« Caw caw ! » — What does the crow say ?

Sandro Clemenza
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Sandro Clemenza
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« Caw caw ! » — What does the crow say ? Lun 10 Juin - 23:10

« Caw caw ! » — What does the crow say ? MQGc0D5

LUNDI 18 FÉVRIER 2029.
ft. @Enoch Leszczynski.

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Sandro n’a jamais été un grand fan de l’hiver. Il est de ceux qui trouvent cette saison déprimante et triste. Il faut dire qu’il n’aime pas spécialement le froid et la neige le laisse le plus souvent indifférent. N’allez pas lui parler de sports d’hiver, ce n’est pas quelque chose qu’il a spécialement eu l’occasion de pratiquer. En vérité, c’est une période de l’année qui le rend particulièrement mélancolique voire même agressif, un peu. Il a du mal à se l’expliquer. Ou peut-être qu’il ne veut tout simplement pas se l’expliquer, ce serait remuer trop de souvenirs et se rappeler, une fois de plus, combien l’Italie lui manque, et plus particulièrement la maison Clemenza, à Palerme.

Enfin. On a dit qu’on n’en parlerait pas. L’avantage dans un établissement comme Poudlard, c’est qu’il se passe toujours plein de choses. Cela donne une multitude d’occasions de se changer les idées et éviter de se morfondre ou s’apitoyer sur son sort. Nope. L’italien ne supporte pas quand il est comme ça et fonce sur la moindre occasion pour sortir, déconner ou se retrouver dans des situations improbables. Heureusement, Sandro peut compter sur ses camarades de chambre et ses quelques amis pour cela. Ce week-end, on l’a encore embarqué dans une soirée à Pré-au-Lard et ça lui a fait du bien. Il a déconné, ils ont joué à des jeux à la con – il a encore bien des progrès à faire aux fléchettes – et dimanche il s’est réveillé avec un bon gros mal de crâne. De toute façon, avec tous les trucs plus étranges et inquiétants qui se passent, ces derniers temps, il faut bien ça pour faire un break.

C’est moche à dire, pas spécialement glorieux, mais c’est vrai. Quand il veut se poser, si ce n’est pas dans des soirées bruyantes, il opte à l’inverse pour le plus grand calme et le son de son saxophone. Il y a un peu plus d’une semaine, il a fait une jolie rencontre sur fond de musique en la personne de Dorothy. Depuis, comme ils se le sont promis, ils s’envoient une multitude de messages, de musiques ou commentaires sur des artistes qu’ils se font découvrir l’un l’autre. Ça aussi, c’est une bouffée de fraîcheur bienvenue. C’est un peu tout ça qui participe à son équilibre et fait qu’il évite de trop se laisser sombrer dans sa mélancolie, quand le froid est partout.

Ce lundi, exceptionnellement, les cours ont été annulés et un certain nombre d'élèves participent à une chasse au trésor inter-écoles. Ceux qui n'ont pas été retenus pour l'événement scrutent de manière presque compulsive l'application créée pour l'occasion. Le Serpentard fait mine qu'il s'en moque... ce n'est pas tout à fait vrai, mais il aime bien être à contre-courant, parfois. S'il lance de temps en temps l'application en question, c'est juste pour voir. Dorothy et Beckett participent, alors... c'est simplement pour se tenir au courant, rien de plus.

Pour Sandro, ce jour de repos ça lui a permis de passer son dimanche à pas faire grand-chose, et là… il bosse. C’est pas forcément le mec le plus appliqué mais il veut s’en sortir. Ce monde sorcier le rend fou par bien des aspects, le crispe pour une multitude de raisons, mais il veut tout de même se donner des armes pour pleinement l’appréhender. Il a besoin de ça. Alors il s’est lancé voilà un an et demi dans le pari fou d’une bi-licence. Autant dire qu’il doit mettre les bouchées doubles. Il n’est pas spécialement brillant. Il a des matières avec plus de facilité que d’autres, cependant, il n’a rien d’un premier de la classe. Il est de ceux qui s’accrochent.

Ça passe par finaliser avec une camarade de classe un devoir commun en Étude des Runes dans ce Salon commun qui grouille toujours d’activité, le plus souvent des nés-moldus ou des sorciers curieux et ouverts d’esprit. L’autre étudiante est partie il y a de ça cinq minutes, après qu’ils aient achevé la conclusion de leur dossier, et le voilà qui s’accorde un break. Il a récupéré dans son sac, à côté du fauteuil qu’il occupe, l’un des journaux italiens auxquels il est abonné. Il feuillette donc La Gazzetta dello Sport qu’il a reçu au courrier du matin, tout en piochant distraitement dans un sachet de pralines.

Tout autour, le salon est agité, comme chaque après-midi, avec des petits groupes un peu partout qui commentent la chasse inter-écoles. Avec ce bruit en arrière-fond, Sandro arrive miraculeusement à s’enfermer dans une bulle de concentration et entame silencieusement la lecture de la page des résultats de volley-ball.


