[CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro]

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Dorothy Martin
Queen of Salt
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Ven 14 Juin - 13:06


I like just being together, with you

I like the dances, we dance together, with you

Feat Sandro & Do

C'est là le rôle même de l'adolescence. Une période agitée, violente, placée sous le signe de changements qu'on n'a pas toujours la force d'assumer. Il te semble qu'il est normal d'être blessé, normal d'être esquinté par la vie à votre âge. Même si c'est injuste pour certains, même si c'est ridicule pour d'autres. On ne peut pas ressortir indemne d'une telle période de sa vie, on ne peut pas la traverser sans jamais trébucher. Bien qu'elle ne soit pas la même pour tout le monde, chacun avait en lui une blessure nommée adolescence dont la cicatrisation menait, finalement, vers l'âge adulte. Quand tu regardais les gens qui t'entouraient, c'est un des premiers points communs que tu remarquais. Vous en aviez tous bavé, vous en aviez tous souffert. Sandro ne faisait probablement pas exception. Il y avait dans ces deux grands yeux bleus quelque chose, une lueur de fragilité, de doute. Il te semblait que derrière ses yeux se cachaient autant de blessure, autant de cicatrice que les tiennes. Il te semblait que, lui non plus, n'avait pas été épargné par cette tempête tumultueuse qu'est la transition entre l'enfance et l'âge adulte.

Alors que ses lèvres t'électrisent, te ramène à ces sentiments tumultueux, à ces pulsions que tu te dois de contrôler par respect pour les promesses que vous vous êtes échangés, ses mots, eux, te ramènent doucement à la réalité. Il n'y a plus de musique derrière laquelle se cacher, plus d'alcool avec lequel s'excuser. Il n'y a plus que le silence troublant de la nuit et la brise froide qui arrive lorsque le soleil vient éclairer l'autre partie du globe. Il n'y a plus de fièvre, entre vous. En fait, il te semble qu'il n'y a pas que sincérité. Comme si la fête était passée et qu'il était temps de faire les constats, de laisser des sujets plus sérieux être la cible première de vos pensées. Tu n'aurais probablement pas engagé la conversation sur ce genre de terrain, mais l'heure était visiblement aux confidences et tu as envie d'être sincère avec lui. C'est comme-ci, en te montrant, tu voulais l'aider à faire ses propres choix. Parce qu'il n'y avait pas que la danse et l'euphorie, en toi. Il y avait des choses bien plus sombres, bien plus bancales. C'était un tout, tu voulais qu’on t’aime et qu'on t'accepte pour ce tout. Tu l'avais bien dit à ta mère, tu voulais lui dire aussi. Tu ne voulais pas le voir s'enticher du masque, tu ne voulais pas le voir se fourvoyer. Il te semble que tu n'aurais pas la force d'aller au bout de ce chemin pour le voir, au final, déçu du mensonge qu'il a un jour pensé être toi. De même, toi, tu avais aussi besoin de le connaître, de poser des mots, des couleurs et des images sur ce tout qu'était Sandro Clemenza. Toi aussi, tu ne voulais pas te tromper. Toi aussi, tu ne voulais pas regretter.

« Tu sais, je pense que c'est notre lot à tous. » Laisses-tu échapper avec un léger sourire. « Je pense que personne ne peut se vanter d'avoir traversé l'adolescence sans en avoir été profondément blessé. Après tout, c'est aussi à ça que ça sert. » C'est un passage obligé, une épreuve imposée pour vous faire comprendre que la vie n'est pas un conte de fées, que l'injustice existe et qu'il fallait faire avec. Ce n'était, objectivement, pas juste. Il te semble qu'il n'y a rien de plus destructeur que de retirer le filtre de l'enfance à quelqu'un. Se rendre compte que le monde n'est pas tel que nous le pensions, se rendre compte qu'il n'est pas si bon. Admettre et accepter la cruauté d'un univers qu'on a longtemps fantasmé, c'est un processus long. L'être humain n'est pas bon, le monde n'est pas beau. C'était une vérité difficile à accepter. « Je ne sais pas si tu connais cette chanson… Dans Teen Idle, il y a tout un passage qui dit Adolescence didn't make sense, A little loss of innocence, The ugliness of being a fool, Ain't youth meant to be beautiful ? Je suis plutôt d'accord avec cette vision des choses. On perd un peu de notre innocence et on se rend compte que tout n'est pas aussi simple, on côtoie pour la première fois le pire de nous-même. Ce n'est pas tragique en soit, ceci dit. Je pense toujours, qu'au-delà de ça, la vie reste belle. En fait, je pense qu'elle devient belle justement parce qu'on a pu voir toute sa laideur avant. »

Après tout, on se rend compte de la valeur de quelque chose seulement après l'avoir perdue. On se rend compte de l'importance de la vie après avoir cherché à la piétiner. On se rend compte de la nécessité de l'amitié après se l'être fait retirée. On se rend compte de la beauté de l'amour quand on a été privé. Tu n'arrives pas à totalement regretter ton parcours, tu n'arrives pas à voir quelque chose de négatif dans toute cette traversée du désert que tu as subi. Une partie de toi à conscience que c'est grâce à elle que tu en es là aujourd'hui. Une partie de toi sait que sans elle, tu n'aurais pas pu rencontrer Ethan, Argus, Bertram… Tu n'aurais pas pu le rencontrer lui. Lui qui prend tant de place dans ton univers, lui que tu observes du coin de l'œil, lui qui a les plus beaux yeux bleus, lui et son regard brillant. Tu as, d'une certaine façon, conscience que se sont les évènements qui t'ont profondément changé et que sans toutes ces épreuves, tu n'aurais probablement pas fait la moitié du chemin que tu as parcourue jusque-là. Pour la première fois, tu as envie d'être fière de toi. Tu lui offres un sourire doux, tes doigts caressent les siens.

