’a rien à voir avec celle qui le sépare des autres personnes autour d’eux. Non. Il est proche de Dorothy parce que c’est son amie, c’est normal. Il est proche d’elle parce qu’il veut aussi s’assurer qu’elle ne soit pas trop bousculée, il a bien dit qu’il jouerait les chevaliers servants, non ?

Il est proche d’elle… parce qu’il le veut. Venir à un concert et ne pas profiter un peu de ça ? Ce serait idiot. Cette électricité dans l’air, entre eux, elle est palpable. Dorothy s’est légèrement apprêtée autant qu’il a fait attention à sa tenue. Deux amis en feraient de même. Deux personnes s’imaginant plus aussi. Il ne veut pas savoir (admettre ?) dans quelle catégorie ils entrent. Lui, ce qu’il sait, c’est qu’il aime se sentir proche d’elle et partager ce concert ensemble. Être avec elle face à ce groupe qu’ils apprécient, vivre l’instant présent et se déchaîner au son de la musique. Cette perspective, à elle seule, est réjouissante.

Quand il se penche vers elle pour savoir si elle est contente d’être là, il ne s’attend à rien de particulier. Jusque-là, tout dans son attitude prouve qu’elle se sent bien. Il veut simplement l’entendre le dire. Il cherche un prétexte aussi pour lui parler, pour marquer qu’ils sont bien là tous les deux. S’il n’y a plus cette main dans la sienne, c’est par les mots qu’il tient à maintenir leur lien. Il ne s’attend toutefois pas à ce qu’elle se retourne aussi vivement. Toute souriante, elle affirme un grand « Oui ! ». Ce simple oui et Sandro ne perd pas une miette de ce qui se joue ensuite sur le visage de la Serdaigle. Lui, il ne bouge pas. Elle, elle a l’air de réaliser combien ils sont proches, l’un de l’autre. La décence voudrait que Sandro s’excuse, se recule, fasse comme si de rien.

Il ne bouge pas. Au début, il est surpris aussi, il doit l’admettre. Il ne bronche cependant pas et il voit tout le chemin que parcourent les yeux de la Serdaigle. Elle fixe son visage, ses yeux, ses lèvres. Ses joues se sont rosies et Sandro s’en délecte. Là, en cet instant, elle est comme mise à nue. Tout ce qu’il a cru lire dans son attitude, ressentir jusque-là, voilà que ça apparaît comme en plein jour. Il ne sait pas si elle réalise combien elle est lisible ? Combien il commence à… à comprendre. A déceler que cette fascination qu’il sent grandir en lui semble toute aussi présente chez elle. Petite fleur maladroite devient femme captivante et très clairement tentée. Sandro, il ne bronche pas. Cette position, il la tient volontairement. Ça ne dure que quelques secondes à peine, il lit son embarras et son incertitude. Lui-même ne sait pas clairement pourquoi il ne se recule pas. Pourquoi il attend, avec cet air de défi et un léger sourire sur les lèvres, désormais ? Il croit saisir la confusion en elle et tend l’oreille quand elle balbutie. Que va-t-elle faire ?

Lequel des deux est le plus confus, en vérité ? Elle qui semble réfléchir à ce qu’elle doit faire ou lui qui sait, intérieurement, qu'il fera ce qu’elle veut. Il ne doit pas agir ainsi, mais si… mais si elle s’avance, il ne reculera pas. Il croit voir un éclair déterminé dans les yeux de Dorothy, il se dit que peut-être…

C'est une bousculade dans le dos de Dorothy qui brise l’instant. Les liens qui les tenaient captifs, suspendus à une décision, à celui qui franchirait le pas, sont coupés et l’italien a un temps de réaction un poil trop long avant de comprendre réellement ce qui se passe. L’anglaise a été a malmenée par l’un des danseurs surexcités et elle se retrouve désormais agrippée au bras de Sandro. Ce dernier réagit enfin et la soutient à son tour et l’aide à reprendre son équilibre, par des gestes fermes et assurés. Puis il se retourne, tout comme elle et fusille du regard le type en question, qui a osé la bousculer.

Le mec est clairement pas sobre.

- Ouais ouais, désolé.
- Faites gaffe quand même !
- Ouais.

Difficile de réellement parler, surtout qu’une nouvelle chanson a démarré en même temps. Sandro serre un instant le bras de son amie.

- Do, ça va ?

Il se doute bien que c’est plus agaçant que violent, ce genre de bousculade, mais bon. Là encore, il veut l’entendre. Il maintient sa main sur son bras et, comme si de rien, vient se positionner directement derrière elle. Après tout, devant eux se trouve une barrière puis la scène et les gens sur les côtés gauche et droit sont un peu plus calmes. Ou dansent plus droit, c’est selon.

- Tiens, j’vais faire barrière de mon corps !

Cette position n’est pas forcément anodine, car pour lui parler il a juste à baisser la tête et il sait bien qu’il doit lui souffler un peu dans la nuque. Dire qu’il en profite… le mot est fort. Il se sent joueur, en tout cas. Il est conscient de l’instant qui a été interrompu et parmi les nombreuses pensées qui l’agitent, que ce soient les paroles de la chanson en train d’être chantée, son pied gauche qui marque le rythme ou sa main encore sur le bras de la Serdaigle, il y a cette question : qu’aurait-elle fait si elle n’avait pas été bousculée ? Et lui, qu’aurait-il fait ?

Que devrait-il faire ? Vis-à-vis de lui-même, de son attitude de samedi passé, de tous les défauts qu’il se connaît et de l’idée qu’il a de Dorothy, il essaie de se convaincre qu’il n’est pas pour elle. Qu’elle doit sans doute avoir une image faussée de lui ou que c’est simplement l’énergie du moment qui lui donne des idées. Il a des craintes par rapport à lui-même. Il sait qu’il est loin d’être un ange et il est convaincu qu’il ne ferait que la blesser, au final. Sandro Clemenza n’est pas uniquement ce qu’en a vu Dorothy jusque-là. Il a des défauts et des colères. Il a des sautes d’humeur et bien des choses dont il n’est pas fier. Ce soir ils se lâchent, ils profitent, c’est vrai, mais il ne veut rien faire qui puisse venir briser cette amitié et cette alchimie qui est la leur.

Enfin… lui, il ne fera rien. Il se le dit et se le répète. Rien de déplacé. Rien qu’il pourrait regretter et surtout, rien qu’elle pourrait regretter, elle. C’est lui le plus âgé, c’est à lui d’être la voix de la raison, non ? Il n’est pas certain d’avoir cette force morale si elle en était venue à poser ses lèvres sur les siennes. Non. Il ne peut rien promettre. Finalement, autour d’eux la musique s’emballe et il détache sa main du bras de la Serdaigle, à peine conscient de l’y avoir laissé si longtemps. Il ferme les yeux et se met à danser légèrement, séparant un peu plus son corps de celui de Dorothy, juste ce qu’il faut pour danser à son aise et la laisser faire de même.

Cette chanson finit en apothéose et la foule applaudit.
Une autre enchaîne peu après. Il suffit de trois notes de guitare et il l’identifie.

- Oh, c’est « How did we get so dark ? », j’adore ce morceau, c’est l’un de mes préférés !

A nouveau il s’est penché à son oreille. A nouveau il en profite pour jeter un rapide coup d’œil à cette nuque qui se dévoile sous ses yeux.

… Tentante.
Dorothy Martin
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Jeu 30 Mai - 12:31


I like just being together, with you

I like the dances, we dance together, with you

Feat Sandro & Do

Cette facilité, avec laquelle il piétine ton petit monde, est aussi frustrante que délicieuse. Cette faiblesse qu'il fait naître en toi, aussi effrayante que doucereuse. Tu n'aimes pas ça. Tu n'aimes pas cette perte de contrôle. Tu n'aimes pas toutes ces envies qu'il provoque par un simple regard. Tu n'aimes pas sentir ton cœur s'emballer comme ça. Parce que c'est perdre, que de s'emballer comme ça. Tu détestes perdre, Dorothy. L'échec a toujours été ton pire ennemi. Et, cette défaite-là, tu la vois venir de loin, de très loin, mais tu ne fais rien pour l'éviter. Et tu ne comprends pas cette partie de toi qui saute à pieds joint dans le danger. Tu ne comprends pas cette petite voix, cette petite étincelle de vie qui te pousse à plonger dans cette défaite, à l'accepter et à l'embrasser toute entière. Tu détestes perdre. Tu as toujours souffert de tes défaites, mais voilà que, pour la première fois, une partie de toi à envie de fêter cette défaite-là. Pour la première fois, une partie de toi à envie de perdre, Dorothy.

Et plus tu fixes son visage, plus tu te perds dans la contemplation de ses yeux, de ses lèvres, plus t'accepte ce fait. C'est une fatalité. Il te plaît. Il te plaît et là, tu meurs d'envie de l'embrasser. Tu n'as jamais embrassé qui que ce soit. Tu n'as jamais rien fait avec qui que ce soit. L'adolescence a tué dans l'œuf la moindre envie, la moindre pulsion de désir. Tu n'as jamais désiré qui que ce soit parce que tu avais peur d'en arriver à désirer quelqu'un. Toi, qui, par le biais des rumeurs, était devenue la petite pute de Poudlard à treize ans à peine. Toi qu'on avait décrite dans des positions autrement plus dégradantes quand tu n'étais encore qu'une enfant. On t'avait volé ton innocence de la pire des façons et t'en étais ressortie avec la détermination que, jamais, tu ne donnerais raison aux langues acérées qui t'on meurtrit toutes ces années. Tu t'es interdit toutes relations sentimentales par traumatismes, par peur de redevenir la traînée de Poudlard, par peur de donner à quelqu'un la seule chose que cette école n'avait pas encore piétiné. Mais là… Mais là, ce n'est plus pareil, n'est-ce pas ? Nous ne sommes plus à Poudlard. Nous ne sommes plus il y a quatre ans. Les rumeurs sont derrière toi. Tu as dépassé tout ça, n'est-ce pas ? Maintenant, tu peux. Maintenant, tu as le droit. T'aimerais pouvoir croiser Bertram, Gus et Ethan pour leur demander. Est-ce que j'ai le droit ? Est-ce que c'est ok si je l'embrasse ? Dites, est-ce que j'ai le droit de goûter à ça ? T'as peur d'en souffrir. T'as peur d'en être déçue. Mais il ne se recule pas. Il reste là. Son sourire qui te fait chavirer plaqué sur le visage, ses yeux qui te dénudent ne regardant que toi. Ah. Comment tu peux dire non à ça ?

Est-ce que tu l'aurais embrassé si on ne t'avait pas bousculée ? Si on ne t'avait pas sorti de force de cette bulle dans laquelle vous étiez ? Oui. Et c'est ce que tu réalises lorsque tu reviens brutalement à la réalité. Tu allais le faire. Tu allais franchir ce pas interdit entre toi et lui, celui qu'on ne franchit pas lorsqu'on est ami. Celui qu'on ne franchit pas sans avoir établi avant qu'il y avait des bonus possibles. Et vous n'aviez pas établi qu'il y avait des bonus possibles. Ça aurait été un pas. Un vrai pas. Une partie de toi regrette de n'être plus en possibilité de le faire. Une autre partie en est réellement soulagée. Ah. T'aurais pu donner ton premier baiser, Dorothy.

C'est peut-être cette frustration que tu n'assumes pas qui te pousse à lancer un regard plein de reproche au type qui t'as bousculé. Tout dans ton attitude, en tout cas, indique que tu n'aurais pas été contre lui envoyer ton pied dans les valseuses… Mais tu n'es pas là pour ça. Si, sur le papier, les bastons de bar sont monnaie courante et probablement quelque chose de très fun à voir, tu ne tiens pas tellement à faire de vague. Pas au milieu d'une foule, pas devant Mandragoria. C'est la pression de la main de Sandro sur ton bras qui te fait détourner le regard de ta cible alcoolisée. Est-ce que ça va ? Tu n'es pas bien sûre en fait. Est-ce qu'on peut mettre des mots sur ce qu'il vient de se passer ? Est-ce qu'on peut faire comme-ci de rien n'était ? Est-ce que ça l'aurait dérangé si jamais tu… Tu l'avais embrassé ?

- « Ouais, ça va. »

T'ajouterais bien un « où en étions nous » mais… Mais tu ne sais pas si c'est une bonne idée de remettre sur la table ce qui vient de se jouer entre vous. Tu es encore un peu sonnée de ces quelques secondes desquelles tu n'es clairement pas ressortie indemne. Tu es encore perdue par toutes ces sensations qui parcourent ton corps alors que ta raison te clame de cesser tout de suite cette folie. Appelons ça un caprice. L'un des seuls que tu t'autorises. Parce qu'il faudra bien mettre des mots sur ce qu'il vient de se passer entre vous, non ? Mais pour le moment, tu peux te contenter de cette main sur ton bras, de ce souffle sur ton cou. De ce frisson délicieux que ça te procure. Tu ne sais pas si c'est purement maladroit ou s'il le fait exprès. Tu te rends compte que tu as très envie qu'il le fasse exprès. Tu aimes l'idée que, peut-être, Sandro n'aurait pas fui si tu avais posé tes lèvres sur les siennes. Tu aimes l'idée qu'il aurait répondue à ton baiser. Tu aimes l'idée de ce que ça aurait provoqué en toi. Est-ce que c'est aussi un caprice que tu peux autoriser ? Est-ce que tu peux rajouter ça à la liste des choses que tu veux expérimenter alors que tu colles ton dos à son torse en prenant bien soin de regarder la scène, comme-ci de rien n'était. Est-ce que tu peux t'autoriser ça ? Tu sais qu'il faudra bien que tu lui parles. Tu sais qu'il faudra bien que tu obtiennes des explications sur ces quelques secondes dont tu sens encore les effets parcourir ton corps. T'essayer de retourner à la contemplation du concert, cependant, parce que le timing n'est pas encore le bon. Mais tu sais… Tu sais que tu as besoin de réponse. Tu sais que… Plus la nuit avance, moins ta volonté est forte.

Lorsqu'il se détache de toi, ton esprit souffle enfin, mais ton corps endosse le coup nettement moins bien. C'est tellement frustrant cette dualité entre ce que veut ta tête et ce que réclame ton cœur. T'en viens à sincèrement haïr le pauvre gars de tout à l'heure. S'il n'était pas intervenu… T'aurais été fixée. Véritablement fixée. Mais ce n'est pas comme-ci tu avais le courage de te retourner pour t'emparer de ses lèvres, hein ? Ce n'est pas comme-ci t'avais le courage de lui demander si tu pouvais l'embrasser, rien qu'une fois ? Tu laisses ton corps se faire guider par la musique alors que ta tête fourmille d'idées et de scénario que tu n'oses plus assumer. Tu te demandes quel serait le meilleur conseil qu'on puisse te donner. Tu finis par te dire que tu as clairement besoin d'une autre pinte. Heureusement, la musique des Mandragoria sait emporter les esprits et quand les premières notes de How did we get so dark ? se font entendre un léger sourire vient orner tes lèvres. Lèvres que tu mords quand le souffle de Sandro vient s'y déposer. T'aurais bien envie de le traiter d'enfoiré, là, tout de suite. Est-ce qu'il est seulement conscient de ce qu'il te fait subir ?

- « Oh, je ne savais pas que tu aimais celui-là. »

T'essayes de garder une certaine contenance, mais t'as du mal. Tss. Tellement frustrant. Et pendant ces morceaux et les suivants, tu n'as de cesse de trouver un moyen de contrer ces sensations. Tu n'as de cesse de te demander si Sandro est réellement conscient de ce qu'il te fait. Même quand tu danses. Même quand accidentellement tes doigts frôlent les siens dans une douce électricité qui te fait frissonner. Aucune de ses questions ne quitte ton esprit alors que la musique se joue, que les pieds tapent en rythme et que l'ivresse du soir met à mal ta patience et ta résolution d'être raisonnable. Quand sonne l'entracte et cinq minutes de pause bien méritées pour le groupe, t'en es arrivé à deux conclusions. La première, c'est que tu ne voulais pas être raisonnable. La seconde, c'est que tu avais soif. Sandro toujours derrière toi alors que la foule se disperse petit à petit pour aller prendre une boisson, fumer une clope ou satisfaire une envie plus pressante avant le retour de la musique et la seconde partie du concert. Tu es encore toute confuse, ivre entre la musique et ces quelques secondes vécues plusieurs dizaines de minutes plus tôt. Tu ne sais pas s'il veut en parler ou non. Il n'a pas l'air de se décider à aborder le sujet. Est-ce que c'est un jeu pour lui ? Est-ce que c'est conscient ? Est-ce qu'il teste tes limites ? T'en sais trop rien. Tu es… Trop peu familière au code de la séduction pour réellement identifier ses intentions. Mais puisque c'est comme ça… Pourquoi tu ne testerais pas ses limites, toi aussi ? Après tout, ce serait injuste qu'il n'y est que lui qui s'amuse. Avec son putain de sourire, avec ses putain d'yeux.

- « Sandro ? » Tu ne sais pas si c'est une bonne idée. Probablement pas. Mais, là, tout de suite, t'as cette partie de toi qu'est là, qui te dit et pourquoi pas ? Pourquoi se retenir ? Pourquoi prétendre que ces quelques secondes n'ont pas existées. Où est le mal à vouloir tester les limites, à vouloir si tu es la seule à te faire des idées, à vouloir savoir si tu peux être autre chose, pour lui, que la gamine Martin. Mieux vaut ne pas réfléchir. Mieux vaut agir. Tu te mets sur la pointe des pieds pour atteindre sa joue. Tu ne sais pas si c'est une bonne idée. Mais qu'importe. Ce n'est pas comme-ci tu étais capable de t'emparer de ses lèvres… Mais tu peux au moins t'emparer de ça. Ta bouche se colle à sa peau. Elle te semble douce, sa peau. Une main sur son épaule pour te maintenir en équilibre, l'autre qui agrippe ses doigts. C'est un caprice. C'est fou comme c'est égoïste. Mais une partie de toi à envie de voir que tu n'as pas rêvée. Une partie de toi a envie de voir que ça lui fait de l'effet. Tu as envie de croire que tu es belle. Envie de croire que tu es désirable. « Ça te dérange si je me reprends un verre ? J'ai soif à force de danser. »

Et à force d’être en constant pls émotionnel à cause de toi, accessoirement. Mais ça tu ne le dis pas. Tu as bien envie de lui demander ce que signifiait ces quelques secondes pour lui. Mais… Une partie de toi à trop peur de la réponse. Alors tu t’éloignes comme-ci de rien n’était jusqu’au bar. Tu as envie de lui demander s’il te trouve jolie. Tu as envie de lui demander tout un tas de chose sans trouver le courage d’en formuler les mots. Alors tout passe dans les gestes. Tout passe dans le regard. Tu te demandes si le tien est transparent. Tu te demandes ce que tu pourras y lire dans le siens.  

:hearts:
Sandro Clemenza
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Jeu 30 Mai - 17:27

- Si, j’aime beaucoup le refrain. Toujours légèrement baissé vers elle, il rythme un instant le refrain avec sa main. Là ! Et le voilà qui chantonne les paroles.

Il se redresse ensuite, dansant et chantant, sans rien perdre du visage de Dorothy. Un court instant, il se demande si ce genre de tentation, face à cette nuque découverte, les cheveux roses glissés sur le côté, c’est ce que ressentent les vampires et autres semi-vampires par moment. Comparaison absurde s’il en est, bien entendu, il n’empêche qu’en effet, la pensée lui traverse l’esprit, ainsi que la simple envie de se baisser un peu plus et de toucher cette peau découverte. Juste pour voir.

Non. Ce n’est pas une attitude à avoir. C’est bien la première fois depuis qu’il connaît Dorothy qu’il se retrouve à songer ainsi à son égard. Aussi intensément. Oui, il lui est arrivé de ne pas être toujours forcément chaste, au milieu de la nuit, lorsque son visage lui apparaissait en rêve… rien que l’on puisse lui reprocher. Cela arrive à tout le monde, hein. Bien entendu. Il reste dans la fleur de l’âge, il a le droit de laisser son esprit divaguer dans ses rêves, il ne contrôle pas ça ! Son attitude, à l’instant présent, il peut la contrôler, elle. Il le doit. La musique, l’énergie du groupe autour d’eux, voilà qui lui permet de penser à autre chose.