Dernière édition par Sandro Clemenza le Dim 16 Juin - 15:36, édité 1 fois
Enoch Leszczynski
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Re: « Caw caw ! » — What does the crow say ? Mer 12 Juin - 21:00

caw caw !
Non, Enoch ne s’était pas inscrit à la fameuse chasse inter-école. Pas qu’il ait eu peur de voyager dans les portails douteux. Ni qu’il n’eut pas envie de s’amuser (d’autant que ce genre d’activités avaient pour habitude de susciter chez lui une certaine excitation). C’était plus par instinct de préservation que le Gryffondor ne s’était pas jeté sur les inscriptions. Voyager dans d’autres pays aurait pu être intéressant, mais ça signifiait aussi se mêler aux autres. Enoch avait déjà bien du mal à contenir sa frustration face à ses camarades de Poudlard, alors face à des étrangers … D’autant qu’il ignorait la manière dont il aurait été perçu dans ces cultures bien différentes de la sienne. Donc autant éviter la confrontation, la rage grandissante, les provocations et l’explosion furieuse. Mais ça ne suffisait pas pour préserver le gamin, qui avait blêmi en apprenant que Uagadou et Beauxbâtons allaient eux aussi envoyer des petits groupes. En même temps, ça semblait normal.

Le Leszczynski avait donc réfléchi un bon moment, pesant le pour et le contre. L’idée de côtoyer de belles françaises l’avait chatouillé de nombreuses nuits : Beauxbâtons brillait par sa réputation d’élèves gracieux et plutôt bien foutus. Mais de nouveau sa condition lui revint en pleine face, et il préféra jouer la carte de la sécurité plutôt que d’essuyer divers masques de dédain ou de moqueries. Ensuite, c’était le lieu de sa cachette qui lui était resté vague. Le plus simple aurait été de se cloîtrer dans la tour de Gryffondor mais … ce serait indigne de sa maison de ne pas profiter d’un lundi vaqué ! Il avait donc finalement opté pour le salon commun. Il n’aurait qu’à se lever tôt, raser les murs comme un ninja et se poser tranquillement. Avec un peu de chance il y aurait quelques élèves de l’école, peut-être même des connaissances, et il serait noyé dans le flot de personne si un groupe étranger venait taper l’incrust’. Un plan infaillible.

Enoch manquait donc de sommeil aujourd’hui. Il était d’assez mauvaise humeur. Ses cheveux étaient encore plus broussailleux qu’à l’ordinaire : bref, il était très avenant. Histoire d’éviter toute frustration supplémentaire, le gamin avait laissé son téléphone dans les dortoirs. Pas de tentation de checker l’application ou de demander aux copains comment ça se passait. Une semie-autarcie simulée, puisqu’en oubliant même sa console cherchait à se faire inviter aux parties parfois organisées dans la salle. Le morveux s’était assis par terre dans un coin, dans l’obscurité bientôt effacée et … et s’était endormi. Combien de temps, il n’en avait aucune idée. Mais à son réveil la salle était plus qu’animée ! C’était même carrément le bordel. Ça piaillait, ça roucoulait, ça hurlait … Tous le nez sur leurs écrans. Le ventre d’Enoch gargouilla, il se gratta la tête avant de sentir quelque chose remuer dans le creux de son dos. Tiens, son sweat était vivant. RETRO ! La petite tortue peinait à sortir de son abris et semblait elle aussi avoir l’estomac vide. Après quelques excuses, le Gryffondor tenta de repérer un endroit un peu plus calme et … cible repérée.

C’était d’abord une table un peu isolée. Puis un individu seul. Qui piochait dans un paquet de … peu importe : de la nourriture ! Enoch récupéra sa tortue et se fraya un chemin jusqu’à la table. Elève connu ou non, il ne se gênerait pas pour quémander un peu de bouffe, et de l’eau pour Rétro. Sans gêne ce petit. Mais heureusement, la bouille qui lisait sa feuille de choux de manière attentive ne lui était pas inconnue. Enoch hésita à s’asseoir, puis se contenta de tapoter l’épaule du Serpentard. S’installer sans prévenir, vivement, c’était risquer de le surprendre. Or on ne surprend pas un comparse du club de boxe, sous peine de recevoir par accident (ou non) un coup dans les gencives. ”Sandro ! T’as pas trouvé un endroit plus calme pour lire ton truc ?” il se pencha légèrement pour observer le nom du quotidien … sans rien déchiffrer. Une langue inconnue, un truc de mangeur de spaghetti. ”Tiens ton journal est cassé, les images ne bougent plus …”. Ne laissant aucun répit à son interlocuteur (ni le temps d’en placer une), Enoch en vint au vif du sujet, collant sa tortue sous le nez du Clemenza. ”Elle c’est ma tortue, elle s’appelle Rétro et Rétro et moi on a faim et soif … ça te dérange si je pioche dans ton sachet ?”. On vous l’a dit : sans gêne Enoch.