« Je ne ressens pas ça quand je suis avec toi. Mais je ne veux pas te mentir ou me faire passer pour ce que je ne suis pas. Si on doit prendre le temps d'une décision, je veux que tu puisses faire tes choix en ayant tous les éléments me concernant. Je peux être comme j'ai été ce soir, mais je peux être aussi tout le contraire également. La vie fait que j'ai beaucoup d'insécurité et quelques faiblesses. Je ne peux pas te promettre de sourire tous les jours, de rire tous les jours. Il y a des fois où je pleure et où je suis au plus bas. Ça fait aussi partie de moi, je veux que tu aies également conscience de ça. Aucun de nous n'est un sûr homme, mais c'est aussi pour ça qu'on peut s'aider l'un l'autre. Quelqu'un de parfait ne pourrait pas comprendre nos faiblesses. Moi… Moi aussi, je ne suis pas parfaite, alors moi aussi, je peux comprendre tes faiblesses. »

Et tu veux les comprendre, pour faire tes propres choix. Tu veux les comprendre pour être là, agir au mieux le concernant. Parce qu’il serait mentir de dire que tu ne te mets pas une certaine pression le concernant, ce serait mentir de dire que tu n’as pas l’obsession de faire les choses biens. Tu ne veux pas rater ton coup, tu ne veux pas détruire ce que tu as construit. Pas avec lui, pas maintenant. Aussi, lorsqu’il te parle d’avenir, lorsqu’il te demande de ne te mettre aucun frein tu secoues négativement la tête. Tu n’en as pas l’intention. Tu ne veux pas faillir à ta promesse, parce que ce serait malhonnête, ce serait ne pas lui faire confiance, dans un sens. Si tu n’es pas prête à lui faire confiance, est-ce qu’espérer quelque chose de cette relation vaut encore le coup ? Sûrement pas.

« Je n'ai pas l'intention de rompre ma promesse. Je vais réfléchir, sans pour autant me fermer à ce qu'il pourrait m'arriver. Je veux que tu fasses pareilles, pour que ce choix soit vraiment quelque chose de sûr et pas seulement un choix par défaut. » Même si… Même si tu n'es pas vraiment sûre de pouvoir assumer ce qu'il se passerait si Sandro venait à trouver quelqu'un de mieux. Tu ne sais pas si tu serais capable d'accepter de le voir dans les bras d'une autre, de savoir qu'il y a quelqu'un d'autre qui peut embrasser sa peau, tenir sa main, se plonger dans ses yeux, avoir le droit à cette douceur qui te fait fondre, sentir ce souffle qui te fait frissonner d'un plaisir enivrant et délicieux. Tu ne pourrais pas, en fait. Tu le réalises, tu ne pourrais pas. Si c'est pour son bonheur, à lui, seulement à lui, tu sais que tu n'en montreras rien. Tu sais que de façade, tu seras assez forte pour lui donner ta bénédiction et sourire de cette happy ending qu'il mérite. De façade, seulement, tu te connais assez, tu as suffisamment conscience de tes sentiments pour comprendre qu'intérieurement, ce serait une fin que tu n'accepterais pas. Une fin qui te détruira. Mais que ne ferais-tu pas pour le bonheur des gens qui retiennent en otage ton cœur ? Que ne ferais-tu pas pour voir sur le visage de ces personnes, que tu aimes au-delà des mots, un sourire sincère ? C'est probablement ce qui te mènera à ta perte. Pour eux… Pour eux, tu serais capable du plus grand des sacrifices. « Même si j'espère que celle que tu trouveras au bout du chemin, ce sera moi… » C'est un murmure à peine formulé, un souhait égoïste que tu ne parviens pas à totalement taire. Parce que c'est la vérité, tu veux que ce soit toi. Tu veux que ce soit toi et personne d'autre. Parce qu'il te semble… Oui, que tu tombes petit à petit amoureuse de lui.

Il se recule, accède à ta requête. Un léger sourire orne tes lèvres. Tu as envie de lui dire que tu pries pour que ce rêve n'en reste pas un. Est-ce que votre relation pourra réellement revenir à la normale après ça ? Est-ce qu'au final la limite n'a pas déjà été franchie ? Alors que ton cœur bat la chamade, alors que tes yeux se plongent dans les siens. Alors que tout ton corps frisonne au contact de ses mains. Tu peux sentir son odeur, son souffle. Tu n'as pas froid, non, comment le pourrais-tu ? Tu as lâché sa main pour venir trouver le refuge de ses épaules. Tu réalises, que tu ne veux pas voir ce rêve ne rester qu'un rêve. Tu ne veux pas voir quelqu'un d'autre te voler ça. Une partie de toi se dit que même si cela devait arriver, tu le voudrais toujours. Mais tu ne peux pas être gourmande, tu dois prendre le temps de réfléchir à ce que tu veux vraiment, à ce dont tu as besoin réellement. Amis, amour, quelle était la bonne voie, quel était le bon choix ?