Il aime le fait d’être ainsi positionné derrière elle. Il peut s’approcher ou se reculer, selon le rythme des chansons et son envie de danser. Il lui laisse suffisamment d’espace pour qu’elle se laisse emporter par l’ambiance et ses yeux s’attardent plus que de raison sur les courbes de la Serdaigle, sur ses mains et ses bras qui ondulent, sur ses hanches qui bougent doucement. Il en profite un peu car elle ne peut pas forcément voir les regards qu’il lui porte. Sans doute n’est-ce pas plus mal. Il sent au fond de lui que là encore, il n’a rien de chaste. Ce doit être à cause de… de tout ça. Cette proximité, les mots qui ont été les siens un peu plus tôt, ses lèvres toutes proches des siennes dont il ne saura pas, finalement, s’il aurait pu y goûter. Il veut avoir l’esprit complètement concentré sur la musique, il n’y arrive pas. Cela ne gâche en rien l’instant, pourtant. C’est comme si la musique des Mandragoria, tantôt colérique, tantôt plaintive, tantôt enjouée, était à l’image des émotions qui l’habitent. C’est vivant, agité et troublé. Il y a ce qu’il ressent, là, immédiatement, et il y a le reste. Le cœur, l’envie et la raison.

Un trio avec lequel il ne faut jamais jouer à la légère. Un trio qu’il faut apprendre à lire et à décrypter. Il est loin d’y parvenir avec brio. Il suffit de voir ce qui s’est passé avec Kate. Samedi dernier, ce n’était qu’envie, rien de plus. Le cœur et la raison n’étaient pas là. Fort heureusement, il est parvenu à se reprendre avant de faire quoique ce soit de regrettable. Plus encore que ce qui avait déjà été fait. En cela, il a peur vis-à-vis de Dorothy. Il est incapable de mettre pleinement des mots sur ce qui se passe entre eux. Il voit dans ses yeux, ce soir, une étincelle qu’il n’avait jamais remarqué jusque-là. Comme une convoitise. Même s’il essaie de prendre sur lui, il sait que lorsqu’elle ne regarde pas, il doit y avoir le même éclat dans ses propres prunelles. Voire même… quand elle le regarde. C’est bien le problème. N’est-ce là que jeu ? Qu’envie ? Rien qu’y penser le met mal à l’aise. C’est grotesque vous me direz, Dorothy est majeure au regard de la société sorcière, elle est à même de faire ses propres choix. Il est sorti avec Kate plus jeune encore. Et puis… il n’a rien d’un enfant de chœur !

Alors pourquoi ? Pourquoi avec Dorothy, c’est différent ? Il a toujours pris la défense de Kate, même lorsqu’ils n’étaient plus ensemble, quand il entendait des gens – des mecs – la traiter de tous les noms ou faire des sous-entendus (souvent justifiés, pourtant), à son encontre. Il ne serait aucunement crédible s’il en venait à se cacher derrière son éducation catholique. Les femmes sont libres de faire ce qu’elles veulent de leur corps, de leurs envies. Au même titre que les hommes. Et pourtant, Dorothy, il ne parvient pas à accepter, à assumer l’envie qui l’anime, ce soir, quand il la regarde. Il émane d’elle quelque chose qu’il n’avait jamais vu jusque-là. Femme et séductrice. Femme et joueuse. Femme et belle.

Indifférent à ses pensées, le concert continue et de nombreuses chansons défilent. Il danse, tantôt en s’amusant avec Dorothy, tantôt en s’évadant dans son propre monde intérieur, les yeux parfois fermés pour profiter uniquement des sons et de la musique. Soudain, le chanteur annonce un entracte et les lumières qui se rallument le font cligner des yeux un instant. Son ancre, au milieu des spectateurs qui se dispersent rapidement, c’est elle. Dorothy Martin. Il croise son regard et lui sourit. A croire qu’il ne sait plus faire autrement. S’il met de côté toutes les pensées qui l’agitent, au fond de lui. Il se sent bien. Même en admettant ces pensées, de toute façon, il est bien. Il a un léger bourdonnement dans les oreilles et il sent la sueur glisser légèrement le long de son dos. Ce n’est pas glamour mais il s’en fout. Il est bien. La première partie du concert était top.

La voix de la Serdaigle le ramène à l’instant présent et il hoche la tête.

- Hm ?

A nouveau, il ne voit rien venir. A croire que c’est lui, finalement, le plus déconnecté des deux. Sans raison apparente, voilà que Dorothy s’approche de lui et… pose ses lèvres sur sa joue. Elle est sur la pointe des pieds, la main sur son épaule et, Sandro en est surpris. Il doit avoir une tête légèrement étonné, les joues rougies autant par l’effort de la danse que ce geste qu’il n’a pas anticipé. Elle ajoute qu’elle veut reprendre un verre et il se sent idiot de ne pas avoir proposé de lui-même. Il a tellement chaud que c’est une évidence. Sa main picote et il voit sur le visage de l’anglaise une mèche légèrement collée à son visage. Il veut glisser ses doigts pour la ranger derrière son oreille, il veut… Et déjà, Dorothy se recule. Comme si tout ça était normal. Simplement normal. Es-tu à ce point naïf, sciocco (*)? Il n’y a rien de normal dans tout ça. Depuis… depuis le début de cette soirée. Quand va-t-il pleinement l’admettre ? Quand va-t-il accepter qu’il plaît à Dorothy, tout comme elle lui plaît ? L’accepter n’est peut-être pas la difficulté, en vérité. Savoir quoi faire de ça, tel est le dilemme. Dorothy a déjà pris le chemin du bar et il se retrouve comme un con, convaincu là encore d’avoir trop réfléchi. Depuis quand Sandro Clemenza se met à trop réfléchir ? N’est-il pas du genre à foncer, en règle générale ?

Sauf que… là il ne veut pas blesser la personne face à lui. Ce serait pire que tout. Il veut, il veut bien faire les choses. Il veut être sûr de tout comprendre. Il veut être certain qu’il n’interprète pas mal les choses ou que ce n’est pas un simple jeu pour elle. Il secoue la tête et s’empresse de la rejoindre au bar. Elle a déjà trouvé un coin libre face au comptoir, il y a deux tabourets hauts côte-à-côte. Il presse le pas et dès qu’il est à son niveau, place volontairement sa main dans le creux des reins de la jeune femme et s’assoit sur l’un des tabourets, l’invitant à faire de même.

- Je suis assoiffé moi aussi, tu as bien fait de demander. Je te l’ai dit, mon plaisir est de faire de toi la Reine de cette soirée ! Son enthousiasme est peut-être forcé ? Pas le fond, plutôt la forme. Il sent en tout cas qu’il devrait certainement lui parler. Lui parler de ses mots, plus tôt, et de ses gestes. De ce petit baiser sur la joue qui n’existerait pas entre deux amis, même deux bons amis.

Sauf que… il ne sait pas faire ça. Il sait pas vraiment quoi dire. Il se contente d’un geste de la main en direction du barman qui se retrouve assailli de tous les côtés. Dans l’entracte, tout le monde se précipite au bar, c’est bien connu. C’est déjà une chance qu’ils aient trouvé une place au comptoir. Ils n’ont que 5 minutes de break alors il lance : Deux demi de blonde siouplaît !

Il se tourne vers Dorothy.

- Si ça te va ? C’est pour nous rafraîchir !

Un silence tel qu’il y en a jamais eu entre eux jusque-là s’impose. Sandro essaie de se convaincre que c’est simplement pour profiter d’un peu de calme après cette folle première partie de concert, mais il a un léger doute. Ses pensées reviennent l’assaillir alors qu’il regarde Dorothy à ses côtés, du coin de l’œil. Une parole de son frère aîné (sans doute qu’il a trouvé ça dans un bouquin ou un film quelconque) lui revient alors en mémoire. « Il y a les filles avec lesquelles on couche, et celles qu’on aime. ». Ou quelque chose comme ça. Il observe le profil de Dorothy et il se dit qu’elle n’entre pas dans la première catégorie. Enfin... à ses yeux. Il ne la voit pas comme une nana avec qui coucher au premier soir, répondre à des pulsions et que l’on viendrait à oublier ensuite. Il n’a jamais agi comme ça, lui, mais il sait que certains ne se gênent pas. Certaines non plus, réciproquement. Pour lui, Dorothy est réellement une rose, dans tous les sens du terme. Une rose qu’il faut entretenir et préserver, une rose qu’il faut laisser s’épanouir pour qu’elle dévoile son plein potentiel. Mais elle, que veut-elle être ? Il n’en sait rien.

Ce… ce jeu qu’elle entretient, ce soir, c’est quoi ? Elle attend quoi de lui ? Et si elle voulait être rose piquante et éphémère ? Il n’arrive pas à le savoir. Il n’a jamais été bien doué avec les filles et encore moins dans ce genre de situation. La seule chose qu’il se répète c’est qu’il ne veut rien faire de regrettable et il veut s’assurer d’être sur la même longueur d’ondes qu’elle. Mais comment le savoir, hein ? Et s’il n’était qu’un challenge pour elle ? Si elle s’est dit « je me lâche avec Sandro ». Il ne pense pas que ce soit sa manière de procéder, mais finalement il ne sait pas forcément. Et s’il n’était qu’un défi fou qu’elle s’était fixée ? Il ne peut pas… il ne veut pas prendre ce risque. Elle n’est pas Kate. Elle est Dorothy. C’est certainement idiot, peut-être même misogyne d’une certaine façon mais il est convaincu qu’elle appartient à la deuxième catégorie.

- Tenez pour vous.

Le barman pose les deux verres devant eux et fait une interruption bienvenue. L’italien paie et tourne la tête vers Dorothy, il attend qu’elle récupère son verre et l’invite à trinquer.

- Salute! (*) Fait-il, tout en ajoutant. La première partie était extra, hein ? Le chanteur a une voix encore plus hallucinante en live, je trouve.

Alléger l’ambiance, il sait faire. Se lancer dans les vraies interrogations qui lui agitent l’esprit… nettement moins.


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(*) sciocco → idiot
(*) Salute! → Santé !
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Jeu 30 Mai - 23:32


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Feat Sandro & Do

Sa peau était douce, mais le goût qu'elle laisse sur tes lèvres est amer. Serais-tu allée trop loin ? Aurais-tu imaginée ? Te serais-tu trop emballée ? Comment le savoir ? Comment trouver la vérité dans ses yeux clairs ? Comment découvrir le fond de ses sentiments, ses réelles intentions ? T'aurais tellement aimé pouvoir lire dans la tête des gens. Quel fabuleux pouvoir de ne plus douter de l'autre, car la vérité, dans toute sa laideur et sa beauté, n'est plus un secret jalousement gardé. Quel bonheur ça doit être d'avoir cette maîtrise, ce contrôle. Mais tu n'as pas ce don. Tu n'as pas cette capacité. Tu ne peux pas décortiquer les pensées de ton compagnon. Impossible, pour toi, de connaître ses doutes, ses illusions. Impossible de savoir ce qu'il cherche et ce qu'il ne cherche pas. C'est comme une brume, un épais brouillard autour de son être, un épais brouillard autour de ce « nous » que tu n'oses pas formuler à voix haute. Tu n'es pas suffisamment expérimentée pour interpréter les signes, mais tu sais les remarquer. Des signes, il y en a. Tu n'es pas folle. Tu ne les avais pas rêvés. Mais quelle signification mettre sur ces contacts ? Quel mot mettre sur cette connexion ? Ou plutôt… Quel mot veut-il mettre ?

Toi… Toi, tu ne sais pas vraiment. Enfin si, tu sais. Tu sais qu'il te plaît. Physiquement oui, mentalement aussi. Tu es le genre de fille qui s'attache d'abord à l'être et ensuite au corps. Tu es le genre de fille qui s'amourache avant de passer à l'acte. Parce qu'il y a toute cette foule de complexes qui t'imposent d'aimer avant d'être touchée. Les regards des inconnus te gênent quand ceux de tes proches te font frissonner de satisfaction. Ça a toujours fonctionné comme ça depuis ton entrée dans l'adolescence. Tu ne peux pas, tu ne veux pas être un simple jouet, un simple objet de désir. Tu as besoin de sentiment, tu as besoin de ce petit truc qui te rend spéciale, qui fait de toi une fille à part entière dans le trombinoscope de ses conquêtes. Tu ne te vois pas… Tu ne te vois pas t'engager, pour une première fois, dans quelque chose qui n'a que d'attractif le physique. Tu te connais, Do. Tu te connais assez pour savoir qu'il n'y a pas que ça. Qu'il ne peut pas avoir que ça. Il y a autre chose. Ce petit espoir fou qui porte le nom d'amour. Mais il porte bien son nom, c'est un espoir fou. C'est loin d'être une réalité. Et il porte encore mieux son nom quand tu quittes le contact de sa peau et que tu l'observes, cette amertume sur les lèvres, cette sensation d'avoir été trop loin. Un espoir fou, oui. Rien qu'un espoir fou.

Tu as gagné le bar en fuyant presque. Tu n'es pas satisfaite. C'était grisant pendant les quelques secondes que ça avait duré. C'est devenu douloureusement accablant ensuite. Et quand tu le vois te rejoindre, malgré son contact, à la seconde où il ouvre la bouche avec cette joie forcée dans la forme de ses mots, tu comprends. L'espoir fou resterait un espoir fou. Tu te sens bête. Tu te sens nulle. Évidemment que ça ne pouvait être qu'un espoir fou. Le comportement de ton ami n'est pas anodin. L'image qu'il te renvoie n'est pas anodine. Tu es allée trop loin. Tu le savais, que tu te brûlerais les ailes à force de voler trop près du soleil et voilà que c'est arrivé. Tu ne pouvais pas dire que tu ne t'y attendais pas. Tu ne pouvais pas dire que tu ne t'étais pas prévenue. C'était couru d'avance. Tu es l'amie, Dorothy, pas le reste. C'était sûrement innocent pour lui. C'était innocent parce qu'il ne t'a jamais considéré sérieusement. Mais alors… Tous ces signes ? Non, il y avait bien quelque chose. Mais alors pourquoi ce changement d'atmosphère ? Pourquoi cette amertume ? Tu ne comprends pas. Ça te rend folle de ne pas comprendre. T'acceptes le verre comme une délivrance d'un hochement de tête avec un maigre sourire. Tu ne sais pas quoi dire. Tu ne sais pas quoi faire. Tu ne sais plus rien. Tu ne sais plus ce que tu as vu ou cru voir. Tu as juste la sensation d'avoir fait un faux pas, d'avoir brisé quelque chose qui n'aurait pas dû l'être. C'est étrangement… Lassant, comme sensation. Finalement, la Dorothy saboteuse n'avait pas réellement disparue.

Il est gênant de garder le silence aussi longtemps. Sans doute, devrais-tu lui parler ? Mais de quoi ? Comment aborder le sujet sans tout briser, sans casser l'ambiance ? Tu ne veux pas gâcher la soirée, tu ne veux pas ternir les souvenirs que tu comptes graver de cette nuit. Pourtant, tu n'as jamais été très bonne pour te contenter des silences. Tu n'as jamais su te satisfaire de tes propres conclusions. Tu avais besoin de réponses, tu avais besoin de savoir. Tu avais besoin d'entendre la vérité aussi douloureuse soit-elle. Parce que te faire des films ne t'avait jamais réussie. Parce qu'imaginer avait toujours eu un effet destructeur sur toi. Tu sais ce qui t'attendait si tu devais quitter ce bar sans avoir mis les choses au clair. Tu sais ce que ça engendrerait. Tu ne veux pas subir ça. Tu ne veux plus subir ça. La Dorothy du passé se serait sûrement enfermée dans ses doutes jusqu'à exploser. Mais la Dorothy du présent ne veut plus s'infliger un tel traitement. Qu'avait dit Pan, déjà ? Ah oui. Sois égoïste.

Les quelques secondes qui te séparent de ta première gorgée de bière t'aident à trouver les mots et le courage pour te lancer. Sandro est un être cher. Tu ne veux pas le perdre. Tu ne veux pas briser ce qu'il y a entre vous pour une attirance que tu ne penses plus réciproque. Il y a toujours une différence entre le jeu et la réalité. C'est ce que tu crois comprendre de votre situation actuelle. Si c'est pour faire semblant, c'est ok. Si c'est pour que ça devienne réel ça ne l'est plus. Tu peux au moins lui dire que tu as compris le message. Sandro trinque avec toi. Essaye tant bien que mal de changer de sujet. Tu as un sourire désabusé sur les lèvres quand tu bois une première fois.

- « Ça t’as gêné. »

Ce n'est pas une question. C'est un constat. Tes doigts glissent contre le verre pour ne pas se retrouver sans attache. T'essayes d'arracher de ce contact froid une certaine conscience de ce que tu fais, de ce que tu dis. Tu as les yeux rivés sur ton liquide. Tu aurais aimé les garder rivés sur ce liquide. Mais ce n'est pas poli, et tu sais que tu dois à Sandro un minimum de respect. Il compte trop pour que tu t'excuses sans plonger tes yeux sombres dans ces yeux clairs.

- « Je suis navrée, je me suis un peu trop emportée. C’est juste que… » Comment formuler ça comme il le faut ? Tu prends le temps de réfléchir à la suite de ta phrase, tout en soutenant son regard. Tu vois la sueur perler sa nuque, tu vois les mèches de ses cheveux coller contre son front. Comment lui dire ça. « Je n’ai pas l’habitude de me sentir aussi libre avec un garçon, tu vois ? »

Libre. Libre c’est un bon compromis.  Tu poursuis.

- « C'est compliqué, pour moi, de me lâcher, de juste être comme je suis. Tu sais, je me suis toujours dit que je devais faire preuve de retenue pour ne pas coller à l'image que beaucoup de gens se sont faits de moi via les rumeurs. Je me suis interdit beaucoup de choses, à tel point de ne tout simplement plus être capable de me sentir à l'aise avec la majorité des gens. Flirter, danser, se laisser aller, je ne peux pas dire que je sois capable de faire ça avec n'importe qui. »

Tu détournes rapidement ton regard tu siens pour tremper tes lèves dans ta bière. Tu as le cœur qui bat à cent à l’heure sous le coup du stress.

- « Mais, avec toi, je n'ai pas ce sentiment d'inconfort, tu vois ? Je ne sais pas, je me sens proche de toi. J'apprécie ce qu'on a ensemble, c'est une relation qui me fait du bien, je crois. Je ne savais pas que je m'amuserais autant et plus je m'amuse, plus je me rends compte que c'est amusant parce que tu es là. Pour être tout à fait franche, je n'aurais sûrement pas été capable d'autant m'amuser si j'y était allée seule ou avec quelqu'un d'autre. J'avais la sensation d'être… Spéciale, tu vois ? Je n'ai pas trop l'habitude de me sentir comme une fille de mon âge. Je n'ai pas le physique qu'il faut pour et… Bah, je suis moi tout simplement. Mais ce soir, j'ai vraiment eue l'impression d'être spéciale, c'est quelque chose qui n'était jamais arrivée avant, d'avoir l'impression que… Peut-être, quelqu'un que j'apprécie sincèrement puisse me voir autrement que comme une petite chose fragile et mignonne. Et j'ai cru… Fin… Je me sentais tellement bien que je me suis dit que… Peut-être. Fin, je me suis laissée emportée. Je suis désolée. Je ne voulais pas que… Fin. Je ne veux pas que ça devienne bizarre entre nous. »

Tes doigts jouent nerveusement avec ton verre. Tu ne veux pas que ça devienne étrange. Parce que tu y tiens à ce nous.
:hearts:
Sandro Clemenza
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Ven 31 Mai - 1:28

Visiblement il fait un piètre acteur car Dorothy ne prend pas la peine de lui répondre. Le silence qui se poursuit le glace sur place. Ce n’est pas l’effet de la bière et cette fraîcheur qu’elle apporte dès la première gorgée, non. C’est vraiment le fait qu’à côté de lui, la Serdaigle se soit plongée dans le silence. Elle boit sans rien dire et Sandro est inquiet. Qu’a-t-il fait ? Ou plutôt… qu’est-ce qu’il n’a pas fait ? A nouveau ce trop plein de questions qui revient. Il ne sait pas le moins du monde comment réagir dans une telle situation. Il s’est passé beaucoup de petites choses, de petits gestes depuis qu’ils sont présents dans ce bar. Des moments qu’il veut garder en mémoire lui qui souhaite tout simplement que ce concert soit mémorable pour son amie. Pour lui aussi. En venant, c’était vraiment ce qu’il avait en tête. Se libérer du poids de tout ce qui se passe à Poudlard et danser, chanter, rire, faire tout ce qu’il faut pour profiter à 300% de l’instant présent.