@Sandro Clemenza best title ever XD
Sandro Clemenza
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Re: « Caw caw ! » — What does the crow say ? Dim 16 Juin - 23:31

Des fois, il a la sensation que ce journal qu’il tient dans les mains ainsi que le quotidien La Repubblica qu’il reçoit sont autant de moyens de lui rappeler qu’il n’est pas fou. Lui rappeler ce monde dont il a été brutalement arraché en découvrant la magie est bel et bien réel et continue de vivre en dehors des frontières de Poudlard. Que ses années d’innocence, cette passion pour le volley et le foot partagée avec son frère, ça a bien eu lieu. Depuis, tout est devenu compliqué mais à travers ces pages, il retrouve un peu de cet ancrage de ce qui était sa vie, avant. De l’Italie. C’est essentiel, pour lui. C’est pour ça qu’il pratique la langue dès qu’il en a l’occasion et ne se gêne pas pour laisser passer certaines expressions, parfois.

Il est perdu dans ses réflexions tout en lisant un article présentant les résultats du championnat de volley-ball italien à la mi-saison. Pas de grandes surprises. Jusqu’à présent, on retrouve en tête les clubs les plus côtés. Autour de lui, le bourdonnement continu des conversations et des élèves penchés sur leurs téléphones. Il reprend attentivement sa lecture lorsqu’il sent une présence et un tapotement sur son épaule. La tête levée, les yeux froncés, il observe la personne qui le dérange ainsi et reconnaît assez vite celui qui le fait face. L’autre le salue et le visage de Sandro se décrispe un peu. Devant lui, Enoch Lesz... truc. Enoch quoi. Plus simple.

- Tiens, salut Enoch. Bah, j’devais finir un devoir de groupe avant, j’ai eu la flemme de changer d’endroit. Et puis, c’est pas toujours évident de trouver une table libre à cette heure par ici, alors quand on en a une, vaut mieux la garder autant que nécessaire.

L’italien connaît le Gryffondor grâce au club de boxe. Enfin… on le connaît aussi à son apparence, malheureusement, mais Sandro sait passer outre ce genre de chose. Même avant de le croiser sur le ring, il n’a jamais été de ceux à véhiculer des rumeurs ou inventer tout et n’importe quoi. C’est vrai que l’apparence du jeune homme fait qu’il ne passe pas inaperçu, mais cela ne résume en rien sa personnalité. Bien au contraire. Si on met de côté les brûlures que l’on voit sur son visage, c’est un type comme les autres, vif et avec une bonne volonté. En tout cas, à la boxe. A de quelques occasions Sandro l’a aidé à s’entraîner ou à perfectionner des coups et il conserve une bonne image du quatrième année. Il a de l’énergie à revendre.

La remarque du plus jeune fait sourire le Clemenza qui secoue la tête et tourne le journal vers son interlocuteur, pour le laisser voir plus attentivement les photos visibles. Ici, un terrain de volley avec des joueurs, là, un entraîneur, et plus bas, un attaquant d’un club de foot bien connu.

- Ahah, désolé d’te décevoir c’est simplement un journal moldu. J’trouve ça plus reposant pour lire sans que les photos s’agitent de partout !
Il doit bien être l’un des rares à préférer un journal moldu classique… il faut admettre que les photos qui bougent, c’est rigolo un temps, mais après c’est rien de plus qu’une espèce de gif animé comme sur internet. Qui aurait envie de scruter une page pleine de gif qui bougent sans discontinuer ?

Il n’a de toute façon pas le temps d’en dire plus que l’autre fait apparaître devant lui… une tortue ? D’instinct, le brun ne peut contenir sa surprise et un vif mouvement de recul.

- Hé, faut prévenir avant d’coller ta tortue au nez des gens, Enoch ! Mais l’autre a pas l’air de spécialement se poser la question et fait les présentations. Une fois la question du Gryffondor posée, Sandro comprend mieux son approche.

- Assieds-toi, va. Ta tortue et toi. Salut Rétro. Qu’il fait avec un geste de la main en direction de l’animal qui est désormais sur la table. Un animal inoffensif, loin des dragons et autres lutins aux dents acérées qui le font flipper grave depuis qu’il a découvert le monde sorcier. Une tortue, ça va. C’est tranquille. Il pousse le sachet de pralines de la main. Sers-toi. C’est des pralines.

Il sait pas si le sucre c’est bon pour une tortue mais Enoch doit certainement être au courant, lui.

- Pour l’eau… attends, j’sais pas s’il m’en reste. Il fouille dans son sac et récupère une bouteille d’eau remplie à moitié. Tiens.

Des fois, Sandro il a envie d’envoyer chier les autres. Et des fois… ça va. Là, ça va. Il a eu un moment à lui pour lire son journal, même s’il est interrompu c’est pas trop grave. Il scrute d’ailleurs Enoch et sa tortue et fait remarquer :

- J’suis surpris de te savoir ici. J’aurais pensé que tu serais à la chasse.