« J’espère aussi, tu es beau Sandro. »

Ta main est venue se glisser contre sa joue, une caresse douce, une caresse qui fait écho au regard brillant qui est le tien. Il te suffirait de peu pour venir cueillir ses lèvres, pour t'imposer une réponse quant à ce que tu désirs vraiment. Il suffirait d'un rien pour voir ton cœur exploser sous le coup de tout ce que tu pourrais ressentir en l'embrassant. Il suffirait d'un rien pour prononcer ces mots que tu n'as pas le droit de prononcer. Mais tu n'as pas le droit de lui faire ça, de te faire ça. Ce serait trahir sa confiance et pourtant, tu ne demandes qu'à le garder contre toi, qu'à ne l'avoir que pour toi. Tu voudrais, en retournant à Poudlard hurler à la face du monde que la place est prise, que c'est fini. Mais tu ne peux pas. Il ne t'as jamais été aussi difficile de ne pas céder à tes pulsions, Dorothy.

Tout contre lui, tu ne sais pas combien de temps dur votre danse. Tu as envie de lui demander si tu pourras quand même le toucher, si tu pourras quand même partager un petit peu de cette proximité nouvelle avec lui. Tu n’as pas quitté ses yeux une seule seconde, tu n’as pas été en mesure de masquer la lueur dans ton regard.

« Je ne veux vraiment pas rentrer… Mais il le faut, n’est-ce pas ? »

Il le faut. Le rêve ne peut pas durer au-delà du lever du soleil. Dans ton conte, le rêve prend fin quand la nuit s’évanouie. Parce que la nuit c’est votre moment. Le moment où les secrets n’existent plus. Tu es encore tout contre lui. Tu ne veux pas te détacher de lui.

« Tu te souviens, pendant la première partie du concert, quand on m’a bousculé. Je crois qu’à ce moment-là j’aurais pu t’embrasser. J’en avais vraiment envie. J’en ai toujours envie. Mais je fière de n’avoir pas céder. Tu es le premier garçon que j’ai envie d’embrasser. Quand j’aurais ma réponse, ma vraie réponse, j’espère que tu seras toujours ce premier garçon. »
:hearts:
Sandro Clemenza
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Mer 19 Juin - 23:43

Personne n’aurait pu anticiper cette soirée, d’une quelconque manière. Ni dans ce lien qui s’est renforcé entre eux, prenant une forme bien différente, plus tactile, plus… passionnée, ni dans ce qui se passe désormais entre eux maintenant qu’ils ont quitté l’ambiance surchauffée du bar pour l’air frais et nocturne de Londres. A l’euphorie du concert succède une conversation plus franche. Sans doute moins évidente, il sait pas. Il a la sensation de se laisser porter autant que Dorothy. La Serdaigle a une facilité pour mettre des sentiments en paroles qui le fascine. Elle sait dire les choses bien comme il faut et bien que cela trahisse parfois sa fragilité, cela prouve aussi la lucidité avec laquelle elle ressent. Une maturité qu’il a déjà remarqué au fil de leurs échanges jusque-là et qui s’affirme d’autant plus que cette soirée est déterminante. Déterminante en tout. Il le sait.

Parler de l’adolescence la fait légèrement sourire mais il sent bien à son attitude que cela n’a rien d’un sujet évident. Qui peut prétendre avoir vécu une adolescence idyllique, de toute façon ? Elle bien raison.

- C’est sûr. On est tous cons quand on est ado. Con envers soi, con envers les autres. Les adolescents peuvent être impitoyables lorsqu’ils agissent en bande, lorsqu’ils pensent être dans leur bon droit, meilleur ou plus fort qu’untel. Avec des gestes, avec des mots, ils jouent à se faire mal et si parfois ce n’est plus du jeu, ils ont tendance à l’oublier. Elle cite une chanson et il l’écoute avec attention. Non, je ne connaissais pas mais c’est bien vrai. Il y a de belles choses dans l’adolescence, toute une découverte de soi, des autres, du monde… Après, on a pas forcément tous les mêmes armes pour déchiffrer ce qui nous entoure. Ou on met pas tous le même temps pour y parvenir. L’important c’est qu’on y arrive.

Là encore il n’y a pas de mode d’emploi pour bien vivre son adolescence. Surtout si elle est synonyme d’une plongée sans ceinture de sécurité ni airbags dans un monde de magie délirant et violent à la fois. L’adolescence n’est déjà pas facile à vivre quand on la vit dans une continuité de l’enfance, en étant un minimum informé de ce qui va suivre, alors que dire lorsque ce qui était évident ne l’est plus ? Lorsque tout ce qu’on a appris, cru et compris avant est balayé d’un revers de la main ? Cette violence là, purement contextuelle d’une certaine façon, Sandro n’a pas su l’appréhender. Il n’a pas eu l’aide qu’il aurait du avoir pour ça. On l’a sorti de son cocon pour le faire débarquer à Poudlard et ça… c’est toujours une plaie ouverte, au fond de lui. Il sait que son parcours est partagé par bien d’autres. Il a compris qu’il n’avait certainement pas à se plaindre, que certains autres moldus ou cracmols tueraient pour avoir ses pouvoirs ou la chance d'étudier dans cet établissement. Mais l’italien, comme n’importe quel gosse, il avait déjà des craintes évidentes quand il avait 11 ans. Quelle serait sa vie ? Son frère resterait-il son modèle ? Est-ce que ses parents resteraient fiers de lui ? Serait-il accepté des autres ? Des questions que tout le monde se pose. Sauf qu’elles se sont décuplées, elles se sont bousculées, certaines demeureront sans réponse quand d’autres ont pris des tournures qu’il ne veut pas s’admettre, maintenant.