Il n’aurait pas songé que les choses prennent une telle tournure. Il n’aurait pas pu anticiper cette main qui s’est trouvée à plusieurs reprises dans la sienne, et ces lèvres qui se sont apposées sur sa joue. Non, il n’aurait pas songé à ça. Il n’a pas de mode d’emploi pour des choses comme celles-ci. Pas avec une personne qui compte en tout cas. Qui compte réellement. Il est perdu et son silence s’accorde finalement à celui de Dorothy, jusqu’à ce qu’elle parle avec un sourire presque triste. Un sourire qui lui fait mal, à Sandro, parce qu’il sent qu’il en est responsable. Les paroles de la jolie rose vont d’ailleurs en ce sens. « Ça t’as gêné », dit-elle. Non. Ça l’a surtout surpris, en vérité.

- Non, ça m’a étonné, c’est tout.

Cela n’aurait pas du. Depuis le début de la soirée, il y avait des signes, des signes bien présents et puis… ce n’est qu’un bisou sur la joue. Difficile de parler d’étonnement sans évoquer le reste. Il n’ose pas et il sent qu’elle a plus à dire, car elle reprend la parole et le regarde droit dans les yeux. Il la sent déterminée et presque désolée en même temps. Abattue. Il n’aime pas la voir ainsi. Il la laisse parler et l’écoute attentivement. Il hoche la tête quand elle parle de se sentir libre avec un garçon. Il ne sait pas bien ce qui se passe mais il comprend que c’est important. Il a les oreilles grandes ouvertes et ne veut rien perdre de ce qu’elle a à dire. Il sait qu’il va avoir à répondre.

D’une certaine façon… ce n’est pas plus mal. Tous les petits gestes accumulés nécessitent un peu d’explication pour ne pas être mal interprétés. Cette conversation qu’il n’a pas eu le courage de lancer, c’est elle qui l’entame. Pour ce genre de choses, les femmes sont souvent les plus fortes, il le sait. Il y a une certaine dualité dans ce qu’elle évoque, Dorothy. Elle exprime ses craintes, ses freins et ses envies de liberté. Elle parle de « flirter », aussi. Et tout ça, elle le met en relation… avec lui. Il n’est pas certain de mériter une telle attention et cela fait bien longtemps qu’il n’a pas occupé une telle place dans la vie de quelqu’un.

A nouveau son cœur s’emballe sous les mots qu’elle emploie. Elle parle bien et elle exprime des choses qui le touchent. Elle lui attribue un mérite dont il ne se sent pas réellement digne. Ses joues deviennent rouges et il reprend une gorgée de bière. Il n’ose pas ouvrir la bouche, il veut la laisser finir et en même temps, cela lui permet d’organiser au mieux un semblant de pensée. Ce qu’elle dit fait écho à certains de ses sentiments, et en même temps il a presque la sensation qu’elle le place bien trop haut, qu’elle lui accorde beaucoup de crédit. D’une certaine façon, inconsciente sûrement, elle lui donne également une forme de responsabilité dans cette liberté qu’elle ressent. Elle ne devrait pas. Quand elle termine de parler, cela fait un moment qu’elle a arrêté de le regarder dans le yeux. Pourtant, lui, il ne s’est pas détourné une seconde. Il continue de l’observer. Il ne s’en prive pas.

Il voit bien qu’elle est nerveuse, tout dans son attitude le prouve. Elle doit s’en vouloir… il doit corriger ça, vite.

- Do… Ne t’excuse pas.

Elle n’a rien à excuser, et grâce à ce qu’elle a dit il comprend mieux son attitude de la soirée. Il a peur que ses propres mots n’expriment pas aussi bien que les siens son comportement. D’une impulsion, il vient récupérer cette main qui joue avec son verre. D’un geste qu’il veut doux, il glisse ses doigts sous sa paume et avec son pouce caresse le dos de sa main. Il sent que ce qu'il va dire est important. Il ne veut rien gâcher, et le comble serait qu’à trop vouloir la protéger il détruise ce qu’ils ont construit jusque-là. Non. Il refuse.

- Tu n’as absolument rien fait de mal, Dorothy. C’est ma faute. Tu m’as surpris plus d’une fois, ce soir. Déjà, tu es superbe et rayonnante dans cette robe. Et… il y  a tout le reste. Je te l’ai dit, je suis content d’être là. C’est important pour moi aussi d’être avec toi, je n’aurais imaginé ça avec personne d’autre.

Il sait qu’il ne doit pas trop réfléchir, sinon il ne sera pas clair. Il faut qu’il soit clair, qu’elle le comprenne sans douter.

- Tout ce que tu dis… Je ne le mérite pas. Tu es une belle personne, personne n’a le droit de te dire le contraire. Tu as bien du remarquer que je ne te quitte pas des yeux de toute la soirée ! Un fin sourire revient sur son visage. Tu es une femme accomplie et géniale. Au diable les rumeurs, tu n’as besoin de personne pour t’épanouir et te sentir libre. Tu n’as pas besoin de moi pour être libre et être spéciale, Dorothy. Cette force tu l’as en toi.

Il marque un temps d’arrêt. Il a peur de mal s’exprimer. Il ne veut pas qu’elle pense qu’il ne veut pas être auprès d’elle. Non. Il veut lui faire comprendre qu’elle ne doit pas forcément associer son bonheur à quelqu’un.

- Et si tu comprends ça, tu comprendras que c’est moi qui aie de la chance de t’avoir comme amie. Tu as apporté une véritable bulle de bonheur et de fraîcheur dans mon quotidien, tu es devenue une personne essentielle pour moi aussi. Cette liberté, elle était déjà en toi, et aujourd’hui, tu me laisses la partager avec toi. Si je t’ai aidé sur cette voie, c’est tant mieux. Tu dois te libérer de tes insécurités. De tes craintes.

Il s’arrête et prend une gorgée de bière. Il continue à caresser le dos de sa main, sans même réaliser la régularité de son mouvement. C’est essentiel de maintenir ce contact. Il ne veut pas qu’elle parte.

- Tu n’as pas à avoir honte, Do. J’ai des yeux moi aussi. Le flirt, ça fonctionne à double sens, tu sais. Je… Tu es spéciale et tu n’as pas le droit d’en douter. J’aime te voir rire, te voir heureuse et t’amuser. Cette liberté te va bien et… On va pas se mentir, Do, je suis pas insensible à ce brin de femme que tu es.

C’est sans doute maladroit. Il n’empêche que sa deuxième main vient faire ce qu’il a imaginé un peu plus tôt, elle se glisse sur sa joue, effleure une mèche restée bloquée par ses lunettes et la dégage en des mouvements lents, pour la remettre derrière son oreille. Il profite de cette sensation, de ce visage tourné vers lui. Il a réussi à ce qu’elle le regarde à nouveau, c’est une bonne chose. Il suffirait de pas grand-chose pour… pour aller plus loin peut-être, mais maintenant qu’il a entendu ce qu’elle lui a dit, il ne veut pas. Pas ainsi.

- Mais, comme tu l’as dit, c’est nouveau tout ça pour toi. Tu n’as pas l’habitude de ce genre de soirée, de ce genre de moment, de cette liberté là. Alors que tu y as droit, tu devrais y goûter plus souvent, ça fait un bien fou, non ? Ce que je veux dire c’est qu’il y a une différence entre cette nouveauté à laquelle tu goûtes, l’euphorie du moment et… un sentiment réel. Moi-même je suis perdu, je découvre une facette de toi qui me plait, Do, mais jamais je ne voudrais faire quoique ce soit qui te blesse. Je ne suis pas un mec parfait, tu ne sais pas tout de moi, et je sais que tu mérites… tu mérites le meilleur.

C’est lui qui baisse le regard, désormais. Sa main délaisse la joue de la Serdaigle. Un nœud se noue dans son estomac, il ne sait pas si c’est judicieux ce qu’il fait, ce qu’il dit. Il sent toutefois que ce soir-là, personne ne pourra lui reprocher de ne pas avoir écouté la raison.

- Je ne veux pas que tu m’en veuilles, mais tu sais comme moi que tu ne peux pas savoir ce que c’est le meilleur pour toi, dans l’immédiat. Goûte à cette liberté, lâche-toi comme tu le fais aujourd’hui et… et ensuite, on verra. Tu devrais te faire tes propres expériences. Tu occupes une place particulière pour moi et je veux que l’on profite à fond de notre amitié. Je suis plus âgé que toi et je m’en voudrais de gâcher ça.

Même si c’est loin de traduire tout ce qui l’agite, c’est déjà pas mal. Il devrait sans doute s’arrêter là mais… Finalement, il se penche vers elle et délaisse sa main pour passer son bras derrière elle et l’avancer vers lui. Il dépose un baiser sur son front et prend une grande inspiration, comme pour respirer son odeur. Il reste ainsi un moment puis murmure :

- Ça ne sera pas bizarre entre nous. Je refuse que ça le soit. Et si… Et si dans quelques temps, après avoir profité de cette liberté, tu veux en rediscuter, tu sais que je serais là. En attendant, qu’est-ce que tu dis d’être libres ensemble à 100% jusqu’à la fin de cette soirée ? Et tant pis si tu t’emportes.


Dernière édition par Sandro Clemenza le Sam 1 Juin - 16:06, édité 1 fois
Dorothy Martin
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Ven 31 Mai - 13:22


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Voilà. C'est dit. Des excuses. Des excuses pour ce que tu as cru. Pour ce que tu as ressenti. À ce stade, il serait mentir de dire que tu attends encore quelque chose. Tu… Tu es plutôt douée pour entrer dans le fatalisme, Dorothy. Tu sais que tu ne dois plus rien attendre, parce que ce serait incorrect de ta part de lui imposer une évolution qu'il ne souhaite pas et tu ne veux pas… Tu ne veux pas le voir obligé de quoi que ce soit. Parce qu'il y a des personnes, au-delà des liens qu'on pourrait avoir avec elles qui comptent plus que le reste. Il y a des êtres dont le type de lien n'a que peu d'importance tant que l'être en lui-même peut être là. C'est un peu ce que tu ressens pour Argus, c'est totalement ce que tu ressens pour Sandro. Même si tu aimerais te perdre dans ses bras, même si tu aimerais sentir ton cœur battre encore, sentir ce frisson encore, même si tu as envie d'être spéciale à ses yeux, d'être LA fille. Dans le fond, tu préfères ne rien être du tout, mais l'avoir encore à tes côtés, que te battre pour quelque chose qui te ferait le perdre. C'est comme ça. Les sacrifices, Dorothy, tu as la mauvaise habitude de les faire trop facilement. Si lui ne veut pas de toi, alors qui es-tu pour lui forcer la main ? Ça aurait été un doux rêve d'un soir. Une douce folie passagère. Mais ça aura au moins eu le mérite d'être là. Tu n'as pas envie de voir ce rêve-là se finir. Tu te rends compte que tu voudrais te voir rêver, encore et encore. Ça te frustre. Tu sens une boule de frustration se former dans le fond de ta gorge. T'aurais voulu… Toi aussi, juste une fois, voir le rêve devenir réalité.

Les mots qui sortent de la bouche de Sandro te font légèrement sursauter, mais tu n'as pas la force de détourner ton regard de ton verre. Tu as… Une certaine appréhension à le voir, à découvrir son visage. Tu as peur d'y lire un regard désolé. Tu as peur d'y lire une fin que tu sais proche, mais que tu ne veux pas assumer. Parce que voir cela, ça reviendrait à regarder la vérité en face. Mais tu n'as pas envie de regarder cette vérité en face. Tu as peur de la voir, cette vérité. Alors tu fixes nerveusement ton verre. Tu sais qu'il faudra bien le regarder, mais tu as peur. Tellement peur. C'est le contact de sa main dans la sienne qui te fait tressaillir et achève ta contemplation du liquide alcoolisé. Tu n'es pas bien sûre de comprendre. Pas bien sûr de savoir ce que tu dois faire de ce contact doux qui fait frissonner tout ton corps et battre douloureusement ton cœur. Tu ne sais pas ce que tu dois faire de cette caresse, de cette sensation de vertige qui s'empare de toi. Tu ne devrais pas ressentir ça. Tu ne devrais pas en ressentir autant. Mais c'est trop tard, trop fort. Tu avais déjà perdu la partie depuis longtemps, n'est-ce pas ?

Il commence en disant que ce n'est pas de ta faute, mais de la sienne ? Oui, probablement. C'est de sa faute s'il est aussi séduisant, aussi doux, aussi à l'écoute. C'est de sa faute s'il te fait sentir différente, grande. C'est entièrement de sa faute si chaque parcelle de son être t'enivre, si chacune de ses parcelles d'ombres te pousse à la curiosité. C'est de sa faute si ton cœur s'emballe. C'est de sa faute si tu te sens aussi bien. C'est vrai. C'est de sa faute. Parce que c'est lui, et personne d'autre, c'est de sa faute. Comment osait-il te mettre dans cet état-là ? Comment osait-il te faire croire que, toi aussi, tu pouvais te faire aimer de quelqu'un ?

Il te dit que tu es superbe, rayonnante ce soir. Qu’il y a ce soir… Mais aussi tout le reste. Et ce tout le reste t’arrache des rougeurs et un emballement dont tu n’es pas sûre de la légitimité. Tu fixes sa main pour essayer de masquer au mieux l’effet que te fait sa voix, ses mots. Il n’imaginait pas ça avec quelqu’un d’autre. Ah. Ça sonne douloureusement dans ton cœur. Tu commences à retrouver un peu d’espoir et tu te détestes pour ça. Tu sais qu’il te passe une bonne couche de pommade avant d’asséner le coup de grâce. Tu ne crois pas au coup de foudre, ni aux scénarios de comédie romantique. La réciprocité est bonne pour les films, pas pour la réalité. C’est comme ça que font les hommes, non ? Il passe la pommade avant de porter le coup.

Il te dit qu'il ne mérite pas tes mots et tu as envie de lui cracher au visage qu'il n'est personne pour te dire qui mérite ton amour ou pas. Tu as envie de lui dire, qu'au final, toi non plus tu n'es personne pour te dire qui mérite ton amour ou pas. Ces choses-là ne se contrôlent pas. Tu n'as pas choisi de succomber à son charme, ce soir, tu n'as pas choisi de… Oserais-tu le dire ? Il te dit que tu es déjà une femme accomplie, qu'il ne t'a pas quitté des yeux de la soirée… Et c'est vrai. Il n'avait regardé que toi. Est-ce qu'un homme qui ne ressent rien ne peut regarder qu'une seule personne sans qu'il y a quoi que ce soit ? Tu n'es pas suffisamment familière aux codes de la séduction et à ce genre de sentiment pour y déceler un sens caché s'il y en a un. Tu es perdue. Véritablement perdue. Tu ne sais pas s'il passe encore la pommade ou s'il assène le coup. Tu ne sais pas si tu te fais doucement éconduire ou s'il avoue que tu ne te fais pas que des films. Tu es perdue. Perdue face à cette main. Perdue face à ses mots. C'est une véritable déclaration d'amour qu'il fait à votre relation, à ce que tu es, mais tu as peur de mal comprendre. Tu as ton cœur qui s'emballe, mais ta tête qui te hurle de rester froide. Tu es essentielle pour lui. Ces mots résonnent dans ton esprit, éteint la voix de la raison. Tu comptes ? Alors ? Tu ne comprends pas. Puis il y a toujours cette main. Sandro croit, de toute évidence, en toi. En ce que tu es. Il te dit que tu as déjà cette force, cette liberté en toi. Que tu dois te débarrasser de tes doutes, de tes craintes.

- « Plus facile à dire qu’à faire. » Lâches-tu en soupirant.

Mais Sandro n'en avait pas fini avec toi et ce qui suit est loin de te laisser indemne. Tu n'as pas à avoir honte, j'ai des yeux moi aussi, le flirt, c'est à double sens… Il en est donc conscient. Ce n'était donc pas innocent. Et ton cœur s'emballe. Il s'emballe parce que Sandro n'a pas besoin d'être subtile pour te faire comprendre que cette attirance est réciproque. Tu lui plais. Ces mots résonnent en toi et tu paniques plus que tu ne l'avais imaginé. Tu es spéciale. Tu es belle à ses yeux. Il n'est insensible à ce que tu dégages. Il n'est pas insensible. Ton cœur rate la reprise, tu rougies. Tu as peur de t'emballer, de mal comprendre, d'avoir raté des mots, un sens. La main qu'il pose sur ta joue te force à lever la tête vers lui. Tu ne sais pas ce qu'il peut voir dans tes yeux, le fait est que tu es totalement chamboulée. Tu ne sais pas comment calmer les pulsions de ton cœur, tu ne sais pas comment faire pour arrêter de rougir, pour arrêter ce sentiment qui menace d'éclater. Tu as peur de prononcer ce mot, de le mettre sur ce que tu ressens. Pourtant, ce serait, mentir de dire que c'est une simple attirance, n'est-ce pas ? Il y a plus, de ton côté du moins. Tu commences à avoir le souffle court. Tu te sens stupide d'être dans un état aussi bancal pour quelques mots. Mais… Mais tu te rends compte maintenant que tu ne les avais jamais entendus avant ces mots et que ça avait cruellement manqué à ta vie. Non, pas ces mots. Sandro. Sandro avait cruellement manqué à ta vie.

Aussi, quand la partie amer arrive, quand la pommade finit par être totalement appliquée, tu avais déjà compris quelque chose que tu n'avais pas compris avant. Tu ne partageais pas cette intimité avec Sandro par défaut, tu ne la partageais pas, tu voulais la partager avec lui et personne d'autre. Il te dit que tu mérites le meilleur, remet en cause la légitimité de ce que tu ressens. Si ça t'agace, tu n'en dis rien. Parce que dans le fond tu comprends. Les choses vont trop vite et en voyant le regard de ton ami se baisser, en regardant ses yeux, tu comprends qu'il est tout aussi perdu que toi face à ce qu'il se passe. Il a peur de te voir aller trop vite. Il a peur de se voir aller trop vite. Tu comprends que, pour lui aussi, votre relation à bien trop d'importance pour être mise sur la table des paris, sans réellement savoir si c'était ce que vous vouliez réellement. Sans savoir si ce bonheur fugace allait prendre fin une fois le jour levé. Tu t'impressionnes d'avoir la maturité de comprendre cette nuance-là et surtout de l'accepter. Ton cœur n'a pas cessé de battre tout le long de sa confession et tes rougeurs n'ont en rien disparu. Ce n'est pas râteau… C'est une promesse. Tu le prends comme ça. Et le contact de ses lèvres sur ton front apporte une réalisation plus grande encore. Non, ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre. Tu ne veux pas... Tu ne veux pas ressentir ça avec quelqu'un d'autre. Tu fermes les yeux, le souffle court, pour profiter de ce contact qui change tout. Tu pourrais lui dire que tu as pris ta décision, mais il ne s'agit pas que de toi. Ce genre de relation se fait avec des compromis. Lui aussi, doit faire ses propres choix. Tes mains sont venus agripper son t-shirt alors que tu essayes de calmer les battements de ton cœur. Tu t'es collée un peu plus à lui. Tu murmures tes mots comme il a murmuré les siens. C'est une promesse murmurée, des mots que seuls vous deux peuvent entendre.

- « Si je résume, tu me demandes de prendre le temps d’être sûre de mes choix, c’est cela ? » Il n’y a aucune colère dans ta voix. Aucun reproche. En vérité, ce dénouement te va très bien. Tu es venue enfouir ton visage contre son torse pour cacher tes rougeurs et masquer ton sourire. Ce n’était pas un râteau. « Mais tu n’es pas un garçon très honnête, Sandro. La vérité, c’est que toi aussi, tu as besoin de temps pour être sûr de toi. Ce n’est pas juste pour moi, je me trompe ? »

Tu as relevé ton visage, un léger sourire sur les lèvres. Ta main vient caresser sa joue comme il a caressé la tienne. Ton regard est doux, bien qu’une petite pointe d’incertitude y perle.