Dernière édition par Sandro Clemenza le Mer 3 Juil - 22:44, édité 1 fois
Enoch Leszczynski
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Re: « Caw caw ! » — What does the crow say ? Mar 25 Juin - 21:28

caw caw !
Travailler ici, même en groupe, fallait le faire. Bosser un jour vaqué, de la folie également. Pas aussi fainéants qu’on le prétend ces italiens ! Curieux, Enoch observe le journal que lui montre Sandro. Donc les Moldus aussi font passer leurs informations sur des espèces de quotidien ? Surprenant. Mais les images fixes n’ont rien de fascinantes. C’est même ennuyeux à mourir. A quoi bon mettre des illustrations si celles-ci n’apportent rien ? Le Leszczynski se demandait s’il aurait réagi de la même manière en grandissant loin de la Gazette du Sorcier. Il ne put néanmoins pas retenir une critique des plus constructives. ”Mais … à quoi servent les images du coup ? Je veux dire, t’as pas le contexte qui va avec. Même si un type marque un point tu n’auras que le rendu, tu ne pourras pas visualiser la scène … c’est pas un peu frustrant ?” pour voir les actions t’as qu’à regarder le match Enoch. Mais l’idée ne lui traverse même pas l’esprit.

Plutôt à côté de la plaque, Enoch fait la moue quant à la remarque de son comparse. Comment ça on prévient pour “ta tortue”. C’est pas “ta tortue”, elle s’appelle Rétro. En plus le Gryffondor lui a dit. Pourquoi ne prête-t-on jamais suffisamment d’attention à ses deux compagnons ? Enfin, au moins Sandro leur propose de s’installer alors … Enoch prend place, disposant Rétro au centre de la table. Au moins s’il décidait de se faire la malle, il lui faudrait bien dix bonnes minutes avant d’atteindre le bord de la table. Temps largement suffisant pour que le Leszczynski puisse intervenir. Sans se faire prier, le gamin se mit à attaquer sévèrement les pralines. Pas sa friandise favorite, mais quand on a l’estomac vide on ne fait pas le difficile ! Encore qu’il ne partagerait pas avec Rétro, pas sûr que le sucre soit bon pour lui. Peut-être qu’il lui laisserait quelques miettes d’amande, à la limite. En revanche il n’hésite pas à remplir plusieurs fois le bouchon de la bouteille pour la pauvre tortue déshydratée.

Le Gryffondor observa rapidement la pièce en entendant Sandro parler de l’évènement du jour. Visiblement tout le monde suivait la chose de près. Sauf le Serpentard. Et Enoch. ”Merci pour les pralines et l’eau !”, oui quand même, c’est la moindre des politesses. Remplissant à nouveau le bouchon, et buvant deux gorgées brèves, il enchaîna. ”Bah j’y ai pensé tu sais. Et puis bon, je me suis dit que c’était pas le bon plan.” Le Leszczynski pointa son visage de l’index, comme il avait maintenant l’habitude de le faire. ”Imagine, tu reçois des étrangers et on t’envoie une gueule comme ça. Tu te sentirais pas agressé toi ? C’était un coup à déclencher une guerre entre la France, Uaga… j’arrive pas à retenir le nom de ce pays. M’enfin moi clairement je prendrais peur et je déploierais mes troupes !”. Même s’il y avait une grande dose d’autodérision et d’humour noir dans son discours, Enoch n’en pensait pas moins. Les Français auraient pu caser les britanniques dans la case “sauvages, violents & repoussants”. Les Uaga…iens les auraient mis dans la case … quelque chose de pas reluisant dans tous les cas.

Voilà pour la partie justificative d’Enoch. Et pour Sandro ? Finalement les deux étudiants n’échangeaient pas souvent en dehors du club de boxe. Enoch fit rapidement la synthèse des informations qu’il détenait sur son partenaire d’entraînement, sans rassembler grand chose. Pour le coup, il peinait à comprendre ce que Sandro faisait ici. ”Et toi du coup ? J’ai du mal à saisir ce que des images fixes ont de plus amusant qu’une compétition entre écoles rivales.”. Futile et enfantine comme réaction. Pourtant Enoch ne chercha pas plus loin que le bout de son nez, attendant patiemment que Sandro lui révèle le pourquoi du comment. Son regard glissa vivement entre les écrans, surveillant les avancées sur l’application du jour.

@Sandro Clemenza pardon pour le retard ;;
Sandro Clemenza
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Re: « Caw caw ! » — What does the crow say ? Mer 3 Juil - 23:47

Au moins, Enoch est un type franc dans dans ses réactions, avec des questions qui reflètent parfaitement sa naissance sorcière. C’est là toute la dualité des cracmols, d’une certaine façon. Des citoyens sorciers qui grandissent dans un monde de magie sans la pratiquer eux-mêmes, mais pour qui des choses incroyables aux yeux des nés-moldus et autres moldus paraissent totalement habituelles, et des choses très basiques pour les moldus paraissent curieuses. Enfin, il n’est pas le premier à avoir ce genre de réaction face aux journaux de Sandro. Faut dire que même chez les nés-moldus, assez peu continuent de lire la presse sur papier. Lui… il y tient. Quand il était enfant, son grand-père lisait ces journaux, son père lisait ces journaux et son frère s’y est mis ensuite, au moins au début. Pour lui, c’est comme prolonger cette tradition, instaurer un semblant de normalité dans son quotidien, quelque chose qu’il ferait s’il n’était pas sorcier, s’il n’y avait pas eu tout ça. Alors ouais, les pages de La Gazzetta dello Sport, même si elles bougent pas – et d’autant plus parce qu’elles bougent pas, d’ailleurs – elles l’intéressent.