La vie est belle mais il espère ne plus avoir à vivre un tel bouleversement. L’adolescence est suffisamment difficile sans devenir « magique ». S’il est toujours là c’est qu’il est arrivé à dépasser tout ça et les mots de Dorothy vont dans ce sens. Il peut être satisfait de ça. L’adolescence est une étape. Il y en aura certainement bien d’autres ensuite. Il espère être à même de mieux les affronter. Surtout s’il n’est pas seul. Il ne sait pas ce qui traverse l’esprit de la Serdaigle mais le contact de leurs doigts entrelacés lui fait du bien. Comme une évidence, un ancrage dans la réalité. Cette amitié, cette personne, cette Dorothy Martin prend une place essentielle dans sa vie. Avec ses sourires et ses beaux yeux, avec ses jolies phrases et cette vivacité qui ne la quitte pas, dans ses réflexions comme dans son attitude. Jamais il n’a eu l’occasion de décortiquer aussi bien ce qu’il ressent. Vis-à-vis d’elle et vis-à-vis de plein de choses. Parce qu’ils ne s’embarrassent pas de raisons pour parler de quelque chose. Déjà, via SMS, c’était un peu ça. Et ce soir, à pouvoir profiter de l’autre pendant plusieurs heures, il réalise que c’est pareil. Il pourrait refaire le monde sans discontinuer avec elle, échanger sur des réflexions qui lui traversent l’esprit, parfois, et qu’il n’ose formuler. Des choses du quotidien ou des pensées absurdes.

Même s’il n’est pas certain de pouvoir traduire ses émotions aussi bien qu’elle, il les exprime. Il ne tait rien de ses craintes, de sa volonté qu’elle soit bien, heureuse et épanouie avant toute chose. Si c’est avec lui, au final, il en sera parfaitement enchanté, si ce n’est pas avec lui, il l’acceptera. Il n’est pas homme à forcer les choses et envers elle, il a la sensation de ne pas être complètement à la hauteur, il craint de l’abîmer ou de la décevoir. C’est humain comme ressenti, certainement. Il n’a jamais été réellement un play-boy qui séduit en une parole, promet le monde et se moque de savoir ensuite s’il tient ses promesses ou non.

- Je ne sais pas comment tu fais pour viser aussi juste avec tes mots, Do. C’est un de tes mille talents. Il est incapable de détourner son regard du sien parce qu’elle sait se dévoiler bien mieux que lui. Il a la sensation que le plus expérimenté des deux, finalement, n’est peut-être pas celui que l’on croit. Elle parvient à parler avec une aisance incroyable des choses qui animent le cœur du brun. Ses craintes et ses espoirs. Je pense… je pense qu’une histoire est belle quand elle n’est pas simplement idyllique. La vie n’est pas un film et on a tous plusieurs facettes. Je me doute bien que tu n’es pas parfaite, comme je te le dis, je ne le suis pas non plus. Un soir comme ça, inconsciemment peut-être, je veux que tu conserves une belle image de moi. Pourtant… je peux être très con, j’ai beau avoir découvert le monde sorcier il y a plus de huit ans, bien trop de choses me dépassent ou m’effraient encore, là-dedans. Je suis souvent trop cash, je sais être vulgaire et impulsif, j’ai des croyances que je n’arrive pas à m’ôter de la tête et… et un jour je te dirai combien ce monde magique n’a jamais rien eu d’un rêve, pour moi, quand-quand j’ai reçu la lettre.

Il a la voix hachée et craint de plomber l’ambiance avec ses mots. Il n’aime pas retenir l’attention pour des sujets comme ça. Il ne cherche pas à ce qu’on le plaigne mais il sait que s’il veut être honnête envers Dorothy, ce sont des choses qu’elle devra entendre à un moment ou un autre. Il ne veut pas l’accabler, toutefois, et prend une grande inspiration en secouant la tête.

- Mais ce soir, il nous reste encore un peu de temps ensemble et je veux que ce moment soit idéal jusqu’au bout. On verra bien ce qui nous attend, dans l’immédiat ce qui m’importe c’est d’être auprès de toi. C’est moi qui te dis de réfléchir, je compte bien en faire tout autant. Notre amitié est superbe et si cela doit devenir… autre chose, ce ne sera jamais par défaut. Jamais.