- « Je suis loin d’être bête, tu sais ? » souris-tu alors que tes doigts caressent sa peau. « Tu… Tu vas réellement m’attendre ? »

Ta voix tremble légèrement. Tu as envie de croire que ce sera le cas. Tu as envie de croire que quand tu auras fait l’effort de l’attendre lui, parce que c’est bien de ça qu’il s’agit, au final, il sera là pour t’accueillir. Cette pensée te fait sourire, ta vie n’est pas si éloignée que ça du rêve, finalement. Tu as l’impression d’être dans la peau de Cendrillon, qui devient la princesse le temps d’une nuit avant de retourner à la réalité jusqu’à ce que son prince vienne la chercher. Tes doigts ont glissés vers sa nuque.

- « Très bien. Faisons comme ça, alors. Prenons le temps d’être sûr de nos choix. »

Tes doigts s'attardent sur son cou quelques secondes. Tu ne résistes pas à marquer cette soirée par ta douceur et ta présence. Parce que si demain, tu dois prendre le temps de réfléchir, ce soir, tu veux totalement te perdre en lui. Juste être la princesse du bal. Jusqu'à ce que minuit sonne avant de retourner à la réalité. T'embrasses sa joue avant de l'entourer de tes bras et de fermer les yeux pour profiter de sa chaleur, de ce contact. Ah… Et ton cœur qui ne cesse pas de battre.

- « Ça fait très Cendrillon le coup de la liberté qui ne dure que le temps d’une nuit. » pouffes tu légèrement. « Tu es un vrai romantique, en fait. »

Mais ça te plaît, ça te vas. Qu’il en soit ainsi.

- « Mais c'est ok… Faisons comme ça. Je serais ta Cendrillon jusqu'à ce qu'on se quitte à Poudlard et toi, tu seras mon prince. Et demain… Demain, on commencera à réfléchir sérieusement à ce que ça signifie et ce qu'on veut faire de ces sentiments. Mais en attendant… » Tu t'es détaché de lui alors que ta main recherche le contact de sa joue et que l'autre vient se glisser entre ses doigts. « Est-ce que je peux réellement t'avoir pour moi toute seul ce soir ? Pour le temps qu'il nous reste avant de rentrer, j'ai envie de profiter de toi sans barrière, sans filtre. Je ne parle pas de… De brûler les étapes juste… C'est capricieux de ma part, mais, juste ce soir, je veux pouvoir continuer ce genre de contact et juste… Juste être avec toi. Je peux ? » .

Ne dit pas non, Sandro. Laisse-là encore rêver, encore jouer le rôle de Cendrillon. Jusqu’à ce que minuit sonne. Jusqu’à ce que le rêve prenne fin.
:hearts:
Sandro Clemenza
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Sam 1 Juin - 17:54

Quand il termine de parler, il a toujours le visage proche de son front et la nécessité de la garder près de lui. Comme par crainte qu’elle se recule, qu’elle parte. Elle n’est pas partie, pourtant. Au fond de lui, il sait qu’elle ne partira pas. Ils ont réussi à s’exprimer, après tout, à s’expliquer. Il n’est pas certain d’avoir parfaitement transmis ce qu’il avait dans la tête, mais c’est déjà comme un poids en moins. Oui, il se sent plus léger, plus honnête. D’une certaine façon rassuré, aussi. Même si, par ses derniers mots, il a conscience d’être un peu paradoxal.

Il n’a pas pu s’en empêcher. « Et tant pis si tu t’emportes. » Est-ce qu’il veut qu’elle s’emporte ? Non. Peut-être. Il sait pas. Il sait pas parce qu’il est assez content de ce qu’il est parvenu à lui dire, en vérité. Il est content d’avoir pu lui faire comprendre qu’il est heureux à ses côtés, qu’il la trouve belle et fascinante et en même temps… que jamais il ne pourrait s’imposer à elle. Parce qu’il veut qu’elle soit pleinement consciente de ses choix. Qu’elle ait le temps de se faire ses propres expériences si elle le désire. Qu’elle profite de cette liberté à laquelle elle goûte avec lui pour découvrir peut-être d’autres gens ? Une petite voix lui rappelle qu’il ne le souhaite pas complètement, mais si elle doit passer par là, qu’elle le fasse. Il a bien eu d’autres histoires, lui. C’est sans doute cette dualité qui s’exprime dans ses derniers mots. Il veut qu’elle profite mais il ne sait pas s’il serait réellement d’accord avec le fait que ce ne soit pas avec lui. Horrible à dire. A penser, même.

Naturellement, Dorothy est venue se caler contre son torse et il aime cette sensation. Il l’aime car cela paraît presque instinctif. Normal. Alors il en profite pour l’enlacer un peu plus, de ce bras qui était déjà derrière elle. Elle a besoin de cette proximité, visiblement, et lui aussi. Il a beau jouer les mecs plus « expérimentés », il n’est pas bien doué en la matière. S’il prenait réellement le temps de se pencher sur la question, il remarquerait qu’avec Kate comme ses quelques autres relations ensuite, c’est rarement lui a qui mené la danse. Lui qui aime être en contrôle de beaucoup de choses, il semblerait que sur le plan des sentiments, ce soit une autre histoire. Il a du mal à savoir comment agir, comment faire les choses aux mieux.

Heureusement, en cet instant il peut compter sur la Serdaigle. Par chance, elle n’a pas l’air de trop lui en vouloir. Elle indique ce qu’elle pense avoir compris et il hoche doucement la tête, le visage abaissé en sa direction. Elle ne le regarde pas, il espère qu’elle a ressenti son acquiescement, malgré tout. La voir ainsi, tout contre lui, c’est là encore quelque chose qu’il n’aurait pas vu venir, avant ce soir. D’ailleurs, elle est des plus perspicaces quand elle reprend la parole. Elle voit claire en lui et il est surpris quand elle se redresse. Il a toujours les joues rouges, lui aussi. Il a l’impression qu’elle le comprend mieux qu’il se comprend lui-même, car il n’avait pas réalisé les choses ainsi jusque-là. Il était vraiment dans l’attitude de lui laisser du temps à elle, de lui permettre d’être certaine de ses choix et de se laisser – au besoin – d’autres occasions de profiter de sa liberté, d’autres personnes. Il n’est sans doute pas le seul à avoir vu sous la carapace de Dorothy Martin.

- Euh…

Il se sent idiot. Il était tellement convaincu de ça qu’il s’est oublié lui-même, d’une certaine façon. Car elle a raison. Lui aussi il a besoin de temps. Il a bien vu avec la semaine passée, il n’est peut-être pas complètement clair lui non plus, sur ce qu’il veut. Avec Kate, qu’est-ce que c’était ? La nécessité de retrouver quelqu’un, dans sa vie, sur le plan des sentiments ? Ou simplement des pulsions du corps à assouvir ? Ou les deux ? Qu’est-ce qu’il veut, lui aussi ? Souhaite-t-il tenter quelque chose avec Dorothy, quelque chose de sérieux ? Et comment se positionner vis-à-vis de ses histoires du passé, qui ne se sont pas toutes bien terminées ? Il sait que dans ce domaine, il n’est jamais bon de faire de comparaison. Le pire, c’est que ce ne sont pas elles qu’il oserait comparer. Ces « elles » qui ont fait partie de sa vie, font toujours parties de sa vie, et font de lui celui qu’il est. Avec ses forces et ses faiblesses quand il est question de sentiment ou même… d’amour. Il ne s’est pas toujours cru amoureux avec elles. Avec Kate, oui. L’une d’entre elle, c’était du jeu. Un jeu de séduction qui est allé droit dans le mur, finalement. Non, c’est de lui dont il n’est pas certain. C’est de lui dont il ne sait pas s’il a su apprendre de ses erreurs, évoluer. S’il… s’il franchissait le pas avec Dorothy, que se passerait-il ? S’il la blessait sans s’en rendre compte ? S’il répétait des schémas du passé ? S’il n’était pas à la hauteur ?

Ça aussi ça lui fait peur. Parce que ce n’est pas le genre de choses dont il parle. Avec qui on parle de ça ? Ses ex ? Non, ça ne se fait pas. Même avec Kate, ils n’ont pas parlé. Pas suffisamment. Pas profondément. Ses potes ? Ahah, jamais. Ça bombe le torse, ça parle cul parfois, pour faire les cons, mais ça parle pas de sentiments. Elle a raison, lui aussi il a besoin de temps. De temps pour savoir s’il est prêt pour ça. S’il a confiance en lui pour agir réellement sur ce qu’il commence à ressentir pour elle. Sur ce qu’elle a l’air de ressentir aussi.

- … Tu as raison. Il réalise pas qu’il s’est tu un instant suite à ses paroles. J’ai besoin de temps, aussi. Je t’apprécie trop pour faire prendre une telle décision à la légère, Do.

Clairement, dans ce domaine, il réfléchit beaucoup trop. Il est convaincu que c’est la bonne décision, autant pour elle que pour lui. Ce n’est pas simple, surtout quand elle est ainsi dans ses bras, toute jolie, le visage tourné vers lui et les yeux brillants d’espoir. Sa main s’est glissée contre sa joue et il se penche vers cette paume chaude, les yeux à demi-fermés. Il pourrait s’habituer à ce genre de contact. Il pourrait.

- Bien sûr que non tu n’es pas bête. Il veut ajouter « ma p’tite Serdaigle », il s’abstient au dernier moment. Il a cru comprendre qu’elle n’aimait pas ce genre de raccourci idiot. C’est vrai qu’il a pris ce réflexe absurde de jouer le jeu des maisons quand il s’agit de taquiner les autres, lui qui trouve ce système de répartition complètement archaïque.

La question qu’elle pose ensuite lui fait plonger son regard dans celui de Dorothy. Il sent bien que ce n’est pas anodin. La réponse est importante. Tellement importante qu’il la considère un instant. S’il était complètement sincère envers lui-même, il lui dirait « Je ne sais pas. ». Après tout, c’est le but de ce qu’il lui a dit. Ne rien promettre sur le coup de l’émotion, sur cette soirée folle et encourageante. S’accorder du temps, c’est justement parce que tout n’est pas joué, que les dés ne sont pas encore lancés. Seulement… cette proximité, cet espoir dans ses yeux et son propre cœur qui fait écho au sien. Elle se fait plus entreprenante, sa main dans sa nuque, comme si elle réalisait qu’il avait besoin de ça. Elle lit en lui avec une perspicacité presque effrayante. Ces contacts qu’elle instaure entre eux, ils lui font un bien fou.

- Je... je crois bien que oui, Do.

C’est comme si les dés étaient déjà jetés mais que l’on attendait avant d’en voir le résultat. Il ne veut pas se lancer complètement à l’eau, il faut qu’il laisse un peu une marge. Garder la tête froide, ne pas être que sentiment, se rendre compte aussi qu’aller plus loin avec Dorothy, c’est franchir un cap qu’elle n’a visiblement jamais franchi, et pour lui, c’est transformer une amitié essentielle en quelque chose de plus. C’est avancer sur un terrain délicat qui nécessite que les choses soient bien faites.

A nouveau, il acquiesce en silence quand elle dit être d’accord avec ça. D’accord avec ce qu’il lui a dit, ce temps qu’ils se donnent, tous les deux. Quand elle s’approche pour embrasser sa joue et l’entourer de ses bras, il se laisse faire. Ses prunelles bleues doivent étinceler. Il ne sait pas à quoi il ressemble. Il a chaud, il se doute bien que ses cheveux doivent être en vrac et qu’il est bien trop rouge. Il s’en fout. Il la voit qui ferme les yeux et il fait de même. Il la serre doucement contre lui, il a sa tête dans le creux de sa nuque et il a un léger mouvement de caresse dans son dos, à l’aide de sa main. Ils sont ainsi un court instant. Elle s’amuse d’ailleurs de la situation et il s’entend enfin parler.

- Je suis démasqué ! Elle a certainement raison. Il a eu une période où les sentiments n’étaient pas prioritaires et il s’est rendu compte que ce n’était pas spécialement une bonne chose. L’attachement, la tendresse, l’amour même, idéalement, sont des choses nécessaires pour qu’une relation soit belle, complète. Est-ce une mauvaise chose de croire en ça ? Peut-être que son image et son charme à l’italienne en prendraient un coup, mais c’est vrai que là, face à Dorothy et à la perspective d’autre chose, il devient une espèce de nounours à la guimauve, au cœur fondant.

Il voit bien que Dorothy a besoin qu’il lui répète ce qu’ils se sont dits. Cette promesse faite à mi-mot, cette nécessité de se laisser du temps l’un l’autre. Elle se recule et il la laisse faire. Ils ne se détachent pas complètement et il n’y a plus de faux-semblant quand les mains de la Serdaigle continuent de chercher son contact. Leurs doigts s’entremêlent avec une facilité déconcertante. Il pourrait… il pourrait imaginer ça, tous les jours. Il pourrait, mais il ne sautera pas les étapes. Elle dit la même chose, d’ailleurs.

- Tu m’avais déjà pour toi toute seule. Mais oui, c’est ce que je veux aussi. Ce soir est spécial. Il est à nous et on verra ensuite. Je suis ton prince et tu es ma Reine. Il a déjà utilisé cette métaphore, elle également, cependant quand ils s'en servent à nouveau, cette fois, sa saveur est toute autre. Ce n’est plus une tentative de flatterie sous couvert d’humour. C’est… une réalité, dirons-nous.

- Do, tu n’as pas à te justifier ou à demander. Continue ce genre de contact autant que tu le veux. Parce qu’il lui a dit, il n’est pas insensible, et il en a besoin, lui aussi.

Pour preuve, il lève cette main agrippée à la sienne et y appose ses lèvres, sans détourner son regard du visage de la Serdaigle. Il sait se faire charmeur, et maintenant qu’il est démasqué, pourquoi s’en priver ?

A nouveau, cependant, les voilà rattrapés par le temps. La foule s’est amassée une nouvelle fois face à la scène et le barman annonce à un couple plus âgé que l’entracte se termine et le concert va reprendre.

- On ferait mieux de terminer nos bières.

Ce n’est pas une course, mais s’ils veulent profiter de ce pourquoi ils sont là à la base, autant terminer les boissons qu’ils ont déjà bien entamé, au fil de leur conversation.

Ils sont toutefois surpris, toujours au fond de la salle, quand les lumières s’éteignent et qu’ils achèvent à peine leurs bières. Honnêtement, premier rang ou non, Sandro il s’en moque un peu. Des foiis, quand la foule est bien tassée devant, même au loin ils peuvent voir. D’ailleurs, il glisse sa main dans celle de Dorothy, comme s’il était désormais impensable de faire autrement, et affiche un grand sourire.

- Viens !

Il la tire doucement alors qu’il avance et s’amuse à la faire tourner sur elle-même, comme pour la faire danser alors que le groupe a repris place sur la scène et que la musique s’est déjà installée. Ils tourbillonnent comme deux idiots à danser du rock sur un air qui ne s’y prête pas forcément, et quand c’est terminé, le dos de Dorothy est collé contre son torse et il lui murmure à l’oreille :

- Tu préfères quoi ? On reste là ou on va devant ? T’y vois correctement ?

C’est vrai qu’il y a moins la proximité avec la scène, mais ils peuvent mieux danser.
Dorothy Martin
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Dim 2 Juin - 15:39


I like just being together, with you

I like the dances, we dance together, with you

Feat Sandro & Do

Tu as visé dans le mille, Dorothy. Dire que tu en tires une grande satisfaction est loin d'être un euphémisme. Tu te délectes de cette confusion. C’est comme-ci il ne s'attendait à te voir poser le doigt sur des mots que lui-même n'identifie pas, comme-ci tu l'avais pris de court, comme-ci tu lui avais prouvé que tu étais bien plus intelligente et surprenante qu'il n'avait pu l'imaginer. Tu aimes l'idée de le surprendre, tu aimes l'idée de le prendre à revers, de le chambouler comme il te chamboule. Tu aimes cette idée de n'être pas seulement celle qu'on fait valser, mais celle qui mène aussi la danse. Tu aimes ça… Mais ça te rassure également. Il considère sérieusement votre relation, tu te rends compte qu'elle a une importance capitale, pour lui, et qu’il veut seulement bien faire les choses. Dans un sens, tu comprends, dans un sens, tu approuves. Une petite voix dans ta tête te glisse que tu n'es pas son genre. Sandro doit avoir l'habitude des filles plus matures, plus expérimentées. S'engager avec toi demande un temps de réflexion et s'il n'est pas aisé de le digérer, tu ne peux t'empêcher d'y voir quelque chose de flatteur. Tu préfères ça que de le voir foncer et ensuite s'excuser poliment en te disant que « non ça ne va pas le faire. ». Tu préfères le voir hésiter et te donner une réponse claire, que de le voir se lancer, incertain, avec quelqu'un comme toi. Quelqu'un qui ne connaît pas la demi-mesure dans les sentiments, quelqu'un qui est incapable d'aimer à moitié. Tu n'es pas bien sûre, d'ailleurs, qu'il soit tout à fait conscient de ce que ça signifie, être avec Dorothy Martin. Que se passera-t-il lorsque tu déconneras ? Que se passera-t-il lorsque tu lui montreras le pire de toi ? Parce que ça va bien finir par arriver, n'est-ce pas ? Tu te connais suffisamment pour savoir que tu vas échouer, encore, probablement te faire du mal parce que la voie du changement n'est pas sans embûche et que l'humain n'avance pas sans échec. Est-ce qu'il sera encore là quand ça se déroulera ? Après réflexion, c'est une très bonne chose qu'il prenne le temps de réfléchir. Toi-même, tu as peur de le voir prendre la fuite.

Mais tu n'as pas l'intention de laisser ce genre de pensées moroses te gâcher la soirée. Tu auras tout le temps, dans un futur proche, de te poser ce genre de question, de considérer sous tous les angles possibles les tenants et aboutissants de votre relation. Pour l'heure, tu veux juste rêver encore un peu. Profiter de son odeur, de sa chaleur. Profiter de ce corps que tu ne pourras plus toucher, embrasser et enlacer quand vous serez à l'école. Profiter de cette douceur à laquelle tu n'auras plus le droit une fois les portes de Poudlard passées. Parce que ce soir, il est ton roi et tu es sa reine. Parce que ce soir il n'y a plus que vous deux contre le reste du monde. Tu auras tout le loisir de laisser l’hideuse vérité te frapper demain. Mais ce soir, il faut rêver. Ce soir, il faut laisser les beaux mensonges te consumer. Puis qu'il est d'accord pour vous voir continuer. Puisque ce soir vous avez décidés de vous emporter et de profiter l'un de l'autre. Tu n'as pas l'intention d'en perdre une miette, de laisser la moindre occasion passer. Tu vas être gourmande ce soir, Dorothy. Gourmande comme tu ne l'as jamais été.

- « Évidemment que j'ai raison. » Glisses-tu dans un murmure en admirant ses yeux à demi-clos, en te laissant t'enivrer de la chaleur de sa joue, de la douceur surréaliste du moment présent. C'est pour ça que tu acceptes. C'est pour ça que tu ne veux pas tirer un trait sur ce qui se passe entre vous en ce moment. Parce qu'il y a une infime chance pour que ça évolue. Une infime chance pour Sandro dise oui. Tu ne sais pas si tu le mérites, ce oui. Mais tu veux vous laisser une chance. Tu veux te laisser une chance. Une chance d'être bien, de franchir ce pas interdit que tu ne te vois franchir avec personne d'autre. Tu veux travailler à ton propre bonheur. Juste une fois être égoïste, juste une fois ne penser qu'à toi et avoir le happy ending que tu veux avoir. Juste une fois, garder l'espoir de te dire que tu peux avoir, que tu as le droit d'avoir. Que ce n'est pas défendu d'oser croire. Que ce n'est pas défendu d'espérer. Il a dit qu'il t'attendrait, non ? Un sourire tendre passe sur tes lèvres alors que tu explores la courbe de sa nuque du bout des doigts. « Je vois… » Tu ne sais pas quoi dire de plus. Tu sens ton cœur s'emballer d'avantage, tu sens que ton regard n'est plus le même, probablement plus brillant qu'avant. Quand tu l'enlaces, tu frissonnes au contact de son souffle sur ton cou. Ah. Comment faire pour se passer de ça, désormais ?