Il a un sourire sur le visage et secoue légèrement la tête.

- Tu sais, les journalistes détaillent parfois l’action à l’écrit, hein ! Et puis… si je veux voir le but en lui-même, j’peux chopper les vidéos depuis mon Pineapple, ou même sur le site internet du journal, y’a des compléments d’infos. Ça me dérange pas de pas tout voir tout de suite. Des fois y’a pas besoin.

C’est ça en fait. Pour Enoch, c’est comme si l’information devait forcément se voir, dans son entièreté et en immédiat. Des fois ce n’est pas nécessaire… mais là encore, c’est une différence entre les habitudes du monde moldu et celles des sorciers. Pour pas mal de choses, d’ailleurs, les moldus doivent faire preuve de plus de patience que les sorciers. Ces derniers sont habitués, d’un coup de baguette, à pouvoir avoir tout tout de suite. Tu veux allumer une clope ? Boum, une flamme avec ta baguette. Tu veux récupérer un bouquin sur un étagère à l’autre bout de la pièce ? Boum, « Accio livre ». Pour un cracmol, c’est sans doute moins évident, mais il n’empêche… c’est considéré comme la norme. Sandro il a du mal avec ça, parfois il trouve que c’est bien aussi de faire « l’effort de ». Faire lui-même son lit, aller chercher lui-même telle ou telle chose à l’autre bout de la pièce, et lire un journal où les images bougent pas. Ouais.

Le sujet est rapidement délaissé cependant lorsque le plus jeune fout littéralement sa tortue devant la tête de Sandro. Ça le déstabilise un poil, et finalement il se fait à l’idée qu’en plus d’Enoch, il a droit à Retro la tortue en camarades de table. Le Leszc...truc est un poil envahissant, c’est vrai, mais c’est pas grave. Ça lui permet de se changer les idées et de pas être comme les autres présents, scotchés sur son téléphone à ne rien perdre de la chasse. C’est pas que ça l’intéresse pas, mais s’il avait tant envie de suivre il se serait inscrit.

Il se rend compte que lorsque Enoch dit avoir faim, il plaisante pas et pioche allègrement dans les pralines. Tant mieux, ça évite à Sandro de l’engloutir jusqu’au bout distraitement sans s’en rendre compte, et culpabiliser ensuite sur sa ligne. En soi, rien de catastrophique mais il aime rentrer dans ses fringues sans constater que ça serre plus que d’habitude ! Il se surprend à avoir un regard attendri pour la tortue qui lape l’eau que le quatrième année verse avec application dans le bouchon de la bouteille. Il souffle d’ailleurs :

- C’est marrant, j’aurais pas imaginé que t’as une tortue. Je t’aurais plus vu… j’sais pas, un truc qui bouge plus, quoi.

Cliché sans doute mais c’est vrai qu’une tortue, c’est pas un animal de compagnie très commun et bêtement, il aurait associé au Gryffondor quelque chose de plus en adéquation avec son tempérament.

- Sans vouloir offenser Retro, hein.

Il y connaît pas grand-chose en tortue, cela dit. Il interroge ensuite le plus jeune sur la chasse, là encore c’est une activité où il l’aurait bien vu… et quand l’autre répond, Sandro ne peut retenir un froncement de sourcils. Lui, il s’y est fait au visage d’Enoch. Il sait que c’est pas sa faute et qu’il a pas choisi de subir ça, malheureusement. Il n’est pas une victime et vit parfaitement avec mais avec des petites phrases comme ça, le brun comprend bien que c’est loin d’être facile tous les jours non plus et qu’il doit intérioriser certaines remarques ou certains regards au quotidien.

- Tsss… n’importe quoi. C’est Uagadou l’autre école, mais merde, dis pas des trucs comme ça ! Tu es c’que tu es. Tu es comme tu es. Si ça leur plait pas, tu les emmerdes et tu leur montres des enchaînements de boxe comme tu fais au club.

Pour le tact et la diplomatie, on repassera. Sandro, il sait être calme et parfois, il explose et réfléchit plus qu’avec ses poings. Ça lui cause des torts, souvent, mais personne lui enlèvera de la tête que des fois c’est nécessaire. Quand les mots suffisent pas, faut pas se contenter de baisser la tête et faire demi-tour. Y’a des moments, faut aller plus loin.

- En tout cas, si c’est juste pour ça que tu t’es pas inscrit, c’est dommage Enoch. Tu t’en fous de ce que pensent les autres, si ça te tentait t’aurais du y’aller. J’suis sûr que tu te serais marré.

Après tout, de ce qu’en disait Beck, le concept de chasse par équipe pouvait être fun. Il a râlé d’ailleurs quand ni Owain ni Sandro ne l’ont suivi, sur le coup. Forcément, Enoch lui renvoie la question.

- Ah, l’événement a l’air fun, j’dis pas. Mais j’avais du taf en retard côté cours, j’suis en bi-licence tu sais. Ça c’est l’explication officielle, facile. Puis bon… j’le sens pas trop cette histoire de portails, en vrai. J’comprends pas d’où ça sort et j’suis pas forcément convaincu que s’en servir comme si de rien c’est le bon plan.