Il dit cela avec fermeté parce qu’il en est convaincu. Il ne prendrait jamais ce risque de flétrir ce qui a su naître entre eux. Cette complicité et cette honnêteté qu’ils ont tous les deux, il n’a pas le souvenir d’en avoir connu avec quelqu’un d’autre. Rien qui soit aussi… innocent, mais dans le bon sens du terme. Une volonté sans sous-entendu, sans attendre plus de l’autre. Pouvoir parler sans forcément anticiper quelque chose de plus. Simplement échanger et pouvoir s’observer droit dans les yeux et s’intéresser avec passion à ce que dit l’autre. Son murmure le trouble et il a peur de partir dans une grande phrase s’il s’exprime, alors il sourit et souffle simplement : Si tu fais de grands gestes au bout du chemin et que tu balances des Lumos Maxima je suis sûr de ne pas te rater !

Il lui fait un clin d’œil amusé et répond ensuite à sa requête. Il aime l’avoir contre lui, ce contact devient sans cesse plus familier et puisqu’elle en semble ravie il ne s’en prive pas. Ses bras enlacent la Serdaigle, son visage proche du sien, il ne manque pas ses frissons et il constate d’autant plus que son propre corps y répond, comme en approbation. Elle déclare qu’elle le trouve beau et sans pouvoir s’en empêcher, Sandro sent ses joues s’échauffer. Elle ne fait pas de détour, Dorothy. Elle dit les choses et ça le touche. Ça le touche tout autant que cette main sur sa joue, dont il espère qu’elle ne remarquera pas le rougissement léger qui est le sien. Lui, il ne perd rien de ce regard qui le détaille, il n’ose pas parler parce qu’il pourrait se perdre dans ce geste, dans ce visage tout droit rivé vers le sien, dans leur intimité.

Doucement, il s’arrête de fredonner et à la place, murmure : Mi piaci da impazzire… (*)

Il triche parce qu’il ne traduit pas. Lentement la danse s’achève et ils s’arrêtent, toujours les corps proches l’un de l’autre, toujours ce jeu de regard qui est le leur.

- Il le faut. Il le répète à son tour, sans rien cacher de son désarroi. Seulement, s’ils veulent avancer, ils ne peuvent pas se contenter de faire de ce soir un simple rêve.

Quand elle reprend la parole, le cœur de Sandro s’agite une fois de plus, que répondre à ça ? Oh, Do… C’est tellement honnête, là encore. Certaines pourraient être honteuses d’une telle admission, elle, elle en fait une force. C’est beau, là encore. Tout en elle est beau, cette attitude et cette transparence qu’elle a envers lui, c’est comme un trésor à protéger. Elle ne doit même pas se rendre compte de… de l’honneur, en vérité, de ce qu’elle lui dit, de ce qu’elle admet et de ce qu’il ne peut s’empêcher d’anticiper déjà, au fond de lui. C’est lui, cette fois, qui lève la main pour caresser sa joue à elle, pour perdre ses doigts dans ses mèches et dans son cou.

- J’y ai pensé aussi, tu sais. Et pas qu’une fois. Tu es une personne superbe, Dorothy, dans tous les sens du terme. Tu es belle toi aussi, je le dirais autant que nécessaire pour que tu l’acceptes, et tu es rayonnante, tu as une énergie et une vivacité d’esprit que je trouve fascinante. Je pourrais me poser simplement pour te parler toute la nuit. J’aime discuter avec toi. Lui qui n’est pas forcément le plus grand bavard qui soit, avec elle, tout change. Je pourrais… je pourrais t’embrasser aussi. Ce n’est pas l’envie qui manque mais, ce ne serait pas honnête. D’autant plus si tu me dis que c’est ton premier baiser. Tu ne mérites pas quelque chose qui soit sous le simple coup de l’impulsion. Je ne veux pas faire le pas de trop, Dorothy. J’en ai envie, j’en ai sacrément envie, je ne te dirais jamais l’inverse. Seulement, cela sera nettement plus beau quand tu sauras, quand je saurais également si c’est la bonne décision à prendre. Je ne voudrais rien faire dans la précipitation qui te blesserait, Do.

Il dit ça un peu embarrassé, lui aussi. C’est bien la première fois qu’il parvient à faire preuve d’un tel self-control en la matière. Les précédentes filles avec qui il est sorti étaient du même âge que lui, avec plus d’expérience. Jamais il ne s’est réellement demandé, avec elles, comment il projetait leur histoire. Non, rien d’à ce point honnête et réfléchi. C’était parfois bien trop éphémère, d’ailleurs. Ce qui paraît être une bonne idée sur le coup ne l’est pas toujours. Il ne prendra pas ce risque avec elle, quitte à la frustrer, quitte à se frustrer.

- Ne m’en veux pas de vouloir nous accorder un peu de temps, en tout cas. Les histoires sur un coup de tête sont souvent décevantes ou éphémères. Il dit cela sans être pour autant la science infuse, mais il l’a remarqué par son petit vécu autant que celui de certains de ses potes. Tu ne seras jamais un coup de tête. Ou une expression plus crade encore.

Il la rapproche doucement de lui, à nouveau, et la serre en silence dans ses bras, fort mais sans lui faire mal, du moins il l’espère. Son visage niché dans l’angle de son cou, il inspire et ferme les yeux. Il veut bien faire les choses avec elle, même si c’est difficile, même si ça peut paraître bizarre ou vieux jeu, il s’en fout. Dorothy Martin c’est tout autre chose.