Tu ne te détaches pas réellement de lui lorsque tes doigts se mêlent aux siens et que ta main glisse sur sa joue. Tu ne peux plus te détacher réellement de lui, maintenant. Tu n'en as pas envie. Tu ne le feras pas. Parce que c'est ok d'être égoïste ce soir, non ? Il le dit… C'est ce qu'il veut aussi. Tu pourrais… Tu pourrais te perdre dans ses yeux, Dorothy. Tu pourrais te perdre dans ces contacts si doux, si intimes. Tu voudrais, en vérité. Tu es rouge, chacun de ses mots explosent en toi et tu ne sais pas comment les contrer. Tu ne veux pas les contrer. Il pourrait faire de toi ce qu'il voudrait en cet instant précis. Ton cœur rate la reprise lorsque ses lèvres marquent ta peau, tu le regardes avec confusion et avidité, Dorothy. Il ne te quitte pas des yeux une seule seconde et tu te sens doucement défaillir. Tu te prends à espérer qu'ils vous restent encore toute une nuit ensemble et qu'elle passera lentement. Tu te prends à espérer que durant cette nuit, tu auras le droit à d'autres de ses contacts. Tu veux encore sentir ses lèvres sur ta peau, tu veux encore sentir ses doigts dans les tiens. Tu veux en profiter un maximum parce que tu sais que, pour toi du moins, le retour à la réalité sera douloureux et brutal. Alors tu pousses le jeu un peu plus loin. Parce que c'est ok. Parce que tu as le droit. Un sourire avide passe sur tes lèvres alors que tes doigts jouent avec les mèches ébène et de ses cheveux.

- « Tu ne devrais pas me dire ça, Sandro. Je risque de te coller toute la soirée. »

Non pas que ça te dérange. Non pas que ça le dérangerait aussi. C'est comme une bulle autour de vous. Une bulle si épaisse que tu en as presque oublié qu'il venait seulement de s'écouler cinq petites minutes. Les gens autour de vous commencent à regagner la scène et tu pesterais presque que le temps ne passe pas plus lentement. Tu reviens à ta bière, profites de la fraîcheur du breuvage pour te remettre de toutes ces sensations que te fait découvrir Sandro. Tu gagnes en fraîcheur, mais tu perds un peu en conscience de ce qui t'entoure. Mais qu'importe, tu t'en fous. Tu te contrefous des autres, du reste. Ce n'est pas comme-ci tu en avais eu quelque chose à faire depuis le début de la soirée. Tu te contrefiches de cette lumière qui s'éteint, des hurlements enthousiastes de la foule. C'est presque tranquillement que tu descends de ton siège pour te faire entraîner par Sandro. Vous avez l'air de deux gamins. Sans doute que tu ris un peu trop fort Dorothy, sans doute que tu souris un peu trop, mais qu'est-ce qu'on s'en fiche ? Tu tournes, encore et encore, ne cessant jamais tes éclats de rire, ne cessant jamais de serrer cette main que te tient, comme-ci la quitter une seule seconde était un sacrilège que tu te refusais de commettre. Tu laisses tes doigts parcourir les courbes de son torse, tes yeux s'abreuver de son sourire qui te fait autant d'effet. Quand la chanson se termine, tu es contre lui, tu frisonnes de nouveau sous l'assaut de ses murmures, tu n'as jamais autant aimé un murmure. Ta tête se cale contre son torse, tu le tournes lentement un grand sourire aux lèvres.

- « On reste ici. »

Aux premières notes de la prochaine chanson ton sourire s'accentue. Mandragoria sort sa ballade iconique, probablement pour laisser au public le temps de se remettre avant un grand final qui allait sûrement enchaîner rythmes rapides et danses effrénées. Alors que tes doigts jouaient avec son bras, tu te retournes, une lueur de malice dans le regard. Tu t'es collée à lui, puisqu'il était permis, rien que ce soir de s'amuser et de profiter tu ne vas pas t'en priver.

- « Ok, tu es un danseur formidable mais est-ce que tu sais aussi bien mener un slow qu’un morceau de rock, Sandro ? » La malice laisse place au défi. Tu as envie qu’il te surprenne, qu’il te montre de quoi il est capable. On t’a toujours dit que les verts avaient une certaine fierté qu’il fallait défendre. Tu veux titiller ça. « Je serais déçue de voir mon prince ne pas être capable de faire danser sa reine au bal. »

La moue exagérée qui illumine ton visage ne trompe pas sur le second degré de tes paroles. Tu laisses un éclat de rire s'échapper d'entre tes lèvres avant de laisser ce sourire doux qui est le tien, lorsque tu le regardes, reprendre sa juste place. Tu replaces une mèche ébène qui lui barre le front. Il est si beau et il n'est rien qu'à toi ce soir. Quelle veinarde. Tu ne sais pas si tu assumerais de le voir avoir ce même sourire avec une autre, si tu assumerais de le voir aussi tendre avec quelqu'un d'autre. Tu sais que tu ne devrais pas être jalouse, que rien n'est fait. Tu ne seras pas jalouse, mais tu vas graver chaque seconde de cette soirée, ne serait-ce que pour préserver ce moment que personne ne pourra te voler. Tes doigts, qui sont passés sur son visage, ont glissés sur sa joue que tu caresses tendrement. Non rien ne pourra t'enlever ce moment.

- « Tu sais que même transpirant tu es vachement beau ? C’est vraiment fou comment la génétique est injuste. J’suis sûre que tu es le genre de type qui arrive à être classe même quand tu te vautre lamentablement sur le sol. » Nouvel éclat de rire, tu te mets sur la pointes des pieds pour laisser tes bras pendre à son cou. « J’suis sûre que je rends la moitié des filles, de cette salle, vertes de jalousie. Quelle chance d’avoir un aussi beau prince à son service, n’est-ce pas ? »

Tu as envie de t’amuser, de profiter de ce doux rêve encore quelques heures. Parce qu’il n’est rien qu’à toi ce soir. Pas à cette jolie blonde sulfureuse sur la droite, pas à cette grande brune sur la gauche. Rien qu’à toi.
:hearts:
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Lun 3 Juin - 1:36

Maintenant qu’ils ont mis des mots sur ce qui se tramait depuis quelques temps (s’il est complètement honnête avec lui-même) et qui a pris forme au cours de la soirée, c’est comme si un poids, ou du moins une incertitude, s’était envolée. Oui. Même s’il n’est pas encore bien certain de tout comprendre, ou de pleinement appréhender tout ce qu’ils viennent de se dire, tout ce qui se projette, aussi, une chose est claire : il se sent plus léger. Jusque-là, il y avait un jeu plus ou moins assumé, et de nombreuses questions. La crainte d’aller trop loin, de se laisser porter par des émotions qui ne devaient pas être là, ou de ne pas forcément savoir quoi faire. Désormais, c’est déjà plus simple : elle lui plaît, il lui plaît.

Il leur faut encore s’assurer de tout ça, prendre le temps d’y réfléchir, de bien s’accorder sur ce qu’ils attendent l’un de l’autre. Oui, comme elle l’a pointé du doigt, lui aussi il va avoir à bien considérer tout ça. A se libérer de ses craintes personnelles, des échecs sentimentaux qu’il a connu et des erreurs qui ont été les siennes. Cette intention, jamais il n’aurait songé l’avoir à ce point précisément, au cours de cette soirée. Il n’est pas idiot, il sait bien que ce qu’il a partagé avec Dorothy, au fil des semaines, ça a noué un lien fort entre eux, un lien d’intérêt, de confiance et de confidence. Cela a fait naître en lui des sentiments à l’égard de la Serdaigle qu’il n’a pas ressenti depuis pas mal de temps et qu’il ne voulait pas admettre pleinement, jusque-là.

C’est elle qui a poussé les choses en ce sens. Avec ses gestes et ses mots. Elle dégage une franchise touchante et tout ce qu’elle dit ou ce qu’elle fait, elle le fait sans le moindre filtre. C’est ça qui est déstabilisant et même un peu effrayant pour le Clemenza. Il ne sait pas s’il est véritablement digne d’une telle attention. En amitié il s’en sort bien en règle générale. Des amis il en a quelques-uns, et il sait faire en sorte de toujours bien soigner ces relations-là, être le bon pote toujours présent quand il faut, qui sait écouter et se laisse embarquer dans des plans délirants, toujours partant pour les soirées et autres idées loufoques. Auprès des gens qui comptent, il dit rarement non. Cela est sans doute une faiblesse et une force à la fois. Mais lorsqu’on franchit cette barrière propre à l’amitié pour devenir autre chose… il sait que c’est risqué. Il sait que tout change. Qu’on l’admette ou non, ça devient forcément différent. C’est un peu ce qui s’était passé avec Kate, au début. Il sait où ça les a menés. C’est pour ça qu’il a une pointe de crainte au fond de lui. Il sait et se répète intérieurement que les deux jeunes filles n’ont absolument rien à voir, oui, mais lui, a-t-il véritablement changé ? A-t-il appris de ses erreurs ? Saura-t-il être celui qu’il faut pour Dorothy ? Pour la chérir sans la blesser ? Il est incapable de le dire. Alors elle a raison, complètement raison et il sourit quand elle l’affirme dans un murmure. Il lui faut un peu de temps à lui aussi.

Ils se sont dits ça et ils sont parvenus à l’entendre, tous les deux. Ce n’est pas rien. Il y a des gens qui foncent et qui gâchent tout. Sandro a été de ceux-là, à une autre période. Une fille comme Dorothy, on ne lui inflige pas ça. Enfin. Lui il ne veut pas lui infliger ça. Alors que ça pourrait être facile… tellement facile. Elle est belle et désirable dans sa jolie robe d’été. Il en connaît plus d’un qui ne perdrait pas autant de temps à réfléchir ou s’interroger sur ce qui est bien ou mal. Il faut dire qu’il y a quelque chose d’extrêmement innocent dans l’attitude de la Serdaigle. C’est ce qui la rend d’autant plus touchante. Même si elle ne l’avait pas dit, c’est évident que pour elle, ce genre de moment c’est nouveau ou rare. Le concert, pour commencer, autant que la soirée avec un garçon. Elle lui a dit et il n’a pas été surpris. De ça aussi, il pourrait profiter. Il n’en a pas envie, au contraire. Il veut véritablement bien faire les choses, qu’elle soit bien et qu’elle se lâche tout en se sentant en sécurité. Tout en l’étant.

Dorothy ne le réalise sans doute pas, mais ses mots autant que son attitude transpirent l’attachement qu’elle a pour lui. Ce ne sont plus de légers sous-entendus. Cela va au-delà et clairement, l’italien n’est pas insensible. Au contraire, même, il s’en amuse d’un sourire doux et se laisse enrober par cette douceur qu’elle dégage, presque contre son gré. Il sait qu’elle veut être vue comme une femme, et, qu’elle se rassure, il la voit bien comme telle. Pourtant, par moment, le naturel revient au galop et sur cette belle femme en devenir se glissent des petits mots, des petits gestes, qui ne cachent en rien sa candeur. En ça, elle est bien différente de toutes les filles avec lesquelles il est sorti, Sandro. Il y a une vérité ingénue chez Dorothy qui le touche à cœur.

- Ne t’en prive pas.

Lui aussi, il pourrait s’abreuver de cette proximité nouvelle, différente. Il n’y a plus de freins dans leurs gestes. Ils sont libres. Eux qui parlaient de liberté, justement, cette soirée en est l’archétype. Ils sont libres de danser, de chanter, de boire ou de se parler, les yeux dans les yeux, pour se dire à quel point ils comptent l’un pour l’autre. Jamais Sandro n’aurait pu l’imaginer, mais cette soirée sera véritablement une soirée marquante, par bien des aspects.

Si leur attitude est quelque peu contradictoire, ils s’en moquent. Ils ont mis des mots sur ce qui se passait et ils ont dit qu’ils allaient attendre de voir. Pour autant… comment et pourquoi faire comme si de rien, en ce lieu, en ce moment si génial ? Alors ils n’essaient même pas, finalement. Sandro sait bien que la suite risque d’être un peu plus… compliquée ? à Poudlard, après ça. Il ne veut pas que ça soit bizarre mais il sait que ça va l’être, même un peu. Leur comportement n’a rien à voir avec ce qu’ils ont été jusque-là au sein de l’établissement. Nettement plus bavards par messages sur leurs PINEAPPLE que lorsqu’ils se croisaient au hasard des couloirs, en journée. C’est véritablement quand ils s’accordaient un moment à eux, lui jouant de son saxo et elle lisant, souvent dans ce qui est devenu « leur » alcôve du cinquième étage, que leurs liens se renforçaient d’autant plus.

Les contacts physiques, pourtant, il y en a eu très peu jusqu’à présent. Quasiment pas, même. Alors pourquoi ce soir ? A croire que c’était latent. Un besoin qui a grandi en eux et qui n’attendait que le moment propice. Loin de tout ce qu’ils connaissaient et lors d’une occasion qui les rend heureux, ensemble. Tout est réuni, ce soir.

C’est pourquoi Sandro fait ce qui lui semble évident et ne s’en prive pas. Cette main dans la sienne, cette main contre ses lèvres, ce corps qui tourbillonne et cette robe qui volette avec élégance. Ce rire aussi, doux et sincère, qui sonne comme une délicate mélodie à ses oreilles. Il aime cette sensation et plus que de parler, il lui montre par la danse et la proximité de leurs peaux. Le concert a repris et s’il se fait plus entreprenant, elle l’est tout autant. Il ne sait pas d’ailleurs si elle le réalise ou si ce ne sont que gestes instinctifs. Il s’en fout. Il apprécie ces contacts. Quand elle dit vouloir rester là où ils sont, il en est ravi. C’est vrai qu’il y a moins l’énergie folle de la foule compacte et le fait d’être à deux pas de la scène… mais c’est comme s’ils étaient dans leur bulle à eux et leur énergie propre leur suffit tout autant pour profiter des morceaux des Mandragoria.

- Perfetto. (*)

Parce que oui, c’est parfait. Simplement parfait. Le dos de Dorothy collé contre son torse, Sandro a bien conscience qu’il pourrait rester ainsi éternellement. Les yeux au loin qui fixent la scène. Lorsque les notes du prochain morceau s’élève, il le reconnaît comme une chanson plus calme, une balade que beaucoup de fans du groupe plébiscitent souvent. La jeune femme l’a identifié tout comme lui car elle se tourne vers lui, un éclat malicieux qu'il lui a rarement vu… sauf depuis qu’ils ont parlé. Il sait que ce qu’ils se sont dits lui a plu. Elle se transforme peu à peu au fil de la soirée, elle gagne en assurance et dégage une pointe d’espièglerie taquine qui l’amuse, à l’italien. S’il prenait le temps d’y réfléchir, il constaterait que cela ne fait qu’accroître l’attirance qu’il a pour elle.

- Ah, parce que tu oses en douter ? Je vais te montrer ce que c’est qu’un slow, ma chère Dorothy. Un vrai slow pour une vraie Reine. Ok, il exagère clairement mais il a toujours été de ceux qui veulent relever les défis, aussi improbables soient-ils. Autant dire qu’il s’est retrouvé plus d’une fois dans de sales situations à cause de ça… mais il aime bien être dans le haut du classement, quand il le peut. Qui n’aime pas ça ? Et, quand il pense avoir les capacités pour, c’est une évidence. Mais avant de démarrer la danse, elle s’amuse avec l’une des mèches capricieuses qui glissent parfois sur le visage du brun et il la laisse faire, la fixant presque avec envie. Ses yeux sont malicieux et ses gestes sont doux. Il y a une dualité en elle qui rend captif Sandro. Il aime la voir qui ose nettement plus, désormais, et qui s’aventure avec ses doigts sur sa joue.

- Flatteuse. Elle entoure son cou de ses bras et cette sensation, nouvelle elle aussi, lui plaît. Il baisse son visage en direction du sien, il suffirait de pas grand-chose, hein. Il laisse son regard dériver de ses lèvres à ses yeux et secoue la tête. Je me moque bien de ce que peuvent penser les autres, tant que j’ai dans mes bras la plus jolie fille de la soirée.

Derrière eux, une légère envolée de notes de guitare. Il en profite pour enserrer la taille de sa partenaire avec ses mains, les laissant élégamment au-dessus du creux de ses reins. Il n’est pas le meilleur danseur qui soit, mais il s’en sort. L’important c’est de faire preuve de bonne volonté, hein ?

Il fait jouer son charme à l’italienne, sourire enchanteur sur les lèvres et glisse sa tête pour être joue contre joue avec Dorothy. Là, il murmure les paroles de la chanson à son oreille. Puis vient le refrain, au rythme un peu plus marqué. Il ondule des épaules et des hanches et en un mouvement lent détache sa main droite et la fait glisser sur le flanc de la Serdaigle, puis sur son bras, jouant du contact de son index sur sa peau dénudée. Il présente enfin la paume de sa main pour qu’elle y appose la sienne.

Il lui fait un léger clin d’œil puis fixe ses yeux dans les siens. Désormais, il joue son rôle de meneur et la guide de leurs mains conjointes, levées au niveau de son torse. Ils font des mouvements circulaires et cela finit par être purement instinctif, sur le rythme tranquille du morceau, qui, par chance, est assez long.

- Je pourrais m’habituer à ça.

Il ne sait pas s’il voulait vraiment le dire à voix haute. Ce qui est certain c’est qu’il l’a pensé. Plus d’une fois au cours des dernières minutes, pour être parfaitement honnête.

Quand la musique s’arrête, c’est comme une frustration qui s’éveille en lui. Le groupe laisse toutefois s’écouler quelques secondes et un peu partout des couples qui se séparent. Sandro s’écarte alors avec un salut de courtisan.

- J’espère avoir été à la hauteur de vos exigences, ma Reine.

De son côté, ça ne fait aucun doute, il a le cœur qui bat plus fort qu’il ne le devrait et sa main déplore la perte de sa consœur.

Et déjà, un nouveau morceau qui retentit, nettement plus agité que le précédent.


_________________

(*) Perfetto. → Parfait.


Dernière édition par Sandro Clemenza le Mar 4 Juin - 23:25, édité 1 fois
Dorothy Martin
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Lun 3 Juin - 13:43


I like just being together, with you

I like the dances, we dance together, with you

Feat Sandro & Do

Tu considères avec délectation et amusement les changements qui se sont opérés entre vous. Tu ne saurais dire si c'est un déroulement normal, attendu, si c'est ce qui se passe communément entre deux personnes qui se plaisent. Tu ne saurais pas dire si la voie dans laquelle vous vous êtes engagées vous est propre ou si elle est, au contraire, unique. Les relations humaines t'ont toujours semblées sauvages, impulsives. Tu as pu observer les comportements des gens en soirée. Les soirées sont un autre monde où l'humain ne se pose plus de questions et agît tout simplement. Ce n'est pas votre cas. Est-ce la différence entre une simple passion sans lendemain et une attraction sur du plus long terme ? Est-ce que c'est un signe que vous avez pris un bon départ ? Tu aimes le croire, Dorothy. Tu n'en es plus à te dire qu'il n'y a rien, tu n'en plus à te dire que tu peux reconsidérer Sandro en simple ami. Il y a plus. Ce n'est pas de l'amitié, c'est plus que ça. Mais ce n'est pas une simple attraction comme on peut en voir et en subir lorsque l'ivresse et l'attachement vous prend. Tu n'irais pas jusqu'à dire que c'est plus pur que ça… Mais c'est plus fort, plus essentiel que ça. Comme si au-delà de l'attirance, il y avait un besoin d'être avec l'autre envers et contre tous. Tu ne sais pas encore très bien quel titre donner à cette histoire. Tu n'as pas envie d'être l'héroïne d'une unième parodie de tragédie grec, pas plus que celle d'un nouveau teen movie. Peut-être que cette histoire n'entre dans aucune de ces catégories, au final. Peut-être que c'est simplement la vôtre, votre histoire à vous deux, aussi unique qu'étrange, aussi douce que sauvage. Il y a toujours un entre-deux une dualité dans ces sentiments que tu ressens. C'est peut-être ça, la grande différence. Tu as autant envie de lui que tu as besoin de lui.