Y’a la tortue qui s’avance vers lui un instant et il s’amuse de ses doigts sur la table, comme pour retenir son attention. Il a presque l’impression que la tortue le renifle… ça renifle une tortue ?

- M’enfin, j’suis sûr qu’on va gagner, y’a du beau monde qui participe.

Lui, il avait posé négligemment son Pineapple sur le côté de la table, l’application spéciale pour l’occasion toujours ouverte. Au moment où il termine sa phrase, il y jette un regard rapide, tout comme Enoch, et aperçoit le nom de Dorothy.

- Ah, tiens, le groupe de Dorothy est sur Beauxbâtons. Il murmure distraitement, soulagée de voir que la Serdaigle s’en sort. D’autant qu’elle est avec ses amis et ils font visiblement face à une énigme… comme tous les autres groupes.

Il tapote sur l’appli pour voir le détail des groupes et comme il l’avait vu tout à l’heure, constate que le groupe de Beckett, sur Beaubâtons également, a l’air de faire du sur-place.

- T’as des potes qui y sont ?


Dernière édition par Sandro Clemenza le Dim 21 Juil - 22:45, édité 1 fois
Enoch Leszczynski
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Re: « Caw caw ! » — What does the crow say ? Sam 13 Juil - 12:36

caw caw !
Sandro était donc un type posé. Calme. Patient. Tout le contraire d’Enoch. Devoir sortir son portable pour chercher pendant des plombes un récap visuel des actions sportives ou de tout autre événement … non, il n’aurait pas eu la patience. Le Pineapple aurait fini tout au fond des chiottes, sans le moindre regret de son propriétaire. En soit le Leszczynski savait qu’il avait tort. Que la vie valait la peine que l’on patiente, que l’on perde du temps pour chercher les informations, pour s’interroger sur le véritable sens des choses. Mais ce niveau de sagesse, ce n’est pas à quatorze piges qu’il l’aurait ! S’il l’atteignait un jour. Le Gryffondor se contenta donc d’un haussement d’épaule, continuant de surveiller la tortue du coin de l’oeil. La remarque du Serpentard lui fit hausser légèrement les sourcils. Un truc qui bouge plus ? Il est vrai qu’Enoch a toujours eu un tempérament plutôt vif, impulsif, flamboyant. Qu’il fout régulièrement le bordel. Qu’il court partout sans vraiment se poser de questions. Bref, un lion jaune et or en somme.

Le plus sérieusement du monde, il claque un simple ”J’aime pas les animaux.”. Voilà, ça c’est dit. Effectivement les bestioles en tout genre ne l’avaient jamais vraiment intéressés, aussi loin que sa mémoire puisse remonter. Un chat, c’est égoïste et prétentieux. Un chien c’est collant et dépendant. Un rat c’est mesquin. Un Hiboux c’est exigeant. Un furet ça se fourre partout. Un crapaud c’est dégueulasse. Une araignée ça va trop vite (encore que celle de Billy, ça peut passer). Bref, il pourrait trouver mille excuses pour justifier l’absence d’affection pour tous les animaux. ”T’as de la chance, Retro n’est pas susceptible. Elle est un peu comme toi finalement : elle profite tranquillement du temps, sans se mettre la pression, sans tout vouloir tout de suite.” c’était bien ça que Sandro avait tenté de lui expliquer, non ? ”Moi, je préfère les plantes.” et ça surprendrait sûrement davantage le Serpentard. Comme la plupart des gens.

Les mots de Sandro rebondissent sur le Leszczynski. Il les a déjà entendu. Moins souvent qu’il n’a perçu les regards désapprobateurs, mais tout de même assez régulièrement. Béring d’abord. Puis Sam, Oisin, Ene, Billy, … Leslie aussi, même si ce dernier lui faisait passer le message à travers des peintures plutôt étranges. C’est toujours simple de cracher ce genre de réflexion, de phrase toute prête. Mais quand on est pas dans la même situation, c’est toujours difficile d’appréhender les difficultés réelles. Oui, Enoch aurait pu se pointer quand même et faire un doigt d’honneur à toute la planète. Mais ça l’aurait avancé à quoi ? Il se serait simplement mis des camarades d’autres pays à dos. Il aurait dû encaisser les questions dérangeantes. Il aurait été “le gars à la face dégueulasse” et pas “le BG qui a niqué tout le monde à la chasse en arrivant premier”. Non, le Leszczynski avait bien fait de ne pas s’inscrire, quoi qu’en disent les autres. ”Ca en aurait fait des gens à exploser. Non de toute façon ça me convient comme ça, on a passé l’âge de ce genre de bêtise.” menteur. Une fois sur place l’évènement t’aurait sûrement plu Enoch.