Il ne sait pas combien de temps ils restent ainsi, au milieu de la rue, dans le silence de la nuit londonienne. Plusieurs minutes, peut-être et finalement, à contrecœur :

- On rentre ?

C’est moche d’initier le retour, mais il faut bien.


_________________

(*) Mi piaci da impazzire → Je t'adore/Tu me plais


Dernière édition par Sandro Clemenza le Sam 22 Juin - 16:46, édité 1 fois
Dorothy Martin
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Jeu 20 Juin - 23:40


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Feat Sandro & Do

Il y a un petit air d’été dans le vent qui souffle, comme un petit air de vacance. Cette soirée, c’était peut-être votre été à tous les deux, vos vacances à tous les deux. C’est un temps intense mais éphémère. Un court laps de temps pendant lequel la vie quotidienne passait au second plan pour ne vivre que l’instant présent. Tu es désireuse de voir ce rêve vacancier se prolonger, tu voudrais qu’il dur assez longtemps pour emmener Sandro sur le sable chaud, laissez vos gorges se désaltérer de boissons fraîches, apprécier le contact de l’eau, admirer les feux-d'artifices, laisser la chaleur vous alourdir et le chant des cigales vous bercer. Tu voudrais qu’il dure assez longtemps, suffisamment pour laisser le coup de soleil marquer ton cœur, l’euphorie de la fête s'emparer de vos esprits. Tu voudrais qu’il dure suffisamment longtemps pour que vos lèvres se scellent, pour que ne jamais les beaux jours ne prennent fin. Tu voudrais, tu voudrais tellement. Mais tu ne peux pas. Parce que Sandro a raison, parce que vous n’êtes pas dans un film et qu’une histoire ne peut pas seulement être idyllique. Une histoire, une vraie, a des hauts et des bas, des imperfections. Une histoire, une vraie histoire, doit prendre son temps pour être raconté. Ni toi, ni lui, n’avait le droit d’aller à l’encontre de cela. Parce que ce n’était ni ton but, ni le sien de faire de cette nuit quelque chose d’idyllique. Ton but, le vrai, c’était surtout de rendre ça vrai.

Vous avouez vos défauts ou du moins admettre leur existence à quelque chose de rassurant. Tu ne sais pas s’il prend toute la mesure de ce que sont tes faiblesses, de ce qu’est ce côté redouté de ta personnalité. Tu ne sais pas non plus si tu prends toute la mesure de ses faiblesses à lui. Les mots que Sandro a choisis ne sont pas anodins, ils t’évoquent quelque chose de cruel, quelque chose d’effrayant. L’enfance et l’adolescence n’épargnent personne. La vie ne fait aucune discrimination, entre et les pécheurs et les saints elle prend, encore et encore. Mais t’aimes croire que tout ça est derrière lui. T’aimes croire que tout ça est derrière vous. Ces échecs, ces épreuves, sont après tout la raison même de votre présence ici. T’aimes croire que tu n’as pas traversé tout ça pour rien. Qu’il y a un sens, une raison à tout cela. T’aimes croire que cette souffrance n’était pas gratuite et que c’est grâce à elle que tu tiens là, aujourd’hui. T’aimes croire que c’est aussi le cas pour Sandro. T’aimes croire que, qu’importe ce qu’il a pu traverser, cela va mieux aujourd’hui, t’aimes croire qu’il a pu en ressortir grandi. C’est tout ce que tu lui souhaites, en tout cas.

Tu ne dis rien, parce qu'il te semble que ce n'est pas le bon moment pour en parler. Il y a des sujets qui devront être abordés, mais il fallait y aller doucement. Étape par étape. Ce genre de confession ne se force pas. Tu ne le forceras pas, ce n'est pas ton genre. Tu sais qu'extirper la vérité de force est bien souvent contre-productif. Puis, comme le dit Sandro, il ne faudrait pas aller gâcher une si belle nuit. Alors tu ranges ta curiosité dans un coin. Tu n'attendras pas sa vérité, ce soir. Tu trouves qu'il serait beaucoup plus beau et fort que cette confession vienne de lui, qu'elle se fasse selon ses règles. Ce genre de choses se mérite. Puisque tu en étais à lui accorder du temps, tu pouvais tout aussi bien lui en accorder également sur ce sujet-là.

« Jamais. »

C'est une promesse qui te plaît. Vous ne serez jamais autre chose par défaut, c'est quelque chose qui sonne délicieusement à tes oreilles. Tu aimes le sérieux avec lequel il considère l'avancée de votre relation, tu aimes ce temps qu'il vous accorde, cette délicatesse dont il fait preuve. Il ne cède pas à la facilité, c'est quelque chose qui te plaît, qui te rassure aussi. L'amour est un sujet tellement compliqué, il fait remonter tant de complexes. Au-delà de tes envies, tu sais que tu dois prendre le temps d'y réfléchir, de peser le pour et le contre, de te sentir prête à assumer ce genre de relation. Parce qu'aimer quelqu'un est une sacrée responsabilité et tu voulais être certaine de pouvoir lui apporter ce dont il avait besoin. Il n'y avait rien de pire que se précipiter et de blesser ceux qu'on aime en voulant aller trop vite. Tu ne veux pas le blesser. Tu ne veux plus jamais blesser qui que ce soit. Un léger rire franchit le seuil de tes lèvres alors que tu laisses la chaleur de ses bras t'entourer de nouveau. La danse repart tu fermes les yeux, profite de son de voix tant que tu peux l'entendre encore. Bientôt, Sandro murmure en italien. Tu n'as aucune idée de ce qu'il a pu dire, mais tes joues s'empourprent et ton cœur bat un peu plus fort. La curiosité te pique, tu as envie de savoir, parce que tu penses que ces mots te concernent, que ces mots t'étaient adressées directement.