La liberté est le maître-mot de cette nuit maintenant que les choses ont été dites, maintenant que vous avez posés des mots et des promesses tous ces faits nouveaux que vous ne pouvez plus ignorer. Et tu t'amuses Dorothy, soulagée, plus légère, un poids en moins sur le cœur. Tu redécouvres le doux frisson sans en ressentir la culpabilité ou l'incertitude. C'est tout simplement là. C'est là, c'est un fait que tu as accepté, que vous avez accepté. Vous avez décidé d'embrasser pleinement tout cela le temps d'une nuit. Ça te convient très bien. Sans doute que le retour à Poudlard, sera brutal, sans doute qu'il te fera mal au-delà des mots. Tu réalises déjà que tu auras un manque à ne plus profiter de ce regard, de ce profil que seul toi peut voir. Tu réalises que ce sera difficile de se passer de sa présence, de ses contacts. Nul doute que ce sera une épreuve, mais tu y es préparée. C'est un mal pour un bien. Une dernière difficulté à surmonter avant de pleinement profiter de la suite. C'est comme ça que tu vois les choses, du moins. Aussi, tu veux pleinement profiter de lui, graver chaque seconde avec lui. Tu veux te noyer dans ses yeux, te remplir le corps et le cœur de tout le bien qu'il te fait. Une façon de faire ton stock de Sandro avant d'affronter l'hiver.

Alors tu souris, tu ris, tu t'amuses. Tu aimes cette sensation de n'en avoir plus rien à foutre, tu aimes cette liberté, ce temps sans limite, juste à deux. Tant pis si on vous juge, tant pis si ce n'est qu'une nuit. Mais ce sera la nuit. Votre nuit. Celle que personne ne pourra vous enlever. Un sourire joueur se dessine sur tes lèvres, ce petit éclat de malice dans le regard. Tu aimes ce que se passe à présent. Tu aimes ce feeling entrevous, ce renvoi de balle qu'il te fait. Tes doigts tapotent son torse, légèrement provocante. Tu n'as plus rien à perdre à te lâcher, plus rien à perdre à être ce que tu veux être, ce que tu es. Mélange de puissance et de tendresse, mélange entre la tempête et la mer d'huile. Tu n'as plus rien à perdre, alors tu t'amuses. Après tout, t'as son autorisation, c'est lui-même qui te l'a demandé, de ne te retiens pas.

« Oh, mais monseigneur m’excusera, je suis une femme de science et de logique, je ne crois que ce que je vois. »

Ce qui est évidemment un grand mensonge, dans la mesure où tu crois beaucoup de choses sans les avoir vues, Dorothy. Cette confrontation future avec Sandro, notamment. Ton petit air supérieur sur le visage, tu le défis du regard de te prouver qu'il a raison. Tu aimes les défis, tu n'as jamais eu l'occasion de pleinement l'assumer, mais tu aimes les défis. Tu aimes te battre, tu aimes montrer le plus potentiel de tes capacités et voir la surprise sur les visages qui t'entourent. Tu aimes leur montrer que tu n'es pas complètement cette petite gamine pure et innocente. Tu aimes relever ce qui est grand, faire de l'impossible quelque chose de possible parce qu'il n'y a pas de meilleure satisfaction que celle de réussir lorsqu'on a passé sa vie à échouer. Tu as un esprit de compétition très fort, Dorothy. Tu sais qu'on peut te mener très loin si on t'amène sur ce terrain-là. Mais tu as confiance en Sandro, tu as confiance et tu es curieuse de voir jusqu'où ton ami est prêt à aller. Quelle sera la limite entre vous deux ? Quelle sera la limite de vos rires ? Tu as envie de le découvrir tout entier, ce mystère qui porte le nom de Sandro. C'est ton challenge du jour, ton défi à toi.

Tes bras pendus à son cou, tes yeux le détail. Tu aimes cette proximité, cette sensation de danger, d'être au bord de la limite. Comme deux aimants qui s'attirent et se repoussent. Tu as sens son regard sur toi, sur ta bouche, vos visages tout proches. Tu pourrais. Tu pourrais tellement. Juste en te soulevant un peu plus. Juste t'approchant davantage. Tu pourrais. Tu es sûre, alors, que ton cœur exploserait. Tu es sûre que ce serait une apothéose de tout ce que tu ressens depuis le début de ce rapprochement. Tu es sûre que ce serait la définition même du plaisir et de l'ivresse, la définition même du bonheur aussi. Mais tu ne peux pas. Tu ne dois pas. Vous vous étiez promis de prendre votre temps, est-ce que ce ne serait pas rompre cette promesse de s'emparer de ses lèvres ? Tu n'as pas envie de le décevoir, tu as envie de lui montrer que tu es suffisamment forte pour passer ses épreuves, répondre à ses attentes. C'est le seul caprice que tu te refuseras, Dorothy. Tu n'embrasseras pas Sandro ce soir.

Ses compliments te font rougir, ce sourire délicieux ne quitte pas tes lèvres une seule seconde. Tu le regardes, captivée. « Flatteur. » Murmures-tu en le laissant t'enserrer et en savourant son souffle au creux de ton oreille. Ah. Comment vas-tu faire pour te passer de ça, désormais ? Ce don contact électrique, cette chaleur naissant de ton bas-ventre et qui vient t'envahir toute entière. Tu fermes les yeux, bois ses murmures comme on boit ceux d'un prophète. Tu te serres un peu plus contre lui. Il sait relever ses défis. Tu refuses, cependant, te laisser seulement conduire. C'est un défi, tu ne comptes pas lui rentre la tâche facile. Tu as peut-être tors de pousser autant les choses, mais que ce serait une épreuve sans un minimum de difficultés. Alors tu laisses une de tes mains glisser, caresser du bout des doigts les courbes de son dos. Tu te mords la lèvre, Dorothy, une partie de toi trouve ça irréaliste, l'autre succomber totalement. Et alors que tes doigts descendent, les siens remontent. Tu découvres son corps avec une certaine curiosité enfantine, tu touches ces courbes que tu ne soupçonnais jusque-là pas. Est-ce que pour lui aussi, c'est la même chose ? Est-ce qu'il est surpris ? Agréablement surpris ? Tu n'es pas sulfureuse, Dorothy, mais tu as des formes. Des formes qu'on ne peut découvrir qu'en les observant. Une pensée mesquine, droit dirigée sur Payne traverse ton esprit : « C'est qui la gamine, maintenant, est-ce de tête de bite ? ». Tu te retrouves à devoir détacher ton visage du siens, tes yeux s'empressent de chercher son regard et de si plonger sans aucune appréhension. Tu lui souris. Tu voudrais lui faire le même genre de sourire ravageur que lui, mais quand tes lèvres se surélèvent, ça transpire la tendresse. Il est parfait. Pas étonnant que ce soit lui et pas quelqu'un d'autre.

Ton cœur rate la reprise, cependant, lorsque les mots de Sandro t'atteignent. Tu ne t'attendais pas à ce genre de pas vers toi. Tu rougis, perdue, le regard légèrement brillant. Ta main serre un peu plus la sienne. Toi aussi. Toi aussi, tu pourrais. Tu pourrais rêver de ça tous les jours. Ce serait… Tellement bien. Une partie de toi à envie de lui dire de s'y habituer vite, que tu ne demandes que ça. Mais, là aussi, ce serait rompre votre promesse. Là aussi, ce serait allé trop vite. Alors tu te contentes de laisser ton front trouver refuge contre son épaule.

« Je pourrais aussi. »

Mais c’est un mensonge, Dorothy. Tu y es déjà habituée.

Lorsque la musique s’arrête et que tu dois quitter, à regret, ton refuge, tu es toute chamboulée de l’intérieur. Le souffle court, les joues rouges, le regard brillant. T’oses croiser le regard de Sandro, un sourire amusé aux lèvres alors que tu y vas toi-même de ta petite révérence. Mandragoria enchaîne sur un son un peu plus dynamique. Tu pourrais continuer de danser, mais tu sens que ton cœur va exploser. Tu as besoin d’une petite pose pour te remettre de tout ça.

« Tu ne cesses de me surprendre et de me rendre folle, preux chevalier. » laisses-tu échapper. « Tu penses qu’on peut filmer ? »

Tu aimerais garder un peu de ce concert avec toi. Pour le revoir quand ça ne va pas, pour mettre des images et du son sur cette soirée que tu ne pourras jamais oublier. Tu laisses ta main s'emparer de la sienne et ton dos se coller à son torse alors que tu ramènes son bras autour de toi. D'une main, tu tends ton portable pour filmer la scène, un petit moment de pause tout contre lui. Tes lèvres ne résistent pas à venir embrasser sa peau, à s'imprimer sur son bras. Tu ne sais pas si c'est l'alcool qui te fait pouffer.

« Hé, regarde t’as une trace de rouge à lèvre. Ouuuuh, un bel homme qui rentre au dortoir après minuit avec du rouge à lèvre sur son bras, ça va soulever des questions. » Tu ris de plus belle. Ton doigt vient switcher du mode film au mode photo. « On prend un selfie ? Comme les jeunes branchés t’sais. »
:hearts:
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Mer 5 Juin - 0:19

S’il cherchait réellement à mettre des mots sur cette soirée, Sandro réaliserait sans doute qu’il passe par toutes sortes d’envies, d’idées, d’émotions. La surprise en début de soirée, de la voir si belle et étincelante, la joie de pouvoir être à ses côtés dans un concert qui leur plaît tout autant, un jeu pas forcément assumé de gestes et de paroles, des contacts qui se cherchent mais de ne nomment pas, la crainte d’avoir mal fait quelque chose, l’inquiétude de devoir exprimer ce qu’il pensait, le bonheur maintenant d’avoir admis cette attraction partagée et l’envie de profiter, tout simplement. La boucle est bouclée et ce qui compte c’est la joie d’être là, avec elle.

C’est surtout ça, en fait. Être avec Dorothy, se découvrir ensemble, d’une certaine façon. La découvrir sous un autre jour, un autre éclairage. Découvrir qu’elle sait être une créature nocturne curieuse et joueuse, qui avance à tâtons mais avance bien, toujours. Elle ose plus, elle se fait tactile et espiègle. Il adore la voir se transformer, peu à peu, elle réalise qu’elle n’a plus à se brider, qu’elle n’a plus à s’enfermer sous un poids d’incertitudes, sous les chaînes des rumeurs ou des craintes. Il n’a jamais donné de crédits aux rumeurs et il a bien conscience que quoi qu’il arrive, les gens évoluent. Surtout dans un établissement comme Poudlard. Les adolescents sont faits pour évoluer, changer, se découvrir. Au regard de la loi, Dorothy et lui sont majeurs, ça n’empêche pas qu’ils continuent à changer, à progresser, à se chercher aussi.

Sandro, il aimait déjà beaucoup ce qu’il a pu découvrir de Dorothy Martin au fil de leurs discussions et de leurs SMS. Une vivacité d’esprit, une curiosité saine, l’envie de s’intéresser à plein de choses et le plaisir d’en discuter, de partager. Un sourire contagieux et des yeux qui pétillent quand elle se sent bien, heureuse, ou que la conversation la passionne. Il a compris ça, et beaucoup de petites choses comme ça, en elle. Ce soir, il lui découvre plein d’autres facettes qui le troublent, un peu. Mutine et entraînante, elle mène la soirée et il suit son rythme sans aucune honte. Elle aussi, elle sait comment il fonctionne et si elle le défie, elle sait qu’elle arrivera à ses fins.

Il pourrait avoir peur de son slow, lui qui a plutôt fanfaronné… mais en vérité, il est confiant. Il sait ce qu’il fait. C’est lui qui mène la danse – ou du moins, qui essaie – et cette position amène elle aussi son lot de sensations nouvelles. Elle murmure le même mot qu’il a utilisé et il sait bien que ses prunelles à lui doivent pétiller, elles aussi. Depuis combien de temps ne s’est-il pas senti à ce point exalté ? Il est clair que la moindre de ses émotions doit être pleinement visible sur son visage ou dans ses yeux. De la même manière qu’il croit lire des sentiments semblables dans les traits de Dorothy. Ça pourrait l’effrayer, une telle mise à nue. Ça devrait peut-être, d’ailleurs… mais non. Non. Son esprit est tout tourné vers elle, vers les différents points de contact entre leurs corps, vers la douce chaleur qui prend place entre eux, tandis qu’ils tournent lentement. Les paroles de la chanson glissent de ses lèvres pour passer à l’oreille de la jeune femme et il essaie de contenir le frisson qu’il ressent alors que ses doigts à elle glissent dans son dos, dans un mouvement en harmonie avec sa propre main. C’est un contact léger mais l’émotion qu’il en ressent est forte et prenante. Cela laisse peu de place au doute. Dorothy n’est certainement pas qu’une petite rose innocente… du moins, la rose semble pouvoir évoluer en autre chose en gardant la candeur qui est la sienne. Ça l’intrigue.

Il sait qu’il a toujours un sourire charmeur plaqué sur le visage. Il ne peut pas s’en départir, d’autant qu’il sait qu’elle apprécie le voir ainsi. Elle lui sourit tout autant et il voudrait graver son visage dans sa mémoire. Il s’estime chanceux. Il se sait chanceux. C’est certainement  à cause de toutes ses émotions qui se bousculent en lui que cette phrase qu’il a pensé à maintes reprises ce soir s’échappe de ses lèvres. Il n’a pas honte de l’avoir dit, car il le pense. Elle est toujours entre ses bras et il lui semble bien ressentir comme un instant de surprise face à ses paroles. Il la voit qui rougit et sa main serre la sienne. Il aime ces gestes qui sont les leurs désormais, il se demande bien comment il pourra s’en passer de retour à Poudlard.

Elle partage son sentiment et ça le rend heureux. Bêtement heureux. Ils s’y habitueront ensemble, alors. Il laissera du temps au temps, bien sûr, mais il espère très fort. En un instant comme celui-ci, il le sent. Quand la chanson s’achève, il a toujours l’esprit à vif. Cependant, il reprend son rôle de prince danseur et ne perd pas une miette du visage rouge et des yeux brillants de sa partenaire de danse. Autour d’eux, l’ambiance du concert s’échauffe à nouveau et s’accélère.

Lui, il a besoin de quelques secondes de plus pour se remettre de ce slow et de ce corps qu’il a aimé avoir entre ses bras, entre ses mains. Cette femme devant lui, il réalise petit à petit l’emprise qu’elle a sur lui, en tant qu’ami d’une part, en tant qu’homme d’autre part. Et… ça aussi, ça l’effraie un peu, à l’italien. Il se refuserait à avoir le geste de trop, le mot de travers. Il s’en voudrait. Pour ne pas se consumer sous l’effet de cette agitation qui est la sienne, il trouve dans le nouveau morceau un échappatoire. Il commence à esquisser de nouveaux pas de danse, plus énergiques, quand Dorothy le questionne.

- Oh, j’imagine, oui ! J’pense jamais à le faire moi, j’suis un peu vieux jeu là-dessus, j’me dis toujours que c’est avec mes yeux que j’enregistre. Mais c’est vrai que ça peu faire un souvenir !

D’ailleurs, à bien y regarder il y a des gens qui ont leur téléphone devant eux et filment ou photographient. Sandro sait bien qu’en général ce genre de moment donne des vidéos ou des photos le plus souvent ratées, floues ou assez peu visibles, mais qui est-il pour juger ? Et puis, il faut admettre qu’au fil de la soirée, ce qu’il enregistre le plus ce n’est pas forcément le groupe mais bel et bien la jolie Serdaigle à ses côtés.

Elle vient se positionner contre son torse et, une fois de plus, il la laisse faire. Il aime quand ils sont tous les deux ainsi, il sait qu’elle ne doit pas aimer ça, mais quand ils sont ainsi, Sandro il a la sensation de pouvoir pleinement la protéger. Comme s’il l’enrobait, comme une couverture ou un cocon. Il aime ça et ne se fait pas prier quand elle invite son bras à se serrer autour d’elle. Il le fait d’instinct et pose doucement son menton sur sa chevelure.

- T’as la taille parfaite. C’est sans doute quelque chose qui peut la complexer mais lui, il l’aime comme ça. Oui, elle est petite, et alors ? Ça ne définit pas qui elle est, ni la force de caractère qu’elle peut avoir et les connaissances qu’elle a déjà. Une petite taille mais une grande personne. Et une taille pile comme il faut pour qu’ils puissent se retrouver comme ça.

Il se sent juste un peu idiot quand il réalise que ce n’est pas le groupe qu’elle veut filmer, mais eux. Elle embrasse sa peau et il observe un instant le téléphone avant d’embrasser sa tête à nouveau. Dorothy s’amuse de son rouge à lèvres qui marque la peau de l’italien et il a un rire bienveillant sur le visage. Elle le fait rire. Il ne sait pas si c’est parce que les bières ont été bues un peu rapidement mais tout ce qu’elle est, tout ce qu’elle fait… il la trouve touchante. Pleine de contradictions à la fois.

- Ahah, désolé de te décevoir mais ceux de mon dortoir s’en foutront certainement ! Et quand bien même, je ferais planer le mystère au besoin. Je suis un homme mystérieux, hein ! Il fait une moue exagérée accompagnée d’un clin d’œil et, d’instinct, maintient son bras tout contre elle. Il aime qu’elle soit proche de lui, comme ça.

- Mais on est des jeunes branchés, Do ! Hashtag chébrans, même.

Et quand elle prend une photo, il lui fait comme un débile un V avec la main derrière la tête pour des oreilles de lapin. Y’a pas plus has-been.

- Prends-en plusieurs !

Il s’amuse à faire toutes sortes de poses, sérieuses ou non, classes ou non. Il se baisse pour avoir sa tête au niveau de celle de Dorothy, fait des grimaces idiotes. Avec ça, elle a de quoi refaire sa galerie !

- Bon, j’dis pas que je les assumerais demain, j’compte sur toi pour m’envoyer que les meilleures !

Sans doute pas beaucoup, alors. Et tandis qu’ils arrêtent leurs bêtises, la foule s’emballe d’une seule voix. C’est l’un des grands tubes des Mandragoria qui commence, sans doute l’un de ceux qui les a rendus célèbres.

- Hé, c’est Don't Kill the Magic ! Une évidence vu que le premier couplet a déjà bien démarré et que les présents chantent à s’en éclater la voix. Lui-même il commence à chanter et se tourne vers Dorothy, en agrippant naturellement sa main pour la faire danser un peu. Chante ! Fais-moi entendre ta jolie voix !

Ouep, si ses yeux pouvaient enregistrer ce qu’ils voient, ça encore c’est un moment qu’il ne voudrait pas oublier.
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Ven 7 Juin - 1:16


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Ce paradoxe qui est le tien, maintenant que tu y réfléchis, c'est depuis toute petite que tu l'as. Tu tiens ces deux envies contradictoires de naissance. Parce que, d'aussi loin que tu t'en souviennes, Dorothy, tu as toujours eu besoin de ces deux facettes pour vivre. Ce besoin d'amour et de tendresse, mais également ce besoin d'être autre chose que cette poupée adorable qui n'est bonne qu'à en recevoir. Tu as toujours détesté les princesses, mais tu n'as jamais su ne pas rougir de plaisir quand on te traitait comme tel. Tu as toujours voulu être le preux chevalier pourfendeur de dragon, mais qui finissait une fois sur deux par pleurer dans les bras de la princesse (Luke, tu étais très belle en princesse, sache-le). Tu as toujours été cette chose et puis une autre. Cette petite fille et cette guerrière. Tu ne supportais pas d'exister seulement sous l'une de ces facettes. Tu avais un besoin viscérale d'également exister sous l'autre. Il n'était pas toujours aisé d'assumer ce paradoxe, que ce soit pour toi ou pour les autres. Beaucoup s'étaient retournés le cerveau à essayer de comprendre ces deux opposés qui formaient ton tout. Toi-même, tu n'es pas bien sûre de comprendre. Toi-même, tu trouves ça un peu ridicule. Il y a toute cette partie cartésienne de ton être qui rejette cette incohérence qui porte pourtant ton nom. Tu es l'enfant autant que la femme, la princesse autant que la guerrière. Tu es la rose ainsi que l'épine. Pour la première fois, tu commençais à faire la paix entre ce que ta volonté voulait et ce que ton cœur réclamait.