Le Gryffondor écoute l’excuse de Sandro, songeur. Une bi-licence, c’est vrai. Enoch gobe illico les devoirs en retard. Après tout, Béring le Magnifique n’est qu’en licence simple et pourtant il semble déjà bien occupé. Donc un simple mortel comme Sandro, avec le double de devoirs … ça semblait crédible. Oui, Béring servait toujours de référence de base à chaque comparaison humainement possible. ”La bi-licence, t’as du courage quand même ! Je sais même pas encore ce que je vais faire plus tard. C’est dommage que tu sois pas en Étude des Créatures Magiques, t’aurais pu demander de l’aide à mon cousin, il est ultra balèze Béring !” ne jamais oublier de faire briller Béring, plus qu’un mantra : une religion. L’évocation des portails laissa Enoch songeur cependant. Oui, lui aussi trouvait ça étrange. Suspect même. Des bordels qui apparaissent sans crier gare, et des Directeurs qui incitent les élèves à traverser sans problème … qui sait ce qui pourrait réellement se passer. Mais après tout, ce n’était pas à un morveux de quatorze piges de juger les choix des vieux.

La tortue ne cessant de jouer autour des doigts de Sandro, le Leszczynski l’attrapa avant que le Serpentard ne décide de lui coller un de ses crochets légendaires. Manquerait plus qu’il l’écrase ! Enoch la plaça sur le sommet de son crâne comme à leur habitude. Il faut croire que le bordel de ses cheveux devait constituer un nid bien douillet. Une des raisons pour lesquelles Enoch ne cherchait plus à dompter sa touffe. ”Dorothy ? Ca me dit rien. Mais je sais que Kain devait y participer donc il va sûrement pulvériser tout le monde, y compris les gars de notre école. Y a aussi Serafim qui participe je crois. C’est un semi-être de l’eau donc selon l’environnement où ils l’ont placé y a des chances qu’il s’en sorte avant les autres. Ene aussi.”. ça ne faisait pas tant que ça tout compte fait. Enoch remarqua que la plupart des points restaient maintenant immobiles. Avaient-ils tous trouvé la plume ? Difficile à juger sur cette application branlante.

Si branlante, que les images commencèrent à devenir floues, bordéliques. Une mauvaise connexion ou tout autre chose ?

Sandro Clemenza
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Sandro Clemenza
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Re: « Caw caw ! » — What does the crow say ? Dim 21 Juil - 23:47

Ce qui est sûr, c’est qu’Enoch est un mec assez cash, direct. C’est peut-être pour ça que sa présence ne dérange aucunement l’italien. Lui-même préfère les gens comme ça à ceux qui tournent autour du pot et se font inutilement mielleux avant de déballer, à l’aide de jolies tournures de phrases, ce qu’ils ont dans la tête. Le polonais (s’il ne se trompe pas), c’est autre chose. Il est cash, et faut le suivre, un peu. Comme quand il balance qu’il aime pas les animaux. Sandro ne peut contenir un haussement de sourcil et le fixe, pour voir où il veut en venir. Sauf que… non. Y’a pas de suite. Juste ça. « J’aime pas les animaux. »

- … Ok.

Pour un mec qui se pointe au Salon commun avec sa tortue, c’est surprenant à entendre, non ? Enfin… Sandro n’est pas expert, mais c’est clair qu’il s’attendait pas à ça. Il sourit d’amusement quand le plus jeune le compare à sa tortue, qui « profite tranquillement du temps », sans se mettre la pression. C’est sûr que la tortue connaît la patience, elle aussi. Une de ses qualités, à cet animal.

- Heureusement qu’elle est pas susceptible, non. Parce que… corrige moi si j’me trompe, Rétro, c’est pas une plante. Non ? Comment tu t’es retrouvé avec une tortue si t’aimes pas les animaux ?

A moins d’une obscure histoire d’obligation ancestrale à posséder une tortue, Sandro ne voit pas bien la logique dans tout ça. D’autant qu’à bien y regarder, Enoch en prend soin, de sa tortue. Pour un mec qui préfère les plantes, il s’en sort bien. A moins que ce soit justement parce que l’animal à des mouvements lents ?

- Perso, j’ai un rat. Cosmo, un rat blanc. C’est autre chose encore. Un rat qui manque d’être traumatisé plusieurs fois par jour dans la chambre que Sandro partage avec Owain et Beck. Entre la chatte de l’un et le furet de l’autre, c’est pas un environnement des plus sereins pour le rongeur. Le brun s’amuse à regarder la façon qu’a Rétro de bouger sur la table, à pas lents.

Naturellement la discussion dérive sur le sujet du moment. Cette fameuse chasse qui est sur les lèvres – et les Pineapples - de tout ceux restés à Poudlard. Sandro, oui, il peut paraître posé dans bien des circonstances mais quand il s’emballe, il le fait jamais à moitié. Et c’est vrai que là, il réfléchit peut-être pas vraiment. Alors il réplique au tac-au-tac. Il aime pas se dire qu’Enoch se bride, s’est refusé de lui même de s’inscrire à l’événement, pour la simple raison de ses brûlures, de ce visage pour lequel il ne peut pas faire grand-chose. Ça fait parti de ce qu’il est, et dans l’établissement beaucoup l’ont accepté. Son cousin y veille, de toute façon. L’italien se rend pas compte de sa maladresse, à enfoncer des portes ouvertes et à argumenter sur des choses qu’Enoch a largement eu le temps d’assimiler. Sa petite remarque le prouve, d’ailleurs. Parler de jouer des poings, c’est bien beau, mais ça ne forcera pas des inconnus à l’accepter et au contraire, cela risquerait de le mettre dans une situation plus problématique encore. Typiquement le genre de chose que Sandro regretterait ensuite, à sa place. Du genre à se laisser porter par l’adrénaline du moment avant de réaliser que ce n’était clairement pas une bonne idée, en fait.