« Tu triches. » Laisses-tu échapper. « Tu me dis des choses que je ne peux pas comprendre. C'est tricher, ça. »

Tu pourrais lui en vouloir, mais ta moue ne dure même pas une seconde.

« Mais je devine que c'est quelque chose qui devrait me faire plaisir, n'est-ce pas ? »

Tu te colles un peu plus à lui. Le temps que dure la danse, tu ne perds pas une seconde du spectacle qui t'offre. Tu imprimes toutes les images que tu es capable d'imprimer. Tu imprimes la pulpe de ses lèvres, le teint rosé de ses joues, l'éclat de ses yeux. Tu imprimes tout ce que tu vois pour les garder précieusement près de toi. La danse finit déjà et tu ne sais que tu ne pourrais pas en demander une autre. C'est la fin. Toutes les belles histoires ont une fin, tous les rêves se terminent un jour. Il fallait à présent de détacher l'un de l'autre, mais la force te manque. La déclaration que tu lui fais est sincère, c'est la dernière, tu veux marquer le coup. Quelques mots d'amour avant la séparation, quelques gouttes de ce rêve d'été avant la fin de la soirée. Tu ne t'attendais pas à une réponse, mais Sandro a le don certain de te surprendre. La main qu'il pose sur ta joue te fait frissonner, tu ne résistes pas à l'envie de venir poser ta main sur la sienne pour presser un plus ses doigts contre ta peau, pour sentir un peu plus ce contact privilégié qui est le vôtre. Ce qu'il te révèle te laisse le souffle court, te laisse avec le goût de l'espoir en bouche. Lorsque ça arrivera… C'est une promesse, une promesse que ça arrivera un jour, n'est-ce pas ? C'est le signe que, peut-être, ce rêve pourrait devenir, dans un futur proche, réel. Tu as envie d'y croire. Tu veux y croire. Tu mentirais si tu prétextais le contraire. Secrètement, c'est la fin que tu espères avoir.

« Je ne t’en veux pas, Sandro. Je te respecte pour ça. Si tu veux autant bien faire les choses, c’est que dois compter pour toi. C’est plutôt flatteur, en vrai. » Tu lui souris, même s’il est dur de ne pas l’embrasser là, tout de suite, même s’il est dur de ne pas venir cueillir ses lèvres. « J’ai dit que j’attendrais. C’est ce que je vais faire. Tu seras ma décision, pas mon impulsion. »

Il te semble que c’est, là, le geste le plus sincère que tu peux lui faire. Vous deux, ça ne sera pas un coup de tête, ce ne sera pas une impulsion passagère. Même si ça ne sera pas éternel, vous deux, ce sera vrai. C’est la promesse que tu te fais. C’est la promesse que tu tiendras. Qu’importe le temps que ça durera. Vous deux, ce sera une histoire vraie, une histoire que tu n’auras pas honte d’avoir vécu.

Tu te sers contre lui dans une dernière étreinte, avant de quitter ce Londres rêveur, avant de quitter le rêve une bonne fois pour toute. Tu te sers contre lui et tu t’enivres de son odeur. Tu en as besoin. Tu vas faire les choses biens. Il verra. Tu travailleras dur pour. Tu vas jouer le jeu, réfléchir de ton côté pour prendre la meilleure des décisions. Tu joueras le jeu jusqu’à pouvoir lui dire qu’il est ta décision et que tu n’as jamais été aussi sûre de toi. Tu finis par le quitter à regret. C’est d’un hochement de tête un peu fataliste que tu lui prends la main pour transplaner à Poudlard.

« Il faut bien. Viens, je nous transplane

Lorsque tes pieds touchent le sol et que la silhouette du château se dessine devant toi, tu ne peux retenir un soupir empreint de déception. Il ne t'avait pas manqué, ce foutu château. Tes yeux se posent sur ton compagnon, ta main toujours dans la sienne. Tu ne la lâche pas jusqu’à avoir atteint les portes de ta salle commune. Il te faut quelques secondes pour trouver le courage de la lâcher, cette main. Tu ne tournes pas des talons, cependant. Une fois que tu auras franchi cette porte ce sera finie. Alors, avec un fin sourire, tu lui intimes de fermer les yeux. Tu attends qui s’exécute avant de t’approcher à pas de loup pour embrasser sa joue, à la commissure des lèvres. Un baiser doux, un baiser qui transmet, tu l’espères, toute la force de tes sentiments.

« La prochaine fois, j’espère avoir le droit de t’embrasser autre-part. Bonne nuit Sandro, dors bien. »
:hearts:
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro] Sam 22 Juin - 17:17

Bien sûr qu’il triche. C’est pratique de savoir parler une langue qu’elle ne maîtrise pas. Ou du moins pas complètement, parce que jusque-là elle a toujours fait une élève appliquée lorsqu’il lui a appris quelques rudiments d’italien.