Parce que ça a toujours été une source de conflit, pour toi. C'était une étrangeté de plus à placer sur ta liste, une nouvelle raison qui justifiait le peu d'amour que tu te portais. Quelqu'un de sain, quelqu'un de normal, n'exprime pas ce genre de paradoxe. Un être humain déteste les paradoxes, parce qu'un être humain recherche toujours ce qu'il y a plus de logique pour se construire. Faire les bons choix qui s'imposent, vivre de façon logique, ne jamais laisser rien d'autre que la tête guider sa vie, ce qu'on était. On t'avait maladroitement appris que c'était ça, la vie. Mais ça ne t'avait jamais rendue heureuse, Dorothy. Ça n'avait fait que te culpabiliser de ne pas être pas plus raisonnée, pas plus posée et sûre de tes idées. Mais, au final, où était la faute, où était l'erreur ? Est-ce qu'il était si étrange d'être paradoxal ? Est-ce qu'il était honteux de vouloir être la protectrice autant que la protégée ? Plus le temps passait, plus tu trouvais ton équilibre dans cette incohérence que tu avais autrefois haïe. Il n'y avait pas de quoi rougir, au final. Il n'y avait pas de quoi avoir peur. Chaque être humain aspire à son propre bonheur. Si ton bonheur se trouvait de ce paradoxe, était-ce une si mauvaise chose d'aller le chercher ?

Parce que les yeux de Sandro sont ce paradoxe même. L'italien ne manque pas de tendresse et de douceur à ton égard. Tu te sens précieuse. Tu te sens spéciale, aimée avec le plus pur des amours. Mais à côté de ça, il te déshabille du regard, te fait sentir également désirable. Comme si tu avais un pouvoir d'attraction sur lui, un pouvoir que la tendresse seule ne peut pas obtenir. Il y a dans le fond de ses pupilles, dans les caresses de ses doigts quelque chose de paradoxal. Doux et épicé. Salé et sucré. Et ça te plaît. Il te semble que c'est la première fois qu'on te regarde comme ça et ça ne t'encourage que d'avantage à succomber. Est-ce qu'il voit le même paradoxe que toi, dans tes yeux ? Cet amour doux et tendre et cet éclat de bestialité et de désir que tu ne peux cacher ? Voit-il seulement le tourbillon dans lequel il te laisse te noyer ? Voit-il seulement ce tourbillon qui menace de l'entraîner ?

Toi, t'as mis les deux pieds dedans comme la dernière des imbéciles. Mais tu ne le regrettes pas, tu n'y arrives pas, plus maintenant du moins. Parce que ce paradoxe qui est le tien, Sandro semble le comprendre, Sandro te regarde comme tu voudrais être regardé. Alors tu laisses le tourbillon t'aspirer et tu assumes ton paradoxe sans son entièreté. Parce que tu es sa reine autant que sa princesse, parce que tu es sa rose autant que l'épine tentatrice. Alors tu te perds dans ses bras, tu te permets des frivolités que tu ne te permettrais avec personne d'autre. Il te semble que jamais le paradoxe n'a été aussi simple à vivre.

« Tu es bien le premier à me dire ça ! »

Ta taille a toujours été un complexe comme une fierté. Un autre paradoxe à ajouter sur ta liste. Complexe parce qu'elle t'a souvent desservie, fierté parce que tu as vite compris qu'elle était un excellent moyen de mettre à mal la fierté des gens. Quoi de plus rageant de voir une créature plus faible que soit vous battre. Quoi de plus difficile que d'accepter la défaite quand l'adversaire en face n'a rien d'un combattant. C'était un fait que tu avais très assimilé. C'était devenu, par la force des choses, ta meilleure arme.

Tu te colles un peu plus contre lui, trop faible pour ne pas fermer brièvement les yeux et savourer cette proximité. Tu te sens bien. Enveloppée dans ses bras, cette chaleur pour compagne. C'était bon et doux à la fois. Tes lèvres viennent coller sa peau et tu n'as que peu pas de scrupule à le faire. Spécialement lorsque tu sens les siennes se poser sur ta tête. C'est parfait. Que pourrais-tu espérer de plus si ce n'est rester dans ces bras des heures durant ?

« C’est vrai que tu serais parfait dans le rôle du musicien ténébreux et mystérieux. Mmmh, ça veut dire que je peux te laisser d’autres marques de rouge à lèvre ? »

Des heures durant, oui. Tu te perds dans les rires, dans le bonheur de la joie à son état le plus simple et le plus pur. Juste pouvoir être avec lui, juste pouvoir rire avec lui. Il t'en faut bien peu en vérité, Dorothy. Tu ne te poses plus de questions passé ce stade. Tu n'es que rire, fête et joie. Tu l'accompagnes dans ses poses, tu embrasses sa joue dès qu'elle passe à ta portée. Tu ris, tu n'avais pas ri autant depuis la nuit au trois-balais avec Gus. Tu pourrais prendre goût, devenir accro à cette ivresse, à cette sensation de liberté de bonheur. Tu pourrais devenir accro à ces yeux, ces mains, cette odeur, cette chaleur. Tu ne quittes pas ton refuge, tout cas. Tu n'en as pas l'envie. Il te semble que tout deviendra froid lorsque tu quitteras ses bras.

Don't Kill the Magic, n'est qu'un fond sonore à une tout autre pièce. Tu sais que tu auras du mal à ne pas assimiler ce concert à Sandro. Tu sais qu'il te sera impossible de parler du concert de Mandragoria sans rougir, sans sourire bêtement à toutes ces choses qui se passent et qui te font sentir, lentement, mais sûrement de plus en plus vivante, de plus en plus heureuse. Tu as envie de garder en toi cette ivresse longtemps. Tu ne veux plus rien ressentir d'autre que ça. Tu te laisses guider comme on guide une marionnette, tu n'as plus aucune gêne à le suivre, désormais. Alors tu chantes. Tu te casses la voix en dansant. À la fin de la chanson, tu as le souffle court, mais ça ne t'empêche pas de continuer de danser pour autant. Lorsque la fin du concert sonne, tu es au bout, physiquement. Essoufflée, mais contente, rouge, mais entièrement satisfaite. Ta main n'a pas quitté la sienne, tu retrouves le refuge de ses bras comme-ci c'était devenu une sorte de réflexe.

« Tu veux que je te dise un secret ? » murmures-tu doucement « C’est la meilleur soirée de ma vie. »

Et ça te fait doucement réaliser qu’elle se termine.

« Je ne veux pas retourner à Poudlard. C’est trop bon d’être là. Je ne veux pas… » mettre fin à tout ça « On est obligé de rentrer maintenant ? »
:hearts:
Sandro Clemenza
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Sam 8 Juin - 0:47

- Comme quoi, faut un début à tout !

Phrase bateau mais complètement vraie, d’une certaine manière. S’il y a bien quelque chose sur lequel on ne peut pas agir, c’est sa taille. Il y a certes des mythes de sortilèges d’extension des os mais… rien qui ait porté ses fruits et qui soit bien recommandé. Alors, oui, Sandro sait bien que les gens qui complexent sur leur taille – que ce soit justifié ou non – finissent toujours par s’accepter comme ils sont, faute de pouvoir faire autrement, et cette taille devient l’une de leur caractéristique, ce qui les fait sortir du lot, parfois. Et avoir des gens autour de soi à même de définir ça comme une bonne chose, ça fait toujours du bien. Il l’imagine, du moins, lui qui est un poil plus grand que la moyenne, pour un jeune homme de son âge.

La proximité de Dorothy lui fait du bien. Plus il y pense, plus il se dit qu’au fond de lui, partager de tels contacts avec quelqu’un tout en sincérité et sans arrière-pensée, il en avait besoin. Ça lui manquait bien plus qu’il l’admettra, certainement. Il n’empêche qu’il ne se fait pas prier pour glisser son bras autour d’elle, la taquiner ou laisser sa tête contre la sienne face au téléphone et aux différentes photos qui sont prises. Il s’amuse tout autant qu'elle et leurs rires n’ont rien de feints. Il la trouve magnifique ainsi et sent son corps vibrer à chaque baiser qu’elle appose sur sa peau. Elle n’a pas de filtre et l’italien sent bien la curiosité qui naît en lui autant que l’euphorie à chacun de ces contacts. Il pourrait s’y habituer. Ah ça oui.

Il l’enlace de ses bras et s’amuse de sa question. Il ne sait pas si c’est l’innocence ou un flirt plus poussé. A-t-il besoin de savoir ? Il laisse ses lèvres répondre pour lui :

- Tu fais comme tu veux, Do.

Il inspire son odeur dans sa chevelure rose qui le fascine d’autant plus qu’il a le droit d’en être proche, désormais. Tout proche. Il peut la toucher et se familiariser avec cette couleur si particulière. Une couleur qui ne l’a jamais attiré plus que ça, auparavant, et qu’il ne peut qu’associer à son amie, désormais. Ça lui va bien. C’est un petit quelque chose qui affirme haut et fort cette personnalité qu’elle n’ose pas toujours montrer. Ses cheveux, tout le monde les voit. Ses rires et ses sourires, ses éclairs de génie et ses remarques pertinentes, il sait qu’énormément de gens n’en savent rien. Lui, il fait partie des quelques privilégiés. De ceux qui savent. De ceux qui savourent cette intelligence et cette vivacité d’esprit qui est la sienne. Il est de ceux qui peuvent réellement lui parler et gratter la surface pour découvrir cette femme passionnante qu’elle est. Cette couleur rose, si incongrue, c’est comme une confirmation qu’elle n’est pas qu’une jeune fille de petite taille cachée derrière de grandes lunettes et noyée sous la méchanceté de certains dont elle a été la cible. Non. Elle est une personne à part entière. Elle n’a pas à se fondre dans la masse. Non. Sandro il interprète ça comme ça. Elle a une force et une énergie qui lui sont propres. Elle pourrait renverser des montagnes et changer la face du monde – ou de la musique – qu’il n’en serait pas étonné. Elle a bien plus à dire, à faire et à montrer qu’elle ne le réalise elle-même, cette couleur rose est comme un éclat de folie et d’affirmation qui ne demande qu’à grandir et prendre place dans le monde actuel.

Il ne le dira pas, mais il le croit sans mal, le Serpentard. Et quand il lui dit de faire comme elle veut c’est bien ce qu’il pense. Il ne veut la pousser dans aucune direction. Ce soir, c’est elle la Reine, c’est elle qui fait ce qui lui semble bien. Sandro lui-même est en proie à certaine contradiction et il ne laissera rien gâcher cette superbe soirée. Certainement pas une curiosité envieuse à l’égard de la jeune femme dont chaque geste plus assumé fait naître en lui un désir déplacé. Il ne peut pas s’en empêcher, cette dualité qu’elle lui présente, c’est tout un exercice pour lui. Il la sait jeune et inexpérimentée, il la découvre joueuse et attirante. Qui le lui reprocherait ? Il y a les pensées fugaces qui lui traversent ponctuellement l’esprit et dont il a un peu honte. Il y a les mots sincères et l’espoir d’autre chose, plus tard, quand le temps aura fait son œuvre. Il refuse de s’emporter. Il refuse de renier les paroles qui ont été les siennes. Il est plus fort que ça. Il veut la laisser s’amuser à sa guise, mais il restera le garde-fou. Il lui doit ça. Il tient trop à elle pour se laisser dépasser par ce jeu. Non. Il ne répétera pas certaines erreurs du passé. C’est hors de question.

En attendant, Don’t Kill the Magic s’élève et les paroles le motivent à chanter et danser à nouveau. Il est bon public et il faut admettre que le rythme entraînant de cette chanson ainsi que ses paroles fortes en font un sacré tube. Il est heureux d'entendre Dorothy chanter avec la même énergie que lui et il ne peut s’empêcher de se taire un instant pour l’observer, le regard fiévreux. Elle danse aussi et il la fait tourner, l’enlace, s’écarte et la guide dans une danse des plus décousues mais qui leur appartient, à eux. Une autre chanson enchaîne ensuite puis une dernière. Tout ce temps, ils restent proches l’un de l’autre. Les mains scellées, les corps qui s’appréhendent. Sandro a bien conscience que cette soirée, elle change beaucoup de choses entre eux.

Oui, ils ont dit qu’ils allaient attendre, qu’ils devaient être sûrs, ne pas se précipiter. Il en a besoin autant qu’elle. Pourtant… ce serait tellement facile d’envoyer valser la raison. Elle est à nouveau entre ses bras et l’italien l’enlace vivement, sentant leurs cœurs battre à un rythme effréné qui fait écho à leurs respirations fortes, sous l’effort de la danse et du chant. Quand elle prend la parole pour dire que c’est la meilleure soirée de sa vie, Sandro raffermit son étreinte.

- C’est une soirée magique, je suis d’accord.

Sa meilleure ? Il ne sait pas, il n’est jamais fort pour les échelles de valeur. Il n’empêche que s’il a un top cinq, elle en fait partie sans mal. Il murmure tout contre elle, son visage dans le creux de son cou et elle en fait de même. La perspective de rentrer à Poudlard, c’est vrai que ça jette un froid. Ils n’ont rien affirmé, ici. Ils ne se sont pas donnés d’étiquette ni attribués de rôle. Ils sont Dorothy et Sandro, ils ont passé un concert de folie et ils se sont rapprochés, c’est vrai. Rien d’officiel pour autant. Le Clemenza ne veut pas sauter les étapes. Elle peut très bien se découvrir une nouvelle passion dans quelque temps ? Elle peut très bien ouvrir les yeux sur ses défauts à lui ? Qui sait… ? Des déceptions il en a eu, certaines qu’il a causées, d’autres qu’il a subies. Il ne peut pas… il ne veut pas ou du moins n’ose pas se laisser rêver trop haut, trop loin.

Il sait, pourtant, que ce qui les lie aujourd’hui est unique, beau, presque fusionnel. Il le sait. Il ne voudrait cependant pas imposer quelque chose qui ferait de l’ombre pour d’autres relations uniques, belles ou fusionnelles qu’elle pourrait nouer. Après tout, leur amitié reste récente, non ? Lui aussi il ne veut pas rentrer, parce qu’il a l’impression que ses craintes qu’il sent en lui ne feront que prendre plus de place. Là, tant qu’il est avec elle, qu’elle est dans ses bras, il peut pleinement imaginer. Imaginer plein de choses. Sans même le réaliser, il laisse ses lèvres glisser dans le creux de son cou et se recule.

Autour d’eux, après une salve interminable d’applaudissements et de cris ainsi qu’un ultime rappel, les lumières se sont rallumées progressivement. Maintenant c’est un brouhaha continu des spectateurs qui échangent sur le concert ou prennent la direction de la sortie.

- Non, on peut se promener un peu. Viens. Il se redresse, observe autour d’eux et, toujours sa main dans celle de Dorothy, suit le chemin des gens qui sortent de la salle. Ils reprennent l’escalier par lequel ils sont venus et une fois dehors, débouchent sur la nuit noire. Il fait un peu froid, légèrement humide.

Doucement, Sandro fait en sorte qu’ils se retrouvent un peu à l’écart du groupe des fans qui s’attardent à l’extérieur.

- C’était franchement super bien. Ça fait quelque temps que j’avais pas vu un concert aussi grandiose ! Encore merci pour la place !

Et par grandiose, il parle de l’ambiance dans la foule, de l’énergie sur la scène et le partage entre le groupe et son public. C’est pas la célébrité des artistes ou la taille de la salle de concert qui importent, non. C’est vraiment le fait de réussir à transmettre leur passion et leur vibration à ceux qui les écoutent. Faire tomber le public dans leur univers et faire en sorte que chacun danse ou communie avec les musiciens. Sandro il a toujours été très sensible à ça.

Il passe sa main libre dans sa nuque et ébouriffe un peu ses cheveux. Il a chaud mais la fraîcheur nocturne va sans doute vite les refroidir.

- T’as pas trop froid, ça va ? On peut aller par là si tu veux.

En vérité il connaît pas spécialement le coin mais rien les empêche de marcher un peu. Ils n'ont pas besoin de but, juste d’être ensemble. Avec la nuit, et le calme de Londres qui s’endort, il y a un silence qui s’installe entre eux. Comme une timidité du côté de Sandro, peut-être. La confirmation que ce qui s’est passé dans cette salle de concert n’est pas simplement un rêve de leurs esprits échauffés ou embrumés par la musique. Non. Ils sont bien tous les deux, là, main dans la main et dans une proximité toute nouvelle.

- Je sais pas qui je dois remercier pour t’avoir auprès de moi, mais merci pour ça.

Parce que d’une certaine façon, Dorothy c’est comme un petit miracle qui est apparu dans son champ de vision lors d’une de ses sessions de saxo. Un petit miracle qui a tout bouleversé. Dans le bon sens. Et là, avec cette soirée, elle prend une place qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Elle devient essentielle, incontournable, nécessaire. Tout ce qu’il pense, il n’osera pas forcément le dire. Pas maintenant et sans doute pas comme ça. Ça n’empêche qu’il le ressent ainsi.

Il a besoin d’elle. Il ne l’avait pas réalisé auparavant.


Dernière édition par Sandro Clemenza le Lun 10 Juin - 23:37, édité 1 fois
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Lun 10 Juin - 0:21


I like just being together, with you

I like the dances, we dance together, with you

Feat Sandro & Do

Magique est un mot dont tu n'arrives pas à totalement te satisfaire. Parce qu'il n'y pas que de la magie, dans cette nuit. Il y a aussi du rêve. Si c'est un sort qu'on t'a jeté, qu'on ne le brise pas. Si c'est une malédiction, qu'on ne la lève pas. Tu ne sais pas si Sandro est un doux nectar ou un formidable poison. Tu n'as pas envie de le savoir. Il y a quelque chose d'effrayant dans la force de tes sentiments, dans cette attraction que tu ressens, de plus en plus forte, de plus en plus violente. Tu ne sais pas encore réellement ce que tu veux, ce que tu penses pouvoir avoir. La seule chose que tu sais, Dorothy, c'est que tu veux te perdre dans ce tourbillon qui porte son nom. Tant que ça t'es permis, tant qu'il fait encore nuit. Respirer chaque seconde qu'il te reste tout ce qui fait son être. Graver en toi sa chaleur et son odeur car tu as déjà froid en pensant à Poudlard. Tu ne sais pas combien de temps tu devras attendre avant de retrouver ça, peut-être une semaine, peut-être un mois, peut-être jamais. Il te semble que tu as une éternité à affronter avant de pouvoir ravoir le privilège et le droit d'être dans ses bras. Une partie de toi redoute qu'il trouve mieux ailleurs, une partie de toi tremble à l'idée qu'il se rende compte qu'une fille comme toi apporte son lot de problème et d'inquiétude. Tu te dis qu'il se lassera peut-être. Tu te dis que si ce soir tu es la seule, demain tu ne seras peut-être que la deuxième. Tu ne veux pas être deuxième. Quand ses bras te serrent un peu plus tu frisonnes, quand ses lèvres frôlent ta nuque ton souffle se trouble et tu luttes pour refreiner ce désir brûlant de demander plus. Tu avais besoin de ça. C'était si bon. Si vrai. Si enchanteur. Tu avais besoin de ça. Besoin de lui. Besoin de vous. Ce sentiment de vie qui t'emporte lorsqu'il te montre que tu existes, lorsqu'il te montre ce qui l'attire, ce sentiment de vie, oui, ça n'a pas de prix.

Tu avais toujours vu l'adolescence comme une période sans sens. Comme une perte forcée d'innocence. C'était à tes yeux, la claque dans qu'on ne pouvait éviter. Celle qui réveille douloureusement l'enfant pour l'informer que la vie n'était pas un conte de fées. Celle qui expulse de l'enfance pour vous jeter dans la cour des grands. C'était un passage obligé. Mais la jeunesse pouvait être belle, aussi. Il y avait bien des gens qui arrivaient à rendre cette période de la vie plus belle que toutes les autres…. Et pourquoi pas toi ? Pourquoi pas vous ? Tu t'accroches à son t-shirt comme on s'accroche à une bouée de sauvetage. Pourquoi pas vous, oui ? Pourquoi pas, pour une fois, essayer de rendre les choses belles. Rien qu'une fois.