Du haut de ses 14 ans et ses nombreuses années avec ces particularités physiques, le Gryffondor l’a bien compris, lui. Il ponctue donc d’une petite phrase face à laquelle l’italien n’est pas dupe. Qu’il n’ait pas envie de faire gratuitement preuve de violence, c’est une chose. Qu’il dise qu’un tel événement n’est pas de leur âge… c’est autre chose. Sandro ne tombe pas dans le panneau et a les sourcils froncés, mais ne dit rien. Inutile de remuer le couteau dans la plaie, comme on dit. Il exprime donc ses propres raisons de sa présence ici. Là encore, les cours ne suffisent pas à tout expliquer. Il aurait pu… il a préféré passer son tour. Y’a quelque chose dans tout ça qu’il sent pas trop. Les histoires de portails, ça lui paraît trop « gros ». Déjà, la magie, les baguettes, tout ce qu’il a du apprendre jusqu’à présent, ok, il avait pas forcément l’esprit complètement ouvert pour tout ça mais il a pas eu le choix. Sauf que le coup d’une magie ancienne enfouie dans les grandes écoles de magie… il le sent pas. Ça s’explique pas.

- T’as encore du temps pour te décider, de toute façon. Mais ce temps passe plus vite qu’on ne l’imagine, en vérité. Ne serait-ce qu’avec le choix des options puis du DEMA. Enfin, il va pas l’accabler avec ça. Si t’aimes bien les plantes, peut-être un truc autour de la Botanique ?

Quand Enoch évoque son cousin et la filière d’Étude des Créatures magiques, le brun a un rire nerveux.

- Ahah, c’est gentil mais sans façon. Je laisse ça à Béring ! Franchement, quand t’es né-moldu… les créatures magiques de ce monde, c’est compliqué à appréhender. A accepter. Enfin, c’est pas mon truc. Au contraire même, c’est l’une des matières que j’ai été heureux d’arrêter. Moi je suis en DEMA de Droit magique & DEMA de Défense magique. Et y’a déjà beaucoup à faire avec ça !

C’est un euphémisme. Sandro remarque bien l’enthousiasme du plus jeune envers son cousin et sourit légèrement. On peut dire que pour soutenir Béring ou le mettre sur le devant de la scène, Enoch fait les choses avec passion. Ce sourire s’accentue d’ailleurs lorsque le Gryffondor récupère l’air de rien la tortue qui jouait avec Sandro et la pose sur le sommet de son crâne. La tortue semble complètement habituer et se niche dans les mèches folles. Le Serpentard a un temps d’arrêt pour fixer cette image et c’est lorsque le prénom de Dorothy est prononcé qu’il retrouve le fil de leur conversation. Oui, la chasse, les groupes. Il a toujours son Pineapple devant lui et regarde furtivement le détail des groupes. Enoch a lui aussi plusieurs connaissance qui y sont.

- Oui, Dorothy, une amie de Serdaigle. Beckett y est aussi. Avec tous ceux-là dans les groupes de Poudlard, ils devraient s’en sortir. Et bien vu pour Serafim, ouep. Je sais pas si on peut avoir le détail du « décor » dans lequel est son groupe, attends… Le Clemenza pousse son téléphone sur le milieu de la table afin que le Gryffondor puisse bien voir et recherche le prénom de Serafim pour voir où se trouve son groupe…

Lorsque les images se brouillent. Sandro fait une tête agacée et souffle :

- Rah, ça rame bordel.

Sauf qu’il n’est pas le seul. Tout autour dans le Salon commun des réflexions semblables et des gens qui pestent. Un autre prend l’initiative de démarrer la télé de la pièce, que les autres avaient occulté, tous penchaient sur leurs Pineapples. L’élève en question bidouille et quand l’image de l’application apparaît… même chose. C’est brouillé et ça sacade, comme une image dégradée.

- S’passe quoi ?
- Pourquoi ça déconne ?
- On peut plus suivre, c’est nul !

Et d’un coup, simultanément, sur tous les écrans la même image. Un plan fixe. Un masque de corbeau sinistre et aux prunelles comme vides… Dans la pièce, l’incompréhension. Le regarde de Sandro alterne entre son pineapple et la télévision. Comme beaucoup, il est dans l’attente. Il y a un trouble de quelques secondes puis, une voix caverneuse s’élève. Celle d’un homme probablement d’un certain âge.

« Sorciers, sorcières. Il est temps, que quelqu’un prenne la parole. Permettez moi d’abord de présenter mes excuses pour cette interruption dans votre quotidien. Je suis sûr que par delà le monde, chacun percevra ce message que je vous adresse, différemment. (...) »
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