- Oui, ça te ferait plaisir.

Il n’y a rien de honteux dans cette expression qui s’est échappée de ses lèvres, bien au contraire. Elle traduit à la fois le plaisir et l’adoration que l’on a envers une personne. Elle correspond très bien à l’instant et au ressenti qu’il a, à l’encontre de Dorothy. L’italien, cela fait parti de ce qu’il est et il aime entretenir cette origine, lui qui n’y vit plus réellement. Avec son oncle et sa tante, ils n’utilisent que leur langue natale, heureusement, et il trouve parfois des interlocuteurs – certains insoupçonnés – au sein de l’établissement pour pratiquer, toujours.

S’il y a quelque chose de sérieux dans son attitude, le brun l’accepte entièrement. Dans la fragilité et l’innocence de la Serdaigle, Sandro a trouvé là une mission qu’il s’impose. Celle de la chérir comme il le faut, de l’amitié à… l’amour, il ne prendra pas cette décision à la légère. Il ne répétera aucune des erreurs du passé. Il se montrera à la hauteur de ce qu’elle est et de l’importance qu’elle a su prendre, en peu de temps, dans son quotidien. Le moindre geste, le moindre contact et le moindre de ses sourires renforce l’attraction qu’il s’admet sans faille, désormais.

Oui, il est bien auprès d’elle et voudrait que cette nuit ne se termine jamais. Oui, il pourrait lui admettre monts et merveilles et réaliser après coup combien il le pense, combien il se projette, petit à petit, un avenir concret auprès d’elle. Oui, il pourrait lui dire que ça lui fait peur, aussi. Peur d’échouer ou d’abîmer par maladresse la personne qu’elle est. Peur de fauter, d’une manière ou d’une autre et de la blesser au passage. Il a parfaitement conscience de ça, et c’est pour cette raison qu’il refuse de se précipiter. Pour elle comme pour lui, s’accorder un peu de temps, laisser reposer les choses, s’extirper de la forêt des émotions pour aller plus loin et s’assurer de prendre les bonnes décisions… il sent que c’est le mieux à faire. Ce n’est pas évident, mais c’est le mieux, pour eux deux.

Il lui dit et, fort heureusement, elle le comprend. Elle a toujours un sourire heureux sur le visage qui le prend à son tour, par contagion. Il acquiesce de la tête et profite de quelques longues minutes à la serrer tout contre lui. Il en a besoin et elle aussi, parce qu’elle l’enlace avec autant de force. Ils savent tout deux que la soirée arrive à son terme. Même s’ils ne le souhaitent pas, on ne peut pas arrêter le temps.

Ils sont silencieux quand ils se séparent, certainement tristes de savoir que ce rêve d’un soir va s’achever. Il prononce quand même les mots fatidiques : le retour à Poudlard. Une évidence. Signe que tout a changé, toutefois, leurs mains restent jointes comme elles l’ont souvent été, ce soir.

- Bien, chef !

Il la laisse initier le transplanage qui les ramène face à l’établissement. Le château les surplombe et avec lui, des questions et des craintes. Déjà, Sandro espère que sa volonté d’attendre est la bonne décision. Déjà, il craint que le quotidien de l’établissement les éloigne ou les rende plus… honteux ? Timides ? Il ne sait pas. Oui, il a des craintes mais il n’en dira rien. Il profite des quelques minutes qui les mènent devant la salle commune de Serdaigle. Ils ne parlent pas. Leurs doigts entrelacés expriment à leur place l’attachement qu’ils ont l’un pour l’autre.

Quand elle se retourne vers lui, le brun se demande si son visage traduit sa tristesse. Elle, elle a une idée en tête et il fait ce qu’elle lui demande, à savoir fermer les yeux. Puis, dans l’obscurité il entend un léger bruit de pas et… des lèvres sur sa joue et des mèches qui effleurent son visage. Un baiser doux et plein de promesse, à l’image de ce qui s’est construit ce soir. Il rouvre les yeux et sait très bien que ces prunelles pétillent, une fois de plus.

- La prochaine fois. Souffle-t-il dans un murmure.

Déjà elle se recule mais il ne peut s’empêcher d’agripper prestement sa main. Il la serre une dernière fois dans la sienne et la lève à ses lèvres. Ça aussi, ça a déjà eu lieu au cours des heures précédentes, mais quand il porte ses lèvres sur la paume de sa main, il y met une tendresse infinie. Il la relâche ensuite et se redresse, ses yeux dans les siens.

- Bonne nuit, Do. Dors bien.

Le chemin jusqu’à sa propre salle commune est plus long qu’il ne devrait l’être. Dans son esprit, il se repasse en boucle ce qui a pu se passer ce soir et un sourire heureux ne le quitte pas. C’est vrai, dans l’enceinte de Poudlard, c’est différent mais… ce concert, cette soirée, il n’a rien inventé. Tout cela s’est bien passé et sa joue s’en souvient encore nettement, légèrement chaude à l’endroit où la Serdaigle l’a embrassé.

Peu importe ce qui se passe ensuite : c’était une belle soirée.
Ce qui suivra le sera tout autant. Il veut le croire.
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Re: [CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro]

[CLOS]I just wanna, really wanna dance [Pv Sandro]
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