Il accepte de prolonger le rendez-vous et tu ne peux empêcher le soulagement d'adoucir tes traits. Encore un peu. Juste encore un peu. Encore un peu de ce rêve, encore un peu de cette chaleur. Tu as peur de ce que tu ressentiras lorsqu'il ne sera plus là pour te réchauffer, lorsque tu n'auras plus son odeur sur toi, tu as peur. Alors tu veux graver le maximum de lui en toi, il te semble qu'il te faudra au moins ça pour supporter l'absence. Main dans la main, tu quittes avec une légère pointe de regret cette salle qui contient tous vos secrets, cette salle que tu ne peux plus assimiler qu'à lui, désormais. L'air vrai bat ton visage, tu replaces une mèche qui te barre le visage derrière ton oreille. Autour de vous, les gens discutent, échangent, rigolent, la petite ruelle autrefois déserte est maintenant pleine de vie. Sandro t'entraîne un peu à l'écart, cette main toujours dans la tienne que si toi, ni lui ne semblait vouloir détacher.

« Ne me remercie pas, c’est moi qui t’es fait découvrir Mandragoria, je me devais de t’emmener voir ce que ça donne sur scène ! Puis… Fin… C’était aussi une bonne excuse pour passer du temps avec toi, je ne regrette pas. D’une certaine façon, merci à toi. »

Même si merci, c'est bien peu de choses comparé à ce que tu as envie de lui dire de lui transmettre. Merci, c'est un début, c'est un dixième de ce que tu voudrais lui dire. Merci devient rapidement un mot fade, pour toi, quand tes sentiments s'emballent. Mais tu as peur de ce que tu pourrais dire, comment. Si tes sentiments sont effrayants pour toi, ils le sont sûrement pour d'autres également. C'est un peu le grand drame de ta vie. Tes sentiments qui t'emportent puis qui te brisent. Tu ne sais pas si c'est juste toi ou si c'est de famille. Tu n'as jamais vraiment pu poser de mot sur cette façon si spéciale de ressentir. C'est du tout ou rien. C'est sans demi-mesure. Tu donnes tout ou tu ne donnes rien. Tu es consciente que c'est un extrême effrayant, qui imposent un certain nombre de responsabilités que tu ne veux pas donner. Tu ne veux être un poids pour personne, surtout pas pour lui en tout cas. T'aimer toi, ça demande de prendre certaines choses en compte. Tu n'es pas bien sûre d'avoir le courage et le droit de lui demander ça. Pas ce soir, pas alors que tout va si bien. Tu as peur de tout gâcher, tu ne veux pas tout gâcher. Le vent s'engouffre dans ton dos dans un léger frisson et tu te colles un peu plus à lui en quête de chaleur.

« Hmhm, je n’ai plus froid. »

Plus maintenant. Tu presses un peu plus cette main que tu tiens. Tu devras la lâcher dans peu de temps, maintenant. Mais tant qu'il te permet de la garder, tu n'as pas l'intention de desserrer ton emprise. Tes talons résonnent sur les pavés londoniens, petit à petit le brouhaha se fait moins présent, petit à petit la nuit reprend ses droits. Tu lèves les yeux vers ce ciel noirâtre, les étoiles ne brillent pas beaucoup au-dessus de la ville. Est-ce à cause de la lumière ? Ou est-ce typique des villes moldues de se cacher au ciel ? T'aurais bien voulu chercher les constatations, c'est un jeu devenu presque quotidien pour toi, depuis quelques mois. Mais ce ne sera pas pour ce soir, d'autant plus que Sandro continu de faire vibrer ton cœur, encore et encore, l'assaut de ses mots te surprennent, tu t'arrêtes, rouge, ton cœur à rater la reprise. Tu pourrais lui reprocher cette facilité avec laquelle il met à mal ta maîtrise de soi, mais tu n'en as pas le cœur. Tu n'as jamais eu l'impression que ta vie avait un impact, une importance, tu n'as jamais eu la sensation d'être attendue, désirée. Tu n'as pas de belles histories, de beaux mots à mettre sur ta venue au monde ou sur ton enfance. C'était banal. Froid. Tu avais pris ça pour quelque chose de normal, à l'époque. Ta main se presse un peu plus contre la sienne.

« Tu peux te remercier toi, alors. C'est parce que c'est toi que je suis là. » Tu lui offres un sourire timide, presque honteux. Comme-ci la chaleur de bars avait réveillé votre bestialité et que le froid extérieur vous ramenait à des contacts plus doux, plus purs. Ton désir n'a pas disparu, cependant. Mais pour l'heure, c'est plus ton cœur qui bat que ton propre corps. « Comment dire, je me suis souvent sentie vide et incomplète. Il y a des moments où la tristesse est tellement forte qu'on ne finit par plus rien ressentir du tout. C'est comme une espèce de mécanisme ultime de défense. Pour ne pas devenir fou, le cœur se ferme. L'instinct de survie prend le dessus. Jusqu'à récemment, je m'étais faite à l'idée que ce serait toujours comme ça. Je pensais ce mécanisme de défense irréversible. Mais j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui m'ont petit à petit fait comprendre que ce n'était pas le cas et tu en fais partie. Pour être tout à fait franche, là, maintenant, je ne me sens plus vide et incomplète. Je crois que c'est à cause de toi. »

Tu rougis, Dorothy. Tes yeux se perdent un moment sur son visage avant de fuir vers le sol et les bâtiments alentour. Tu ne sais pas si tu as bien fait de lui révéler ce genre de secret, c'est sorti tout seul, tu n'as pas tellement réfléchi. Tu ne quittes pas sa main, tu viens distraitement jouer avec une mèche de cheveux.

« On m’a jamais remercié d’être là. Est-ce que… Est-ce que c’est un peu vieux jeu de te retourner le compliment ? Je crois… Je crois que je pourrais réellement devenir accro à tout ça. Est-ce que… Ce serait mal, de finir par vouloir… Prolonger tout ça ? Je crois que je vais avoir un mal fou à ne plus pouvoir être comme ça avec toi, après ce soir. »

Et c’est peut-être un caprice supplémentaire. C’en est certainement un.

« J’ai une dernière demande égoïste. » déclares-tu en laissant tes yeux remonter courageusement vers lui. « Tu veux bien m’accorder une dernière danse ? J’ai besoin de prolonger ce rêve un peu plus longtemps. »
:hearts:
Sandro Clemenza
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Mer 12 Juin - 0:21

Sous le ciel nocturne, Sandro prend conscience que cette soirée va lentement mais sûrement arriver à son terme. Ce n’est pas une surprise, mais ça devient maintenant concret. Trop, peut-être. Parce que le concert est terminé et que l’air frais de la nuit londonienne agit comme une douche froide, presque. Il est encore sur son petit nuage par rapport à tout ce qui a pu se passer dans ce bar. La musique, entraînante. Le groupe, génial. Dorothy, dansante, tactile, captivante, fascinante, désirable, belle, femme, taquine et douce à la fois. Désormais, la fin du concert amorce la fin de la soirée. La main de la Serdaigle est toujours dans la sienne et il se refuse à la libérer de son emprise. A en croire la fermeté avec laquelle les doigts de la jeune femme se referment sur les siens, il en est de même de son côté.

Lui, il ne sait pas bien quoi dire. C’est agité, dans son esprit. Il y a ce qu’il ressent, ce qu’il espère, ce qu’il craint, ce qu’il croit savoir et ce qu’il s’imagine. Ça se bouscule. C’est compliqué de faire pleinement la part des choses, de déterminer ce qu’il faut faire, et comment. Cela fait bien longtemps qu’il ne s’est pas retrouvé dans une telle situation et… il ne veut pas merder. Clairement, il ne veut pas. Il sait qu’il suffirait de pas grand-chose pour faire le geste de trop, avoir la parole de trop. Elle a vu juste en lui, il a besoin de temps pour s’assurer que toutes ces émotions qui le parcourent sont les bonnes. Qu’elles s’appliquent de manière juste et belle à Dorothy. Qu’elles font écho à tous les sentiments qu’il croit lire dans les yeux de la Serdaigle, cette sincérité qu’elle n’arrive pas à contenir, quand elle le regarde. Tout ça, ça le trouble, et même si la soirée est géniale, presque parfaite, même, il ne sait toujours pas s’il mérite cette attention. S’il doit s’en estimer digne. Il est incapable de juger, en cet instant, il sait simplement qu’il ne veut pas la voir partir, tout autant qu’il craint de laisser son impulsion prendre le dessus.

Non, il en faut pas gâcher tout ça. Ce moment est spécial, jusqu’à présent. Différent de ce qu’ils ont partagé jusque-là. C’est… animé, envoûtant, franc. Ils ont toujours été francs l’un envers l’autre, depuis qu’ils se connaissent (du moins, il le pense). Ils en sont très vite venus à partager beaucoup de choses, leur passion de la musique, petit à petit des coups de cœur dans d’autres domaines, le cinéma aussi, des commentaires sur la vie à Poudlard…  la question des sentiments, pourtant, n’a jamais été pleinement effleurée. Comment serait-elle venue dans la conversation, après tout ? Ce que l’on ressent à la vue d’un message ou quand on quitte un instant suspendu sur fond de musique ou de lecture, c’est complètement autre chose que passer plusieurs heures de totale liberté avec la personne qu’on apprécie, sans filtre, dans un cadre enchanteur et passionnant. C’est différent. Le Clemenza serait bien incapable de dire en quoi, réellement. L’alcool peut-être ? Il n’a pas l’impression d’avoir abusé, de son côté et c’est la première fois qu’il boit avec Dorothy, il n’a aucune idée de sa tolérance à l’alcool, mais elle lui paraît tout de même en pleine possession de ses moyens. La musique, sans doute ? Ce groupe qu’elle lui a fait découvrir et qui lui a plu instantanément, ces chansons qu’il n’a eu de cesse d’écouter depuis, de murmurer les paroles ensuite, quand il était seul. Ou simplement cette sensation que cette proximité, ce soir, répond à un besoin qu’ils avaient depuis quelque temps désormais ? Comme une envie naissante, non assumée jusque-là. Sans doute que Sandro n’était pas le seul, finalement, à avoir des images furtives qui lui traversaient l’esprit, ou à jeter des coups d’œil appuyés sur Dorothy, parfois, quand elle ne le regardait pas.

Ce qui est sûr, c’est que ce qui se passe là, entre eux, ça change radicalement le lien qui les unit. Ce ne sont plus simplement deux amis aux échanges enthousiastes. C’est plus que ça. Ce n’est pas un simple plaisir chaste et amical de se voir, de discuter. C’est plus que ça. Les mots ne sont pas complètement posés. De son côté, sans qu’il le réalise vraiment, il n’ose pas, il ne veut pas dépasser une certaine limite. Ses gestes sont certainement plus courageux que ses paroles, parce qu’il ne voudrait pas se tromper. Ni pour elle, ni pour lui. Il ne voudrait pas affirmer quelque chose et le regretter plus tard. Pire, qu’elle le regrette, elle. Il ne veut pas qu’elle se trompe non plus. Il ne veut pas qu’en allant trop vite, ce soir, elle se retrouve dans une situation délicate plus tard, si jamais… si jamais elle reconsidère tout ça. Si une autre opportunité d’être heureuse se présente sur sa route. Si quelqu’un de son âge, quelqu’un de… de mieux ? Devient l’objet d’une affection qu’elle n’avait pas vue naître, jusque-là. Ce serait possible, non ? Il ne veut pas le croire mais c’est une crainte qui ne le quitte pas. Et quand il parle, il a le sentiment que ses mots sont loin de refléter l’intégralité de sa pensée. Il pourrait dire bien plus encore, mais il la remercie, elle d’abord, puis tout ce qui a pu la mettre sur son chemin.

Ce sont des moments comme celui-ci qui réveillent en lui sa croyance en Dieu. Peut-être que ce dernier ne l’a pas complètement abandonné. Peut-être qu’il lui laisse une chance, en la personne de Dorothy Martin ? Ne t’emballe pas, Sandro. Si elle savait toute les pensées qui le traversent, toutes ses contradictions et ses croyances absurdes… peut-être qu’elle aurait envie de fuir.

Tout ce qu’elle dit est hésitant et beau. Enfin… il trouve ça beau et un fin sourire naît une fois de plus sur son visage. Il la trouve mignonne. C’est fou comme ce paysage nocturne les fait changer du tout au tout. Dans le silence de la ruelle dans laquelle ils progressent, ils ont perdu de leur fougue et de leur jeu. Ils sont sincères et peut-être plus embarrassés, l’un comme l’autre. D’un geste, Sandro glisse sa main libre dans les cheveux de la jeune femme. Il ne trouve pas les mots pour répondre à sa remarque comme quoi cette soirée était aussi une excuse pour qu’ils passent du temps ensemble. Lui aussi il est entièrement conscient de ça, et satisfait. Et quand elle se rapproche de lui, indiquant qu’elle n’a plus froid, il la laisse faire et profite même de cette proximité à laquelle il a su s’habituer tout au long de la soirée.

- Ça peut le faire comme ça aussi. Mais si jamais tu commences à avoir froid, j’peux te filer ma veste. Tu me dis, surtout.

Sa veste en jean lui a tenu chaud pendant le concert, peut-être un peu trop s’il en croit la sueur qu’il ressent toujours dans son dos. Maintenant qu’ils sont dehors, la fraîcheur ambiante lui fait du bien, finalement. Et s’il tombe malade à cause du changement de température… bah, ça lui fera simplement une bonne excuse de rater les cours !

Il a conscience, des fois, d’être un peu un cliché maladroit face aux choses du cœur. Tantôt gauche, tantôt cash, tantôt gentleman d’un autre temps. Il a jamais bien su ce qu’il devait faire et comment le faire avec les filles et, parfois, ce sont des souvenirs de vieux films qu’adore sa tante qui lui reviennent en mémoire. Ça peut sembler ridicule, mais c’est vrai. Des charmeurs à l’italienne aux acteurs américains ou britanniques en grand sourire de dents blanches, toujours très courtois mais qui arrivent parfaitement à leurs fins. Après tout, il n’y a pas de livre pour apprendre à correctement séduire une personne qui nous plaît. Ça change toujours selon la personne que l’on a en face de soi. Alors il fait avec les références qu’il peut, et les erreurs dont il a compris les leçons. Leurs mains sont toujours scellées et, tandis qu’ils marchent en silence, Sandro détaille avec curiosité les lignes de Dorothy, ce dos qu’elle lui présente, elle qui marche, rêveuse, légèrement devant lui.

Les mots qui glissent de ses propres lèvres l’étonnent presque. Il ne sait pas si c’est approprié, là encore. Il ne sait pas si c’est trop ou pas assez, en vérité. C’est simplement l’expression de ce qu’il ressent, là, de suite. Il est heureux d’être avec elle et il se sent chanceux pour ça. Alors il lui dit. Il a toujours eu un regard avisé, Sandro, et il remarque bien qu’il la trouble, avec ses paroles. Elle recherche le contact de leurs mains, de leurs doigts, et il fait écho à ses mouvements. Il l’écoute, suspendu à ce qu’elle dit, à la fragilité qui émane d’elle. Il sent que c’est important, ce qu’elle exprime. Il sait que c’est important parce qu’elle en est gênée, ensuite, les yeux qui esquivent les siens, les joues rouges, puis cette main qui joue avec une mèche, comme elle le fait parfois, peut-être pour reprendre contenance ou se cacher derrière un geste qui semble anodin.

Elle reprend la parole, pleine d’hésitations et de questions et… il sait pas quoi dire. Il a peur, en vérité, de faire ou dire quelque chose qu’il ne faudrait pas. De la perdre encore plus dans ses incertitudes qu’elle exprime. Lui aussi il est perdu, d’une certaine façon, entre cette passion qui grandit en lui depuis le début de la soirée et cette amitié, précieuse, qu’il veut préserver à tout prix, en plus de cette innocence qu’elle affiche à bien des reprises. Elle paraît nettement plus vulnérable, à présent, qu’elle ne l’était dans le bar, entraînée par la musique et la chaleur de l’instant. Cette main dans la sienne, il la porte une nouvelle fois à ses lèvres, une fois, puis deux, puis trois. Son geste est bref et quand leurs yeux se croisent, il a conscience que les siens doivent être brillants, toujours, et sans doute plus fermes, peut-être. Il se redresse et il lui faut du temps pour que les mots lui viennent.

- Je suis triste à l’idée que tu aies ressenti ça. Je sais qu’on a tous de telles périodes, plus ou moins difficiles. Plus ou moins douloureuses. Lui aussi il a son lot de sombres pensées, après tout. Les trois petites cicatrices à son poignet droit, tellement discrètes qu’on ne les voit que si on s’y attarde réellement ne diront pas le contraire. Il ne lui en a pas parlé. Ça viendra, sûrement. Il ne tient pas à accabler les autres de choses qui sont certainement futiles ou difficiles à comprendre. Mais quand elle s’exprime comme ça, il a envie de la protéger, de lui promettre que ça ne se reproduira plus.

Cependant, il sait qu’il ne peut pas promettre ce genre de chose. Sa nature pessimiste par bien des moments reprend le dessus, c’est pourquoi il a tendance à ne jamais jurer des choses trop sérieuses, trop impossibles à affirmer.

- Tout ce que tu me dis, Do… tu n’as aucune idée d’à quel point ça me touche. Tu me touches. Je ne veux pas que tu ressentes ce genre de choses quand tu es avec moi. Je ne suis pas un sur-homme, mais je veux être de ceux qui t’aident à surmonter ça. Que ce soit loin, loin derrière toi.

Elle l’a remercié, une fois de plus. A croire qu’elle n’arrive pas à prendre un compliment pour elle, rien que pour elle. Il en sourit, amusé, autant qu’il se laisse envahir par la dualité qui le traverse. Lui aussi il veut rester avec elle, toujours plus, éternellement. Mais il est de ceux qui refusent à trop rêver. Il ne le dira pas, cet instant mérite qu’il y plonge entièrement. Parce qu’il le veut, et elle aussi. Il sait les limites qu’il s’impose et sait qu’il ne les franchira pas, ce soir. L’air nocturne lui permet de réaffirmer cela. De se réaffirmer cela. Rien qui ne l’empêche de profiter jusqu’au bout, toutefois.

- Tu ne sais pas ce que l’avenir te réserve, Dorothy. Je refuserais que tu te sentes obligée de quoique ce soit, à Poudlard. J’ai besoin… j’ai besoin de savoir que quoiqu’il arrive, tu ne te mettras aucun frein. Je veux te savoir heureuse, c’est ça qui compte. Heureuse, simplement heureuse.

Elle lui demande une danse. Elle le surprend une fois de plus, dans le bon sens. Il a conscience que ses propres paroles ne lui plairont peut-être pas entièrement mais il a envie qu’elle les entende, tout de même. Sauf que la contradiction qui habite le Clemenza, autant que cette recherche de proximité contre laquelle il est incapable de se battre, répondent déjà pour lui. Il a toujours sa main dans la sienne et s’est éloigné à peine ce qu’il faut pour faire une révérence.

- Tu n’es pas égoïste, ma Reine. Je veux danser avec toi, moi aussi. Je veux que ce rêve continue encore un peu, comme tu dis. Parce que c'est un beau rêve. Il me plaît bien. Il la rapproche contre lui et, un peu à la manière de leur slow précédent, il laisse ses bras enlacer son corps. Cela se fait le plus naturellement du monde, comme si déjà leurs corps s’étaient habitués à cette proximité, à cette nécessité de se sentir, l’un contre l’autre. Ses mains dans le bas de sa taille, son visage penché droit face au sien, les yeux dans les yeux.

Il se met à fredonner un air qui lui revient. Rien à voir avec les Mandragoria. C’est l’air d’une balade de jazz qu’il joue parfois. Il chantonne et ne détourne en rien son regard du sien. Il ne veut pas perdre une miette de ce moment. Il s’interrompt juste un court instant et lui souffle, dans un sourire :

- J’espère que j’aurais d’autres occasions de te voir aussi rayonnante, Dorothy.

Et il se remet à fredonner.
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro]

[CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro]
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